Niamey, 18 mars 2026 – Dans une atmosphère empreinte de fermeté, les autorités nigériennes ont décidé de franchir un nouveau palier dans leur réaction à la récente position européenne. Quelques jours après la convocation de la représentante de l’Union européenne au Niger, la riposte diplomatique s’est poursuivie ce mercredi par une rencontre stratégique avec les ambassadeurs des pays membres accrédités à Niamey.
Au cœur de cette séquence, le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré, a choisi un format collectif pour faire passer un message sans ambiguïté : la désapprobation officielle du Niger face à la résolution adoptée le 12 mars par le Parlement européen.
Plutôt que de multiplier les déclarations publiques, les autorités nigériennes privilégient une approche directe, ciblant les relais diplomatiques des capitales européennes. En réunissant les ambassadeurs, Niamey cherche à s’assurer que les centres de décision à Bruxelles, Paris, Berlin ou encore Madrid recevront son message fidèlement et sans filtre.
Cette stratégie traduit une volonté de reprendre la main dans la narration des relations avec ses partenaires occidentaux. Car au-delà du désaccord ponctuel, c’est bien la nature même du dialogue entre le Niger et l’Union européenne qui semble être interrogée.
La résolution européenne, perçue comme une ingérence par les autorités nigériennes, s’inscrit dans un climat déjà tendu entre Niamey et plusieurs partenaires internationaux. Depuis plusieurs mois, les autorités affirment leur souveraineté diplomatique avec davantage de vigueur, quitte à redéfinir les équilibres traditionnels.
Ainsi, la convocation préalable de la chargée d’affaires européenne, Nicolatta Avella, apparaît comme le premier acte d’une séquence diplomatique soigneusement orchestrée. La rencontre de ce 18 mars en constitue la prolongation logique, dans une montée en intensité maîtrisée.
Ce choix d’une protestation formalisée, mais encore contenue, révèle une ligne de crête : afficher une position ferme sans rompre définitivement les canaux de dialogue. Niamey semble ainsi vouloir peser dans le rapport de force, tout en gardant ouvertes les perspectives de coopération, notamment dans des domaines stratégiques.
En toile de fond, une question demeure : cette séquence marquera-t-elle un simple épisode de tension ou le début d’une reconfiguration plus profonde des relations entre le Niger et ses partenaires européens ?
À Niamey, la réponse diplomatique n’a pas tardé. Quelques heures après l’adoption de la résolution du Parlement européen appelant à la libération de l’ancien président nigérien, les autorités ont décidé de réagir officiellement. Le gouvernement a ainsi convoqué la représentation de l’Union européenne afin de lui faire part de son profond mécontentement.
Cette initiative marque un nouvel épisode dans les relations déjà tendues entre le Niger et ses partenaires européens depuis le changement de pouvoir intervenu en 2023.
Une convocation diplomatique au ministère des Affaires étrangères
Le 12 mars 2026, le Ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a reçu dans son cabinet la chargée d’affaires par intérim de la délégation de l’Union européenne au Niger, Nicoletta Avella.
Cette rencontre, convoquée à l’initiative du gouvernement, visait à transmettre officiellement la position de Niamey à la suite du vote du Parlement européen concernant la situation de l’ancien président Mohamed Bazoum.
Selon les autorités, cette résolution constitue une prise de position jugée inacceptable dans la gestion des affaires internes du pays.
Une protestation officielle remise à la délégation européenne
À l’issue de l’entretien, une lettre officielle de protestation a été remise à la diplomate européenne.
Dans ce document, le gouvernement nigérien exprime clairement son désaccord avec la démarche du Parlement européen et dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’ingérence dans la politique intérieure du Niger.
Par ailleurs, Niamey estime que la question liée à l’ancien chef de l’État relève exclusivement de la souveraineté nationale et ne saurait faire l’objet de pressions ou de recommandations extérieures.
Cette démarche diplomatique traduit la volonté des autorités nigériennes de défendre leur position face aux critiques ou interventions provenant de l’étranger.
Un climat diplomatique toujours fragile
Depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, les relations entre Niamey et plusieurs partenaires occidentaux ne sont plus au beau fixe.
Dans ce contexte, toute déclaration ou initiative concernant la situation de Mohamed Bazoum tend à raviver les tensions diplomatiques.
La convocation de la représentante de l’Union européenne s’inscrit donc dans cette dynamique où le Niger affirme sa volonté de défendre sa souveraineté face aux pressions internationales.
Niamey affiche sa fermeté.
Dans sa communication officielle, le gouvernement nigérien a dénoncé une attitude qu’il juge paternaliste de la part de certaines institutions européennes.
Les autorités ont également rappelé leur détermination à ne pas accepter d’injonctions extérieures concernant la gestion des affaires nationales.
Pour Niamey, cette position vise aussi à affirmer l’indépendance politique et diplomatique du pays dans un contexte de redéfinition de ses relations internationales.
Une question qui reste au cœur du débat international
Cependant, la situation de l’ancien président Mohamed Bazoum continue ainsi d’alimenter les discussions sur la scène internationale.
Entre revendications de souveraineté et pressions diplomatiques, ce dossier demeure l’un des sujets les plus sensibles de la politique nigérienne actuelle.
Et à mesure que les institutions internationales s’expriment sur le sujet, Niamey semble déterminé à répondre avec la même fermeté.
Au Niger, la question Mohamed Bazoum continue de résonner bien au-delà des frontières nationales. Jeudi 12 mars 2026, le Parlement européen a adopté à une très large majorité une résolution appelant à la libération de l’ancien président nigérien et de son épouse. Un vote qui, aussitôt connu à Niamey, a ravivé les tensions diplomatiques entre les autorités et les institutions européennes.
Car derrière ce texte parlementaire, les autorités voient surtout un signal politique venu d’Europe. Et dans un contexte régional déjà marqué par une redéfinition des alliances, l’initiative européenne n’est pas passée inaperçue.
Un vote massif qui interpelle Niamey
Adoptée par 524 voix pour, 2 contre et 29 abstentions, la résolution du Parlement européen demande explicitement la libération de l’ancien chef de l’État nigérien Mohamed Bazoum et de son épouse, toujours retenus à Niamey depuis le renversement du pouvoir en juillet 2023.
Dans le texte adopté, plusieurs députés européens qualifient l’ancien dirigeant d’« ami de l’Union européenne », une formulation qui illustre les relations étroites qu’entretenait son administration avec les partenaires européens avant le coup d’État.
Ce vote intervient dans un climat international où la situation politique nigérienne continue d’alimenter les débats au sein des institutions occidentales.
Un dossier sensible depuis le coup d’État de 2023
Depuis le coup d’État de 2023 au Niger, qui a porté au pouvoir le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie dirigé par le général Abdourahamane Tiani, le Niger se trouve au cœur d’une recomposition diplomatique majeure au Sahel.
Les autorités ont pris leurs distances avec plusieurs partenaires occidentaux, notamment dans le domaine sécuritaire et militaire. Dans ce contexte, chaque prise de position internationale sur la situation de Mohamed Bazoum est perçue à Niamey comme un acte politique susceptible d’alimenter les tensions.
Pour le pouvoir, la résolution européenne s’apparente ainsi à une intrusion dans les affaires internes du pays.
Niamey dénonce une ingérence.
La réaction officielle n’a pas tardé. Peu après l’annonce du vote, les autorités nigériennes ont convoqué la représentante par intérim de l’Union européenne à Niamey afin de lui transmettre une protestation formelle.
Par ailleurs, plusieurs responsables nigériens ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une « ingérence » dans les affaires d’un État souverain.
Selon eux, la gestion du dossier Bazoum relève exclusivement des autorités nationales.
Cette prise de position illustre la fermeté adoptée par le pouvoir nigérien face aux pressions diplomatiques extérieures depuis la rupture avec plusieurs partenaires occidentaux.
Une opinion publique nigérienne très divisée
Dans l’opinion publique, la résolution européenne suscite également des réactions contrastées.
Certains observateurs estiment que cette initiative risque d’accentuer la crispation entre Niamey et ses anciens partenaires européens. D’autres y voient plutôt une tentative de maintenir la question de l’ancien président nigérien au centre du débat international.
Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques, des voix plus radicales appellent même à durcir la position diplomatique du Niger vis-à-vis des institutions européennes.
Un dossier toujours sensible pour le pouvoir
Malgré les tensions diplomatiques, la situation de Mohamed Bazoum reste un dossier délicat pour les autorités.
Depuis plus de deux ans, l’ancien chef d’État demeure au cœur d’un bras de fer politique et diplomatique entre Niamey et plusieurs capitales africaines et occidentales. Sa libération, régulièrement évoquée dans les discussions internationales, demeure un sujet hautement sensible.
Pour l’heure, aucune annonce officielle n’indique un changement imminent de position du gouvernement.
Mais une chose est sûre : le vote du Parlement européen vient rappeler que le dossier Bazoum continue d’avoir une portée internationale.
Et dans un Sahel en pleine recomposition géopolitique, chaque geste diplomatique peut désormais résonner bien au-delà des frontières du Niger.
À Niamey, la diplomatie continue de s’activer en coulisses pour consolider les partenariats stratégiques du Niger. Le ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de division Mohamed Toumba, a reçu successivement, ce matin, les ambassadeurs d’Espagne et de Chine lors de deux audiences distinctes au sein de son cabinet.
Ces rencontres diplomatiques, qui interviennent dans un contexte de recomposition des relations internationales du Niger, traduisent la volonté des autorités de maintenir un dialogue ouvert avec leurs partenaires tout en explorant de nouvelles perspectives de coopération.
L’Espagne réaffirme son engagement aux côtés du Niger.
Lors du premier entretien, le ministre d’État s’est entretenu avec Gloria Minguez Ropinon, ambassadrice du Royaume d’Espagne au Niger. Les discussions ont principalement porté sur l’évolution de la coopération bilatérale entre les deux pays.
Madrid demeure en effet un partenaire actif dans plusieurs secteurs jugés essentiels pour le développement du Niger. Les échanges ont notamment évoqué les actions menées dans les domaines de la santé, de l’éducation, du développement rural ainsi que les initiatives liées à la promotion du genre et à l’autonomisation des femmes.
Cette audience a permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de poursuivre les programmes déjà engagés et d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration.
Le partenariat stratégique avec la Chine au cœur des discussions
Dans la foulée, le général Mohamed Toumba a également reçu Lyu Guijun, ambassadeur de la République populaire de Chine accrédité au Niger. Cette seconde rencontre s’inscrit dans la continuité des relations de coopération que Niamey entretient depuis plusieurs décennies avec Pékin.
Les discussions ont porté sur les mécanismes susceptibles de renforcer davantage ce partenariat. Les deux responsables ont notamment abordé les pistes permettant d’élargir la coopération et d’en améliorer l’efficacité dans différents domaines.
