Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 11 sur 226

AES : Top départ officiel pour la Force Unifiée

Bamako, le 24 décembre 2025 – Le Sahel vient de franchir le Rubicon de sa propre sécurité. Dans une atmosphère empreinte de solennité au cœur de la capitale malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a présidé le samedi la cérémonie de remise de l’Étendard à la Force Unifiée de l’AES (FU-AES). Ce geste symbolique marque ainsi l’acte de naissance opérationnel d’une armée multinationale dont l’ambition est claire : reprendre en main le destin sécuritaire de la région.

Gouvernement Mali
© Gouvernement Mali

Un commandement aguerri pour une mission sacrée

La cérémonie a réuni le gotha ​​politique et militaire de la Confédération, incluant les ministres de la Défense et les Chefs d’État-major du Mali, du Burkina Faso et du Niger. C’est dans cette atmosphère que le Chef de l’État a spécifiquement installé le Général de Brigade Daouda Traoré dans ses fonctions de Commandant de la FU-AES.

Officier de terrain au parcours exemplaire, le Général Traoré hérite de la lourde tâche de coordonner les troupes sur un théâtre d’opérations complexe. Bien plus qu’un simple drapeau, cet Étendard reçu des mains du Chef de l’État s’impose comme un « symbole vivant ». En effet, il puise sa force dans le sacrifice des martyrs et porte haut la volonté d’indépendance des trois nations.

Gouvernement Mali
© Gouvernement Mali

De « Yéréko » à la Force Unifiée : la preuve par l’action

Dans son allocution, le Général Assimi Goïta a rappelé que cette force ne part pas de rien. L’intégration militaire est déjà une réalité concrète à travers les opérations conjointes Yéréko I et II. D’ailleurs, ces manœuvres ont déjà porté des coups amers pour l’adversaire :

  • Neutralisation des cadres terroristes de haut rang.
  • Destruction de sanctuaires criminels stratégiques.
  • Mutualisation inédite du renseignement et des moyens aériens.

Le Président a toutefois averti : face à l’évolution des modes opératoires ennemis, la FU-AES devra faire preuve d’une « anticipation stratégique permanente ».

 

Une guerre totale : militaire, économique et médiatique

Pour les dirigeants du Sahel, la menace n’est pas uniquement sur le front des combats. Par ailleurs, le Général Goïta a mis en exergue le caractère multiforme de l’agression subie par l’espace AES, incluant les domaines économiques et informationnels.

À ce titre, la Force Unifiée s’inscrit dans un écosystème de souveraineté plus large. Le Chef de l’État a aussi cité le démarrage de la Télévision, de la Radio et de la presse écrite AES comme une arme indispensable pour contrer la désinformation et renforcer la « souveraineté informationnelle » des peuples sahéliens.

Gouvernement Mali
© Gouvernement Mali

 Force Unifiée  : « La souveraineté ne se délègue pas. »

Le Ministre malien de la Défense, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a martelé une vérité qui résume l’esprit de l’alliance : au Sahel, la paix et la sécurité ne sont plus à vendre, ni à déléguer. Ainsi, la FU-AES est présentée comme l’aboutissement des valeurs de solidarité et de dignité propres aux populations du Liptako-Gourma.

En somme, la remise de cet Étendard vient confirmer que « l’AES est une réalité irréversible ». En unissant leurs baïonnettes sous un seul commandement, le Mali, le Burkina et le Niger envoient un message puissant au reste du monde : le Sahel possède désormais les moyens de sa propre paix.

Burkina Faso : Le Capitaine Ibrahim Traoré inaugure le CHU de Pala

Bobo-Dioulasso, le 24 décembre 2025 – C’est un cadeau de Noël historique pour les populations de la région des Hauts-Bassins. Ce mercredi, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a coupé le ruban inaugural du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Pala. En présence des plus hautes autorités gouvernementales, religieuses et coutumières, cet événement marque le début d’une nouvelle ère pour la médecine burkinabè : celle également de la souveraineté sanitaire et de l’excellence technologique.

Un géant de soins au cœur de Sya

Situé dans le village de Pala, à la périphérie de la ville de Sya (Bobo-Dioulasso), ce complexe monumental est le fruit d’une coopération dynamique entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. Véritable ville dans la ville, le CHU de Pala s’étend sur une superficie impressionnante de 42 000 m².

