Une délégation de haut niveau de la Protection civile de la République du Tchad a séjourné à Niamey dans le cadre d’une visite de travail axée sur le renforcement de la coopération régionale en matière de prévention et de gestion des risques et catastrophes. Objectif : s’inspirer du modèle nigérien afin de bâtir une résilience commune face aux chocs climatiques, humanitaires et sécuritaires qui fragilisent durablement le Sahel.
Alors que les enjeux de défense classique dominent souvent les agendas diplomatiques dans la région, cette initiative met en lumière une autre forme de coopération, plus opérationnelle et centrée sur la protection des populations. Le mardi 4 février 2026, la capitale nigérienne a ainsi accueilli une délégation tchadienne conduite par la Directrice générale de la Protection civile, accompagnée du Directeur de la Préparation, de l’Alerte et de la Gestion des Crises, ainsi que de la Directrice de la Réglementation, de la Coopération technique, des Études et des Prospectives.
Reçue par les autorités nigériennes en charge de la protection civile, la mission visait à jeter les bases d’un partenariat technique renforcé entre deux pays confrontés à une géographie du risque quasi identique.
Immersion au cœur du dispositif nigérien de gestion des crises
Durant son séjour, la délégation tchadienne a pris part à la réunion hebdomadaire des acteurs intervenant au Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite des Crises (COVACC), véritable tour de contrôle du système nigérien de réponse aux urgences.
Le programme a également été marqué par une série de visites techniques majeures, notamment :
le siège de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), pour des échanges approfondis sur la gouvernance et l’organisation institutionnelle ;
l’École Nationale de la Protection Civile, pilier de la formation des cadres de secours au Niger et dans la sous-région ;
le COVACC, afin d’observer la gestion en temps réel des données d’alerte et de coordination des interventions.
Cette immersion opérationnelle a permis aux responsables tchadiens de mieux appréhender les mécanismes nigériens de prévention, d’anticipation et de réponse aux crises.
Des défis communs, une coopération appelée à se renforcer
Le Niger et le Tchad font face à des défis structurels similaires : inondations cycliques exacerbées par le dérèglement climatique, crises humanitaires liées aux déplacements de populations et menaces sécuritaires persistantes. Dans ce contexte, le partage d’expériences et de bonnes pratiques apparaît comme un levier stratégique majeur.
Les responsables tchadiens ont salué l’expertise du Niger, souvent cité en exemple dans la région pour son agilité institutionnelle et sa capacité d’anticipation face aux catastrophes. Ils ont exprimé leur volonté de renforcer les liens de coopération technique et opérationnelle entre les deux institutions, notamment dans les domaines de la préparation, de l’alerte précoce et de la gestion intégrée des crises.
De leur côté, les autorités nigériennes ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une collaboration durable, au service de la sécurité et de la résilience des populations.
Vers une protection civile érigée en priorité régionale
Au-delà de son aspect technique, cette visite de travail marque une étape importante dans le partenariat entre Niamey et N’Djamena. Elle illustre une volonté politique partagée : faire de la protection civile une priorité régionale, à l’heure où les mécanismes traditionnels de coopération sécuritaire connaissent de profondes mutations dans l’espace sahélien.
En misant sur la solidarité technique et institutionnelle, le Niger et le Tchad posent les jalons d’une sécurité civile intégrée, plus proche des réalités du terrain et des besoins des populations.
Le 4 février, le gouverneur de la région de Dosso a remis 188 motocyclettes aux services de l’éducation. Particularité de cette dotation : elle a été entièrement financée sur fonds propres par l’État nigérien, illustrant ainsi la volonté du CNSP de marquer sa rupture avec la dépendance aux aides extérieures.
Au Niger, la « Refondation » ne se joue pas seulement sur le terrain sécuritaire ou diplomatique. Elle s’invite aussi sur les pistes sablonneuses de la région de Dosso. Mercredi dernier, le Colonel-major Bana Alhassane, gouverneur de la région, a présidé une cérémonie hautement symbolique : la réception de 188 motos destinées à l’encadrement pédagogique.
Ce qui aurait pu n’être qu’un simple fait divers administratif prend une tout autre dimension sous l’ère du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Cette acquisition a été réalisée via le Fonds commun, mais surtout sur fonds propres de l’État.
Pour Niamey, il s’agit de démontrer que malgré les pressions économiques, le pays est capable de financer ses secteurs prioritaires. « L’éducation figure au sommet du programme de Refondation du général d’armée Abdourahamane Tiani », a rappelé le Directeur régional de l’éducation, M. Issa Maïdanda.
