mars 2026 - Page 5 sur 10 - Journal du Niger

Zinder : une grande prière pour la paix et la cohésion nationale à Garin Malam

Zinder, 18 mars 2026 –  Dans une région marquée par des défis sécuritaires et sociaux persistants, la ville de Zinder a offert, ce mercredi, une image d’unité rare. En effet, à la mosquée de Garin Malam, des milliers de fidèles se sont rassemblés pour la clôture du Tafsir du Coran, un moment spirituel intense transformé en véritable appel collectif à la paix.

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Une ferveur populaire qui dépasse le cadre religieux

Dès les premières heures de la journée, la foule a convergé vers ce lieu emblématique. Hommes, femmes, autorités et dignitaires se retrouvent, portés par une même conviction : la prière peut peser sur le destin d’une nation.

Sous la conduite du Sultan du Damagaram, Aboubacar Oumarou Sanda, les prières ont pris une dimension solennelle. Les invocations s’enchaînent, appelant ainsi à la paix durable, à la stabilité et à une meilleure cohésion sociale.

 

Une présence étatique hautement symbolique

Mais au-delà de la dimension spirituelle, un autre signal se dessine : celui d’un État présent aux côtés des autorités religieuses. En effet, le gouverneur de la région, Massalatchi Mahaman Sani, accompagné de responsables administratifs et sécuritaires, a tenu à marquer sa participation.

Cette convergence entre pouvoir administratif et autorité religieuse traduit la volonté de l’État de s’associer aux repères religieux et culturels. Entre ferveur spirituelle et message politique, Zinder affiche sa quête de stabilité durable.

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Garin Malam, un héritage vivant

À Garin Malam, la tradition ne se raconte pas, elle se vit. Depuis des générations, cette rencontre annuelle rythme la vie spirituelle de la région. Les oulémas, gardiens du savoir islamique, perpétuent un héritage fondé sur l’enseignement, la transmission et la discipline religieuse.

Moment fort de la journée : l’arrivée du sultan, dans une mise en scène spectaculaire. Entouré de sa cavalerie, il parcourt le trajet entre le palais et le site religieux, dans une procession qui mêle histoire, autorité et symbolisme.

 

Entre spiritualité et message national

Au fil des récitations et des prêches, un message s’impose : face aux incertitudes, la cohésion sociale reste une priorité. Les prières, adressées autant aux dirigeants qu’aux citoyens, rappellent que la stabilité du Niger repose aussi sur l’engagement collectif.

Dans cette région du sud-est nigérien, la foi apparaît ainsi comme un levier de résilience. Une manière, pour les populations, de répondre aux défis contemporains en s’appuyant sur des valeurs anciennes. À Zinder, la foi devient un instrument de cohésion et de résilience face aux défis contemporains.

Niger : à Say, religion et politique s’unissent pour la fin du Ramadan

Say, 18 mars 2026 – Dans la cour de la grande mosquée de Say, les voix des fidèles se sont élevées à l’unisson pour clore un mois de dévotion. Mais au-delà de la dimension spirituelle, la cérémonie de fin de lecture du Coran, appelée « Tira Zoumando », a pris cette année une dimension résolument politique.

Au premier rang, Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil Consultatif de la Refondation, a marqué de sa présence cet événement religieux majeur. À ses côtés, plusieurs figures de l’appareil d’État, dont Boubacar Garantché, ont donné à cette rencontre une portée qui dépasse le cadre cultuel.

Conseil Consultatif de la Refondation du Niger
© Conseil Consultatif de la Refondation du Niger

Religion et gouvernance : une convergence assumée

Dès les premières heures de la cérémonie, un constat s’impose : les autorités nigériennes entendent s’inscrire au cœur des dynamiques religieuses. En effet, la participation massive de responsables civils et militaires, y compris des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, illustre cette volonté d’ancrer l’action publique dans les valeurs spirituelles.

Parmi eux, le général Ibro Amadou Bacharou et le colonel-major Ahmed Sidien ont renforcé le caractère officiel de l’événement. Une présence remarquée qui traduit aussi la stratégie d’associer stabilité politique et cohésion religieuse.

