février 2021 - Page 26 sur 37 - Journal du Niger

Le Sénégal lève 82,5 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Umoa

L’Etat du Sénégal, à travers la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, a levé vendredi, 82,5 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).Le marché régional des titres publics de l’Umoa renfloue les caisses de l’Etat du Sénégal. Au terme d’une émission par adjudication d’obligations assimilables du Trésor de maturité de trois (3), cinq (5) et sept (7) ans, ce pays ouest-africain a pu récolter un peu plus de 82 milliards de FCFA.

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la couverture des besoins de financement de l’année 2021. Elle a été réalisée avec la collaboration de l’Agence Umoa-Titres et de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). A l’issue de l’opération, les rendements moyens pondérés ci-après ont été obtenus: 5,55% à 3 ans; 5,81% à 5 ans; 5,98% à 7 ans.

Ces niveaux témoignent d’une nette amélioration des rendements, eu égard aux précédents taux qui étaient ressortis respectivement à 5,62% à 3 ans, 5,88 % à 5 ans et 6,29 % à 7 ans, se réjouit le ministère des Finances et du Budget.

A en croire ce dernier, les taux d’intérêts ainsi réalisés traduisent la confiance renouvelée des investisseurs dans la qualité de la signature de l’Etat du Sénégal qui continue à se positionner comme émetteur étatique de référence sur le marché régional des titres de l’Umoa.

Malawi : malgré des doutes, les vaccinations se poursuivent avec AstraZeneca

Le gouvernement du Malawi a décidé de poursuivre ses projets d’importation du vaccin Oxford-AstraZeneca, malgré les inquiétudes quant à son efficacité contre une variante plus puissante du corinavirus, a déclaré lundi soir le ministre de la Santé, Khumbize Chiponda.Selon Chiponda, le Malawi va poursuivre ses plans d’acquisition du vaccin, au lendemain de la décision de l’Afrique du Sud d’annoncer la suspension de son programme de vaccination, après que de nouvelles recherches ont montré que le vaccin AstraZeneca offrait une protection minimale contre la nouvelle souche de Covid-19, actuellement en circulation en Afrique australe. .

« Nous continuons comme prévu », a ajouté Chiponda. Le pays s’attend à recevoir son premier envoi de vaccin à la fin du mois de février, pour un déploiement en mars. Il comprend 1,5 million de doses.

Selon les dernières données, le vaccin Oxford-AstraZeneca a protégé trois personnes sur quatre contre les variantes de la première vague, alors qu’il protège une personne sur quatre du nouveau variant de la deuxième vague.

La nouvelle variante de Covid-19, scientifiquement connue sous le nom de SARS-CoV-2 501Y.V2, est très courante en Afrique du Sud et dans les pays voisins.

A ce jour, le Malawi a confirmé 27.422 cas de Covid-19, dont 874 décès.

Soudan : un nouveau gouvernement incluant d’anciens rebelles

Un nouveau gouvernement comprenant sept ministres issus de groupes rebelles actifs sous l’ancien régime a été dévoilé par le premier ministre soudanais Abdallah Hamdok, en vertu de l’accord de paix signé en octobre.Après plusieurs mois de négociations et de consultations avec les groupes rebelles et les bandes armées, le Premier ministre a annoncé lundi dans la soirée, la formation d’un nouveau gouvernement, comprenant des ministres issus des différents groupes armés, notamment du Darfour.

« Nous sommes parvenus à un consensus pour vingt-cinq ministères et nous avons reporté l’annonce concernant le ministre de l’Éducation dans l’attente de consultations supplémentaires », a expliqué M. Hamdok lors d’une conférence de presse.

« Cette formation vise à éviter l’effondrement du pays. Nous savons qu’il y aura des défis, mais nous sommes certains que nous pourrons avancer », a-t-il soutenu, précisant que le nouveau gouvernement comptait se concentrer sur la remise en état de l’économie.

Le gouvernement de transition et le Front révolutionnaire soudanais (FRS), coalition de cinq groupes rebelles et quatre mouvements politiques, ont signé un accord de paix en octobre.

Les deux derniers groupes rebelles sont en pourparlers avec le Premier ministre pour trouver un accord de paix.

Au total, le gouvernement comprend vingt-cinq ministres, dont d’anciens chefs rebelles, des militaires et des membres de l’opposition sous Omar el-Béchir.

Parmi les figures marquantes de ce nouvel attelage, on note la présence de Mariam al-Sadeq al-Mahdi, fille du dernier premier ministre élu démocratiquement du Soudan et qui a été renversé par le coup d’État de Béchir en 1989. Cette dernière hérite du portefeuille des Affaires étrangères.

