Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 191 sur 283

La fuite de Bachar al-Assad : la fin d’un règne de 24 ans

Syrie, le 9 décembre 2024 – Dans la nuit sombre de samedi à dimanche, un chapitre de l’histoire syrienne s’est clos de manière mélancolique. En effet, après 24 ans de règne, Bachar al-Assad a fui la Syrie, laissant derrière lui un pays en ruines et un peuple en quête de paix. Son départ précipité est le résultat d’une offensive fulgurante menée par la coalition rebelle, dirigée par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Cham (HTC).

En seulement dix jours, les forces rebelles ont conquis plusieurs villes stratégiques, avant de pénétrer dans la capitale, Damas. Les rebelles ont annoncé la chute de Bachar al-Assad dans une déclaration télévisée, ainsi que la libération de prisonniers injustement détenus selon eux. Cette annonce a résonné comme un coup de tonnerre à travers la région, marquant la fin d’une ère de pouvoir autoritaire.

Le Premier ministre Mohammad Ghazi al-Jalali a exprimé sa volonté de collaborer avec le futur leadership choisi par le peuple syrien. Les dirigeants rebelles ont insisté sur l’importance de ne pas interférer avec les institutions publiques, soulignant leur engagement à maintenir l’ordre et à instaurer une nouvelle ère de justice et de coexistence pacifique.

Les leaders de HTC ont promis une Syrie réformée dans une déclaration publique, où ils honoreront chaque citoyen et protégeront leur dignité. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a confirmé que Bachar al-Assad a quitté le pays via l’aéroport de Damas, consolidant ainsi la victoire des rebelles et soulevant des questions sur l’avenir de la Syrie.

En somme, la chute du régime d’Assad représente un moment charnière pour la région. Les Syriens, sous les yeux du monde entier, doivent maintenant reconstruire leur nation marquée par des décennies de conflit et de souffrance. Ce tournant historique, empreint de mélancolie, prépare le pays à écrire un nouveau chapitre de son histoire.

Niger : le Japon et le PAM unissent leurs forces pour lutter contre la faim

Niamey, le 7 novembre 2024 – Dans une démonstration remarquable de solidarité internationale, le Niger a franchi une étape importante dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. En effet, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a signé un accord de partenariat avec l’ambassade du Japon à CITGNE, grâce auquel 1,9 million de dollars américains seront investis pour venir en aide aux populations les plus vulnérables du pays.

Cette nouvelle collaboration permettra au PAM de fournir des repas scolaires nutritifs à plus de 12 000 enfants, garantissant ainsi leur bien-être et leur réussite scolaire. De plus, l’aide japonaise contribuera à soutenir plus de 19 000 personnes vulnérables, leur offrant ainsi une bouée de sauvetage face à la crise alimentaire qui sévit dans certaines régions du Niger.

L’ambassadeur du Japon à CITGNE, SEM IKKATAI, s’est réjoui de ce partenariat, soulignant l’engagement de son pays en faveur du développement durable en Afrique. « Cette contribution s’inscrit dans le cadre de notre volonté de soutenir les efforts du Niger en matière de sécurité alimentaire et de nutrition », a-t-il déclaré.

Pour sa part, Mme Kinday Samba, représentante du PAM au Niger, a exprimé sa profonde gratitude envers le gouvernement japonais. « Ce soutien financier est une reconnaissance de l’importance de notre travail et nous permettra d’intensifier nos efforts pour atteindre les populations les plus vulnérables », a-t-elle souligné.

Un partenariat fructueux entre le Japon et le PAM

Ce partenariat entre le PAM et le Japon est un exemple concret de la solidarité internationale face aux défis humanitaires. Elle démontre également l’importance de la diplomatie et du dialogue interculturel dans la résolution des problèmes mondiaux. Fort de ce nouveau soutien, le PAM Niger va redoubler d’efforts pour atteindre l’objectif « Faim Zéro » et aider toutes les populations vulnérables.

Au-delà de l’aide alimentaire immédiate, ce projet contribuera à renforcer la résilience des communautés et à promouvoir le développement durable au Niger. En investissant dans l’éducation et la nutrition des enfants, le Japon et le PAM posent les fondations d’un meilleur futur pour les générations à venir.

