SOCIETE Archives - Page 14 sur 56 - Journal du niger

Changements climatiques: les femmes et les jeunes filles premières victimes en Afrique (UNFPA)

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive de l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population, le Dr Natalia Kanem, prend part au sommet humanitaire extraordinaire de l’Union Africaine qui s’ouvre ce vendredi 27 mai 2022 à Malabo, la capitale équato-guinéenne.Le Dr Natalia Kanem a été reçu jeudi, veille du sommet par le ministre des affaires étrangères de la Guinée équatoriale. Elle a pris part ensuite à un panel de haut niveau sur le thème de « Changement climatique et action humanitaire : répondre aux besoins croissants en Afrique ». 

 « Les faits montrent que les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée et qu’elles sont d’importantes actrices sur le terrain, tant dans le domaine du changement climatique que dans celui des catastrophes naturelles » a indiqué la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive de l’UNFPA. 

« La discrimination sexuelle existe, c’est une réalité, et nous devons la combattre et faire de l’ODD5 une réalité », ajoute-t-elle, lors de ce panel, auquel prenait part Cessouma Minata Samate,  Commissaire à la Santé, aux Affaires Humanitaires et au Développement Social de la Commission de l’Union africaine ainsi Martin Griffiths, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence (OCHA) entre autres personnalités. 

 Lors de son discours, la directrice exécutive de l’UNFPA a aussi souligné qu’ « Une grande partie des perturbations, de la migration et des conflits signifie que nous devons concevoir et mettre en œuvre des mesures d’adaptation visant à intégrer cette partie du nexus qui cherche à promouvoir le développement durable à long terme, notamment les stratégies d’emploi. » 

 Le Dr Natalia Kanem a par ailleurs invité à « une action collective et plus coordonné des partenaires au développement pour soulager les populations en particulier ». Elle a par ailleurs insisté sur « la prise en compte des droits des femmes et des jeunes filles premières victimes des changements climatiques ».

Selon le bilan Humanitaire Mondial 2022 (Global Humanitarian Overview, GHO), 129 millions de personnes ont besoin de protection et d’assistance humanitaire en Afrique.  Face à l’urgence, plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements ainsi que des partenaires au développement et organismes de financement prendront part au sommet de Malabo. A cette occasion, le Dr Kanem fera un plaidoyer en faveur des droits DES femmes et des jeunes filles.

Macky Sall décrète un deuil national après la mort des bébés

Le président sénégalais Macky Sall a décrété un deuil national de trois jours sur toute l’étendue du territoire après la mort de onze nouveau-nés dans un hôpital.Par décret n° 2022-1170 du 26 mai 2022, Macky Sall a fixé un deuil national de trois jours à compter de ce jeudi 26 mai 2022. Pendant ces trois jours, tous les drapeaux seront en berne sur l’ensemble du territoire.

Le Sénégal s’est réveillé dans la stupeur, après l’annonce de la mort de onze nouveau-nés dans un incendie survenu, mercredi 25 mai vers 23 heures à l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy de Tivaouane, à 92 kilomètres à l’ouest de la capitale Dakar.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Antoine Félix Diome, s’est rendu sur les lieux. Au terme de sa visite, il a annoncé l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités dans ce drame.

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, se trouve présentement à Genève pour prendre part au sommet extraordinaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Sénégal: les raisons de l’incendie a l’origine de la mort de onze bébés

Un « court-circuit » serait à l’origine de l’incendie survenu mercredi soir à l’hôpital public de Tivaouane à l’ouest du pays.Encore un drame dans les hôpitaux sénégalais. Onze bébés ont perdu la vie lors d’un incendie dans un hôpital à Tivaouane, cité religieuse, située à 92 kilomètres à l’ouest de la capitale Dakar.

Après le court-circuit, le feu s’est propagé très vite selon le maire de la ville Demba Diop qui s’est déplacé sur les lieux du drame. « Trois bébés ont été sauvés, malheureusement onze y ont perdu la vie », ajoute-t-il.

Le président de la République Macky Sall a exprimé dans la soirée, son soutien aux familles des victimes. « Je viens d’apprendre avec douleur et consternation le décès de 11 nouveau-nés dans l’incendie survenu au service de néonatalogie de l’hôpital » public de Tivaouane, a tweeté le président sénégalais Macky Sall. A leurs mamans et à leurs familles, j’exprime ma profonde compassion », a-t-il réagi sur Twitter.

Ce n’est pas la première fois que le système sanitaire est confronté  à ces genres de drame. En avril 2021, quatre bébés périssaient à Linguère au nord du pays, dans les mêmes circonstances.

Plus récemment, le 7 avril dernier à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga à 200 kilomètres au nord de Dakar, Astou Sokhna, une femme en couches de 34 ans perdait la vie faute d’assistance à la maternité.

Cette dame en souffrance, réclamait en vain une césarienne, en lançant au personnel soignant,  « opérez-moi, car je ne sais pas si je serai encore là demain ».  

Guinée équatoriale : Sipopo prête pour le Sommet humanitaire de l’UA

La Guinée équatoriale s’apprête à accueillir ce vendredi 27 mai 2022 un sommet humanitaire extraordinaire de l’Union Africaine suivi d’une conférence des donateurs.Plusieurs chefs d’États et de gouvernements, des hauts fonctionnaires et ministres des Etats membres de l’Union Africaine vont prendre part à cet évènement qui se tiendra au Centre de conférence Sipopo, station balnéaire construite en banlieue de Malabo pour accueillir le sommet de l’Union africaine en 2011.

Les changements climatiques, les déplacements forcés des populations, la sécurité alimentaire, le développement de la reconstruction post conflits pour les réfugiés et déplacés et aussi la mobilisation des ressources et le financement de l’action humanitaire en Afrique, seront au cœur de ce sommet.

L’Union africaine estime que quelque 113 millions d’Africains ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence en 2022. Parmi eux, 48 millions sont des réfugiés, des demandeurs d’asile et des déplacés internes.

Le lendemain du Sommet humanitaire extraordinaire de l’Union Africaine, un autre sommet extraordinaire sur le terrorisme et le changement anticonstitutionnel de gouvernement se tiendra dans le centre de conférence de Sipopo.

Côte d’Ivoire : la FAO appuie la formation d’épidémiologistes de terrain

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appuie la formation d’experts en épidémiologie de terrain en Côte d’Ivoire, en réponse aux maladies infectieuses émergentes et aux maladies animales transfrontalières.Une première cohorte de professionnels vétérinaires a été outillée sur les questions liées à la santé animale, du 17 au 20 mai 2022 à Yamoussoukro, au cours d’un atelier de restitution de la formation des agents vétérinaires de 1ère ligne en épidémiologie de terrain (ISAVET).

Vingt-deux stagiaires, au nombre desquels une femme et deux agents de l’environnement ont pris part à cette première cohorte de l’Initiative ISAVET qui vise à renforcer les capacités de ces professionnels en santé animale.

Cet atelier a été organisé par la Direction des services vétérinaires avec l’appui technique et financier du Centre d’urgence de la FAO pour le contrôle des maladies animales transfrontalières (ECTAD) et l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

L’objectif de cette session était de présenter et de discuter les résultats des travaux de terrain des stagiaires qui ont couvert diverses questions comme par exemple « la surveillance sentinelle de la peste porcine africaine (PPA) à Korhogo », dans le Nord ivoirien.

Cette session a permis également de mener une « Enquête sur les Connaissances, Attitudes et Pratiques (CAP) des épidémiologistes sur la rage dans la commune de Man (Ouest) », ou sur les risques associés à la présence des singes sacrées de Soko au Nord-Est de Côte d’Ivoire.

Durant quatre jours, ils ont présenté les résultats de leurs travaux de terrain devant un jury composé de trois membres dont deux issus du milieu académique universitaire et un de la santé publique venant de la plateforme « Une Seule Santé ».

Cet atelier a été une occasion pour eux d’avoir un retour technique constructif sur les compétences acquises en épidémiologie vétérinaire de terrain et d’établir un réseau de stagiaires ISAVET diplômés et de partenaires en santé animale, dans le cadre de l’approche « Une Seule Santé ».

Prévention des maladies animales

Cet atelier vise à prévenir les maladies animales qui peuvent également avoir des effets néfastes sur les hommes. Il a vu une implication de l’Etat avec la collaboration du ministère des Ressources animales et halieutiques.

La cérémonie de remise des certificats a été présidée par le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Sidi Téémoko Touré, ainsi que la présence des autorités préfectorales et municipales de Yamoussoukro en plus des représentants de l’USAID et de la FAO.

Le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, M. Samy Gaiji, a réaffirmé la disponibilité de l’organisation à appuyer les initiatives du Gouvernement dans la lutte contre les maladies émergentes.

« La FAO est engagée aux côtés de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre les maladies émergentes et réémergentes. Nous travaillons ensemble à développer les capacités du pays à prévenir, détecter et à riposter contre les menaces en cas de besoin », a-t-il assuré.

Pour lui, « la disponibilité des vétérinaires de terrain et des para professionnels vétérinaires de qualité et en quantité devient de plus en plus un impératif sur le terrain pour une réponse rapide aux urgences de santé animale et de santé publique ».

Le ministre Sidi Tiémoko Touré a félicité les bénéficiaires de cette formation, invitant ces derniers à la vigilance, car « la surveillance est le préalable à la détection rapide des maladies aussi bien animales, qu’humaines ».

« Elle constitue un outil fondamental à la détection rapides des maladies, qui est la pierre angulaire de la lutte contre les événements de santé publique. Et, aujourd’hui, plus que jamais, l’actualité sanitaire nous montre l’importance de la détection précoce des maladies animales », a-t-il dit.

