Dans une région au carrefour de plusieurs frontières sensibles, les résultats obtenus ne doivent pas conduire à un relâchement. C’est le principal message adressé vendredi aux Forces de défense et de sécurité (FDS) par le gouverneur de Tahoua, le Colonel-major Souleymane Amadou Moussa, lors d’une rencontre consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire et à la reconnaissance des unités les plus méritantes.
À quelques jours de la célébration du troisième anniversaire de l’accession au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), les responsables militaires et sécuritaires de la région se sont retrouvés au 42ᵉ Bataillon Interarmes de la Zone de défense n°4 pour un rapport général présidé par le gouverneur.
L’objectif de cette réunion était double : dresser un état des lieux de la sécurité dans la région et rappeler les exigences opérationnelles imposées par un environnement marqué par des menaces persistantes.
Des avancées saluées, mais aucune place pour la routine
Face aux responsables des Forces de défense et de sécurité, le Colonel-major Souleymane Amadou Moussa a présenté un bilan qu’il a jugé encourageant. Il a mis en avant les efforts déployés par les différents corps engagés sur le terrain, estimant que leur professionnalisme et leur engagement ont permis de maintenir la maîtrise de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région.
Le gouverneur a, à cette occasion, transmis les félicitations et les remerciements du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Chef de l’État et Chef suprême des armées, à l’ensemble des personnels mobilisés.
Mais ce satisfecit s’est accompagné d’un avertissement clair. Pour les autorités régionales, les résultats enregistrés ne doivent en aucun cas conduire à un relâchement des dispositifs de surveillance.
Une région stratégique sous pression permanente
Le gouverneur a rappelé que Tahoua occupe une position géographique particulièrement sensible. Située au croisement de plusieurs frontières, la région demeure exposée à des défis sécuritaires qui exigent une vigilance constante. Dans ce contexte, il a invité les Forces de défense et de sécurité à maintenir un haut niveau d’alerte, en s’inscrivant dans les orientations définies par les plus hautes autorités du pays.
Il a notamment évoqué les consignes formulées par le Président Abdourahamane Tiani lors de sa visite à Tahoua en novembre 2025, puis reprises par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, au cours d’une mission effectuée en mai 2026. Tous deux avaient insisté sur un principe devenu un mot d’ordre : la routine constitue le premier ennemi de la sécurité.
Les responsables militaires sont ainsi appelés à faire preuve d’une vigilance permanente, aussi bien dans l’exercice de leurs fonctions que dans leur vie quotidienne.
La cérémonie a également distingué plusieurs membres des Forces de défense et de sécurité en leur remettant des témoignages officiels de satisfaction pour leur engagement remarquable.
Au sein de la Police nationale, trois agents ont été honorés. Parmi eux figure un policier de la Direction départementale de la Police nationale d’Illéla, distingué après deux importantes saisies portant notamment sur de l’ecstasy et une importante quantité de mercure blanc. Un agent de la Compagnie mobile de contrôle des frontières (CMCF 2) de Konni ainsi qu’un policier de la Direction départementale de la Police nationale d’Abalak ont également reçu cette reconnaissance, sur proposition de leurs responsables hiérarchiques.
Un hommage aux soldats tombés au champ d’honneur
La rencontre s’est achevée dans un climat de recueillement. Les participants ont observé une récitation de la Fatiha en mémoire des militaires et agents des Forces de défense et de sécurité tombés dans l’accomplissement de leur mission.
Au-delà du bilan présenté, cette réunion traduit la volonté des autorités nigériennes de maintenir la mobilisation des forces engagées dans la sécurisation de Tahoua, une région considérée comme stratégique dans le dispositif national de défense.
Les 28 et 29 juillet 2026, Niamey deviendra le point de convergence des Nigériens de l’extérieur à l’occasion de la deuxième édition du Forum de la Diaspora Nigérienne. Organisée par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, cette rencontre ambitionne de faire de la diaspora un acteur majeur du développement économique et social du pays.
Placé sous le haut patronage du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ce rendez-vous s’inscrit dans la dynamique de la Refondation engagée par les autorités nigériennes.