 

Massacre à Tillabéri : 43 FDS et 21 civils tués par l’EIGS

Niamey, le 7 décembre 2024 Un nouveau drame vient endeuiller le Niger. Une attaque perpétrée par des membres de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) a coûté la vie à au moins 21 civils dans le village de Kourmey, situé dans la région de Tillabéri. Des individus armés ont froidement exécuté des civils innocents qui rentraient du marché hebdomadaire de Terra.

Ce tragique événement survient alors que les Forces de Défense et de Sécurité nigériennes (FDS) mènent une vaste opération militaire visant à neutraliser les groupes armés terroristes qui sèment la terreur dans la région. Ironie du sort, quelques jours seulement après cette attaque, une confrontation meurtrière entre les FDS et l’EIGS a coûté la vie à 43 soldats nigériens et à 14 terroristes à Terra de la région de Tillabéri.

La région de Tillabéry, en proie à l’insécurité depuis plusieurs années, est devenue un véritable champ de bataille entre les forces de l’ordre et les groupes terroristes. Ces derniers exploitent la porosité des frontières et le terrain accidenté pour mener leurs opérations. Les civils, pris en étau entre les deux, sont les premières victimes de cette violence.

Cette nouvelle attaque met en évidence l’ampleur du défi sécuritaire auquel fait face le Niger. Elle souligne également l’urgence de renforcer la coopération régionale pour lutter efficacement contre le terrorisme et protéger les populations civiles.

Cette nouvelle attaque vient une fois de plus rappeler l’urgence d’une réponse concertée et durable à la menace terroriste qui pèse sur le Niger et la région du Sahel. Si les opérations militaires sont indispensables pour neutraliser les groupes armés, il est tout aussi essentiel d’investir dans le développement économique, la bonne gouvernance et la réconciliation sociale pour s’attaquer aux racines du problème. L’avenir de la région se joue aujourd’hui.

 

Un éclat de couleurs et de savoir-faire : Le SAFEM 2024 illumine Niamey

Niamey, le 6 décembre 2024 – Sous un soleil radieux, la capitale nigérienne s’est parée de mille feux pour célébrer l’ouverture de la 13ᵉ édition du Salon International de l’Artisanat pour la Femme (SAFEM). Une véritable ode à la créativité et au talent des femmes artisanes, ce rendez-vous incontournable a réuni, sous la haute présidence du Premier Ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, un parterre d’invités prestigieux et de passionnés d’artisanat.

Le Premier Ministre nigérien inaugure le SAFEM 2024, un événement incontournable pour découvrir la richesse de l'artisanat africain et soutenir l'autonomisation économique des femmes.
© Le Premier Ministre nigérien inaugure le SAFEM 2024, un événement incontournable pour découvrir la richesse de l'artisanat africain et soutenir l'autonomisation économique des femmes.
Promouvoir l’artisanat féminin : un thème évocateur

Placée sous le thème évocateur « Promouvoir la propriété intellectuelle et accélérer l’inclusion financière des femmes artisanes », cette édition met en lumière l’importance de valoriser le savoir-faire ancestral et de soutenir l’émancipation économique des femmes.

Le choix du Togo comme pays invité d’honneur, ainsi que la mise en avant de la région de Diffa et des pays voisins, témoigne de la volonté de renforcer les échanges culturels et commerciaux au sein de la sous-région.

Un enchantement pour les sens

Par ailleurs, les allées du salon étaient un véritable enchantement pour les sens. Les visiteurs ont pu découvrir une multitude de créations artisanales, allant des tissus aux bijoux, en passant par la poterie et la sculpture. Chaque pièce était une œuvre d’art unique, fruit d’un savoir-faire transmis de génération en génération.

Au-delà de l’exposition, le SAFEM qui prendra fin le 15 décembre prochain, proposera également des ateliers, des conférences et des démonstrations de techniques artisanales. Ces événements permettront aux artisans de partager leurs connaissances et de nouer de précieux contacts.