Sept ministères reviennent aux groupes rebelles, deux pour l’armée et les dix-sept autres de la mouvance des Forces pour la liberté et le changement (ALC), moteur de la révolution populaire.

Seul le poste de ministre de l’Education n’a pas encore été pourvu et nécessite des consultations supplémentaires.

La formation de ce gouvernement marque un pas important dans la mise en œuvre de l’accord de paix signé avec les groupes armés en octobre dernier. Désormais la prochaine étape est la mise en place d’un Parlement de transition d’ici le 25 février.

Soudan : le Pm dissout son cabinet

Le Premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok, se sépare de ses collaborateurs en attendant la nomination de nouveaux membres lundi, a appris APA.Le bureau du Premier ministre Hamdok a déclaré que les membres sortants de son ancienne équipe conserveraient leurs fonctions, en attendant que leurs successeurs soient désignés.

Ce changement s’inscrit dans le cadre du processus de renforcement de la démocratie, 22 mois après le renversement d’Omar el-Béchir par l’armée, au terme de plusieurs mois de manifestations de masse.

Un Conseil de transition avait été formé en 2019 dans lequel siégeaient des civils, dans le cadre d’un accord de partage du pouvoir. Il résulte de plusieurs mois de protestations supplémentaires contre les chefs militaires du pays que les Soudanais ordinaires accusent d’être sympathiques à Béchir et aux membres de son ancienne administration.

Omar el-Béchir dirigeait le Soudan depuis son coup d’Etat militaire de 1989 avant d’être destitué par l’armée en avril 2019 sous la pression d’un soulèvement populaire.

Guinée : de la prison ferme pour un opposant

Mamadi Condé, alias « Madic 100 frontières », a été condamné à cinq ans de prison et au paiement d’une amende de 100 millions de francs guinéens, soit près de 6 millions de F CFA.Le Tribunal de première instance de Dixinn, dans la proche banlieue de Conakry, a acté le sort de Madic 100 frontières. Le Secrétaire fédéral de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG, opposition) au Québec (Canada) va retourner en prison. 

Il était poursuivi pour « téléchargement, diffusion de messages, photos, dessins de nature raciste ou xénophobe, menaces, violences et injures par le biais d’un système informatique ». Madic 100 frontières avait été arrêté au lendemain de la présidentielle du 18 octobre 2020 dans la préfecture de Forécariah (sud-ouest).

Le Médiateur de la république lance une campagne de sensibilisation pour des élections apaisées

Le Médiateur de la République, Me Ali Sirfi Maïga a tenu le dimanche 07 février 2021 dans l’après-midi à Zinder, une séance de travail avec les différentes couches socioprofessionnelles dans le cadre de la caravane  de sensibilisation pour des élections apaisées au Niger.

Assistaient à cette rencontre les chefs traditionnels et de quartiers, les représentants des partis politiques, les organisations de la société civile et les organisations des jeunes et des femmes.

Cette mission de sensibilisation qu’a entreprise le Médiateur de la République dans les régions de Zinder, Maradi, Tahoua, Dosso ,Tillabéry et Niamey avec l’appui financier du PNUD et de  World Vision s’inscrit dans le cadre de donner plus de souffle de vie à la paix, la quiétude sociale et la coexistence pacifique  particulièrement dans le contexte du processus électoral en cours au Niger.

La campagne inclusive et interactive de sensibilisation est placée sous le thème ’’Médiation institutionnelle et cohésion, quel rôle pour le Médiateur de la République ?

Pour le Médiateur de la République, Me Ali Sirfi Maîga ,cette mission a pour objectifs  essentiels ‘’d’instaurer le dialogue intercommunautaire en vue d’assister aux élections apaisées au Niger, identifier des pistes de promotion de la paix, de la quiétude sociale  et de symbiose, de préparer les esprits à accepter pour vrais les résultats sortis des urnes et de promouvoir les comportements exemplaires de tous, avant ,pendant et après les opérations de vote et appeler à la tolérance, au pardon et à la coexistence pacifique’’.

La situation actuelle du Niger, a-t-il dit, se caractérise par trois grandes épreuves qui ont pour noms ‘’l’insécurité du fait des attaques terroristes à l’Est et à l’Ouest, les conflits communautaires qui sont signalés un peu partout et les conflits politiques qui sont emblématiques des périodes électorales’’.

C’est pourquoi, a-t-il fait remarquer, il faut ‘’prévenir à la veille de ce scrutin du 21 février, tous les malentendus  qui pourraient venir déstabiliser la légendaire harmonie sociale qui caractérise le Niger’’.