Une diaspora au cœur de la stratégie de développement
Cette édition 2026 se déroulera au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey autour du thème : « Contribution de la diaspora nigérienne au développement économique et social du pays dans le contexte de la Refondation ».
À travers ce forum, les autorités entendent créer un cadre de dialogue entre les Nigériens établis à l’étranger, les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du secteur privé. L’objectif est de valoriser les compétences, les expertises et les ressources de la diaspora afin d’accélérer le développement national.
Au-delà des échanges, la rencontre vise également à identifier des mécanismes concrets susceptibles de favoriser les investissements productifs, les transferts de savoir-faire et une participation accrue des Nigériens de l’extérieur aux grands projets de transformation du pays.
Deux jours de concertation à Niamey
Pendant deux jours, les participants débattront des opportunités et des défis liés à l’implication de la diaspora dans la construction du Niger. Les discussions porteront notamment sur les leviers permettant de renforcer les liens entre les compétences établies à l’étranger et les besoins de développement du pays.
Ce forum constitue ainsi une plateforme privilégiée pour favoriser les partenariats entre les pouvoirs publics, les investisseurs, les entrepreneurs et les membres de la diaspora, dans une logique de coopération durable.
Mobiliser les talents pour la Refondation
À travers cette initiative, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de la diaspora un partenaire stratégique de la Refondation. Les autorités misent sur l’expérience, les compétences professionnelles et les capacités d’investissement des Nigériens vivant à l’étranger pour accompagner les ambitions économiques et sociales du pays.
Prévu pour commencer à partir du 28 juillet au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, le Forum de la Diaspora Nigérienne entend ainsi renforcer les passerelles entre le Niger et ses ressortissants établis hors du territoire, avec l’objectif de transformer leur engagement en un levier durable de développement.
L’appât du gain facile a viré au cauchemar pour une jeune femme du quartier Makèpè. Attirée dans une chambre d’hôtel par les fausses promesses d’une amie, elle affirme avoir été victime d’une agression physique et occulte glaçante.
C’est une histoire qui suscite autant l’effroi que l’indignation. En fait, une jeune habitante de Makèpè, quartier populaire, traverse actuellement une épreuve traumatisante après avoir croisé le chemin d’un homme présenté comme un riche bienfaiteur. Par ailleurs, ce drame met, une nouvelle fois, en lumière les dangers des rencontres arrangées et des promesses d’argent facile.
Le piège de « l’amie » entremetteuse
Tout commence par l’intervention d’une copine de la victime. Cette dernière la met en contact avec un homme, lui dressant le portrait d’une personne « importante et très généreuse », capable d’offrir d’importantes sommes d’argent sans la moindre discussion. Convaincue par ces belles paroles, la jeune femme accepte de se rendre à un rendez-vous dans un hôtel.
N’ayant pas les moyens de payer son transport, l’homme s’en charge à distance en lui commandant un véhicule via l’application Yango. Un détail logistique qui aura son importance dans la suite de l’affaire.
Une agression présumée aux circonstances troublantes
Une fois arrivée à l’hôtel, le rendez-vous bascule dans l’horreur. La jeune femme affirme avoir subi des violences d’une nature particulièrement choquante, qu’elle assimile à des pratiques occultes. Selon son récit, son agresseur aurait introduit un serpent à l’intérieur de son corps. Des allégations effroyables qui témoignent du profond traumatisme physique et psychologique qu’elle traverse actuellement.
Fuite et dénégations : la question des complices
Aujourd’hui, la victime cherche des réponses et des responsables.
L’amie présumée complice : celle qui a orchestré la rencontre a pris la fuite et demeure introuvable.
Le chauffeur VTC : la jeune femme l’accuse de complicité, persuadée qu’il connaît l’agresseur puisqu’il l’a conduite jusqu’au lieu du drame. Cependant , le chauffeur, lui, nie fermement toute implication et affirme qu’il ne s’agissait que d’une course commandée via l’application, sans lien personnel avec le commanditaire.