 

Une mobilisation au-delà du symbole

La cérémonie, organisée dans la région de Tillabéri, a rassemblé une diversité d’acteurs : autorités administratives, leaders coutumiers et religieux, membres du gouvernement, ainsi que des centaines de fidèles. Tous ont convergé vers un objectif commun : prier pour la paix, la sécurité et l’unité nationale.

Le ministre Ali Ben Salah Hamouda et le gouverneur Maina Boukar ont également pris part à cette démonstration collective, soulignant l’importance accordée à la dimension sociale et morale dans la gouvernance actuelle.

Conseil Consultatif de la Refondation du Niger
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Un message politique en filigrane

Si les récitations coraniques et les prêches ont rythmé la journée, le message sous-jacent est clair : renforcer le vivre-ensemble à travers les fondements religieux. En participant activement à cette cérémonie, le président du CCR envoie un signal fort sur le rôle central de l’islam dans la consolidation nationale.

Dans un pays confronté à des défis sécuritaires persistants, cette convergence entre foi et pouvoir apparaît comme un levier stratégique. Elle vise aussi à fédérer les populations autour de valeurs communes, tout en légitimant l’action des autorités de transition.

À Say, la fin du Ramadan ne marque pas seulement la clôture d’un mois sacré. Elle devient une tribune où religion et État se croisent, dans une quête affichée de stabilité durable.

Agadez : sécurité renforcée avant l’Aïd El-Fitr

Ce 18 mars 2026, le gouverneur d’Agadez, Ibra Boulama Issa, a convoqué les principaux responsables sécuritaires pour une session stratégique du Conseil Régional de Sécurité (CRS). Dans une région sous haute surveillance, les autorités serrent les rangs et affichent leur détermination face aux menaces persistantes.

 

Une réunion à forte portée opérationnelle

Dès l’ouverture, le ton est donné : efficacité et anticipation en priorité. Réunis au gouvernorat d’Agadez, les acteurs de la sécurité s’inscrivent dans une dynamique de veille constante face aux défis régionaux.

Quatre axes structurent les discussions : d’abord une évaluation sans concession de la situation sécuritaire, ensuite un examen du dispositif de protection de la ville, avec un focus sur les zones sensibles.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

L’Aïd El-Fitr en ligne de mire

Mais c’est surtout la préparation de l’Aïd el-Fitr qui retient l’attention. À l’approche de cette célébration majeure, synonyme de grands rassemblements, les autorités veulent prévenir tout incident.

Ainsi, le gouvernorat renforce les patrouilles, accentue la présence des forces de défense et coordonne les services : les autorités déploient tous les moyens pour garantir des festivités sous contrôle. Elles visent un objectif clair : permettre aux populations de célébrer dans la paix et la sécurité. »

 

Une mobilisation de tous les leviers de l’État

Par ailleurs, les forces de défense et de sécurité, les autorités judiciaires, l’administration territoriale ainsi que les services financiers entouraient le gouverneur lors de cette rencontre. Cette configuration élargie traduit une approche globale de la sécurité, où chaque acteur joue un rôle déterminant.

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance d’Agadez a également pris part aux échanges, soulignant l’importance du volet judiciaire dans la gestion des crises.

Au-delà des aspects techniques, cette réunion envoie un signal politique fort : l’État entend garder la maîtrise de la situation dans cette région stratégique. Entre vigilance accrue et coordination renforcée, Agadez se prépare ainsi à conjuguer sécurité et sérénité dans les jours à venir.

Niger – Tensions diplomatiques avec l’Union européenne après une résolution controversée

Niamey, 18 mars 2026 – Dans une atmosphère empreinte de fermeté, les autorités nigériennes ont décidé de franchir un nouveau palier dans leur réaction à la récente position européenne. Quelques jours après la convocation de la représentante de l’Union européenne au Niger, la riposte diplomatique s’est poursuivie ce mercredi par une rencontre stratégique avec les ambassadeurs des pays membres accrédités à Niamey.

