Niger-Education Archives - Journal du Niger

Zinder : 43 écoles pilotes lancent le programme Football for School

À Zinder, le sport entre dans les écoles. En effet, le jeudi 5 février 2026, le gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a réceptionné un important lot de ballons destinés à 43 écoles pilotes de la ville. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du programme « Football for School », fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

 

Un ballon pour apprendre et grandir

L’objectif affiché est de promouvoir la pratique du football au sein des établissements scolaires, tout en inculquant aux élèves des valeurs fondamentales comme la discipline, le respect et la citoyenneté. Ainsi, chaque école bénéficiaire reçoit un carton contenant vingt ballons, remis officiellement par le président de la ligue régionale de football de Zinder au gouverneur, avant d’être distribués aux directions des établissements.

« Ce geste permettra aux jeunes de s’entraîner correctement, d’affiner leurs talents et, à terme, de former la relève sportive de notre région », a souligné le président de la ligue régionale. Une déclaration qui traduit aussi l’ambition de transformer le football en véritable levier d’éducation et d’épanouissement pour les jeunes Nigériens.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Une dynamique locale saluée par les autorités

Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, accompagné du Directeur Régional Adjoint de l’Éducation Nationale, a exprimé sa gratitude envers la FIFA et le ministère de l’Éducation nationale pour ce soutien concret. Les autorités ont également salué l’engagement des acteurs locaux, qui mettent en place des activités sportives structurées, vecteurs de cohésion sociale et d’esprit citoyen.

 

Vers une jeunesse formée et citoyenne

Au-delà de la simple distribution de ballons, le programme « Football for School » vise à créer une dynamique durable. Les autorités locales espèrent que cette première vague d’équipements incitera d’autres écoles à s’investir dans le sport scolaire. À long terme, ce dispositif pourrait devenir un véritable moteur de formation, en développant non seulement les talents sportifs, mais aussi les compétences sociales et citoyennes des élèves.

Pour Zinder, et le Niger en général, ce programme ouvre la voie à une nouvelle génération de jeunes leaders, à la fois sur le terrain et dans la société. L’éducation et le sport, deux piliers indissociables pour construire un avenir prometteur.

Niger : la ministre Élisabeth Shérif accélère la réforme des programmes scolaires et des manuels de mathématiques

Au Niger, la réforme du système éducatif poursuit sa trajectoire. Ce vendredi matin, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue dans deux institutions clés du secteur afin de suivre de près les travaux engagés pour moderniser les programmes d’enseignement et renforcer les outils pédagogiques destinés aux élèves.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Une visite au cœur de la refonte des programmes

Première étape de cette tournée : l’Institut de Formation et d’Appui à l’Éducation Non Formelle (IFAENF), où se déroule une importante réflexion sur l’évolution des contenus pédagogiques. Sur place, la ministre a rencontré les experts et techniciens mobilisés au sein du comité chargé de repenser les programmes d’enseignement.

Le dispositif repose sur trois groupes de travail distincts : l’un dédié au préscolaire et au primaire, un autre au secondaire, et un troisième consacré à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle. Chaque équipe avance selon un calendrier précis, établi à partir d’une feuille de route commune visant à adapter l’enseignement aux défis éducatifs actuels du pays.

Au fil des échanges, la ministre a tenu à saluer l’engagement des spécialistes mobilisés pour cette mission stratégique. Elle a également encouragé les différents sous-comités à maintenir le rythme afin de proposer des programmes plus cohérents avec les réalités sociales et pédagogiques du Niger.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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L’éducation non formelle, un levier stratégique

Parmi les chantiers prioritaires évoqués lors de la visite, celui de l’éducation non formelle a retenu une attention particulière. Ce dispositif concerne notamment les enfants qui, pour diverses raisons, se retrouvent en dehors du circuit scolaire classique.

Pour Dr Élisabeth Shérif, l’enjeu est désormais d’imaginer des mécanismes plus efficaces pour permettre à ces apprenants de rejoindre plus facilement le système éducatif traditionnel. Autrement dit, renforcer les passerelles entre les structures d’apprentissage alternatives et l’école formelle.

Dans un pays confronté à des défis importants en matière de scolarisation et d’alphabétisation, cette orientation apparaît comme un levier essentiel pour élargir l’accès à l’éducation.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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Cap sur l’amélioration des outils pédagogiques

La seconde étape de la visite ministérielle s’est déroulée à l’Institut national de documentation, de recherche et d’animation pédagogique (INDRAP). Cette institution abrite actuellement les travaux d’un comité chargé de concevoir de nouveaux manuels de mathématiques destinés aux élèves des classes de cours d’initiation et de cours préparatoire.

Entourée de plusieurs cadres de son ministère, la ministre a assisté à une présentation détaillée de l’état d’avancement du projet. Les membres du comité ont également remis officiellement le rapport de leurs travaux, étape importante dans le processus d’élaboration de ces supports pédagogiques.

Ces futurs manuels doivent permettre d’améliorer l’apprentissage des bases mathématiques dès les premières années de scolarité, un objectif crucial pour renforcer les compétences fondamentales des élèves.

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Une réforme inscrite dans une vision nationale

Cette série de visites s’inscrit dans la feuille de route confiée à la ministre par les autorités nigériennes. L’ambition affichée est claire : renforcer la qualité de l’éducation tout en adaptant les programmes et les méthodes d’enseignement aux besoins du pays.

À moyen et long terme, les autorités espèrent que ces réformes contribueront à améliorer les performances scolaires et à réduire les inégalités d’accès au savoir.

Dans un contexte où l’éducation est de plus en plus considérée comme un pilier du développement, la réussite de ces chantiers de réforme pourrait jouer un rôle déterminant dans la formation des générations futures et dans la transformation du système éducatif nigérien.

Niger : Elisabeth Shérif renforce l’alphabétisation pour soutenir la scolarisation

Au-delà d’une simple tournée administrative, la visite effectuée ce 2 mars 2026 par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Elisabeth Shérif, dans plusieurs centres passerelles et d’alphabétisation de la région de Niamey, s’inscrit dans une démarche pédagogique assumée : observer, comprendre, ajuster.

Baptisée « Une semaine, une école », l’initiative vise à confronter la politique éducative aux réalités du terrain. Autrement dit, replacer l’école au centre de l’action publique en évaluant concrètement son fonctionnement.

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Banifondou 2 : vitrine d’un modèle passerelle

Première étape, le centre SSA/P (Stratégie de Scolarisation Accélérée Passerelle) de l’école Banifondou 2. La cérémonie de montée des couleurs, ponctuée par l’hymne national L’Honneur de la Patrie et celui de l’Alliance des États du Sahel (AES), a donné le ton : ici, l’éducation se conjugue avec citoyenneté.

Selon l’inspectrice en cheffe de service de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle de Niamey 2, Younoussa Fourera Alhassane, l’inspection a enregistré un taux de transfert vers le système formel de 100 % pour l’année 2024-2025. Une performance notable.

Le centre de Banifondou 2 accueille 40 apprenants, dont 19 filles. Il fait partie des dix structures intégralement financées par le budget national dans les 3ᵉ et 4ᵉ arrondissements de Niamey. Ce détail traduit la volonté de l’État de reprendre la main sur un sous-secteur longtemps dépendant des partenaires techniques et financiers.

Alphabétiser pour mieux scolariser

À travers cette tournée – qui a également conduit la ministre aux centres d’alphabétisation des écoles primaires Pays-Bas, Mederssa de Karadjué, Nordiré 1 et Gabougoura –, un message pédagogique se dessine.

En effet, la stratégie actuelle repose sur un principe simple mais structurant : renforcer l’alphabétisation des parents pour soutenir durablement la scolarisation des enfants. L’initiative « Une école, un centre d’alphabétisation », en cours de déploiement, vise précisément cet objectif.

Car l’équation est connue : un parent alphabétisé suit mieux le parcours scolaire de son enfant, valorise l’école et contribue à réduire l’abandon précoce.

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Réhabiliter l’éducation non formelle

Longtemps considérée comme un dispositif périphérique, l’éducation non formelle retrouve aujourd’hui une place centrale dans la politique éducative nigérienne.

La ministre a salué le travail des cadres de la direction de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, soulignant leur rôle dans le renforcement de la présence de l’État. Par ailleurs, elle a rappelé l’augmentation progressive de l’enveloppe budgétaire allouée à ce sous-secteur.

Ainsi, l’enjeu dépasse la seule gestion administrative. Il s’agit de structurer un continuum éducatif capable d’absorber les enfants déscolarisés ou jamais scolarisés et de leur offrir une seconde chance.

Une pédagogie de proximité

À chaque étape, Elisabeth Shérif a encouragé encadreurs et apprenants, insistant sur l’importance d’un accompagnement constant. Cette posture traduit une approche de proximité : écouter les acteurs, valoriser les résultats et corriger les failles.

Dans un pays où les défis éducatifs demeurent immenses – croissance démographique rapide, disparités régionales, contraintes budgétaires – la consolidation des centres passerelles apparaît comme un levier stratégique.

Un pari sur l’avenir

En définitive, cette tournée ministérielle révèle une orientation claire : faire de l’alphabétisation un socle de transformation sociale.

Car au Niger, l’école ne se limite pas à la transmission des savoirs. Elle représente un outil de cohésion nationale et de développement.

Reste désormais à mesurer l’impact réel de ces dispositifs sur les taux de scolarisation et d’alphabétisation. Mais une chose est acquise : en plaçant le terrain au cœur de sa démarche, le ministère affiche une volonté de réforme ancrée dans la réalité.

Niger : Dr Elizabeth Shérif au Prytanée Militaire

Dans le cadre de son initiative « Une semaine, une école », la ministre de l’Éducation nationale s’est rendue ce lundi 23 février 2026 au Prytanée Militaire de Niamey. Plus qu’une simple visite de routine, ce déplacement souligne l’ambition de Niamey de forger une élite intellectuelle et militaire au service de la souveraineté continentale.

 

Le rituel est immuable, mais l’émotion était palpable ce lundi matin. Sous le soleil de Niamey, la levée des couleurs a marqué le début d’une journée riche en symboles. Accueillie par le Colonel Mamane Mahirou Rabiou, commandant de l’institution, la ministre de l’Éducation nationale, Dr Elizabeth Shérif, n’est pas là uniquement pour constater les infrastructures. Elle est venue saluer un modèle de réussite qui fait la fierté du pays.

Ministère de l’Education Nationale
© Ministère de l’Education Nationale

Un bastion de la « dignité africaine »

Pour la ministre, le Prytanée Militaire ne forme pas seulement des soldats, mais les architectes de l’Afrique de demain. S’adressant aux enfants de troupe avec une solennité remarquée, elle a insisté sur leur rôle historique :

« Vous êtes les futurs officiers qui porterez haut l’image de l’Afrique. Votre mission est d’insuffler à vos frères et sœurs l’amour de la patrie pour faire de notre continent un moteur de paix, de solidarité et de prospérité. »

Dans un contexte sahélien où la question sécuritaire est liée à l’éducation, ce message résonne comme un appel à la « dignité retrouvée », une thématique chère aux autorités de la transition.

Le « 100 % de succès » : le secret d’une rigueur sans faille

Loin d’être un simple slogan, l’excellence au Prytanée se traduit par des chiffres concrets. Le Colonel Mahirou a profité de cette tribune pour rappeler les résultats exceptionnels de l’année écoulée : 100 % de réussite à tous les examens.

Ce score parfait n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une alliance entre discipline militaire et exigence académique. « Ce n’est pas une fin en soi, mais une responsabilité supplémentaire pour des citoyens moralement solides », a martelé le commandant de l’école.