Face à un tel drame, la priorité absolue reste la prise en charge médicale urgente de la victime, accompagnée d’un suivi psychologique indispensable pour l’aider à surmonter ce traumatisme. Parallèlement, les autorités policières doivent traiter cette affaire avec le plus grand sérieux. Identifier l’agresseur et traduire les responsables en justice constitue une étape essentielle pour prévenir de tels drames à l’avenir.
Renoncer au gain facile et bâtir son autonomie
Ce fait divers tragique remet également en lumière un phénomène récurrent dans notre société : les pièges tendus autour de l’illusion de l’argent facile.
Face à ce drame, la rédaction de notre média lance un appel solennel à la prise de conscience et à la vigilance de la jeunesse : méfiez-vous des mirages. Un homme prétendu « important et généreux » qui distribue de l’argent sans contrepartie n’existe pas. En réalité, derrière ces promesses mirobolantes d’entremetteuses se cachent trop souvent des réseaux d’exploitation, des prédateurs ou des pratiques occultes destructrices.
Construire son propre avenir
Pour éviter ce type de situations, les autorités travaillent d’arrache-pied et élaborent des programmes destinés à renforcer l’autonomie des femmes. Par ailleurs , elles appellent les femmes et jeunes filles à miser sur la formation et l’apprentissage afin d’acquérir des compétences professionnelles et de garantir leur indépendance financière. Elles les encouragent également à entreprendre, même à petite échelle, pour bâtir une autonomie durable. La réussite, rappellent-elles, se construit par l’effort et la patience, loin des raccourcis dangereux.
Enfin, ce drame rappelle une vérité incontournable : aucune promesse d’argent facile ne vaut la perte de sa dignité ou de sa vie. La jeunesse doit rompre avec la culture de la facilité et bâtir son avenir par l’effort, la formation et l’autonomie.
La transition numérique et sécuritaire s’accélère au Niger. Dans le sillage du Président de la République, le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, s’est officiellement fait enrôler Le jeudi 23 juillet 2026 pour obtenir le tout nouveau passeport biométrique de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une démarche qui marque un tournant dans la modernisation des documents d’identité du pays.
En effet, la machine est lancée. Porté par le ministère de l’Intérieur et ses partenaires, le vaste projet de production de la nouvelle carte nationale d’identité et du passeport biométrique entre dans sa phase active. Ainsi, en se soumettant à cet exercice d’enrôlement auprès des services compétents, le chef du gouvernement nigérien a tenu à montrer l’exemple et à souligner l’importance de ce document stratégique, conçu pour les trois pays membres de l’AES.
À cette occasion, le Premier ministre a pu découvrir en détail les caractéristiques techniques de ce document de nouvelle génération. Le Directeur de la Surveillance du Territoire, le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Mamane Mijinyawa, a présenté les spécificités d’un passeport décrit comme résolument moderne et « ultra-sécurisé ».
Concrètement, l’objectif affiché par les autorités est clair : offrir aux Nigériens un document de voyage inviolable, facilitant la mobilité tout en luttant efficacement contre la fraude à l’échelle de la sous-région.
Cinq déclinaisons pour répondre à tous les besoins
Pour répondre aux différents statuts et motifs de déplacement, ce nouveau document biométrique se décline en cinq catégories : le passeport ordinaire, le passeport diplomatique, le passeport de service, le passeport spécial Hadj et le passeport pour réfugiés.
Ainsi, avec le déploiement opérationnel de ce document de pointe, le Niger et ses partenaires de l’AES démontrent leur volonté de mutualiser leurs efforts. En outre, il s’agit d’offrir à leurs populations des outils souverains, fiables et parfaitement conformes aux standards internationaux les plus exigeants.
Un symbole fort d’intégration et de souveraineté pour l’AES
Par ailleurs, la création de ce passeport unique revêt une importance géopolitique majeure pour l’Alliance des États du Sahel (AES). En uniformisant leurs documents de voyage, le Niger, le Burkina Faso et le Mali franchissent une étape décisive dans leur processus d’intégration.
Désormais, ce document commun a pour vocation de fluidifier la libre circulation des citoyens au sein de cet espace partagé, effaçant ainsi les barrières administratives entre les trois nations. Plus qu’un simple titre de voyage, ce passeport unique forge une véritable identité sahélienne commune. Enfin, il illustre la volonté des États de l’AES de mutualiser leurs efforts afin d’affirmer leur souveraineté pleine et entière sur la scène internationale, à travers des outils fiables, indépendants et ultra-sécurisés.