Doté d’une capacité de 500 lits, l’établissement ne se contente pas d’augmenter l’offre d’hébergement médical. Il abrite également des équipements de dernière génération répondant aux normes internationales les plus rigoureuses. Pour les patients de l’ouest du pays, l’ouverture de ce centre de référence signifie la fin des longs et coûteux déplacements vers Ouagadougou pour des soins spécialisés.

Inauguration historique à Bobo-Dioulasso : le Capitaine Ibrahim Traoré ouvre le CHU de Pala. Avec 500 lits et des équipements ultramodernes, ce nouveau centre de référence révolutionne l'offre de soins et la formation médicale au Burkina Faso
© Inauguration historique à Bobo-Dioulasso : le Capitaine Ibrahim Traoré ouvre le CHU de Pala. Avec 500 lits et des équipements ultramodernes, ce nouveau centre de référence révolutionne l'offre de soins et la formation médicale au Burkina Faso

CHU de Pala : un pôle d’excellence pour la formation et la recherche

Le CHU de Pala n’est pas qu’un lieu de guérison ; c’est aussi un temple du savoir. En tant qu’infrastructure universitaire, il jouera aussi un rôle moteur dans :

  • La formation clinique : offrir un terrain de stage d’élite pour les futurs médecins et infirmiers.
  • La recherche médicale : développer des solutions adaptées aux réalités locales sanitaires.
  • La déconcentration des soins : désengorger les autres structures de santé tout en offrant des spécialités jusqu’à là rares dans la région.

Inauguration historique à Bobo-Dioulasso : le Capitaine Ibrahim Traoré ouvre le CHU de Pala. Avec 500 lits et des équipements ultramodernes, ce nouveau centre de référence révolutionne l'offre de soins et la formation médicale au Burkina Faso
© Inauguration historique à Bobo-Dioulasso : le Capitaine Ibrahim Traoré ouvre le CHU de Pala. Avec 500 lits et des équipements ultramodernes, ce nouveau centre de référence révolutionne l'offre de soins et la formation médicale au Burkina Faso
Inauguration historique à Bobo-Dioulasso : le Capitaine Ibrahim Traoré ouvre le CHU de Pala. Avec 500 lits et des équipements ultramodernes, ce nouveau centre de référence révolutionne l'offre de soins et la formation médicale au Burkina Faso
© Inauguration historique à Bobo-Dioulasso : le Capitaine Ibrahim Traoré ouvre le CHU de Pala. Avec 500 lits et des équipements ultramodernes, ce nouveau centre de référence révolutionne l'offre de soins et la formation médicale au Burkina Faso

La santé, pilier de la souveraineté nationale

À travers cette réalisation, le gouvernement de transition réaffirme sa vision : faire de la santé un levier stratégique du développement humain durable. Par ailleurs, l’inauguration de ce CHU dépasse le cadre architectural pour devenir un symbole politique fort. Il s’agit aussi de garantir à chaque Burkinabè, quel que soit son lieu de résidence, un accès équitable à des soins de haute qualité.

En définitive, le CHU de Pala est bien plus qu’un hôpital. C’est la preuve tangible qu’avec des partenariats stratégiques et une volonté politique ferme, le Burkina Faso peut se doter d’infrastructures de classe mondiale. Pour les habitants de Bobo-Dioulasso et des zones environnantes, ce 24 décembre restera gravé comme le jour où la santé de pointe s’est installée durablement à leurs portes.

Niamey : trois rues rebaptisées en honneur des figures de la nation

Niamey, le 23 décembre 2025 – Le paysage urbain de la capitale nigérienne entame une mue symbolique profonde. Ce mardi matin, sous le signe de la « Refondation » et de la réappropriation des valeurs culturelles, la Ville de Niamey a procédé au baptême de trois de ses artères majeures. Présidée par le Colonel Boubacar Soumana Garanké , Administrateur Délégué de la Ville, cette cérémonie marque une étape clé dans la volonté des autorités de rendre la cité à ceux qui ont bâti la nation.

Honorer les fils du pays : une question de souveraineté

Loin d’être une simple formalité administrative, ce changement de dénomination s’inscrit dans une dynamique nationale inclusive. L’objectif est clair : valoriser les figures emblématiques du Niger et les ressources humaines locales. À chaque étape, les familles et proches des illustres disparus ont accueilli la délégation municipale avec une émotion palpable, témoignant de l’importance de ce geste pour la mémoire collective.