Au cœur de cette séquence, le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré, a choisi un format collectif pour faire passer un message sans ambiguïté : la désapprobation officielle du Niger face à la résolution adoptée le 12 mars par le Parlement européen.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE

Une protestation calibrée

Plutôt que de multiplier les déclarations publiques, les autorités nigériennes privilégient une approche directe, ciblant les relais diplomatiques des capitales européennes. En réunissant les ambassadeurs, Niamey cherche à s’assurer que les centres de décision à Bruxelles, Paris, Berlin ou encore Madrid recevront son message fidèlement et sans filtre.

Cette stratégie traduit une volonté de reprendre la main dans la narration des relations avec ses partenaires occidentaux. Car au-delà du désaccord ponctuel, c’est bien la nature même du dialogue entre le Niger et l’Union européenne qui semble être interrogée.

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Un contexte de crispation durable

La résolution européenne, perçue comme une ingérence par les autorités nigériennes, s’inscrit dans un climat déjà tendu entre Niamey et plusieurs partenaires internationaux. Depuis plusieurs mois, les autorités affirment leur souveraineté diplomatique avec davantage de vigueur, quitte à redéfinir les équilibres traditionnels.

Ainsi, la convocation préalable de la chargée d’affaires européenne, Nicolatta Avella, apparaît comme le premier acte d’une séquence diplomatique soigneusement orchestrée. La rencontre de ce 18 mars en constitue la prolongation logique, dans une montée en intensité maîtrisée.

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Entre fermeté et calcul politique

Ce choix d’une protestation formalisée, mais encore contenue, révèle une ligne de crête : afficher une position ferme sans rompre définitivement les canaux de dialogue. Niamey semble ainsi vouloir peser dans le rapport de force, tout en gardant ouvertes les perspectives de coopération, notamment dans des domaines stratégiques.

En toile de fond, une question demeure : cette séquence marquera-t-elle un simple épisode de tension ou le début d’une reconfiguration plus profonde des relations entre le Niger et ses partenaires européens ?

Niger : à Dogo, le maraîchage booste revenus et sécurité alimentaire

Dans la commune rurale de Dogo, région de Zinder, les champs ne sont plus seulement des étendues de terre : ils sont devenus des espaces d’espoir. Sous un soleil déjà haut, des dizaines de producteurs s’activent, paniers à la main. Ici, la récolte a commencé, et avec elle, une nouvelle dynamique économique et sociale prend forme.

 

Une moisson qui change le quotidien

Dans les périmètres maraîchers d’Arroudawa, Dan Fountoua, Kalgo Tchama et Angoul Gao, les cultures arrivent à maturité. Laitues croquantes, tomates bien rouges, courges généreuses : les produits s’accumulent, témoignant d’une campagne prometteuse.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plusieurs tonnes de légumes ont déjà été récoltées, notamment la laitue et la tomate, qui dominent largement la production. À cela s’ajoutent des cultures complémentaires comme l’oignon, l’oseille ou encore la patate douce. Une diversité qui permet non seulement de varier l’alimentation, mais aussi de mieux répondre à la demande sur les marchés locaux.

Manger mieux, vivre mieux

Mais au-delà des volumes récoltés, c’est le quotidien des habitants qui évolue. Dans les foyers bénéficiaires, les repas sont désormais plus riches et plus équilibrés. Les légumes frais, autrefois rares, occupent aujourd’hui une place centrale dans l’alimentation.

Par ailleurs, une partie importante des récoltes est vendue. Une source de revenus bienvenue pour ces ménages ruraux, qui peuvent ainsi faire face aux dépenses essentielles. Dans un contexte marqué par la vulnérabilité alimentaire, cette autonomie progressive constitue un tournant.

Le maraîchage, moteur de cohésion sociale à Dogo

Autre effet, moins visible mais tout aussi déterminant : le renforcement du lien social. Sur ces sites, les producteurs ne travaillent pas seuls. Ils échangent, s’entraident et partagent leurs expériences.

