janvier 2026 - Page 8 sur 9 - Journal du Niger

Niger : Niamey lance le « Marché de la Refondation », une vitrine numérique

À l’heure où le Niger redessine son destin, la capitale franchit une étape technologique majeure. Ce mercredi 8 janvier 2026, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey a officiellement lancé la plateforme du « Marché de la Refondation ». Plus qu’un simple site de commerce, cet outil numérique devient ainsi le nouveau moteur du « Consommer Nigérien » et le symbole d’une capitale centenaire résolument tournée vers l’avenir.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un levier pour l’économie nationale

Le processus de Refondation du Niger, engagé par les plus hautes autorités, place la souveraineté au cœur de toutes les actions. En effet, le lancement de cette plateforme s’inscrit directement dans cette vision. En offrant une visibilité sans précédent aux produits « Made in Niger », l’initiative vise à briser la dépendance aux importations et à valoriser le savoir-faire des artisans et entrepreneurs locaux.

Pour l’administration de Niamey, cette innovation représente un levier de croissance indispensable. Elle permet aussi de structurer les chaînes de valeur locales : de la production à la livraison, chaque étape profite désormais à l’économie nationale.

« Cette plateforme renforce notre accompagnement à l’entrepreneuriat et crée des opportunités durables pour nos populations », a souligné l’Administrateur Délégué lors de la cérémonie.

Ville de Niamey
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Niamey 1926-2026 : cent ans de résilience et d’innovation

Le lancement du Marché de la Refondation ne doit rien au hasard du calendrier. D’ailleurs, il coïncide avec une année historique : la célébration du Centenaire de la Ville de Niamey en tant que capitale. Depuis 1926, la ville a grandi, s’est transformée, et aujourd’hui, elle se digitalise pour mieux servir ses citoyens.

Cette initiative constitue une véritable projection vers l’avenir. Elle incarne également l’ambition de faire de Niamey une capitale moderne, productive et innovante. Le Marché de la Refondation est le trait d’union entre l’héritage d’un siècle d’histoire et les ambitions économiques de demain.

Ville de Niamey
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Un appel à l’engagement citoyen

L’Administrateur Délégué ne s’est pas contenté de présenter un outil technique ; il a aussi lancé un appel vibrant à la mobilisation collective. Par ailleurs, il invite chaque habitant de Niamey à s’approprier pleinement cette plateforme et, au-delà, les festivités du Centenaire.

L’objectif est de faire de cette année 2026 un cadre d’engagement citoyen où chaque initiative locale est valorisée. Acheter sur le Marché de la Refondation, c’est contribuer activement à la construction d’une ville plus inclusive, plus dynamique et plus prospère.

Ville de Niamey
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Vers une capitale plus inclusive

En facilitant les échanges entre producteurs ruraux et consommateurs urbains, la plateforme réduit les intermédiaires et garantit des prix justes. Elle ouvre également des portes aux jeunes diplômés et aux femmes entrepreneures qui trouvent là un espace sécurisé pour exposer leurs talents.

Alors que les lumières du Centenaire commencent à briller sur les rives du fleuve Niger, le Marché de la Refondation s’impose comme la première pierre d’un édifice économique solide. Niamey prouve qu’elle est prête à relever les défis du XXIᵉ siècle, fière de ses racines et confiante en son génie créateur.

États-Unis : Une mère de famille tuée par l’ICE à Minneapolis

L’émotion est vive et la tension à son comble dans le Minnesota. Le mercredi 7 janvier 2026, une opération de l’agence d’immigration américaine (ICE) a viré au drame en plein cœur de Minneapolis. En effet, Renée Nicole Good, une citoyenne américaine de 37 ans et mère d’un jeune enfant, a perdu la vie sous les balles fédérales. Un incident qui remet le feu aux poudres dans un pays déjà fracturé par une politique migratoire ultra-agressive.

 

Une intervention qui bascule dans l’horreur

Tout commence lors d’une vaste descente coordonnée par l’ICE, l’agence chargée des expulsions. Si la cible de l’opération reste floue, le dénouement, lui, est sans appel. Selon la version des autorités fédérales, Renée Nicole Good aurait tenté de forcer un barrage au volant de son SUV, fonçant sélectivement sur les agents.

