Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 163 sur 283

 L’Algérie et le Niger resserrent leurs liens à El Mouradia

Alger, 26 février 2025 — Dans la chaleur d’un mardi algérois, le Palais El Mouradia, cœur battant du pouvoir en Algérie, a accueilli une figure clé de la diplomatie nigérienne : Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur. En effet, reçu en audience par le président Abdelmadjid Tebboune, cet échange marque un jalon dans les relations entre Alger et Niamey, deux nations unies par une frontière de près de 1 000 kilomètres et une ambition commune de stabilité régionale. Loin d’être une simple formalité, cette visite s’inscrit dans un contexte où la coopération bilatérale prend un nouvel élan, porté par des projets concrets et une volonté de surmonter les défis du Sahel.

La visite du ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré  en Algérie , reçue par le président Tebboune le mardi , scelle une coopération
© La visite du ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré en Algérie , reçue par le président Tebboune le mardi , scelle une coopération
Un accueil chargé de symboles

Par ailleurs, l’audience s’est déroulée sous les ors du palais présidentiel, en présence de figures de premier plan : Boualem Boualem, directeur de cabinet de la présidence, et Ahmed Attaf, ministre d’État algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines. Cette délégation de haut rang traduit l’importance accordée à cette rencontre, qui dépasse le cadre protocolaire pour s’ancrer dans une dynamique de partenariat stratégique. Sangaré, porteur des salutations de son président nigérien, a saisi l’occasion pour saluer l’engagement constant de l’Algérie auprès du Niger, notamment dans les périodes de turbulence.

En outre, le tête-à-tête avec Tebboune n’était pas une première étape isolée. Avant de fouler le tapis rouge d’El Mouradia, le ministre nigérien s’est entretenu avec son homologue Ahmed Attaf. Ces discussions, tenues au siège du ministère des Affaires étrangères, ont permis de passer en revue les nombreux chantiers qui lient les deux pays. De la route transsaharienne, cette artère vitale pour le désenclavement du Sahel, aux projets énergétiques ambitieux, les échanges ont révélé une feuille de route dense, teintée d’optimisme.

Algérie-Niger :  Une coopération aux multiples visages

Au cœur des pourparlers, la volonté de donner corps à des initiatives longtemps évoquées. Parmi elles, la construction de raffineries pétrolières et l’implantation de turbines électriques de 50 mégawatts pour doper la production énergétique nigérienne. L’Algérie, forte de son expertise dans le secteur des hydrocarbures, se positionne comme un allié de poids pour accompagner Niamey dans cette quête d’autonomie. Mais l’ambition ne s’arrête pas là : des projets miniers, un gazoduc transsaharien et une fibre optique reliant les deux nations faisaient également partie des échanges, esquissant les contours d’une intégration régionale renforcée.

Sangaré, dans une déclaration à la presse, n’a pas caché son enthousiasme. « Cette rencontre est une pierre angulaire dans l’édifice de notre coopération », a-t-il lancé, soulignant les « perspectives lumineuses » qui s’ouvrent pour les deux pays. Il a loué l’assurance donnée par Tebboune que ces initiatives seraient mises en œuvre avec diligence, une promesse qui résonne comme un gage de confiance mutuelle.

Le Sahel en toile de fond

Au-delà des annonces économiques, cette visite survient dans un contexte régional complexe. Le Niger, secoué par des crises politiques et sécuritaires ces dernières années, trouve en l’Algérie un partenaire historique. Alger, fidèle à sa doctrine de non-ingérence et de médiation, a souvent joué les bons offices pour apaiser les tensions au sud de ses frontières. La crise nigérienne actuelle, marquée par des tractations avec la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), a d’ailleurs été abordée. Sangaré a tenu à rendre hommage au rôle de l’Algérie, « toujours présente dans les tempêtes », et a exprimé son espoir d’une sortie rapide de l’impasse grâce à une médiation en cours.