Au total, 210 ménages bénéficient de ces aménagements, dont une proportion significative de femmes. Ces espaces deviennent ainsi des lieux de solidarité, où se tissent des relations au-delà des activités agricoles. Une dynamique collective qui contribue à apaiser les tensions et à renforcer le vivre-ensemble.

Un partenariat structurant

Derrière cette réussite, un dispositif bien encadré. Les sites maraîchers ont été aménagés grâce au soutien de GIZ, avec l’accompagnement technique de ONG KARKARA, en collaboration avec les services agricoles locaux.

Ce partenariat permet non seulement de financer les infrastructures, mais aussi de former les exploitants aux bonnes pratiques agricoles. Un appui essentiel pour garantir la durabilité des résultats.

Si les premiers résultats sont encourageants, les défis restent nombreux : accès à l’eau, conservation des produits, écoulement sur les marchés. Autant de leviers à renforcer pour pérenniser les acquis.

Car à Dogo, une certitude s’impose déjà : lorsque la terre est valorisée et les producteurs accompagnés, elle devient un puissant moteur de transformation.

Accès aux médias publics au Niger : syndicats et ONC relancent le débat

À Niamey, la question de l’accès équitable aux médias publics refait surface. Ce mardi 17 mars 2026, dans une salle de réunion, l’Observatoire National de la Communication (ONC) a accueilli une délégation de la Coalition des Centrales Syndicales du Niger (CCSN). Une rencontre à forte portée symbolique, mais surtout révélatrice de tensions persistantes autour de la visibilité médiatique des acteurs sociaux.

 

Une visite de courtoisie aux allures de plaidoyer

Officiellement, il s’agissait d’une visite de félicitations adressée à Ibrahim Manzo Diallo, récemment nommé à la tête de l’ONC. Mais derrière les mots protocolaires, le message des syndicats était clair : l’accès aux médias publics reste un défi concret.

Face au président de l’institution, entouré de ses proches collaborateurs et de la direction de la communication, les représentants syndicaux ont exprimé leurs préoccupations. En ligne de mire : la difficulté à faire couvrir leurs activités, souvent reléguées au second plan dans l’agenda médiatique national.

 

Médias publics : entre réglementation et réalités du terrain

Dans sa réponse, le président de l’ONC a rappelé le cadre juridique qui régit l’accès aux médias d’État. Il s’est appuyé notamment sur un texte de référence adopté en 2013, qui fixe les règles du jeu pour les citoyens, les organisations et les partis politiques.

Cependant, au-delà de cette base réglementaire, une question demeure : ces dispositions sont-elles réellement appliquées de manière équitable ?

Car sur le terrain, les syndicats dénoncent une visibilité inégale, voire insuffisante, de leurs actions. Une situation qui pose la problématique plus large de l’équilibre de traitement entre les différents acteurs de la vie publique.

 

Transparence et équité : des engagements attendus

Face à ces préoccupations, l’ONC se veut rassurant. Son président a réaffirmé la volonté de l’institution de garantir un accès juste et transparent aux médias publics, en conformité avec ses missions de régulation.

Un engagement qui, pour les organisations syndicales, devra désormais se traduire en actes concrets. Car au-delà des déclarations, c’est bien la pratique quotidienne des médias publics qui est scrutée.

 

Un dialogue qui en appelle d’autres

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’ouverture affichée par l’ONC. En multipliant les échanges avec les acteurs sociaux, l’institution cherche à renforcer la confiance et à apaiser les frustrations.

Mais une interrogation persiste : ce dialogue suffira-t-il à corriger les déséquilibres dénoncés ?

Dans un contexte où l’information reste un levier de pouvoir et d’influence, l’accès aux médias publics ne relève pas seulement d’un droit administratif. Il constitue un enjeu démocratique majeur.

Aguié : passation de service entre la préfète sortante Haoua Sani et le nouveau préfet CDT Torda

Aguié, 16 mars 2026 – Dans ce département du sud du Niger, les symboles de l’État ont changé de mains, mais le message est resté le même : assurer la continuité de l’action publique. Ainsi, la cérémonie de passation de service entre la préfète sortante OPP Haoua Sani et son successeur CDT Torda s’est déroulée dans une atmosphère solennelle, en présence d’autorités administratives, de chefs coutumiers, de responsables religieux et de représentants des forces de défense et de sécurité.