Ministère de l’Education Nationale
© Ministère de l’Education Nationale

Un carrefour d’intégration régionale (AES)

Créé en 1996, le Prytanée Militaire de Niamey confirme son statut de pôle d’excellence sous-régional. Sur les 800 élèves que compte l’établissement, 118 viennent de pays amis, avec une présence notable de cadets issus de l’ Alliance des États du Sahel (AES).

Cette mixité renforce l’idée d’une défense commune et d’une fraternité d’armes dès le plus jeune âge, faisant de Niamey le creuset d’une nouvelle génération de cadres africains unis par un destin commun.

En somme, la ministre a retracé l’histoire de l’école, dialogué avec les enseignants et salué l’institution dans le Livre d’Or. Symbole d’excellence sous double tutelle, le Prytanée Militaire demeure ainsi une référence éducative nationale, alliant rigueur militaire et performances académiques

 

Niger : Ultimatum des étudiants de Zinder pour le paiement des bourses

Le Comité exécutif de l’Union des Étudiants Nigériens à l’Université de Zinder (UENUZ) vient de brandir la menace d’une paralysie du campus. En exigeant le règlement de leurs arriérés d’allocations sous quatre jours, les étudiants de la deuxième ville du pays pointent du doigt une gestion à deux vitesses de l’enseignement supérieur.

 

La trêve sociale est-elle en train de vaciller sur les rives de l’Université André Salifou (UAS) ? Ce lundi 16 février 2026, l’ambiance est montée d’un cran à Zinder. En effet, le syndicat étudiant local, l’UENUZ, a officiellement lancé un compte à rebours de 96 heures à l’endroit de l’Agence nationale des bourses (ANAB). Si d’ici le jeudi 19 février à minuit, les virements ne sont pas effectifs, le campus pourrait basculer dans une phase d’actions directes.

 

Le spectre de la « discrimination »

Au cœur du litige : le versement des bourses et aides sociales au titre de l’année académique 2023-2024. Pour les responsables syndicaux, la coupe est pleine. Alors que leurs camarades de Niamey et des autres centres universitaires du pays auraient déjà perçu leur précieux pécule, les étudiants de Zinder se disent « oubliés » par l’administration centrale.

Par ailleurs, cette situation, qualifiée de « traitement discriminatoire », alimente un sentiment d’amertume dans une région où le coût de la vie et les difficultés de logement pèsent lourdement sur le quotidien des apprenants. Pour beaucoup, la bourse n’est pas un luxe, mais un filet de sécurité vital pour poursuivre leur cursus.

 

Un test pour le dialogue social

D’ailleurs, en fixant ce délai de 96 heures, le bureau exécutif de l’UENUZ place le ministère de l’Enseignement supérieur face à ses responsabilités. L’appel à l’unité et à la solidarité lancé par le syndicat suggère que la mobilisation pourrait s’étendre au-delà de simples sit-in si le mutisme des autorités persiste.

« Nous ne réclamons que l’équité. Pourquoi Zinder devrait-elle attendre quand les autorités s’occupent déjà des autres ? », s’interroge un délégué syndical sous couvert d’anonymat.

 

Vers une paralysie du campus ?

Si les revendications estudiantines sont fréquentes au Niger, cette mobilisation intervient toutefois dans un contexte de refondation nationale, où la stabilité des institutions est scrutée de près. Dès lors, une question demeure : le gouvernement saura-t-il désamorcer la bombe sociale avant l’expiration de l’ultimatum ce jeudi ?

Pour l’heure, le comité exécutif de l’UENUZ affirme se réserver le droit d’utiliser “tous les moyens légaux” pour obtenir gain de cause. Cependant, cette formule, dans le jargon syndical nigérien, laisse présager des grèves de cours ou des manifestations de rue.

À Diffa, le ministre de l’Enseignement supérieur en mission

Diffa, 9 février 2026 – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Saidou Mamadou, a entamé ce lundi une visite de travail dans la région de Diffa. Prévue pour s’étendre jusqu’au 13 février, cette mission s’inscrit dans le cadre du suivi des politiques publiques du secteur et du renforcement de l’appui de l’État aux universités régionales.

 

Un accueil officiel à l’aéroport de Diffa

À son arrivée à l’aéroport Tandja Mamadou, le ministre a été accueilli par le gouverneur de la région, le général de division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, entouré de plusieurs autorités administratives, coutumières et sécuritaires. Étaient notamment présents le recteur de l’Université de Diffa, Dr Moussa Mamoudou Boubacar, le secrétaire général de la région, le chef de canton de la Komadougou, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité et des services techniques de l’État.

Cette mobilisation traduit l’importance accordée à une visite placée sous le signe de la concertation entre l’administration centrale et les acteurs locaux de l’enseignement supérieur.

 

Évaluer les infrastructures et les conditions académiques

Durant son séjour, le ministre Saidou Mamadou prévoit de visiter plusieurs infrastructures universitaires, achevées ou en cours de réalisation. Ces déplacements sur le terrain visent à apprécier l’état d’avancement des chantiers, mais aussi à identifier les contraintes auxquelles font face les établissements dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et logistiques.

Des rencontres avec les responsables académiques, les enseignants-chercheurs et les étudiants sont également au programme, afin d’échanger sur les conditions d’enseignement, de recherche et d’innovation à l’Université de Diffa.

 

Les Doctorales, temps fort de la mission ministérielle

Moment central de cette visite, le ministre procédera le 11 février à l’ouverture officielle de la quatrième édition des Doctorales de l’Université de Diffa, sur le campus universitaire. Par ailleurs, cette rencontre scientifique réunira doctorants, chercheurs et experts autour du thème de la gestion durable des écosystèmes et de la souveraineté alimentaire, une problématique majeure pour le Niger.

À travers cet événement académique, les autorités entendent valoriser la recherche scientifique comme levier de développement, en lien avec les priorités nationales et les réalités environnementales du pays.

En somme, la mission du ministre à Diffa illustre la volonté du gouvernement de rééquilibrer l’offre d’enseignement supérieur et de renforcer les capacités des universités régionales. Dans un contexte où l’éducation et la recherche sont des piliers de la résilience nationale, cette visite se veut à la fois un acte de suivi, d’écoute et de projection.

À Timia, des fournitures scolaires offertes aux écoles

Timia, 9 février 2026 – La commune rurale de Timia a accueilli, ce lundi, une cérémonie placée sous le signe de l’éducation et de la solidarité. L’Administrateur délégué (AD) de la commune, Mohamed Atouchec, a présidé la réception d’un important lot de fournitures scolaires offert par la société d’orpaillage Timia Vert Or, destiné à trois établissements scolaires de la localité.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un appui matériel pour renforcer l’école rurale

Composées de matériels pédagogiques essentiels, ces fournitures visent à améliorer les conditions d’apprentissage dans des établissements confrontés à des besoins structurels persistants. À travers ce don, la société Timia Vert Or affirme ainsi sa volonté de contribuer, au-delà de ses activités économiques, au développement social et éducatif de la commune.

La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables éducatifs locaux, des autorités communales et d’une population venue nombreuse saluer cette initiative.

Une reconnaissance officielle au nom de la commune

Prenant la parole, l’Administrateur délégué a exprimé la gratitude des populations de Timia à l’endroit du donateur. À cette occasion, il a décerné un témoignage de satisfaction au président-directeur général de Timia Vert Or, en reconnaissance des services rendus à la commune.

Ce geste symbolique traduit, selon l’AD, l’importance d’un partenariat responsable entre acteurs économiques et collectivités locales, notamment dans des zones où l’accès aux ressources éducatives demeure un défi majeur.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le message des autorités nationales transmis à la population

Au cours de la cérémonie, Mohamed Atouchec a également transmis à la population les salutations et encouragements des plus hautes autorités du pays, au premier rang desquelles le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, ainsi que celles du Gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa.

Un message destiné à rappeler l’attention portée par l’État à l’éducation et au développement local, en particulier dans les communes rurales.

Un appel à une gestion responsable des dons

En clôture, l’Administrateur délégué a exhorté les Comités de gestion des établissements scolaires (CGDES) bénéficiaires à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans l’utilisation des fournitures reçues. Il a insisté sur la nécessité d’une gestion sereine et transparente, afin que ces équipements profitent durablement aux élèves.

À Timia, cette initiative illustre ainsi le rôle que peuvent jouer les acteurs locaux dans le soutien à l’école, dans un contexte où l’éducation reste un levier central du développement communal et national.

Niger : l’ENS de Niamey rend hommage à huit agents retraités

Sous la présidence du Ministre de l’Enseignement Supérieur, l’École Normale Supérieure (ENS) de Niamey a rendu un hommage appuyé à huit de ses figures emblématiques admises à la retraite. Entre émotion, transmission et discours sur la « souveraineté éducative », retour sur une journée scientifique hautement symbolique.

 

Au Niger, l’heure est à la reconnaissance des bâtisseurs du savoir. En effet, le jeudi 5 février 2026, l’amphithéâtre de l’École normale supérieure (ENS) de Niamey a servi de cadre à une cérémonie d’une rare intensité. Baptisée « Ma dernière leçon », cette journée scientifique a honoré huit agents — cinq enseignants-chercheurs et trois personnels administratifs et techniques (PAT) — arrivés au terme d’une carrière consacrée à l’excellence académique et au service de l’État.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Des « pionniers » au service de l’État

Ouvrant la série des allocutions, le directeur général de l’ENS, le professeur Amadou Saïbou, a salué l’engagement constant des récipiendaires. Il a tenu à mettre en lumière un travail accompli, selon ses mots, « souvent dans la discrétion », mais dont l’impact a durablement marqué l’institution.

Un hommage appuyé par le recteur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, le professeur Moussa Baragé, qui a aussi rappelé le rôle structurant joué par ces agents dans la formation de plusieurs générations d’étudiants.

« Vous avez été des pionniers, des mentors et des modèles pour de nombreux étudiants et collègues », a-t-il souligné, évoquant leurs contributions majeures dans des domaines aussi variés que les sciences de l’éducation, la géologie, le numérique ou encore la gestion des bibliothèques et des laboratoires universitaires.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

L’éducation, pilier de la « souveraineté nationale »

La présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saïdou, a conféré à la cérémonie une portée institutionnelle et politique affirmée. Par ailleurs, dans un discours empreint de l’esprit de refondation qui traverse actuellement le pays, le ministre a relié le parcours de ces universitaires à l’ambition de souveraineté portée par les autorités de transition.

Pour le professeur Mamadou Saïdou, cette transmission du flambeau s’inscrit pleinement dans la vision du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani.

« La souveraineté nationale se construit impérativement par l’édification d’un système éducatif efficace, tenant compte des valeurs authentiques de notre peuple », a-t-il affirmé, appelant les jeunes générations à s’inspirer du don de soi et du professionnalisme de leurs aînés pour bâtir le Niger de demain.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Des cadeaux pour sceller l’héritage

En clôture de la cérémonie, l’émotion a cédé la place à la reconnaissance concrète. En effet, l’ENS a remis des témoignages de satisfaction et des présents symboliques aux huit nouveaux retraités, saluant ainsi plusieurs décennies de services rendus à l’enseignement supérieur nigérien.

Alors que le gouvernement conduit par Ali Mahamane Lamine Zeine intensifie les réformes en faveur d’une école plus efficiente et mieux ancrée dans les réalités nationales, le départ de ces experts souligne, en filigrane, le défi majeur du renouvellement des compétences au sein de l’université sahélienne.

Niger : 188 motos pour l’éducation à Dosso sur fonds propres de l’État

Le 4 février, le gouverneur de la région de Dosso a remis 188 motocyclettes aux services de l’éducation. Particularité de cette dotation : elle a été entièrement financée sur fonds propres par l’État nigérien, illustrant ainsi la volonté du CNSP de marquer sa rupture avec la dépendance aux aides extérieures.