La représentante de l’USAID, Dr Nancy Lorenthal, a également félicité le gouvernement de Côte d’Ivoire pour son leadership et a rappelé l’engagement des États-Unis à soutenir en permanence les efforts de l’Etat ivoirien pour répondre efficacement aux urgences de santé publique.

Dr Nancy a fait observer que cet événement marque une étape importante dans la lutte contre les menaces sanitaires futures à l’interface homme-animal-environnement, tout en encourageant les vétérinaires à donner le meilleur d’eux-mêmes.

L’importance des épidémiologistes dans le système de santé

Des vétérinaires et des épidémiologistes en quantité et en qualité sur le terrain garantissent une consommation saine des ressources animales et halieutiques. Ceci est d’autant plus important qu’ils ont des liens étroits avec les communautés et sont en première ligne des cas d’épidémie.

Ils constituent un maillon essentiel pour une surveillance efficace, ainsi que la réalisation d’enquêtes sur le terrain et l’intervention d’urgence. C’est dans ce contexte que l’Initiative ISAVET a proposé cet atelier de formation.

Au cours de la session, les épidémiologistes ont été instruits via une approche multisectorielle, afin de permettre la prévention, la détection, l’alerte précoce, la réaction rapide, la notification et la réponse aux maladies animales, y compris les maladies transfrontalières, endémiques, émergentes et réémergentes.

Les stagiaires ISAVET, selon le processus, reçoivent quatre semaines d’enseignement en classe et de tutorat, suivies de trois mois d’activités sur le terrain sous la supervision de mentors sur leur lieu de travail.

L’initiative ISAVET répond au besoin de renforcement des capacités et de durabilité pour l’avenir de la région. Grâce à ISAVET, la capacité de la Côte d’Ivoire à anticiper, se préparer, répondre et surmonter les menaces critiques pour la santé humaine et animale provenant des maladies infectieuses émergentes et des maladies animales transfrontalières sera davantage améliorée.

Pour une mise en œuvre et une croissance durable du programme ISAVET, la FAO implique les ministères dans les décisions, veille à ce que le programme soit hébergé au sein du ministère des Ressources animales et halieutiques, tout en plaidant pour une appropriation au niveau national.

Ghana: quand les excréments de poules boostent l’agriculture

A Tamalé, la métropole du nord du Ghana située à 433 km de la capitale du pays, Accra, les excréments ou fientes de poules sont utilisés pour améliorer la production de maïs, de soja et de riz.« Les excréments de la ferme sont utilisés comme de l’engrais pour améliorer la production de maïs et de soja », explique Osman Abdulaï, gestionnaire de la ferme de Cudjoe Abimash Poultry Farms mise en place dans le cadre de l’initiative de la Banque africaine de développement appelée « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine en savane » (TTAA-S).

Ce programme a pour objectif de convertir une partie des terres en terrains agricoles non préparés et davantage rentables sur le plan commercial pour la culture du soja, du maïs et du riz.

A la faveur des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement prévues du 23 au 27 mai 2022 à Accra, la Banque a organisé le samedi 21 mai 2022 à Tamalé, une visite de presse sur des sites d’une série de projets de cette initiative dont les bénéficiaires allient agriculture et élevage.

Cudjoe Abimash Poultry Farms est un site intégré où se trouvent des fermes avec une variété de volaille (des pondeuses, des poulets de chair, des pintades et des dindes), des enclos de bétails (bœuf, moutons et cabris), une chambre froide et un entrepôt de stockage de la production de maïs, soja et riz.

« Dans la production de la volaille, 70% des dépenses sont absorbées par l’aliment. C’est pourquoi, nous essayons d’avoir une économie circulaire avec toute cette chaîne de production », ajoute Osman avec un large sourire, en présentant à ses visiteurs les machines agricoles acquises dans le cadre de ce projet.

« Ici, les excréments de poule sont une ressource très importante pour nous. Nous les utilisons pour nourrir nos sols », poursuit-il dans un contexte où les prix de l’engrais ont flambé sur le marché international à cause de la crise russo-ukrainienne, se félicitant que « tout le cycle de la production est profitable ».

« La commande des œufs se fait à la veille et ce sont les commerçants eux-mêmes qui viennent ici pour chercher les plateaux d’œuf à leurs frais », explique encore le gestionnaire du site qui a réalisé une « bonne affaire » lors de la récente fête de Ramadan célébrée début mai dernier.

Tamalé, la troisième ville du Ghana, compte près de 500 000 habitants. Elle est majoritairement peuplée de l’ethnie Dagomba parlant le dagbani et adepte de la religion musulmane. La demande de volaille dans cette région est très « croissante », constate Osman Abdulaï qui comptabilise avec ses associés « 6000 poussins », dans les fermes implantées sur le site.

Le Projet d’amélioration de la productivité agricole dans la zone de la savane (SAPIP) a démarré la phase pilote de l’initiative « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine en savane » (TTAA-S ou TAAT-S en anglais) sur 87 hectares en 2018, rappelle M. Félix Darimaani, le coordonateur national du projet SAPIP et du programme SIP.

Suite au succès de cette phase pilote, il a été étendu et a obtenu un appui supplémentaire dans le cadre du Programme d’investissement dans les savanes (SIP) financés tous les deux par la BAD. Selon Boahen Philip, économiste en chef des politiques agricoles à la BAD, le système de production utilise l’agriculture de conservation comme mesure d’atténuation du fait des variabilités climatiques.

L’initiative fournit plusieurs services dont le soutien à l’aménagement du territoire, des intrants agricoles de haute qualité et des divers soutiens techniques. L’intervention du projet d’amélioration de la productivité agricole dans les zones de savane dans le cadre de la TAAT-Savane portait sur le maïs, le soja et le riz.

Elle a suscité un important intérêt pour la production de maïs et de soja et a jeté les bases du lancement du Programme d’investissement dans les savanes en 2019 afin de créer une plus grande marge de manœuvre budgétaire pour soutenir davantage le secteur de la volaille et de l’élevage.

Il s’agit d’une approche à tirer parti des cultures et de la production d’aliments pour bétails afin de développer la production avicole et la transformation d’agroproduits tels que les aliments pour bétails, le poulet et la viande, le riz et l’huile alimentaire.

Les superficies de production sont passées de 87 hectares en 2018 à 13 364 hectares en 2021. Les superficies cultivées devraient atteindre l’objectif de 20 000 hectares en 2022, estime M. Darimaani. De même, explique-t-il, les rendements pour le maïs sont passés de 4,03 millions de tonnes à 6,6 millions de tonnes et de 1,83 million de tonnes à 2, 35 millions de tonnes pour le soja.

Au total, 118 agriculteurs, commerciaux ont produit 102 675 millions de tonnes de maïs et 12 395 millions de tonnes de soja depuis 2018.

Depuis sa création, les agrobussinessmen soutiennent près de 30 000 exploitants agricoles avec une exploitation moyenne de deux hectares par agriculteur. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts pour faciliter le transfert de connaissances aux petits exploitants et leur permettre d’accéder aux marchés, aux services financiers et à la mécanisation par l’intermédiaire des agrobusinessmen.

Côte d’Ivoire: l’architecte Dieth Sira lauréate du Prix de la Bourse LafargeHolcim

La jeune architecte ivoirienne a présenté un programme visant à aider la population agricole à tirer profit d’une économie locale en transformant et exportant leurs produits.La jeune architecte ivoirienne, Dieth Sira, a remporté jeudi à Abidjan le Prix de la Bourse LafargeHolcim, une entreprise de cimenterie, à l’issue d’un concours, avec son projet intitulé « Un centre pour le développement durable en milieu rural ».

Dieth Sira a obtenu une moyenne de 14,24 sur 2020 devant Wilfried Yayi qui a eu une moyenne de 13,70 sur 20. Elle a présenté un programme visant à aider la population agricole à tirer profit d’une économie locale en transformant et exportant leurs produits.

 Son projet intègre une petite manufacture de transformation, une plantation, des salles de formation à l’entrepreneuriat agricole, pour l’alphabétisation, afin de pouvoir palier à leurs problèmes sociaux et économique. 

 « Ca été une très belle expérience pour moi, (car) ce concours nous amène à approfondir nos recherches en architecture « , a déclaré la jeune architecte, qui a obtenu une bourse de 1,8 million de Fcfa. Quant à Wilfried Yayi, il a eu une récompense de 1,2 million Fcfa. 

 M. Yousry Rachjd, le directeur général de LafargeHolcim Côte d’Ivoire, filiale du Groupe Holcim, leader mondial des solutions et la production de matériaux de construction, a indiqué que la thématique de ce concours qui a trait à l’architecture durable entre dans la vision du groupe qui « ambitionne d’être le leader mondial dans la durabilité ». 

 Cet événement qui est à sa troisième édition coïncide avec la célébration des 70 ans de LafargeHolcim Côte d’Ivoire à travers son ciment Bélier sur le marché ivoirien. « Ce moment-là, on veut le vivre avec des gens qui nous sont très chers », a dit M. Yousry Rachid. 

 Le directeur général de l’École d’architecture d’Abidjan, Dr Roger N’Guessan, a salué l’initiative qui devrait permettre aux jeunes architectes de challenger certains défis et enjeux de notre ère. La remise de prix a concerné la catégorie « jeunes architectes ».

 Ce programme de bourse de stage LafargeHolcim vise la promotion de la construction durable en Côte d’Ivoire. Il a été institué en juin 2017 par l’entreprise de cimenterie en collaboration avec le Conseil national de l’Ordre des architectes de Côte d’Ivoire (CNOA). 

 Le lancement de cette 3e édition a eu lieu le 22 juin 2021. Le lauréat du 1er prix de la 1ère édition est Patrick Koré, élève en Licence 3 à l’École d’architecture d’Abidjan. Lors de la 2e édition Wilfried N’Goran a été lauréat du 1er prix catégorie jeunes architectes et Kouakou Nguessan lauréat du 1er prix catégorie élève architecte.

