Togo-Education Archives - Journal du Niger

Niger : Le Pr Mamadou Saidou inspecte le chantier de l’Université Abdou Moumouni

  À Niamey, le vaste chantier du complexe universitaire de l’Université Abdou Moumouni (UAM) tente de rattraper le temps perdu. Entre impératifs sécuritaires et ambitions académiques, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Mamadou Saidou, s’est rendu sur place, lundi 27 avril, pour sceller un nouveau pacte de confiance avec les bâtisseurs.

Le soleil de plomb qui pèse sur Niamey ce lundi ne semble pas entamer l’optimisme de la délégation ministérielle. Sur le site de 20 hectares destiné à devenir le nouveau poumon de l’Université Abdou Moumouni, l’heure est au constat, mais surtout à la remobilisation. Quinze mois après le coup d’envoi officiel donné le 4 février 2025 par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le Pr Mamadou Saidou est venu observer de visu la mue de ce qui doit devenir un pôle d’excellence pour la jeunesse nigérienne.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Un démarrage sous haute tension financière

Si le projet est d’envergure, son accouchement ne se fait pas sans douleur. En effet, le taux d’exécution affiche aujourd’hui un modeste 6 %, selon les techniciens mobilisés sur place. Ce chiffre, qui pourrait paraître dérisoire pour un chantier lancé début 2025, est le reflet direct des turbulences que traverse le pays. La priorité absolue accordée à l’effort de guerre et à la sécurisation du territoire a, par effet de ricochet, ralenti les flux financiers initialement fléchés vers les infrastructures éducatives.

Toutefois, ce retard semble désormais appartenir au passé. « Je suis satisfait de ce que j’ai vu », a martelé le ministre, entouré d’un aréopage de techniciens et de cadres du rectorat. Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple pose de briques : il s’agit de prouver que l’État, malgré les crises, reste capable d’investir dans le capital humain.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

La logistique face aux ambitions

Sur le terrain, les engins s’activent pour sortir de terre une véritable cité dans la cité. Le futur complexe prévoit notamment :

  • Des amphithéâtres de dernière génération ;
  • Des dortoirs pour pallier la crise récurrente du logement étudiant ;
  • Un restaurant universitaire dimensionné pour la démographie croissante de l’UAM.

Le représentant de l’entreprise Builders, Mahamadou Bakoye, ne cache pas les défis logistiques rencontrés lors de la phase de démarrage. Tout en rassurant sur la poursuite fluide des travaux, le chef de projet a néanmoins lancé un plaidoyer feutré en direction de l’exécutif. Selon lui, la réussite de ce « vaste chantier » repose sur une condition sine qua non : la stabilité de l’environnement administratif et financier. En somme, une fluidité institutionnelle qui permettrait d’éviter de nouveaux arrêts de travail.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
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Un signal politique fort

Au-delà de l’inspection technique, cette visite prend une dimension politique notable. En se déplaçant avec le Secrétaire Général, le Vice-Recteur de l’UAM, le Directeur Général de l’EMIG, mais aussi la Directrice des Marchés publics et l’Inspecteur général des services, le Pr Mamadou Saidou affiche une unité de commandement. Il s’agit de rassurer une communauté estudiantine souvent prompte à l’inquiétude face aux promesses d’infrastructures qui s’éternisent.

« Créer les conditions de l’évolution sans entrave », tel est désormais le leitmotiv des parties prenantes. Alors que le Niger cherche à diversifier ses leviers de développement par l’innovation technologique, le complexe de l’UAM apparaît comme le symbole d’une résilience académique. Si les fondations sont encore fragiles, la volonté politique, elle, semble vouloir s’inscrire dans le béton.

 

Maradi : la Garde Nationale soutient l’école Illo Souley de Mayahi

Maradi, 12 janvier 2026 – Dans un geste fort de solidarité et d’engagement citoyen, le Commandant de la Circonscription Régionale de la Garde Nationale du Niger (GNN) de Maradi, le Lieutenant-Colonel Mohamed Oumarou Garba, a remis le samedi un important lot de fournitures scolaires au Chef de canton de Mayahi. Ce don est destiné à l’école Illo Souley de Mayahi, symbole de l’éducation de proximité dans cette localité.

Garde Nationale du Niger
© Garde Nationale du Niger

Un appui concret pour les élèves

Les fournitures remises comprennent des cahiers, des stylos, des règles et d’autres matériels indispensables au bon déroulement des cours. Pour les élèves de l’école Illo Souley, ce geste représente bien plus qu’un simple appui matériel : il incarne aussi une reconnaissance de leurs efforts et un encouragement à poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions.

Le Chef de canton de Mayahi, qui a réceptionné le don, a exprimé sa gratitude au nom de la communauté. Il a salué l’initiative de la Garde Nationale, rappelant ainsi que l’éducation reste un pilier fondamental du développement local et national.