 

Au Niger, la « Refondation » ne se joue pas seulement sur le terrain sécuritaire ou diplomatique. Elle s’invite aussi sur les pistes sablonneuses de la région de Dosso. Mercredi dernier, le Colonel-major Bana Alhassane, gouverneur de la région, a présidé une cérémonie hautement symbolique : la réception de 188 motos destinées à l’encadrement pédagogique.

Gouvernorat de Dosso
© Gouvernorat de Dosso

L’autonomie financière comme crédo

Ce qui aurait pu n’être qu’un simple fait divers administratif prend une tout autre dimension sous l’ère du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Cette acquisition a été réalisée via le Fonds commun, mais surtout sur fonds propres de l’État.

Pour Niamey, il s’agit de démontrer que malgré les pressions économiques, le pays est capable de financer ses secteurs prioritaires. « L’éducation figure au sommet du programme de Refondation du général d’armée Abdourahamane Tiani », a rappelé le Directeur régional de l’éducation, M. Issa Maïdanda.

 

Renforcer l’encadrement, du primaire au secondaire

Le constat sur le terrain est souvent le même : des conseillers pédagogiques freinés dans leurs missions de suivi par le manque de mobilité. Cette dotation vient aussi combler un vide logistique crucial :

  • 131 motos pour l’enseignement primaire ;
  • 57 motos pour l’enseignement secondaire.

L’objectif est clair : améliorer la qualité de l’enseignement en permettant aux inspecteurs et conseillers d’atteindre les établissements les plus reculés de la région. Cependant, le Colonel-major Bana Alhassane a tenu à tempérer l’enthousiasme par une mise en garde ferme sur la gestion des biens publics.

« Il ne suffit pas d’acquérir un matériel neuf, il faut aussi l’entretenir. J’invite les bénéficiaires à assurer une maintenance régulière pour prolonger la vie de ces engins », a martelé le Gouverneur.

Gouvernorat de Dosso
© Gouvernorat de Dosso

Un signal fort pour la rentrée

Pour la communauté éducative, représentée par M. Maïdanda, cet investissement est un motif de satisfaction. Il a tenu également à saluer l’engagement du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et de la ministre de l’Éducation, Dr Élisabeth Chérif, dans la modernisation du système scolaire.

En dotant les acteurs pédagogiques de moyens roulants, les autorités de transition cherchent à prouver que la souveraineté nationale passe aussi par la performance de l’administration publique et la présence de l’État sur l’ensemble du territoire.

Niger : Eau et éducation à Dabaga

Dans le département de Tchirozérine, au cœur de la région d’Agadez, l’accès à l’éducation et à l’eau potable franchit une nouvelle étape. Ce lundi 2 février 2026, les autorités locales ont réceptionné des équipements structurants dans le village d’Egharghar, marquant une avancée concrète pour les populations rurales du Nord-Niger.

 

C’est une mission de terrain aux multiples enjeux qu’a conduite le capitaine Boukari Riba, préfet du département de Tchirozérine. Accompagné de l’adjudant-chef major Abdourahamane Mohamed, administrateur délégué des communes de Tchirozérine et Dabaga, le représentant de l’État s’est rendu à Egharghar, une localité isolée située à 110 kilomètres au nord-est du chef-lieu de la commune.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

L’eau et l’école : deux priorités financées par le privé

Au centre de cette visite : l’inauguration d’une salle de classe entièrement équipée et d’une Mini Adduction d’Eau Potable (Mini AEP). Ce nouvel ouvrage hydraulique, alimenté par des pompes solaires, promet de transformer le quotidien des villageois en facilitant l’accès à une ressource vitale dans cette zone aride.

Par ailleurs, le financement de ces projets, dont le coût global s’élève à 42 millions de FCFA, provient intégralement du Groupe SOS. Ce geste généreux, rétrocédé effectivement à la commune, a été salué par les autorités départementales comme une contribution essentielle pour soulager la souffrance des communautés locales. La population, venue en nombre pour témoigner, a exprimé sa profonde satisfaction à l’endroit du donateur et de son président-directeur général.

Gouvernorat d'Agadez
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Au-delà du béton, un dialogue sur le civisme et la paix

Cependant, la cérémonie ne s’est pas limitée à une simple coupure de ruban. Profitant de l’occasion, les autorités ont profité de ce cadre pour engager un dialogue direct avec les habitants sur des thématiques sociales majeures.

Ainsi, la cohésion sociale, le patriotisme et la citoyenneté ont été au cœur des échanges. Les autorités ont mis un accent particulier sur la scolarisation des enfants, et plus spécifiquement celle de la jeune fille, ainsi que sur la responsabilité collective dans l’entretien des nouveaux équipements.

Gouvernorat d'Agadez
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Un élan spontané de solidarité nationale

Preuve du patriotisme ambiant évoqué lors des discussions, la rencontre a donné lieu à un acte de solidarité imprévu. En effet, les populations présentes ont initié une collecte spontanée en faveur du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).

Au total, une somme de 34 700 FCFA a été mobilisée sur place. Un geste symbolique qui, pour les autorités, illustre l’adhésion des citoyens des zones les plus reculées aux efforts de stabilisation et de développement du pays.

Niger : Élisabeth Shérif inaugure des forages et salue l’excellence à Niamey

NIAMEY, 2 février 2026 (JDN) – La ministre nigérienne de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Dr Élisabeth Shérif, a effectué lundi une visite de terrain dans plusieurs établissements primaires de Niamey. Dans le cadre de l’initiative « Une semaine, une école », cette sortie officielle a notamment mis en lumière la réception d’infrastructures hydrauliques offertes par la société civile, illustrant une dynamique de solidarité autour de l’école publique.

 

C’est dans ce contexte que la journée a débuté à l’école primaire Kouado 2, dans le quartier Telladjé (Niamey IV), par la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales et de celles de l’Alliance des États du Sahel (AES). Par ailleurs, cet établissement s’est distingué par une performance académique remarquable, affichant un taux de réussite de 100 % à la dernière session du Certificat de fin d’études du premier degré (CFEPD).

Ministère de l’Education Nationale
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Le retour au pays des anciens élèves

Saluant ces résultats, « c’est un score exceptionnel qui témoigne de la détermination et du don de soi de tous les acteurs », a déclaré le Dr Élisabeth Shérif, avant de réitérer l’engagement du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, en faveur d’une « éducation de qualité et inclusive ».

Dans la continuité de cette dynamique, le temps fort de la visite a été la réception d’un forage moderne offert à l’école par l’ONG AFRIKICKS. Au-delà de l’infrastructure, le geste revêt une dimension symbolique particulière : le fondateur de l’organisation est un ancien élève de l’établissement. La ministre a ainsi salué un « geste exemplaire » d’un fils du pays envers son école d’origine, appelant les Nigériens à s’inspirer de cet engagement citoyen pour soutenir l’effort national de développement.

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Amélioration des conditions d’apprentissage

Poursuivant sa tournée, la délégation ministérielle s’est ensuite rendue dans les quartiers périphériques de la capitale, notamment à l’école Balaré 8 (quartier Aéroport) et à l’école Hamidou Garba. Au total, trois forages et un lot de cent tables-bancs ont été officiellement remis aux autorités scolaires locales.

Concrètement, ces dotations visent à améliorer les conditions sanitaires et d’apprentissage dans des zones où l’accès à l’eau potable demeure un défi majeur pour le maintien des élèves en classe. À plus long terme, pour le ministère, ces actions de proximité s’inscrivent dans une stratégie globale de stabilisation du système éducatif nigérien, fondée sur les partenariats locaux, la mobilisation citoyenne et la contribution de la diaspora.

Niger : La ministre Elisabeth Shérif visite les écoles Banizoumbou

Dans le cadre de l’initiative « Une semaine, une école », la ministre de l’éducation nationale s’est rendue, ce 26 janvier, dans deux établissements franco-arabes de Niamey. Un rendez-vous hebdomadaire où le civisme et l’appartenance à l’Alliance des États du Sahel (AES) sont érigés en priorités pédagogiques.

Huit heures précises, ce lundi, dans l’arrondissement communal Niamey 2. Sous un soleil déjà franc, les élèves des écoles primaires franco-arabes Banizoumbou 2-1 et 2-2 se tiennent au garde-à-vous. Face à eux, la ministre de l’éducation nationale, le docteur Élisabeth Shérif, observe la montée du drapeau nigérien.

L’instant n’est pas seulement protocolaire. Après « L’Honneur de la Patrie », l’hymne national, les écoliers entonnent celui de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce double ancrage, national et régional, illustre également  la nouvelle doctrine de Niamey : utiliser l’école comme le premier laboratoire de la souveraineté retrouvée.

Ministère de l’Education Nationale
© Ministère de l’Education Nationale

L’excellence du franco-arabe

L’initiative ministérielle « Une semaine, une école » ne se contente pas de symboles. Elle permet à la ministre de se confronter aux réalités du terrain, entre salles de classe exiguës et échanges avec les enseignants. Par ailleurs, ce lundi, le choix de Banizoumbou met en lumière une réussite méconnue : celle de l’enseignement franco-arabe. Avec des taux de réussite au certificat de fin d’études primaires (CEPE/FA) frôlant l’excellence — 95 % et 98 % respectivement pour les deux établissements —, ces écoles s’imposent comme des modèles de performance dans un système souvent décrié pour ses lacunes.

Accompagnée des représentants syndicaux et des associations de parents d’élèves, Élisabeth Shérif a déambulé entre les pupitres. Son discours, axé sur la « culture du mérite », s’adresse à une jeunesse qui représente plus de la moitié de la population nigérienne et pour laquelle l’école reste aussi le seul ascenseur social, bien que fragile.

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Refonder le Niger par l’école : le pari du patriotisme éducatif

La visite s’est prolongée au Complexe scolaire privé de la Mission évangélique de Banifandou. En se rendant dans un établissement confessionnel chrétien après deux écoles franco-arabes, la ministre envoie un message de cohésion nationale.

Alors que le Niger traverse une phase de transition politique complexe, le pouvoir mise sur cette éducation civique rigoureuse pour « refonder » la société. Finalement , derrière l’initiative « Une semaine, une école » se dessine une volonté de reprendre en main un système éducatif longtemps dépendant des aides extérieures, en replaçant le patriotisme au cœur du programme scolaire.

Niger : Kornaka investit ses fonds propres pour l’éducation primaire

Dans un contexte national marqué par la recherche de souveraineté et la « refondation » des services publics, la commune de Kornaka, située dans la région de Maradi, vient d’illustrer concrètement la montée en puissance de l’investissement local. En effet, ce vendredi 23 janvier 2026, l’exécutif communal a procédé à la remise officielle de 100 table-bancs réhabilités au profit de l’enseignement primaire.

 

Le choix des « fonds propres »

La particularité de cette opération réside dans son financement : la commune a puisé dans ses propres fonds pour redonner vie à ce mobilier scolaire. En évitant d’attendre l’appui de partenaires extérieurs ou de l’État central, Kornaka affirme ainsi une volonté d’autonomie administrative et financière de plus en plus encouragée par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

L’Administrateur Délégué de la commune, l’Adjudant-Chef Abdoulaye Na Allah, a présidé la cérémonie dans l’enceinte de la mairie. Dans son allocution, il a insisté sur la dimension civique de cet investissement. Il a également exhorté les directeurs d’écoles et les élèves à une « préservation durable » de ces équipements, rappelant que chaque franc investi provient de l’effort collectif de la collectivité.

Ville Kornaka
© Ville Kornaka

L’école, pilier de la refondation nigérienne

Par ailleurs, l’inspecteur de l’enseignement primaire, réceptionnaire du lot, a salué une initiative qui vient soulager des classes souvent surchargées ou sous-équipées. Il a aussi promis une gestion « responsable et rationnelle » du matériel, garantissant que ces table-bancs serviront exclusivement au confort et à l’apprentissage des élèves.

