juin 2020 - Page 34 sur 48 - Journal du Niger

Le Niger a perdu 199 milliards FCFA de recettes en raison de la Covid-19

Suite à l’épidémie du nouveau coronavirus, le Niger a enregistré une perte de recettes évaluée à 199 milliards de francs CFA (341 millions de dollars), a annoncé lundi le ministre des Finances, Mamadou Diop, lors de l’examen du projet de loi de finances rectificatif devant le Parlement.

Ces pertes sont réparties pour 78,4 milliards de FCFA (134 millions de dollars) au titre des douanes, 117,6 milliards de FCFA (202 millions de dollars) au niveau de la Direction générale des impôts et 3 milliards de FCFA (5 millions de dollars) au titre des recettes non fiscales, a-t-il précisé.

Pour faire face à la crise, a dit M. Diop, le gouvernement a élaboré un plan de riposte d’un montant de 1.438,4 milliards de FCFA (2,4 milliards de dollars) avec une mise en oeuvre sur deux ans. Il comprend, entre autres, « la gestion sanitaire de la pandémie, l’appui à la résilience du secteur éducatif, le soutien aux personnes vulnérables et le renforcement de la résilience du secteur agropastoral ».

Le Niger, qui a enregistré son premier cas d’infection au nouveau coronavirus le 19 mars dernier, comptait en date de lundi 973 cas positifs, parmi lesquels 65 décès, 869 guérisons et 39 patients sous traitement.

COVID-19 : Le Président Issoufou plaide pour un plan Marshall ambitieux pour la relance

Le Président de la République Issoufou Mahamadou a pris part, le mardi 9 juin 2020, à une visioconférence avec la Task Force de l’Union Africaine sur la Covid-19 centrée sur  l’état  de la mobilisation des ressources dans le cadre de la lutte contre cette pandémie et les  plans de redressement post-pandémie.

Le Chef de l’Etat nigérien a  déclaré qu’il ‘’sera certainement nécessaire de concevoir des financements innovants publics et privés à travers un plan Marshall ambitieux » pour la relance de l’économie et la mise en œuvre des projets structurants.

L’Afrique a l’ambition de réaliser les objectifs de développement durable et ceux de l’agenda 2063, elle « a donc besoin de ressources fraîches non seulement pour faire face à la pandémie, mais aussi pour relancer l’économie à travers la mise en œuvre de projets structurants de l’agenda 2063, notamment la Zone de Libre Échange Continentale Africaine, a souligné le président Issoufou.

‘’Des conditions doivent être aussi créées pour que les pays africains reçoivent davantage d’investissements directs étrangers’’, a-t-il plaidé, notant « pour ce faire, il est impératif de mettre en place un nouveau paradigme, une nouvelle gouvernance politique et économique mondiale, gouvernance qui sera davantage fondée sur la solidarité, l’égalité, la justice et la dignité ».

Le président Issoufou a lancé un appel à la communauté internationale à concrétiser l’objectif de 0,7% du PIB en faveur de l’aide publique au développement et invité les pays africains à une plus grande mobilisation de ressources internes.
le président en exercice de la CEDEAO a salué les annonces des partenaires, notamment celles du G20 et du Secrétaire Général des Nations Unies relatives à un moratoire sur la dette des Etats les plus fragiles,  il a toutefois fait observer que ‘’ l’ampleur de la crise économique que connaîtront nos Etats nécessite un soutien financier qui va au-delà d’un simple moratoire ».

‘’Une simple suspension des remboursements jusqu’à la fin de l’année « semble insuffisant car nos pays ont besoin de ressources financières fraîches », a-t-il souligné, notant que  « même une annulation de la dette ne suffira pas, surtout quand on pense aux inégalités qu’elle va générer entre pays bénéficiaires ».

« Les pays atteints par la pandémie et qui ne sont pas endettés subiront une double peine », a fait remarquer le président nigérien.
La Task force a pour mission de mobiliser des ressources et élaborer des plans africains en réponse aux chocs économiques, sociaux, sanitaires liés à la pandémie de Covid-19.