Le Premier Ministre nigérien inaugure le SAFEM 2024, un événement incontournable pour découvrir la richesse de l'artisanat africain et soutenir l'autonomisation économique des femmes.
© Le Premier Ministre nigérien inaugure le SAFEM 2024, un événement incontournable pour découvrir la richesse de l'artisanat africain et soutenir l'autonomisation économique des femmes.
SAFEM : Valorisation des produits locaux et développement durable

En couplant cet évènement à la 2ᵉ édition du Salon de l’Artisanat Nigérien du Meuble, et à la première conférence de haut niveau sur la Filière-Arachide, les organisateurs de la SAFEM ont souligné ainsi l’importance de valoriser les produits locaux et de développer des filières économiques durables. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de diversification économique que souhaite impulser le gouvernement nigérien.

Le succès de cette 13ᵉ édition du SAFEM sera une belle illustration de la vitalité de l’artisanat nigérien et de son rayonnement international. Il témoignera aussi de la détermination des femmes artisanes à faire reconnaître leur talent et à contribuer au développement de leur pays.

En bref, le SAFEM 2024 est un véritable moment de partage, de célébration et d’inspiration. Un événement qui met en lumière la richesse et la diversité du patrimoine culturel du Niger.

Niamey : Moussa Tchangari, poursuivi pour « apologie du terrorisme »

Niamey, le 6 décembre 2024 – Coup de théâtre dans l’affaire Moussa Tchangari. Le secrétaire général de l’ONG Alternative Espaces Citoyens, porté disparu depuis quelques jours, a été retrouvé, dissipant ainsi les rumeurs d’un possible enlèvement. En réalité, il est en prison depuis mardi dernier au Service central de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Il fait face à des accusations très graves telles que l’apologie du terrorisme, l’atteinte à la sûreté de l’État et l’association de malfaiteurs en relation avec des activités terroristes.

Moussa Tchangari : une arrestation qui soulève de nombreux interrogatoires.

Par ailleurs, cette arrestation intervient dans un contexte sécuritaire accru au Niger, marqué par la lutte contre le terrorisme. Moussa Tchangari, figure emblématique de la société civile, a toujours été un fervent soutien de Mohamed Bazoum, l’ancien président déchu. Ses prises de position critiques à l’égard du nouveau régime ont fait de lui une cible privilégiée.

L’ONG Alternative Espaces Citoyens a fermement condamné cette arrestation, qualifiant cet acte de « rétrograde ». Elle a exigé la libération immédiate et sans condition de son secrétaire général, dénonçant des « actes d’enlèvement, de séquestration et de traitements cruels ».

Des accusations jugées infondées par les proches de Moussa Tchangari

Les proches de Tchangari rejettent catégoriquement les accusations portées contre lui. D’après eux, le pouvoir se sert de ces poursuites comme d’une arme politique pour éliminer toute opposition.

Si les craintes des proches de Moussa Tchangari se confirment, cette affaire serait un nouveau signe de la dégradation de la situation des droits de l’homme au Niger depuis le coup d’État. Elle soulèverait des questions inquiétantes sur l’indépendance de la justice et la liberté d’expression dans le pays.

D’ici là, l’arrestation de Moussa Tchangari s’inscrit dans le cadre des mesures prises par les nouvelles autorités pour assurer la sécurité nationale. Ces dernières semblent déterminées à sévir contre toute personne soupçonnée d’activités pouvant compromettre la stabilité du pays.

 

Niamey : Le Colonel Boubacar Soumana Garanké préside une réunion de cabinet

Niamey, le 6 décembre 2024 – Le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la ville de Niamey, a présidé ce vendredi une importante réunion de cabinet. En effet, cette rencontre, qui a regroupé l’ensemble des acteurs clés de la municipalité, avait pour objectif de faire un état des lieux des actions menées et à venir et de renforcer la coordination entre les différents services.

La municipalité de Niamey renforce sa gouvernance à travers une réunion de cabinet présidée par le colonel Boubacar Soumana Garanké.
© La municipalité de Niamey renforce sa gouvernance à travers une réunion de cabinet présidée par le colonel Boubacar Soumana Garanké.
Un point sur les réalisations et les défis

Au cours de cette réunion, chaque Direction Générale de la ville de Niamey a présenté un rapport détaillé sur ses activités en cours et les projets à venir. Les participants ont également évoqué les défis rencontrés sur le terrain et ont formulé des propositions pour améliorer l’efficacité de l’action municipale.

