Ouagadougou, 11 septembre 2026 — Le Niger a réalisé une performance majeure dans l’épreuve de tir à l’arc de la deuxième édition des Jeux de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les archers nigériens ont remporté les quatre titres mis en jeu, plaçant leur délégation en position favorable dans la course au classement général.
Quatre épreuves, quatre médailles d’or
Le terrain annexe du stade du 4-Août de Ouagadougou a été le théâtre d’une domination sans partage du Niger. Au terme des différentes compétitions, les représentants nigériens ont décroché la première place dans chacune des catégories disputées.
La délégation s’est imposée aussi bien dans les compétitions individuelles que collectives. Le Niger a ainsi remporté l’individuel hommes, l’individuel dames, l’épreuve par équipes et le double mixte. Cette moisson de quatre médailles d’or constitue l’un des résultats les plus significatifs enregistrés par la délégation nigérienne depuis le début de cette deuxième édition des Jeux de l’AES.
Au-delà du prestige des titres, ce résultat pourrait jouer un rôle important dans la hiérarchie générale de la compétition. En effet, les quatre victoires enregistrées dans une même discipline offrent au Niger un apport conséquent de points et renforcent sa position parmi les délégations les plus performantes.
Surtout, ce résultat montre la capacité des archers nigériens à répondre présent dans des formats différents. Les performances individuelles ont été complétées par des succès collectifs, notamment dans l’épreuve par équipes et le double mixte.
Cette réussite dépasse donc le seul bilan comptable. Elle met également en lumière une discipline moins médiatisée que le football ou l’athlétisme, mais dans laquelle le Niger affiche désormais une réelle compétitivité à l’échelle des Jeux de l’AES.
Dans un contexte où les trois pays de l’Alliance cherchent aussi à renforcer leurs échanges sportifs, la compétition de Ouagadougou offre ainsi une vitrine aux disciplines capables de révéler de nouveaux talents. Avec ce quadruplé, les archers nigériens ont surtout envoyé un signal clair à leurs concurrents : le Niger entend jouer les premiers rôles dans cette deuxième édition des Jeux de l’AES.
À l’aube de la deuxième édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES) à Ouagadougou, l’équipe nationale nigérienne a reçu un renfort institutionnel décisif. Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Sidi Mohamed Almahmoud, s’est rendu au camp de base de la délégation pour évaluer le dispositif logistique et consolider les objectifs sportifs avant le début des épreuves.
En matière de compétitions internationales, la performance sur le terrain dépend directement de la qualité de la préparation en coulisses. Par conséquent, l’inspection ministérielle a d’abord ciblé les infrastructures d’hébergement et les normes de restauration assignées aux athlètes nigériens. De plus, Sidi Mohamed Almahmoud a dirigé une séance de travail technique avec l’encadrement et les présidents des différentes fédérations sportives. Cette réunion stratégique a permis d’identifier et de résoudre les ultimes défis opérationnels, garantissant ainsi que les compétiteurs puissent se concentrer exclusivement sur leurs performances athlétiques.
Cette visite visait également un conditionnement mental optimal. En s’adressant directement aux sportifs, la tutelle a fixé un double objectif clair : maximiser les résultats sportifs pour hisser les couleurs du Niger, tout en incarnant les valeurs de fair-play inhérentes à cette compétition sahélienne. En réponse à cette feuille de route gouvernementale, les dirigeants des fédérations ont officiellement pris l’engagement d’optimiser le rendement de leurs équipes. Finalement, cette validation institutionnelle permet à la délégation d’aborder le tournoi avec une confiance renforcée et une stratégie d’équipe unifiée.
Niamey, 27 juillet 2026 – Dimanche 26 juillet 2026, la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT) a levé le voile sur deux dossiers qui alimentent l’actualité du ballon rond national : la candidature commune des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2032 et le départ du sélectionneur national Badou Zaki. Lors d’un point de presse, les dirigeants fédéraux ont voulu clarifier leur position et rassurer les acteurs du football nigérien sur les perspectives à venir.
Projet CAN 2032 : l’Alliance des États du Sahel (AES) vise 6 stades aux normes CAF
Face aux journalistes, le président de la Commission Communication et Médias de la FENIFOOT, Mohamed Silimane, a rappelé que cette rencontre avait pour objectif d’apporter des éclaircissements sur ces deux sujets majeurs. Le premier concerne l’engagement du Niger, du Burkina Faso et du Mali dans une candidature commune pour accueillir la CAN 2032, tandis que le second porte sur la démission du technicien marocain Badou Zaki.