Désormais, les plaques de rue porteront des noms qui résonnent avec l’histoire et l’engagement citoyen :

  • En Commune 2 : la Rue KM 40 devient la Rue Elhadi Dan Ankara dit Dan Kakan. Un hommage à un homme dont le nom est synonyme de dynamisme et d’ancrage social.
  • En Communes 1 & 2 : la Rue OR 2 (avenue Kawar) est rebaptisée Rue Dr Kélétigui Abdourahamane Mariko. Ce baptême consacre le parcours d’un intellectuel et d’un serviteur de l’État dont l’engagement a marqué le développement du pays.
  • En Commune 5 : la Rue NO 2 (descente du 1ᵉʳ pont) prend le nom prestigieux d’ Avenue Cheik Ali Gati, honorant ainsi une figure spirituelle et morale d’une importance capitale.

Niamey célèbre ses héros : l'Administrateur Délégué de la Ville baptise trois grandes rues aux noms de figures historiques nigériennes.
© Niamey célèbre ses héros : l'Administrateur Délégué de la Ville baptise trois grandes rues aux noms de figures historiques nigériennes.
Niamey célèbre ses héros : l'Administrateur Délégué de la Ville baptise trois grandes rues aux noms de figures historiques nigériennes.
© Niamey célèbre ses héros : l'Administrateur Délégué de la Ville baptise trois grandes rues aux noms de figures historiques nigériennes.

Niamey : un héritage pour les générations futures

Lors des allocutions, les orateurs ont rappelé avec fierté les parcours de ces personnalités. Qu’il s’agisse de rayonnement culturel, de progrès social ou de développement durable, ces hommes s’imposent désormais comme des modèles pour la jeunesse nigérienne.

En remplacement des codes techniques (KM 40, OR 2) par des noms de citoyens méritants, la Ville de Niamey transforme ses rues en un livre d’histoire à ciel ouvert. Cette initiative des plus hautes autorités du Niger souligne aussi une volonté de rompre avec l’anonymat urbain pour célébrer l’identité nigérienne dans toute sa diversité.

En somme, ces actes symboliques forts réaffirment l’attachement de la municipalité à la préservation de la mémoire. À travers ces nouvelles appellations, Niamey ne se contente pas de nommer des voies ; elle trace également un chemin vers une conscience nationale renforcée, où chaque carrefour rappelle aux passants que le progrès du Niger est l’œuvre de ses propres fils.

AES : Le rail et la route, socles d’une nouvelle ère économique

Bamako, le 23 décembre 2025 – Les annonces faites lors du sommet de Bamako pourraient bien redessiner la carte de l’Afrique de l’Ouest. Si la réalisation de l’autoroute transsahélienne et du chemin de fer interconfédéral parvient à son terme, elle marquera une rupture historique irréversible avec le modèle colonial. En effet, en brisant la dépendance vis-à-vis des ports côtiers traditionnels pour privilégier une intégration horizontale entre Bamako, Ouagadougou et Niamey, l’AES ne construira pas seulement des routes : elle fondera un nouveau paradigme économique souverain.

 

Une rupture avec l’enclavement historique

 

Depuis des décennies, l’économie des pays du Sahel est restée « extravertie », quasi exclusivement tournée vers l’exportation via les côtes maritimes. Actuellement, le commerce entre les trois capitales souffre de routes souvent dégradées et de tracés sinueux qui freinent les échanges.

  • Le changement de cap : l’aboutissement de ces projets permettra aux trois pays de devenir leur propre centre de gravité. Au lieu d’être des nations « enclavées », elles deviendront ainsi des nations « carrefours ».
  • L’impact du Rail : le chemin de fer demeure le mode de transport le plus rentable pour les marchandises lourdes (céréales, bétail, matériaux de construction). Une ligne interconfédérale permettra de transporter des volumes massifs à un coût énergétique et financier bien inférieur au camionnage.
  • L’atout de l’Autoroute : une infrastructure moderne réduit l’usure des véhicules et les délais de livraison. Pour un commerçant de Niamey, acheminer des produits vers Bamako ne sera plus une épopée de plusieurs jours, mais une question d’heures. En fluidifiant la circulation des biens et des personnes, l’autoroute transformera la zone des « trois frontières » — autrefois synonyme de conflit — en un espace d’échanges intenses.

 

La naissance d’un marché intérieur intégré

 

L’infrastructure physique est le support indispensable de la souveraineté économique prônée par les dirigeants de l’AES. Elle est le socle de l’intégration douanière.