La réaction ne s’est pas fait attendre : des tirs ont retenti, tuant la jeune mère sur le coup. Un agent de l’ICE, légèrement blessé par le véhicule lors de la manœuvre, a été hospitalisé. Pour la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, le tir est « légitime ». Elle va plus loin en qualifiant l’acte de la victime de « terrorisme domestique », une rhétorique qui a immédiatement scandalisé les proches de la défunte.

 

Un choc politique : Washington contre le Minnesota

L’onde de choc a rapidement atteint les sommets de l’État. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, et le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, n’ont pas mâché leurs mots, dénonçant un usage « excessif » de la force. Contrairement à l’administration fédérale qui prône la fermeté absolue, les élus locaux exigent des comptes.

Par ailleurs, les autorités ont saisi le FBI et le Bureau des enquêtes criminelles du Minnesota pour mener une enquête indépendante. L’enjeu est de taille : déterminer si la menace était réelle ou si la panique et l’agressivité des agents fédéraux ont conduit à l’irréparable.

« Une citoyenne américaine a été abattue dans nos rues par des agents fédéraux. Nous devons savoir pourquoi », a martelé le maire Frey.

 

Un climat de « guerre intérieure »

Cet incident n’est pas isolé. Il s’inscrit en effet dans la stratégie de l’administration Trump, qui multiplie les déploiements de l’ICE dans les « villes sanctuaires » dirigées par des démocrates. Depuis 2024, on dénombre au moins quatre décès liés à ces opérations coup de poing.

La ville de Minneapolis, déjà marquée par des traumatismes passés liés aux violences policières, s’est embrasée. Des manifestations spontanées ont éclaté, entraînant ainsi la fermeture préventive des écoles locales. Les manifestants, soutenus par de nombreuses associations de défense des droits civiques, réclament le retrait immédiat des forces fédérales de la ville.

 

Sécurité ou protection des citoyens : le dilemme impossible ?

En outre, l’incident soulève une question fondamentale : comment concilier la sécurité des agents fédéraux et la protection des citoyens ? Si le droit à la légitime défense est reconnu par la loi, son application dans des zones résidentielles denses lors d’opérations d’immigration — où des citoyens américains peuvent se retrouver impliqués — représente aussi un risque majeur.

Alors que Minneapolis pleure Renée Nicole Good, le pays se demande si la politique de « tolérance zéro » ne vient pas de franchir une ligne rouge en sacrifiant l’une de ses propres citoyennes sur l’autel de la lutte contre l’immigration.

Burkina-Ouahigouya : Panique au secteur 14 après l’intrusion d’un crocodile

La soirée du mercredi 7 janvier 2026 restera longtemps gravée dans la mémoire des habitants du quartier Sigui-Voussé, à Ouahigouya au Burkina Faso. Un invité pour le moins inhabituel et redoutable, un crocodile, a pénétré dans une cour d’habitation, provoquant un vent de panique générale avant que les spécialistes ne le maîtrisent.

Garde Nationale
© Garde Nationale

Une fin d’après-midi sous haute tension

Il est environ 17 heures lorsque l’alerte est donnée au secteur 14 de la cité de Naaba Kango. Dans une concession familiale, la stupeur laisse place à l’effroi : un crocodile, égaré loin de son milieu naturel, a pris ses quartiers au milieu des habitations. Très vite, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre, attirant une foule de curieux tout en installant un climat d’insécurité pour les riverains, notamment pour les enfants qui jouent d’ordinaire dans les cours.

Face au danger potentiel, les habitants ont eu le bon réflexe : ne pas tenter d’intervenir eux-mêmes et alerter immédiatement les autorités compétentes.

 

L’intervention musclée des « soldats de la nature »

La réaction a été immédiate. Une équipe mixte de la Brigade régionale des Eaux et Forêts du Yaadga et du Service départemental de Ouahigouya est intervenue sous la conduite du Lieutenant Rasmané Kiendrebéogo. Les agents ont neutralisé l’animal sans le blesser, tout en assurant la sécurité des riverains.