Au-delà de l’aspect matériel, cet acte s’inscrit dans la vision globale de Niamey : préparer l’avenir en responsabilisant les échelons locaux. Pour Kornaka, investir dans l’éducation sur fonds propres n’est pas seulement une réponse à un besoin technique, c’est un acte de solidarité politique avec la transition nigérienne.

CRUPN Niger : Nouveau Président et 7 Priorités pour Moderniser l’Enseignement Supérieur

Tahoua, 20 janvier 2026 – La capitale régionale de Tahoua a été le théâtre d’une double actualité académique : après la cérémonie de remise des diplômes à l’Université Djibo Hamani (UDH), les recteurs des universités publiques du Niger se sont réunis pour une session stratégique de la Conférence des Recteurs des Universités Publiques du Niger (CRUPN), présidée par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, le Professeur Mamadou Saidou.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Un passage de témoin au sommet du monde académique

La réunion a été marquée par un changement de présidence symbolique. En effet, après un mandat salué pour sa rigueur et ses initiatives, le Professeur Hamadou Youssoufou, recteur de l’Université Djibo Hamani de Tahoua, a passé le témoin à son homologue de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, le Professeur Moussa Baragé.

Par ailleurs, ce renouvellement intervient à un moment crucial pour la coordination entre établissements, alors que le Niger cherche à consolider ses standards académiques et à renforcer l’excellence universitaire sur l’ensemble du territoire.

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Sept priorités pour moderniser l’enseignement supérieur

La conférence a réuni tous les recteurs des universités publiques ainsi que les représentants de l’Université Numérique du Niger autour de sept points stratégiques :

  1. Bilan et gouvernance : validation du bilan moral et financier de la CRUPN et élection de la nouvelle présidence.
  2. Santé académique : État des lieux de l’année universitaire 2025-2026, harmonisation des calendriers et anticipation des défis.
  3. Identité et prestige : élaboration d’un modèle type de toge pour les universités publiques et encadrement du titre honorifique de professeur émérite.
  4. Assurance qualité et accréditation : définition des exigences pour la reconnaissance internationale des diplômes nigériens.
  5. Élargissement : examen de la demande d’adhésion du Directeur Général de l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG).
  6. Innovation et transformation numérique : planification de la modernisation des outils pédagogiques et des infrastructures numériques.
  7. Divers : discussion sur les questions administratives et académiques transversales.

Ces chantiers reflètent en effet la volonté du Niger de renforcer la compétitivité et l’attractivité de ses universités à l’échelle régionale et internationale.

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Une mobilisation des acteurs et des institutions

La réunion s’est déroulée en présence du Secrétaire Général Adjoint du ministère, du Directeur Général de l’Enseignement Supérieur (DGES) et des Secrétaires Généraux des universités de Niamey et Tahoua.

Pour le ministre Mamadou Saidou, la CRUPN constitue le moteur de la modernisation et de la transformation numérique de l’enseignement supérieur. Selon lui, ces instances permettent de mutualiser les ressources, de standardiser les pratiques et de garantir l’excellence académique pour tous les étudiants nigériens.

 

Vers une université nigérienne d’excellence

À l’issue de la conférence, les recteurs ont reçu une feuille de route claire : consolider les acquis, harmoniser les programmes et mettre en œuvre les projets prioritaires pour que chaque étudiant bénéficie d’une formation de qualité.

Finalement, cette session de la CRUPN illustre la dynamique positive du système universitaire nigérien, prête à relever les défis de la recherche, de la formation et de l’innovation pour faire du Niger un acteur majeur de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest.

Tahoua : 276 nouveaux diplômés à Université Djibo Hamani

Tahoua, 20 janvier 2026 – Sous les voûtes de l’auditorium du Campus 2 de l’Université Djibo Hamani (UDH), l’émotion était palpable ce matin. Dans le cadre de sa mission dans la région de l’Ader, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, le Pr Mamadou Saidou, a présidé une cérémonie historique : la remise de diplômes et de médailles à 276 étudiants en fin de premier cycle.

Accompagné du Gouverneur de la région, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, le Ministre a célébré une jeunesse nigérienne prête à prendre son envol.

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« Le début de tout »

La cérémonie a commencé par une séquence forte : le passage des 30 majors de promotion, dont 7 « majors des majors », avant que l’ensemble des diplômés ne reçoive son précieux parchemin.

Pour le Recteur de l’UDH, le Pr Hamadou Daouda Youssoufou, ce moment solennel s’apparente au « commencement » des universités anglo-saxonnes.

« Ce n’est pas la fin, c’est le début de tout », a lancé le Recteur avec émotion.

Il a rappelé que si la première édition de cet événement était un acte de foi, cette seconde édition confirme une promesse tenue, scellant le pacte entre l’institution et ses étudiants. S’adressant aux lauréats, il a souligné que leur diplôme n’est pas une simple distinction, mais un « passeport pour l’engagement » et un « sésame vers leur destin de bâtisseurs », dans cette ère de refondation du Niger.

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Un dialogue social constructif

La cérémonie a également servi de plateforme de dialogue entre les autorités et les partenaires sociaux. Les responsables syndicaux (SNECS, SNEIGE, SYNPATUT et UENUT) ont tour à tour salué l’engagement personnel du Ministre pour résoudre les défis du secteur, tout en mettant en avant la dévotion des enseignants-chercheurs.

En réponse, le Pr Mamadou Saidou a apporté des éclaircissements sur plusieurs dossiers clés :

  • Carrières  :  il a rassuré le SNEIGE sur les perspectives d’évolution offertes par leur statut.
  • Bourses : le Ministre a précisé que leur paiement est assuré par les trésors régionaux selon les recettes disponibles.
  • Emploi : il a rappelé que le recrutement à la fonction publique relève du ministère en charge de la Fonction Publique, tout en souhaitant bonne chance aux diplômés pour leurs futures carrières.

 

L’honneur et la reconnaissance

La matinée s’est conclue par un geste de gratitude institutionnelle. L’Université de Tahoua a attribué ses médailles d’honneur à des personnalités ayant soutenu son développement : le Ministre Mamadou Saidou, le Gouverneur Souleymane Amadou ainsi que l’Administrateur Délégué de la ville de Tahoua, M. Sahabi Moussa.

Entre sages conseils et célébration de l’excellence, Tahoua a désormais une nouvelle cohorte de talents prête à servir l’administration, l’éducation et les entreprises du pays.

Université Djibo Hamani : Cérémonie de port de toges CAMES

Moment fort à l’Université Djibo Hamani de Tahoua : sept enseignants-chercheurs ont reçu leur toge du CAMES lors d’une cérémonie présidée par le ministre Mamadou Saidou, symbole de l’excellence académique au Niger.

 

Tahoua, 20 janvier 2026 –Sous les voûtes imposantes de l’amphithéâtre de 1 000 places de l’Université Djibo Hamani (UDH), le silence solennel a laissé place, hier après-midi, lundi 19 janvier, à une explosion de joie et de fierté académique. En effet, dans le cadre de sa mission de travail dans l’Ader, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, a présidé la cérémonie de port de toges des enseignants-chercheurs promus aux grades supérieurs du CAMES.

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La toge : bien plus qu’un costume, un sacerdoce

Au cœur de cette cérémonie, ils étaient sept. Sept visages marqués par des années de rigueur, de nuits blanches et de quêtes intellectuelles se sont avancés pour recevoir l’attribut suprême du maître. Dans une atmosphère chargée d’émotion, ces récipiendaires ont vu leur mérite reconnu par leurs pairs et par la nation.

À cet instant solennel, le recteur de l’UDH, le professeur Hamadou Youssouf, a ouvert le bal des allocutions avec des mots empreints d’une profonde gravité :
« Le port de la toge n’est pas un simple acte symbolique. C’est le signe visible d’un mérite académique reconnu et le témoignage d’un engagement profond envers la recherche et le service à la communauté. »

Poursuivant son propos, et s’adressant directement aux nouveaux promus, il a rappelé qu’ils ne sont plus seulement des enseignants, mais désormais des phares :
« Vous devenez des modèles pour vos étudiants, des acteurs clés dans la transformation de notre société. »

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Le Niger mise sur son élite intellectuelle

Dans la continuité de ces interventions, le ministre Mamadou Saidou a pris la parole pour inviter les lauréats à la pleine mesure de leurs nouvelles responsabilités. Selon lui, ces promotions dépassent le cadre individuel pour s’inscrire dans une vision nationale.

Ainsi, pour le professeur Saidou, ces consécrations ne constituent pas une fin en soi, mais bien un levier stratégique pour le rayonnement international de l’université nigérienne.

Par ailleurs, le ministre a profité de cette tribune pour réaffirmer la « ferme détermination » des plus hautes autorités du pays à soutenir durablement le secteur de l’enseignement supérieur. À ce titre, une annonce majeure a retenu l’attention de l’assistance : l’engagement d’un processus d’harmonisation des programmes dans l’ensemble des établissements supérieurs du pays.

Cette réforme structurelle, a-t-il précisé, vise à faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants entre les différentes universités du Niger.

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Une reconnaissance collective

Enfin, porté par la voix de leur porte-parole, le groupe des sept récipiendaires a tenu à rendre hommage à la solidarité de la communauté universitaire et au soutien constant du rectorat.

Cette cérémonie, empreinte de solennité, s’est déroulée devant un parterre prestigieux composé des recteurs des universités publiques du Niger, du gouverneur de la région de Tahoua, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des familles et étudiants venus nombreux célébrer l’excellence.

Pour clore la journée, une série de conseils pratiques a été prodiguée aux nouveaux promus, les invitant à placer l’encadrement des étudiants et l’innovation au cœur de leurs futurs travaux. Ainsi, à Tahoua, la science a trouvé de nouveaux ambassadeurs, prêts à forger l’élite de demain.

Niger : Le Ministre Mamadou Saidou en mission à Tahoua

Tahoua, 19 janvier 2026 – Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, Professeur Mamadou Saidou, est arrivé dimanche à Tahoua pour une mission de travail de quatre jours. Au programme : réception d’infrastructures universitaires, remise de diplômes à l’Université Djibo Hamani et tenue de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger. Cette visite, qui s’achèvera le 21 janvier, vise à renforcer le rayonnement de l’enseignement supérieur et à promouvoir la décentralisation académique.

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Un accueil à la hauteur des enjeux

C’est en début d’après-midi, hier, que le cortège ministériel a franchi les portes de la ville. Le Professeur Mamadou Saidou a reçu un accueil particulièrement chaleureux et solennel, témoignant de l’importance de sa visite pour la région. À la tête du comité d’accueil, le Gouverneur de Tahoua, entouré des responsables des services régionaux et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), a tenu à saluer la délégation.

La communauté universitaire n’était pas en reste : les autorités rectorales de l’Université Djibo Hamani et les responsables du Centre régional des œuvres universitaires (CROU) étaient présents pour marquer le début de ces quatre jours d’intense activité. Pour ce déplacement stratégique, le Ministre est accompagné de ses plus proches collaborateurs, notamment le Secrétaire général adjoint, le Directeur général de l’Enseignement supérieur (DGES) et sa conseillère technique.

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Un agenda riche : entre infrastructures et excellence

Le programme de cette mission de travail est dense et touche aux piliers fondamentaux de notre système éducatif. D’abord, le Ministre procédera à la réception officielle d’infrastructures académiques et administratives de pointe. Ces nouveaux édifices sont le symbole d’une volonté politique forte : offrir aux étudiants et au personnel un cadre de travail moderne, digne des ambitions technologiques du Niger.