La Chine demeure en effet l’un des partenaires économiques majeurs du Niger, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et du développement industriel.
Une diplomatie d’équilibre dans un contexte international mouvant
Ces audiences illustrent une stratégie diplomatique qui consiste à maintenir des relations diversifiées avec plusieurs partenaires internationaux. Entre coopération européenne et partenariat asiatique, Niamey semble vouloir consolider un équilibre diplomatique capable de soutenir ses priorités nationales.
Pour les autorités nigériennes, l’enjeu consiste à renforcer la sécurité, soutenir le développement et attirer les investissements nécessaires à la transformation du pays.
Dans cette perspective, les rencontres diplomatiques au sommet de l’État demeurent un instrument clé pour entretenir les alliances et adapter les partenariats aux réalités politiques et économiques du moment.
Ce mercredi 11 mars 2026, à Niamey, la coopération internationale s’est invitée au cœur de l’agenda présidentiel. Le président de la République du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a reçu en audience l’ambassadeur de Cuba, José Julián Cala Sagué, au palais de la présidence.
Cette rencontre diplomatique intervient dans un contexte international marqué par des tensions économiques affectant l’île caribéenne. À l’issue de l’entretien, le diplomate cubain a expliqué avoir souhaité informer le chef de l’État nigérien de la situation que traverse actuellement son pays.
Selon l’ambassadeur, l’économie cubaine subit les conséquences d’un blocus pétrolier imposé par Washington, une mesure qui ralentit fortement plusieurs secteurs d’activité sur l’île. Cette contrainte énergétique, a-t-il souligné, pèse sur la vie quotidienne de nombreux citoyens cubains.
Face à cette conjoncture, la diplomatie cubaine multiplie les échanges avec ses partenaires internationaux afin de partager les réalités auxquelles le pays est confronté et de renforcer les relations de coopération avec les États amis.
Un message de solidarité envers le Niger
Au cours de cette audience, José Julián Cala Sagué a également tenu à transmettre un message de solidarité du peuple cubain envers le Niger. Le diplomate a salué la résilience des Nigériens face aux défis sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme.
Selon lui, l’engagement des autorités et des populations nigériennes dans cette bataille témoigne d’une détermination qui devrait, à terme, conduire à une stabilisation durable du pays.
Une audience entourée de responsables gouvernementaux
La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement nigérien, dont le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, ainsi que le Dr Soumana Boubacar, ministre directeur de cabinet du président de la République et porte-parole du gouvernement.
Au-delà de la dimension protocolaire, cette audience illustre la volonté des deux pays de maintenir un dialogue diplomatique actif, dans un contexte international où les solidarités entre États du Sud prennent une importance croissante.
Le Niger et le Royaume-Uni veulent redynamiser leurs relations dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et humanitaires. À Niamey, la rencontre entre le ministre nigérien de l’Intérieur et l’ambassadrice britannique ouvre un nouveau chapitre de coopération, centré sur la gestion des crises, la résilience des communautés et la protection des droits humains.
Une rencontre diplomatique au cœur des enjeux sécuritaires
Lundi 9 mars 2026, le ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de division Mohamed Toumba, a reçu à son cabinet l’ambassadrice du Royaume-Uni au Niger, Catherine Inglehearn.
Cette audience, inscrite dans le cadre des relations bilatérales entre Niamey et Londres, a permis aux deux responsables d’échanger sur plusieurs axes de collaboration jugés prioritaires pour les deux pays.
Au centre des discussions figurait notamment le renforcement du partenariat dans les domaines de la sécurité intérieure et de la gouvernance territoriale, des questions particulièrement sensibles dans un contexte sahélien marqué par l’instabilité.
Gestion des crises et résilience des populations au programme
Au-delà de la dimension diplomatique, cette rencontre a surtout été l’occasion d’aborder des enjeux concrets qui concernent directement les populations nigériennes.
Les deux parties ont évoqué des pistes de coopération autour de la prévention et de la gestion des conflits locaux, un défi majeur dans plusieurs régions du pays où les tensions communautaires peuvent parfois se superposer aux menaces sécuritaires.
Par ailleurs, les discussions ont également porté sur le renforcement de la résilience communautaire. Autrement dit, la capacité des populations à faire face aux crises — qu’elles soient sécuritaires, climatiques ou économiques — et à s’en relever durablement.
Autre thème central de l’entretien : la promotion et la protection des droits humains.
Dans un contexte régional souvent marqué par des opérations sécuritaires complexes, la question de l’équilibre entre sécurité et respect des libertés fondamentales reste un enjeu important pour les partenaires internationaux du Niger.
Selon plusieurs observateurs diplomatiques, ce volet pourrait se traduire par des programmes de formation, de renforcement institutionnel ou encore d’accompagnement des acteurs locaux impliqués dans la gouvernance et la médiation sociale.
Un dialogue qui s’inscrit dans une dynamique régionale
Cette rencontre intervient à un moment où le Niger redéfinit progressivement ses partenariats internationaux, notamment dans les domaines sécuritaires et institutionnels.
Pour Londres, maintenir un dialogue actif avec Niamey permet également de rester engagé dans les enjeux sahéliens, une région stratégique où les défis liés au terrorisme, aux migrations et au développement restent étroitement liés.
Dans ce contexte, les discussions engagées entre les autorités nigériennes et la diplomatie britannique pourraient ouvrir la voie à de nouvelles initiatives de coopération dans les mois à venir.
Vers un partenariat renouvelé
En outre, cette rencontre témoigne d’une volonté commune de consolider les relations entre les deux pays.
Entre dialogue politique, coopération sécuritaire et appui au développement communautaire, Niamey et Londres semblent chercher un équilibre pragmatique capable de répondre aux réalités du terrain.
Pour le Niger, confronté à des défis multiples, la diversification et le renforcement des partenariats internationaux demeurent en effet un levier essentiel pour soutenir la stabilité et le développement du pays.
Dans un contexte où les enjeux démographiques et sociaux occupent une place centrale dans les politiques publiques, le Niger et le système des Nations unies entendent maintenir un dialogue étroit. C’est dans cet esprit que le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a reçu en audience le nouveau représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Saturnin Epié, venu présenter ses lettres de représentation.
Par ailleurs, cette rencontre marque l’ouverture officielle de la mission du diplomate onusien au Niger.
Au cours des échanges, le chef de la diplomatie nigérienne a mis en avant la solidité des liens entre Niamey et l’UNFPA. L’agence onusienne intervient notamment dans les domaines liés à la population, à la santé reproductive, à la planification familiale, ainsi qu’à l’autonomisation des femmes et à la promotion de la jeunesse.
Dans un pays où la dynamique démographique constitue à la fois un défi et une opportunité, ces axes de coopération occupent une place stratégique. Le Niger, dont la population est majoritairement jeune, mise sur des politiques publiques capables de transformer cette réalité en levier de développement.
Une mission placée sous le signe de la continuité
De son côté, Saturnin Epié a réaffirmé l’engagement de l’UNFPA à soutenir les autorités nigériennes dans la mise en œuvre de leurs priorités. L’organisation entend poursuivre son accompagnement technique et institutionnel, en cohérence avec les orientations gouvernementales.
Ce positionnement s’inscrit dans la continuité des programmes déjà en cours, notamment en matière d’accès aux services de santé reproductive, de lutte contre les violences basées sur le genre et de renforcement des capacités des jeunes.
Diplomatie et développement : un tandem indissociable
Cette audience illustre également le rôle croissant de la diplomatie dans la mobilisation de partenariats au service du développement. Dans un environnement régional marqué par des défis sécuritaires et socio-économiques, la coordination avec les agences spécialisées des Nations unies apparaît comme un levier essentiel.
En réaffirmant leur volonté commune de consolider ce partenariat, les deux responsables ont envoyé un signal clair : la coopération entre le Niger et l’UNFPA demeure ainsi un pilier important pour améliorer les conditions de vie des populations.
Ainsi, au-delà de la dimension symbolique, cette rencontre ouvre une nouvelle étape dans un partenariat appelé à se renforcer au fil des priorités nationales.
Le Niger vient-il de sceller un partenariat sanitaire ambitieux ou d’ouvrir un nouveau front de débats sur sa souveraineté numérique ? La question traverse les cercles diplomatiques depuis la signature, le 26 février 2026 à Niamey, d’un protocole de coopération sanitaire entre le gouvernement nigérien et les États-Unis.
D’un montant global estimé à 178 millions de dollars (près de 99,6 milliards de FCFA), l’accord s’inscrit dans la stratégie mondiale de santé « America First » de l’administration du président Donald Trump. Sur le papier, les priorités sont claires : lutte contre le paludisme, surveillance des maladies infectieuses, prévention de la poliomyélite, amélioration de la santé maternelle et infantile. Pourtant, derrière ces axes consensuels, plusieurs interrogations émergent.
Un financement massif dans un contexte budgétaire contraint
L’engagement américain pourrait atteindre 107 millions de dollars sur cinq ans. En parallèle, Niamey promet d’augmenter ses dépenses nationales de santé de plus de 71 millions de dollars.
Autrement dit, au-delà de l’appui extérieur, l’État nigérien accepte de renforcer significativement sa contribution domestique. Une inflexion notable, alors que le pays fait face à des tensions budgétaires persistantes et à une pression sécuritaire qui absorbe une part importante des finances publiques.
Dès lors, une première question s’impose : cet effort budgétaire sera-t-il soutenable sur la durée ? Et surtout, quelles lignes seront réajustées pour honorer cet engagement ?
Coopération sanitaire ou diplomatie d’influence ?
Officiellement, il s’agit d’un partenariat technique visant à consolider les capacités du système sanitaire nigérien. Toutefois, l’accord dépasse le simple cadre médical.
En effet, le Niger a été ajouté à la liste des pays signataires d’un dispositif d’échange de données de santé avec les États-Unis, contre rémunération. Ce point, peu détaillé dans les communiqués officiels, soulève un débat sensible : celui de la gestion et du partage des données sanitaires des citoyens.
Dans un monde où la donnée est devenue un levier stratégique, la santé n’échappe plus aux rivalités d’influence. Le protocole ouvre-t-il la voie à un transfert massif d’informations médicales vers des bases américaines ? Si oui, sous quelles garanties juridiques ?
Le précédent africain : prudence ou défiance ?
Plusieurs pays africains ont récemment exprimé des réserves face à des accords similaires.
Le Zimbabwe a décliné l’offre. Au Kenya, la justice a suspendu un dispositif comparable l’an dernier. Quant à la Zambie, elle a rejeté un accord d’un montant supérieur à un milliard de dollars, estimant que certaines clauses relatives au partage de données sensibles contrevenaient à ses intérêts nationaux.
Ces précédents alimentent les interrogations : le Niger a-t-il obtenu des garanties supplémentaires ? Ou bien a-t-il fait le choix pragmatique de privilégier l’urgence sanitaire à la prudence juridique ?