Avec maîtrise, ils ont réussi à capturer le reptile. Cette opération illustre le rôle essentiel des services des Eaux et Forêts, tant dans la protection de la faune que dans la gestion des conflits homme-animal, de plus en plus fréquents en zone urbaine.

Garde Nationale
© Garde Nationale

Un retour aux sources : le barrage de Kanazoé

Une fois le crocodile maîtrisé et attaché avec précaution, les autorités ont rapidement procédé à son transport vers le barrage de Kanazoé, situé à proximité des zones habitées. L’animal a été réintégré dans son milieu naturel, sous le regard soulagé des agents.

Le barrage de Kanazoé, essentiel aux activités économiques locales, constitue également un habitat pour de nombreux spécimens. La proximité entre ce point d’eau et les extensions du secteur 14 explique sans doute cette incursion nocturne, l’animal ayant probablement cherché humidité ou nourriture en s’aventurant en ville.

 

Vigilance et professionnalisme : les clés d’un dénouement heureux

Le bilan est positif : aucune blessure n’est à déplorer, ni du côté de la population, ni du côté de l’animal. Le lieutenant Kiendrebéogo et ses hommes ont reçu les félicitations des riverains pour leur promptitude et leur sang-froid.

Finalement, cet incident rappelle l’importance de la vigilance pour les habitants vivant à proximité des cours d’eau. Les autorités locales invitent les citoyens à signaler immédiatement toute présence d’animaux sauvages, afin d’éviter des drames susceptibles de troubler la quiétude de la ville.

Côte d’Ivoire : Clap de fin pour le gouvernement Beugré Mambé

Le paysage politique ivoirien entame une mue décisive en ce début d’année 2026. Le mercredi 7 janvier, lors d’un Conseil des ministres solennel, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté sa démission ainsi que celle de l’ensemble de son équipe au président Alassane Ouattara. Un mouvement d’envergure qui marque la fin d’un cycle et prépare l’arrivée d’une nouvelle équipe gouvernementale.

 

Une démission dictée par la tradition républicaine

Cette annonce, bien qu’importante, n’est pas une surprise pour les observateurs avertis. Elle fait suite aux élections législatives du samedi 27 décembre 2025. En effte, lors de ce scrutin, plusieurs ministres en fonction ont été élus députés à l’Assemblée nationale.

Conformément à la tradition constitutionnelle ivoirienne, le gouvernement se retire au lendemain des législatives pour permettre au chef de l’État de recomposer son équipe en tenant compte de la nouvelle configuration parlementaire. Le président Alassane Ouattara a officiellement accepté cette démission par la signature de deux décrets mettant ainsi fin aux fonctions du Premier ministre, des membres du gouvernement et des ministres-gouverneurs des districts autonomes.

 

Un grand ménage institutionnel

Le remaniement en cours semble plus profond qu’une simple formalité. En plus du cabinet ministériel, le chef de l’État a également signé un décret mettant fin aux fonctions des ministres d’État et des ministres-conseillers à la Présidence de la République.

Cette décision suggère une volonté de remettre les compteurs à zéro à tous les niveaux de l’exécutif. Le Président a néanmoins tenu à adresser ses chaleureux remerciements à Robert Beugré Mambé et à l’ensemble des Ministres  sortants pour leur « importante contribution au développement socio-économique » du pays, saluant notamment l’engagement des ministres-gouverneurs au service de la nation.

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L’expédition des affaires courantes : la continuité de l’État

Que se passe-t-il maintenant ? Pour éviter tout vide institutionnel, Robert Beugré Mambé et ses ministres ne quittent pas leurs bureaux immédiatement. Ils sont par ailleurs chargés d’expédier les affaires courantes.

Concrètement, cela signifie qu’ils gèrent la gestion quotidienne des ministères (signatures urgentes, continuité des services publics), mais ne peuvent plus engager de nouvelles réformes structurelles ou prendre des décisions politiques majeures. Cette période de transition durera jusqu’à la nomination du futur Premier ministre et la formation du nouveau gouvernement.