L’émotion sera également au rendez-vous à l’Université Djibo Hamani de Tahoua. Le Professeur Mamadou Saidou présidera une cérémonie de remise de diplômes, moment de consécration pour des centaines d’étudiants qui voient enfin leurs efforts récompensés par la plus haute autorité du secteur.

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Le sommet des recteurs : dessiner l’université de demain

Enfin, le volet politique de cette mission culminera avec la tenue de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger. Sous la présidence du Ministre, les dirigeants académiques du pays se réuniront pour harmoniser les visions, discuter des réformes en cours et relever les défis de l’innovation et de la recherche.

En choisissant Tahoua pour ces événements majeurs, le Ministère confirme sa volonté de décentraliser l’excellence et de faire de chaque université publique un pôle de développement régional. Durant ces trois prochains jours, tous les regards seront tournés vers l’Ader, où se dessine le futur visage de l’élite nigérienne.

 

École-Niger : lancement d’un plan d’urgence pour 100 000 enfants

Niamey, 16 janvier 2026 — Dans un pays où le cartable doit parfois braver le bruit des armes, l’espoir a repris ses droits ce matin. La ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a officiellement lancé le projet « Appui à la continuité éducative ». Ce programme ambitieux vise à sécuriser le parcours scolaire des enfants vivant dans les zones de conflit, en particulier dans les régions de Tillabéri et de Tahoua.

Par ailleurs, l’événement, en présence de l’Ambassadeur de Grande‑Bretagne et des représentants du fonds mondial Education Cannot Wait (ECW), illustre une alliance stratégique entre l’État nigérien et ses partenaires internationaux pour protéger l’éducation face à l’insécurité.

Ministère de l'Education Nationale
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Un bouclier éducatif pour 308 établissements

L’initiative déploie des moyens concrets sur le terrain. Elle couvre 16 communes particulièrement exposées et englobe un réseau de 308 établissements. Du préscolaire au secondaire, en passant par les centres d’alphabétisation (SSAP), le projet maintient les salles de classe ouvertes, même là où la menace sécuritaire se fait sentir.

Au total, 100 000 enfants bénéficient directement de ces mesures de protection. Les responsables mettent un accent particulier sur l’inclusion : 61 % des bénéficiaires sont des filles, et le programme intègre spécifiquement les enfants en situation de handicap. En plus des fournitures et des cours, le projet offre un soutien psychosocial crucial pour aider ces jeunes à surmonter les traumatismes liés aux crises.

 

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La « Refondation » par le savoir

Pour le gouvernement de transition, ce projet s’inscrit dans la vision de « refondation » portée par le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Dans son allocution, la Ministre Dr Élisabeth Shérif a été catégorique : « L’école demeure un socle fondamental de stabilité et de reconstruction sociale. »

Cette offensive pédagogique fait suite au discours historique du Président à Tillabéri en octobre 2025, où il affirmait que le droit à l’éducation devait être effectif pour chaque petit nigérien, quel que soit son lieu de résidence. Le projet actuel est la traduction opérationnelle du « forum de Tillabéri », qui avait réuni la communauté éducative et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour créer un environnement d’apprentissage sécurisé.

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Une coalition internationale en action

Par ailleurs, la mise en œuvre technique de ce projet est confiée à l’ONG Save the Children, qui travaillera main dans la main avec des structures locales. Le Directeur pays de l’organisation et la représentante d’ECW ont réitéré leur engagement à soutenir Niamey dans ce défi logistique et humain.

Alors que l’année scolaire 2025-2026 entre dans une phase charnière, le Niger rappelle, par ce projet, que la souveraineté se construit également dans les salles de classe. En faisant de la continuité pédagogique une priorité, les autorités entendent prouver que l’éducation est l’arme la plus puissante pour bâtir un fort du Niger, résilient et tourné vers le progrès.

Niger : Le numérique s’invite à l’école rurale de Karey Gorou

Ce lundi 12 janvier 2026, l’école primaire de Karey Gorou, dans la région de Tillabéry, a franchi une étape historique. Sous l’impulsion de la Ministre de l’Éducation Nationale, le Dr Élisabeth Shérif, l’établissement a inauguré sa toute première bibliothèque numérique. Un virage technologique qui place l’innovation au cœur de la brousse nigérienne.

Il est 8 heures précises à Bitinkodji, dans le département de Kollo. Sous le soleil déjà présent de Tillabéry, les voix cristallines des élèves de Karey Gorou s’élèvent pour entonner l’Hymne national et la Confédérale. Cette traditionnelle montée des couleurs revêt aujourd’hui un éclat particulier : elle accueille l’initiative « Une Semaine, une École », mais surtout l’entrée officielle de cet établissement rural dans l’ère du numérique.

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Le savoir à portée de clic

Le clou de cette matinée exceptionnelle a été l’inauguration de la bibliothèque numérique. Dans cette salle équipée de terminaux modernes, les manuels papier côtoient désormais les ressources électroniques. Ce projet ne constitue pas un cas isolé : il s’inscrit dans un vaste programme national touchant 89 bibliothèques numériques à travers les huit régions du Niger.

D’ailleurs, l’objectif affiché par le Dr Élisabeth Shérif est limpide : « Moderniser pour réussir ». En intégrant les outils numériques, le ministère vise trois priorités :

  1. Booster les performances : offrir aux élèves, notamment ceux en classes d’examen, des supports de révision interactifs.
  2. Soutenir les enseignants : fournir aux pédagogues des outils de formation continue et des banques de données pédagogiques.
  3. Réduire la fracture numérique : familiariser les enfants, dès le plus jeune âge, avec les technologies qui façonnent le monde de demain.

Ministère de l'Education Nationale
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Une vision portée par le sommet de l’État

Cette transformation n’est pas le fruit du hasard. Lors de ses échanges avec les enseignants et les élèves dans les salles de classe, la Ministre a rappelé que cette dynamique répond aux orientations directes du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourhamane Tiani. En fait, pour les autorités nigériennes, l’éducation est le socle de la Refondation, et le numérique en est l’accélérateur indispensable.

Au-delà des écrans, la Ministre a également visité le jardin de l’école. Ce contraste entre la technologie de pointe et l’agriculture scolaire symbolise la vision du gouvernement : une éducation moderne qui n’oublie pas ses racines et qui s’épanouit dans un environnement sain et stimulant.

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Un espoir pour Tillabéry

Finalement, en fin de journée en quittant Karey Gorou, la délégation laisse derrière elle bien plus que des ordinateurs. Elle laisse une porte ouverte sur le monde pour des centaines d’enfants. À Tillabéry, région parfois confrontée à des défis sécuritaires complexes, l’arrivée de la lumière numérique dans les salles de classe est un puissant message de résilience et d’espoir. L’école nigérienne du XXIᵉ siècle est désormais en marche, un clic à la fois.

Éducation au Niger : 13 000 tablettes et 2 600 PC pour moderniser l’école

Le système éducatif nigérien s’apprête à faire un bond technologique sans précédent. Ce jeudi 8 janvier 2026, la Ministre de l’Éducation Nationale, Dr Élisabeth Shérif, a inspecté un arsenal informatique impressionnant stocké dans les entrepôts de l’UNOPS à Harobanda. Ce matériel, acquis grâce au projet LIRE, marque le début d’une nouvelle ère pour les élèves et les enseignants du pays.

Ministère de l'éducation
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Un arsenal technologique de 77 tonnes

Les chiffres donnent le vertige et témoignent de l’ambition du gouvernement. Ce sont plus de 77 tonnes d’équipements de pointe qui ont été réceptionnées. Le lot comprend notamment 13 000 tablettes, plus de 2 600 ordinateurs (fixes et portables), ainsi que des serveurs, des dispositifs de visioconférence et des kits de données innovants.

Pour la Ministre, cette dotation n’est pas qu’une simple accumulation de gadgets : c’est le carburant de la « transformation numérique » de l’école nigérienne. En effet, ce matériel a été acquis dans le cadre du partenariat stratégique entre l’État du Niger et la Banque mondiale, via le projet Niger-LIRE (L’Innovation au service de l’Apprentissage des filles au Niger).

Ministère de l'éducation
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Assurer la classe, même dans les zones de crise

La résilience constitue l’un des enjeux majeurs de cette acquisition. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires qui menacent parfois l’éducation, le recours au numérique garantit la continuité pédagogique. En effet, grâce aux équipements de visioconférence et aux contenus chargés sur les tablettes, le projet Lire développe l’enseignement à distance là où l’insécurité rend difficile la présence physique des enseignants. »

« Cette avancée contribuera à améliorer l’administration scolaire ainsi que les conditions d’enseignement et d’apprentissage », a souligné Dr Élisabeth Shérif. Elle a également rappelé que cette modernisation s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, qui font de l’éducation une priorité absolue de la souveraineté nationale.

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Une distribution équitable sur tout le territoire

La Ministre a rassuré sur la destination finale de ces équipements. Le matériel ne restera pas dans les bureaux de Niamey. Le ministère acheminera progressivement ce matériel vers :

  • Les établissements scolaires pour les élèves.
  • Les centres de formation pour les enseignants.
  • Les structures déconcentrées pour les encadreurs.

Ministère de l'éducation
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Un partenariat au service de l’avenir

La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de la Banque mondiale et de l’UNOPS, confirmant ainsi  la solidité du partenariat international autour de l’école nigérienne. En intégrant le numérique dans la formation des cadres et l’apprentissage des jeunes, le Niger prépare également sa jeunesse aux métiers de demain et renforce l’efficacité de son administration.

Avec le projet LIRE, le pays ne se contente plus de construire des classes ; il équipe aussi  les esprits de nouveaux outils pour conquérir le savoir, partout et pour tous.

Au-delà de l’alignement impressionnant de boîtes dans les entrepôts de Harobanda, une question demeure : comment cette génération numérique transformera-t-elle le Niger de demain ? Le matériel est là, mais le véritable défi reste l’appropriation technologique par les enseignants et la maintenance des outils sur tout le territoire. Le Niger vient de poser les câbles de son futur éducatif ; il appartient désormais à sa jeunesse de s’en emparer pour façonner son destin

Tahoua : Première édition des Doctoriales

Le campus de l’Université Djibo Hamani de Tahoua (UDHT) est devenu, ce mercredi 7 janvier 2026, l’épicentre de la réflexion intellectuelle nigérienne. En lançant la première édition des « Doctoriales », l’institution affirme ainsi son rôle de pilier dans la refondation nationale, déclarant la science au service direct de l’indépendance et de la souveraineté du pays.

 

Un événement historique pour une université en pleine maturité

En effet, sous les voûtes de l’auditorium du Campus II, le Pr Hamidou Talibi Moussa, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur, a donné le coup d’envoi de cette rencontre académique d’envergure. Autour d’un thème fort et actuel — « Le Niger face aux défis de la souveraineté : Contribution de la Recherche scientifique » — l’élite intellectuelle de demain s’est réunie pour deux jours de débats intenses.

Le Secrétaire Général a loué la « voyance » des autorités de l’UDHT. Pour lui, cette initiative prouve également que l’université de Tahoua a pleinement conscience de son devoir : être l’éclaireur des consciences et un acteur majeur du développement national.

ANP
© ANP

La science : bouclier de la souveraineté

Dans le contexte actuel de la Confédération des États du Sahel (AES), la recherche ne peut plus rester confinée dans les tours d’ivoire. C’est le message porté par le Gouverneur de la région de Tahoua, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa. Rappelant ainsi que le Niger assume, depuis le 26 juillet 2023, le choix d’une « souveraineté pleine et entière », il a aussi insisté sur la nécessité de mutualiser les intelligences entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Par ailleurs, l’objectif est de transformer les idées académiques en politiques publiques concrètes pour améliorer la vie des populations du Sahel. « Ces recherches doivent s’inscrire dans la vision de l’AES », a martelé le Gouverneur, soulignant que la science est l’outil indispensable pour transformer les ressources naturelles et humaines du pays.

