Niger-Eco et Business Archives - Journal du Niger

Économie : Des investisseurs saoudiens prospectent au Niger

Niamey, 14 août 2026 — L’Arabie saoudite cherche à renforcer ses relations économiques avec le Niger. A cet effet, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a reçu une importante délégation d’hommes d’affaires saoudiens venue au Niger dans le cadre d’une mission de travail et de courtoisie.

La rencontre a porté sur les possibilités d’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques et sur les moyens de développer davantage les échanges entre les deux pays. La délégation comprenait notamment des responsables de la société AL-RAJHI Commercial and Support Services, partenaire du Commissariat à l’Organisation du Hadj et de la Oumra (COHO), ainsi que des représentants de la Fondation caritative AL-SAFWA.

Ministère du Commerce et de l’Industrie
© Ministère du Commerce et de l’Industrie
Niamey veut attirer davantage de capitaux privés

Au cœur des discussions, les deux parties ont examiné les secteurs susceptibles d’intéresser les entreprises saoudiennes et les conditions nécessaires à la réalisation de futurs projets.

Pour le gouvernement nigérien, l’objectif dépasse la simple multiplication des échanges commerciaux. Il s’agit également d’attirer des investissements privés capables de contribuer au développement industriel et à la création de nouvelles opportunités économiques.

Le ministre Abdoulaye Seydou a assuré ses interlocuteurs de la volonté des autorités de mettre en place un environnement favorable aux affaires, présenté comme plus attractif, sécurisé et adapté aux investissements.

Il a également réaffirmé l’orientation du gouvernement en faveur de la souveraineté économique et d’un secteur privé davantage impliqué dans la transformation de l’économie nationale.

Ministère du Commerce et de l’Industrie
© Ministère du Commerce et de l’Industrie
Des partenariats « gagnant-gagnant » recherchés

La délégation saoudienne a, de son côté, exprimé son intérêt pour le développement de relations économiques durables avec les acteurs nigériens.

Le PDG d’AL-RAJHI, Ing. Bandar Bin Abdullah Al-Rajhi, a salué l’accueil réservé à la délégation et indiqué que cette mission visait à identifier de nouvelles possibilités de coopération avec les partenaires économiques du Niger.

Cette volonté d’explorer de nouveaux marchés intervient dans un contexte où Niamey cherche à diversifier ses partenariats économiques et à renforcer la participation du secteur privé au développement national.

Les discussions ont ainsi porté sur de potentielles collaborations commerciales et industrielles, mais aussi sur des projets susceptibles de créer une valeur économique directe pour les populations.

Ministère du Commerce et de l’Industrie
© Ministère du Commerce et de l’Industrie
Le volet humanitaire au cœur des échanges

La rencontre a également abordé les activités sociales et humanitaires de la Fondation AL-SAFWA. Cette dimension vient compléter le volet strictement économique de la mission saoudienne.

Le rapprochement entre investissements privés et actions sociales pourrait ainsi constituer un axe supplémentaire de coopération entre les deux pays, notamment dans des domaines où les besoins des populations restent importants.

La présence du Commissaire à l’Organisation du Hadj et de la Oumra, accompagné de son secrétaire général et de son conseiller, ainsi que celle du Consul général du Niger à Djeddah, a également souligné la dimension institutionnelle de cette visite.

Ministère du Commerce et de l’Industrie
© Ministère du Commerce et de l’Industrie
Une délégation aux profils complémentaires

La mission saoudienne réunissait plusieurs responsables issus des secteurs des services, de la philanthropie et du conseil.

Elle était conduite par Ing. Bandar Bin Abdullah Al-Rajhi, PDG d’AL-RAJHI Commercial and Support Services. Étaient également présents Fahd Othman Al-Anizan, responsable des programmes et projets de la Fondation caritative AL-SAFWA, et Mohamed Khalaf Al-Otaibi, chargé des relations publiques et de la communication institutionnelle de la même fondation.

La délégation comprenait aussi Ing. Rami Hassan Al-Talibi, responsable des centres d’accueil d’AL-RAJHI Commercial and Support Services, ainsi que Adel Abdulmunif Makki, directeur général de la société de conseil QARAR AL-MUSTATHMIR.

Cette rencontre pourrait ainsi servir de point de départ à de nouveaux projets entre entreprises nigériennes et saoudiennes. Pour Niamey, l’enjeu sera désormais de transformer ces discussions exploratoires en investissements concrets, en accords commerciaux et en projets industriels créateurs d’emplois et de valeur.

NIGER : Fin de crise entre Niamey et Pékin, l’Hôtel SOLUXE retrouve ses lettres de noblesse

Après des mois d’une guerre froide pétrolière qui avait glacé les relations bilatérales, le Niger et la Chine scellent officiellement leur réconciliation. Symbole fort de cette décrispation : la signature d’un nouveau protocole d’accord avec le prestigieux Hôtel SOLUXE de Niamey, marquant le grand retour des investissements chinois dans l’hôtellerie nigérienne.

 

C’est le signal que tout le secteur économique attendait. Les tensions géopolitiques entre Niamey et Pékin appartiennent désormais au passé, balayées par la conclusion récente de nouveaux accords pétroliers hautement stratégiques. Pour acter de manière concrète ce retour à la normale, c’est sur le terrain du tourisme et de l’hôtellerie d’affaires que les deux puissances ont choisi de s’afficher ensemble.

La Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Aghaichata Guichene Kari, a présidé à Niamey la cérémonie solennelle de signature d’un protocole d’accord avec la direction de l’Hôtel SOLUXE Niger. Un événement hautement symbolique qui tourne irrévocablement une page tumultueuse de l’histoire récente des deux nations.

DR
© DR

Un thermomètre hôtelier au cœur de la guerre du brut

Pour comprendre la portée de cette signature, il faut remonter un an en arrière. En mars 2025, alors que le bras de fer faisait rage entre le gouvernement nigérien et Pékin autour de la renégociation cruciale des contrats pétroliers, l’Hôtel SOLUXE International de Niamey s’était retrouvé en première ligne des dommages collatéraux.

Cet établissement 5 étoiles, fleuron hôtelier de la capitale exploité par des intérêts chinois, s’était vu brutalement retirer son agrément d’exploitation par les autorités de transition. Une mesure de rétorsion économique qui illustrait alors l’axe de fermeté choisi par le Niger face à son partenaire asiatique.

DR
© DR

Le tourisme comme vecteur du renouveau diplomatique

Aujourd’hui, l’heure est au pragmatisme et à la relance. Selon les explications officielles fournies par le ministère, la signature de ce protocole d’accord ne représente pas seulement une simple formalité administrative, mais elle marque :

« Une nouvelle étape dans le renforcement du dialogue et du partenariat entre les deux parties, au service du développement du secteur touristique et hôtelier au Niger. »

Avec la reprise en main du dossier pétrolier, Niamey sécurise ses arrières économiques tout en garantissant aux investisseurs chinois un retour au calme propice aux affaires. L’Hôtel SOLUXE, passage incontournable des délégations internationales et des opérateurs économiques dans la sous-région, s’apprête ainsi à fonctionner avec une intensité maximum.

Pour le Niger, ce dénouement démontre une capacité à tenir tête aux géants mondiaux lors des négociations de ses ressources naturelles, tout en sachant rétablir les ponts diplomatiques indispensables à son rayonnement touristique et hôtelier.

Niamey : transparence et engagement du FSSP auprès des opérateurs économiques

 Le FSSP renforce le dialogue avec les acteurs économiques pour une souveraineté partagée

 

Niamey, 31 juillet 2025 – Dans un contexte national marqué par la quête de résilience et d’autonomie, le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) poursuit activement sa démarche de proximité. Ce jeudi, à Niamey, les opérateurs économiques ont été conviés à une rencontre d’échange et de redevabilité, illustrant la volonté du Fonds de bâtir une gouvernance transparente et inclusive, essentielle pour l’avenir du Niger.

Dialogue ouvert : le FSSP fait le point avec le secteur privé

 

Réunis dans la salle de conférence de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat du Niger, les chefs d’entreprise et représentants du secteur privé ont pris part à une séance d’information capitale. Animée par la Présidente du Comité de gestion du FSSP, Mme Réki Moussa Hassane, épouse Brah Ali, aux côtés du Président de la Chambre, cette rencontre a permis d’exposer les grandes lignes du fonctionnement du Fonds, ses objectifs prioritaires et les mécanismes rigoureux mis en place pour garantir une utilisation optimale et transparente des ressources mobilisées.

Transparence et souveraineté : les priorités du FSSP claires

 

La rencontre a offert l’opportunité de dresser un bilan clair des actions menées, tout en ouvrant la voie à des suggestions concrètes pour améliorer l’efficacité du dispositif. À cet égard, Mme Réki Moussa Hassane a insisté sur le rôle stratégique du FSSP dans la consolidation de la souveraineté nationale, notamment en matière de sécurité et d’autosuffisance alimentaire. De surcroît, elle a souligné l’importance cruciale d’une mobilisation collective autour des valeurs de solidarité et de patriotisme, invitant chacun à contribuer à l’effort national.

Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) renforce la transparence et le dialogue avec les acteurs économiques à Niamey,
© Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP) renforce la transparence et le dialogue avec les acteurs économiques à Niamey,

Le secteur privé proactif : des propositions économiques pour renforcer l’impact

 

À l’issue des échanges, les participants ont unanimement salué la démarche de transparence du Comité de gestion, exprimant leur satisfaction quant à l’ouverture et la clarté des informations fournies. Par ailleurs, les operateurs ont formulé plusieurs propositions pertinentes pour renforcer l’impact du Fonds. Celles-ci incluent notamment le soutien aux initiatives locales et l’accompagnement ciblé des secteurs productifs, qui sont de véritables moteurs de l’économie nigérienne.

 

Le Niger bâtit son avenir : Une gouvernance partagée pour la patrie

 

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’actions clés menées par le FSSP pour rapprocher les institutions des citoyens et des forces vives du pays. Elle témoigne d’une volonté affirmée de construire une gouvernance fondée sur l’écoute, la responsabilité et l’engagement partagé pour la sauvegarde de la patrie. Alors que le Niger poursuit sa quête de résilience, la mobilisation du secteur économique, en synergie avec le FSSP, envoie un signal fort : l’avenir du pays se construira collectivement, par la transparence et la solidarité de tous, pour une nation plus forte et plus autonome.