Ouganda: le stade Mandela réaménagé en centre de traitement Covid-19

Le stade Namboole ou Mandela, situé dans la région centrale de l’Ouganda, est en cours de transformation pour accueillir certains des 657 patients de Covid-19 du pays, a déclaré le président Yoweri Museveni.Le stade pourra accueillir 40.000 lits pour traiter les cas de coronavirus qui ont connu un pic dans le pays.  

Le ministère de la Santé avait initialement prévu d’installer 9000 lits dans le stade pour prendre en charge les patients, mais ce chiffre a été revu à la hausse.

Au cours du dernier mois, l’Ouganda a connu une hausse du nombre de cas de coronavirus grâce à ce que Museveni a appelé le « laxisme dans l’observation des mesures de distanciation physique par les Ougandais ». 

Il a déclaré que la présence de la Covid-19 dans le pays n’a pas changé les comportements des gens, notamment en ce qui concerne les rassemblements publics.

Les États-Unis « fiers de leur travail avec la Côte d’Ivoire» pour combattre la drogue

Les États-Unis sont « fiers de leur travail » avec la Côte d’Ivoire et d’autres pays d’Afrique occidentale pour lutter contre le trafic de drogue, a indiqué mercredi la représentation diplomatique américaine en Côte d’Ivoire. « Les États-Unis prennent très au sérieux le trafic de drogue et agissent contre tous les trafiquants connus. Nous sommes fiers de notre travail avec la Côte d’Ivoire et d’autres pays d’Afrique de l’ouest pour combattre ce fléau», a écrit l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire sur son compte officiel Twitter consulté par APA. 

Cette sortie des États-Unis intervient quelques jours seulement après la diffusion dans un média international d’une enquête dite internationale réalisée par les journalistes Ibekwe Nicholas et Daan Bauwens accusant le ministre d’État ivoirien chargé de la défense, Hamed Bakayoko d’être le parrain du trafic de drogue en Côte d’Ivoire.

 Lundi dernier dans un communiqué,  M. Bakayoko qui est également le premier ministre par intérim en Côte d’Ivoire, a décidé de porter plainte contre ses deux journalistes et « les relais » dénonçant « une orchestration grossière ourdie par des commanditaires dont le dessein n’échappe à personne ». 

« Dans mes charges de ministre de la sécurité en Côte d’Ivoire pendant plus de sept ans et celles actuelles de la défense, les résultats obtenus dans la lutte contre la drogue sont mondialement reconnus. Ces actions qui se sont soldées par de nombreuses arrestations, saisies et démantèlement de réseaux mafieux ont valu des félicitations internationales à la Côte d’Ivoire», avait soutenu M. Bakayoko dans son communiqué.

Un chef de guerre soudanais s’est rendu à la CPI

Le chef des milices Janjaweed, accusé d’avoir joué un rôle de premier plan dans le massacre qui a eu lieu dans la région du Darfour, au Soudan, s’est rendu à la Cour pénale internationale (CPI), a appris APA mercredi.Ali Kushayb, accusé de 50 chefs d’accusation dont des crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, est acheminé à la CPI depuis la Centrafrique. Il est accusé d’avoir joué un rôle actif dans le conflit au Darfour entre 2000 et 2004, suite à quoi un mandat d’arrêt lui a été délivré en 2007.
 
Le conflit au Darfour a entraîné la mort d’environ 300.000 personnes et le déplacement de millions d’autres.
 
Le président soudanais, Omar al-Bechir, évincé du pouvoir, est également accusé de crimes de guerre par la CPI. Les nouvelles autorités de Khartoum sont ambivalentes à l’idée de le remettre à la CPI pour qu’il soit jugé.

Santé et politique au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce mercredi se focalisent sur nombre de sujets notamment le déconfinement, la gestion de l’après Covid-19 et les relations maroco-algériennes.+Rissalat Al Oumma+ écrit que les Hashtag « BqaFdarek » (restes chez toi) et « RodBalek » (fais attention) résument toute la philosophie éducative qui a marqué à la gestion de la lutte contre la pandémie du coronavirus au Maroc, expliquant que les deux slogans marquent le transfert de la responsabilité de l’administration aux citoyens, car l’après confinement appelle les valeurs civiques et de citoyenneté en matière de gestion des espaces, des déplacements et du travail.