Une opportunité pour renforcer l’autonomie sanitaire ?
Il serait toutefois réducteur de limiter l’analyse à la question des données. Car le pays fait face à des défis sanitaires structurels : paludisme endémique, vulnérabilité épidémique, faiblesse des infrastructures rurales, taux de mortalité maternelle encore préoccupant.
Si les fonds sont efficacement mobilisés, l’impact pourrait être significatif : modernisation des systèmes de surveillance, amélioration de la couverture vaccinale, renforcement des centres de santé communautaires.
Mais l’histoire récente des partenariats internationaux invite à la prudence. Les financements extérieurs, aussi substantiels soient-ils, ne garantissent pas toujours un changement durable sans réforme interne profonde.
Entre souveraineté et nécessité
Au fond, l’accord signé à Niamey illustre une tension classique pour les États africains : comment attirer des investissements stratégiques tout en préservant leur autonomie décisionnelle ?
Dans un contexte de recomposition géopolitique et de redéfinition des alliances, le Niger semble opter pour une approche pragmatique. Reste à savoir si ce pari renforcera son système de santé ou s’il ouvrira un débat plus large sur la gouvernance des données et la souveraineté numérique.
Car derrière les 178 millions de dollars, une question demeure : le prix d’un partenariat se mesure-t-il uniquement en milliards de FCFA ?
Le ton monte entre Tripoli et Niamey. Le Gouvernement d’unité nationale (GUN) libyen, reconnu par la communauté internationale, accuse les autorités nigériennes d’avoir livré deux de ses ressortissants aux autorités rivales de l’Est. Entre menaces d’expulsions massives et pressions politiques, la crise diplomatique s’envenime, plaçant plus d’un million de Nigériens dans une situation précaire.
C’est une « note verbale » au vitriol que les diplomates nigériens en poste en Libye ont reçue le jeudi 26 février 2026. Le ministère libyen des Affaires étrangères, du gouvernement basé à Tripoli, y exprime son indignation après le transfert de deux citoyens libyens, MM. Bahr al-Din et al-Qallal, aux mains des autorités de Benghazi, fidèles au maréchal Haftar.
Pour Tripoli, cet acte constitue une entorse majeure aux usages diplomatiques et une atteinte directe à sa souveraineté, Niamey ayant traité avec une entité qu’il juge « non reconnue ».
Un million de Nigériens dans le viseur de Tripoli
En effet, la réponse de la capitale libyenne ne s’est pas fait attendre et prend la forme d’un chantage migratoire. Tripoli menace désormais de reconsidérer le statut juridique des ressortissants nigériens installés sur son sol. Estimée à plus d’un million de personnes, cette diaspora — pilier économique pour de nombreuses familles au Niger — pourrait se voir retirer ses titres de séjour.
De fait, le document officiel évoque la possibilité de traiter ces citoyens comme des migrants clandestins, ouvrant la voie à des vagues d’arrestations, des poursuites pénales et des reconduites à la frontière.
L’ombre d’un soutien à l’opposition nigérienne
La crise dépasse le simple cadre administratif pour toucher au cœur du pouvoir à Niamey. Par ailleurs, le gouvernement de Tripoli va plus loin en agitant la menace d’un appui direct aux opposants au Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). En invoquant le « principe de réciprocité », la diplomatie libyenne laisse entendre qu’elle pourrait devenir une base arrière pour la contestation du pouvoir militaire nigérien.
Cette escalade intervient alors que des sources font état de remous internes à Niamey. Les autorités évoquent l’implication présumée des plus hauts cercles du pouvoir, notamment les directions de cabinet de la présidence et du ministère de l’Intérieur. Des soupçons de transactions financières opaques et une série d’interpellations récentes au sein de la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE) ajoutent une couche de complexité à cette affaire.
Une responsabilité partagée ?
En définitive, Tripoli prévient : le Niger sera tenu pour responsable de tout traitement dégradant que subiraient les deux Libyens transférés vers l’Est. Le gouvernement libyen précise qu’en cas de récidive dans cette coopération avec Benghazi, des mesures coercitives encore plus lourdes pourraient être activées.
À Niamey, le silence des autorités officielles demeure pour l’heure total, alors que l’inquiétude grandit au sein des familles dont les proches vivent et travaillent en Libye. Mais derrière cette prudence diplomatique se joue une partie à haut risque. Car si Tripoli met ses menaces à exécution, c’est un choc humain et économique d’ampleur qui frapperait le Niger, déjà fragilisé sur le plan interne.
Dans cette confrontation où s’entremêlent rivalités libyennes, calculs politiques et pression migratoire, chaque faux pas pourrait avoir des conséquences irréversibles. Reste à savoir si Niamey choisira l’apaisement ou assumera l’épreuve de force. Une chose est sûre : la crise a quitté le terrain feutré des chancelleries pour devenir un enjeu stratégique majeur aux répercussions régionales.
NIAMEY (Niger), 24 février 2026 — Dans un climat diplomatique en pleine mutation, le Palais de la Présidence a été le théâtre d’un geste symbolique fort ce mardi. Le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a reçu la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, marquant ainsi la fin d’une mission charnière pour la coopération entre Niamey et l’organisation mondiale.
L’heure était aux bilans et aux adieux protocolaires. Après dix-huit mois passés au cœur des réalités nigériennes, Mama Keita quitte ses fonctions. Cependant, ce départ ne s’effectue pas dans l’anonymat : il est souligné par une reconnaissance officielle de haut rang, témoignant de la volonté du Niger de maintenir un dialogue constructif avec les instances internationales.
Dès sa prise de fonction, Mama Keita avait bénéficié du soutien des autorités de transition. Aujourd’hui, le gouvernement nigérien transforme ce soutien en hommage. En effet, sur instruction directe du Général Tiani, le diplomate a reçu une médaille honorifique des mains du Ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré.
Cette distinction souligne non seulement l’accomplissement professionnel de l’émissaire onusienne, mais elle reflète également la capacité du Niger à stabiliser ses partenariats extérieurs dans un contexte régional complexe.
« Un peuple d’une grande simplicité »
Au-delà des médailles, c’est l’aspect humain qui semble avoir marqué cette mission. Lors de ses derniers mots à la presse présidentielle, Mama Keita n’a pas caché son émotion.
« Je retiens du Niger un peuple profondément humain », a-t-elle confié, tout en précisant que cette simplicité a été le moteur de la réussite de ses interactions diplomatiques.
Par conséquent, ce climat de confiance a permis au Système des Nations Unies de poursuivre ses activités essentielles, malgré les défis logistiques et sécuritaires auxquels le pays fait face.
Désormais, le Palais de la Marina prépare la suite de cette collaboration. Alors que le Ministre des Affaires étrangères orchestre le passage de témoin, le cabinet du président analyse les futurs axes de coopération avec le successeur attendu de Mme Keita.
Cette audience, tenue en présence des plus hauts dignitaires du pays, confirme que le Niger entend rester un acteur écoutant sur l’échiquier mondial. Les autorités nigériennes réaffirment ainsi leur souveraineté, tout en laissant la porte ouverte à une assistance internationale respectueuse des priorités nationales.
À Alger, la poignée de main était lourde d’enjeux. Lundi, au Palais de la Présidence, le chef de l’État nigérien Abdourahamane Tiani et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont tenu une séance de travail à huis clos, avant d’afficher une convergence de vues sur l’essentiel : sécurité, coopération économique et relance d’un projet énergétique longtemps attendu, le Gazoduc transsaharien.
Au-delà des formules diplomatiques, la rencontre marque une étape importante dans la recomposition des alliances régionales au Sahel et en Afrique du Nord.
Le gazoduc transsaharien, pièce maîtresse d’un partenariat renouvelé
Moment fort de la visite : l’annonce officielle du lancement, après le mois de Ramadan, des travaux du Gazoduc transsaharien (TSGP). Selon le président Tebboune, un accord a été conclu pour démarrer la construction de cette infrastructure stratégique qui traversera le territoire nigérien. Le projet sera piloté par la compagnie nationale algérienne Sonatrach, chargée de la pose de la conduite.
Ce gazoduc vise à relier les ressources gazières du Nigeria à l’Algérie, en passant par le Niger, pour ensuite approvisionner les marchés européens. Pour Niamey, il s’agit d’une opportunité majeure : droits de transit, emplois directs et indirects, développement d’infrastructures connexes et positionnement du pays comme carrefour énergétique régional.
Longtemps évoqué sans aboutir, le TSGP semble désormais entrer dans une phase concrète. Dans un contexte de forte demande énergétique mondiale, le projet pourrait redessiner la carte énergétique du continent.
Si l’économie a occupé le devant de la scène, la sécurité est restée au cœur des discussions. Les deux chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’une concertation stratégique renforcée face aux menaces qui pèsent sur la région sahélienne.
Pour le Niger, confronté à des défis sécuritaires persistants, le partenariat avec l’Algérie — acteur clé en Afrique du Nord — constitue un appui diplomatique et stratégique important. Alger, de son côté, voit dans la stabilité du Sahel un enjeu direct pour sa propre sécurité nationale.
La coopération bilatérale s’inscrit ainsi dans une logique de prévention des crises et de consolidation de la paix régionale.
Au terme de cette visite officielle de travail et d’amitié, le président Abdourahamane Tiani a regagné Niamey dans la soirée du 16 février 2026. L’avion présidentiel a atterri à 21 h 35 à l’Aéroport international Diori Hamani.
À sa descente d’avion, les membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le Premier ministre Mahamane Lamine Zeine, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et hauts responsables administratifs l’ont accueilli.
Cet accueil protocolaire traduit l’importance accordée à cette mission diplomatique, perçue comme un tournant dans les relations entre Niamey et Alger.
Au-delà du gazoduc, les deux pays entendent aussi approfondir leurs échanges dans les domaines économique, énergétique et institutionnel. Pour le Niger, diversifier ses partenariats et renforcer ses liens régionaux apparaît comme une priorité stratégique.
Par ailleurs, la relance du TSGP pourrait devenir le symbole d’une nouvelle phase de coopération sahélo-maghrébine, fondée sur des intérêts communs et une vision partagée du développement.
Reste désormais à traduire les engagements politiques en réalisations concrètes. Car dans la région, les projets structurants ont souvent buté sur les réalités sécuritaires et financières. Cette fois, Alger et Niamey affichent leur détermination à passer à l’acte.
Depuis le 6 février 2026, une importante délégation nigérienne conduite par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine séjourne au Tchad. Entre diplomatie et traditions, le Niger s’impose au cœur de la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FICSA) à Amdjarass.
Ouvert ce week-end dans le nord-est du pays, le festival met à l’honneur le Niger, désigné « Pays invité d’honneur ». La présence du Premier ministre, accompagnée d’une délégation de haut rang, dépasse le cadre folklorique pour réaffirmer l’unité de l’espace saharien et la solidité des liens entre Niamey et N’Djamena.