 

42 doctorants pour bâtir le savoir de demain

Le Recteur de l’UDHT, le Pr Hamadou Daouda Youssoufou, a présenté ces doctoriales comme un moment de passage crucial pour les jeunes chercheurs. C’est ici qu’ils confrontent leurs approches, tissent également des liens avec le monde socio-économique et apprennent la rigueur nécessaire à la construction des savoirs.

En outre , le Pr Mohamed Bello Ibrahim, président du comité d’organisation, a détaillé l’architecture de cette jeune École doctorale pluridisciplinaire. Pour sa première promotion, elle compte déjà 42 doctorants répartis dans quatre collèges stratégiques :

  • Sciences économiques et de gestion.
  • Sciences juridiques et politiques.
  • Sciences agronomiques et de l’ingénieur.
  • Sciences de l’éducation et didactique

 

Éthique et rigueur : les mots d’ordre

Au-delà des calculs et des théories, les débats porteront également sur l’éthique et la responsabilité de l’enseignant-chercheur. Les autorités attendent aussi  des doctorants des solutions « durables et réalisables » aux problèmes identifiés sur le territoire.

En clôturant la cérémonie, le Secrétaire Général a rappelé que l’université doit être le laboratoire où se forge la souveraineté. Durant ces 48 heures, les 42 futurs docteurs de Tahoua ne travaillent pas seulement sur leurs thèses ; ils dessinent également, avec rigueur et passion, les contours d’un Niger fier et autonome.

Agadez : 500 jeunes diplômés pour dynamiser l’économie locale

À Agadez, carrefour historique des échanges et des cultures, l’espoir a désormais un visage technique. En effet,  lundi 29 décembre 2025, la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Laya a vibré au rythme de la cérémonie de clôture d’une session de formation professionnelle d’envergure. Portée par le Conseil Communal de la Jeunesse (CCJ/AZ), cette initiative transforme durablement le paysage de l’emploi local.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Agadez : une coalition pour l’avenir de la jeunesse

Ce projet ambitieux est le fruit d’une synergie exemplaire. Sous l’impulsion du CCJ d’Agadez, avec l’expertise technique de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le financement du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (United Nations Peacebuilding), une réponse concrète a été apportée aux défis de la région.

Pendant plusieurs mois, 500 jeunes, incluant une composante solidaire de 100 migrants, ont suivi des cursus intensifs dans des secteurs porteurs. Par ailleurs, l’objectif était de transformer le potentiel de cette jeunesse en une force de frappe économique.

 

Des métiers d’avenir pour une autonomie réelle

Ainsi, la formation ne s’est pas limitée à de la théorie. Les bénéficiaires ont acquis des compétences pratiques dans cinq domaines stratégiques, essentiels au développement urbain et économique d’Agadez :

  • Couture et stylisme : pour dynamiser l’artisanat local.
  • Plomberie et électricité bâtiment : pour répondre aux besoins croissants de l’urbanisation.
  • Menuiserie métallique : un secteur clé pour l’infrastructure et la sécurité.
  • Informatique : pour connecter la jeunesse aux opportunités de l’ère numérique.

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Bien plus qu’une formation : un rempart contre l’instabilité

Au-delà de l’apprentissage technique, ce programme est une arme puissante contre les fléaux qui menacent la région. En offrant des alternatives concrètes à la migration irrégulière, le CCJ d’Agadez et ses partenaires s’attaquent aussi à la racine du désespoir. En luttant contre le chômage, ils réduisent également  la vulnérabilité des jeunes face aux réseaux d’exploitation.

L’inclusion est également au cœur du projet. Une attention particulière a été portée à l’intégration des femmes et des personnes vulnérables, garantissant que personne ne soit laissé sur le bord du chemin du développement. En mélangeant jeunes locaux et migrants, le projet renforce le tissu social, faisant de la cohabitation un moteur de paix et de fraternité.

 

Agadez : un modèle de développement local

Cette cérémonie à la MJC Laya marque le début d’une nouvelle vie pour ces 500 diplômés. Munis de leurs certificats et de leurs nouvelles compétences, ils sont désormais prêts à intégrer le marché du travail ou à créer leurs propres micro-entreprises.

Agadez prouve une fois de plus que lorsque la jeunesse, les autorités locales et les partenaires internationaux s’unissent, il est possible de bâtir un avenir inclusif. Ce projet ne se contente pas de donner des outils ; il redonne de la dignité et une perspective d’avenir à toute une génération.

Le CES Lossogoungou de Niamey reçoit un équipement de pointe

Niamey, le 22 décembre 2025 – C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour le Complexe d’Enseignement Secondaire (CES) Lossogoungou. Ce lundi, la Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, le Dr Élisabeth Shérif, a présidé la réception officielle d’un ensemble d’infrastructures modernes. Ce projet d’envergure, porté par l’ONG Islamic Relief Niger, vient transformer radicalement les conditions d’apprentissage de centaines de jeunes Nigériens.

CES Lossogoungou : un joyau technologique et écologique au cœur de l’école

L’investissement ne s’est pas limité à la simple construction de murs. L’ONG a livré un véritable complexe intégré, pensé pour répondre aux exigences du XXIᵉ siècle. Les nouvelles installations comprennent quatre salles de classe spacieuses et entièrement équipées, mais aussi une salle informatique dotée de dix ordinateurs de dernière génération. Une bibliothèque vient compléter ce dispositif pour favoriser le goût de la lecture et de la recherche.

L’innovation majeure réside également dans l’autonomie de l’établissement : le site est désormais alimenté par un système d’énergie solaire et dispose d’un château d’eau avec adduction d’eau potable. Ces équipements, accompagnés de blocs de latrines modernes et de mobilier scolaire abondant, offrent également aux élèves un cadre sain, sécurisé et propice à l’excellence.

Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.
© Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.
Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.
© Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.

Un appui stratégique à la vision nationale

Lors de son discours, le Dr Élisabeth Shérif a salué la portée symbolique et pratique de ce don. « Ces infrastructures constituent un appui majeur à notre politique de renforcement de l’accès à une éducation de qualité », a-t-elle déclaré. Pour la réalisation, ce type d’outil est en effet une arme efficace pour lutter contre l’ignorance et promouvoir l’égalité des chances.

Au nom du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le Ministre a exprimé la profonde gratitude de la nation envers Islamique Secours Niger. Ce partenariat témoigne aussi de la vitalité de la coopération entre le Gouvernement nigérien et les acteurs du développement pour bâtir l’école de demain.

Un appel à la responsabilité citoyenne

La remise des clés a été l’occasion d’un rappel ferme sur la gestion du bien public. S’adressant directement aux élèves, aux enseignants et aux parents, le Ministre a insisté sur la durabilité. « Ces infrastructures vous appartiennent. Leur entretien rigoureux est une responsabilité partagée », a-t-elle martelé. Cet appel a été relayé par les autorités locales de Niamey I, exhortant ainsi la communauté éducative à devenir les premiers gardiens de ce précieux héritage.

De son côté, la Directrice pays d’Islamic Relief Niger a réaffirmé la détermination de son organisation à rester un allié fidèle du Niger. Pour elle, l’éducation est le socle de tout développement, et cette collaboration fructueuse avec les autorités nationales n’est qu’une étape supplémentaire dans leur engagement continu.

Finalement, la modernisation du CES Lossogoungou est la preuve que lorsque la solidarité internationale rencontre la volonté politique, le changement devient tangible. Les élèves de Lossogoungou n’ont plus seulement des salles de classe ; ils ont désormais les outils nécessaires pour conquérir leur avenir.

L’Université (UAM) de Niamey lance son 10ème Séminaire Doctoral

Niamey, 17 décembre 2025 – L’Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey a ouvert ce mercredi la dixième édition de son séminaire doctoral, un rendez-vous devenu incontournable dans le paysage académique nigérien. Placée sous le thème « La recherche scientifique pour une souveraineté nationale », cette édition a été lancée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux prévus jusqu’au 19 décembre.

UAM : Un espace de réflexion scientifique à dimension régionale

 

Le séminaire réunit doctorants, enseignants-chercheurs et experts autour d’un objectif central : évaluer l’avancement des thèses, encourager les échanges interdisciplinaires et stimuler la cocréation de connaissances.
Le recteur de l’UAM, le professeur Moussa Baragé, a rappelé que l’événement dépasse largement le cadre académique traditionnel. « Ce séminaire est un véritable laboratoire d’idées et un espace de réflexion collective », a-t-il souligné, saluant la participation de chercheurs venus du Niger, mais aussi du Mali, du Burkina Faso et de Madagascar, preuve de l’ancrage régional de l’initiative.

Quatre axes pour structurer la recherche

 

Durant ces trois jours, les communications s’articuleront autour de quatre axes thématiques prioritaires, pensés pour répondre aux réalités du continent. Le premier axe porte sur l’agriculture durable, la sécurité alimentaire et la nutrition ; le deuxième sur la santé humaine et animale ; le troisième se concentre sur l’environnement, les ressources naturelles, les énergies renouvelables et le changement climatique ; enfin, le quatrième volet traite de la gouvernance, de la société et de l’éducation.

Des auditoires spécialisés examineront chaque présentation, offrant ainsi aux doctorants l’occasion d’affiner leurs méthodologies et de renforcer la qualité scientifique de leurs travaux

Par ailleurs, le coordonnateur des écoles doctorales, le professeur Bakasso Yacouba, et le président du comité scientifique, le professeur Soumana Boubacar, ont mis en avant la synergie entre les différents acteurs de l’UAM, qui a permis une organisation fluide et rigoureuse de cette dixième édition.

Le ministre Mamadou Saidou ouvre le forum doctoral à l'UAM : la recherche scientifique devient un levier stratégique pour la souveraineté du Niger et de l'AES.
© Le ministre Mamadou Saidou ouvre le forum doctoral à l'UAM : la recherche scientifique devient un levier stratégique pour la souveraineté du Niger et de l'AES.

Une vision alignée sur les priorités nationales

 

Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamadou Saidou a inscrit le thème du séminaire dans la vision portée par le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, et mise en œuvre par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
Il a aussi réaffirmé l’engagement des autorités à relever les défis de l’enseignement supérieur et de la recherche, en étroite collaboration avec les acteurs du secteur.

« La science, la technologie et l’innovation sont les leviers essentiels d’une croissance durable et le remède le plus efficace contre la pauvreté », a-t-il insisté, soulignant leur rôle stratégique dans la quête de souveraineté nationale.

 

UAM : la recherche comme pilier du développement

 

En définitive, cette dixième édition du séminaire doctoral illustre l’ambition de l’UAM de faire de la recherche un moteur de développement autonome pour le Niger. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques, l’événement renforce les liens académiques transfrontaliers et prépare une nouvelle génération de chercheurs capables d’apporter des solutions adaptées aux réalités locales. Les conclusions attendues pourraient nourrir les futures orientations nationales en matière d’innovation, de formation avancée et de gouvernance scientifique.

Niger : Visites surprises de la ministre contre l’absentéisme scolaire

Niamey, 5 décembre 2025 – Ce vendredi 5 décembre 2025, en début de matinée, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, a multiplié les déplacements sans prévenir dans plusieurs établissements scolaires et services déconcentrés de la capitale nigérienne.

Objectif affiché : vérifier sur le terrain la réalité de la cérémonie hebdomadaire du salut aux couleurs et, plus largement, s’assurer que les cadres et agents de l’Éducation sont bien à leur poste à l’heure prévue.

Un périmètre large pour un message ferme

 

De l’école Mission Irkoy Gombo au lycée de Tondibia (CEG Tondibia), en passant par les inspections de l’enseignement préscolaire et primaire de Niamey 1, 8, 14, 21 et 25, ainsi que l’inspection de l’enseignement secondaire général de Niamey 1, la ministre a parcouru un large périmètre de la ville. À chaque étape, le même message ferme : la ponctualité et la présence effective ne sont pas négociables.