Renforcer l’encadrement, du primaire au secondaire
Le constat sur le terrain est souvent le même : des conseillers pédagogiques freinés dans leurs missions de suivi par le manque de mobilité. Cette dotation vient aussi combler un vide logistique crucial :
131 motos pour l’enseignement primaire ;
57 motos pour l’enseignement secondaire.
L’objectif est clair : améliorer la qualité de l’enseignement en permettant aux inspecteurs et conseillers d’atteindre les établissements les plus reculés de la région. Cependant, le Colonel-major Bana Alhassane a tenu à tempérer l’enthousiasme par une mise en garde ferme sur la gestion des biens publics.
« Il ne suffit pas d’acquérir un matériel neuf, il faut aussi l’entretenir. J’invite les bénéficiaires à assurer une maintenance régulière pour prolonger la vie de ces engins », a martelé le Gouverneur.
Pour la communauté éducative, représentée par M. Maïdanda, cet investissement est un motif de satisfaction. Il a tenu également à saluer l’engagement du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et de la ministre de l’Éducation, Dr Élisabeth Chérif, dans la modernisation du système scolaire.
En dotant les acteurs pédagogiques de moyens roulants, les autorités de transition cherchent à prouver que la souveraineté nationale passe aussi par la performance de l’administration publique et la présence de l’État sur l’ensemble du territoire.
Sous l’impulsion du général d’armée Abdourahamane Tiani, la capitale nigérienne est entrée, ce jeudi, dans une nouvelle phase de « mobilisation générale ». Désormais, le dispositif repose sur des volontaires déployés aux points névralgiques de la ville afin d’épauler les forces de défense et de sécurité.
Depuis quelques années, Niamey vit au rythme des slogans de la « refondation ». Ainsi, ce matin, un nouveau palier a été franchi au rond-point du 6ᵉ arrondissement. Dans ce contexte, et dans une ambiance mêlant parade militaire et ferveur patriotique, le coordinateur national de la Brigade de Veille a officiellement lancé une vaste campagne de sensibilisation populaire.
À travers cette initiative, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) affiche un objectif sans équivoque : transformer chaque citoyen en un maillon actif de la chaîne sécuritaire nationale.
Preuve de l’importance accordée à l’événement, les plus hautes autorités administratives et militaires de la capitale étaient présentes. Le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumana Abdou Harouna, ainsi que l’administrateur délégué de la ville, le colonel Boubacar Soumana Garanke, ont assisté à ce déploiement.
Cette « mobilisation générale », décrétée par le président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, s’appuie sur une organisation quasi-militaire et des tactiques. Par ailleurs, leur mission est d’investir les 25 grands ronds-points de Niamey. Pour couvrir l’agglomération, les membres de la Brigade de Veille ont été scindés en cinq groupements pour haranguer les passants et diffuser les consignes de vigilance.
« Si vous voyez quelque chose, dites quelque chose »
Au cœur du dispositif, le message des autorités se veut direct et sans ambiguïté. « Ensemble, nous sommes tous des soldats de la refondation », martèlent les membres de la Brigade de Veille. Désormais, le régime appelle la population à devenir les « yeux et les oreilles » des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Pour rendre cette collaboration effective, les autorités ont largement diffusé une liste de numéros verts dédiés aux alertes sécuritaires :
4040 pour l’Armée (FAN) ;
4000 pour la Gendarmerie ;
8383 pour la Police Nationale.
Une stratégie de survie et de souveraineté
Pour les observateurs de la scène sahélienne, cette manœuvre répond à un double enjeu. D’une part, elle permet aussi au CNSP de maintenir une pression constante et un sentiment d’urgence sécuritaire au sein de la population. D’autre part, elle renforce l’assise populaire du régime face aux menaces persistantes des groupes armés terroristes et aux pressions diplomatiques extérieures.
Ainsi, dans une capitale où les ronds-points se sont progressivement transformés en agoras politiques, cette nouvelle mobilisation confirme que la transition nigérienne n’entend pas relâcher son contrôle sur l’espace public.
En l’espace de quelques jours, les services de police de Zinder ont porté un coup d’arrêt décisif à des activités illicites allant du trafic de crack à l’escroquerie « mystique ». Cette démonstration de force sécuritaire intervient dans un contexte de vigilance accrue sous le régime de transition.