Arrivé vendredi dernier dans la capitale tchadienne avant de rejoindre les sables d’Amdjarass, Ali Mahamane Lamine Zeine n’est pas venu en simple observateur. Aux côtés du ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Aghaichata Guichene Atta, du Colonel-Major Karimou Hima, conseiller technique du Chef de l’État ainsi que du ministre de la Refondation, il porte la voix d’un Niger pleinement engagé dans ce rendez-vous majeur de la région saharienne.
Le Niger, invité d’honneur d’un Sahel qui se raconte
En tant qu’invité d’honneur de cette édition 2026, le Niger ne s’est pas contenté d’une présence protocolaire. Pour Niamey, Amdjarass est une tribune pour réaffirmer son engagement en faveur de la promotion des cultures sahariennes et du développement d’un tourisme durable.
Ainsi , Lors du lancement officiel le samedi 7 février, les officiels ont privilégié le thème de la « refondation » des valeurs sociales, un sujet prioritaire pour les autorités nigériennes. La présence du ministre burkinabè de la Culture aux côtés de ses paires tchadiens et nigériens a également donnée à l’événement une dimension régionale, rappelant la convergence des pays de l’espace saharien sur les enjeux identitaires.
Entre traditions millénaires et diplomatie de proximité
La deuxième journée du festival, le dimanche 8 février, a été marquée par l’une des épreuves les plus emblématiques du désert : la course de dromadaires. En effet, réunissant des participants venus de treize pays africains, cette compétition a non seulement mis en lumière le savoir-faire local, mais aussi la robustesse des dromadaires tchadiens, véritables symboles de résilience dans cet environnement aride.
Par la suite, dans l’après-midi, la délégation a parcouru les allées du Village artistique du FICSA. Ainsi, la visite des stands a permis de découvrir la richesse de l’artisanat saharien, allant des bijoux touaregs aux cuirs travaillés, qui constituent de véritables leviers économiques pour les populations nomades.
De plus, pour le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, cette immersion représente un signal fort : celui d’un Niger fier de son patrimoine et prêt à transformer sa diversité culturelle en un outil de rayonnement diplomatique et de stabilité régionale.
Enfin, à travers sa participation active au FICSA 2026, Niamey réaffirme son ambition : faire de la culture le ciment d’une coopération régionale renouvelée, où le tourisme et les valeurs sociales servent de remparts contre l’instabilité.
Une délégation de haut niveau de la Protection civile de la République du Tchad a séjourné à Niamey dans le cadre d’une visite de travail axée sur le renforcement de la coopération régionale en matière de prévention et de gestion des risques et catastrophes. Objectif : s’inspirer du modèle nigérien afin de bâtir une résilience commune face aux chocs climatiques, humanitaires et sécuritaires qui fragilisent durablement le Sahel.
Alors que les enjeux de défense classique dominent souvent les agendas diplomatiques dans la région, cette initiative met en lumière une autre forme de coopération, plus opérationnelle et centrée sur la protection des populations. Le mardi 4 février 2026, la capitale nigérienne a ainsi accueilli une délégation tchadienne conduite par la Directrice générale de la Protection civile, accompagnée du Directeur de la Préparation, de l’Alerte et de la Gestion des Crises, ainsi que de la Directrice de la Réglementation, de la Coopération technique, des Études et des Prospectives.
Reçue par les autorités nigériennes en charge de la protection civile, la mission visait à jeter les bases d’un partenariat technique renforcé entre deux pays confrontés à une géographie du risque quasi identique.
Immersion au cœur du dispositif nigérien de gestion des crises
Durant son séjour, la délégation tchadienne a pris part à la réunion hebdomadaire des acteurs intervenant au Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite des Crises (COVACC), véritable tour de contrôle du système nigérien de réponse aux urgences.
Le programme a également été marqué par une série de visites techniques majeures, notamment :
le siège de la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), pour des échanges approfondis sur la gouvernance et l’organisation institutionnelle ;
l’École Nationale de la Protection Civile, pilier de la formation des cadres de secours au Niger et dans la sous-région ;
le COVACC, afin d’observer la gestion en temps réel des données d’alerte et de coordination des interventions.
Cette immersion opérationnelle a permis aux responsables tchadiens de mieux appréhender les mécanismes nigériens de prévention, d’anticipation et de réponse aux crises.
Des défis communs, une coopération appelée à se renforcer
Le Niger et le Tchad font face à des défis structurels similaires : inondations cycliques exacerbées par le dérèglement climatique, crises humanitaires liées aux déplacements de populations et menaces sécuritaires persistantes. Dans ce contexte, le partage d’expériences et de bonnes pratiques apparaît comme un levier stratégique majeur.
Les responsables tchadiens ont salué l’expertise du Niger, souvent cité en exemple dans la région pour son agilité institutionnelle et sa capacité d’anticipation face aux catastrophes. Ils ont exprimé leur volonté de renforcer les liens de coopération technique et opérationnelle entre les deux institutions, notamment dans les domaines de la préparation, de l’alerte précoce et de la gestion intégrée des crises.
De leur côté, les autorités nigériennes ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une collaboration durable, au service de la sécurité et de la résilience des populations.
Vers une protection civile érigée en priorité régionale
Au-delà de son aspect technique, cette visite de travail marque une étape importante dans le partenariat entre Niamey et N’Djamena. Elle illustre une volonté politique partagée : faire de la protection civile une priorité régionale, à l’heure où les mécanismes traditionnels de coopération sécuritaire connaissent de profondes mutations dans l’espace sahélien.
En misant sur la solidarité technique et institutionnelle, le Niger et le Tchad posent les jalons d’une sécurité civile intégrée, plus proche des réalités du terrain et des besoins des populations.
Niamey, 21 janvier 2026 – Le ballet diplomatique se poursuit au Palais de la diplomatie nigérienne. En ce milieu de semaine, le cabinet du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur a servi de cadre à un nouvel acte protocolaire de haute importance. En effet, Son Excellence Monsieur Bakary Yaou Sangaré a reçu les copies figurées des lettres de créance de Mme Gloria Minguez Ropinon, nouvelle ambassadrice désignée du Royaume d’Espagne auprès de la République du Niger.
Cette cérémonie, bien que formelle, revêt une symbolique forte. D’une part, elle marque le coup d’envoi officiel de la mission de la diplomate espagnole. D’autre part, elle confirme la vitalité de l’axe Niamey-Madrid dans un paysage international en pleine mutation.
Dès les premiers échanges, le chef de la diplomatie nigérienne a tenu à exprimer ses félicitations à la nouvelle représentante du Royaume ibérique. Au-delà des civilités d’usage, Bakary Yaou Sangaré a réitéré une ligne directrice claire de la politique étrangère nigérienne : la volonté de bâtir des partenariats fondés sur le respect mutuel et un dialogue constructif.
Pour le Niger, l’accueil d’une nouvelle ambassadrice constitue une occasion de réaffirmer sa souveraineté tout en demeurant ouvert à une coopération internationale bénéfique aux populations .D’ailleurs, l’accueil, marqué par respect et courtoisie, montre une volonté commune de passer des formalités aux actions concrètes.
Par ailleurs, le Royaume d’Espagne et la République du Niger partagent plusieurs enjeux stratégiques majeurs. Notamment, la gestion des flux migratoires, la sécurité régionale, le développement rural ainsi que la coopération culturelle figurent parmi les priorités communes.
En présentant ses copies figurées, Mme Gloria Minguez Ropinon a exprimé sa satisfaction d’entamer sa mission sur la terre nigérienne. Plus encore, elle a souligné l’engagement de Madrid à aligner son action diplomatique sur les priorités nationales et les orientations stratégiques définies par les autorités nigériennes. Cette précision revêt une importance particulière, car elle répond à l’exigence de Niamey de voir ses partenaires accompagner sa propre vision du développement.
Ce nouveau départ diplomatique laisse entrevoir une consolidation des relations bilatérales. En choisissant une diplomate chevronnée pour le poste de Niamey, l’Espagne démontre clairement l’importance qu’elle accorde à sa relation avec le Niger, pays pivot au cœur du Sahel.
Enfin, la présentation officielle des lettres de créance au Chef de l’État, prévue prochainement, constituera l’ultime étape pour parachever cette accréditation et ouvrir pleinement un nouveau chapitre de la coopération nigéro-espagnole.
Face aux inquiétudes suscitées par la situation des ressortissants nigérians vivant au Niger, les autorités diplomatiques des deux pays ont tenu une réunion de concertation à Niamey. Environ 1 300 réfugiés nigérians installés dans la capitale nigérienne étaient au centre des échanges.
Une rencontre diplomatique pour clarifier la situation
Le ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a reçu mardi une délégation de l’ambassade du Nigeria au Niger. La mission était conduite par le chargé d’affaires, Abubakar Musa. Par ailleurs, les discussions ont principalement porté sur les conditions de vie et la prise en charge des réfugiés nigérians présents à Niamey.
Selon la diplomatie nigérienne, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des mécanismes de coopération bilatérale entre Niamey et Abuja. Elle visait également à apporter des clarifications face à des informations jugées infondées, largement relayées sur les réseaux sociaux, concernant le sort réservé à ces réfugiés.
Une coordination avec les partenaires humanitaires
Les autorités nigériennes ont tenu à rassurer sur la gestion de cette situation humanitaire sensible. Elles affirment travailler en étroite collaboration avec l’ambassade du Nigeria et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de limiter l’impact de cette crise sur les personnes concernées, tout en reconnaissant la dimension humaine et complexe du dossier.
De son côté, la représentation diplomatique nigériane a assuré que le gouvernement fédéral avait déjà pris des dispositions pour garantir la sécurité et l’assistance des réfugiés. Par ailleurs, l’OIM, en coordination avec les autorités nigériennes, accompagne la mise en œuvre de ces mesures.
Cette rencontre illustre la volonté des deux pays voisins de privilégier le dialogue et la coopération face aux défis humanitaires, dans un contexte régional marqué par des déplacements de populations et une forte sensibilité de l’opinion publique.
Niamey, 14 janvier 2026 —Le siège du ministère des Affaires étrangères à Niamey a été le théâtre d’une rencontre diplomatique de haut niveau. Le chef de la diplomatie nigérienne, Son Excellence Bakary Yaou Sangaré, a reçu l’ambassadeur de la République de Türkiye, accompagné d’une délégation comprenant notamment un représentant du ministère turc de l’Énergie et des Ressources naturelles.
Cette audience s’inscrit dans la dynamique de diversification des partenariats du Niger. Elle illustre la volonté des deux pays de consolider leurs relations bilatérales, conformément à l’orientation donnée par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui place la souveraineté nationale et la valorisation des ressources naturelles au cœur de sa vision.