La ministre nigérienne de l'Éducation, Dr Shérif, multiplie les visites surprises dans les écoles de Niamey. Objectif : vérifier l'assiduité et lutter contre l'absentéisme pour la refondation éducative.
© La ministre nigérienne de l'Éducation, Dr Shérif, multiplie les visites surprises dans les écoles de Niamey. Objectif : vérifier l'assiduité et lutter contre l'absentéisme pour la refondation éducative.
La ministre nigérienne de l'Éducation, Dr Shérif, multiplie les visites surprises dans les écoles de Niamey. Objectif : vérifier l'assiduité et lutter contre l'absentéisme pour la refondation éducative.
© La ministre nigérienne de l'Éducation, Dr Shérif, multiplie les visites surprises dans les écoles de Niamey. Objectif : vérifier l'assiduité et lutter contre l'absentéisme pour la refondation éducative.

L’assiduité, levier de la Refondation éducative

 

« L’assiduité est la première condition pour redonner à l’école nigérienne sa dignité », a-t-elle répété devant les directeurs, inspecteurs et enseignants croisés sur son passage.

De ce fait, le Dr Shérif a clairement relié ces exigences au projet de refondation du système éducatif lancé depuis la prise de pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) sous l’autorité du chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani.

Ces visites surprises, qui se multiplient ces dernières semaines, traduisent une volonté manifeste du département de l’Éducation de mettre fin aux habitudes de retard et d’absentéisme chronique qui gangrènent encore certains services. Elles interviennent aussi dans un contexte où les autorités insistent sur la discipline comme levier principal de la renaissance du système scolaire nigérien.

Niger : le Dr Koroney quitte l’ANAQ-SUP pour diriger l’ESCEP

Niamey, 5 décembre 2025 – Mardi 2 décembre, l’auditorium de l’Agence Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur (ANAQ-SUP) a pris des allures de fête discrète mais chaleureuse. L’institution a tenu à marquer d’une pierre blanche le départ de l’un de ses piliers : le Dr Abdoul Salam Koroney, tout juste nommé directeur général de l’École Supérieure des Communications Électroniques et de la Poste (ESCEP-Niger).

L'ANAQ-SUP honore le Dr Abdoul Salam Koroney, nommé DG de l'ESCEP-Niger. Son départ souligne la rigueur et le "combat quotidien" pour la qualité de l'enseignement supérieur au Niger.
© L'ANAQ-SUP honore le Dr Abdoul Salam Koroney, nommé DG de l'ESCEP-Niger. Son départ souligne la rigueur et le "combat quotidien" pour la qualité de l'enseignement supérieur au Niger.

ANAQ-SUP : un bâtisseur de normes pédagogiques

 

Devant l’ensemble du personnel réuni pour l’occasion, le directeur général de l’ANAQ-SUP, le Pr Boureima Amadou, a remis au partant une distinction honorifique symbolique. Un geste qui n’a rien de protocolaire : il récompense des années de travail acharné à la tête de la direction des normes pédagogiques, de la planification et du suivi des programmes.

« Le Dr Koroney n’a jamais compté ses heures », a déclaré le Pr Amadou. « Quand il fallait défendre la rigueur académique, harmoniser les curricula ou suivre des centaines de programmes d’accréditation, il était toujours le premier arrivé et le dernier parti. En conséquence, son départ est une perte pour nous, mais une chance immense pour l’ESCEP et pour tout le secteur de l’enseignement supérieur technique. »

La qualité, un « combat quotidien »

 

Dans la salle, les applaudissements ont été longs. Beaucoup se souvenaient encore des nuits blanches passées ensemble lors des premières vagues d’évaluation des universités privées, ou de la patience dont il avait fait preuve pour faire adopter les nouveaux référentiels qualité dans un contexte parfois houleux.

Le Dr Koroney, visiblement ému mais fidèle à sa sobriété habituelle, a simplement remercié ses anciens collègues : « L’ANAQ-SUP m’a appris que la qualité n’est pas un slogan, mais un combat quotidien. Je pars avec le sentiment du devoir accompli, mais surtout avec la conviction que cette maison est entre de très bonnes mains. »

Un pot amical a clôturé la cérémonie. Entre deux coupes de jus de bissap, plusieurs cadres confiaient déjà qu’ils espéraient voir le nouveau DG de l’ESCEP maintenir le même niveau d’exigence qui avait marqué son passage à l’ANAQ-SUP.

Preuve que, dans le petit monde de l’enseignement supérieur nigérien, on peut changer de poste sans jamais changer de réputation : celle d’un bâtisseur discret mais implacable de la qualité académique.

Grève étudiante à l’UAM de Niamey : les étudiants défient l’autorité rectorale

L’Université Abdou Moumouni entame son année académique dans un climat de tension. Trois jours de Grève étudiante, du 3 au 5 novembre, ont été décrétés par les représentants étudiants pour dénoncer des réformes jugées injustes, des frais d’inscription en hausse et des conditions d’étude dégradées. Face à une administration inflexible, la jeunesse nigérienne réclame un cadre digne pour apprendre.

 Niamey, 4 novembre 2025 –  L’Université Abdou Moumouni (UAM) entame son année universitaire sous haute tension : un blocage total des enseignements, prévu du 3 au 5 novembre, paralyse l’établissement. Ce bras de fer frontal entre le Comité exécutif de l’Union des Étudiants Nigériens (CE/UEN-UN) et la direction dénonce une accumulation de frustrations et de revendications longtemps ignorées.

Hier matin, les leaders étudiants ont lancé un appel à la mobilisation générale, interrompant cours magistraux, travaux pratiques et évaluations. Leur manifeste, un véritable réquisitoire, met directement en cause les politiques de la direction. Les étudiants pointent du doigt une explosion des frais d’inscription, des retards chroniques dans le calendrier académique, ainsi que des réformes pédagogiques qu’ils jugent « fatales pour l’avenir des apprenants ». À cela s’ajoutent des carences structurelles : absence de transport universitaire, exclusions arbitraires et silence prolongé du ministère de tutelle.

« Nous réclamons un cadre viable pour étudier et grandir, pas un système qui nous étouffe », ont-ils martelé, tout en appelant à une négociation sincère pour sortir de l’impasse.

À Niamey, l’Université Abdou Moumouni est paralysée par une grève étudiante de trois jours. Les étudiants dénoncent des réformes pédagogiques, des frais élevés et des conditions d’étude précaires.
© À Niamey, l’Université Abdou Moumouni est paralysée par une grève étudiante de trois jours. Les étudiants dénoncent des réformes pédagogiques, des frais élevés et des conditions d’étude précaires.

 Réplique administrative : fermeté et disqualification

 

Le professeur Barage Moussa, recteur de l’Université Abdou Moumouni, a réagi sans délai. Dans une note officielle, l’administration a qualifié l’ultimatum d’« irrégulier » et l’a jugé dénué de toute valeur juridique. Elle attribue le document à Issoufou Garba Idrissa, alias « Joli », un étudiant radié le 22 août dernier par décision nᵒ 000966/UAM/R/SG/SCP. Selon les autorités, cette signature invalide les revendications, qu’elles considèrent comme « superflues et infondées ».

Par ailleurs, l’administration a validé les interruptions du 3 novembre sur le plan administratif et a exigé la reprise immédiate des activités, menaçant de sanctions toute entrave non autorisée par les règlements.

 

Grève étudiante à l’UAM de Niamey : une crise récurrente dans un bastion du savoir

 

Ce nouvel épisode de tension n’est pas inédit à l’UAM, fleuron de l’enseignement supérieur nigérien régulièrement secoué par des mouvements corporatistes. Les étudiants, galvanisés par leur nombre et leur exaspération, réclament aussi une refonte globale du système. La direction, campée sur le respect des règles, refuse toute concession.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, mis en cause dans les doléances, reste en retrait. Mais une médiation pourrait s’imposer pour éviter que cette étincelle ne se transforme en brasier.

 

Grève étudiante à l’UAM de Niamey : vers une sortie de crise ou une paralysie prolongée ?

 

Alors que 48 heures de grève restent théoriquement à courir, les regards se tournent vers une issue pacifique. Une médiation constructive pourrait relancer le semestre sur des bases assainies. Faute de quoi, l’université risque une paralysie coûteuse, au détriment de milliers de parcours.

Dans ce creuset de savoir, la voix de la jeunesse nigérienne résonne plus fort que jamais, rappelant que l’éducation ne saurait être un privilège, mais un droit inaliénable.

 

Lycée Kassai et CEG Banizoumbou : immersion ministérielle

« Une semaine, une école » : la ministre de l’Éducation nationale, le Dr Élisabeth Shérif, a effectué une visite de terrain au Lycée Kassai et au CEG Banizoumbou. Entre immersion pédagogique, échanges directs avec les élèves et plaidoyer pour une école inclusive et performante, cette initiative incarne la volonté du gouvernement de rapprocher les politiques éducatives des réalités du terrain.

 

Niamey, 3 novembre 2025 – Dans le cadre de l’opération « Une semaine, une école », la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, a effectué ce lundi une visite de terrain au Lycée Kassai et au Collège d’Enseignement Général (CEG) Banizoumbou. Accompagnée d’une délégation étoffée de son cabinet, elle réaffirme ainsi la volonté du gouvernement de rapprocher les instances décisionnelles des réalités scolaires.

Lycée Kassai et CEG Banizoumbou : une immersion au cœur des établissements publics

 

Dès son arrivée au Lycée Kassai, situé dans la commune emblématique de Niamey 2, la ministre a été accueillie par une foule enthousiaste composée d’élèves, d’enseignants, de responsables régionaux et de l’administrateur délégué local. L’interprétation solennelle des hymnes du Niger et de l’Alliance des États du Sahel a donné le ton d’une journée placée sous le signe de la ferveur nationale et de l’engagement éducatif.

Guidé par les équipes pédagogiques, le Dr Shérif a parcouru les installations du lycée : amphithéâtres bondés, ateliers scientifiques, médiathèque, infirmerie, stade et salles de délibération. Ensuite, l’inspection s’est poursuivie dans les classes du CEG Banizoumbou, intégré au même complexe, où la ministre a échangé directement avec les enseignants et les élèves. Par ailleurs, elle a profité de ces échanges pour délivrer un message fort.

À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.
© À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.
À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.
© À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.

Une parole forte pour une jeunesse résiliente

 

Au fil des échanges, le Dr Shérif a martelé les valeurs fondamentales d’une jeunesse conquérante : rigueur, assiduité, hygiène et persévérance. « Ces habitudes forgent les fondations d’un Niger résilient et solidaire », a-t-elle déclaré, appelant les élèves à devenir les artisans d’un avenir éclairé par le savoir et l’effort.

 

Ces moments de proximité ont culminé dans une assemblée conclusive réunissant superviseurs, pédagogues, élus municipaux et partenaires éducatifs. La ministre y a exprimé sa reconnaissance pour l’accueil chaleureux et le professionnalisme des équipes, avant d’aborder les défis structurels du système éducatif : combler les lacunes, fluidifier les mécanismes institutionnels et renforcer la synergie entre les acteurs.

 

Lycée Kassai et CEG Banizoumbou : des résultats tangibles et une vision affirmée

 

L’administrateur de Niamey 2 a salué l’engagement personnel de la ministre, soulignant son approche pragmatique et inclusive. Le proviseur du Lycée Kassai – établissement fondé en 1966 et accueillant aujourd’hui 2 463 élèves encadrés par 93 enseignants – a mis en avant les résultats obtenus : 77,08 % de réussite au brevet et 32,66 % au baccalauréat, des indicateurs qui traduisent les efforts conjoints des équipes éducatives.