« RodBalek » signifie que la balle est désormais dans le camp du citoyen, poursuit le journal, relevant que pour continuer ce combat contre l’épidémie et afin de limiter ses dégâts économiques et sociaux, il faut miser sur l’intelligence sociale des citoyens.

« Dans ce sens, la création d’un Observatoire national de la citoyenneté, avec des cellules qui s’intéressent aux comportements civiques durant cette période difficile, est à même de dresser une image claire du citoyen marocain qui est en train de se forger dans le sillage de cette pandémie », soutient-il.

De son côté, +Aujourd’hui le Maroc+ souligne qu’en plus des forces de l’ordre, des médecins, infirmiers et autres professions qui ont été vaillamment sur la ligne de front depuis le mois de mars, l’autre star qui s’est révélée au monde entier à l’occasion de la pandémie ce sont les nouvelles technologies.

« Plateformes digitales collaboratives, outils de gestion de travail à distance, applications à usages multiples, solutions numériques développées pour utilisation professionnelle ou récréative… les nouvelles technologies ont été en vedette et continuent encore », relève la publication, faisant remarquer que la mode depuis quelques jours est aux chatbots, une espèce de robots chargés d’assurer la relation avec la clientèle.

Pour sa part, +Al Bayane+ note que durant la période pandémique, des régions du Royaume se sont montrées plus efficientes que d’autres dans la lutte contre le virus, précisant que pas moins de 45 provinces sur le territoire national, ont carrément annihilé le mal qui avait proliféré dans les parages.

Dans les relations maroco-algérienne, +Le Matin+ se fat l’écho d’une déclaration du ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita qui a souligné que le Maroc a exprimé sa consternation face aux allégations du porte-parole de la présidence algérienne qui a affirmé, mardi, que « le Consul du Maroc avait effectivement quitté le territoire national à la demande de l’Algérie » et que « l’attitude du Consul marocain n’était pas étonnante car c’est un officier des renseignements marocains ».

« Le Maroc a, d’abord, pensé ne pas réagir à ces affirmations irresponsables auxquelles nous sommes habitués depuis des décennies », a indiqué le ministre. « Toutefois, devant la gravité extrême de tels propos », le ministre souligne que « le Maroc exprime sa consternation face à ces allégations émanant d’un représentant d’une institution censée faire preuve de discernement et de retenue », notant que le Royaume « s’interroge sur les véritables motivations derrière cette nouvelle escalade et la volonté permanente de l’Algérie d’alimenter un climat de suspicion qui va à l’encontre de toutes les règles de bon voisinage ».

+Aujourd’hui le Maroc+ fait savoir que le Maroc a prolongé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet prochain. En effet, le Conseil de gouvernement réuni ce mardi à Rabat vient d’adopter un projet de décret prolongeant l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national.

En vigueur depuis mars dernier au Royaume puis reconduit à plusieurs reprises, cet état d’urgence restera ainsi en vigueur jusqu’à la première semaine du mois de juillet. Cela dit, l’article 2 du texte adopté par l’Exécutif donne la possibilité au ministre de l’intérieur de prendre, selon la progression de la situation épidémiologique et en coordination avec les départements gouvernementaux concernés, des mesures visant à alléger les restrictions décidées dans le cadre de l’état d’urgence à l’échelle nationale.

Le même article prévoit également une exception puisque les walis des régions et gouverneurs des préfectures et provinces, chacun dans son ressort territorial, ont également la possibilité de prendre à la lumière des mêmes données sanitaires les mêmes décisions.

Covid-19: nouvelle prolongation de l’état d’urgence en Gambie

Le gouvernement gambien a annoncé une nouvelle prolongation de 21 jours de l’état d’urgence pour lutter contre la propagation du coronavirus.Cette mesure entre en vigueur ce mercredi, selon une déclaration du ministère de la Communication et de l’information. Le week-end dernier, la Gambie a enregistré son 28e cas de coronavirus. Depuis le seul décès dû à la Covid-19 en mars dernier, les autorités médicales du pays ont soigné plus de 15 patients. 