 La cérémonie de récompense a eu lieu à l’École d’architecture d’Abidjan à la suite d’une présentation des projets des candidats devant un jury. L’entreprise a offert à l’école des livres sur la construction durable d’une valeur de 2 millions de Fcfa. 

 Le concours montre l’engagement ferme de l’entreprise à promouvoir l’enseignement et la recherche de qualité dans le domaine de la construction durable à travers des bourses de stage destinées aux futurs professionnels de l’environnement du bâti.

 Il cible notamment les élèves de l’École d’architecture d’Abidjan  (EAA) et des jeunes diplômés en architecture. Dieth Sira, elle, est une nouvelle diplômée, qui a décroché son parchemin d’architecte en 2020. 

Un Marocain à la tête du Réseau des associations africaines d’élus locaux

Adelfattah Skir, directeur de l’Association marocaine des présidents des préfectures et provinces a été élu, jeudi 19 mai, président du Réseau des managers des associations africaines des gouvernements locaux et régionaux.Un autre succès de la délégation marocaine qui prend part à la 9e édition du Sommet Africités qui se tient du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu, une ville intermédiaire de l’Ouest du Kenya. Le directeur de l’Association marocaine des présidents des préfectures et provinces, Adelfattah Skir, a été porté à la tête du Réseau des managers des associations africaines des gouvernements locaux et régionaux qui compte 52 associations membres.

« Ce réseau nous permettra sûrement de mieux coordonner nos actions et renforcer encore d’avantage notre coopération et partenariat au niveau africain », a réagi Adelfattah Skir, après son élection.

Organisé par Cités et gouvernement locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), une structure qui regroupe 16.000 collectivités territoriales et 50 associations nationales d’élus locaux, le Sommet Africités se tient cette année à Kisumu, troisième ville kényane après la capitale Nairobi et Mombasa.

L’événement, qui se tient tous les trois ans sur une durée de cinq jours, alternativement dans les différentes régions d’Afrique, est selon ses organisateurs, le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. L’édition de cette année a pour thème : « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Idrissa Gana Guèye : saint au Sénégal, homophobe en France ?

Suspecté d’avoir refusé de porter un maillot du Paris Saint-Germain avec le flocage LGBT, le milieu de terrain sénégalais est sous le feu des critiques depuis une semaine en France. Inversement, il est soutenu par plusieurs personnalités et institutions de son pays.

Le champion d’Afrique 2021 ne s’est toujours pas exprimé sur la polémique. Il a juste remercié, dans une courte vidéo partagée sur les réseaux sociaux, les nombreuses personnes qui ont applaudi ou compris son geste. Cette vague de soutiens continue sur les réseaux sociaux avec le hashtag #weareallidrissa dont se sont emparées plusieurs figures dans le monde, particulièrement musulmanes.

Selon certains observateurs, cette affaire rappelle le fossé culturel qui existe entre l’ex-puissance coloniale et son ancienne colonie, sur un sujet comme l’homosexualité. En France, la campagne de solidarité symbolique pour la communauté LGBT peut sembler anodine. Mais au Sénégal, elle passe pour une apologie déguisée de l’homosexualité, une « contre-valeur » réprimée par le code pénal du pays. Au-delà même, cette orientation sexuelle fait l’objet d’une vaste réprobation au sein de la société sénégalaise, où nul ne se risquerait à militer ouvertement pour les droits des homosexuels.

Samedi dernier, le joueur de 32 ans effectue le voyage avec son équipe dans le sud de la France. Déjà sacré champion pour la dixième fois de son histoire, le PSG devait affronter Montpellier pour le compte de la 37e et avant-dernière journée de la Ligue 1. Mais à la dernière minute, Gana sort de la feuille de match pour « raisons personnelles » alors qu’il n’est « pas blessé », selon son coach, l’Argentin Mauricio Pochettino, en conférence de presse. Les médias français sont interloqués.

Fossé culturel

Certains le suspectent d’avoir refusé de prendre part à la rencontre à cause des couleurs arc-en-ciel floquées sur les maillots de Ligue 1 lors de cette journée de championnat, dans le cadre de l’opération intitulée « Homos ou hétéros, on porte tous le même maillot », en marge de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, célébrée chaque 17 mai.

Outre les médias, plusieurs observateurs se rendent vite compte que le Sénégalais avait déclaré aussi forfait l’année dernière, à la même période, pour le match contre Reims. Ils se servent de cette déduction pour l’accuser d’homophobe avant d’appeler à des sanctions à son encontre. « Les joueurs d’un club de football, et ceux du PSG en particulier, sont des figures d’identification pour nos jeunes. Ils ont un devoir d’exemplarité. Un refus d’Idrissa Gana Gueye de s’associer à la lutte contre l’homophobie ne pourrait rester sans sanction », a notamment déclaré Valérie Pécresse, candidate malheureuse de la dernière présidentielle française avec 5,1 millions d’euros de dettes.

La polémique prend de l’ampleur. Des plateaux sont organisés pour inviter Idrissa Gana Guèye à réagir et regretter son acte. Au milieu du vacarme, le Sénégalais demeure silencieux. Son entourage promet qu’il s’exprimera prochainement. Une position qui  met dans tous leurs états certains responsables de la Fédération française de football (FFF) dont le Conseil national de l’éthique (CNE).

« De deux choses l’une, soit ces supputations sont infondées et nous vous invitons sans délai à vous exprimer afin de faire taire ces rumeurs. Nous vous invitons par exemple à accompagner votre message d’une photo de vous portant le maillot en question », écrit le 18 mai le CNE, pour qui « la situation est suffisamment grave pour adresser ce courrier » à Guèye.

La FSF répond à la FFF

« En refusant de participer à cette opération collective, vous validez de fait les comportements discriminatoires, le refus de l’autre, et pas uniquement contre la communauté LGBTQI + », enchérit le Conseil national de l’éthique dans le courrier signé par son président, Patrick Anton, avant de conclure : « L’impact du football dans la société et la capacité des joueurs à représenter un modèle pour ceux qui les admirent nous donnent à tous une responsabilité particulière ».

Si au Sénégal le président Macky Sall a très tôt affiché son soutien à son compatriote en appelant au respect de ses « convictions religieuses », la Fédération sénégalaise de football (FSF) a, pour sa part, attendu deux jours après pour réagir de manière incendiaire à la sortie de cet organe de la FFF.

« Est-on vraiment dans cette France que l’on nous avait contée et racontée dans nos écoles, celle qui a comme devise la liberté, la fraternité et de l’égalité pour tous ? Comment une instance qui prétend promouvoir l’éthique dans le Football peut se fonder sur des supputations pour s’adresser à une personne pour lui enjoindre de s’exprimer et pire encore de s’afficher avec le maillot aux couleurs LGBTQI+ pour mettre fin aux dites supputations ? », s’interroge, dans son communiqué, l’instance dirigée par Augustin Senghor, par ailleurs premier vice-président de la Confédération africaine de football (Caf).

« Manifestement et inconsciemment, au moment d’écrire sa lettre, le sieur Patrick Anton n’a pas pu s’empêcher de mettre en lien la situation qu’il décrit ou déplore avec la couleur (ou la religion) de Mr Idrissa Gana Guèye », a poursuivi l’avocat de profession, qui ajoute que la FSF est prêt à tout pour défendre son joueur. Ainsi, « elle se réserve le droit de saisir les instances internationales compétentes dans le domaine du sport ou en matière de droits de l’homme
pour que ce qui ressemble à un harcèlement institutionnalisé cesse ».

Mali : des Casques bleus de la Minusma bloqués à Dakar

Après quinze mois d’engagement dans le centre du Mali, le 10e détachement sénégalais de la Minusma n’a toujours pas quitté ce pays, provoquant par conséquent un retard du déploiement de la relève prévu depuis mars.Selon le journal sénégalais Le Quotidien, le gouvernement de transition aurait appliqué la réciprocité aux pays de la Cedeao suite aux sanctions économiques et financières de l’organisation ouest-africaine contre le Mali, pour non-respect du calendrier électoral devant permettre une transmission du pouvoir aux civils dans des délais raisonnables.

Contacté par APA, l’armée sénégalaise n’a pas encore réagi. Pour sa part, le porte-parole de la Minusma, Olivia Salgado a confirmé que « cette relève a accusé un retard significatif qui affecte tant le moral des troupes concernées que leur efficacité opérationnelle. »

« Tous les vols utilisés pour la relève des troupes à destination ou en provenance du Mali sont soumis aux autorisations de survol et d’atterrissage du gouvernement malien », explique la voix de la mission onusienne au Mali.

Composé de 850 éléments dont 21 femmes, le 11e détachement sénégalais de la Minusma, commandé par le Colonel Mathieu Diogoye Sène a reçu le drapeau le 23 février à la promenade des Thiessois, lors d’une cérémonie dirigée par le Général Fulgence Ndour, chef d’Etat-major de l’armée de terre. « « J’en suis particulièrement ravie car cette cérémonie symbolise la confiance renouvelée des autorités onusiennes en l’engagement exemplaire des contingents sénégalais au sein de la Minusma », se félicitait le Général Ndour.

« En effet, les succès des contingents précédents, fruit d’une synergie d’efforts du commandement en termes d’encadrement d’équipement, préparation opérationnelle et le soutien, justifient la confiance et l’estime que la communauté internationale place en notre armée. Ces succès sont également le résultat d’énormes efforts consentis par les hommes et les femmes, engagés depuis 2013 sur le théâtre malien pour marquer l’élan de solidarité du Sénégal envers ce pays frère et amis dans son effort de retour à la stabilité et à la sécurité », avait ajouté le Général Fulgence Ndour.