Les discussions ont porté sur le développement de nouveaux projets miniers, considérés comme un levier majeur de croissance économique et de création d’emplois. Les deux parties ont souligné l’importance d’un partenariat fondé sur le respect mutuel, le transfert de compétences et une coopération durable.
Au-delà des projets miniers, cette rencontre traduit une ambition partagée : hisser la coopération nigéro-turque à un niveau supérieur. En plus, les autorités des deux pays entendent bâtir une relation pragmatique et équilibrée, capable de générer des bénéfices concrets pour leurs populations.
Une amitié en construction
En accueillant cette délégation turque, Niamey confirme son ouverture à des alliances stratégiques diversifiées. Pour Ankara, cette coopération représente une opportunité d’élargir sa présence en Afrique de l’Ouest, tandis que le Niger y voit un moyen de renforcer son développement économique et technique.
Cette audience marque ainsi une étape supplémentaire dans le rapprochement entre le Niger et la Türkiye, avec la promesse d’un avenir diplomatique et économique plus dense, au service du progrès et de l’amitié entre les deux nations.
Niamey, 14 janvier 2026 — Le palais du ministère des Affaires étrangères a pris aujourd’hui des airs de carrefour du monde. Dans une atmosphère solennelle, Son Excellence Bakary Yaou Sangaré, chef de la diplomatie nigérienne, a reçu les copies figurées des lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs. Cette cérémonie marque le début officiel de leur mission au Niger et illustre aussi la vitalité des relations extérieures du pays.
Un horizon diplomatique diversifié : de l’Asie à l’Europe
L’audience de ce jour a officialisé la présence de représentants venus de trois continents, preuve de l’ambition du Niger de diversifier ses partenariats stratégiques.
Ainsi, les nouveaux visages de la diplomatie à Niamey sont :
SEM Bambang Suharto, représentant la République d’Indonésie ;
SEM Thirapath Mongkolnavin, pour le Royaume de Thaïlande ;
SEM Paulo Jorge Adao Martins dos Santos, au nom de la République portugaise.
Ces trois ambassadeurs exerceront leurs fonctions avec résidence à Abuja (Nigeria). Par ailleurs, le déploiement se poursuit avec :
SEM Wolfgang Spadinger, Ambassadeur de la République d’Autriche (résidant à Alger) ;
SEM Jama Hassan Khalif, représentant la République fédérale de Somalie (résidant à Juba).
Souveraineté et respect mutuel : les nouveaux piliers du Niger
Au-delà du protocole, le ministre Bakary Yaou Sangaré a profité de cette tribune pour fixer le cap de la nouvelle diplomatie nigérienne. En souhaitant la bienvenue à ses hôtes, il a aussi réaffirmé la ligne directrice des autorités de la transition : renforcer les liens d’amitié sur la base d’un partenariat pragmatique.
Deux valeurs cardinales ont été mises en avant : le respect mutuel et la souveraineté. Pour le Niger, il ne s’agit plus seulement de recevoir des ambassadeurs, mais de bâtir des ponts solides qui respectent les choix stratégiques du peuple nigérien tout en ouvrant de nouvelles opportunités de coopération économique et technique.
Le dépôt des copies figurées constitue l’acte symbolique qui précède la présentation officielle des lettres de créance au Chef de l’État. Par ailleurs, cette étape permet aux nouveaux ambassadeurs de commencer à nouer des contacts opérationnels avec l’administration nigérienne.
Qu’il s’agisse des échanges agricoles et technologiques avec l’Indonésie et la Thaïlande, des investissements avec le Portugal et l’Autriche, ou encore de la solidarité africaine avec la Somalie, le Niger confirme qu’il reste en effet un acteur incontournable et ouvert sur l’échiquier mondial.
En accueillant cinq diplomates en une seule journée, Niamey démontre aussi son dynamisme et sa volonté de dialoguer avec tous, dans le respect de l’intérêt national.
Bamako, le 22 décembre 2025 –Le cœur du Sahel bat désormais au rythme de la Confédération. Ce lundi 22 décembre, le Président de la République du Niger, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a rallié Bamako pour un rendez-vous diplomatique de premier plan. Accueilli avec les plus grands honneurs, il participe à la 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), un sommet décisif pour l’avenir de la région.
2ᵉ Sommet de l’AES : un accueil fraternel sous le signe de l’Alliance
C’est à bord de l’avion présidentiel, le Mont Gréboun, que le Chef de l’État nigérien a atterri sur le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako. Lors de sa descente d’avion, le Général Tiani a été reçu avec une chaleur particulière par son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta.
Au-delà du protocole militaire et diplomatique, l’atmosphère était empreinte d’une profonde fraternité. Les membres du gouvernement malien, les corps constitués, ainsi que le personnel de l’ambassade du Niger et une forte délégation de la communauté nigérienne vivante au Mali, étaient présents pour témoigner de la solidarité indéfectible qui unit désormais les deux nations.
Le Collège des Chefs d’État : L’heure des décisions stratégiques
Cette 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État, qui se tient du 22 au 23 décembre 2025, marque une étape charnière dans l’institutionnalisation de la Confédération. Aux côtés du Général Assimi Goïta et du Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, le Général Tiani s’apprête à valider des orientations cruciales.
Les discussions porteront sur la mise en œuvre des politiques communes en matière de défense, de diplomatie et de développement économique. L’objectif est clair : transformer l’élan de solidarité initial en une structure de gouvernance solide, capable de répondre aux aspirations de sécurité et de prospérité des peuples sahéliens.
2ᵉ Sommet de l’AES : souveraineté et action commune
par ailleurs, cette visite ne se limite pas à une simple rencontre diplomatique ; elle incarne la dynamique de consolidation de l’unité et de la souveraineté. En s’affranchissant des schémas classiques, les trois dirigeants de l’AES réaffirment leur volonté de prendre en main le destin de leur espace géographique.
L’enjeu est de taille : démontrer que l’action commune, portée par une vision endogène, est le levier le plus puissant pour faire face aux défis sécuritaires et aux pressions internationales. Pour les populations du Niger, du Mali et du Burkina Faso, ce sommet de Bamako est également porteur d’un immense espoir de paix et d’indépendance réelle.
Enfin, le passage du Mont Gréboun dans le ciel malien symbolise une diplomatie nigérienne décomplexée et résolument tournée vers ses voisins naturels. Les conclusions de ce sommet, attendues pour demain, devraient poser les nouveaux jalons d’un Sahel uni, fort et souverain.
Niamey, 9 décembre 2025 – Le général Mohamed Toumba, ministre d’État à l’Intérieur, à la Sécurité publique et à l’Administration du territoire du Niger, a reçu ce mardi en fin de matinée le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Maroc, M. Jaafar Debbarh.
L’entretien, qui s’est déroulé au ministère de l’Intérieur, a permis aux deux hommes de passer en revue l’ensemble des volets de la coopération bilatérale entre Niamey et Rabat, avec une attention particulière portée à sa relance après plusieurs années de relative discrétion.
Selon des sources proches du dossier, les discussions ont surtout tourné autour du renforcement des échanges dans deux secteurs jugés prioritaires : la sécurité intérieure et la formation professionnelle des cadres nigériens.
Le Niger, confronté à la menace terroriste persistante dans la région des trois frontières et à la nécessité de moderniser ses forces de sécurité, voit dans l’expérience marocaine (notamment en matière de lutte antiterroriste, de renseignement et de police de proximité) un partenariat stratégique.
Rabat, de son côté, cherche à consolider son retour diplomatique et économique en Afrique subsaharienne, particulièrement auprès des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Le Maroc et l’AES : consolider le partenariat
À l’issue de la rencontre, plusieurs observateurs estiment qu’elle préfigure la signature prochaine d’accords concrets, notamment pour la formation de policiers et de gendarmes nigériens au Maroc et pour des échanges d’expertise sur la gestion des crises sécuritaires.
Finalement, ce rapprochement Niamey-Rabat s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification des partenariats du Niger depuis la prise de pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Cette dynamique est marquée par un éloignement progressif des partenaires occidentaux traditionnels et une ouverture renforcée vers le Maghreb, la Russie et la Turquie.
Niamey, 4 décembre 2025 – Ce matin, dans les salons du ministère de l’Intérieur, le Général de Division Mohamed Toumba, Ministre d’État chargé de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, a reçu l’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Niger, Son Excellence Ali Tiztak, à la tête d’une délégation de haut niveau.
Le Niger et l’Iran : un agenda opérationnel pour le renforcement de la sécurité
Au-delà des politesses d’usage, l’entretien a rapidement pris une tournure opérationnelle : les deux parties ont passé en revue les moyens concrets de faire monter d’un cran la coopération bilatérale, avec un accent très net sur le renforcement de la sécurité nationale du Niger.
Selon des sources proches du dossier, les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques :
Échanges d’expertise et formation des forces nigériennes dans des domaines sensibles (renseignement, lutte anti-drones, cybersécurité) ;
Possibilité de livraisons de matériels de surveillance et de défense adaptés au contexte sahélien ;
Partage d’expérience iranienne en matière de sécurisation des vastes zones désertiques et de protection des frontières poreuses.
Une diversification stratégique des alliances
« Le Niger fait face à des menaces multiples et sophistiquées. Nous ne nous interdisons aucun partenariat utile dès lors qu’il sert la protection de nos populations et la souveraineté de notre pays », a sobrement commenté un proche collaborateur du ministre à la sortie de la rencontre.
Côté iranien, l’ambassadeur Tiztak a réaffirmé la disponibilité de Téhéran à accompagner Niamey « dans tous les domaines où notre expérience peut être bénéfique », soulignant que la sécurité du Niger est aussi celle de la région tout entière. En effet, l’Iran est notamment réputé pour son expertise en matière de technologie de drones et de résilience militaire face aux pressions extérieures.
Le nouveau pragmatisme nigérien
Cette visite intervient dans un contexte où le Niger, après la rupture avec certains partenaires occidentaux traditionnels, multiplie les coopérations « Sud-Sud » et diversifie ses alliances sécuritaires. C’est ainsi que la Russie, la Turquie et désormais l’Iran figurent parmi les nouveaux acteurs avec lesquels Niamey construit des relations pragmatiques, centrées sur l’efficacité et la rapidité de réponse.
En somme , les deux délégations se sont séparées avec la promesse de « concrétiser très rapidement » les pistes évoquées. Pour les Nigériens qui vivent au quotidien la menace terroriste dans le Tillabéri, le Diffa ou l’Agadez, cette nouvelle ouverture vers Téhéran est avant tout perçue comme un message clair : l’État est prêt à frapper à toutes les portes pour ramener la paix sur son sol. Par conséquent, quand il s’agit de protéger le pays, il n’y a plus de tabou.