Le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou s’est rendu ce jeudi à Konni pour évaluer l’avancement des travaux de construction de postes de pesage et de péage modernes, un chantier présenté comme un maillon supplémentaire de la stratégie nationale de préservation du réseau routier.
C’est en effet sous un ciel de saison des pluies que le ministre de l’Équipement et des Infrastructures a foulé, ce jeudi 23 juillet 2026, le sol du chantier de Konni. Accompagné de ses collaborateurs, il y a inspecté l’état d’avancement des travaux de construction des futurs postes de pesage et de péage, avant d’échanger longuement avec les équipes techniques mobilisées sur le site.
Le ministre appelle à accélérer l’exécution des travaux
Devant les responsables du chantier, le ministre a d’abord rappelé l’enjeu que représentent ces infrastructures : préserver le patrimoine routier national, réguler la circulation des poids lourds et renforcer les ressources destinées à l’entretien des routes. En effet, les postes de pesage permettent de contrôler la charge des camions et de limiter la dégradation prématurée des chaussées, tandis que les postes de péage modernisés visent à sécuriser la collecte des recettes destinées au Fonds d’Entretien Routier.
À cette occasion, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, ministre de l’Équipement et des Infrastructures, a également exhorté l’entreprise en charge du chantier à maintenir la cadence afin d’assurer une livraison rapide et de qualité.
Une pièce du dispositif national de protection des routes
Plus largement, la modernisation des postes de pesage et de péage s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement du contrôle sur les axes routiers nigériens. À cet effet, le ministère a, ces dernières semaines, multiplié les déplacements auprès des structures placées sous sa tutelle — Agence de maîtrise d’ouvrage déléguée de l’entretien routier, Fonds d’Entretien Routier, centres de formation aux travaux publics — dans une logique de mobilisation et de suivi rapproché des équipes.
Concrètement, un poste de pesage vérifie la charge à l’essieu des poids lourds afin d’éviter la surcharge, principale cause de dégradation accélérée des chaussées. De son côté, un poste de péage moderne, équipé de systèmes automatisés, sécurise la collecte des recettes reversées à l’entretien routier, tout en réduisant les risques de fraude ou de pertes de recettes constatés sur les installations plus anciennes.
Konni, étape d’une stratégie nationale pour des infrastructures durables
Le déplacement à Konni s’inscrit dans le prolongement de la feuille de route confiée au ministre par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, sous la coordination du Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine. En outre, cette feuille de route place les infrastructures routières parmi les priorités du Programme de la Refondation, avec pour objectif de doter le pays d’équipements modernes et durables, au service à la fois de la protection du réseau routier national et du développement économique.
Un chantier suivi de près pour les usagers de Konni
Au terme de sa visite, le ministre a de nouveau encouragé l’entreprise en charge des travaux à maintenir le rythme d’exécution, dans la perspective d’une livraison rapide et de qualité. Il a, par ailleurs, souligné que ces nouvelles infrastructures bénéficieront directement aux usagers de la route ainsi qu’aux opérateurs économiques de Konni et de ses environs, appelés à profiter d’un trafic mieux régulé et d’axes routiers mieux préservés.
Longtemps mesurée en barils produits et en milliards investis, la richesse pétrolière nigérienne est désormais évaluée à une autre échelle : celle des emplois créés, des contrats remportés par les entreprises locales et des compétences développées dans le pays. À travers sa politique de contenu local, le gouvernement veut transformer l’industrie pétrolière en moteur de souveraineté économique.
Le Niger ne veut plus se contenter d’extraire son pétrole. Il entend désormais transformer cette ressource en levier de développement national. C’est le message porté par le secrétaire général du ministère du Pétrole, Abdoul Karim Mohamed Ali, lors de l’atelier consacré à l’opérationnalisation du contenu local dans le secteur pétrolier.