Au-delà du protocole administratif, l’événement a surtout illustré l’importance du relais institutionnel dans la gouvernance locale, un moment où l’expérience du passé rencontre les ambitions de l’avenir.

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Une page qui se tourne pour l’administration départementale

Pour OPP Haoua Sani, cette cérémonie marquait la fin d’une mission menée à la tête du département d’Aguié. Devant une assistance attentive, la préfète sortante a exprimé sa gratitude envers les différentes autorités locales, les partenaires institutionnels et les populations qui ont accompagné son action durant son mandat.

Elle a notamment rappelé les efforts entrepris au cours de son passage à la tête de l’administration départementale, tout en soulignant que les avancées enregistrées sont le fruit d’une collaboration étroite entre les services de l’État et les communautés locales.

Dans son discours, elle a également invité les acteurs du département à continuer d’apporter leur soutien au nouveau préfet afin de maintenir la dynamique engagée.

 

Un nouveau responsable face aux défis du territoire

Prenant officiellement les rênes de l’administration départementale, CDT Torda a pour sa part tenu à remercier les plus hautes autorités pour la confiance placée en lui.

Dans son intervention, il a salué le travail accompli par son prédécesseur, affirmant sa volonté de s’inscrire dans la continuité des actions déjà entreprises.

Le nouveau préfet a surtout insisté sur un point essentiel : le développement du département d’Aguié ne pourra être atteint sans une coopération active entre l’administration, les autorités traditionnelles et les populations.

Un message qui a trouvé un écho particulier dans cette région où la concertation locale joue un rôle déterminant dans la gestion des défis économiques et sociaux.

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L’alliance des autorités et des communautés

Plusieurs intervenants ont d’ailleurs rappelé l’importance de cette collaboration entre les différents acteurs du territoire.

Chefs coutumiers, responsables religieux et représentants des services techniques ont souligné que la réussite des politiques locales dépend largement de l’harmonie entre les institutions et les communautés.

Dans un contexte national marqué par des enjeux sécuritaires et de développement, la stabilité des structures administratives locales apparaît comme un élément clé pour renforcer la gouvernance territoriale.

 

Une nouvelle étape pour Aguié

La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère empreinte de convivialité et d’espoir. Entre salutations protocolaires et échanges informels, les participants ont marqué leur engagement à accompagner la nouvelle équipe administrative.

Pour les habitants du département d’Aguié, cette transition symbolise avant tout la continuité de l’État et la poursuite des efforts en faveur du développement local.

Car au-delà des personnalités qui se succèdent, l’objectif reste le même : consolider la stabilité administrative et répondre aux attentes des populations.

Niamey : la 2ᵉ édition du Concours du Meilleur Muezzin célèbre la spiritualité au Niger

Niamey, 16 mars 2026 – Dans l’atmosphère solennelle de la Grande Mosquée de Niamey, les voix se sont élevées avec ferveur et précision. Dimanche 15 mars 2026, fidèles, autorités et passionnés de récitation religieuse se sont réunis pour assister à la deuxième édition du Concours du Meilleur Muezzin du Niger, un événement spirituel désormais attendu dans le paysage religieux du pays.

Organisée en marge de la célébration de Laylatoul Qadr, la Nuit du Destin dans la tradition islamique, cette compétition a rassemblé des candidats venus de toutes les régions du Niger. Au-delà de l’aspect compétitif, la rencontre s’est imposée comme un moment de communion spirituelle et de valorisation du patrimoine religieux.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une nuit sacrée placée sous le signe de la foi

La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont le colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur délégué de la Ville de Niamey. Sa participation a donné une dimension institutionnelle à l’événement, soulignant ainsi l’importance que les autorités locales accordent aux initiatives visant à promouvoir les valeurs spirituelles et culturelles.