Le rituel est désormais bien huilé à Zinder. le mardi 3 février 2026, dans la cour de la direction régionale de la police, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, gouverneur de la région, a présidé une cérémonie de présentation de « butin » et de suspects peu ordinaires. Aux côtés du Sultan du Damagaram, Sa Majesté Aboubacar Sanda Oumarou, les autorités ont pris la mesure d’un péril sécuritaire aux multiples visages qui rongeait la deuxième ville du pays.
Crack et boutiques-écrans : la fin de cavale d’un baron local
C’est sans doute la prise la plus emblématique de cette opération menée par le Service Interrégional de la Police Judiciaire (SIRPJ) et l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS). Après quinze mois de traque, l’un des dealers les plus influents de la ville a été neutralisé.
L’homme, qui opérait sous le couvert d’une boutique de quartier, transformait lui-même la cocaïne en crack par un mélange chimique rudimentaire mais dévastateur. Considéré comme un maillon essentiel du trafic international dans la zone, il alimentait une consommation locale de plus en plus préoccupante. Lors de son arrestation, les enquêteurs ont saisi huit doses prêtes à la vente, confirmées par des analyses en laboratoire.
Le mirage du bétail : quand l’escroquerie devient « mystique »
Le deuxième réseau démantelé s’attaquait au cœur de l’économie rurale : les éleveurs. Profitant de la vulnérabilité et de la crédulité de certains bergers, les membres de cette bande promettaient une multiplication « miraculeuse » du bétail par des procédés mystiques.
Le stratagème fonctionnait à merveille : les membres du réseau conduisaient les victimes chez un marabout complice. Celui-ci, à grand renfort d’incantations et d’artifices visuels, dépouillait directement les éleveurs de leurs biens en leur promettant une prospérité illusoire. Ainsi, les autorités de Zinder considèrent ce démantèlement comme un signal fort adressé aux zones rurales, où les escroqueries fondées sur de faux miracles continuent de sévir.
Usurpation d’identité : le défi de la cyber-vulnérabilité
Enfin, le troisième volet de cette offensive policière a mis en lumière un crime plus moderne : le vol d’identité. À cet effet, la police a interpellé un individu spécialisé dans la collecte frauduleuse d’informations personnelles. Grâce à la fabrication de faux documents, il parvenait à détourner des comptes téléphoniques et bancaires, vidant les économies de ses victimes.
L’arsenal de pièces compromettantes retrouvé sur lui témoigne de la sophistication croissante des délinquants locaux, obligeant les forces de sécurité à une montée en compétences technologiques.
Face à ce panorama de la délinquance, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani a salué le « dévouement » des unités de police tout en rappelant une règle d’or de la sécurité sous le CNSP : la collaboration citoyenne.
« Nous appelons la population à renforcer sa collaboration avec les forces de défense et de sécurité en fournissant des renseignements utiles en temps réel », a insisté le Gouverneur.
Dans une région frontalière où les flux de personnes et de marchandises s’intensifient, les autorités perçoivent la réussite de ces opérations de police judiciaire comme un test de crédibilité pour l’État. Bien décidées à assainir les centres urbains, elles s’attaquent aussi aux réseaux criminels qui financent, parfois, l’instabilité plus globale de la sous-région.
Après le retrait du permis d’exploitation de la mine d’Imouraren, Niamey passe à l’offensive. Ce mercredi 4 février 2026, le gouvernement a franchi une nouvelle étape dans son bras de fer avec le géant français du nucléaire Orano en installant un comité d’experts chargé de documenter les « préjudices » subis par l’État nigérien. Une stratégie de « nationalisation » qui s’accompagne désormais d’une bataille judiciaire mondiale.
Au Niger, le divorce avec Orano (ex-Areva) ne se fera pas à l’amiable. Dans les salons feutrés de Niamey, le ton est dorénavant au bellicisme juridique. Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Alio Daouda, a officiellement installé ce mercredi un comité d’experts dont la mission est de constituer un dossier d’accusation « massif » contre le groupe français.
Une « quête de souveraineté » contre « l’hostilité » française
Pour les autorités, ce comité est la réponse directe à ce qu’elles qualifient de « belligérance » de la France et de certains voisins de la CEDEAO. D’ailleurs, le ministre Alio Daouda n’a pas mâché ses mots lors de la cérémonie d’installation, dénonçant une « ingénierie diplomatique et militaire » visant à faire plier Niamey.