Au terme de cette rencontre réunissant opérateurs pétroliers, entreprises, banques, compagnies d’assurances et professions d’appui, le responsable a dressé une feuille de route claire : faire en sorte que les retombées économiques de l’industrie profitent davantage aux entreprises nigériennes et, à travers elles, aux populations.
Une industrie devenue un pilier de l’économie
Les chiffres illustrent l’importance prise par le pétrole dans l’économie nigérienne. Selon le ministère du Pétrole, le secteur représente aujourd’hui plus de 7 000 milliards de francs CFA d’investissements cumulés. Chaque année, il génère près de 2 000 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires et mobilise environ 700 milliards de francs CFA de commandes en biens, travaux et services. Derrière ces montants se cache un enjeu majeur : augmenter la part de ces marchés qui revient aux entreprises nationales.
170 milliards de FCFA accessibles aux entreprises nigériennes
La prochaine étape est déjà identifiée. Sur la période allant de 2026 à mars 2027, près de 170 milliards de francs CFA de marchés devraient être réservés aux entreprises nigériennes dans le cadre de la politique de contenu local. Mais le gouvernement insiste : cette ouverture ne constitue pas une distribution automatique de contrats.
Les entreprises devront démontrer leur capacité à répondre aux exigences du secteur pétrolier, tant sur le plan technique que financier. Elles sont également encouragées à constituer des consortiums ou à développer des partenariats stratégiques afin d’accéder à des marchés plus importants.
Une nouvelle vision de la souveraineté économique
Pour les autorités, la politique de contenu local dépasse largement le cadre de l’industrie pétrolière. Elle s’inscrit dans le Programme de Refondation de la République (PRR 2025-2029), qui fait de la valorisation des ressources nationales un instrument de création de richesse au bénéfice des Nigériens.
L’objectif consiste à retenir dans l’économie nationale une part croissante de la valeur créée par le pétrole, en développant les entreprises locales, en favorisant les recrutements nationaux et en renforçant durablement les compétences techniques.
Des réformes pour structurer le tissu entrepreneurial
Cette stratégie repose déjà sur plusieurs mesures concrètes. Depuis décembre 2025, le ministère du Pétrole, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Niger, mène une vaste opération d’identification des entreprises nationales.
À ce jour, le ministère du Pétrole, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Niger, a déjà identifié 535 entreprises opérant dans 16 secteurs de la chaîne de valeur pétrolière. Ce recensement permet de mieux évaluer les capacités nationales et de préparer les entreprises aux opportunités du secteur.
Le gouvernement a également franchi une nouvelle étape avec l’adoption, le 16 juillet 2026, de l’ordonnance sur le contenu local. Ce texte établit le cadre juridique de cette politique et prévoit plusieurs outils destinés à faciliter son application : un répertoire national des entreprises, une plateforme de mise en relation entre opérateurs et prestataires, un fonds d’appui ainsi que des mécanismes de suivi des engagements pris par les différents acteurs.
Des opportunités bien au-delà des compagnies pétrolières
Le contenu local ne concerne pas uniquement les entreprises spécialisées dans le forage. Les besoins du secteur couvrent un large éventail d’activités : construction d’infrastructures, maintenance industrielle, transport, sécurité, ingénierie, télécommunications, services bancaires, assurances, restauration, logistique ou encore prestations environnementales. Autant de marchés susceptibles de stimuler de nombreux secteurs de l’économie nationale.
La préférence nationale ne remplace pas la compétitivité.
Les autorités mettent toutefois en garde contre toute interprétation erronée de cette politique. L’inscription au répertoire national ne garantit pas l’obtention d’un marché. Elle permet d’accéder aux procédures de qualification et d’entrer en concurrence avec les autres entreprises.
Pour réussir, les opérateurs nigériens devront améliorer leur gouvernance, renforcer leurs capacités financières, investir dans la formation de leurs équipes et respecter les normes internationales en matière de qualité, de sécurité, de santé et de protection de l’environnement. Le message du secrétaire général est sans ambiguïté : la préférence nationale crée des opportunités, mais seule l’excellence permettra de les conserver durablement.