 

Quelles attentes pour le futur gouvernement ?

Le départ de l’équipe Mambé ouvre la porte à toutes les spéculations. Le prochain gouvernement devra répondre aux défis de la vie chère, de l’emploi des jeunes et de la poursuite des grands travaux d’infrastructures. La question qui brûle toutes les lèvres à Abidjan est désormais la suivante : le président Ouattara optera-t-il pour une équipe de technocrates ou pour un gouvernement plus politique afin de consolider sa base après les législatives ?

En somme, la Côte d’Ivoire retient son souffle en attendant l’annonce officielle qui devrait intervenir dans les prochains jours. Une chose est certaine : la rentrée politique 2026 s’annonce sous le signe du renouveau.

Sénégal : 100 000 FCFA de logement pour tous les agents de l’État

Dakar vient de franchir une étape historique dans la modernisation de son administration. En effet , par la signature du décret n° 2026-06, ce mercredi 7 janvier 2026, le président Bassirou Diomaye Faye généralise l’accès à l’indemnité de logement pour l’ensemble des agents de l’État. Cette mesure met fin à des décennies de disparités au sein de la fonction publique

 

La fin d’une « fonction publique à deux vitesses »

Jusqu’à ce jour, une zone d’ombre persistait dans les fiches de paie des travailleurs de l’État. Environ 7 % des agents, qu’ils soient fonctionnaires ou non-fonctionnaires, se découvrent exclus du bénéfice d’une aide au logement, contrairement à leurs collègues bénéficiant de statuts spécifiques. Cette inégalité, jugée persistante et injuste, est désormais de l’histoire ancienne.

Le chef de l’État a tranché : l’équité doit être la règle. Le décret institue une indemnité représentative de logement fixée à 100 000 francs CFA par mois. Ce montant est garanti net d’impôts, assurant ainsi que chaque centime parvienne directement dans le portefeuille des travailleurs concernés.

 

Un coup de pouce majeur pour le pouvoir d’achat

Dans un contexte économique où le coût du loyer, particulièrement à Dakar et dans les grandes agglomérations, pèse lourdement sur les budgets familiaux, cette annonce est accueillie comme une bouffée d’oxygène. Elle concerne :

  • Les agents de l’État non logés par l’administration.
  • Ceux qui ne profitaient d’aucune disposition statutaire prévoyant déjà un avantage similaire.

Pour le ministère des Finances et du Budget, cette décision n’est pas qu’une simple ligne de dépense supplémentaire. Elle s’inscrit dans la vision globale du Pacte national de stabilité sociale. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie et de travail pour exiger en retour un service public plus efficace, plus engagé et plus performant.

Une mise en œuvre immédiate

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a reçu des instructions fermes pour veiller à la mise en œuvre effective de ce décret. La publication prochaine au Journal officiel scellera irrévocablement cet acte de justice sociale.

En généralisant cette indemnité, le gouvernement du président Faye envoie un signal fort aux partenaires sociaux : la croissance inclusive et durable ne peut se faire sans une répartition équitable des ressources de l’État entre tous ceux qui le servent au quotidien.

Tahoua : Première édition des Doctoriales

Le campus de l’Université Djibo Hamani de Tahoua (UDHT) est devenu, ce mercredi 7 janvier 2026, l’épicentre de la réflexion intellectuelle nigérienne. En lançant la première édition des « Doctoriales », l’institution affirme ainsi son rôle de pilier dans la refondation nationale, déclarant la science au service direct de l’indépendance et de la souveraineté du pays.

 

Un événement historique pour une université en pleine maturité

En effet, sous les voûtes de l’auditorium du Campus II, le Pr Hamidou Talibi Moussa, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur, a donné le coup d’envoi de cette rencontre académique d’envergure. Autour d’un thème fort et actuel — « Le Niger face aux défis de la souveraineté : Contribution de la Recherche scientifique » — l’élite intellectuelle de demain s’est réunie pour deux jours de débats intenses.