Au cœur du grief : la volonté du Niger de reprendre le contrôle total de ses ressources minières. Selon le garde des Sceaux, la décision de nationaliser l’exploitation de l’uranium a poussé Orano à assigner le Niger devant le Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Une démarche que Niamey juge illégale, invoquant la résolution 1803 de l’ONU sur la souveraineté permanente des peuples sur leurs richesses.
Santé, environnement et fiscalité : l’arsenal juridique de Niamey
Mais Niamey ne compte pas seulement se défendre devant le CIRDI ; le pays veut attaquer. Le nouveau comité d’experts a reçu pour instruction de ratisser large. Il devra documenter :
Le passif environnemental : le ministre a évoqué des « terres souillées par des déchets toxiques » déversés à l’air libre, mettant ainsi en péril la santé des populations de la région d’Arlit.
Le manque à gagner financier : les experts devront quantifier les préjudices économiques et les éventuels manquements fiscaux d’Orano durant ses décennies de présence au Niger.
Le volet sanitaire : le recueil de données chiffrées sur la santé humaine et animale dans les zones d’exploitation sera une pièce maîtresse du dossier.
« Si victime il y a, c’est bien le Niger et son peuple, soumis à une exploitation éhontée et à une mort programmée », a martelé le ministre de la Justice.
Vers des procès à Paris et à l’international ?
L’ambition du CNSP est globale. En effet, le comité ne se contentera pas de fournir des rapports de bureau : il doit construire des argumentaires capables de tenir devant n’importe quelle instance arbitrale, régionale ou internationale. Le ministre Daouda a même évoqué la possibilité d’attaquer Orano devant les juridictions françaises.
Le choix des membres de ce comité n’est, selon Niamey, pas le fruit du hasard. Il s’agit d’établir des faits appuyés par des données « incontestables » pour contrer la puissance de frappe juridique du groupe français.
Un tournant irréversible
Cette mise en place marque un point de non-retour dans les relations entre le Niger et son partenaire historique. En transformant ce contentieux commercial en une bataille pour la dignité nationale, le général Tiani mise sur la fibre patriotique.
Pour Orano, le défi est de taille. Le groupe, qui a toujours défendu la transparence de ses activités et son engagement environnemental au Niger, se retrouve face à un État décidé à utiliser tous les leviers du droit — national comme international — pour solder quarante ans d’histoire commune. La bataille d’Arlit se jouera désormais dans les tribunaux.
À Arlit, dans le nord du Niger, un vent de panique souffle sur l’agence locale de la société de transfert de fonds NITA. Le chef d’agence est activement recherché par les forces de sécurité après la disparition d’une somme colossale. Un avis de recherche a été lancé ce mercredi 4 février 2026.
Un chef d’agence en cavale avec le coffre-fort
Selon un message radio diffusé ce matin par la Police nationale d’Arlit, le chef d’agence de l’entreprise NITA se serait volatilisé avec la somme de 35 millions de francs CFA. L’alerte, adressée à l’ensemble des forces de défense et de sécurité (FDS) du département, demande l’interpellation immédiate du suspect.
La police a formellement identifié l’homme : il s’agit d’Abdoul Kader, un jeune Nigérien qui occupait jusqu’alors le poste de responsable de l’agence locale. D’après les informations communiquées par les autorités, le suspect serait en fuite à bord d’un véhicule de marque Mercedes, de couleur grise.
Une enquête en cours et une direction silencieuse
Pour l’heure, les circonstances du vol demeurent floues. Les enquêteurs ignorent encore la date précise à laquelle les fonds ont quitté le coffre. Par ailleurs, la police a lancé une enquête judiciaire pour identifier d’éventuelles complicités et retracer le parcours du fuyard.
La direction générale de NITA garde le silence. Elle n’a publié aucune réaction officielle lors de la diffusion de l’avis de recherche, laissant ainsi usagers et partenaires de l’entreprise dans l’attente.
Des répercussions économiques redoutées à Arlit
Au-delà du simple fait divers, cette affaire pourrait ébranler l’économie locale d’Arlit. Dans cette cité minière où l’activité repose sur quelques structures financières clés, la perte d’un tel montant risque de perturber les transactions quotidiennes et de retarder les engagements financiers de nombreux clients.
Plus grave encore, cet incident érode la confiance des usagers envers les institutions de transfert d’argent. Il relance aussi le débat sur la sécurisation des flux financiers et la gouvernance des entreprises privées opérant dans les zones stratégiques du Niger.