Il a exhorté les participants à la rencontre de ‘’s’investir pour participer à la consolidation de l’unité nationale et de la cohésion sociale, par un comportement exemplaire et ce, jusqu’à la fin du processus’’.

A l’endroit de la jeunesse, le Médiateur de la République a demandé d’éviter de ‘’se comporter en soldats des hommes politiques, de rester soldats de la nation et promouvoir la paix’’.

Me Ali Sirfi Maîga a abordé la question de la Covid 19 où il a recommandé à la population de respecter scrupuleusement les mesures barrières édictées dans le cadre de la lutte contre cette pandémie.

Lors du débat qui s’est instauré à l’issue de cette rencontre, les différents représentants des couches socioprofessionnelles ont pris l’engagement de sensibiliser les uns et les autres pour faire prévaloir les grandes valeurs de paix, de sentiment national et patriotique à l’occasion du 2è tour de l’élection présidentielle du 21 février 2021.

Rappelons que 7,4 millions de nigériens sont appelés aux urnes le 21 février prochain, dans le cadre du 2ème tour de la présidentielle, pour élire celui qui présidera aux destinées du pays.

Source : ANP

 

Election présidentielle 2éme tour : Mahamane Ousmane lance sa campagne électorale à Tillabéri

Le candidat du RDR Tchandji Mahamane Ousmane a lancé, dimanche 07 février, sa campagne pour le 2ème tour de l’élection présidentielle du 21 février prochain à l’arène de lutte traditionnelle de Tillabéri.

Arrivé 2ème au premier tour, Mahamane Ousmane bénéficie du soutien d’une trentaine de partis politiques dont le MODEN-FA Lumana, le MPN Kiishin kassa, le PJP Génération Doubara, AMEN- AMIN, etc.

les différents leaders des partis politiques CAP 20-21 et alliés ont salué et félicité leurs militantes, militants et sympathisants pour la forte mobilisation, preuve, selon eux, de « l’attachement de ces derniers aux idéaux de leurs partis, mais aussi de leur engagement à accompagner la CAP 20-21 jusqu’à la victoire ».

La question sécuritaire dans la région de Tillabéri  a été largement développée par tous les intervenants qui, pour terminer,  ont invité les militantes et militants à « sortir massivement le jour du scrutin, à savoir,  le dimanche 21 février 2021, pour exercer leur devoir civique en faveur de leur candidat M. Mahamane Ousmane ».

Dans son discours pour la circonstance, le candidat Mahamane Ousmane a indiqué que « le choix de Tillabéri pour lancer la campagne pour la présidentielle, 2eme tour, est d’abord, de remercier les militantes et militants pour la marque de confiance dont ils ont fait montre lors des élections précédentes, mais aussi pour faire part, tout comme à la population de Diffa, de Tahoua, notre ferme volonté de juguler l’insécurité et le terrorisme, sous toutes ses formes, car  il y va de l’intérêt de notre nation ».

Ainsi, le candidat Mahamane Ousmane a demandé aux militantes et militants de ‘’se mobiliser encore davantage pour les conditions de la mise en œuvre du programme qu’il propose au peuple nigérien et qui vise l’avènement d’un Niger de paix, d’unité, de développement partagé et de progrès pour tous’’.

Il a par ailleurs rappelé que « ce programme est centré sur 7 grands axes prioritaires a rappelé Mahamane Ousmane. Il s’agit de l’eau, de l’éducation dans tous ses volets depuis le préscolaire, le primaire, le secondaire, le supérieur et l’innovation, la recherche, de l’emploi qui est la question phare, de l’énergie, de l’environnement, de l’équipement et l’équité. Les questions sécuritaires, sanitaires, judiciaires et diplomatiques contenues dans le volet équité de son programme seront les principaux repères dans la mise en œuvre de sa vision pour le Niger. «La présence massive des militants au meeting de lancement de la campagne traduit la ferme volonté des uns et des autres de sauver le Niger», a conclu le candidat Mahamane Ousmane.

Rappelons que, le candidat Mahamane Ousmane affrontera, dans le cadre du deuxième tour, le candidat Bazoum Mohamed du PNDS, arrivé premier avec 39,30%.

 

L’affaire Sonko tient en haleine la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus mardi à APA, traitent essentiellement d’un fait divers dans lequel est cité l’homme politique.WalfQuotidien rapporte que la journée du lundi était « mouvementée » et la capitale Dakar « en feu et flamme » avec des « maisons vandalisées, des commerces saccagés, des voitures incendiés… ».

Selon ce journal, les militants et sympathisants d’Ousmane Sonko, chef de file des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef, opposition), « (qui) n’entendent pas laisser leur leader entre les mains de la justice, ont déclenché une guérilla urbaine ».