À Niamey, le ministre Bakary Yaou Sangaré a reçu les représentants de l’Allemagne, de l’OMS et de la BAD lors d’une cérémonie protocolaire stratégique. Ces accréditations, dans un contexte de transition politique, ouvrent la voie à des partenariats renforcés en santé, développement durable et sécurité économique, consolidant ainsi la place du Niger sur la scène internationale.
Niamey, 12 novembre 2025 –Niamey consolide ses alliances globales à travers une cérémonie protocolaire marquante. En effet, ce mercredi, le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a officiellement reçu les représentants de l’Allemagne, de l’OMS et de la BAD. Ces échanges symboliques, au cœur de la transition politique nigérienne, ouvrent la voie à des partenariats renforcés en matière de santé, de développement et de sécurité économique.
Accueille des représentants : Un geste protocolaire pour des collaborations durables
Dans l’enceinte solennelle du ministère, Bakary Yaou Sangaré a salué l’arrivée de ces émissaires comme un pas décisif vers une coopération accrue. Présentée comme un rituel diplomatique essentiel, cette remise de copies figurées des lettres de créance scelle l’engagement mutuel entre le Niger et ces institutions internationales.
« Ces nominations interviennent à un moment clé pour notre souveraineté et notre relance économique », a déclaré le ministre, soulignant l’importance de ces liens dans un contexte sahélien volatil.
L’Allemagne au Niger : un partenariat stratégique à Niamey
Premier à déposer ses accréditations, Son Excellence Timo Goosmann, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne, dont la résidence est établie à Niamey. Par ailleurs, ce diplomate expérimenté arrive avec une feuille de route axée sur le soutien au développement durable et à la gouvernance locale. Berlin, fidèle allié du Niger, pourrait aussi intensifier ses aides en énergie renouvelable et formation professionnelle, des secteurs cruciaux pour atténuer les défis climatiques et migratoires dans la région.
OMS et BAD : des représentants experts au service de la santé et du progrès économique
La délégation s’est poursuivie avec le Dr Nikiéma Jean-Baptiste, nouveau représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Niger. Sa nomination renforce aussi les efforts de Niamey contre les épidémies et pour un système de santé résilient, notamment via des programmes de vaccination et de surveillance épidémiologique.
Parallèlement, Mamadou Tangara, en tant que responsable pays de la Banque Africaine de Développement (BAD), apporte son expertise pour financer des infrastructures vitales comme les routes et l’irrigation, en phase avec les priorités de croissance inclusive définies par le gouvernement.
Ces nominations, au-delà de leur portée sectorielle, traduisent également une volonté commune d’ancrer le Niger dans une dynamique internationale.
Perspectives : un Niger connecté au monde pour un avenir stable
Par ailleurs, ces accréditations ne sont pas de simples formalités : elles pavent la voie à des projets concrets, de l’aide humanitaire à l’investissement vert, dans un Niger en pleine refondation. Avec ces acteurs clés, Niamey pourraient accélérer des initiatives transfrontalières, boostant la stabilité ouest-africaine.
Ces alliances, fondées sur la confiance et l’action, positionnent le Niger comme un acteur engagé pour un Sahel résilient et solidaire.
À N’Djamena, les ambassadeurs du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont tenu une session de travail stratégique pour renforcer la coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel. Objectif : mutualiser les efforts face aux défis sécuritaires et poser les jalons d’une intégration régionale plus résiliente.
N’Djamena, 5 novembre 2025 — Dans un Sahel en proie à des turbulences persistantes, les diplomates des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont tenu, mardi 4 novembre, une session de travail stratégique au cœur de N’Djamena. Accueillie par l’ambassadeur du Niger, Mohamed Anacko, cette rencontre a réuni ses homologues du Mali et du Burkina Faso, dans une atmosphère empreinte de fraternité et de détermination.
Autour de la table : Barama Boubacar, représentant malien accrédité au Tchad, et Pierre Sawadogo, chargé d’affaires burkinabè. Ensemble, ils ont exploré des pistes concrètes pour renforcer les liens bilatéraux et trilatéraux, optimiser les canaux diplomatiques et consolider la synergie au sein de l’AES – c’est-à-dire cette coalition née en septembre 2023 dans le sillage des tensions avec la CEDEAO.
Une alliance forgée dans l’adversité
Issue de la convergence des juntes militaires au pouvoir à Bamako, Niamey et Ouagadougou, l’AES s’affirme comme un rempart régional face aux menaces jihadistes. En effet, les récentes offensives du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) au Mali, qui frôlent désormais la capitale, rappellent l’urgence d’une réponse coordonnée.
« Ces rencontres ne sont pas de pure forme ; elles sont au contraire le ciment d’une réponse collective aux vents contraires qui balaient nos frontières », confie une source proche des délégations, évoquant notamment des stratégies de mutualisation en matière de renseignement et d’infrastructures vitales.
N’Djamena, carrefour diplomatique et allié stratégique
Au-delà des échanges, cette initiative diplomatique illustre la maturité croissante de l’alliance. Dans un contexte marqué par les déplacements forcés et les blocus logistiques – comme ceux qui paralysent certaines routes maliennes –, les ambassadeurs rappellent que la souveraineté ne se bâtit pas en vase clos.
Par conséquent, l’objectif est clair : transformer les vulnérabilités en leviers de progrès. Agriculture résiliente, éducation inclusive, sécurité partagée… autant de chantiers que les États sahéliens entendent mener de concert, tout en tissant des solidarités régionales durables.
Vers une intégration plus ambitieuse
Finalement, cette dynamique esquisse les contours de futurs sommets plus structurants, où l’AES pourrait franchir le cap de la coordination pour embrasser une véritable intégration régionale.
Dans un Sahel en quête de stabilité, les gestes posés à N’Djamena résonnent comme une promesse d’unité, à l’image d’une lueur persistante dans l’obscurité des incertitudes.
Reste à savoir si cette impulsion diplomatique parviendra à éclairer les terres éprouvées, des urnes aux sillons, là où se joue l’avenir des peuples sahéliens.
À Niamey, le ministre Bakary Yaou Sangaré a reçu Oumar Mamadou Ba, nouveau directeur de l’EAMAC. Cette rencontre marque le début d’une coopération renforcée autour des enjeux climatiques et aériens au Sahel.
Niamey, 23 octobre 2025 – Dans les salons du ministère des Affaires étrangères, une rencontre officielle a marqué, hier, une avancée significative dans la coopération régionale. Le ministre Bakary Yaou Sangaré a reçu M. Oumar Mamadou Ba, nouveau directeur de l’École Africaine de la Météorologie et de l’Aviation Civile (EAMAC). En effet, cette visite, empreinte de solennité, dépasse le cadre protocolaire : elle ouvre la voie à un renforcement stratégique des relations entre le Niger et cette institution panafricaine, établie à Niamey depuis 1964.
Une prise de fonctions placée sous le signe de la diplomatie
Dans un climat de discrétion et de respect mutuel, M. Oumar Mamadou Ba, expert reconnu dans les domaines de la météorologie et de l’aviation civile, a officiellement remis sa lettre de prise de fonctions au ministre nigérien. Ce geste, hautement symbolique, consacre l’entrée en fonction d’un dirigeant appelé à impulser une nouvelle dynamique à l’EAMAC. En tant qu’établissement de référence, l’école joue un rôle essentiel dans la formation des cadres africains en prévision climatique et en gestion du trafic aérien — deux secteurs clés pour un continent confronté à des défis environnementaux et logistiques majeurs.
Le Niger et l’EAMAC : vers une coopération technique renforcée
Au cours de l’entretien, les deux responsables ont identifié plusieurs axes de collaboration. Il a notamment été question de renforcer la formation des experts nigériens, de développer les échanges de données météorologiques en temps réel, et de mettre en œuvre des projets conjoints en matière de résilience climatique. Ces échanges ont également permis de réaffirmer une ambition commune : positionner l’EAMAC comme un acteur central du développement durable régional.
« C’est l’occasion de multiplier les synergies avec nos voisins du continent », a confié une source proche des discussions, soulignant également les perspectives de coopération en matière de sécurité aérienne — un enjeu crucial dans un Sahel exposé aux aléas climatiques, notamment les tempêtes de sable.
Une vision panafricaine portée par le Niger
Par ailleurs, cette audience s’inscrit dans une dynamique plus large portée par les autorités nigériennes. Fidèle à sa vocation panafricaine, Niamey intensifie ses partenariats avec les institutions spécialisées de l’Union africaine, dans une logique de coopération technique et stratégique. L’EAMAC, en tant que centre régional de formation et d’expertise, incarne pleinement cette ambition. Elle joue un rôle déterminant dans la prévention des risques environnementaux et la modernisation des infrastructures aériennes — deux priorités majeures pour le Niger.
Le ministre Bakary Yaou Sangaré, reconnu pour son engagement en faveur des partenariats sud-sud, a salué cette nomination comme une opportunité de renforcer davantage les relations entre le Niger et l’institution. Il a également réaffirmé le soutien de son département à l’EAMAC, notamment dans la mise en œuvre de ses missions de formation, d’innovation et de coopération régionale.
À l’issue de cette rencontre, M. Oumar Mamadou Ba se voit confier une mission stratégique : positionner l’EAMAC comme un centre d’excellence et d’innovation au service des enjeux climatiques et aéronautiques du continent. Ainsi, les prochaines étapes, qu’elles relèvent de l’organisation interne ou de la coopération régionale, permettront d’évaluer concrètement la portée des engagements formulés.
À Niamey, cette audience pourrait bien constituer le socle d’une nouvelle dynamique, dans laquelle le Niger, terre d’ancrage de l’EAMAC, ambitionne de consolider son rôle de référence en matière de gouvernance climatique et de modernisation des infrastructures aériennes en Afrique.
À Niamey, le ministre Bakary Yaou Sangaré a reçu Alhassan Cissé, nouveau représentant de la FAO au Niger. Ensemble, ils ont posé les bases d’une coopération renforcée pour lutter contre l’insécurité alimentaire et soutenir les filières agricoles locales.
Niamey, 23 octobre 2025 – Niamey, 23 octobre 2025 – Au cœur des enjeux alimentaires qui agitent le Sahel, une prise de contact diplomatique ouvre la voie à de nouvelles impulsions. En effet, le mercredi 22 octobre, dès les premières heures du jour, le ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a reçu Alhassan Cissé, tout juste investi comme Représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) au Niger. Cette audience, à la fois sobre et solennelle, marque le début d’un partenariat renforcé face aux défis cruciaux de la sécurité alimentaire.
Une entrée en fonction marquée par le dialogue
Dans l’intimité du cabinet ministériel, entouré de ses conseillers le chef de la diplomatie a accueilli le diplomate onusien avec les honneurs dus à son rang. Alhassan Cissé, fort d’une expertise pointue en développement rural, a remis ses accréditations officielles, scellant ainsi son intronisation à la tête du bureau FAO de Niamey. Toutefois, ces formalités protocolaires n’ont été que le prélude à un dialogue franc et constructif, centré sur le renforcement des liens entre le gouvernement nigérien et l’agence onusienne.