Les deux dirigeants ont également partagé leurs vues sur les défis communs : la lutte contre le terrorisme, la sécurisation des frontières et la gestion des flux migratoires. Dans un Sahel où l’instabilité menace de déborder, cette convergence d’intérêts pourrait poser les jalons d’une alliance plus robuste, capable de peser sur l’échiquier régional.

La visite du ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré  en Algérie , reçue par le président Tebboune le mardi , scelle une coopération
© La visite du ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré en Algérie , reçue par le président Tebboune le mardi , scelle une coopération
Un accord aux accents pratiques entre l’Algérie et le Niger

En plus, le point d’orgue de la visite fut la signature d’un accord inédit entre Sangaré et Attaf. Ce texte, paraphé sous les auspices de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, prévoit des facilités administratives et douanières pour concrétiser des projets nigériens financés par l’Algérie. Un pas pragmatique qui illustre la volonté de dépasser les discours pour s’attaquer aux réalités du terrain.

Vers un avenir commun ?

En somme, cette journée au Palais El Mouradia ne fut pas qu’une parenthèse diplomatique : elle incarne une ambition partagée. Pour l’Algérie, il s’agit de consolider son rôle de pivot africain, un statut qu’elle revendique avec force sous la présidence de Tebboune. Pour le Niger, c’est une opportunité de s’appuyer sur un voisin fiable pour bâtir une économie plus résiliente. Alors que les délégations se séparaient, une certitude flottait dans l’air algérois : les ponts entre Alger et Niamey, déjà solides, sont en train de s’élever encore plus haut, portés par une vision qui transcende les sables du désert.

 

La pétition insolite : quand des Canadiens veulent déposséder Elon Musk de sa citoyenneté

Un vent de fronde souffle sur le Canada, un soulèvement citoyen aussi inattendu que spectaculaire. Depuis le 20 février 2025, une pétition audacieuse circule sur le territoire de l’érable, portée par des centaines de milliers de signataires qui, dans un élan rarement vu, ne réclament rien de moins que l’annulation de la citoyenneté canadienne d’Elon Musk, l’énigmatique magnat de la technologie.

Ce mouvement, à la croisée de l’indignation patriotique et de la symbolique politique, éclaire d’une lumière crue les tensions grandissantes entre le Canada et son voisin du sud, sous l’ombre pesante de l’administration Trump. Plongeons dans cette affaire hors du commun avec une loupe pédagogique, en décortiquant ses origines, ses rouages et ses implications, loin des sentiers battus du récit convenu.

Une clameur populaire aux accents de souveraineté

Lancée il y a cinq jours dans la province verdoyante de la Colombie-Britannique, cette pétition a déjà fédéré plus de 250 000 âmes, un chiffre qui enfle comme une vague prête à déferler jusqu’au 20 juin, date de clôture des signatures. À l’origine de ce tollé, une accusation aussi grave que tranchante : Elon Musk, né en Afrique du Sud, mais Canadien par sa mère originaire de la Saskatchewan, serait une menace pour l’intégrité nationale. Les pétitionnaires lui reprochent d’avoir manié sa fortune colossale et son influence tentaculaire pour peser sur les élections canadiennes, et pire encore, de s’être mué en pion d’un gouvernement étranger – celui des États-Unis – cherchant à éroder la souveraineté du pays.

Ce n’est pas un simple murmure de mécontentement : c’est un cri d’alarme, drapé dans une rhétorique qui dépeint Musk comme un intrus ayant trahi l’esprit du Canada. Pourtant, derrière cette colère se cache une réalité juridique plus terre-à-terre. Au pays de la feuille d’érable, priver quelqu’un de sa citoyenneté n’est pas une mince affaire. La loi est claire comme une rivière de montagne : seule une fraude avérée, une fausse identité ou une dissimulation volontaire lors d’une demande d’immigration peut justifier une telle mesure. Or, rien dans le parcours de Musk, arrivé à 18 ans pour travailler et étudier à l’Université Queen’s avant de filer vers les États-Unis – ne semble, jusqu’ici, cocher ces cases. La pétition, bien que vibrante d’émotion, flotte ainsi dans une sphère symbolique, sans ancrage légal tangible.