Le président Adama Barrow a récemment assoupli certaines des restrictions, notamment celles concernant les lieux de culte et les marchés, en vigueur depuis plus de deux mois pour arrêter la propagation du coronavirus. Il est désormais autorisé l’ouverture des marchés de 6h à 18h tous les jours jusqu’à nouvel ordre. 

Agissant avec prudence, les autorités sanitaires préfèrent une approche progressive pour rétablir la normalité du rythme de vie en Gambie, perturbé depuis la fin mars 2020. 

Vendredi dernier, les fidèles musulmans ont retrouvé le chemin des mosquées qui étaient fermées depuis plus de deux mois afin de décourager les rassemblements sociaux qui, selon les autorités sanitaires, pourraient déclencher une chaîne locale de transmission de la Covid-19. 

Une poignée d’imams ont été arrêtés, poursuivis et condamnés à une amende pour avoir dirigé des prières de groupe dans des mosquées et des maisons. 

Les frontières de la Gambie, enclavées de trois côtés par le Sénégal, restent fermées, tout comme son aéroport et son port maritime.

Le Maroc consterné par les allégations du porte-parole de la présidence algérienne

Le Maroc a exprimé sa consternation face aux allégations du porte-parole de la présidence algérienne qui a affirmé, mardi, que « le consul du Maroc avait effectivement quitté le territoire national à la demande de l’Algérie » et que « l’attitude du consul marocain n’était pas étonnante car c’est un officier des renseignements marocains ».« Le Maroc a, d’abord, pensé ne pas réagir à ces affirmations irresponsables auxquelles nous sommes habitués depuis des décennies », a indiqué le ministre des affaires étrangères, Nasser Bourita.

Toutefois, devant la gravité extrême de tels propos », le ministre souligne que le Maroc exprime sa consternation face à ces allégations émanant d’un représentant d’une institution censée faire preuve de discernement et de retenue », notant que le Royaume « s’interroge sur les véritables motivations derrière cette nouvelle escalade et la volonté permanente de l’Algérie d’alimenter un climat de suspicion qui va à l’encontre de toutes les règles de bon voisinage ».

« Le Maroc rejette ces assertions ridicules et sans fondement », a-t-il poursuivi, précisant que « le consul général du royaume à Oran est un cadre du ministère, justifiant d’une carrière longue de 28 ans, aussi bien au service central que dans plusieurs postes à l’étranger.

Dans ce sens, M. Bourita rappelle que dans un souci de préserver la sérénité des relations bilatérales, notamment dans le contexte régional et international difficile lié à la Covid-19, « j’ai pris l’initiative d’appeler mon homologue algérien, pour lui dire que quelle que soit la véracité des propos attribués au Consul, le Maroc a décidé son rappel immédiat ».

De ce fait, explique-t-il, « le rappel du Consul a été décidé à l’initiative exclusive du Maroc même s’il s’est toujours acquitté de ses fonctions de manière tout à fait convenable et professionnelle », faisant savoir qu »à aucun moment, le Royaume n’a reçu, de la part des autorités algériennes, une quelconque demande officielle formelle de rappel de son Consul général ».

Pour rappel, le consul marocain à Oran aurait, le 13 mai dernier, affirmé devant un groupe de compatriotes bloqués en Algérie qu’ils étaient en pays ennemi. Ce qui a suscité l’ire du pouvoir algérien.

Covid-19 et foncier tiennent en haleine la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais de ce mercredi mettent l’accent sur la pandémie de Covid-19 et sur le foncier, avec le débat sur le bradage des terres du littoral dakarois. »Alerte à ses concitoyens-Le Japon met le Sénégal sur la liste des pays à éviter », informent Les Échos, alors que L’As traite de l’enquête sur l’impact de la Covid-19 et révèle que « les Pme sont à l’agonie ».

« Traitement du coronavirus-Le document secret sur la chloroquine au Sénégal. Efficacité, cas graves, faux médicaments, immunité, doses chinoises », titre L’Observateur, qui donne les « raisons du blocage de l’Artemisia ».

De son côté, Libération fait le bilan de la Covid-19 au Sénégal et note « 533 guéris en quatre jours ». Pour Vox Populi, « Touba enregistre 10 morts sur les 53 au Sénégal » de Covid-19.