Cette démarche vise à assurer une meilleure coordination entre les différents services de la ville et à garantir ainsi une fluidité dans la mise en œuvre des projets.

La municipalité de Niamey renforce sa gouvernance à travers une réunion de cabinet présidée par le colonel Boubacar Soumana Garanké.
© La municipalité de Niamey renforce sa gouvernance à travers une réunion de cabinet présidée par le colonel Boubacar Soumana Garanké.
Une mobilisation générale au service des Niaméens

Par ailleurs, la présence des Administrateurs délégués des arrondissements communaux, de leurs secrétaires généraux, du secrétaire général de la Ville de Niamey, des directeurs généraux et des conseillers techniques témoigne de l’importance accordée à cette rencontre. Tous les acteurs de la ville sont mobilisés pour offrir aux Niaméens des services publics de qualité.

Les enjeux de cette réunion

Cette réunion de cabinet s’inscrit aussi dans une dynamique de modernisation de la gestion de la ville de Niamey. Elle vise à :

  • Améliorer la coordination entre les différents services municipaux
  • Renforcer l’efficacité de l’action municipale
  • Mieux répondre aux besoins des populations
  • Préparer l’avenir de la ville

En réunissant l’ensemble des acteurs de la ville, le Colonel Boubacar Soumana Garanké a démontré également sa volonté de faire de Niamey une ville moderne et dynamique, où il fait bon vivre.

 

Diffa : Interception de 174 Nigérians à la frontière nigéro-nigérienne

Diffa, 6 décembre 2024 – Dans une opération menée par les forces de la Force multinationale mixte (FMM) opérant dans le secteur 4, 174 Nigérians ont été interceptés à Gueskeru, une ville frontalière stratégique entre le Nigéria et le Niger. Ces individus, tous de sexe masculin et en âge de travailler, tentaient de traverser la frontière sans autorisation apparente.

Des activités suspectes dans une zone à risque

Les enquêtes préliminaires révèlent que ces hommes se rendaient dans la région du lac Tchad, réputée pour ses activités de pêche. Cependant, étant donné le contexte sécuritaire fragile de cette zone, notamment la présence de groupes terroristes comme Boko Haram et le récent groupe Lakurawa, les autorités ont décidé de procéder à un examen approfondi de la situation.

Les frontières poreuses entre le Nigeria et le Niger sont en effet devenues des zones d’infiltration pour les groupes terroristes qui exploitent la pauvreté et la vulnérabilité des populations locales pour recruter de nouveaux membres et mener leurs opérations.

Une menace potentielle pour la sécurité régionale

L’arrivée massive de ces individus dans une région déjà instable soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité régionale. Les autorités craignent que certains parmi ces hommes soient liés à des réseaux terroristes ou utilisés comme boucliers humains.

Les forces de la FMM, conscientes de ces enjeux, ont donc décidé de procéder à l’interrogatoire de tous les suspects afin d’éclaircir leurs intentions et d’identifier d’éventuels liens avec des groupes armés.

Renforcement de la coopération régionale

Cette interception souligne une nouvelle fois l’importance de la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme. La FMM, en tant que force multinationale, joue un rôle crucial dans la sécurisation de la région du lac Tchad. Cette opération démontre également la nécessité de renforcer les contrôles aux frontières et de mettre en place des mécanismes de coopération plus efficaces entre les différents pays de la région.

Les autorités nigériennes et nigérianes vont désormais devoir déterminer le sort de ces 174 Nigérians. Plusieurs options sont envisageables, notamment leur rapatriement au Nigeria, leur placement en détention provisoire ou leur remise à la justice.

Quelle que soit la décision finale, cette affaire met en lumière la complexité de la situation sécuritaire dans la région du lac Tchad et la nécessité de poursuivre les efforts pour y rétablir la paix et la stabilité.