Le Secrétaire Général a loué la « voyance » des autorités de l’UDHT. Pour lui, cette initiative prouve également que l’université de Tahoua a pleinement conscience de son devoir : être l’éclaireur des consciences et un acteur majeur du développement national.

ANP
© ANP

La science : bouclier de la souveraineté

Dans le contexte actuel de la Confédération des États du Sahel (AES), la recherche ne peut plus rester confinée dans les tours d’ivoire. C’est le message porté par le Gouverneur de la région de Tahoua, le Colonel-Major Souleymane Amadou Moussa. Rappelant ainsi que le Niger assume, depuis le 26 juillet 2023, le choix d’une « souveraineté pleine et entière », il a aussi insisté sur la nécessité de mutualiser les intelligences entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Par ailleurs, l’objectif est de transformer les idées académiques en politiques publiques concrètes pour améliorer la vie des populations du Sahel. « Ces recherches doivent s’inscrire dans la vision de l’AES », a martelé le Gouverneur, soulignant que la science est l’outil indispensable pour transformer les ressources naturelles et humaines du pays.

 

42 doctorants pour bâtir le savoir de demain

Le Recteur de l’UDHT, le Pr Hamadou Daouda Youssoufou, a présenté ces doctoriales comme un moment de passage crucial pour les jeunes chercheurs. C’est ici qu’ils confrontent leurs approches, tissent également des liens avec le monde socio-économique et apprennent la rigueur nécessaire à la construction des savoirs.

En outre , le Pr Mohamed Bello Ibrahim, président du comité d’organisation, a détaillé l’architecture de cette jeune École doctorale pluridisciplinaire. Pour sa première promotion, elle compte déjà 42 doctorants répartis dans quatre collèges stratégiques :

  • Sciences économiques et de gestion.
  • Sciences juridiques et politiques.
  • Sciences agronomiques et de l’ingénieur.
  • Sciences de l’éducation et didactique

 

Éthique et rigueur : les mots d’ordre

Au-delà des calculs et des théories, les débats porteront également sur l’éthique et la responsabilité de l’enseignant-chercheur. Les autorités attendent aussi  des doctorants des solutions « durables et réalisables » aux problèmes identifiés sur le territoire.

En clôturant la cérémonie, le Secrétaire Général a rappelé que l’université doit être le laboratoire où se forge la souveraineté. Durant ces 48 heures, les 42 futurs docteurs de Tahoua ne travaillent pas seulement sur leurs thèses ; ils dessinent également, avec rigueur et passion, les contours d’un Niger fier et autonome.

Niger : Un ex-ministre de l’Enseignement Supérieur écroué à Kollo pour viol présumé

L’onde de choc ébranle le monde universitaire et la classe politique nigérienne depuis ce mardi 6 janvier 2026. Un ancien ministre de l’Enseignement supérieur, figure également connue en tant que promoteur d’un établissement privé, dort désormais à la prison civile de Kollo. Il est au cœur d’une instruction judiciaire pour des faits présumés de violation sur une étudiante de son propre établissement.

 

Une chute brutale

Tout commence par le courage d’une jeune femme. Étudiante au sein de l’institut dirigé par l’ancien ministre, elle décide de briser le silence en déposant plainte. Elle accuse l’ex-membre du gouvernement d’avoir abusé d’elle, déclenchant ainsi une machine judiciaire qui ne s’arrêtera plus.

Saisis de l’affaire, les enquêteurs de la Police Judiciaire (PJ) ont procédé à l’audition de l’intérêt préliminaire minutieuse. Par ailleurs, le mardi 6 janvier, le dossier a franchi une étape décisive avec le déferrement du suspect devant le Parquet du Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey (TGI/HC).

 

De l’immunité de façade à la cellule de Kollo

Devant la gravité des accusations, le Parquet n’a pas hésité à requérir l’ouverture d’une information judiciaire. D’ailleurs, le juge d’instruction, après avoir entendu le prévenu lors d’une première audition, a prononcé son inculpation pour viol présumé. Pour garantir la suite de la procédure et prévenir toute pression, le juge d’instruction a délivré un mandat de dépôt.