Il avait exhorté le colonel Mathieu Diogoye Sène et ses hommes à « maintenir le cap dans un souci de préserver l’image de marque des forces armées sénégalaises au sein des opérations de maintien de la paix à travers le monde dans un contexte de plus en plus complexe ».

Mais voilà que ce contingent, déjà mis dans les conditions que requiert un engagement militaire au Mali, doit encore attendre « les autorisations requises » pour prendre le relais du 10e détachement.

Le porte-parole de la Minusma a confié à Apa que les démarches nécessaires sont en cours auprès des autorités maliennes « sur la base des arrangements qui gouvernent le déploiement des opérations de la Minusma », notant « qu’il est crucial que cette question soit réglée (…) dans les meilleurs délais ».

La Minusma a été créée en avril 2013 par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le torchon brûle entre l’armée malienne et la Minusma

Les Forces armées maliennes ont bloqué un contingent de la Minusma à Djenné évoquant des « opérations militaires en cours dans la zone. »Les choses se compliquent pour la mission onusienne depuis le départ de la force française Barkhane au Mali. La mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali n’est plus « libre » d’aller où elle veut dans le cadre de ces patrouilles au Mali.

Dimanche 15 mai, elle a été stoppée par l’armée malienne à Djenné dans la région de Mopti, à 574 km de la capitale Bamako. La Minusma voulait se déployer dans cette zone pour sécuriser le marché hebdomadaire. Mais l’Etat-major général des armées du Mali a interdit à la force onusienne de s’y rendre. Cette décision qualifiée de « souveraine » par les autorités maliennes, est déplorée par la mission onusienne.

La ville de Djenné est sous les feux des projecteurs depuis les événements de Moura à la fin du mois du mars. L’armée malienne y avait mené des « opérations antiterroristes », affirmant avoir tué plus de « 203 combattants jihadistes » dans la région.

Mais, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait soutenu le contraire, parlant dans son rapport de « pire épisode d’atrocités » commises contre des civils en dix ans au Mali. Human Rights Watch faisait état de l’exécution sommaire de 300 civils par des soldats maliens associés à des combattants étrangers, présumés russes.

La mission onusienne qui voulait mener une enquête sur ces événements, s’est heurtée au refus des autorités maliennes malgré une demande formulée début avril. Une requête qui serait toujours à « l’étude » selon les militaires.

La mission onusienne déployée depuis 2013 au Mali, expire le 30 juin prochain 2022. Elle ne sera probablement pas renouvelée dans sa forme actuelle, avait annoncé le secrétaire général des Nations unies. Dans une sortie médiatique lors de sa tournée africaine, António Guterres soutenait l’envoi d’une force africaine avec un mandat onusien plus robuste au Mali pour éviter « l’effondrement » du pays.

Côte d’Ivoire : les Baoulé d’Abidjan s’engagent pour la paix

Les membres de ce groupe ethnique, établis dans la capitale économique ivoirienne, ont réaffirmé leur volonté de s’approprier le processus de réconciliation nationale.L’hôtel de ville d’Abidjan a accueilli ce jeudi une rencontre entre les chefs Baoulé de ladite ville et Kouadio Konan Bertin dit KKB, le ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale reconduit dans le nouveau gouvernement. 

« Nous sommes contents car le président Alassane Ouattara a nommé notre fils. Nous sommes venus le féliciter, l’encourager et lui donner des conseils afin qu’il réussisse la mission qu’on lui a confiée. Nous sommes prêts à l’aider », a déclaré le porte-parole de la délégation, Nestor Kouakou Kouassi.

Avec la nomination de KKB, a-t-il expliqué, le chef de l’Etat ivoirien a honoré les Baoulé, une ethnie du Centre de la Côte d’Ivoire. Dans son discours, Kouadio Konan Bertin a remercié le président Alassane Ouattara pour le « choix (porté sur sa) modeste personne afin de s’occuper des questions de réconciliation et de cohésion nationale ».

Sur sa lancée, le candidat indépendant à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 a souligné qu’« en choisissant l’un de leurs enfants, c’est à la communauté Baoulé qu’il (Alassane Ouattara) fait confiance. C’est un honneur que nous saurons mériter ».

Ainsi, les Baoulé d’Abidjan font sienne la quête de la réconciliation, non sans promettre d’accompagner Kouadio Konan Bertin jour et nuit pour l’atteinte de cet objectif. « La paix profite à tous. Nous la voulons dans notre pays. Je suis un fils comblé puisque je peux compter sur (mes parents) », a conclu le ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale.

Malawi : vers la création d’une cour spéciale contre la corruption

Le Malawi prévoit de mettre en place un tribunal spécial pour traiter les affaires de corruption.Cette décision entre dans le cadre des efforts du gouvernement pour accélérer les procès des personnes accusées de corruption, a déclaré mercredi le ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles, Titus Mvalo.

Le ministre a ajouté qu’il allait bientôt déposer devant le Parlement un projet de loi proposant la création d’une Cour des crimes économiques et financiers.

« Mon ministère prévoit de soumettre au Parlement un projet de loi portant sur la création d’un tribunal spécial chargé de lutter contre la corruption et les crimes financiers dans le pays », a confié M. Mvalo aux journalistes à Lilongwe, la capitale.

Cette proposition de tribunal fait suite aux critiques formulées à l’encontre du président Lazarus Chakwera, qui aurait respecté du bout des lèvres sa promesse électorale de lutter contre la corruption.

M. Chakwera vainqueur de la présidentielle en 2020, avait promis de débarrasser le pays de la corruption de haut niveau qui était devenue une caractéristique commune des administrations précédentes.

Mvalo a réitéré l’engagement de l’administration Chakwera à lutter contre la corruption imputant le retard dans la finalisation projet aux tribunaux, submergés selon par les plusieurs dossiers de corruption et autres.

Chakwera a limogé un certain nombre de ministres impliqués dans des affaires de corruption au cours des deux dernières années.

Le Mozambique frappé par une épidémie de poliomyélite

Les autorités sanitaires du Mozambique ont déclaré une épidémie de polio après l’apparition d’un cas dans la province de Tete, au nord-est du pays.Premier cas au Mozambique depuis 1992, le virus a été découvert chez un enfant qui a commencé à présenter des signes de paralysie fin mars, selon les autorités sanitaires du pays.

L’analyse du séquençage génomique a indiqué que le cas nouvellement confirmé était lié à une souche qui circulait au Pakistan depuis 2019, similaire au cas signalé au Malawi plus tôt cette année. Il s’agit du deuxième cas importé de poliovirus sauvage en Afrique australe cette année, après une épidémie au Malawi à la mi-février.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a toutefois déclaré que ces deux cas « n’affectent pas la certification de l’Afrique comme exempte de poliovirus sauvage, car la souche du virus n’est pas indigène ».

« Nous soutenons les gouvernements d’Afrique australe pour qu’ils intensifient la lutte contre la poliomyélite, notamment en menant des campagnes de vaccination efficaces et à grande échelle pour stopper le virus et protéger les enfants de ses effets néfastes », a déclaré Matshidiso Moeti, La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Des efforts sont actuellement déployés pour aider à renforcer la surveillance de la maladie au Malawi, au Mozambique, en Tanzanie, en Zambie et au Zimbabwe.

Les cinq pays vont poursuivre les vaccinations de masse, avec comme ambition d’atteindre 23 millions d’enfants âgés de cinq ans et moins avec le vaccin contre la polio dans les semaines à venir.

La polio est hautement infectieuse et touche principalement les enfants de moins de cinq ans. Il n’y a pas de remède contre la polio, et elle ne peut être évitée que par la vaccination.

Kenya : carte postale de Kisumu, capitale des Africités 2022

La ville kényane qui accueille le 9e Sommet Africités a connu de nombreuses mutations dans un passé récent en tant que centre économique, culturel et politique.Africités est l’événement panafricain phare de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, un sommet des dirigeants des villes et des gouvernements locaux et de leurs associations, sous l’égide de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-A).

Son ambition est de faire progresser la décentralisation et la gouvernance locale du continent dans le but d’améliorer le niveau de vie de ses citoyens.

Depuis Abidjan en 1998, ces sommets ont lieu tous les trois ans, les autres villes hôtes étant Johannesburg en Afrique du Sud, Dakar au Sénégal et Marrakech au Maroc (deux fois).

Alors que les délégués d’Africités descendent à Kisumu, une grande attention sera portée sur cette ville portuaire et sur la manière dont elle s’inscrit dans l’agenda continental défini par les CGLU-A.

Dans les années 1960, Kisumu a été le témoin de certains des événements politiques les plus marquants du Kenya, l’un des plus inoubliables étant le début d’une querelle dynastique prolongée entre les familles de l’actuel président Uhuru Kenyatta et son rival historique de longue date Raila Odinga. Des tensions qui auront des répercussions considérables sur le pays au cours des décennies à venir.

Kisumu est une altération anglaise du mot sumo en langue luo, qui signifie littéralement « lieu de troc » à l’époque précoloniale, coloniale et postcoloniale, ce qui souligne l’importance de la ville en tant que capitale économique de la région d’Afrique de l’Est.

Sa fortune économique a décliné à la fin des années 1970, alors que des villes kényanes plus importantes, comme Nairobi, devenaient des centres économiques et culturels de l’Afrique de l’Est. Ce n’était qu’une question de temps avant que cette ville portuaire située à l’ouest du Kenya ne se relève du marasme.

Troisième plus grande ville du Kenya après Nairobi, la capitale, et Mombasa, la ville côtière à valeur touristique, la population plutôt modeste de Kisumu, moins de 400 000 habitants selon le recensement de 2019, doit son importance en tant que centre d’affaires qui dépasse désormais les frontières nationales du Kenya.