Prenant ensuite la parole, le président de la FENIFOOT, Issaka Adamou, a expliqué que le projet porté par les trois pays de l’AES ne relève pas d’une simple déclaration d’intention, mais d’un travail engagé depuis plusieurs mois entre les fédérations nationales, en étroite concertation avec leurs autorités respectives.
Rénovation d’infrastructures et nouveau stade prévus au Niger d’ici 2031
Selon lui, la réussite d’une telle ambition passe désormais par un vaste chantier d’investissements. Les trois États devront répondre aux exigences de la Confédération africaine de football, notamment en construisant ou en modernisant des infrastructures sportives capables d’accueillir la compétition. Le projet prévoit notamment six stades de compétition, à raison de deux par pays, auxquels devront s’ajouter des installations d’entraînement, des infrastructures médicales, des réseaux de transport performants ainsi que des équipements de communication répondant aux normes internationales.
Pour le Niger, Issaka Adamou a indiqué que l’État avait déjà pris des engagements en faveur de la modernisation des infrastructures sportives. Il a notamment évoqué la rénovation du stade Général Seyni Kountché au cours de la période 2026-2027, ainsi que la construction d’un nouveau stade avant 2031, afin de renforcer les chances du pays dans cette candidature régionale.
Le président de la Fédération a également insisté sur l’importance du climat de sécurité au sein de l’espace AES. Il a estimé que les autorités des trois pays poursuivent leurs efforts pour garantir les conditions indispensables à l’organisation d’un événement continental de cette envergure, tout en appelant les populations à soutenir cette ambition commune.
Départ de Badou Zaki : les précisions du président de la FENIFOOT
L’autre temps fort de cette rencontre concernait le départ de Badou Zaki, intervenu quelques mois seulement après sa prise de fonctions à la tête du Mena national. Le président de la FENIFOOT a tenu à mettre fin aux spéculations en affirmant que cette séparation résultait d’une décision personnelle de l’entraîneur.
Issaka Adamou a assuré que le technicien marocain ne quittait pas le Niger en raison d’un différend avec la Fédération. Il a précisé que l’ancien sélectionneur ne faisait l’objet d’aucun retard de paiement et que les relations entre les deux parties étaient demeurées cordiales jusqu’à son départ. Tout en reconnaissant que cette démission représentait un revers pour le football nigérien, il a salué le travail accompli par Badou Zaki et les bases qu’il a laissées au sein de la sélection nationale.
Le responsable fédéral a toutefois affirmé que le projet sportif de la FENIFOOT ne repose pas sur une seule personnalité. Selon lui, la Fédération entend poursuivre la dynamique engagée autour du Mena et maintenir les objectifs fixés dans son programme de développement du football national.
Cap sur les éliminatoires de la CAN 2027 : la recherche d’un nouveau sélectionneur lancée
Dans cette perspective, la recherche d’un nouveau sélectionneur est déjà engagée. La Fédération indique avoir reçu de nombreuses candidatures et prévoit de désigner un successeur dans les meilleurs délais afin de préparer les éliminatoires de la CAN 2027, désormais présentées comme la priorité immédiate du football nigérien.
À travers cette double communication, la FENIFOOT entend afficher une ligne de conduite claire : poursuivre son ambition d’inscrire le Niger parmi les futurs organisateurs d’une Coupe d’Afrique des nations tout en assurant la continuité du projet sportif du Mena, malgré le changement à la tête de son encadrement technique.
La Confédération africaine de football a validé la déclaration d’intérêt conjointe du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour organiser la Coupe d’Afrique des nations 2032. Une première étape symbolique pour les trois pays de l’AES, qui devront désormais convaincre sur le terrain des infrastructures et de la sécurité.
C’est à New York, loin des stades sahéliens, que s’est jouée, le samedi 18 juillet, une partie de l’avenir footballistique du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Réunis avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, les présidents des trois fédérations — le colonel Oumarou Sawadogo, Mahamadou Cissé et Issaka Adamou — ont obtenu la confirmation que leur déclaration d’intérêt commune pour l’organisation de la CAN 2032 était désormais enregistrée. L’information a été rendue publique le 20 juillet par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), avant d’être reprise dans toute la région.