  • Fluidification des échanges : ces chantiers s’accompagnent de zones logistiques et de ports secs aux frontières. Cette organisation favorisera la création d’une Centrale d’achat confédérale, capable de négocier des prix de gros pour l’ensemble du bloc.
  • Spécialisation régionale : le Mali et le Burkina Faso pourront intensifier leurs échanges agro-pastoraux (bétail, céréales), tandis que le Niger acheminera ses produits pétroliers et ses ressources minières avec une efficacité accrue vers ses partenaires.

 

AES : un défi de crédibilité face à l’histoire

 

La rupture évoquée ne sera réelle que si le passage de la parole à l’acte est effectif. Le Sahel est connu, par le passé, pour de nombreux projets transnationaux restés au stade de maquettes.

Cependant, la capacité des trois États à sécuriser leurs chantiers et à les financer via leurs propres ressources démontre une volonté réelle de s’affranchir des modèles de développement imposés. Le lancement simultané de la Télévision de l’AES et de la Banque Confédérale témoigne de cette accélération concrète. Au-delà du bitume et de l’acier, c’est la gestion commune de ces infrastructures qui validera aussi la viabilité de la Confédération sur le long terme.

En conclusion, si ces projets aboutissent, ils constitueront le socle matériel d’une indépendance qui ne sera plus seulement politique, mais structurelle. Le rail et la route deviendront alors les fils d’acier et de goudron liant définitivement le destin des peuples du Mali, du Burkina et du Niger.

AES : Le Sommet de Bamako consacre l’indépendance totale du Sahel

Bamako, le 23 décembre 2025 – Le Centre International de Conférence de Bamako (CICB) est devenu, ce mardi, le cœur battant de la géopolitique sahélienne. Sous les projecteurs de l’actualité nationale et internationale, le Général d’Armée Assimi Goïta a ouvert la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). De son côté, le Capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et le Général Abdourahamane Tiani (Niger) ont affiché une unité de fer, marquant  ainsi une nouvelle étape dans la construction de leur espace commun.

Un front uni face aux menaces : l’avertissement de l’« hiver noir »

Le ton de ce sommet a été donné par le Capitaine Ibrahim Traoré. Dans une allocution empreinte de gravité, le Président du Faso a salué la résilience des peuples face aux pressions extérieures. Il a toutefois lancé un avertissement solennel contre ce qu’il a baptisé l’« hiver noir » : un projet de déstabilisation orchestré contre l’Afrique de l’Ouest. Face à ce péril, le message est clair : la vigilance et la solidarité ne sont plus des options, mais des impératifs de survie pour la souveraineté retrouvée.

Sommet historique à Bamako : les dirigeants de l'AES renforcent leur union. Entre défense commune, création d'une banque confédérale et projets ferroviaires, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani scellent la souveraineté du Sahel.
© Sommet historique à Bamako : les dirigeants de l'AES renforcent leur union. Entre défense commune, création d'une banque confédérale et projets ferroviaires, Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani scellent la souveraineté du Sahel.

Sommet de l’AES: un bilan de fer sous la présidence malienne

Le Général Abdourahamane Tiani a tenu à rappeler le chemin parcouru depuis le sommet fondateur de Niamey en juillet 2024. Sous la présidence du Général Goïta, la Confédération est passée du concept à la réalité concrète. Le Président nigérien a notamment cité la Force Unifiée de l’AES et la coordination diplomatique comme des preuves de cette « montée en puissance » qui bouscule l’ordre établi.

Le Président Assimi Goïta a, pour sa part, structuré le bilan de son mandat autour de trois piliers fondamentaux :

  1. Défense et Sécurité : consolidation de la réponse militaire commune.
  2. Diplomatie : affirmation d’une voix sahélienne unique sur la scène mondiale.
  3. Développement : lancement de projets structurants pour l’indépendance économique.

L’offensive des grands chantiers : rail, route et aviation

L’événement n’était pas seulement politique ; il a servi de rampe de lancement à des projets d’envergure qui redéfiniront aussi le quotidien des populations. Outre l’inauguration de la Télévision de l’AES, outil de « souveraineté véritable informationnelle », le sommet a entériné la création de la Banque Confédérale d’Investissement et d’une centrale d’achat commune.

L’avenir se dessine également sur le plan des infrastructures avec des annonces majeures :

  • La création d’une compagnie aérienne commune.
  • Le projet d’une autoroute transsahélienne et d’un chemin de fer interconfédéral pour relier les trois capitales.