Transformer les promesses en emplois
L’atelier s’est conclu sur un constat partagé : la réussite du contenu local dépendra de la mobilisation de l’ensemble des acteurs. Les compagnies pétrolières devront rendre leurs besoins plus lisibles, les banques adapter leurs mécanismes de financement, les assureurs développer des solutions appropriées, tandis que les entreprises nationales devront poursuivre leur professionnalisation.
Le succès de cette politique dépendra désormais de sa capacité à produire des résultats tangibles. Les entreprises nigériennes devront conquérir une part croissante des marchés pétroliers, créer des emplois, renforcer les compétences nationales et contribuer à l’émergence d’un tissu industriel solide. Pour Abdoul Karim Mohamed Ali, la préférence nationale constitue une opportunité, mais seules la qualité, la compétence et la transparence permettront aux entreprises de s’imposer durablement dans cette industrie stratégique.
Pour la première fois depuis l’ouverture de la session ordinaire 2026 du Conseil consultatif de la refondation, un membre du gouvernement s’est prêté à l’exercice inédit de redevabilité. Face à des dizaines d’interrogations, la ministre de l’Énergie, Pr Amadou Haoua, a défendu les réformes engagées dans son secteur considéré comme l’un des principaux moteurs du développement du Niger.
Désormais, l’électricité n’est plus seulement une question technique au Niger ; elle est devenue un enjeu politique, économique et social. C’est dans cette perspective que la ministre de l’Énergie, Pr Amadou Haoua, a inauguré les communications gouvernementales devant le Conseil consultatif de la refondation (CCR), réunissant les différentes composantes de cette instance autour des grands dossiers nationaux.
Première membre du gouvernement à se soumettre à cet exercice, elle a démontré, avec un grand sérieux, sa volonté de répondre aux attentes du peuple en plaçant au centre des échanges ce secteur dont dépend une large part des ambitions de développement du pays : l’énergie.
Durant sa présentation, la ministre a dressé un état des lieux de la politique énergétique nationale avant d’exposer les réformes engagées pour moderniser le secteur.
Ainsi, les discussions ont porté sur les orientations stratégiques du gouvernement, l’amélioration de la gouvernance énergétique, le développement de l’accès à l’électricité, la place des producteurs indépendants ainsi que les mécanismes de régulation appelés à accompagner la transformation du secteur.
La ministre est également revenue sur les défis qui continuent de peser sur la production, le transport et la distribution de l’électricité, tout en présentant les projets destinés à améliorer durablement la couverture énergétique du territoire.
Un exercice de transparence inédit
cependant , l’un des temps forts de cette séance a été la phase de questions‑réponses. À l’issue de la présentation, les membres du CCR ont adressé 53 questions à la ministre et à son équipe. Les échanges ont permis d’aborder de manière approfondie les difficultés rencontrées par le secteur, les réformes en cours et les perspectives envisagées pour répondre aux besoins énergétiques croissants du pays.
À travers cet exercice de redevabilité et de dialogue institutionnel, le gouvernement entend prouver son engagement envers le bien-être des Nigériens et son efficacité sur le dossier énergétique, en soumettant directement ses orientations aux préoccupations des membres du Conseil
Il est impossible d’évoquer l’avenir énergétique du Niger sans parler du barrage de Kandadji, projet emblématique dont la réalisation connaît de nombreux retards. Afin d’apporter des précisions sur ce dossier, le ministère de l’Énergie a associé aux travaux le président du Conseil d’administration de l’Agence du barrage de Kandadji.
Celui‑ci a présenté l’évolution du projet, expliqué les contraintes qui ont ralenti sa mise en œuvre au fil des années et exposé les perspectives retenues pour mener à son terme cette infrastructure stratégique, appelée à renforcer la production nationale d’électricité tout en soutenant l’irrigation et le développement économique.
Une mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur
La ministre n’a pas conduit cet exercice seule. Elle était entourée du secrétaire général du ministère ainsi que des responsables des principales structures intervenant dans le secteur énergétique, notamment la NIGELEC, l’ANPER, l’ANERSOL, la SONICHAR, la Société nationale de carbonisation du charbon (SNCC), CONTRELEC, la CMEN ainsi que l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE). Leur présence a permis d’apporter des réponses techniques aux nombreuses préoccupations exprimées au cours des débats.