En effet, cette visite s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, qui place l’école au cœur de la renaissance nationale. Par conséquent, à travers cette opération, le Dr Shérif réaffirme une orientation claire : bâtir une éducation inclusive, exigeante et méritocratique, capable de propulser le Niger vers un développement durable.

 

Pour conclure, au-delà des discours, ces immersions sur le terrain traduisent une volonté de réforme concrète, où chaque élève devient un levier de transformation sociétale.

« Une Semaine, Une École » : immersion ministérielle à Talladjé Est 1 et Bassora 1

Dans le cadre de l’opération « Une Semaine, Une École », la Ministre de l’Éducation nationale, le Dr Élisabeth Shérif, a effectué une visite symbolique aux écoles primaires Talladjé Est 1 et Bassora 1, à Niamey.

 

Niamey, 27 octobre 2025 – Dans le cadre de la valorisation de l’éducation de base, la Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a marqué ce lundi la sixième étape de l’opération « Une Semaine, Une École » par une visite empreinte d’émotion aux écoles primaires Talladjé Est 1 et Bassora 1.

Un rituel patriotique pour ancrer les valeurs citoyennes

 

Accompagnée d’une délégation composée de cadres ministériels, de représentants syndicaux, de délégués parentaux et d’élèves, la Ministre a pris part à un rituel matinal hautement symbolique : la levée des drapeaux du Niger et de l’Alliance des États du Sahel. En effet, ce moment solennel, rythmé par l’interprétation vibrante des hymnes patriotiques, dépasse le cadre protocolaire. Il incarne l’esprit même de cette campagne, pensée pour insuffler aux plus jeunes les valeurs de civisme, d’appartenance et de citoyenneté active.

À travers ces instants partagés, l’école se révèle comme un creuset fondamental, où se façonnent à la fois les savoirs académiques, et une identité collective forte, capable de relever les défis d’un pays en pleine refondation.

Dans le cadre de l’opération « Une Semaine, Une École », la Ministre de l’Éducation du Niger visite deux écoles primaires à Niamey. Une immersion symbolique et stratégique pour renforcer le lien entre institutions et terrain, promouvoir le civisme et améliorer les politiques éducatives.
© Dans le cadre de l’opération « Une Semaine, Une École », la Ministre de l’Éducation du Niger visite deux écoles primaires à Niamey. Une immersion symbolique et stratégique pour renforcer le lien entre institutions et terrain, promouvoir le civisme et améliorer les politiques éducatives.
Dans le cadre de l’opération « Une Semaine, Une École », la Ministre de l’Éducation du Niger visite deux écoles primaires à Niamey. Une immersion symbolique et stratégique pour renforcer le lien entre institutions et terrain, promouvoir le civisme et améliorer les politiques éducatives.
© Dans le cadre de l’opération « Une Semaine, Une École », la Ministre de l’Éducation du Niger visite deux écoles primaires à Niamey. Une immersion symbolique et stratégique pour renforcer le lien entre institutions et terrain, promouvoir le civisme et améliorer les politiques éducatives.

L’école, pilier de la communauté et levier de transformation

 

Prenant la parole devant un auditoire attentif composé d’enseignants, d’élèves et de collaborateurs, le Dr Shérif a réaffirmé le rôle central de l’école dans la construction du lien social :

« L’établissement scolaire est le berceau de la vie en communauté, où naissent à la fois les connaissances et le lien indéfectible avec la nation. »

Elle a aussi salué l’engagement des équipes pédagogiques et des élèves, les exhortant à cultiver l’excellence, la régularité et l’entraide.

« Votre dévouement est le socle de notre avenir », a-t-elle lancé dans un appel vibrant à la persévérance.

 

Au-delà de la portée symbolique, cette initiative constitue un véritable outil d’immersion pour les décideurs. Elle permet également à la Ministre et à son cabinet de prendre le pouls du terrain, de recueillir les témoignages des acteurs éducatifs et de renforcer les liens avec l’ensemble de l’écosystème scolaire.

Des échanges informels aux remontées structurées, chaque interaction nourrit la réflexion stratégique et affine les politiques publiques. Cette démarche s’inscrit dans la droite ligne de la feuille de route présidentielle, portée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani : garantir à chaque enfant, sans distinction géographique, un cadre scolaire stimulant, performant et porteur de fierté nationale.

Une immersion au cœur des réalités scolaires

Par ailleurs, la visite s’est poursuivie par une immersion dans les salles de classe, où l’enthousiasme des enfants et leur soif d’apprendre ont illuminé les visages. Sensible à cette énergie, le Dr Shérif a multiplié les échanges : questions, encouragements, écoute des rêves. Elle a également insisté sur l’importance des espaces de détente, rappelant aux gestionnaires que le bien-être des élèves passe par des environnements ludiques et sécurisés.

« Un élève épanoui apprend mieux et grandit plus fort », a-t-elle souligné.

À l’issue de cette séquence, l’événement a laissé une empreinte durable : celle d’une proximité bienveillante entre les autorités éducatives et les fondations de l’école publique. Dans un contexte où l’instruction est un levier essentiel de cohésion sociale et de développement, « Une Semaine, Une École » s’impose comme un catalyseur. Elle transforme ainsi les établissements en laboratoires vivants de valeurs républicaines, où chaque lever de drapeau devient un acte fondateur pour une génération résiliente et unie.

Un message limpide : l’école nigérienne n’est pas seulement un lieu de savoir, elle est le cœur battant d’une nation en pleine renaissance.

 

Niamey : lancement de “Une Semaine, Une École” au CES Gaweye 2

À Niamey, l’école devient le cœur battant de la refondation nationale. Avec le lancement de l’initiative “Une Semaine, Une École”, le gouvernement place l’éducation, le patriotisme et l’innovation au centre de son projet de société. Une première étape symbolique au CES Gaweye 2, entre excellence académique et engagement citoyen.

 

Niamey, 20 octobre 2025 – Sous un soleil radieux, le Collège d’Enseignement Secondaire (CES) Gaweye 2 a accueilli ce lundi la première édition de l’initiative “Une Semaine, Une École”, marquant ainsi le début de l’année scolaire 2025-2026. Présidée par Dr Élisabeth Shérif, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, cette visite symbolique s’inscrit pleinement dans le cadre de la refondation du système éducatif nigérien, avec un accent particulier sur les valeurs patriotiques et l’excellence académique.

 Une cérémonie solennelle et fédératrice

 

Pour donner le ton, la Ministre, accompagnée d’une délégation composée de cadres centraux et déconcentrés de son ministère, de l’Administrateur délégué de l’Arrondissement communal Niamey 5 et de partenaires de l’école, a ouvert la cérémonie par la montée des couleurs. L’exécution de l’Hymne de la Patrie et de celui de l’Alliance des États du Sahel (AES) a résonné dans l’enceinte du collège, unissant élèves, enseignants et invités dans un élan collectif.

« Ces moments de retrouvailles, après des vacances bien méritées, rappellent l’unité de notre communauté éducative », a commenté un enseignant, ému par l’atmosphère festive.

Par ailleurs, le CES Gaweye 2, choisi pour inaugurer cette initiative, n’a pas démérité. En effet, l’établissement s’est distingué lors des derniers examens avec un taux de réussite de 80,15 % au BEPC – le plus élevé de l’Arrondissement communal Niamey 5 – et 46,77 % au Baccalauréat. Ces résultats ont été salués par des applaudissements nourris. À cette occasion, le Proviseur, suivi du Président du Comité de Gestion de l’École (COGES) et de l’Administrateur délégué, a également exprimé sa reconnaissance envers la Ministre : « Votre détermination pour une éducation de qualité, équitable et accessible à tous nous inspire », a-t-il déclaré sous les vivats de l’assemblée.

À Niamey, la Ministre de l’Éducation lance “Une Semaine, Une École” au CES Gaweye 2, valorisant excellence académique, patriotisme et innovation. Une initiative phare pour refonder le système éducatif nigérien et renforcer l’engagement citoyen des élèves.
© À Niamey, la Ministre de l’Éducation lance “Une Semaine, Une École” au CES Gaweye 2, valorisant excellence académique, patriotisme et innovation. Une initiative phare pour refonder le système éducatif nigérien et renforcer l’engagement citoyen des élèves.

Une école, une semaine, un avenir : un discours porteur de vision

 

Ensuite, dans son allocution, Dr Élisabeth Shérif a félicité le corps enseignant, l’administration et les partenaires pour leurs efforts conjugués. « Vos résultats aux examens de fin d’année sont une fierté nationale », a-t-elle lancé. Elle a également replacé cette réussite dans un cadre plus large : depuis l’avènement du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et sous le leadership du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, « l’école nigérienne retrouve ses lettres de noblesse ». À ce titre, la Ministre a détaillé les réformes engagées : bonne gouvernance éducative, valorisation des enseignants, modernisation des infrastructures et promotion d’une éducation patriotique au service de la souveraineté.

 Une tournée pédagogique et inspirante

Dans la continuité de cette journée, la visite s’est poursuivie dans les salles de classe, où Dr Shérif a prodigué des conseils aux élèves : « Travaillez avec persévérance, discipline et amour de la patrie. Cultivez l’excellence pour bâtir un Niger fort. » Il convient aussi de rappeler que l’initiative “Une Semaine, Une École” vise précisément à inculquer ces valeurs de civisme et de patriotisme dans le cadre d’une refondation globale du système éducatif.

À Niamey, la Ministre de l’Éducation lance “Une Semaine, Une École” au CES Gaweye 2, valorisant excellence académique, patriotisme et innovation. Une initiative phare pour refonder le système éducatif nigérien et renforcer l’engagement citoyen des élèves.
© À Niamey, la Ministre de l’Éducation lance “Une Semaine, Une École” au CES Gaweye 2, valorisant excellence académique, patriotisme et innovation. Une initiative phare pour refonder le système éducatif nigérien et renforcer l’engagement citoyen des élèves.

Deuxième étape : l’École Primaire Gaweye 3

 

Dans un second temps, la délégation s’est rendue à l’École Primaire Gaweye 3, créée en octobre 2011 et comptant 657 élèves, dont 318 filles. L’établissement a enregistré un taux de réussite de 74 % au Certificat de Fin d’Études du Premier Degré (CFEPD) lors de la session 2025. « Nous redoublerons d’efforts pour viser encore plus haut », a affirmé la Directrice, galvanisée par la présence ministérielle. Là encore, la Ministre a sillonné les classes pour encourager les écoliers et féliciter les enseignants.

 Innovation en marche : inauguration de la classe digitale

Enfin, point d’orgue de la visite : l’inauguration symbolique de la classe digitale, fruit du Projet LIRE (Lecture, Innovation, Recherche et Éducation). Ce nouvel espace numérique incarne la modernisation en cours, intégrant les outils technologiques dans les apprentissages quotidiens. « C’est un symbole concret de notre engagement pour une éducation inclusive et innovante », a insisté Dr Shérif, en observant des élèves manipulant tablettes et logiciels interactifs.

 

Une école, une semaine, un avenir : une dynamique porteuse d’espoir

En conclusion, la première édition de “Une Semaine, Une École” s’achève sur une note d’optimisme, incarnant une volonté politique affirmée de replacer l’éducation au cœur du projet national.

L’initiative symbolise bien plus qu’une simple visite ministérielle. En effet, dans un Niger en quête de souveraineté et de résilience, former une jeunesse instruite, disciplinée et patriote est devenu une priorité stratégique. À l’heure où les défis sécuritaires et socio-économiques exigent une mobilisation totale, de telles démarches constituent le levier d’un renouveau durable. Si chaque école devient un foyer d’excellence et de civisme, alors c’est tout le pays qui s’éduque à sa propre renaissance.