L’enjeu de la transparence et du contrôle interne
Finalement, cette affaire de détournement présumé remet sur le devant de la scène la question cruciale du contrôle des fonds au sein des structures locales. Dans un contexte où la transparence est devenue un enjeu majeur pour la gouvernance publique et privée au Niger, la fuite d’un cadre avec les actifs de son agence souligne des failles de sécurité interne inquiétantes.
La résolution de cette affaire sera un test pour la police d’Arlit, mais aussi pour la crédibilité de l’institution financière concernée.
À Agadez, l’initiative citoyenne portée par le Conseil communal de la jeunesse entre dans une phase concrète. Grâce à l’appui logistique de la commune urbaine, le transport du pavé destiné aux travaux d’aménagement a débuté ces derniers jours dans le secteur situé derrière le CEG 1, marquant une avancée significative de ce projet mené par les jeunes.
La municipalité a mis à la disposition du Conseil un camion, permettant l’acheminement progressif des matériaux vers le site concerné. Une contribution saluée par les porteurs du projet, qui y voient un signal fort de reconnaissance institutionnelle à l’égard de l’engagement des jeunes dans le développement local.
Selon les responsables du Conseil communal de la jeunesse, cette étape logistique constitue un préalable essentiel avant le lancement effectif des travaux de pavage. Par ailleurs, elle précise qu’une fois cette phase achevée, elle communiquera la date de pose du pavé aux populations concernées.
Au-delà de l’aménagement de la voirie, les initiateurs du projet revendiquent une ambition plus large : promouvoir une participation active des jeunes à la transformation de leur cadre de vie et encourager un changement durable des mentalités. « C’est un projet porté par les jeunes, pour la collectivité », soulignent-ils, insistant sur la dimension citoyenne de l’initiative.
Dans une ville confrontée à de nombreux défis urbains, cette mobilisation de la jeunesse, soutenue par les autorités communales, illustre une dynamique de co-construction entre institutions locales et acteurs de la société civile, appelée à se renforcer dans les mois à venir.
TRIPOLI / Niger, 4 février 2026 – Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, est mort mardi 3 février dans sa ville natale de Zintan, dans l’ouest du pays, ont rapporté plusieurs sources, dont des proches, son avocat et des médias locaux et internationaux.
Selon le procureur général libyen, relayé par des médias internationaux, Saïf al-Islam, âgé de 53 ans, a été atteint de plusieurs tirs et une enquête criminelle a été ouverte pour identifier et poursuivre les auteurs.
Des déclarations de son équipe politique et de son avocat indiquent que quatre hommes armés ont pris d’assaut sa résidence, désactivant les caméras de surveillance avant de l’exécuter. Son conseiller politique, Abdullah Othman Abdurrahim, a qualifié l’assassinat de « perfide », tandis que son cousin Hamid Kadhafi a indiqué sur les réseaux sociaux que Saïf « est tombé en martyr ».
Un acteur controversé de la scène libyenne
Saïf al-Islam a émergé ces dernières années comme une figure politique controversée. Avant la chute du régime en 2011, beaucoup le considéraient comme l’héritier potentiel de son père. Les autorités libyennes l’ont arrêté, puis un tribunal l’a condamné à mort en 2015 pour des crimes liés à la répression de l’insurrection. En 2017, une amnistie l’a libéré. La Cour pénale internationale (CPI) le vise également avec un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité.
Dans une tentative de revenir au premier plan, il avait annoncé sa candidature à la présidentielle libyenne en 2021, un scrutin finalement annulé en raison de l’instabilité politique persistante dans le pays.
Une Libye toujours fragmentée
La mort de Saïf al-Islam intervient dans un climat d’instabilité chronique en Libye, où rivalités politiques, milices armées et autorités rivales continuent de fragmenter le paysage politique national. Cette disparition pourrait rebattre les cartes à l’approche d’un nouvel épisode électoral, longtemps espéré mais sans calendrier officiel.
Les circonstances exactes de l’attaque restent encore floues, certains médias évoquant des débats autour de possibles affrontements entre factions armées, tandis que d’autres avancent la piste d’un assassinat ciblé visant à écarter toute figure susceptible de rassembler autour d’un projet politique.
Dans le département de Tchirozérine, au cœur de la région d’Agadez, l’accès à l’éducation et à l’eau potable franchit une nouvelle étape. Ce lundi 2 février 2026, les autorités locales ont réceptionné des équipements structurants dans le village d’Egharghar, marquant une avancée concrète pour les populations rurales du Nord-Niger.