Garde Nationale du Niger
© Garde Nationale du Niger
Garde Nationale du Niger
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Une continuité dans l’action

Ce n’est pas la première fois que l’école Illo Souley bénéficie d’un soutien de la Garde Nationale. Il y a quelques mois, une nouvelle salle de classe avait été construite grâce à l’engagement du régisseur de la maison d’arrêt de Mayahi, le Capitaine Salifou Mahamadou. Cette infrastructure avait déjà marqué une étape importante dans l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves.

La remise des fournitures scolaires s’inscrit donc dans une dynamique de continuité, où chaque action vient renforcer la précédente pour bâtir un environnement éducatif plus solide et plus inclusif.

Garde Nationale du Niger
© Garde Nationale du Niger

Renforcer le lien avec la population

Au-delà de l’appui matériel, ces initiatives traduisent la volonté de la Garde Nationale du Niger de consolider ses liens avec la population. En soutenant directement les écoles et les communautés locales, elle démontre que sa mission ne se limite pas à la sécurité, mais englobe également le développement social et humain.

Le Lieutenant-Colonel Mohamed Oumarou Garba a insisté sur l’importance de ces actions de proximité : « La Garde Nationale est aux côtés des citoyens, non seulement pour assurer leur sécurité, mais aussi pour accompagner leurs enfants vers un avenir meilleur. »

 

Un symbole d’espoir

Dans un contexte où de nombreux établissements scolaires font face à des défis matériels et humains, ce type d’initiative apporte un souffle d’espoir. Les élèves de l’école Illo Souley, leurs enseignants et leurs familles voient dans ce geste un signe fort : celui d’une institution qui croit en l’éducation comme vecteur de paix et de progrès.

 

Tahoua lance les épreuves du concours des instituteurs

 À Tahoua, la vocation prend racine : 211 candidats en marche vers le métier d’instituteurs

 

Tahoua, 25 août 2025 Ce lundi, une énergie particulière a envahi la cour de l’école normale d’instituteurs Kaocen de Tahoua. Elle émanait des 211 jeunes candidats — dont 177 filles et 34 garçons — qui sont venus affronter les épreuves du concours d’entrée avec en ligne de mire un avenir au service de l’éducation nationale. En effet, dans une atmosphère studieuse et solennelle, le Gouverneur de la région, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa, a officiellement lancé les épreuves. Mais avant d’ouvrir l’enveloppe scellée, il a tenu à adresser un message fort aux candidats.

À Tahoua, 211 candidats, portés par la volonté de servir, entament leur parcours vers le métier d’instituteur.
© À Tahoua, 211 candidats, portés par la volonté de servir, entament leur parcours vers le métier d’instituteur.

Un métier noble et une vocation choisie

 

« Vous avez été volontaires pour être candidats, pour aspirer à servir ce noble métier qu’est l’enseignement », a rappelé le Gouverneur. Il a aussi insisté sur la dimension morale et citoyenne de la profession d’instituteur, appelant les jeunes à faire preuve de rigueur, de clarté et de précision dans leurs réponses. « Ce métier a besoin de cadres compétents et intègres. Lisez, relisez, et répondez avec lucidité », a-t-il conseillé, soulignant que la réussite individuelle devient ici un levier de développement régional.

 

Une dynamique territoriale alignée sur les ambitions nationales

 

D’ailleurs, le concours se déroule simultanément dans plusieurs régions du pays. Le Directeur régional de l’éducation nationale, M. Alhassane Iboun, a précisé que toutes les conditions sont réunies pour garantir l’équité et la transparence du processus. Les candidats composent dans trois disciplines, selon deux options : traditionnelle et franco-arabe. Cette organisation territoriale illustre également la volonté de renforcer les capacités locales en matière d’éducation tout en respectant les spécificités culturelles et pédagogiques de chaque région.

Concours des instituteurs: Une jeunesse engagée dans la transmission du savoir

 

Au-delà des chiffres, ce concours incarne une mobilisation collective autour de l’avenir éducatif du Niger. Chaque candidat porte en lui une promesse : celle de devenir un acteur de la transmission, un bâtisseur de savoir et un repère pour les générations futures. Par conséquent, l’école normale Kaocen, par son histoire et son ancrage à Tahoua, devient le théâtre d’une rencontre entre vocation individuelle et ambition territoriale.

Et si chaque concours d’entrée devenait un acte de refondation silencieuse ? À Tahoua, ce lundi, 211 jeunes ont choisi de se mettre au service de l’éducation. Ils ne cherchent pas seulement un emploi ; ils aspirent à incarner une mission. Leurs stylos, leurs silences, leurs regards concentrés racontent déjà une histoire — celle d’un territoire qui croit en sa jeunesse, et d’une jeunesse qui veut faire grandir son territoire.

Mais pour que cette ambition devienne réalité, le pays doit-il investir davantage dans la formation et les ressources dédiées à l’enseignement ?