Le Niger et la FAO : vers une coopération plus offensive
En outre, les discussions ont dérivé vers l’essentiel : comment conjuguer les forces pour bâtir une alliance plus offensive et plus opérationnelle ? Les deux diplomates ont réaffirmé leur attachement à une collaboration fluide, imprégnée de réciprocité et respectueuse de l’autonomie du pays hôte.
« C’est une page blanche à écrire ensemble, pour un impact tangible sur le terrain », pourrait-on résumer l’esprit des échanges, où la confiance s’est transformée en engagement ferme.
Du soutien aux filières agricoles locales aux initiatives contre la désertification, les pistes évoquées visent à ancrer des projets concrets, alignés sur les priorités nationales. Par ailleurs, cette entrevue s’inscrit pleinement dans la feuille de route tracée par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani. Elle incarne aussi une offensive diplomatique assumée, visant à raffermir les alliances avec les acteurs internationaux, au service d’un progrès humain inclusif et durable.
La FAO, un partenaire stratégique pour le Niger
Dans un Niger confronté aux aléas climatiques et aux tensions géopolitiques, qui pèsent lourdement sur les assiettes des 27 millions d’habitants, la FAO émerge comme un allié de poids. Ses programmes touchent déjà des milliers de fermiers, notamment à travers des formations en irrigation résiliente, des techniques agricoles adaptées et des alertes précoces sur les invasions acridiennes.
À l’issue de cette rencontre matinale, l’atmosphère laissait transparaître un optimisme prudent. Bakary Yaou Sangaré et son hôte ont esquissé les contours d’un avenir où le Niger, terre de défis climatiques mais riche en potentiels agricoles, pourrait pleinement capitaliser sur l’expertise internationale. Désormais, les prochaines étapes — qu’elles soient actées dans les documents officiels ou concrétisées sur le terrain — mettront à l’épreuve la sincérité des engagements formulés.
En attendant, cette entrevue diplomatique rappelle que dans la mécanique subtile des partenariats, chaque initiative compte pour bâtir un futur nourricier. Et dans cette chorégraphie internationale, le Niger affirme sa volonté de jouer un rôle structurant, avec méthode, ambition et vision.
À Niamey, le ministre Bakary Yaou Sangaré et la cheffe de bureau de l’OIM, Ana Fonseca, ont scellé une alliance stratégique pour une gouvernance migratoire plus humaine et plus efficace. Une coopération renforcée face aux défis du Sahel.
Niamey, 23 octobre 2025 –Dans les coulisses diplomatiques où se dessinent les trajectoires des mouvements humains, une entrevue matinale a ravivé les flammes d’une collaboration essentielle. En effet, le mercredi 22 octobre, le ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a reçu Ana Fonseca, récemment nommée cheffe de bureau de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Niger. À l’occasion de la remise de ses accréditations officielles, la responsable onusienne a ouvert un nouveau chapitre de dialogue stratégique, placé sous le regard attentif d’une équipe ministérielle resserrée.
Très vite, l’atmosphère feutrée et protocolaire a laissé place à des engagements concrets. Dans un salon orné des emblèmes nationaux et internationaux, les deux personnalités ont scellé un pacte clair : intensifier les liens opérationnels entre l’agence migratoire mondiale et les autorités nigériennes. De ce fait, les échanges ont porté sur des enjeux cruciaux, allant de la lutte contre les filières de passeurs aux programmes d’intégration pour les rapatriés. En ce sens, les idées ont circulé avec vigueur, dessinant les contours d’un filet de sécurité plus robuste.
« C’est une convergence de vues qui va au-delà des protocoles », confie un observateur présent, soulignant comment cette prise de contact pourrait impulser des initiatives concrètes sur le terrain — des camps de transit aux campagnes de sensibilisation.
Une diplomatie alignée sur les priorités nationales
Par ailleurs, cette séquence diplomatique s’inscrit pleinement dans la stratégie impulsée par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani. Elle incarne une volonté affirmée de tisser des partenariats solides avec les soutiens étrangers, tout en préservant l’indépendance nationale. En plus, l’objectif est double : forger une approche migratoire fondée sur l’équité et la pérennité, et répondre aux urgences humanitaires sans renoncer à la souveraineté.
Concrètement, il s’agit d’aider les déracinés à reconstruire leur vie, de sécuriser les frontières sans brutalité, et de transformer les défis migratoires en opportunités pour les communautés locales. Dans un Sahel fragilisé, où les sécheresses et les conflits poussent des milliers de personnes vers l’inconnu, l’OIM — avec ses radars sur les routes du désert — s’impose comme un acteur incontournable pour le Niger, véritable hub migratoire de la région.
Le Niger et l’OIM : une dynamique en marche, des chantiers à venir
Entouré de ses collaborateurs les plus chevronnés, Bakary Yaou Sangaré a multiplié les signes d’une dynamique en pleine consolidation. Dès les premiers échanges, le ton était donné : celui d’un engagement résolu en faveur d’une gouvernance migratoire plus humaine et plus concertée. À l’issue de cette heure de pourparlers, l’atmosphère vibrait d’une énergie palpable : celle d’un pays qui refuse la fatalité des exodes et qui, au contraire, revendique une approche partagée, fondée sur la coopération, la dignité et la responsabilité.
Dans cette optique, les chantiers à venir s’annoncent nombreux et structurants : formations ciblées pour les agents frontaliers, appui renforcé aux retours volontaires, amélioration des mécanismes d’accueil et de réinsertion. D’ailleurs, ces défis mettront à l’épreuve la solidité des engagements pris et la capacité des parties prenantes à traduire les intentions en résultats tangibles.
En attendant, à Niamey, cette rencontre diplomatique résonne comme un signal fort : la migration, ce fleuve parfois tumultueux, peut être canalisée avec humanité, lucidité et vision stratégique. Plus largement, pour le Niger comme pour ses partenaires, l’heure n’est plus aux constats, mais à l’action concertée.
Niamey, 10 octobre 2025 –Dans un geste symbolique soulignant le rôle pivotal de la diplomatie, le chef de la diplomatie nigérienne, Son Excellence M. Bakary Yaou Sangaré, a présidé jeudi une cérémonie solennelle au sein de son secrétariat. L’occasion était la remise formelle des copies figurées des lettres de créance de deux émissaires de haut niveau, chargés de représenter leurs nations auprès des autorités de la République du Niger.
L’accréditation des nouveaux représentants diplomatiques
Ces représentants distingués, investis de la pleine autorité de leurs États respectifs, sont :
Son Excellence M. Mohamed Abdelaziz Moneer, ambassadeur de la République arabe d’Égypte auprès du Niger, basé à Niamey.
Son Excellence M. Jarr Inalla, ambassadeur de la République islamique de Mauritanie auprès du Niger, lui aussi installé dans la capitale.
Cette étape protocolaire incarne l’essence même de la diplomatie moderne : un pont vivant entre les peuples, favorisant ainsi les échanges culturels, économiques et sécuritaires. Par ailleurs, En recevant ces émissaires, le Niger réaffirme son engagement ferme envers une politique extérieure ouverte et constructive, alignée sur la vision stratégique du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Lors de cet échange empreint de courtoisie, M. Sangaré a exprimé un accueil chaleureux à ces nouveaux acteurs de la scène internationale. Il a par ailleurs souligné l’ouverture totale des institutions nigériennes à une collaboration fructueuse, dans le but d’approfondir les partenariats bilatéraux fondés sur la confiance mutuelle, l’entraide et le progrès partagé.
En effet, une telle démarche n’est pas anodine : elle illustre comment, dans un contexte géopolitique complexe, la diplomatie agit comme un levier essentiel pour la stabilité régionale et le développement durable, transformant les défis en opportunités collectives.
Le Niger, pivot d’alliances au service de la stabilité régionale
En définitive, cet événement marque un jalon prometteur pour les relations entre le Niger, l’Égypte et la Mauritanie, nations unies par des affinités historiques et des intérêts communs. À travers ces gestes diplomatiques, le Niger démontre une fois de plus sa vocation de pivot ouest-africain, dédié à tisser des alliances solides qui profitent à l’ensemble de la communauté internationale.
À Dakar, lors du Forum Invest in Senegal, le Premier Ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine a présenté la vision stratégique du Niger en matière de développement agricole et d’intégration régionale.
Dakar, 8 octobre 2025 – Lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Forum Invest in Senegal, placée sous le thème « Connecter les opportunités, bâtir l’avenir », tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf, le Premier Ministre nigérien, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, en charge de l’Économie et des Finances, a prononcé une allocution soulignant les avancées stratégiques du Niger en matière de développement agricole et d’intégration régionale.
Forum de Dakar : l’agriculture, un levier majeur de croissance
Dans son intervention, M. Zeine a mis en lumière le potentiel inexploité du secteur agricole, affirmant que des réformes substantielles ont été engagées pour en faire un levier majeur de croissance. Parmi ces mesures figurent la révision du cadre légal et du Code des investissements, lesquels offrent désormais des incitations attractives aux investisseurs, garantissant ainsi la viabilité et la rentabilité de leurs engagements. « L’agriculture et le développement agricole dans son ensemble recèlent d’immenses opportunités », a-t-il déclaré, invitant les acteurs économiques à explorer ces voies prometteuses au Niger.
La Confédération des États du Sahel : un choix d’autonomie
De plus, le Premier Ministre a également évoqué la création de la Confédération des États du Sahel, en partenariat avec le Mali et le Burkina Faso, comme une initiative fondée sur une aspiration collective à l’autonomie. Loin de signifier un repli isolationniste, cette alliance repose sur une volonté résolue de rompre avec les chaînes de dépendance historiques afin de valoriser les ressources naturelles abondantes dont le continent a été doté.
« C’est une décision issue de la conviction profonde d’un peuple déterminé à s’émanciper, et l’Afrique tout entière devrait suivre cette voie pour assurer son autosuffisance », a-t-il ajouté, tout en réaffirmant l’ouverture du Niger aux investisseurs internationaux, sous réserve d’un partenariat équitable et durable. Car, selon lui, les États africains ont tourné la page de l’exploitation unilatérale, où l’on prélevait leurs ressources sans contrepartie.
Poursuite d’une diplomatie d’investissement
En conclusion, cette prise de parole s’inscrit dans le cadre plus large des efforts diplomatiques du Niger pour promouvoir une coopération sud-sud dynamique et inclusive. Elle reflète, par conséquent, la vision de refondation nationale impulsée par les autorités, laquelle place l’investissement productif et la souveraineté économique au cœur des priorités. À travers de telles plateformes internationales, le Niger réaffirme son rôle de partenaire fiable dans la construction d’une Afrique prospère et unie.