Enfin, ce sommet de Bamako restera comme celui de la consolidation. En clôturant les travaux, le Président de la Confédération a réaffirmé une détermination inébranlable : transformer le Sahel en un espace de prospérité partagée, libéré des tutelles extérieures. L’AES n’est plus seulement une alliance militaire, c’est désormais un État en construction.

AES : Lancement de la Banque Confédérale doté de 500 milliards FCFA

Bamako, le 23 décembre 2025 – Le Mali, le Burkina Faso et le Niger franchissent une étape historique vers leur autonomie financière. En effet, en marge de la 2ᵉ Session du Collège des Chefs de l’Alliance des États du Sahel (AES), les trois dirigeants ont inauguré ce mardi à Bamako la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID).

Le Capitaine Ibrahim Traoré, le Général d’Armée Assimi Goïta et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani ont marqué cet acte par une visite solennelle des nouveaux locaux de l’institution, symbole d’un Sahel qui entend désormais financer son propre destin.

Un géant financier pour bâtir le futur

Dotée d’un capital initial massif de 500 milliards de francs CFA, la BCID n’est pas une simple institution bancaire supplémentaire. Elle est conçue comme le bras armé de la souveraineté économique de la Confédération. Sa mission est claire : mobiliser les ressources nécessaires pour financer les projets structurants de l’AES.

Qu’il s’agisse de grandes infrastructures routières, de projets énergétiques transfrontaliers ou de modernisation agricole, la banque offre ainsi aux trois États une capacité financière autonome. Par ailleurs, cette indépendance permet d’éviter les conditions parfois contraignantes des bailleurs de fonds internationaux et de diriger les investissements là où les besoins des populations sont les plus urgents.

 

Bamako : les dirigeants de l'AES lancent la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement. Avec 500 milliards de FCFA, l'Alliance s'offre les moyens de sa souveraineté économique et financer son avenir.
© Bamako : les dirigeants de l'AES lancent la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement. Avec 500 milliards de FCFA, l'Alliance s'offre les moyens de sa souveraineté économique et financer son avenir.
Bamako : les dirigeants de l'AES lancent la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement. Avec 500 milliards de FCFA, l'Alliance s'offre les moyens de sa souveraineté économique et financer son avenir.
© Bamako : les dirigeants de l'AES lancent la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement. Avec 500 milliards de FCFA, l'Alliance s'offre les moyens de sa souveraineté économique et financer son avenir.

Des moyens opérationnels au service du développement

Pour marquer le caractère opérationnel immédiat de la BCID, la cérémonie a été l’occasion de présenter une flotte de moyens roulants neufs. Ces équipements permettent aux équipes de la banque d’assurer un suivi rigoureux des projets sur le terrain, à travers les vastes territoires de la Confédération.

En visitant les locaux, les trois Chefs d’État ont réaffirmé leur vision d’une intégration par les faits. Ainsi la mise en place de cette banque est la réponse concrète au désir de s’affranchir des tutelles financières étrangères. C’est un signal fort envoyé aux marchés internationaux : l’AES construit son propre modèle de développement, fondé sur la solidarité entre ses membres et la gestion souveraine de ses ressources.

Bamako : les dirigeants de l'AES lancent la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement. Avec 500 milliards de FCFA, l'Alliance s'offre les moyens de sa souveraineté économique et financer son avenir.
© Bamako : les dirigeants de l'AES lancent la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement. Avec 500 milliards de FCFA, l'Alliance s'offre les moyens de sa souveraineté économique et financer son avenir.

La Banque Confédérale : vers un nouveau paradigme économique

L’inauguration de la BCID est bien plus qu’une simple formalité administrative. Elle consacre le divorce avec le paradigme de la dépendance et installe une dynamique de croissance partagée. En renforçant l’indépendance financière du bloc sahélien, les dirigeants de l’AES assument les jalons d’une prospérité qui ne dépend plus des agendas extérieurs, mais du génie et de la volonté des peuples malien, burkinabè et nigérien.

En définitive, la Banque Confédérale devient le socle sur lequel reposera l’édifice de la Confédération. Avec un capital de 500 milliards de FCFA, elle dispose de la force de frappe nécessaire pour transformer le Sahel en un pôle économique majeur et respecté sur le continent.