En fait, dans le contexte géographique de la région des Grands Lacs, Kisumu est la troisième plus grande ville après la ville tanzanienne de Mwanza et Kampala en Ouganda et a acquis une certaine importance internationale en tant que centre urbain le plus proche de Kogelo, la célèbre ville natale du père de l’ancien président américain, Barack Obama.

Comme par le passé, de nombreux admirateurs d’Obama qui se rendent en pèlerinage à Kogelo font un rite de passage à Kisumu pour s’y rendre, créant ainsi sa réputation croissante d’escale touristique et l’un des principaux centres industriels et commerciaux du Kenya.

Il n’est donc pas surprenant que les organisateurs d’Africités aient choisi, pour la première fois, Kisumu comme ville intermédiaire pour accueillir leur sommet phare, qui réunit les autorités locales du continent afin qu’elles puissent réfléchir et façonner le destin de leurs villes.

Le thème de cette édition, « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine », évoque les projets d’infrastructure en cours à Kisumu.

Les organisateurs et les participants, qui se sont intéressés de près à l’urbanisme au cours des sommets Africités successifs, seront intéressés de savoir comment une ville dite intermédiaire comme Kisumu connaît une sorte de rajeunissement en améliorant sa façade sur le lac, en décongestionnant ses principales artères et en les rendant plus conviviales pour les piétons.

Sénégal : un centre de bioproduction à l’Iressef

Avec l’appui de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique), l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Épidémiologique et de Formations (IRESSEF) veut expérimenter la bio-production au Sénégal.Installé dans la nouvelle ville de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar, l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) « travaille étroitement avec plusieurs entités de la Wallonie pour le développement d’un centre de bio-production, l’organisation d’un master de spécialisation qui aborde spécifiquement les risques sanitaires à l’interface entre l’Homme, l’animal et l’environnement » selon l’Iressef.

Cette collaboration s’oriente également vers « le développement d’une plateforme de diagnostic moléculaire de la covid-19 semblable à celle que l’Université de Liège a mis en œuvre en Belgique en réponse à la pandémie. »

Pour « faire le point sur les avancées de cette collaboration exemplaire », le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en visite de trois jours au Sénégal, s’est rendu mardi 17 mai au siège de l’Iressef, à Diamniadio.

Reçu par le professeur Souleymane Mboup, président fondateur de l’Iressef, Jean-Yves Jeholet a déclaré vouloir « amplifier la collaboration » avec la structure qui travaille dans la recherche sanitaire et la formation.

« Nous voulons donner un signal fort dans les mois, dans les années à venir. Nous voulons construire un écosystème avec le monde universitaire, avec les entreprises que nous avons en Wallonie et à Bruxelles, et forcément avec le gouvernement du Sénégal ainsi qu’avec tous les instituts comme celui-ci au niveau de la recherche », s’est engagé le ministre-président de Bruxelles-Wallonie, après une visite des lieux.

Pour sa part, le président fondateur de l’Iressef s’est félicité de la visite de l’officiel wallon et a assuré que l’implémentation du centre de développement de bioproduits, « avec toutes les opportunités de formation », sera construit dans le moyen terme.

Selon le virologue sénégalais, cette innovation concerne « le développement de vaccins mais aussi d’autres produits comme des anticorps clonaux, avec une technologie miniaturisée, à des prix abordables ».

Concours en accréditation d’Afrique de l’Ouest : Mahamadi Sebogo primé

Le journaliste burkinabè, Mahamadi Sebogo a remporté vendredi à Abidjan la première édition du concours d’écriture pour la conformité en accréditation de l’Afrique de l’Ouest.Les résultats de ce concours ont été dévoilés au cours d’une cérémonie présidée par Jacques Esso, directeur de Cabinet du ministre du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME de Côte d’Ivoire en présence du Commissaire chargé du développement de l’entreprise, des mines, de l’énergie et de l’économie numérique de la commission de l’Uemoa, Paul Koffi Koffi, du président du Système ouest-africain d’accréditation (SOAC) Aboubacry Baro et du Représentant de l’ONUDI en Côte d’Ivoire et au Togo, Tidiane Boye.

Le jury présidé par Khady Evelyne Denise Ndiaye, et également directrice du secteur privé de la Commission de l’Uemoa a attribué dans la catégorie « journaliste », la première place à Mahamadi Sebogo spécialiste économie et finances du journal Sidwaya du Burkina Faso.

De son côté, Rosalie Dibor Diene de l’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication (EJICOM) du Sénégal a été primée dans la catégorie « étudiant ». Les lauréats ont reçu notamment des certificats, des ordinateurs, des abonnements à zoom d’une année et des bourses de formation en ligne.

Cette cérémonie a été en outre marquée par la présentation du certificat de reconnaissance mutuelle par la Coopération africaine d’accréditation (AFRAC). « Les accréditations que le SOAC vous attribue sont valables partout dans le monde (…) », s’est félicité le président du Conseil d’administration du SOAC, Aboubacry Baro.

« Le SOAC a été accrédité par les instances internationales », a renchéri à ce propos, le Commissaire de l’Uemoa, Paul Koffi Koffi.

La proclamation des résultats du concours a été précédée par la quatrième Assemblée générale qui a vu le renouvellement du mandat du bureau du SOAC de deux ans et l’adhésion de nouveaux membres. Un atelier sur le développement et le financement de l’accréditation en Afrique de l’Ouest a été également organisé dans la foulée.

Au cours de cet atelier, la Commission de l’Uemoa a présenté ses actions en matière de promotion de la qualité ainsi que les perspectives d’accompagnement du SOAC.

Le SOAC a été appuyé par la Commission de l’Uemoa à hauteur de 430 millions de FCFA sur trois ans à travers une Convention dont le renouvellement est en cours pour le même montant sur la période 2022-2024.

Africités 9 : le Kenya pour des solutions innovantes à la réduction des vulnérabilités

Le Sommet Africités doit permettre aux villes de discuter des solutions aux besoins du nombre croissant des citadins afin d’améliorer leurs conditions de vie, selon un ministre kényan.L’autonomisation des populations africaines doit passer par des programmes transformateurs et durables. Ayant compris cet enjeu, le ministre kényan de la Déconcentration, Eugène Wamalwa, invite l’Afrique à considérer toutes les opportunités qui s’offrent à elle « pour améliorer notre environnement et la gestion des ressources naturelles, et améliorer l’accès au marché, le commerce et les services financiers ».

« Nos discussions et interactions au cours de ce Sommet devraient s’efforcer d’explorer des possibilités innovantes de réduction des vulnérabilités et d’augmentation de la résilience de nos populations urbaines croissantes. Il est impératif que nous travaillions à l’autonomisation économique de nos communautés grâce à des programmes socio-économiques transformateurs et durables », a dit M. Wamalwa.

Il s’exprimait à l’ouverture officielle du 9e Sommet Africités qui se tient du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu, dans l’Ouest du Kenya. L’événement est organisé par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) en partenariat avec le Gouvernement du Kenya, le Conseil des gouverneurs du Kenya (CoG) et le Comté de Kisumu. La présente édition à laquelle prennent part environ 5000 participants porte sur le thème : « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Poursuivant, le ministre de la Déconcentration du Kenya et ancien ministre de la Défense a affirmé que « nos efforts pour construire la Nation et fournir un environnement pacifique pour la coexistence seront cruciaux pour mener nos communautés vers le décollage économique ».

« Il est important pour nous tous de commencer à poser les problématiques et de trouver des solutions sur la façon dont nous allons financer nos développements infrastructurels dans nos villes, municipalités, villages et centres commerciaux en tant que facteur essentiel pour garantir que notre urbanisation réponde aux principes de base du développement », a poursuivi l’ancien ministre de la Justice du Kenya.

Selon Eugène Wamalwa, les discussions au cours de ce Sommet forment le lien permettant à l’Afrique de tracer sa propre approche et trajectoire vers le développement humain durable en fonction de ses réalités tout en faisant le point sur les connaissances et les expériences acquises à travers le monde.

Organisateur du sommet Africités tous les cinq ans en partenariat avec le pays accueillant, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) regroupe 16.000 collectivités territoriales et 51 associations nationales d’élus locaux, selon sa présidente, Christine Mba Ndutume.

La 8e édition du Sommet Africités s’était tenue du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech, au Maroc, sous le thème : « La transition vers des villes et territoires durables : le rôle des collectivités territoriales africaines ».

La planification, une solution au changement climatique (Onu-Habitat)

Le dérèglement climatique impacte négativement plusieurs villes en Afrique.Beaucoup de pays manquent de bonnes politiques de planification urbaines, exposant ainsi les villes et les populations africaines aux conséquences du changement climatique. Pour inverser la tendance, Maimunah Mohd Sharif, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) a plaidé pour des plans d’urbanisation tenant compte des réalités de chaque ville.

« Une bonne politique de planification est la solution au changement climatique », a dit Mme Sharif, ce mardi à Kisumu (Kenya, Ouest).

L’ancienne maire de Penang et première femme à être nommée présidente du conseil municipal de Seberang Perai (Malaisie) s’exprimait au cours d’une plénière portant sur urbanisation et changement climatique. La rencontre entre dans le cadre du 9e Sommet Africités qui se tient du 17 au 21 mai 2022 sous l’égide de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) en partenariat avec le Gouvernement du Kenya, le Conseil des Gouverneurs du Kenya (CoG) et le Comté de Kisumu.

Pour la directrice exécutive d’Onu-Habitat, de nombreux États injectent beaucoup d’argent dans la lutte contre le changement climatique sans se doter de bonnes politiques de planification. « Ce qui est du gâchis. Ce qu’il faut, c’est plutôt de bons plans d’adaptation au changement climatique adossés à une bonne planification. Cela permet d’être résilient et de sauver nos villes des catastrophes. Une ville bien planifiée peut réduire les effets du changement climatique », a poursuivi Maimunah Mohd Sharif, par ailleurs urbaniste.