En effet, L’AS indique que « les Sonkistes mettent le feu partout ».  Ce quotidien fait savoir qu’il y a eu des « affrontements » entre des jeunes et les forces de l’ordre à la Cité Keur Gorgui (Dakar) où réside l’ancien Inspecteur des Impôts et Domaines. Dans ces heurts, « plus d’une quarantaine de personnes (ont été) arrêtées et placées en garde-à-vue », signale ce journal.

Pour sa part, Libération informe que « le magasin Auchan de Sacré-Cœur (Dakar) et la maison de Mamour Diallo (mouvance présidentielle) à Louga (nord-ouest) » ont également été brûlés par des manifestants en furie. Le mouvement citoyen Y en a marre, nommé par ce quotidien, met en garde les autorités étatiques contre toute instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes ».

Décidément, « les Patriotes (sont) en mode résistance », note Sud Quotidien. Dans les colonnes de ce journal, Mouhamadou Moctar Sourang, Coordonnateur du Front de Résistance Nationale (FRN, opposition), « s’indigne devant cette stratégie manifestement déroulée pour affaiblir (voire) liquider politiquement et socialement des adversaires politiques en foulant aux pieds toute considération d’ordre éthique ».

À en croire Le Quotidien, « le virus de la violence se répand dans Dakar » dans ce contexte pandémique. En tout cas, la situation risque d’être davantage tendue puisque « l’Etat pourrait envisager une autre procédure contre (Sonko) pour appel à l’insurrection ».

Dans L’Observateur, une personne qui connaît Adji Sarr, la masseuse d’un salon de massage dakarois qui est à l’origine de la plainte pour viols répétitifs contre le troisième de la dernière présidentielle, la dépeint ainsi : « On ne veut pas la trainer dans la boue. Surtout maintenant qu’elle a des problèmes. Mais il faut reconnaître qu'(elle) n’est pas une sainte. Quand elle a un objectif, elle ne se fixe pas de limites pour l’atteindre malgré son jeune âge ».

Enfin, Le Soleil annonce que la procédure pour la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko est enclenchée. Le quotidien national précise qu’elle « durera huit jours en cas d’acceptation de la requête par le Bureau de l’Assemblée nationale ».

Maroc : la Banque centrale juge « normal » le climat des affaires dans l’industrie

La Banque centrale du Maroc a jugé « normal » le climat général des affaires dans l’industrie, au cours du 4ème trimestre 2020.Selon les résultats de l’édition trimestrielle de l’enquête de conjoncture de la Banque centrale, la proportion d’entreprises, qui estiment que le climat des affaires a été « normal » varie de 26% pour le textile et cuir (TC) à 80% pour l’électrique et électronique (EE).

Pour ce qui est de la proportion des industriels ayant jugé « défavorable » le climat des affaires, elle oscille entre 20% pour l’EE et 67% dans le TC.

De leur côté, les conditions d’approvisionnement ont été « normales » selon 77% des industriels et « difficiles » pour 21%, fait savoir la même source. Ces conditions ont été « normales » d’après 86% des patrons de l’agro-alimentaire, 83% de la chimie et parachimie, 74% de la mécanique et métallurgie, 51% du textile et cuir et 44% de l’électrique et électronique.

En revanche, la proportion des entreprises qualifiant les conditions d’approvisionnement de « difficiles » varie entre 13% dans l’agro-alimentaire et 56% dans l’électrique et électronique.

L’enquête fait également ressortir que le stock des matières premières et demi-produits a été à un niveau normal dans l’ensemble des branches d’activité, tandis que les effectifs employés durant les trois derniers mois ont stagné.

Covid-19: la Côte d’Ivoire commence la semaine avec 3 nouveaux décès

La Côte d’Ivoire qui fait face depuis quelques semaines à une recrudescence de cas de Covid-19, a enregistré lundi 142 nouveaux cas, 205 personnes guéries et 03 décès, a appris APA de source officielle. 

« Le Ministère de la Santé et de l’hygiène publique a enregistré ce lundi 8 février 2021, 142 nouveaux cas de Covid-19 sur 1 845 échantillons prélevés soit 7,7 % de cas positifs, 205 guéris et 3 décès », indique un communiqué de ce département ministériel transmis à APA. 

Ainsi à la date du 8 février 2021, la Côte d’Ivoire compte donc 29 967 cas confirmés dont 28 186 personnes guéries, 165 décès et 1616 cas actifs.

 Pour ce faire, le ministre de la Santé et de l’hygiène Publique, Eugène Aka Aouélé, a rappelé à toute la population la nécessité du  port de masque dans les lieux publics et les transports en commun pour stopper la transmission du virus.