L’ancien ministre a été transféré sous escorte vers la prison civile de Kollo. Ce passage des salons feutrés de l’administration aux murs de la détention symbolise aussi une volonté de rigueur qui n’a pas échappé à l’opinion publique.

 

Une onde de choc dans l’opinion publique

L’affaire soulève une émotion légitime. Le profil de l’accusé rend le dossier particulièrement sensible : ancien responsable du secteur de l’Enseignement Supérieur et promoteur d’une école privée, il incarnait aussi l’autorité censée protéger et encadrer la jeunesse estudiantine.

L’opinion publique s’interroge sur la sécurité au sein des établissements privés et sur la vulnérabilité des étudiants face à leurs supérieurs hiérarchiques. La justice semble ici vouloir envoyer un signal fort : aucune position sociale, aussi élevée soit-elle, ne peut servir de bouclier contre la loi.

 

La fin de l’impunité pour les notables ?

Si le respect de la présomption d’innocence demeure un pilier du droit nigérien, cette affaire met en lumière la nécessité absolue de protéger les victimes et de leur offrir une réparation à la hauteur du préjudice subi. Pendant longtemps, le statut de certains notables a pu laisser croire à une forme d’immunité.

Aujourd’hui, les observateurs suivent de près l’instruction de ce dossier. Le peuple nigérien assiste à une procédure que la justice mène avec impartialité, rigueur et surtout sans aucune complaisance. C’est la confiance des citoyens envers leurs institutions qui se joue également dans les couloirs du palais de justice de Niamey.

Burkina : Les détails du plan d’assassinat du Capitaine Traoré

Le Burkina Faso a frôlé le chaos dans la nuit du 3 janvier 2026. Dans une déclaration solennelle diffusée le 6 janvier sur la télévision nationale, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a révélé les détails d’un plan d’assassinat visant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Cette tentative de déstabilisation, orchestrée depuis l’ombre, visait à décapiter le sommet de l’État et à neutraliser les capacités stratégiques du pays.

 

Une opération nocturne millimétrée

 

Les révélations du ministre décrivent un scénario d’une violence extrême. L’assaut devait débuter précisément à 23 heures. Les comploteurs envisageaient deux options pour éliminer le chef de l’État : un assassinat à bout portant ou l’usage d’explosifs placés directement à son domicile.

Mais l’ambition des assaillants ne s’arrêtait pas là. Le plan prévoyait une réaction en chaîne :

  • L’élimination ciblée de plusieurs personnalités militaires et civiles de premier plan.
  • La neutralisation stratégique de la base de lancement des drones, pièce maîtresse de la lutte antiterroriste actuelle.
  • Une phase finale consistant à faciliter l’entrée des forces extérieures pour une opération terrestre de grande envergure.

 

L’ombre de l’ex-président Damiba et des financements extérieurs

 

Selon les preuves présentées par Mahamadou Sana, ce projet criminel aurait été conçu par l’ancien président Henri Damiba. Ce dernier aurait mobilisé un réseau composé de militaires et de civils, soutenu par des moyens financiers conséquents provenant de l’étranger.

L’enquête pointe notamment du doigt des flux financiers en provenance de la Côte d’Ivoire. Un dernier transfert d’environ 70 millions de FCFA aurait été tracé, destiné à la logistique du carburant pour cette tentative de putsch sanglant. Ces révélations soulignent une fois de plus la complexité des menaces auxquelles fait face la transition burkinabè, mêlant trahisons intérieures et ingérences régionales.

 

Un pouvoir sous protection populaire et technologique

 

Ce n’est pas la première fois que le Capitaine Ibrahim Traoré est la cible de tels projets. Depuis trois ans, son engagement pour la souveraineté totale du Burkina Faso lui vaut une opposition féroce de la part de réseaux d’intérêts menacés. Cependant, chaque tentative a jusqu’ici échoué grâce à la vigilance accumulée des services de renseignement et au soutien massif de la population.