 Musk : Une réplique provocatrice et un contexte explosif

Face à cette tempête, Elon Musk n’a pas choisi la discrétion. Dans un message aussi fugace qu’incendiaire, posté puis effacé sur la plateforme X, il a jeté de l’huile sur le brasier : « Le Canada n’est pas un vrai pays. » Une saillie qui, bien que retirée, a résonné comme une gifle pour nombre de Canadiens, ravivant les braises d’un patriotisme déjà malmené par les frictions avec les États-Unis. Car l’affaire Musk ne surgit pas dans un vide paisible. Depuis le retour de Donald Trump à la tête de l’Amérique, les relations entre les deux nations voisines grincent comme un vieux pont sous la tempête. Trump, avec son franc-parler habituel, a laissé entendre que le Canada pourrait n’être qu’un État supplémentaire des États-Unis, tout en brandissant la menace de taxes douanières sur l’acier, l’aluminium et autres trésors économiques canadiens.

Ottawa, piqué au vif, a promis de riposter par des contre-tarifs, transformant cette joute en un bras de fer commercial. Mais la querelle ne s’arrête pas aux sommets gouvernementaux : elle s’est infiltrée dans le quotidien des Canadiens, qui boudent les produits américains, snobent les voyages au sud de la frontière et conspuent les hymnes étoilés lors des joutes sportives. Dans ce climat de défiance, Musk, avec son soutien affiché aux politiques migratoires radicales de Trump, devient une cible idéale, un symbole de l’influence étrangère honnie.

Une pétition sans dents, mais pas sans voix contre Musk

Si cette pétition fait trembler les réseaux sociaux et les conversations autour des tables de cuisine, elle reste, pour l’heure, un geste plus théâtral que juridique. Au Canada, une pétition forte d’au moins 500 signatures et adoubée par un député peut espérer une réponse officielle du gouvernement. Celle-ci, portée par Charlie Angus, figure respectée du Nouveau Parti démocratique, a déjà franchi ce seuil. Pourtant, son destin vacille : des élections prévues au printemps pourraient dissoudre le Parlement, reléguant ce cri du cœur à un écho sans suite. Angus lui-même, après deux décennies de service, raccrochera bientôt ses gants politiques, laissant planer un doute sur l’élan futur de cette initiative.

Et Musk dans tout cela ? L’homme aux mille visages, entrepreneur visionnaire pour les uns, provocateur impénitent pour les autres, ne tremble pas. Sa citoyenneté canadienne, héritée de sa mère, est un fil ténu, mais solide qui le relie au pays. Son parcours, d’un jeune immigrant débarquant à 18 ans à un titan de la technologie naturalisé américain en 2002, défie les simplifications. Accusé par certains, comme Steve Bannon, d’avoir flirté avec l’illégalité aux États-Unis dans sa jeunesse, il rejette ces allégations avec assurance, fort d’une biographie qui le blanchit.

Une leçon de démocratie et de symboles

Que retenir de cette saga ? Sous ses airs de feuilleton à rebondissements, elle dévoile une vérité limpide : le pouvoir des citoyens, même symbolique, peut faire vaciller les géants. Cette pétition, bien qu’impuissante à arracher Musk à son passeport canadien, cristallise un malaise plus vaste, celui d’un peuple qui refuse de voir son identité diluée dans les ambitions d’un voisin encombrant ou les caprices d’un milliardaire insaisissable. Elle rappelle aussi que la citoyenneté, loin d’être un simple tampon administratif, est une étoffe tissée de loyautés, d’histoires et de luttes. Dans un monde où les frontières s’effritent sous les assauts de la mondialisation, le Canada, par ce geste, réaffirme qu’il est plus qu’une ombre au nord des États-Unis : un pays vivant, fier et prêt à rugir.