Une formalité, pas encore une victoire
Sur le plan réglementaire, l’étape franchie reste limitée. Conformément à l’article 7.3 du règlement des candidatures de la CAF, les fédérations membres des trois pays de l’Alliance des États du Sahel sont désormais considérées comme ayant satisfait à l’exigence du dépôt d’une déclaration d’intérêt, un préalable administratif qui leur permet de rester dans la course, sans préjuger de l’attribution finale. Selon la Fédération nigérienne de football, cette validation permet simplement au dossier de poursuivre le processus officiel d’attribution des droits d’organisation.
Pourquoi la CAF a-t-elle ouvert trois éditions d’un coup ?
Début juillet 2026, la CAF a lancé simultanément l’appel à candidatures pour les CAN 2028, 2032 et 2036, invitant ses 54 associations membres à se positionner. Par cette démarche, l’instance continentale souhaite planifier à long terme sa compétition phare et laisser aux fédérations le temps de bâtir des dossiers solides.
Toutefois, si la CAF n’a pas encore fixé de date pour la décision finale concernant l’édition 2032, elle devra encore examiner la faisabilité technique du projet sahélien. Cette évaluation portera notamment sur l’état des infrastructures sportives, hôtelières et de transport des trois pays candidats.
Un précédent est-africain qui rassure
La formule d’une coorganisation à trois n’est pas une nouveauté pour la CAF : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie doivent déjà accueillir conjointement l’édition 2027, un précédent qui pourrait servir de référence lors de l’examen du dossier sahélien. Ce format tripartite permettrait au trio Burkina Faso–Mali–Niger de mutualiser les infrastructures existantes plutôt que de supporter seul le poids d’une organisation répondant aux standards internationaux.
Le président de la CAF a salué une initiative fondée sur une vision de coopération régionale, tout en rappelant les procédures à respecter, selon un communiqué de la FENIFOOT publié le 20 juillet 2026.
Le football, autre terrain de la diplomatie de l’AES
La démarche s’inscrit dans un contexte plus large. Depuis leur rupture avec la CEDEAO, les trois régimes militaires au pouvoir à Ouagadougou, Bamako et Niamey multiplient les initiatives communes pour affirmer l’existence d’un bloc sahélien autonome, de la monnaie à la diplomatie. Une candidature sportive conjointe, si elle aboutissait, offrirait à l’Alliance des États du Sahel une vitrine internationale rare, à un moment où la région reste marquée par une insécurité persistante. L’Union africaine a d’ailleurs condamné, cette semaine, de nouvelles attaques meurtrières au Niger et au Mali, survenues les 17 et 18 juillet.
C’est précisément sur le terrain de la sécurité, mais aussi sur celui des infrastructures sportives, des capacités d’hébergement et des réseaux de transport, que la CAF jugera, dans les prochains mois, la solidité du dossier sahélien.
Ce qu’il faut en retenir
En obtenant ce feu vert le 18 juillet, les candidats n’ont franchi qu’une étape préliminaire : la validation d’une déclaration d’intérêt, premier pas administratif d’un processus encore long dont le calendrier 2032 reste à définir. » Elle ne préjuge ni de la faisabilité technique du dossier — infrastructures, hébergement et sécurité —, ni de son issue face à d’éventuels autres candidats.
Les fédérations du Burkina Faso, du Mali et du Niger affirment vouloir poursuivre, en lien avec leurs gouvernements respectifs, la préparation d’un dossier technique conforme au cahier des charges de la CAF. La suite se jouera moins à New York que sur la capacité concrète des trois pays à répondre, dans la durée, aux exigences d’infrastructures, d’organisation et de sécurité qu’impose l’accueil d’une compétition continentale.
La CAN 2032 pourrait devenir bien plus qu’un tournoi : un révélateur de la capacité du Sahel à transformer son unité politique en une vitrine internationale.
Atlanta (États-Unis), 15 juillet 2026 — Le football nigérien tisse sa toile au plus haut niveau international. En marge de l’effervescence de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, le président de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), Issaka Adamou, a participé à Atlanta à une rencontre stratégique de haut niveau. Un déplacement crucial pour positionner le Niger sur la carte des grands partenariats sportifs mondiaux.
Ce rendez-vous d’exception s’est tenu en présence du maire de la ville d’Atlanta et d’une délégation africaine restreinte mais particulièrement influente. Aux côtés d’Issaka Adamou figuraient :
Gelson Fernandes, Directeur régional Afrique de la FIFA.
Les présidents des Fédérations de football de la République Centrafricaine, de la Tanzanie, de la Somalie et du Congo.