Le ministre de la Sécurité a tenu à rassurer les Burkinabè : la situation est totalement sous contrôle. Les enquêtes se poursuivent activement et plusieurs arrestations ont déjà eu lieu afin que tous les complices répondent de leurs actes devant la justice.

 

Appel à la vigilance patriotique

 

Malgré cet échec des putschistes, le gouvernement appelle les citoyens à ne pas baisser la garde. Mahamadou Sana a exhorté la population à rester vigilante et à dénoncer toute tentative d’embrigadement dans des projets visant à saboter la marche du pays vers son développement.

Dans ce climat de tension, le Capitaine Traoré semble plus que jamais déterminé à poursuivre sa politique de refondation, portée également par un peuple qui voit dans chaque complot déjoué une preuve supplémentaire de la nécessité de protéger sa souveraineté.

 

Vers une escalade diplomatique en Afrique de l’Ouest

 

Les révélations du ministre Mahamadou Sana ne manqueront pas de provoquer une onde de choc au-delà des frontières du Burkina Faso. En pointant directement du doigt des flux financiers provenant de la Côte d’Ivoire et en impliquant des réseaux liés à l’ex-président Damiba, Ouagadougou durcit le ton vis-à-vis de ses voisins de la sous-région.

D’ailleurs, cette situation risque d’accentuer la fracture au sein de l’Afrique de l’Ouest pour trois raisons majeures :

  • Une crise de confiance accumulée : L’évocation de transferts de fonds (70 millions de FCFA) depuis l’étranger renforce le sentiment de « complot extérieur » souvent dénoncé par les autorités de la Transition. Cela pourrait geler durablement les canaux de dialogue diplomatique avec Abidjan.
  • La surveillance accumulée des frontières : l’implication de « forces extérieures » dans le plan déjoué pourrait aussi conduire à un contrôle encore plus strict des mouvements de biens et de personnes aux frontières ivoiro-burkinabè, impactant généralement les échanges économiques.

En conclusion, ces révélations transforment une affaire de sécurité intérieure en un dossier diplomatique brûlant. Le Burkina Faso semble désormais privilégier une stratégie de « forteresse souveraine », où la méfiance envers certains voisins devient un axe central de sa politique étrangère.

Agadez : Le Gouverneur Ibra lance les défis sécuritaires de 2026

Le Gouverneur de la Région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a réuni ce mercredi 7 janvier 2026 l’ensemble des acteurs de la sécurité régionale pour un Conseil Ordinaire décisif. Entre bilan de l’année écoulée et nouveaux défis stratégiques, cette rencontre au Gouvernorat a posé les jalons d’une année 2026 placée sous le signe de la souveraineté et de la mobilisation nationale.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un bilan sécuritaire 2025 sous haute surveillance

Par ailleurs, cette réunion a permis aux membres du Conseil de dresser un bilan exhaustif de la situation sécuritaire de l’année 2025. Dans une région aussi vaste et stratégique qu’Agadez, ce passage en revue est essentiel pour ajuster les dispositifs de protection des populations et des biens. Le Conseil a également fait un point précis sur les deux dernières semaines, afin de répondre avec réactivité aux enjeux du moment.

L’instance, qui réunit les chefs des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le Procureur de la République, le Trésorier régional et le Secrétaire général de la région, a aussi examiné avec attention les indicateurs de stabilité et les zones nécessitant une vigilance accrue.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Vers une mobilisation générale pour la Patrie

L’un des points majeurs de l’ordre du jour a porté sur le projet d’ordonnance relative à la Mobilisation Générale pour la Défense de la Patrie. Ce texte stratégique s’inscrit dans la vision de Refondation portée par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Pour le Gouverneur, il s’agit en effet de préparer la région à une défense citoyenne et coordonnée, garantissant ainsi la souveraineté nationale face aux menaces extérieures et intérieures.

 

Le binôme FDS-Populations : un gage de succès

Au-delà des aspects purement techniques et législatifs, le Général Ibra Boulama Issa a insisté sur l’importance du facteur humain. Ainsi, en présentant ses vœux pour l’année 2026, il a salué l’engagement sans faille des FDS sur le terrain.