Le choix de la nuit de Laylatoul Qadr, considérée dans l’islam comme l’une des plus sacrées du calendrier religieux, n’est pas anodin. Cette période de recueillement et de prière a offert un cadre particulièrement symbolique à cette compétition consacrée à l’art de l’adhan, l’appel à la prière.

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Des voix venues de toutes les régions du Niger

Au total, 24 candidats ont pris part à cette édition 2026 du concours. Chacun représentait sa région, avec une sélection de trois participants par région, illustrant ainsi la diversité religieuse et culturelle du Niger.

Face au jury et à un public attentif, les concurrents ont démontré leur maîtrise de cet art exigeant qui allie justesse vocale, respect des règles de récitation et profondeur spirituelle.

Dans la tradition islamique, le muezzin occupe en effet un rôle central. C’est lui qui, depuis le minaret ou la mosquée, appelle les fidèles à la prière cinq fois par jour. En fait, sa voix doit transmettre à la fois clarté, sérénité et spiritualité.

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Une compétition entre générations

Le concours s’est déroulé en deux catégories : Senior et Junior, afin de permettre aux jeunes talents d’exprimer eux aussi leur potentiel. À l’issue des délibérations du jury, plusieurs régions se sont distinguées.

Dans la catégorie Senior, la région de Dosso s’est hissée à la première place, suivie de Maradi en deuxième position et de Tahoua en troisième.

Chez les Juniors, c’est la région de Tahoua qui a remporté la première place, devant Agadez et Niamey, respectivement deuxième et troisième.

Ces résultats témoignent de la vitalité de l’enseignement religieux et de la transmission des traditions islamiques à travers le pays.

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Préserver un héritage spirituel

Au-delà du palmarès, les organisateurs ont aussi insisté sur la portée symbolique de l’événement. Dans un monde où les mutations sociales sont rapides, la valorisation de l’appel à la prière représente une manière de préserver un patrimoine spirituel profondément enraciné dans la société nigérienne.

Dès lors, la Ville de Niamey a salué l’initiative, soulignant ainsi que ce type d’événement contribue à encourager la jeunesse, à transmettre les valeurs religieuses et à renforcer le lien entre les générations.

 

Niamey, carrefour de spiritualité

Au terme de la cérémonie, les bénédictions et les prières collectives ont prolongé l’atmosphère de recueillement qui régnait dans la mosquée.

Pour de nombreux participants, cette deuxième édition marque une étape importante dans la consolidation de ce rendez-vous religieux. À travers ce concours, Niamey confirme aussi son rôle de carrefour spirituel et culturel, où traditions religieuses et initiatives citoyennes se rencontrent pour célébrer la foi.

Et déjà, les regards se tournent vers la prochaine édition du Concours du Meilleur Muezzin, avec l’espoir de voir émerger de nouvelles voix capables de porter l’appel à la prière à travers tout le Niger.

Ramadan : l’ACJMN apporte un soutien aux détenus de la maison d’arrêt à Zinder

Zinder, 16 mars 2026 – Alors que le mois de Ramadan bat son plein au Niger, un geste de solidarité est venu illuminer le quotidien des pensionnaires de la maison d’arrêt de Zinder. L’Association des cadres et jeunes musulmans du Niger (ACJMN), section régionale de Zinder, a procédé à une importante distribution de vêtements et de chaussures au profit des détenus, rappelant que la charité demeure l’un des piliers fondamentaux de la foi islamique.

Dans l’enceinte de l’établissement pénitentiaire, l’initiative a suscité une émotion palpable. Pour les bénéficiaires, souvent confrontés à des conditions de vie difficiles, ce geste représente bien plus qu’une aide matérielle : un message d’espoir et de considération humaine.

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Une tradition de générosité vieille de plusieurs décennies

Selon Hamani Yacouba, membre actif de l’association, cette action caritative s’inscrit dans une tradition de solidarité que l’ACJMN perpétue depuis plus de trente ans, notamment durant les périodes spirituelles fortes comme le Ramadan.