Un sommet stratégique entre la FIFA, Atlanta et les fédérations africaines
Les discussions de ce sommet de haut niveau ont principalement porté sur le renforcement de la coopération et les perspectives d’expansion du football. Entre la vision de développement mondial portée par la FIFA, le dynamisme de la ville d’Atlanta — devenue l’un des épicentres du soccer américain — et les ambitions des fédérations africaines présentes, de réelles convergences ont été trouvées.
Pour le Niger, ce cadre d’échange privilégié ouvre de nouvelles portes pour le financement d’infrastructures locales, la formation des cadres techniques ainsi que la mise en place de programmes de détection des jeunes talents.
Immersion au Mercedes-Benz Stadium : cap sur la demi-finale Argentine-Angleterre
À l’issue des séances de travail, la délégation a été conviée à une visite technique du mythique Mercedes-Benz Stadium, l’une des enceintes phares et ultra-modernes sélectionnées pour accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2026.
Les participants ont également pu découvrir les coulisses de ce chef-d’œuvre d’ingénierie sportive, qui s’apprête à vibrer sous les yeux du monde entier. C’est en effet sur cette pelouse que se disputera la très attendue seconde demi-finale de la compétition entre l’Argentine et l’Angleterre.
Par ailleurs, cette immersion dans un tel temple technologique a permis d’analyser les normes d’organisation d’événements de classe mondiale, des installations pour les joueurs à la gestion des flux de supporters, en passant par les structures médicales intégrées.
La présence remarquée d’Issaka Adamou à Atlanta n’est pas le fruit du hasard. Elle illustre aussi la volonté politique de la FENIFOOT de s’ouvrir aux standards internationaux les plus exigeants.
« S’inspirer des meilleures pratiques mondiales est indispensable pour propulser le football nigérien vers les sommets », confie un proche de la fédération.
En renforçant ces alliances transcontinentales, la FENIFOOT pose les bases d’un football national plus structuré, plus compétitif et résolument tourné vers l’avenir.
Casablanca, 1ᵉʳ juin 2026 — Les valises du Mena ont atterri sur le tarmac casablancais le dimanche matin, marquant le coup d’envoi d’un regroupement stratégique en vue de la fenêtre internationale FIFA de juin. Le sélectionneur Badu Zaki a choisi le Maroc pour parfaire la préparation de son groupe avant deux tests amicaux décisifs : la Mauritanie le 5 juin et le Botswana le 9 juin.
L’arrivée s’est faite par étapes. Ainsi, depuis Niamey, la délégation a pris son envol avec 13 joueurs, emmenés par le capitaine Youssouf Oumarou, dit « Balley ». Cinq autres cadres se trouvaient déjà sur place, dont le nouveau venu Samba O’Neil, symbole d’une sélection en renouvellement maîtrisé. Au total, 18 des 26 convoqués étaient présents pour la première séance prévue ce dimanche à 18 h 30, un chiffre qui illustre la volonté d’installer rapidement un climat de travail homogène.
Par ailleurs, le choix du Maroc n’est pas anodin. Casablanca offre des infrastructures de haut niveau, mais aussi un environnement propice à la concentration, loin des pressions médiatiques de Niamey. Pour Badu Zaki, il s’agit d’optimiser le temps de jeu collectif, d’affiner les automatismes tactiques et de tester des combinaisons offensives et défensives face à deux adversaires aux profils complémentaires. La Mauritanie, joueuse et compacte, permettra d’évaluer la solidité défensive et le pressing ; le Botswana offrira, quant à lui, un test de rapidité et de finition devant le but.
Le protocole d’arrivée reste toutefois souple. Quatre renforts ont rejoint le groupe le dimanche après-midi : Rahim Alassane Bonkano, Magid Boubacar, Yacouba Diori et Ibrahim Mahamane Sani, tandis qu’Omar Sako doit intégrer l’effectif ce 1er juin. L’attaquant ivoirien N’Dri Konan Ignace Jocelyn, appelé pour la première fois, clôturera le recrutement le 2 juin. Sa présence, attendue comme une bouffée d’options offensives nouvelles, signera l’arrivée au complet de l’effectif et le véritable lancement de la première phase du stage.