L’énergie comme levier d’autonomisation des femmes rurales
Par ailleurs, la ministre a élargi la réflexion au développement local. Elle a plaidé pour le renforcement des plateformes multifonctionnelles destinées aux femmes rurales, considérées comme des outils capables de stimuler les activités économiques, d’améliorer les conditions de vie et de favoriser l’autonomisation des communautés.
De plus, elle a appelé à développer des solutions fondées sur les ressources nationales, estimant que le Niger devait davantage miser sur ses propres capacités pour accélérer sa transformation énergétique, sans dépendre exclusivement des financements extérieurs.
Un signal politique pour la refondation
Enfin, cette première communication gouvernementale devant le Conseil consultatif de la refondation traduit une évolution dans la manière d’aborder les politiques publiques.
En plaçant le secteur de l’énergie au cœur d’un débat ouvert avec les membres du CCR, les autorités cherchent à faire de cette instance un espace d’échanges sur les grandes priorités nationales.
Pour un pays confronté à des besoins croissants en électricité, à des défis d’accès à l’énergie et à l’impératif de soutenir son développement économique, ce dialogue institutionnel pourrait contribuer à améliorer la compréhension des réformes engagées, à renforcer la transparence de l’action publique et à faire émerger des solutions mieux adaptées aux réalités du terrain.
La deuxième phase des ouvrages de drainage a été lancée jeudi dans la capitale de l’Aïr. Au-delà des infrastructures, les autorités misent sur un aménagement urbain capable de réduire les risques liés aux pluies et d’accompagner la croissance de la ville.
À Agadez, la lutte contre les inondations entre dans une nouvelle phase. Le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, a donné, jeudi 23 juillet, le coup d’envoi de la deuxième tranche des travaux de drainage de la commune urbaine. L’opération, inscrite dans le Projet intégré de développement urbain et de résilience multisectorielle (PIDUREM), représente un investissement de 2,56 milliards de francs CFA TTC et devrait s’étendre sur huit mois.
Dans une ville régulièrement confrontée aux effets des fortes pluies et à l’érosion des sols, ces aménagements répondent à un enjeu devenu central : adapter les infrastructures urbaines à des phénomènes climatiques de plus en plus marqués.
Réorganiser l’écoulement des eaux pour protéger la ville
Le programme prévoit la réalisation de plusieurs chaussées drainantes destinées à canaliser les eaux pluviales vers le kori Aghazarmadran, principal exutoire naturel de la ville.
Les travaux porteront notamment sur un axe de 2 770 mètres reliant le marché de Tekazamt au kori en passant par l’école primaire Abzine 1. Trois autres tronçons seront également aménagés : une liaison de 430 mètres entre le portail du cimetière et le kori, une chaussée drainante de 452 mètres le long du camp de la Garde nationale, dans le quartier Misrata, ainsi qu’un dernier tronçon de 510 mètres, complété par un caniveau de 515 mètres, reliant l’ancien hôpital Rotchi au même cours d’eau.
Ces infrastructures doivent permettre de mieux maîtriser les écoulements, souvent à l’origine d’importantes dégradations lors des épisodes pluvieux.
Un projet au-delà de la gestion des inondations
Pour les autorités nigériennes, ces travaux ne visent pas uniquement à limiter les dégâts causés par les intempéries.
Lors de la cérémonie de lancement, le gouverneur a souligné que ce chantier s’inscrivait dans la volonté des plus hautes autorités du pays, sous l’impulsion du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, de renforcer la résilience des villes face aux aléas climatiques et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
La sécurisation des quartiers exposés devrait également favoriser une circulation plus fluide, protéger les habitations contre l’érosion et soutenir les activités économiques, notamment autour du marché de Tekazamt, l’un des principaux pôles commerciaux d’Agadez.
Comme pour de nombreux projets d’infrastructures, l’enjeu résidera désormais dans la qualité de la réalisation. Le gouverneur a appelé l’entreprise chargée des travaux, le bureau de contrôle et l’ensemble des intervenants à respecter les normes techniques ainsi que les délais contractuels fixés à huit mois. Il a également invité les habitants à accompagner le projet afin de faciliter son exécution.