AES : Les trois Chefs d’État lancent leur télévision commune

Bamako, le 23 décembre 2025 – Une nouvelle ère médiatique s’ouvre pour le Sahel. Dans un geste chargé de symbolisme et d’unité, les trois dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont procédé ce mardi au lancement officiel de la Télévision de l’AES. Réunis dans la capitale malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta (Mali), le Général de Brigade Abdourahamane Tiani (Niger) et le Capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) ont personnellement inauguré ce qui devient désormais la voix officielle de la Confédération.

Une émission historique pour une vision partagée

Le clou de cet événement a été une édition spéciale diffusée en direct. Pour la première fois, les trois Chefs d’État se sont retrouvés sur un même plateau de télévision pour s’adresser simultanément aux populations du Burkina, du Mali et du Niger.

Durant cette émission inaugurale, les dirigeants ont exposé la feuille de route de ce nouveau média. En effet, plus qu’une simple chaîne d’information, la Télévision AES est présentée comme un outil stratégique de communication. Elle a pour mission de briser les narratifs imposés de l’extérieur et de proposer une lecture des faits ancrée dans les réalités et les aspirations des peuples sahéliens.

 

« L’information souveraine » comme bouclier

L’un des objectifs majeurs de cette plateforme est l’assainissement du paysage médiatique. Dans un contexte de guerre informationnelle, les chefs d’État ont martelé la nécessité de promouvoir une information souveraine.

« Ce média est le canal par excellence pour diffuser nos visions, nos valeurs et les actions concrètes de la Confédération », ont-ils souligné d’une commune.

Ainsi, il s’agit de contrer la désinformation, de renforcer la cohésion sociale entre les trois nations et de valoriser les succès militaires et de développement de l’Alliance. La chaîne servira également de vitrine aux projets d’intégration économique et de défense commune, piliers de la jeune Confédération.

une version "Grand Format" enrichie (environ 450-500 grand public
© une version "Grand Format" enrichie (environ 450-500 grand public

Télévision de l’AES : un signal fort vers l’intégration totale

Le lancement de cette télévision est le reflet concret de la montée en puissance de l’AES. En mutualisant leurs ressources techniques et humaines dans le domaine de l’audiovisuel, les trois pays franchissent  ainsi une étape supplémentaire vers une intégration totale.

Finalement , la naissance de la Télévision AES marque la fin du monopole de certains médias internationaux sur le récit sahélien. En reprenant le contrôle de leur image et de leur parole, le Mali, le Burkina et le Niger affirment leur détermination à bâtir un destin commun, porté par une communication forte, libre et résolument tournée vers les populations.

Le CES Lossogoungou de Niamey reçoit un équipement de pointe

Niamey, le 22 décembre 2025 – C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour le Complexe d’Enseignement Secondaire (CES) Lossogoungou. Ce lundi, la Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, le Dr Élisabeth Shérif, a présidé la réception officielle d’un ensemble d’infrastructures modernes. Ce projet d’envergure, porté par l’ONG Islamic Relief Niger, vient transformer radicalement les conditions d’apprentissage de centaines de jeunes Nigériens.

CES Lossogoungou : un joyau technologique et écologique au cœur de l’école

L’investissement ne s’est pas limité à la simple construction de murs. L’ONG a livré un véritable complexe intégré, pensé pour répondre aux exigences du XXIᵉ siècle. Les nouvelles installations comprennent quatre salles de classe spacieuses et entièrement équipées, mais aussi une salle informatique dotée de dix ordinateurs de dernière génération. Une bibliothèque vient compléter ce dispositif pour favoriser le goût de la lecture et de la recherche.

L’innovation majeure réside également dans l’autonomie de l’établissement : le site est désormais alimenté par un système d’énergie solaire et dispose d’un château d’eau avec adduction d’eau potable. Ces équipements, accompagnés de blocs de latrines modernes et de mobilier scolaire abondant, offrent également aux élèves un cadre sain, sécurisé et propice à l’excellence.

Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.
© Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.
Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.
© Modernisation scolaire au Niger : le CES Lossogoungou se dote d'infrastructures de pointe incluant énergie solaire et informatique.

Un appui stratégique à la vision nationale

Lors de son discours, le Dr Élisabeth Shérif a salué la portée symbolique et pratique de ce don. « Ces infrastructures constituent un appui majeur à notre politique de renforcement de l’accès à une éducation de qualité », a-t-elle déclaré. Pour la réalisation, ce type d’outil est en effet une arme efficace pour lutter contre l’ignorance et promouvoir l’égalité des chances.