Sur le terrain, le staff technique multipliera les séances ciblées : travail physique le matin et ateliers tactiques l’après-midi, intégrant observations vidéo et simulations de match. L’objectif affiché dépasse la simple préparation des matchs amicaux. En effet, il s’agit de bâtir une cohésion durable en vue de la campagne éliminatoire de la CAN 2027. Les jours passés à Casablanca serviront surtout à consolider l’ossature de l’équipe et à jauger la concurrence interne, notamment aux postes de milieu récupérateur et d’attaquant, où les choix du sélectionneur pourraient sceller l’identité du Mena à moyen terme.
Enfin, pour le public nigérien, ce rassemblement est l’occasion d’espérer un collectif plus structuré et ambitieux. Si les matchs amicaux offriront des réponses partielles, la clé restera la capacité du staff à transformer l’essai, en convertissant routines et promesses en performances régulières. Le vrai examen commencera sur le terrain, mais à Casablanca, le Niger a déjà posé les jalons d’un travail sérieux et d’une ambition retrouvée.
Le tirage au sort de la 36e édition de la Coupe d’Afrique des Nations a tracé la route vers l’Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Ouganda). Ce mardi 19 mai 2026, au Caire, la Confédération africaine de football a livré son verdict. Ainsi, pour le Mena du Niger, le chemin vers “Pamoja 2027” s’annonce dantesque : la sélection nationale devra réaliser l’exploit face au Maroc et au Gabon.
Les boules de la CAF ont parlé au siège de la Fédération égyptienne de football. Sous les yeux d’anciennes gloires du continent — Trésor Mputu, Essam El Hadary, Max-Alain Gradel et William Troost-Ekong —, les 48 nations en lice connaissent désormais leur feuille de route pour les qualifications qui débuteront en septembre prochain.
Si certaines grandes puissances respirent, le sort s’est montré particulièrement cruel envers le Niger. Le Mena national se retrouve projeté dans le Groupe A, une véritable poule d’acier. Pour décrocher l’un des deux tickets qualificatifs, les Nigériens devront faire tomber l’ogre marocain, le Maroc (chapeau 1), et dompter les Panthères du Gabon (chapeau 2). Le Lesotho complète ce qu’il convient déjà d’appeler le groupe de la mort pour le Niger.
Groupe A : l’Everest marocain et le piège gabonais
Pour le Niger, la marche s’annonce haute. Les Lions de l’Atlas du Maroc, demi-finalistes de la Coupe du monde et habitués aux sommets africains, font figure d’épouvantail absolu dans cette poule. L’autre défi majeur viendra du Gabon, une sélection menée par des individualités de classe mondiale, habituée aux joutes de la CAN.
Le Mena devra se montrer intraitable à domicile et réaliser des hold-up à l’extérieur pour bousculer la hiérarchie. Le Lesotho, bien que supposé inférieur, jouera les arbitres et ne devra surtout pas être sous-estimé par les hommes du technicien nigérien, sous peine de désillusion immédiate.
Ailleurs sur le continent : choc des titans et groupes homogènes
En dehors des maux de tête promis au Niger, le tirage a accouché d’un immense choc ouest-africain dans la poule C, où la Côte d’Ivoire et le Ghana devront batailler ensemble. Un groupe explosif complété par la Gambie — surprise de la CAN 2021 — et la Somalie, rescapée des tours préliminaires.
Le Groupe F (Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, Centrafrique) s’impose comme le plus homogène de ces éliminatoires, même si les Étalons du Burkina, désormais sous les ordres d’Amir Abdou, partiront favoris. À noter également un alléchant Algérie – Zambie dans le Groupe I, qui s’annonce déterminant pour la première place.
Le piège réglementaire de l’Afrique de l’Est
Heureusement pour le Niger, le Groupe A répond à la règle classique : les deux premières équipes du classement final se qualifieront directement pour la phase finale. Une chance que n’auront pas les sélections logées dans les poules des pays hôtes (Kenya, Ouganda, Tanzanie), où un seul ticket direct sera distribué si l’organisateur ne termine pas premier.
Ce point de règlement cruel fait déjà de grandes victimes : dans le Groupe D, l’Afrique du Sud et la Guinée se retrouvent piégées avec le Kenya. L’un de ces deux géants manquera obligatoirement le tournoi. Idem dans le Groupe H pour la Tunisie face à l’Ouganda, ou dans le Groupe L où le Nigeria défiera la Tanzanie.
Le calendrier : un marathon automnal pour le Mena
Le Niger devra entrer dans l’arène pied au plancher. Les journées 1 et 2 s’ouvriront du 21 septembre au 6 octobre 2026, une entame cruciale pour emmagasiner des points. Le marathon se poursuivra avec les journées 3 et 4 du 9 au 17 novembre 2026, avant le dénouement final prévu lors de la trêve printanière, du 22 au 30 mars 2027.