Entre réformes incitatives, appel à l’investissement équitable et promotion de la Confédération des États du Sahel, l’allocution de M. Zeine a réaffirmé l’engagement du Niger pour une Afrique souveraine, productive et solidaire. Une diplomatie économique résolument tournée vers l’avenir.
À Dakar, en marge du Forum Invest in Senegal, le Premier Ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine a été reçu par le Président Bassirou Diomaye Faye pour une audience bilatérale stratégique. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement commun pour une coopération économique durable, fondée sur la souveraineté régionale, l’innovation et l’intégration panafricaine.
Dakar, 8 octobre 2025 –En marge de la deuxième édition du Forum Invest in Senegal (FII Sénégal), le Premier Ministre nigérien, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, également en charge de l’Économie et des Finances, a été reçu en audience par Son Excellence M. Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal. Cette entrevue, tenue dans un climat de fraternité et de dialogue constructif, a permis d’approfondir les liens bilatéraux entre les deux nations.
De plus, à cette occasion, plusieurs éminentes personnalités ont pris part aux échanges, notamment : M. Paul Mashatile, Vice-Président de la République d’Afrique du Sud ; M. Rimtalba Jean Ouédraogo, Premier Ministre du Burkina Faso ; M. Khalid Al Falih, Ministre de l’Investissement du Royaume d’Arabie Saoudite ; M. Nasser Bourita, Ministre des Affaires Étrangères du Royaume du Maroc ; et M. Wamkele Mene, Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Par ailleurs, ces discussions ont porté sur les principaux enjeux et perspectives qui façonnent le destin de nos États, en mettant l’accent sur les voies de collaboration pour un essor collectif. À ce titre, cette rencontre marquée par la présence de hauts responsables africains et internationaux, confirme l’émergence d’une Afrique résolue à bâtir son avenir.
En effet, ces entretiens ont constitué une opportunité privilégiée pour consolider les relations diplomatiques et intensifier la coopération économique, au bénéfice d’un développement mutuel et durable. Ils s’inscrivent pleinement dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, qui place au premier plan la souveraineté économique, l’innovation technologique et la solidarité panafricaine – des principes partagés par le Niger et les États membres de la Confédération des États du Sahel, dans leur quête d’une intégration régionale accrue.
Dès lors, le Forum Invest in Senegal émerge comme un espace de concertation stratégique et de haut niveau, où se dessine progressivement le portrait d’une Afrique résolue, dynamique et tournée vers l’avenir. À travers de telles plateformes, les leaders continentaux réaffirment leur volonté commune de transformer les défis en leviers de progrès, au service de la prospérité partagée et de la stabilité régionale.
En outre , les autorités nigériennes, fidèles à leur engagement pour une diplomatie active et inclusive, poursuivront ces initiatives pour élargir les horizons de partenariat, alignées sur les objectifs nationaux de refondation économique et sociale.
Niger et Sénégal : l’avenir de l’intégration se dessine à Dakar
En conclusion, l’audience accordée au Premier Ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine par le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, en marge du FII Sénégal, marque un tournant décisif pour la diplomatie ouest-africaine. L’alignement des principes de souveraineté économique et de solidarité panafricaine, chers aux deux nations, sert de fondation à une coopération bilatérale renforcée.
Plus largement, la présence d’une telle constellation de leaders africains et internationaux au Forum Invest in Senegal confirme la montée en puissance de l’Afrique comme pôle d’attraction des investissements, avec le Sénégal et le Niger comme piliers stratégiques. Ces échanges au sommet ouvrent aussi la voie à une accélération de la ZLECAf et à une intégration régionale plus pragmatique et résiliente.
Finalement, les regards se tournent vers la mise en œuvre concrète des engagements. Le succès de cette diplomatie active se mesurera à sa capacité à transformer ces discussions fructueuses en prospérité partagée et en stabilité durable pour l’ensemble du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.
Le Premier Ministre Nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine et son Homologue Sénégalais Ousmane Sonko Scellent une Nouvelle Dynamique Régionale à Dakar, à l’Occasion du Forum Invest in Sénégal.
Dakar, 7 octobre 2025 – Dans l’optique de sceller une nouvelle ère de coopération économique régionale, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, est arrivé à Dakar hier, 6 octobre 2025, pour une visite de travail axée sur la participation au Forum Invest in Sénégal (Fii Sénégal), qui se tient les 7 et 8 octobre dans la capitale sénégalaise. Dès son arrivée à l’aéroport international Blaise Diagne, son homologue, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, l’a accueilli, accompagné de plusieurs membres du gouvernement – une rencontre qui symbolise une solide réaffirmation de la solidarité post-reconfigurations régionales.
De fait, ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de renforcement bilatéral entre Niamey et Dakar, deux capitales qui misent sur une coopération renouvelée autour d’objectifs clés : souveraineté économique, solidarité africaine et prospérité partagée. C’est pourquoi, après des mois de tensions diplomatiques en Afrique de l’Ouest (notamment les frictions avec la CEDEAO et les bouleversements politiques au Sahel), cette rencontre entre Zeine et Sonko incarne le retour à une convergence continentale focalisée sur les intérêts économiques et stratégiques.
Le Fii Sénégal, qui porte le thème « Investir dans l’Afrique de la transformation », accueillera des débats majeurs : chefs d’État, investisseurs internationaux, bailleurs de fonds et dirigeants du secteur privé s’y réuniront pour évaluer les opportunités d’affaires sur le continent.
Pour sa part, le Niger met en avant ses atouts stratégiques, à savoir :
Modernisation des infrastructures.
Développement accru de l’énergie verte.
Agriculture résiliente.
Richesse minière (uranium et or).
En conséquence, ces secteurs sont jugés essentiels pour la relance de la croissance et l’ancrage d’une souveraineté économique effective. Ainsi, dans un Niger post-CNSP qui accélère les réformes, le Premier ministre Zeine adopte une posture offensive : il cherche à attirer les capitaux étrangers pour transformer les ressources nationales en richesses partagées, et ainsi repositionner Niamey comme une destination d’investissement prioritaire en Afrique subsaharienne.
Dakar : perspectives d’une alliance « Gagnant-Gagnant »
Finalement, entre les discussions institutionnelles du forum et les échanges diplomatiques à Dakar, cette visite pourrait initier une alliance stratégique fructueuse : c’est-à-dire un partenariat « gagnant-gagnant » qui promet la création d’emplois, le développement énergétique, et une Afrique qui transforme ses défis structurels en opportunités de croissance. Avec Ousmane Sonko et Ali Mahaman Lamine Zeine aux commandes, l’Afrique de l’Ouest démontre une volonté claire de passer du mode de survie à une dynamique de prospérité accélérée.
À Caracas, le Niger et le Venezuela ont signé un accord d’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service.
Caracas, 3 octobre 2025 – Imaginez un diplomate nigérien atterrissant à Caracas sans tampon ni file d’attente, ou un émissaire vénézuélien foulant le sable de Niamey avec la légèreté d’un billet d’avion. Ce n’est plus un rêve géopolitique : en effet, c’est la réalité scellée hier par un accord d’exemption de visa entre le Niger et le Venezuela, réservé aux détenteurs de passeports diplomatiques et de service.
Dans une cérémonie empreinte de symboles Sud-Sud, les ministres des Affaires étrangères des deux nations, Bakary Yaou Sangaré pour Niamey et Yvan Gil Pinto pour Caracas, ont apposé leur signature sur ce pacte qui, au-delà des formalités, pourrait bien tisser des liens inattendus entre deux géants des ressources naturelles – l’uranium sahélien et le pétrole orénoquien.
Une poignée de main transcontinentale : de la diplomatie à l’action
La salle des accords au ministère vénézuélien des Affaires étrangères vibrait d’une énergie rare pour un protocole bilatéral : sourires complices, traductions fluides en espagnol et haoussa, et un fond de maracatu nigérien pour égayer l’atmosphère.
« Cet accord vise à faciliter la mobilité des responsables et diplomates des deux pays, tout en consolidant les liens d’amitié et de partenariat stratégique entre Niamey et Caracas », a déclaré avec emphase Son Excellence Bakary Yaou Sangaré, évoquant ainsi un « pont sur l’Atlantique » qui transcende les océans et les crises.
Pour le Venezuela, miné par les sanctions internationales et en quête de nouveaux alliés, ce geste n’est pas anodin. Ainsi, Yvan Gil Pinto, fidèle du chavisme, a salué l’initiative comme un « pas vers une multipolarité juste », rappelant les affinités historiques entre les Non-Alignés des années 60.
De son côté, le Niger, en pleine refondation post-coup d’État sous le général Abdourahamane Tiani, voit cet accord s’inscrire dans une diplomatie offensive : diversifier les partenariats au-delà de l’Occident, et miser sur des échanges concrets en énergie, agriculture et formation.
Au-delà des visas : Qu’est-ce que ça change pour Niamey et Caracas ?
Oubliez les clichés : ce n’est pas qu’une formalité pour élites. Bien au contraire, en fluidifiant les voyages diplomatiques, l’accord pave la voie à des sommets accélérés – imaginez des négociations sur des swaps énergétiques, où le Niger troque son uranium contre du carburant vénézuélien à prix doux, ou des formations croisées pour les ingénieurs miniers.
D’un point de vue historique, les deux pays partagent un ADN anticolonial : le Niger, berceau de l’uranium mondial, et le Venezuela, OPEC des OPEP, ont tous deux souffert des appétits étrangers. Aujourd’hui, face à un Sahel en ébullition et un Caracas résilient, ce pacte pourrait catalyser des investissements mutuels : par exemple, des joint-ventures agricoles pour contrer la faim sahélienne, ou des échanges culturels qui font voyager le son du griot jusqu’aux plages de Margarita.
Pour les Nigériens lambda, c’est un signal : cela démontre que leur pays se muscle sur la scène mondiale, loin des soubresauts de la CEDEAO. Parallèlement, pour les Vénézuéliens, lassés de l’isolement, c’est une bouffée d’air africain – un rappel que l’Afrique n’est pas qu’un lointain mirage, mais un partenaire tangible.
Un horizon prometteur : vers une alliance Sud-Sud 2.0 ?
Cet accord n’est que le premier chapitre. Bakary Yaou Sangaré l’a dit sans détour : « Nous consolidons les liens d’amitié pour un partenariat stratégique durable. » En conclusion, à l’heure où le monde se recompose en blocs fluides, Niamey et Caracas pourraient bien devenir un duo improbable mais puissant – un Sahel pétrolier qui défie les géants.
Et vous, lecteur ? Dans un monde où les visas sont des murs invisibles, cette exemption de les visas est-elle le début d’une grande épopée bilatérale, ou juste un beau geste diplomatique ? Une chose est sûre : les passeports nigériens et vénézuéliens voyageront désormais plus librement, et avec eux, peut-être, l’avenir de deux nations affamées de coopération.