Au nom du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, le Ministre a exprimé la profonde gratitude de la nation envers Islamique Secours Niger. Ce partenariat témoigne aussi de la vitalité de la coopération entre le Gouvernement nigérien et les acteurs du développement pour bâtir l’école de demain.

Un appel à la responsabilité citoyenne

La remise des clés a été l’occasion d’un rappel ferme sur la gestion du bien public. S’adressant directement aux élèves, aux enseignants et aux parents, le Ministre a insisté sur la durabilité. « Ces infrastructures vous appartiennent. Leur entretien rigoureux est une responsabilité partagée », a-t-elle martelé. Cet appel a été relayé par les autorités locales de Niamey I, exhortant ainsi la communauté éducative à devenir les premiers gardiens de ce précieux héritage.

De son côté, la Directrice pays d’Islamic Relief Niger a réaffirmé la détermination de son organisation à rester un allié fidèle du Niger. Pour elle, l’éducation est le socle de tout développement, et cette collaboration fructueuse avec les autorités nationales n’est qu’une étape supplémentaire dans leur engagement continu.

Finalement, la modernisation du CES Lossogoungou est la preuve que lorsque la solidarité internationale rencontre la volonté politique, le changement devient tangible. Les élèves de Lossogoungou n’ont plus seulement des salles de classe ; ils ont désormais les outils nécessaires pour conquérir leur avenir.

Sahel : le Général Tiani à Bamako pour le 2ᵉ Sommet de l’AES

Bamako, le 22 décembre 2025 – Le cœur du Sahel bat désormais au rythme de la Confédération. Ce lundi 22 décembre, le Président de la République du Niger, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a rallié Bamako pour un rendez-vous diplomatique de premier plan. Accueilli avec les plus grands honneurs, il participe à la 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), un sommet décisif pour l’avenir de la région.

 2ᵉ Sommet de l’AES : un accueil fraternel sous le signe de l’Alliance

C’est à bord de l’avion présidentiel, le Mont Gréboun, que le Chef de l’État nigérien a atterri sur le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako. Lors de sa descente d’avion, le Général Tiani a été reçu avec une chaleur particulière par son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta.

Au-delà du protocole militaire et diplomatique, l’atmosphère était empreinte d’une profonde fraternité. Les membres du gouvernement malien, les corps constitués, ainsi que le personnel de l’ambassade du Niger et une forte délégation de la communauté nigérienne vivante au Mali, étaient présents pour témoigner de la solidarité indéfectible qui unit désormais les deux nations.

Le Général Abdourahamane Tiani est arrivé à Bamako pour le 2ᵉ sommet de la Confédération AES. Suivez les enjeux de cette rencontre historique entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso pour la souveraineté du Sahel.
© Le Général Abdourahamane Tiani est arrivé à Bamako pour le 2ᵉ sommet de la Confédération AES. Suivez les enjeux de cette rencontre historique entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso pour la souveraineté du Sahel.

Le Collège des Chefs d’État : L’heure des décisions stratégiques

Cette 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État, qui se tient du 22 au 23 décembre 2025, marque une étape charnière dans l’institutionnalisation de la Confédération. Aux côtés du Général Assimi Goïta et du Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, le Général Tiani s’apprête à valider des orientations cruciales.

Les discussions porteront sur la mise en œuvre des politiques communes en matière de défense, de diplomatie et de développement économique. L’objectif est clair : transformer l’élan de solidarité initial en une structure de gouvernance solide, capable de répondre aux aspirations de sécurité et de prospérité des peuples sahéliens.

 2ᵉ Sommet de l’AES : souveraineté et action commune

par ailleurs, cette visite ne se limite pas à une simple rencontre diplomatique ; elle incarne la dynamique de consolidation de l’unité et de la souveraineté. En s’affranchissant des schémas classiques, les trois dirigeants de l’AES réaffirment leur volonté de prendre en main le destin de leur espace géographique.

L’enjeu est de taille : démontrer que l’action commune, portée par une vision endogène, est le levier le plus puissant pour faire face aux défis sécuritaires et aux pressions internationales. Pour les populations du Niger, du Mali et du Burkina Faso, ce sommet de Bamako est également porteur d’un immense espoir de paix et d’indépendance réelle.