Le Sommet Africités, qui se tient tous les trois ans sur une durée de cinq jours, alternativement dans les différentes régions d’Afrique, est selon ses organisateurs, le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. L’édition de cette année a lieu pour la première fois dans une ville intermédiaire, Kisumu (Ouest), troisième plus grande ville du Kenya après Nairobi et Mombasa, située sur les bords du Lac Victoria.

Plus de 5000 personnes y participent pour débattre autour des Agendas 2030 et 2063 qui appellent à l’urgence de réfléchir à une urbanisation résiliente et durable en Afrique. D’ici 2050, la majeure partie de la population africaine vivra dans les villes et la majorité des citadins s’installeront dans des villes intermédiaires, d’après les statistiques.

Afrique: l’idée d’une agence de notation fait son chemin

Cette institution financière devrait prendre en compte les réalités des économies du continent noir largement dominées par le secteur informel.L’avis des agences de notation financière a une grande influence sur l’accès aux marchés financiers. En rehaussant la note d’un pays, elles diminuent le risque d’y investir et favorisent son accès aux crédits. Les économies africaines, souvent victimes d’une dégradation de leurs notations, sont ainsi confrontées à une surestimation des risques d’investissement et une flambée des primes d’assurance et par ricochet des taux d’intérêt de la dette. D’où la nécessité pour le continent de se doter d’une structure parallèle d’évaluation des risques.

« Avoir une agence de notation africaine nous permettra d’avoir notre propre benchmarking. Une agence qui comprend mieux les réalités africaines et qui prendra en compte davantage l’impact du secteur informel dans notre Produit Intérieur Brut (PIB) », a déclaré le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.

Il s’exprimait ce mardi à la clôture de la 54e session de la Commission économique pour l’Afrique (CoM2022) tenue au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio, à la périphérie de Dakar.

Cette institution panafricaine, a fait savoir l’ancien directeur du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), « devra prendre en compte davantage la résilience de nos économies et faire des rapports qui vont inspirer les agences de notation internationale » afin que celles-ci revoient leurs méthodes d’évaluation des risques en Afrique.

Dans son discours d’ouverture officielle de la CoM2022, lundi dernier, Macky Sall avait déjà fustigé les procédés utilisés par les agences de notation quand il s’agit des pays africains. Le président sénégalais a signalé à ce titre que le rapport 2022 sur le financement du développement durable avait pointé du doigt les limites et les méthodes d’évaluation de ces agences.

« L’étude établit un parallèle entre la célérité des agences de notation vis-à-vis des pays du Sud et leur relative mansuétude à l’égard des nations riches », a dénoncé le successeur d’Abdoulaye Wade.

Citant le rapport, Macky Sall a rappelé que les pays développés, ayant connu une augmentation de la dette et un ralentissement économique beaucoup plus important, ont largement échappé aux dégradations, non sans ajouter que cette notation renforce leur accès aux marchés financiers.

Le document insiste ainsi sur l’importance de méthodologies transparentes afin de ne pas saper la confiance dans la notation.

Ce rapport a été réalisé par une soixantaine d’institutions multilatérales dont le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale, le Comité de Bale sur la supervision bancaire, le Comité international des régulateurs de l’assurance et le Conseil de stabilité financière.

Zuma impliqué dans une affaire de vente d’armes

L’ancien président sud-africain (2009-2018) Jacob Zuma, est poursuivi pour corruption, dans une affaire de ventes d’armes avec Thalès, le géant français de l’armement.Jacob Zuma, 79 ans, est soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin de la part du groupe français Thales, dans un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros attribué en 1999. À l’époque des faits, il était « ministre » provincial puis vice-président d’Afrique du Sud.

Jacob Zuma est retourné à la Haute Cour de Pietermaritzburg ce mardi son procès. Mais l’audience devrait être reportée en raison d’un recours introduit par les avocats de l’ancien président sud-africain. En effet, le mois dernier, le juge de la Haute Cour Piet Koen a accordé à l’ancien président sud-africain, un report du procès dans l’attente du résultat de la demande de ce dernier attribuée au juge-président de la Cour suprême Mandisa Maya. Un report se dessine, car la demande n’est pas encore examinée.

Zuma demande à Mandisa Maya de reconsidérer sa demande de renvoi du procureur principal Billy Downer pour « partialité » présumée contre l’ancien président. La Cour suprême avait précédemment rejeté la demande d’autorisation d’appel de Zuma.

L’ancien président fait face à 16 accusations de corruption aux côtés de Thales, le fabricant d’armes français, qui remontent à 1999. A l’époque, Thabo Mbeki, le président de la République, l’avait même démis de ses fonctions de vice-président en raison de ces allégations de corruption.

Africités 9 : plaidoyer pour le développement des villes intermédiaires

Le président Uhuru Kenyatta a ouvert mardi 17 mai à Kisumu, à l’ouest du Kenya, la neuvième édition du sommet Africités.Clap de départ de l’édition 2022 du Sommet Africités, organisé tous les trois ans par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique). La rencontre se tient du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu, troisième ville du Kenya après Mombasa, située à près de 400 km de la capitale, Nairobi. Cet événement est axé cette année sur le thème : « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Tous les intervenants à la cérémonie d’ouverture ont plaidé pour des politiques publiques qui tiennent compte des villes intermédiaires. Celles-ci doivent « être considérées comme des facteurs de développement », a plaidé le chef de l’Etat kényan.

« Les dirigeants politiques, les universitaires et les acteurs économiques doivent tous se mobiliser pour les villes intermédiaires pour accélérer le développement de l’Afrique. Il est temps que nos villes intermédiaires soient prises pour des facteurs de développement car, elles contribuent de 20% au Pib du continent », a affirmé Uhuru Kenyatta.

Selon lui, les politiques publiques doivent tenir compte des villes intermédiaires en faisant de la planification pour satisfaire les besoins émergents des populations. « C’est pourquoi, a-t-il souligné, le sommet Africités 9 doit aboutir sur une feuille de route et une décennie d’actions au profit des villes intermédiaires ».

Insistant sur l’importance d’une politique d’urbanisation pour les villes intermédiaires, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a noté que ces dernières connaissent une croissance démographique galopante.

« Or, nos politiques publiques sont centrées sur les villes principales au détriment des villes intermédiaires. Pourtant, les villes intermédiaires ont d’énormes potentialités », a-t-il constaté.

« Les villes intermédiaires sont le reflet de notre niveau de développement. Elles doivent être des atouts pour promouvoir le développement socio-économique de nos pays », a dit, pour sa part, la présidente de CGLU-A, organisatrice d’Africités et à laquelle 16.000 collectivités territoriales et 51 associations nationales d’élus locaux sont affiliées.

Cela fait dire à John Kerry, ancien secrétaire d’Etat américain, que « les villes intermédiaires doivent être la locomotive du développement ».

Le sommet Africités 9, qui se tient tous les trois ans sur une durée de cinq jours, alternativement dans les différentes régions d’Afrique, est selon ses organisateurs, le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. L’édition de cette année, organisée en partenariat avec le gouvernement du Kenya, le Conseil des gouverneurs du Kenya (CoG) et le Comté de Kisumu, a lieu pour la première fois dans une ville intermédiaire.

Plus de 5000 personnes y participent pour débattre autour des Agendas 2030 et 2063 qui appellent à l’urgence de réfléchir à une urbanisation résiliente et durable en Afrique. D’ici 2050, la majeure partie de la population africaine vivra dans les villes et la majorité des citadins s’installeront dans des villes intermédiaires, d’après les statistiques.

Une pénurie de carburant perturbe les vols d’Air Zimbabwe

Une pénurie de carburant au Zimbabwe a perturbé le programme des vols de la compagnie nationale du pays, a annoncé la compagnie aérienne jeudi soir.Dans un communiqué, Air Zimbabwe a conseillé à ses passagers de se préparer à une perturbation anticipée de leur programme de vols en raison de la pénurie de Jet A1 dans les aéroports.

« Air Zimbabwe souhaite informer ses précieux passagers et les autres parties prenantes de la perturbation prévue des horaires de vol en raison de la pénurie de carburant Jet A1 dans les aéroports », indique le communiqué.

La compagnie aérienne a déclaré avoir été informée par ses fournisseurs « de contraintes dans le mouvement du produit qui se sont répercutées sur toute la chaîne de valeur jusqu’à nous, le consommateur final du produit ».

La pénurie de carburant d’aviation devrait affecter d’autres compagnies aériennes desservant le Zimbabwe, qui pourraient être contraintes de faire des escales dans les pays voisins pour se ravitailler en carburant, à moins qu’elles ne prennent leurs propres dispositions pour s’assurer qu’il y a suffisamment de carburant à l’aéroport du Zimbabwe pour leurs avions.

La pénurie devrait également handicaper davantage la compagnie Air Zimbabwe, qui tente de se remettre de plusieurs années de mauvaise gestion au cours desquelles certains de ses avions ont été saisis par ses créanciers et d’autres interdits de vol pour des raisons de sécurité.

Covid-19 : plus de 10.000 nouveaux cas enregistrés en Afrique du Sud

Les 10. 017 nouveaux cas de coronavirus portent le nombre total de cas confirmés à 3. 862. 165 en Afrique du Sud.Pays le plus touché par la Covid-19, l’Afrique du Sud a enregistré plus de 10 000 nouveaux cas de dans les 24 heures précédant la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé jeudi l’Institut national des maladies transmissibles (NICD).

Les 10. 017 nouveaux cas portent le nombre total de cas confirmés dans le pays à 3. 862. 165, soit un taux de positivité de 25,3 %, a indiqué le NICD.