Cette année encore, l’association a mobilisé ses membres et ses partenaires afin de collecter et distribuer un volume important de dons. Au total, 709 complets pour hommes, 75 ensembles pour femmes, 76 hijabs, 41 bonnets, ainsi que 98 paires de chaussures pour hommes et 45 pour femmes ont été remis gratuitement aux détenus.

Une mobilisation qui témoigne de la volonté des acteurs associatifs de ne laisser personne en marge de la solidarité nationale, même derrière les murs d’une prison.

 

Une mobilisation saluée par l’administration pénitentiaire

Présent lors de la distribution, le Surveillant Chef de la maison d’arrêt, MDL Chaibou Kaleni, a exprimé la reconnaissance de l’administration pénitentiaire envers les donateurs.

Au nom de la hiérarchie, il a salué l’engagement constant des associations et des bonnes volontés qui, depuis le début du mois sacré, multiplient les actions de soutien envers les détenus.

Pour lui, ces initiatives contribuent non seulement à améliorer les conditions de vie des pensionnaires, mais aussi à renforcer l’esprit de compassion et de fraternité au sein de la société.

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Un appel à la réforme et à la solidarité

L’événement a également été l’occasion pour les responsables religieux présents de rappeler les valeurs de miséricorde et de justice au cœur de la tradition islamique.

L’imam de la mosquée de la prison civile de Zinder, Oustaze Abou Soufianou, a souligné l’importance spirituelle de tels gestes. Il a cependant rappelé que la solidarité envers les détenus ne doit pas se limiter à l’assistance matérielle.

Dans son intervention, il a notamment exhorté les autorités judiciaires à poursuivre les réformes engagées par le ministre de la Justice, notamment celles visant à accélérer les procédures judiciaires afin de désengorger les maisons d’arrêt du pays.

L’imam a également lancé un appel aux bienfaiteurs et aux organisations caritatives afin qu’ils poursuivent leurs efforts, notamment à l’approche de la fête de l’Aïd El-Fitr, afin de permettre aux détenus de bénéficier de repas dignes durant cette célébration.

 

Sensibilisation et espoir de réinsertion

Au-delà de l’aide matérielle, les prédicateurs de l’ACJMN ont pris le temps d’échanger avec les détenus. Les discussions ont porté sur la vie carcérale, la responsabilité individuelle et l’importance du changement de comportement pour réussir une future réinsertion dans la société.

Ces échanges spirituels ont été accueillis avec attention par les pensionnaires, dont plusieurs ont exprimé leur gratitude envers les donateurs.

Les bénéficiaires ont assuré qu’ils feront bon usage des biens reçus, tout en saluant un geste qui leur rappelle qu’ils demeurent membres à part entière de la communauté nationale.

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Une solidarité qui dépasse les murs de la prison

Dans une société où les défis économiques et sociaux restent nombreux, les initiatives citoyennes comme celle de l’ACJMN illustrent la capacité des organisations locales à agir concrètement pour le bien-être collectif.

À Zinder, ce geste de solidarité rappelle que, même dans les lieux les plus fermés, la générosité et l’espoir peuvent toujours trouver un chemin.

Zinder : la 19e édition de la Moussabaka célèbre la foi et la jeunesse nigérienne

Zinder, 16 mars 2026 – Dans l’enceinte de la station régionale de la Radiotélévision du Niger (RTN), les voix se sont élevées avec une intensité particulière. Versets récités avec précision, invocations murmurées par la foule et applaudissements nourris ont rythmé la cérémonie de remise des prix de la 19ᵉ édition de la Moussabaka SR/RTN de Zinder. Bien plus qu’une compétition religieuse, l’événement s’est imposé cette année encore comme un moment de communion spirituelle et citoyenne dans la capitale historique du Damagaram.

Placée sous la présidence du gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahaman Sani, la cérémonie a rassemblé un large éventail d’autorités administratives, de dignitaires religieux et de partenaires institutionnels. Tous étaient venus assister à la consécration de jeunes talents dont la maîtrise du Noble Coran témoigne aussi de la vitalité de l’enseignement islamique dans cette partie du Niger.