Pour Agadez, cette deuxième phase du PIDUREM constitue un test important. Si les ouvrages tiennent leurs promesses, ils pourraient contribuer à réduire durablement la vulnérabilité de la ville face aux inondations, tout en accompagnant son développement urbain dans un contexte où les effets du changement climatique imposent de repenser les infrastructures publiques.
Ce matin, la sélection nationale U20 a quitté Niamey à destination de la Côte d’Ivoire, avec la ferme ambition de briller au tournoi de la zone UFOA‑B et de décrocher une qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie.
C’est un voyage chargé de désirs qui débute pour les jeunes pépites du Niger. En s’envolant ce matin vers la capitale politique ivoirienne, le Mena U20 entame la dernière étape de sa préparation avant le coup d’envoi officiel de la compétition. Du 26 juillet au 9 août 2026, Yamoussoukro devient le théâtre de cette explication au sommet entre les meilleures nations d’Afrique de l’Ouest.
Le Niger sait déjà à quoi s’attendre et la tâche s’annonce intense. Logé dans le Groupe A, le Mena national devra en découdre directement avec le pays hôte, la Côte d’Ivoire, portée par son public, ainsi qu’avec un voisin ambitieux, le Bénin. Deux confrontations cruciales où chaque détail comptera également pour espérer sortir des poules.
Parallèlement, le Groupe B prend des airs de véritable choc des titans en réunissant le Burkina Faso, le Nigeria, le Ghana et le Togo.
Pendant quinze jours, les rencontres se disputeront sur deux sites phares de la ville : le majestueux Stade Charles Konan Banny et le terrain du Lycée Scientifique. Les jeunes Nigériens auront l’occasion d’y exprimer tout leur talent et d’imposer leur rythme face à des adversaires de premier plan.
Ainsi, pour le Mena U20, l’heure des calculs est terminée. L’objectif est désormais de réussir son entrée en matière ce week‑end et de porter haut les couleurs nationales jusqu’à la phase finale.
Le partenariat entre le Niger et la Chine prend une nouvelle dimension. Lors d’une audience avec l’ambassadeur chinois, le ministre d’État chargé de l’Intérieur, le Général de Division Mohamed Toumba, a exprimé la volonté des deux nations de consolider leur coopération, en mettant l’accent sur la sécurité publique et la stabilisation des communautés.
C’est une rencontre au sommet qui témoigne de l’excellence des relations bilatérales. Dans les locaux du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire, les salutations d’usage ont rapidement laissé place à des échanges de fond. Entourés de leurs plus proches collaborateurs, le Général de Division Mohamed Toumba et l’ambassadeur de Chine au Niger, S. E. M. Lyu Guijun, ont dressé un bilan particulièrement positif des efforts conjoints menés jusqu’ici. Mais, loin de se contenter des acquis, les deux personnalités ont tracé les contours d’un partenariat de nouvelle génération, voulu encore plus dynamique et mutuellement bénéfique.
Le véritable enjeu de ce tête-à-tête s’est cristallisé autour des défis sécuritaires actuels. Dans un contexte où les enjeux de protection civile sont primordiaux, les deux délégations ont exploré de nouveaux mécanismes concrets. La ligne directrice est précise : renforcer la coopération sécuritaire entre Niamey et Pékin et agir de concert pour assurer la stabilisation durable des communautés. Cette synergie d’actions s’annonce aussi déterminante pour le maintien de la paix et le développement territorial.
Un forum international pour renforcer la coopération
Cette dynamique de renforcement sécuritaire trouvera d’ailleurs très prochainement un écho à l’échelle internationale. Profitant de cette audience de haut niveau, le diplomate chinois a porté à la connaissance du ministre d’État l’organisation d’un événement d’envergure inédite. Du 8 au 13 septembre 2026, la Chine accueillera, en effet, la toute première édition de son forum international dédié à la sécurité publique. Ce grand rendez-vous de Pékin s’annonce d’ores et déjà comme une plateforme incontournable pour redéfinir les stratégies de demain, confirmant ainsi la place centrale de la coopération sino-nigérienne dans ce domaine crucial.