 

Match de la saison en Serie A et plus encore : pariez sur les affiches palpitantes de la semaine !

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Tottenham – Manchester City, 26 février

Tottenham a remporté 3 matches d’affilée pour la première fois de la saison de l’EPL et s’est hissé à la 12ᵉ place. Dans le même temps, Manchester City s’est incliné face à Arsenal et Liverpool, s’est défait de Newcastle et essaie toujours de rattraper le wagon des 4 premiers. De plus, ayant pris la valise en Ligue des champions, seules des performances réussies en championnat peuvent sauver la saison du collectif de Guardiola.

Tottenham a infligé à Manchester City l’une des corrections les plus douloureuses de la saison, en dessoudant son adversaire 4-0 à l’Etihad. Les pépites de Guardiola tenteront de laver l’affront, mais cette tâche ne semble pas si aisée, vu leurs 6 revers en 8 derniers matches sur la pelouse des Spurs. Mais il y a une bonne nouvelle : Erling Haaland est sur le point de revenir de l’infirmerie.

Cotes : V1 – 3.425, X – 4.435, V2 – 1.968

Liverpool – Newcastle, 26 février

Au dernier tour de l’EPL, Liverpool a surclassé Manchester City, tandis que tous les rivaux des Reds ont essuyé des échecs. L’équipe d’Arne Slot a pris le maximum de points en 5 derniers matches sur son terrain, avec 16 réalisations sur le compteur, et veut s’approcher davantage de la plus haute marche du podium.

Newcastle, après 9 victoires d’affilée de la mi-décembre à la mi-janvier, affiche des résultats mi-figue mi-raisin. Largement dominés par Manchester City 0:4, les Magpies se sont ensuite offerts un succès ébouriffant contre Nottingham Forest, inscrivant 4 buts en 12 minutes. Newcastle n’a pas battu Liverpool depuis près de 10 ans – cette séquence va-t-elle durer ?

Cotes : V1 – 1.528, X – 4.99, V2 – 5.85

Betis – Real Madrid, 1ᵉʳ mars

Le Real Madrid est le dauphin du FC Barcelone, cédant seulement d’après des indices supplémentaires, et devance l’Atlético d’un petit point. Dans la lutte pour les médailles d’or, chaque affrontement peut être décisif et le groupe de Carlo Ancelotti n’a pas le droit à l’erreur. Madrid a battu le FC Girona lors de la dernière journée, en finissant ainsi avec une série de trois rencontres sans victoire en Liga. Le Betis est un adversaire inconfortable pour le Real : les Merengues n’ont remporté qu’une seule des quatre dernières confrontations contre les Verdiblancos.

Après deux victoires de rang, le Betis se rapproche de la zone des Coupes d’Europe et vise à dépasser le Rayo Vallecano. Lors du mercato hivernal, l’équipe de Manuel Pellegrini a été renforcée par l’ailier de Manchester United, Anthony. Auteur de 3 buts et 2 passes décisives en 6 apparitions, le Brésilien manquera la rencontre avec le Real en raison d’un carton rouge stupide écopé lors du match contre Getafe.

Cotes : V1 – 4.525, X – 4.425, V2 – 1.759

SSC Naples – Inter, 1ᵉʳ mars

L’Inter ne devance le Napoli que d’une longueur en Serie A, et le triomphant du choc jouira d’un avantage important avant la dernière ligne droite de la saison. Le match du premier tour a vu les formations partager les points sur le score de 1-1.