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Une tradition spirituelle solidement ancrée

Depuis près de deux décennies, la Moussabaka organisée par la station régionale de la RTN de Zinder s’est imposée comme l’un des grands rendez-vous religieux et culturels de la région. Chaque édition attire des centaines de participants issus des écoles coraniques et des centres d’apprentissage religieux.

Au fil des années, l’initiative est devenue bien plus qu’un concours de récitation. En effet, elle s’est transformée en un espace de transmission des valeurs spirituelles, mais aussi en un symbole de cohésion sociale dans une région où la foi demeure un puissant facteur d’unité.

Cette 19ᵉ édition n’a pas dérogé à la règle. Les locaux de la RTN ont accueilli une foule nombreuse venue soutenir les candidats et partager ce moment de ferveur collective.

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Autorités traditionnelles et religieuses au rendez-vous

Par ailleurs, la cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités influentes de la région. Parmi elles figurait Sa Majesté le Sultan du Damagaram, El Hadj Aboubacar Sanda Oumarou, dont la présence a donné une dimension particulière à l’événement.

Étaient également présents le chef de canton de Mirriah, le directeur régional de la Banque Islamique BIN ainsi que plusieurs invités de marque.

Tous ont salué une initiative qui contribue à valoriser la culture islamique et à encourager les jeunes générations à approfondir leur connaissance du Coran.

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Un message de paix dans un contexte national sensible

Dans son intervention, le gouverneur Massalatchi Mahaman Sani a transmis les salutations des autorités nationales et rappelé également l’appel à la mobilisation lancé par le président du Niger, le général Abdourahamane Tiani.

Il a notamment invité les fidèles à intensifier les prières pour la paix, la sécurité et la stabilité du pays. Un message qui a trouvé un écho particulier dans l’assistance.

Dans une région marquée par les défis sécuritaires que connaît le Sahel, les autorités voient aussi dans ce type d’événement un puissant levier de cohésion et de résilience sociale.

 

Des lauréats qui incarnent l’avenir

Moment le plus attendu de la cérémonie : la proclamation des résultats. Les candidats étaient répartis en plusieurs catégories, allant de la mémorisation de deux Hizibs jusqu’à celle de l’intégralité du Coran.

Ainsi, les lauréats ont été récompensés par des prix variés : motos, bicyclettes, appareils électroménagers ou encore produits alimentaires, offerts grâce au soutien de partenaires et de sponsors.

Parmi les récipiendaires figurent Roufaida Saminou, distinguée dans la catégorie des deux Hizibs, Kadija Youssouf pour cinq Hizibs, Hayrad Sallah pour dix Hizibs, Absatou Sani pour quinze Hizibs et Noura Sallah pour la mémorisation complète du Livre saint.

Le grand prix du jury est revenu à Moussa Malam Siradji, qui a impressionné les membres du jury en obtenant 270 points, une performance saluée par l’ensemble de l’assistance.

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Une compétition où la foi prime sur la victoire

Au-delà des récompenses matérielles, les responsables religieux ont tenu à rappeler l’esprit profond de la Moussabaka.

Prenant la parole, le Sultan du Damagaram ainsi que l’administrateur délégué de la ville de Zinder ont insisté sur la dimension spirituelle de l’événement. Dans ce concours, ont-ils souligné, il n’y a ni vainqueur ni vaincu : seul Allah récompense l’effort et la sincérité des croyants.

Cette philosophie explique sans doute l’engouement croissant autour de la Moussabaka, qui attire chaque année davantage de participants et de fidèles.

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Zinder, capitale spirituelle le temps d’une soirée

Au terme de la cérémonie, les bénédictions et les prières collectives ont prolongé l’atmosphère de ferveur qui a marqué l’événement.

Pour de nombreux participants, cette 19ᵉ édition restera comme un moment fort de fraternité et de spiritualité, rappelant ainsi que la transmission du savoir religieux demeure un pilier essentiel de la société nigérienne.

Dans la ville historique de Zinder, berceau de traditions et de culture islamique, la Moussabaka continue ainsi de tracer un pont entre héritage religieux, jeunesse et unité nationale.