Ce journal donne la parole au Dr Ousmane Guèye du Comité national de gestion des épidémies (Cnge) qui, à propos de l’envahissement des plages, note: « Nous ouvrons là une porte à une contamination à grande échelle…Et c’est à regretter ».

Walf Quotidien nourrit la même inquiétude, mais cette fois-ci sur  les salles de sport et indique: « Sans distanciation physique, on s’étire sous le cache-nez ».

Pendant ce temps, Dr Babacar Niang, Dg de Suma Assistance note à la Une de La Tribune « mensonges et business sur le Covid-19 » au Sénégal. Selon lui, « les chiffres sont trafiqués pour ne pas dépasser 100 cas par jour » et qu’il y a des « velléités de mettre les données Adn à la disposition de l’Institut Pasteur ».

« Entre arrêt de travail et baisse d’activités-La Covid-19 impacte les transferts d’argent », titre le quotidien économique L’Info.

Sud Quotidien consacre sa Une à cette « boulimie foncière au sommet » qui entraîne « la géologie de la prédation ». « Littoral de Dakar-Un carnage sans fin », titre EnQuête, notant que sur le littoral dakarois, « la menace n’est pas le changement climatique, mais les agressions humaines ».

« Bradage des terres de l’aéroport-Macky chasse les manoeuvres. Il demande à Mame Boye Diao (directeur des domaines) de bloquer tous les travaux et spéculations », apprend-on à la Une du Quotidien.

Walf Quotidien revient sur le contrat Senelec-Akilee et titre: « Macky sur la ligne basse la tension. Vers la renégociation du contrat ».

Célébration à Abidjan de la Journée africaine des frontières

La Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire ( CNFCI) a célébré mardi à Abidjan la Journée africaine des frontières sur le thème « la Covid-19 face aux défis de la sécurité, de l’intégration et du développement transfrontalier dans l’espace CEDEAO », a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.Selon Diakalidia Konaté, le secrétaire exécutif de la CNFCI qui a ouvert ces assises, cette commémoration vise à informer et sensibiliser les acteurs frontaliers, les responsables de l’administration et le grand public sur plusieurs thématiques en lien avec la gestion des frontières, mais également à faire la promotion de la coopération transfrontalière auprès des acteurs des espaces transfrontaliers. 

Auparavant, M. Konaté a expliqué que la célébration de cette journée a pour objectifs d’éliminer les sources de tensions aux frontières des États et à faire de ces zones frontalières des espaces de paix , de sécurité et d’intégration pour un développement économique, social et culturel harmonieux. 

Au-delà de l’adresse du secrétaire exécutif de la CNFCI, quatre panels ont meublé cette célébration. De ces quatre communications, l’on retiendra  la première et la deuxième qui ont été respectivement animées par  le préfet Urie Doin Doh et Marina Schramm, la cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations ( OIM) en Côte d’Ivoire sur les thèmes « les circonscriptions administratives frontalières face au défi de la mise en oeuvre des mesures de lutte contre la  Covid-19:  difficultés et solutions » et « la lutte contre la pandémie de la Covid-19 aux frontières: bilan et perspectives des actions de l’OIM». 

Selon l’administrateur civil Doin Doh, qui a passé en revue les missions des autorités administratives dans le contexte de la fermeture des frontières pendant la crise sanitaire de la Covid-19 en Côte d’Ivoire, à la date du 26 juin dernier, 592 personnes qui ont tenté de violer cette mesure de fermeture ont été refoulées. 

Pour sa part, Marina Schramm, la cheffe de mission de l’OIM qui a expliqué à son tour, les activités de son institution en Côte d’Ivoire dans le contexte de la fermeture des frontières, a souligné que depuis la crise sanitaire,  30 000 migrants « sont bloqués » dans la sous-région du fait de la Covid-19.

 La Journée africaine des frontières qui est commémorée chaque année le 07 juin, a été instituée depuis 2010 par l’Union Africaine (UA). Créée par décret en juillet 2017, la Commission nationale des frontières de la Côte d’ivoire (CNFCI) a pour mission d’assister le gouvernement dans la conception, la définition et la mise en œuvre des politique et stratégie nationales de gestion des frontières.