Vainqueur en 7 matches de suite, Naples n’a pas réussi à s’imposer lors des 4 dernières journées, et la débâcle contre Côme le week-end dernier a permis à l’Inter de chiper la première place aux Napolitains. Cependant, les résultats de la troupe de Simone Inzaghi à l’extérieur en février ne cassent pas trois pattes à un canard : 1 unité en 3 derniers matches. Naples et l’Inter ne voudront probablement pas prendre de risques, mais l’Atalanta attend que ses adversaires trébuchent et peut redonner un peu plus de suspense dans la lutte pour le Scudetto.

Cotes : V1 – 3.185, X – 3.25, V2 – 2.537

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José Mourinho : Verve polémique et incertitudes morales sur la pelouse turque

Dans le tumulte d’une rencontre acharnée opposant Fenerbahçe à Galatasaray, le résultat stellaire du 0–0 s’est transformé en théâtre d’une joute verbale aux accents inaccoutumés. L’illustre stratège portugais, José Mourinho, dont le parcours est jalonné de succès et de controverses, se trouve une fois de plus au cœur d’un ouragan discursif dont les répercussions dépassent le cadre strictement sportif.

À l’issue du match, lors d’une conférence de presse empreinte d’une franchise acerbe, Mourinho n’a pas hésité à formuler des critiques cinglantes à l’encontre des arbitres turcs, insinuant qu’un regard étranger incarné par l’arbitre slovène Slavko Vinčić conférerait une neutralité plus authentique. Dans un propos qui frôle l’irrévérence, il aurait comparé la réaction du banc adverse à un comportement bestial, évoquant l’image de « singes bondissant » dans un moment d’effervescence. Ce commentaire, d’une verve pour le moins déconcertante, a déclenché une onde de choc au sein des instances rivales.

Galatasaray Indigné : Vers des Poursuites contre Mourinho

Galatasaray, emporté par une indignation quasi solennelle, a déclaré que depuis l’arrivée de Mourinho en Turquie, ses diatribes se sont muées en une rhétorique inhumaine, voire effrontément raciste. Selon les responsables du club, les propos injurieux à l’encontre du peuple turc ne sauraient être tolérés dans une discipline qui se veut être le miroir d’un respect mutuel. Dans cette optique, le club envisage de diligenter des poursuites pénales et de saisir tant l’UEFA que la FIFA afin de mettre en lumière ce qu’ils qualifient d’acte de dénigrement moral.

Une saison tumultueuse : le Special One en pleine tourmente

Ce tumulte verbalisé s’inscrit dans une saison tumultueuse pour le « Special One ». Depuis son arrivée à Fenerbahçe en juin dernier, Mourinho n’a arrêté d’alimenter une controverse née d’un fâcheux antécédent de novembre. Ce mois-là, ses propositions acerbes à l’encontre du football turc et de ses arbitres lui ont valu une sanction. Pourtant, derrière l’image d’un meneur aux succès éclatants, détenteur de deux Ligues des Champions, de plusieurs titres nationaux et de palmarès internationaux inestimables, se cache une personnalité dont les déclarations semblent parfois égarées dans un dédale d’excès verbaux.

Réflexion sur l’éthique sportive : la responsabilité des personnalités du sport

Sur le plan didactique, cette affaire révèle l’enjeu crucial de l’éthique dans l’arène sportive. En effet, si la passion et la compétitivité sont les piliers sur lesquels se construit le spectacle du football, elles ne sauraient excuser l’emploi d’un langage qui porte atteinte aux valeurs fondamentales du vivre-ensemble. La tentation de recourir à des expressions hyperboliques ou même injurieuses, bien que parfois perçue comme un moyen de galvaniser ses troupes, risque d’engendrer des fractures plus profondes, tant sur le plan institutionnel que sociétal.

Au-delà des chiffres et des trophées, le débat s’articule désormais autour d’une réflexion sur la responsabilité sociale des personnalités du sport. Les clubs, tout comme les instances dirigeantes, se doivent d’être les gardiens d’un discours empreint de respect et de civilité, afin que la passion du jeu ne se mue pas en un vecteur de division.