Enfin, le passage du Mont Gréboun dans le ciel malien symbolise une diplomatie nigérienne décomplexée et résolument tournée vers ses voisins naturels. Les conclusions de ce sommet, attendues pour demain, devraient poser les nouveaux jalons d’un Sahel uni, fort et souverain.

Finances publiques : le bilan de Mamane Sidi

Niamey, le 22 décembre 2025 – Dans un contexte économique mondial instable, le Niger affiche une volonté de fer pour stabiliser ses comptes. Le 19 décembre, l’hémicycle de l’Assemblée nationale a servi de cadre à un exercice de transparence majeur. En effet, M. Mamane Sidi, ministre délégué chargé du Budget, a présenté devant le Conseil consultatif pour la refondation (CCR) un diagnostic complet de l’économie nationale. De la dette publique aux projets stratégiques, aucun sujet n’a été laissé de côté. Un exposé qui se veut à la fois un bilan de santé et une feuille de route pour l’avenir.

À Niamey, le ministre Mamane Sidi présente le bilan économique du Niger devant le Conseil consultatif pour la refondation. Une gestion rigoureuse au service d'une croissance durable et inclusive.
© À Niamey, le ministre Mamane Sidi présente le bilan économique du Niger devant le Conseil consultatif pour la refondation. Une gestion rigoureuse au service d'une croissance durable et inclusive.

 Bilan : une économie qui gagne en autonomie

Pendant plusieurs heures, le ministre a détaillé les indicateurs qui rythment la vie financière du pays. Son exposé a débuté par une analyse du développement récent de la situation économique et financière. Malgré un contexte international complexe, les indicateurs montrent une économie nigérienne qui tient bon. Le point le plus marquant reste la mobilisation des ressources internes, véritable baromètre de l’autonomie financière du pays. Dans une stratégie de souveraineté économique, le gouvernement a réussi à optimiser la collecte des recettes nationales, limitant ainsi la dépendance aux aides extérieures.

M. Mamane Sidi a également abordé la gestion de la dette publique. Loin d’être un simple tableau de chiffres, cette gestion rigoureuse vise à maintenir la crédibilité du Niger sur la scène internationale tout en finançant le développement sans hypothéquer l’avenir des générations futures.

 

Des projets structurants pour transformer le quotidien

Le ministre a également dressé un état des lieux du commerce intérieur, mettant en valeur son dynamisme essentiel pour l’approvisionnement des marchés et la maîtrise des prix. Mais le cœur de la présentation a porté sur la situation des grands projets structurants. Ces chantiers, qui touchent tous les domaines stratégiques (énergie, infrastructures, agriculture), soutiennent activement la croissance économique actuelle que le gouvernement veut « inclusive ».

En d’autres termes, l’objectif n’est pas seulement d’avoir de bons chiffres à Niamey, mais de faire en sorte que cette richesse irrigue les régions, crée des emplois pour la jeunesse et stabilise le commerce intérieur.

À Niamey, le ministre Mamane Sidi présente le bilan économique du Niger devant le Conseil consultatif pour la refondation. Une gestion rigoureuse au service d'une croissance durable et inclusive.
© À Niamey, le ministre Mamane Sidi présente le bilan économique du Niger devant le Conseil consultatif pour la refondation. Une gestion rigoureuse au service d'une croissance durable et inclusive.

Le défi des réformes : L’appel à l’union sacrée

Tout en saluant les progrès enregistrés en 2024 et 2025, le ministre ne s’est pas montré complaisant. Il a martelé que la survie de cette dynamique repose sur des réformes structurelles profondes. Ces transformations, parfois complexes, touchent à l’administration et à la gouvernance financière.

« Le succès de ces transformations repose sur l’engagement collectif », a-t-il affirmé avec force. Pour le gouvernement, la refondation n’est pas qu’une affaire de technocrates : elle exige la responsabilité de chaque citoyen et de chaque partenaire.

 

 Bilan économique : une résilience face aux vents contraires

Cette sortie médiatique intervient alors que le Niger doit naviguer entre des défis sécuritaires régionaux et des pressions économiques internationales. En sélectionnant le CCR pour cette communication, le gouvernement réaffirme que la gestion saine des finances est le socle de la souveraineté nationale.

En définitive, le message porté par Mamane Sidi est celui d’un optimisme vigilant. La machine économique nigérienne tourne, les bases sont posées, mais la vigilance reste de mise pour transformer ces indicateurs financiers en progrès social tangible pour tous les Nigériens.