La majorité des nouveaux cas proviennent de la province de Gauteng (39 %), suivie du KwaZulu-Natal (21 %), a précisé l’institut.

La province du Cap occidental représentait 17 % des nouveaux cas ; le Cap oriental et l’État libre (6 % chacun), respectivement ; le Mpumalanga et le Nord-Ouest (3 % chacun) ; le Cap du Nord (2 %) et le Limpopo (1 %), selon les autorités sanitaires.

Selon le ministère de la Santé, il y a eu une augmentation de 164 admissions à l’hôpital et 50 décès ont été signalés au cours de la même période, portant le nombre total de décès à 100 609 à ce jour.

Côte d’Ivoire : la FAO finance l’agriculture durable

La FAO a signé mercredi à Abidjan un projet avec l’Etat de Côte d’Ivoire, d’un montant de plus de 3 milliards Fcfa, au profit d’une agriculture durable et la restauration des sols dégradés, surtout dans la filière cacao.L’agriculture durable invite à promouvoir et à pratiquer une agriculture économiquement viable et pérenne, saine pour l’environnement et socialement équitable.

La signature de l’accord s’est fait au cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement durable, Adjoumani Kouassi, qui a signé la convention pour le compte de la Côte d’Ivoire, tandis que le représentant résident de la FAO, Samy Gaiji, a signé pour l’organisation.

Le ministre ivoirien a traduit sa « joie » de procéder à la signature de ce Projet de « Mise à l’échelle des innovations transformatrices en matière de systèmes alimentaires, d’utilisation des terres et de restauration à base de cacao en Côte d’Ivoire, en abrégé SCOLUR-CI ».

Cette joie est d’autant plus grande que la signature de ce projet intervient au moment où le monde entier s’est donné rendez-vous à Abidjan pour rechercher des solutions aux questions de dégradation des sols, de désertification et de sécheresse dans un contexte de changement climatique.

D’un montant de plus de 5 millions de dollars US (3,11 milliards Fcfa), ce projet qui va s’exécuter sur cinq ans, devrait permettre aux bénéficiaires d’opérer la transition de leur système de production vers un mode de production plus durable et plus valorisant en termes de revenus.

Le projet SCOLUR a pour objectif principal de rendre l’agriculture, la foresterie et la pêche plus productives et plus durables. Son objectif s’inscrit dans l’élan de la 15e Conférence des parties sur la désertification et la sécheresse (COP15) qui a lieu à Abidjan du 9 au 20 mai 2022.

Présente à la signature de ce projet, la directrice générale adjointe de la FAO, Mme Maria Helena Semedo, a indiqué que cet appui vise dans la perspective de l’Initiative d’Abidjan, à cette COP15, de « faire des chaînes de valeur pour le système agroalimentaire plus durable qui puisse apporter plus de bénéfices, mais aussi assurer la durabilité en termes de biodiversité ».

« On veut que la Côte d’Ivoire continue à produire le cacao (dont il est le 1er producteur mondial), mais qu’il le fasse d’une façon qui apporte des bénéfices aux producteurs, et qui n’apporte pas de danger à l’environnement », a déclaré Mme Semedo.

M. Gaiji a souligné que « ce projet est une première pierre de l’édifice », espérant que dans les mois à venir, l’organisation puisse déployer encore plus d’investissements sur les autres filières, mais aussi la cacaoculture.

M. Adjoumani Kouassi a assuré que les résultats obtenus pourront être mis à l’échelle dans toutes les zones de productions agricoles du pays, mais surtout dans les zones de productions cacaoyères.

Cela devrait permettre de résoudre les problèmes de sécurité alimentaire, de déforestation et d’amélioration des revenus des petits producteurs agricoles. La FAO va apporter son appui technique dans la réalisation de ce projet.

Pretoria condamne le meurtre de la journaliste d’Al Jazeera

L’Afrique du Sud vivement condamné la mort de la journaliste palestinienne, tuée par l’armée israélienneLa journaliste américano-palestinienne d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh couvrait des affrontements en Cisjordanie avant d’être touchée par balle, dans la matinée du mercredi 11 mai. L’Organisation des Nations unies a exigé l’ouverture d’une enquête pour mettre toute la lumière sur ce meurtre au moment où l’Afrique du Sud a condamné une tentative de réduire au silence la presse dans des zones de conflit.

La journaliste a été abattue d’une balle dans la tête mercredi matin alors qu’elle couvrait un raid militaire dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée. Une zone considérée comme le bastion du mouvement palestinien Fatah et point névralgique historique du conflit israélo-palestinien.

Le Directeur général du ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Zane Dangor, a déclaré que le fait de prendre pour cible des journalistes dans les territoires occupés et dans des zones de conflit comme l’Ukraine et l’Afghanistan « semble faire partie d’une stratégie visant à réduire au silence la presse libre et constitue une violation flagrante du droit international ».

« Le droit international des droits de l’homme oblige la puissance occupante à autoriser la liberté d’expression et de manifestation », a déclaré M. Dangor. Il a noté que dans d’autres zones de conflit, les civils et autres non-combattants sont protégés « conformément au principe de distinction et aux autres mesures de protection des Conventions de Genève ».

« La capacité des journalistes à couvrir les événements tels qu’ils se déroulent est essentielle, et les efforts visant à intimider et assassiner les membres de la presse ne peuvent pas être autorisés à se poursuivre en toute impunité ».

Le gouvernement israélien réfute toute responsabilité dans le meurtre de la journaliste et affirme que des Palestiniens armés avaient probablement tiré par erreur sur le journaliste.

Sénégal : que cache le Cash transfert de Macky Sall ?

Au Sénégal, plus de 540.000 ménages vont recevoir chacun un transfert d’argent de 80.000 FCFA.Le chef de l’Etat sénégalais poursuit ce qu’il appelle sa politique « volontariste d’inclusion sociale », en ciblant notamment les familles vulnérables du pays. Il a procédé, mardi 10 mai, au Grand Théâtre national de Dakar, au lancement officiel des opérations de transferts monétaires exceptionnels destinés à 542.956 ménages inscrits dans le Registre national unique (Rnu). Pour une enveloppe globale de 43,4 milliards FCFA, Macky Sall souligne que chaque famille pourra récupérer un montant de 80.000 FCFA.

« L’objectif est de donner 80.000 FCFA par ménage et d’améliorer ainsi leur niveau de consommation et l’éducation de leurs enfants. Nous avons réussi ce pari grâce à un montage financier innovant en matière d’assistance sociale et de solidarité nationale », a-t-il précisé devant le représentant de la Banque mondiale, principal partenaire financier du programme.

D’après Nathan Belete, directeur des opérations de cette institution, l’opération permet à chaque famille bénéficiaire « de répondre à ses besoins particuliers, en faisant des achats auprès de commerçants et en dynamisant l’économie locale ».

Toutefois, ce transfert de fonds à deux mois des élections législatives interpelle plusieurs internautes dans un pays où la coalition présidentielle a perdu de grandes villes et communes lors des élections locales de janvier dernier. En 2020, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye ne s’était pas empêché de critiquer ces opérations financières qu’il qualifie de « scandale ». Il déplorait le fait que l’aide de l’Etat distribuée aux populations par cash transfert le soit avec la mention « Macky Sall vous a envoyé ».

Ainsi, ce n’est pas la première fois que l’Etat, sous l’impulsion du président Sall, fait ce geste à l’égard des familles vulnérables. Outre les bourses familiales de 25.000 FCFA versées chaque trois mois, il a appuyé à hauteur de 2,5 milliards près de 2500 familles victimes des inondations en septembre 2020 à Keur Massar, nouveau département de la banlieue dakaroise.

Pour le chef de l’Etat, l’impact de ces financements est considérable puisqu’ils ont contribué à la baisse du niveau de pauvreté dans le pays. « Grâce aux efforts conjugués du gouvernement du Sénégal et des partenaires, le taux de pauvreté au Sénégal a diminué de 5 % en attendant les résultats consolidant de la dernière enquête qui seront disponible en décembre 2022 », a-t-il affirmé hier mardi.

Par ailleurs, la politique du Cash transfert « ne se limite pas seulement à lutter contre l’extrême pauvreté et la vulnérabilité, mais elle intègre l’autonomisation des personnes bénéficiaires en contribuant à améliorer les conditions de vie des populations », a précisé Macky Sall, écartant toute idée politicienne derrière ces transferts de fonds.

Pour lui, ce soutien pécuniaire va permettre aux populations d’améliorer le niveau d’éducation des enfants ainsi que la consommation, dans un contexte de crise mondiale marqué par la cherté des prix des denrées de première nécessité.

Sénégal: Baye Zale, condamné pour « terrorisme », converti en maraîcher

Condamné à 5 ans de travaux forcés pour actes de terrorisme par association de malfaiteurs en 2018, Saliou Ndiaye est aujourd’hui un ambitieux maraîcher.Une semaine après son transfèrement à la prison de Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, en novembre 2015, Saliou Ndiaye, 31 ans à l’époque, est placé en isolement. Il est considéré comme un détenu dangereux. Le natif de Saré Ndiougary, à Kaolack, à 200 kilomètres, au sud-est de Dakar, était accusé de terrorisme en même temps qu’une traintaine de personnes, dont son guide, Imam Alioune Ndao. Le groupe, dont certains membres étaient coupables d’avoir séjourné auprès de groupes jihadistes, comme Boko Haram au Nigéria, est jugé trois ans plus tard lors d’un procès très médiatisé devant le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar. Les charges qui pesaient sur le trentenaire étaient très lourdes: « actes de terrorisme, financement du terrorisme en bande organisée et de blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités terroristes et  apologie du terrorisme ».