L’incident révèle bien plus qu’une simple querelle post-match : il incarne une remise en question de la frontière entre passion sportive et dérapage injurieux. Dans un environnement déjà saturé de rivalités historiques, la vigilance des institutions et l’engagement de tous les acteurs (joueurs, entraîneurs et dirigeants) s’imposent pour restaurer un climat où l’éthique prime sur l’excès de verve. Seule une approche mesurée et responsable permettra de transcender ces polémiques et de redonner au football turc son éclat moral et sportif.

 

Niger : Signature d’un mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA

Niamey, 25 février 2025 — Ce matin, un événement marquant a eu lieu dans le domaine de la coopération internationale en matière de recherche géologique et minière. Le Ministère des Mines a signé un mémorandum d’entente avec la société anonyme ZARUBEZHGEOLOGIA, une filiale prestigieuse du service géologique d’État russe. Cet accord, paraphé dans une atmosphère empreinte d’optimisme, ouvre la voie à une collaboration durable visant à renforcer les capacités d’exploration et d’exploitation des ressources minérales, tout en mettant l’accent sur l’innovation et le partage d’expertise.

Signature d’un mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA pour une coopération durable en recherche géologique
© Signature d’un mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA pour une coopération durable en recherche géologique

Mémorandum d’entente : une coopération aux ambitions élevées

Le mémorandum d’entente signé aujourd’hui témoigne d’une volonté commune de tirer parti des compétences respectives des deux parties. D’un côté, le Ministère des Mines, représentant un pays riche en potentiel minier, mais souvent sous-exploré, cherche à moderniser ses approches et à maximiser la valorisation de ses ressources naturelles. De l’autre, ZARUBEZHGEOLOGIA, forte de décennies d’expérience au service de la géologie russe et de projets internationaux, apporte un savoir-faire reconnu en matière de cartographie, d’analyse géophysique et d’évaluation des gisements.

L’objectif principal de cet accord est de promouvoir une coopération durable dans le domaine de la recherche géologique et minière. Cela inclut l’échange de données scientifiques, la mise en place de programmes conjoints d’exploration ainsi que la formation de spécialistes locaux par des experts russes. À une époque où la demande mondiale en minerais stratégiques ne cesse de croître, notamment pour les technologies vertes et les énergies renouvelables, cette alliance pourrait positionner les deux partenaires comme des acteurs clés sur la scène internationale.

Des retombées concrètes attendues de ce mémorandum

Au-delà des déclarations d’intention, ce partenariat promet des avancées tangibles. Parmi les priorités définies, on note le développement d’une base de données géologiques actualisée, essentielle pour identifier de nouveaux gisements et optimiser l’exploitation des ressources existantes. Les experts de ZARUBEZHGEOLOGIA, réputés pour leur maîtrise des technologies de pointe, devraient également contribuer à l’introduction de méthodes d’analyse sophistiquées, comme la télédétection et les études sismiques avancées.

Pour le pays hôte du Ministère des Mines, cette collaboration représente une opportunité de dynamiser son secteur minier, souvent freiné par un manque de moyens techniques et humains. En s’appuyant sur l’expertise russe, il sera possible d’accélérer les campagnes de prospection et de réduire les incertitudes liées à l’évaluation des réserves. En outre, l’accord prévoit un volet de transfert de connaissances, avec des formations destinées aux géologues et aux ingénieurs locaux, renforçant ainsi les compétences nationales à long terme.

Un contexte géopolitique favorable

La signature de ce mémorandum intervient dans un contexte où les partenariats bilatéraux dans le secteur des ressources naturelles prennent une importance croissante. La Russie, via ses institutions comme ZARUBEZHGEOLOGIA, cherche à élargir son influence dans les régions riches en minerais, tout en partageant son expertise avec des nations partenaires. Pour le Ministère des Mines, cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des collaborations internationales, visant à ne pas dépendre d’un seul acteur économique ou politique.