 

Bamako : Le PDG de Barrick Gold traqué à l’international

Une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe dans le secteur minier malien. Le Pôle Économique et Financier a émis, le jeudi 5 décembre 2024, un mandat d’arrêt international à la rencontre de Dennis Mark Bristow, le PDG de la multinationale minière canadienne Barrick Gold. Accusé de graves délits financiers, notamment de blanchiment de capitaux et de violations des règles financières de l’UEMOA, le dirigeant est désormais recherché dans le monde entier.

Des faits qui remontent à plusieurs années.

Les faits reprochés à Mark Bristow couvraient une période allant de 2019 à 2023. Selon les informations recueillies, les autorités maliennes soupçonnent le PDG de Barrick Gold d’avoir mis en place un système complexe de détournements de fonds, au détriment du Trésor public malien. Ces actions auraient eu lieu en dehors des activités de la société aurifère dans le pays.

Dans la même affaire, la justice a inculpé et placé en détention quatre employés maliens de Barrick Gold à la fin du mois de novembre. En plus du mandat d’arrêt international à la rencontre de Dennis Mark Bristow, le juge a délivré aussi un autre mandat d’arrêt contre le directeur général malien du complexe de Loulo-Gounkoto, Cheikh Abass Coulibaly, pour les mêmes faits présumés, a-t-on appris.

Une détermination sans faille des autorités maliennes

La décision d’émettre un mandat d’arrêt international démontre la volonté des autorités maliennes de lutter contre la corruption et l’impunité. Elles entendent ainsi envoyer un message fort aux multinationales opérant sur leur territoire : la loi s’applique à tous, quels que soient les intérêts en jeu.

Par ailleurs, cette affaire risque d’avoir de lourdes conséquences sur Barrick Gold. Outre les poursuites judiciaires engagées contre son PDG, la multinationale pourrait également faire l’objet de sanctions financières et voir ses activités au Mali compromises.

Pour info, Barrick Gold détient 80 % et l’État malien 20 % des deux sociétés propriétaires du complexe souterrain et à ciel ouvert de Loulo-Gounkoto, dans l’ouest du Mali.

Les questions restent nombreuses.

Si les raisons de cette poursuite judiciaire sont claires, de nombreuses questions restent également  en suspens :

  • Quels sont les montants exacts des sommes détournées ?
  • Quels sont les complices présumés de Mark Bristow ?
  • Quelles seront les conséquences de cette affaire sur les relations entre le Mali et le Canada ?

En somme, l’émission de ce mandat d’arrêt par les autorités maliennes est un signal fort. Elle démontre leur détermination à lutter contre la corruption et à récupérer les ressources naturelles du pays. Cependant, il reste à voir si cette affaire permettra de renforcer la confiance des investisseurs et de relancer un secteur minier malien en quête de stabilité. Les prochains jours s’annoncent décisifs dans cette affaire qui pourrait bien rebattre les cartes du secteur minier malien.

À suivre…

Bamako: 11 dirigeants politiques maliens libérés

Bamako, 5 décembre 2024 Un soulagement palpable a envahi la capitale malienne ce jour. Après cinq longs mois passés derrière les barreaux, les onze dirigeants politiques, figures de proue de l’opposition, arrêtés le 20 juin dernier, ont recouvré leur liberté. En effet, cette libération, survenue dans un contexte sociopolitique tendu, est une étape positive vers la paix et le dialogue dans la société Malienne.

Belle médiation de l’ex-Premier ministre Issoufi Maïga pour la libérations des onze dirigeants

L’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, président de la Commission de suivi de la « Charte pour la paix et la réconciliation », a rendu possible cette libération grâce à son intervention. M. Maïga, reconnu pour son rôle de médiateur, a mené des discussions intenses avec le Président de la transition, Assimi Goïta, afin de trouver une issue favorable à cette situation.

Suite à l’approbation du Président, le ministre Maïga a rencontré les leaders politiques, le samedi précédent, pour leur annoncer la bonne nouvelle. En plus, le déplacement de onze prisonniers, qui étaient auparavant dispersés dans diverses prisons (Bamako, Dioula, Koulikoro et Kéniéroba), à l’établissement central de Kéniéroba, a constitué un moment important de ce processus.

Un processus méticuleux

Lundi dernier, une requête pour la libération a été soumise. Le tribunal a statué en leur faveur ce 5 décembre, ordonnant leur remise en liberté. Ces derniers, détenus depuis le 20 juin dernier à la suite d’une réunion privée, pourront ainsi retrouver leurs familles cet après-midi.