Le Gouverneur a particulièrement mis l’accent sur la collaboration entre les forces de l’ordre et les citoyens :

  • Un lien de confiance : la sécurité ne peut être efficace sans une collaboration étroite avec les habitants.
  • Le renforcement des acquis : les forces ont reçu l’instruction de cultiver cette proximité pour anticiper les risques.
  • Un objectif commun : cette union doit servir de moteur à l’atteinte des objectifs de la Refondation et de la souveraineté.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une synergie d’action réaffirmée

En retour, les membres du Conseil Régional de Sécurité ont exprimé leurs vœux de succès au Gouverneur, réitérant aussi leur disponibilité totale à l’accompagner dans la mise en œuvre de son cahier des charges. Cette atmosphère de cohésion entre l’autorité administrative, judiciaire et militaire envoie un signal fort de stabilité pour l’ensemble de la région d’Agadez en ce début d’année.

Kantché : L’OCRTIS démantèle trois réseaux de drogue à la frontière

Le département de Kantché, dans la région de Zinder, vient d’être le théâtre d’une offensive majeure contre les réseaux criminels transfrontaliers. En effet, entre le 2 et le 3 janvier 2026, les agents de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), appuyés par la police des frontières, ont démantelé trois réseaux de trafic international, marquant un tournant dans la sécurisation de cette zone stratégique.

 

Une opération de précision à la frontière

Tout a commencé par un renseignement précis. Grâce à l’exploitation minutieuse de ces informations, l’antenne départementale de l’OCRTIS de Kantché, en étroite collaboration avec le Poste de Police Frontalier de Dan Barto, a lancé une série de raids ciblés. En 48 heures, les forces de l’ordre ont porté un coup d’arrêt définitif aux organisations qui opèrent entre le Niger et un pays voisin.

Par ailleurs, le bilan de cette intervention est éloquent : les enquêteurs ont démantelé deux réseaux de trafic international à haut risque dans la commune de Dan Barto et un troisième réseau spécialisé dans la cession de drogues dans la commune de Doungou.

Police Nationale
© Police Nationale

Saisies massives : du cannabis aux psychotropes

L’opération a aussi permis l’interpellation de quatre individus, désormais entre les mains de la justice. Mais c’est surtout l’inventaire des produits saisis qui révèle l’ampleur du danger évité pour la santé publique. Les agents ont mis la main sur :

  • 23,36 kg de cannabis, répartis en 64 boules ;
  • 800 comprimés d’Exol et des doses de Tramadol 250 mg, des psychotropes puissants souvent détournés à des fins de toxicomanie ;
  • Deux motos servant au transport rapide des produits ;
  • Une somme de 50 000 nairas et plusieurs téléphones portables, outils essentiels de la logistique criminelle.

 

Le mode opératoire : l’ombre des maisons frontales

De plus, l’enquête a permis de mettre en lumière une stratégie de dissimulation bien rodée. Les trafiquants s’approvisionnaient de l’autre côté de la frontière avant d’acheminer la drogue vers des habitations discrètes situées le long de la ligne frontale.

En fait, ces maisons servaient de bases logistiques et de lieux de stockage. Sous une surveillance étroite des membres du réseau, la marchandise y était entreposée jusqu’à son écoulement total sur le marché local ou régional. Ce système, fondé sur la proximité géographique et la surveillance humaine, a été totalement mis à nu par les services de police.

 

Un appel à la vigilance citoyenne

La Direction Départementale de la Police Nationale de Kantché ne compte pas s’arrêter là. Tout en saluant le succès de cette opération, elle rappelle que la sécurité est une responsabilité partagée. Les autorités appellent la population à redoubler de vigilance et à renforcer sa collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

En signalant tout mouvement suspect, chaque citoyen devient un acteur de la protection de sa communauté. D’ailleurs, la Police Nationale réaffirme son engagement avec un rappel fort : sa mission première reste la sécurité des personnes et de leurs biens.

Pour signaler tout fait suspect :

  • Numéros verts : 8383 ou 17.