Ce rapprochement pourrait également avoir des implications économiques significatives. En attirant des investissements étrangers dans le cadre de projets conjoints, le pays pourrait stimuler sa croissance tout en répondant aux normes de durabilité environnementale, un enjeu que les deux parties ont promis d’intégrer dans leurs travaux futurs.

Perspectives et défis à venir

Si l’enthousiasme est de mise, des défis subsistent. La mise en œuvre effective de cet accord nécessitera une coordination étroite entre les administrations et les équipes techniques des deux entités. Les différences culturelles, juridiques et opérationnelles pourraient également compliquer les premières étapes de cette collaboration. Cependant, les responsables présents ce matin ont affiché leur détermination à surmonter ces obstacles, soulignant que cet accord n’est que le prélude à une série d’initiatives concrètes.

En conclusion, la signature de ce mémorandum d’entente entre le Ministère des Mines et ZARUBEZHGEOLOGIA marque une étape prometteuse pour l’avenir de la recherche géologique et minière. En unissant leurs forces, les deux parties posent les bases d’un partenariat qui pourrait non seulement transformer l’exploitation des ressources naturelles, mais aussi inspirer d’autres nations à suivre cette voie collaborative. Les regards sont désormais tournés vers les premiers résultats de cette alliance, attendus avec impatience par les acteurs du secteur et les populations locales espérant en tirer des bénéfices durables.

 

Tchad : un nouveau chapitre pour les renseignements avec le général Sorgouno

N’Djamena, le 25 février 2025 – Dans un mouvement significatif au sein des sphères sécuritaires tchadiennes, le Maréchal Mahamat Idriss Déby, président de la République, a signé hier un décret présidentiel marquant un tournant pour la Direction générale des Renseignements et des Investigations (DGRI). Par cette décision, le Général de Division Abdou Idriss Sorgouno a été nommé à la tête de cette institution stratégique, succédant ainsi au Général de Corps d’Armée Brahim Mahamat Seid, en poste depuis janvier 2024.

Sorgouno : un changement à la tête des Renseignements

La nomination d’Abdou Idriss Sorgouno intervient dans un contexte où le Tchad continue de naviguer entre défis sécuritaires internes et pressions régionales. Le général Sorgouno, figure bien connue dans les cercles militaires, apporte avec lui une expérience solide, notamment acquise en tant que directeur général adjoint de la DGRI sous l’ancienne direction. Cette promotion n’est pas une surprise pour les observateurs avertis, qui voyaient en lui un successeur naturel, compte tenu de son implication passée dans les rouages de l’appareil de renseignement tchadien.

Le président n’a pas écarté le général Brahim Mahamat Seid sans honneur. Immédiatement après son limogeage, il l’a désigné comme son conseiller spécial, un poste qui témoigne de la confiance continue que lui accorde le chef de l’État. Cette transition rapide illustre une volonté de maintenir une certaine continuité tout en insufflant un nouvel élan à la DGRI.

Sorgouno : une carrière au service de la sécurité nationale

Abdou Idriss Sorgouno n’est pas un novice dans le domaine de la sécurité. Avant cette nomination, il avait déjà occupé des postes clés, notamment celui de directeur général adjoint des Renseignements et Investigations, nommé par un décret datant du 10 novembre 2022. Il a gravi progressivement les échelons de la hiérarchie au sein des forces de sécurité tchadiennes, malgré les turbulences qui ont jalonné son parcours. En effet, des rapports antérieurs ont fait état d’une suspension temporaire de ses fonctions pour « manquements professionnels », selon une note du ministère de la Sécurité publique, bien que les détails de cette affaire restent flous.

Ce passé contrasté n’a toutefois pas entravé sa progression. Sa nomination au poste de directeur général semble refléter une reconnaissance de ses compétences opérationnelles et de sa capacité à gérer les défis complexes auxquels fait face le Tchad, notamment la menace persistante des groupes armés dans la région du Sahel et les tensions politico-sociales internes.