Les questions restent en suspens.

L’arrestation des dirigeants politiques en juin dernier, au plus fort de la crise politique, avait provoqué une vive émotion au sein de la population et de l’opposition. En outre les deux parties considéraient leur arrestation comme une violation des libertés fondamentales et un symbole de la répression exercée par le pouvoir.

Cette libération est-elle le signe d’un assouplissement de la position des autorités de la transition et d’une volonté d’engager un dialogue avec l’opposition ? Ou s’agit-il simplement d’une manœuvre tactique pour désamorcer la tension sociale ? Les observateurs s’interrogent sur la portée réelle de cette décision.

Un symbole d’espoir pour la Mali

Par ailleurs, si cette libération constitue une avancée positive, de nombreux défis restent à relever. Les causes profondes de la crise politique demeurent. La réconciliation nationale, la lutte contre le terrorisme et la transition démocratique sont autant de dossiers qui nécessitent des solutions durables. La réussite de la transition démocratique malienne nécessitera un engagement sincère de toutes les parties.

En somme, la libération des dirigeants politiques ouvre une nouvelle page de l’histoire du Mali. Les acteurs politiques doivent désormais saisir cette opportunité et s’unir comme un seul homme pour sortir le pays de la crise qui le ronge depuis des années.

 

Résilience communautaire : Les leçons du projet Flagship

Niamey, le 5 décembre 2024 – Les maires des régions de Diffa et Tillabéri, épicentres des crises humanitaires au Niger, se sont réunis les 3 et 4 décembre à Niamey pour faire le bilan du projet Flagship et envisager l’avenir. En effet, cette initiative, soutenue par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), vise à renforcer la résilience des communautés face aux chocs et au stress.

Par ailleurs, la rencontre a été l’occasion pour les édiles de Diffa, Nguigmi et Chétimari, ainsi que ceux de Ouallam, Ayorou et Banibangou, de partager leurs expériences et leurs leçons apprises. Les participants ont souligné l’importance d’une approche communautaire pour faire face aux défis complexes auxquels sont confrontées les régions de Diffa et Tillabéri, marquées par l’insécurité, les changements climatiques et les crises humanitaires récurrentes.

Le projet Flagship, mis en œuvre au Niger, fait l'objet d'une évaluation par les acteurs locaux pour améliorer l'aide humanitaire
© Le projet Flagship, mis en œuvre au Niger, fait l'objet d'une évaluation par les acteurs locaux pour améliorer l'aide humanitaire
Projet Flagship : des retours d’expérience enrichissants

Les maires des différentes communes ont présenté les résultats obtenus grâce au projet Flagship, mettant en avant l’importance de l’engagement des populations dans la mise en œuvre des projets. Les initiatives mises en place, telles que la restauration des infrastructures, le développement de l’agriculture et l’amélioration de l’accès aux services de base, ont permis d’améliorer les conditions de vie des populations et de renforcer leur résilience.

Le projet Flagship, mis en place dans un contexte de défis sécuritaires et environnementaux, a permis de mettre en lumière les capacités d’adaptation et d’innovation des communautés locales. Les participants ont exprimé leur détermination à poursuivre leurs efforts pour faciliter la vie aux populations de Diffa et Tillabéri. Ils ont aussi convenu de mettre en place un cadre de suivi et d’évaluation pour mesurer les progrès réalisés et ajuster les stratégies si nécessaire.

Cette réunion a également été l’occasion de renforcer les liens entre les autorités locales et les acteurs humanitaires, créant ainsi une synergie plus forte pour faire face aux enjeux actuels et futurs. L’engagement des maires et des ONG partenaires témoigne de leur détermination à travailler de concert pour le bien-être des citoyens et la stabilité de la région.

En conclusion, les deux jours de travail intensif à Niamey ont permis de jeter les bases d’une coopération renforcée et d’une meilleure compréhension des dynamiques locales. Les participants se sont séparés sur un sentiment d’optimisme, conscients de la grandeur des défis qui les attendent pour construire un Niger plus résilient.