Répartition officielle des poules pour la CAN 2027
Groupes
Équipe (Chapeau 1)
Équipe (Chapeau 2)
Équipe (Chapeau 3)
Équipe (Chapeau 4)
Groupe A
Maroc
Gabon
Niger
Lesotho
Groupe B
Égypte
Angola
Malawi
Soudan du Sud
Groupe C
Côte d’Ivoire
Ghana
Gambie
Somalie
Groupe D
Afrique du Sud
Guinée
Kenya
Érythrée
Groupe E
RD Congo
Guinée Équatoriale
Sierra Leone
Zimbabwe
Groupe F
Burkina Faso
Bénin
Mauritanie
Centrafrique
Groupe G
Cameroun
Comores
Namibie
Congo
Groupe H
Tunisie
Ouganda
Libye
Botswana
Groupe I
Algérie
Zambie
Togo
Burundi
Groupe J
Sénégal
Mozambique
Soudan
Éthiopie
Groupe K
Mali
Cap-Vert
Rwanda
Liberia
Groupe L
Nigeria
Madagascar
Tanzanie
Guinée-Bissau
Note :Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie sont les pays coorganisateurs de cette édition et sont donc automatiquement qualifiés pour la phase finale.
Le stade régional de Maradi a vibré, le lundi 18 mai 2026, au rythme des pas cadencés des militaires venus des différentes zones de défense du Niger. Dans une atmosphère mêlant discipline, fraternité et esprit de compétition, l’Armée de Terre nigérienne a officiellement lancé le Championnat inter-zones de défense de Cross-country et de Ballon Militaire, une grande rencontre sportive réunissant plus de 300 athlètes militaires.
Organisée par la Zone de Défense Nᵒ 6, cette compétition rassemble les différentes Zones de Défense du pays ainsi que la Circonscription Militaire de Niamey autour d’un objectif commun : renforcer les capacités physiques des soldats tout en consolidant les liens de cohésion entre les unités engagées dans la défense du territoire national.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités administratives, militaires et coutumières. Aux côtés du Gouverneur de la région figuraient notamment le Chef d’État-Major de l’Armée de Terre ainsi que Son Altesse le Sultan du Katsina, Dan Baskoré Ahmed Ali Zaki, sans oublier plusieurs responsables des Forces de Défense et de Sécurité.
Dès les premières heures de l’événement, les différentes délégations militaires ont affiché leur détermination dans une ambiance marquée par le fair-play et la solidarité entre frères d’armes. Pour les autorités militaires, ce championnat dépasse largement le cadre du simple sport. Il se veut avant tout un instrument de renforcement moral, physique et stratégique pour les soldats engagés sur plusieurs fronts sécuritaires.
Dans son allocution de bienvenue, le Colonel commandant la Zone de Défense N°6 a insisté sur la portée symbolique de cette rencontre militaire. Il a salué la mobilisation des délégations venues des différentes régions du pays et rappelé que ces compétitions incarnent plusieurs valeurs fondamentales du métier des armes : le courage, l’endurance, la persévérance, le sens du sacrifice et surtout la cohésion entre combattants.
À travers les épreuves de cross-country et les confrontations de ballon militaire, l’Armée de Terre entend également cultiver l’esprit d’équipe et la résistance physique, deux qualités jugées essentielles pour les soldats confrontés aux défis sécuritaires actuels.
Mais derrière les performances sportives et l’ambiance de compétition, l’événement portait aussi une forte dimension mémorielle. Cette édition du championnat a servi d’hommage aux victimes civiles et militaires tombées dans les attaques terroristes qui frappent le pays depuis plusieurs années.
Un championnat au service de la cohésion nationale
Les autorités ont également tenu à saluer l’engagement quotidien des Forces de Défense et de Sécurité déployées sur le terrain pour assurer la protection des populations et préserver l’intégrité territoriale du Niger.
Dans les gradins comme sur la piste, le message était clair : au-delà des différences d’unités ou de régions, l’armée nigérienne veut afficher un front uni, soudé par la fraternité d’armes et la volonté commune de défendre la souveraineté nationale.
À travers ce championnat militaire, les autorités espèrent non seulement maintenir un haut niveau de préparation physique des troupes, mais aussi renforcer l’esprit de corps au sein des forces engagées dans la lutte pour la stabilité et la sécurité du pays.