La justice reprochait aussi au jeune homme des liens avec le franco-sénégalais, Omar Diaby dit Omsen, chef de la célèbre « Brigade des Étrangers », très active en Syrie et composée essentiellement de jihadistes français. À l’issue de ce procès, Saliou Ndiaye a écopé d’une peine de cinq ans de prison.

Durant son isolement Saint-Louis, « Baye Zale », comme le surnomment ses proches, consacre la majeure partie de son temps à la télévision. Scotché sur la chaîne thématique « Animaux » qui ne diffuse que des programmes liés à la faune et à la flore, le prisonnier se découvre une passion pour le maraîchage. « Je me suis dit que c’est le domaine dans lequel je veux évoluer », confie dans un entretien à Apa news lundi 9 mai, le jeune homme, aujourd’hui revenu vivre dans sa ville de Kaolack après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle en mars 2020. « Une semaine après ma sortie, je suis allé voir un ami avec lequel j’avais discuté de mon projet, lors d’une visite qu’il m’avait rendue en prison », se souvient-il. 

« Quand il m’en a fait part, je n’ai pas hésité. Malgré tout ce qui lui reprochait la justice, j’étais convaincu qu’il était innocent », confirme cet « ami », Assane Ndiaye, qui en guise d’amitié pour l’ancien détenu n’a pas hésité à donner son prénom  à son fils ainé, né alors que Saliou Ndiaye était encore en prison.

Déterminés à concrétiser rapidement le projet conçu par l’ancien prisonnier, les deux amis devenus des partenaires en affaires, bénéficient d’un terrain nu de moins d’un hectare à Peul Ngadiay dans la commune de Khelcom. dans la région de Kaffrine, non loin de Kaolack. « Immédiatement, on a décidé de clôturer le terrain avec du « salane » (une arbuste de la famille des euphorbiaciées). Pendant quinze jours, nous n’avons fait que ça. Nous avons ensuite emprunté de l’argent pour creuser un puits, se doter d’une pompe, acheter un âne entre autres besoins », », se rappelle Saliou Ndiaye. 

Mais l’enthousiasme du duo a failli être brisé par une mésaventure qui fait rire Assane Ndiaye, deux ans après. « Nous avons connu des débuts difficiles. Notre première récolte de manioc a été vandalisée par des animaux entrés par effraction dans notre champ. Après cela, on se demandait si e jeu en valait la chandelle », confie-t-il. 

Les deux amis décident de poursuivre l’aventure. Cette fois, ils sèment des piments, de l’aubergine, du « nana » (menthe). Les revenus issus de la moisson sont réinvestis dans la sécurisation du champ. « Nous avons acheté des grillages pour sécuriser la clôture qui ne pouvait plus tenir », raconte Saliou Ndiaye. 

Petit à petit, les deux associés se font un nom à travers la ville de Kaolack et ses environs, où ils se sont construit un réseau de distribution solide. Entre-temps, ils décident de renforcer leurs connaissances dans le domaine des cultures maraîchères. L’ancien prisonnier qui a fait quatre maisons d’arrêt du Sénégal en quatre ans de détention et son « confident » participent à des sessions de formation organisées par l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ) et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes au Sénégal (ANPEJ). À l’occasion de cette formation, de deux sessions sanctionnées chacune par une attestation, il est enseigné aux participants comment préparer un compost pour rendre abondantes leurs semences. Saliou et Assane sortent ragaillardis de cette expérience. 

Mais leur ambition est bousculée par des contraintes liées aux moyens matériels et financiers susceptibles d’améliorer leur activité. « Notre principale préoccupation, c’est l’accès à l’eau. Ensuite, nous avons des difficultés pour utiliser tout l’espace qui nous a été alloué. Pour le moment, nous n’en exploitons que la moitié », regrette Saliou Ndiaye.

Dans le souci de développer leurs activités, ils ambitionnent aussi de se lancer dans l’aviculture, l’aquaculture et l’apiculture. Mais face à « une absence de soutien étatique et d’une politique de réinsertion sociale sélective d’anciens détenus », Saliou Ndiaye qui tient parallèlement une quincaillerie à Ngane Alassane où il réside, ne peut compter que sur sa “volonté et l’envie de réussir”. 

Le Burkina Faso « espère » encore sauver les mineurs coincés

Au Burkina Faso, les sauveteurs continuent leurs opérations de pompage d’eau dans « l’espoir » de retrouver vivants les huit mineurs coincés dans une mine de zinc depuis plus de trois semaines.Les Burkinabè retiennent leur souffle. Vingt-quatre jours sont passés sans qu’ils n’aient aucune nouvelle sur la vie de leurs six compatriotes, du Tanzanien ainsi que du Zambien tous coincés dans la mine de Perkoa, exploitée par la compagnie canadienne Trevali Mining.

Ces agents ont été précipités dans ce gouffre, à environ 700 mètres de profondeur, par les pluies diluviennes qui se sont abattues dans cette localité située à une centaine de kilomètres à l’ouest de Ouagadougou, la capitale du pays. Les secours sont organisés depuis lors et l’enjeu est de pouvoir pomper le maximum d’eau en un minimum de temps. Cela n’a pas été possible les premiers jours puisque les sauveteurs ne disposaient pas d’équipements complets.

Selon Moussa Palenfo, directeur de la société Nantou Mining, filiale de la compagnie canadienne Trevali Mining Corporation, une commande d’urgence de matériel de pompage a été passée au Ghana et en Afrique du Sud. Il s’agit de sept pompes électriques qui doivent venir s’ajouter aux 17 pompes diesel déjà opérationnelles. Le Burkina a obtenu aussi le soutien de l’Union européenne et du Maroc dans ces manœuvres, sans compter les appuis d’autres entreprises minières du pays.

Ainsi, les responsables du site d’extraction ont affirmé dimanche dernier que deux millions de litres d’eau ont pu être vidés. Cela a notamment permis aux sauveteurs de dégager les galeries et créer une chambre de refuge à l’intérieur de la mine.

Une gestion de crise contestée

C’est d’ailleurs une des raisons qui poussent les autorités, après avoir mis en place une cellule de crise, à fonder un « espoir » pour retrouver les mineurs vivants. De plus, leur sentiment est renforcé par le fait que le personnel a été formé aux mesures d’urgence, assure Trevali Mining Corporation qui dispose d’une capacité de broyage de zinc de 2000 tonnes par jour.

Hier lundi, le ministre des Mines et des Carrières, Jean Alphonse Some, a informé les membres de la cellule de crise et les proches des victimes que les sauveteurs n’étaient plus loin de ladite chambre souterraine sur laquelle reposent tous leurs espoirs. « Avant d’atteindre le fonds de ces onze mètres, il y a encore une galerie qui contient énormément d’eau et cette galerie est importante et immense », a-t-il dit même s’il ne convainc pas plusieurs parmi ses compatriotes qui fustigent la gestion de la crise.

« L’espoir que nous avons, c’est qu’il est confirmé que la jauge d’aération de la chambre de refuge est toujours fonctionnelle. Nous nous accrochons à cela (et) espérons que dans les jours où les heures à venir nous aurons de bonnes nouvelles de Perkoa », a affirmé en revanche le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo.

En outre, plusieurs observateurs ont critiqué la faible mobilisation autour du soutien de ces mineurs contrairement à l’affaire Rayan, du nom du garçon de cinq ans tombé dans un puits au Maroc. Il avait suscité une émotion mondiale en février passé. Heure par heure, les chaînes d’information ont relayé les opérations de secours depuis sa chute accidentelle, à plus de trente mètres de profondeur, jusqu’à l’évacuation de son corps inanimé.

Pour le cas du Burkina Faso, « huit vies sont en jeu et chacun s’imagine à leur place. Nous multiplions les efforts malgré les difficultés pour les sauver. Nous comprenons la charge émotionnelle pour les familles, les communautés et la nation », indique le responsable de la filiale de la société minière canadienne.

COP 15 : restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030

La Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification vise la restauration de 1 milliard d’hectares de terres dégradées d’ici 2030.En restaurant un milliard de terres, l’objectif est d’arriver à « briser les chaînes de la destruction, parce que jusqu’à présent, on a une exploitation linéaire de la nature », a dit à la presse le secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification, Ibrahim Thiaw.

Il a fait savoir que « de manière générale, la lutte contre le changement climatique et la dégradation des terres ne sont pas tout à fait appropriées, parce qu’elle n’est pas suffisamment inclusive dans la mesure où on n’adresse pas les causes profondes ».

« Nous sommes en train de traiter des questions de surface et nous n’adressons pas les causes profondes », a-t-il martelé au terme de la première journée de la 15e session de la Conférence des parties de la Convention des Nations Unies (COP15) sur la lutte contre la désertification.

La secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Mme Amina Mohamed, s’est félicitée de l’engagement des États sur les questions de déforestation et de sécheresse dont l’objectif est de réduire la pauvreté, dans une approche globale.

Pour sa part, le ministre ivoirien de l’Environnement et du développement durable, Jean-Luc Assi, a assuré que l’Etat de Côte d’Ivoire a édité des politiques afin de préserver son couvert forestier et initié des techniques culturales agroforestières qui conservent la richesse des sols.

Quelque 6.000 participants sont enregistrés au terme du premier jour de la 15e session de la conférence des parties Conférence des parties de la Convention des Nations Unies (COP15), un événement mondial qui se déroule du 9 au 20 mai 2022.

La COP 15 s’inscrit dans un contexte d’avertissement sévère émis par les Nations unies. Près de 40% des terres sont déjà dégradées, ce qui affecte directement la moitié de l’humanité et pèse environ la moitié du PIB mondial.

Durant ces prochains jours, les participants échangeront sur la restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à l’année 2030. Les résolutions devront aboutir à l’Initiative d’Abidjan, un ensemble de programmes visant à lutter contre la désertification.