C’est une mission de terrain aux multiples enjeux qu’a conduite le capitaine Boukari Riba, préfet du département de Tchirozérine. Accompagné de l’adjudant-chef major Abdourahamane Mohamed, administrateur délégué des communes de Tchirozérine et Dabaga, le représentant de l’État s’est rendu à Egharghar, une localité isolée située à 110 kilomètres au nord-est du chef-lieu de la commune.
L’eau et l’école : deux priorités financées par le privé
Au centre de cette visite : l’inauguration d’une salle de classe entièrement équipée et d’une Mini Adduction d’Eau Potable (Mini AEP). Ce nouvel ouvrage hydraulique, alimenté par des pompes solaires, promet de transformer le quotidien des villageois en facilitant l’accès à une ressource vitale dans cette zone aride.
Par ailleurs, le financement de ces projets, dont le coût global s’élève à 42 millions de FCFA, provient intégralement du Groupe SOS. Ce geste généreux, rétrocédé effectivement à la commune, a été salué par les autorités départementales comme une contribution essentielle pour soulager la souffrance des communautés locales. La population, venue en nombre pour témoigner, a exprimé sa profonde satisfaction à l’endroit du donateur et de son président-directeur général.
Au-delà du béton, un dialogue sur le civisme et la paix
Cependant, la cérémonie ne s’est pas limitée à une simple coupure de ruban. Profitant de l’occasion, les autorités ont profité de ce cadre pour engager un dialogue direct avec les habitants sur des thématiques sociales majeures.
Ainsi, la cohésion sociale, le patriotisme et la citoyenneté ont été au cœur des échanges. Les autorités ont mis un accent particulier sur la scolarisation des enfants, et plus spécifiquement celle de la jeune fille, ainsi que sur la responsabilité collective dans l’entretien des nouveaux équipements.
Preuve du patriotisme ambiant évoqué lors des discussions, la rencontre a donné lieu à un acte de solidarité imprévu. En effet, les populations présentes ont initié une collecte spontanée en faveur du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).
Au total, une somme de 34 700 FCFA a été mobilisée sur place. Un geste symbolique qui, pour les autorités, illustre l’adhésion des citoyens des zones les plus reculées aux efforts de stabilisation et de développement du pays.
NIAMEY, 2 février 2026 (JDN) –La ministre nigérienne de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Dr Élisabeth Shérif, a effectué lundi une visite de terrain dans plusieurs établissements primaires de Niamey. Dans le cadre de l’initiative « Une semaine, une école », cette sortie officielle a notamment mis en lumière la réception d’infrastructures hydrauliques offertes par la société civile, illustrant une dynamique de solidarité autour de l’école publique.
C’est dans ce contexte que la journée a débuté à l’école primaire Kouado 2, dans le quartier Telladjé (Niamey IV), par la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales et de celles de l’Alliance des États du Sahel (AES). Par ailleurs, cet établissement s’est distingué par une performance académique remarquable, affichant un taux de réussite de 100 % à la dernière session du Certificat de fin d’études du premier degré (CFEPD).
Saluant ces résultats, « c’est un score exceptionnel qui témoigne de la détermination et du don de soi de tous les acteurs », a déclaré le Dr Élisabeth Shérif, avant de réitérer l’engagement du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, en faveur d’une « éducation de qualité et inclusive ».
Dans la continuité de cette dynamique, le temps fort de la visite a été la réception d’un forage moderne offert à l’école par l’ONG AFRIKICKS. Au-delà de l’infrastructure, le geste revêt une dimension symbolique particulière : le fondateur de l’organisation est un ancien élève de l’établissement. La ministre a ainsi salué un « geste exemplaire » d’un fils du pays envers son école d’origine, appelant les Nigériens à s’inspirer de cet engagement citoyen pour soutenir l’effort national de développement.
Poursuivant sa tournée, la délégation ministérielle s’est ensuite rendue dans les quartiers périphériques de la capitale, notamment à l’école Balaré 8 (quartier Aéroport) et à l’école Hamidou Garba. Au total, trois forages et un lot de cent tables-bancs ont été officiellement remis aux autorités scolaires locales.
Concrètement, ces dotations visent à améliorer les conditions sanitaires et d’apprentissage dans des zones où l’accès à l’eau potable demeure un défi majeur pour le maintien des élèves en classe. À plus long terme, pour le ministère, ces actions de proximité s’inscrivent dans une stratégie globale de stabilisation du système éducatif nigérien, fondée sur les partenariats locaux, la mobilisation citoyenne et la contribution de la diaspora.