Un contexte politique et sécuritaire tendu

Cette décision intervient à un moment où le président Mahamat Idriss Déby, récemment élevé au rang de Maréchal, consolide son emprise sur les institutions clés du pays. Élu en mai 2024 à l’issue d’un scrutin controversé, puis intronisé Maréchal en décembre de la même année, il multiplie les ajustements au sein de l’appareil sécuritaire. Quelques mois plus tôt, en octobre 2024, les autorités ont remplacé plusieurs hauts responsables de la police, de la gendarmerie et de l’armée, signe d’une restructuration plus large orchestrée depuis le palais présidentiel.

Le Tchad, pilier stratégique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, doit faire face à des enjeux cruciaux : la sécurité des frontières, la gestion des conflits intercommunautaires et la montée des critiques de l’opposition, qui dénonce un « climat de dictature ». Dans ce cadre, la DGRI joue un rôle central, non seulement dans la collecte d’informations, mais aussi dans l’anticipation des crises potentielles.

Perspectives et défis à venir

Avec Abdou Idriss Sorgouno à sa tête, la DGRI pourrait adopter une approche plus proactive, tirant parti de son expérience sur le terrain. Cependant, les attentes sont élevées. Le nouveau directeur général devra prouver sa capacité à renforcer la coordination entre les services de renseignement et les autres branches des forces de sécurité, tout en répondant aux critiques sur la transparence et les méthodes employées par son institution.

Pour beaucoup, ce changement est une tentative de Mahamat Idriss Déby de placer des hommes de confiance aux postes stratégiques, alors que le pays se prépare à des échéances politiques et sécuritaires majeures. Il reste à voir si le général Sorgouno transformera cette opportunité en un levier pour stabiliser davantage le Tchad, ou si son mandat rencontrera les mêmes défis que ceux de ses prédécesseurs. En attendant, cette nomination, annoncée hier, continue de susciter des débats à N’Djamena et au-delà, illustrant une fois de plus la centralité des questions de sécurité dans la gouvernance tchadienne sous l’ère Déby.

La gendarmerie nationale du Niger renforce ses rangs : 2002 nouveaux gendarmes, dont 174 femmes, intègrent les forces

Niamey, 25 février 2025 Hier, lundi, une cérémonie empreinte de solennité s’est déroulée à l’école de la gendarmerie nationale de Koira Tegui, située au nord de la capitale nigérienne. En effet, sous les regards attentifs des autorités militaires et civiles, 2002 nouveaux gendarmes, dont 174 femmes, ont été officiellement présentés au drapeau, marquant leur entrée dans les rangs de la gendarmerie nationale. Cet événement, qui célèbre la fin de douze mois de formation intensive, témoigne de l’engagement continu du Niger à renforcer ses forces de défense et de sécurité dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants.

La gendarmerie nationale : une formation rigoureuse pour une mission cruciale

Par ailleurs, les recrues de la 56ᵉ promotion ont suivi un programme exigeant d’une année, conçu pour les préparer aux multiples responsabilités qui incombent à la Gendarmerie Nationale. Cette institution militaire polyvalente, placée sous l’autorité du ministère de la Défense et mise à disposition du ministère de l’Intérieur, joue un rôle clé dans la police judiciaire, la sécurité intérieure et la défense opérationnelle du territoire. Lors de leur formation à Koira Tegui, les élèves gendarmes ont acquis des compétences essentielles allant de la gestion des enquêtes criminelles à la protection des populations, en traversant des techniques d’intervention en temps de crise.

La présence du Général de Corps d’Armée Salifou Mody, ministre d’État et ministre de la Défense nationale, à la tête de cette cérémonie souligne l’importance accordée à cette nouvelle génération de gendarmes. Dans un discours attendu, il a probablement salué la détermination et le dévouement des recrues, tout en rappelant les attentes élevées placées en elles pour contribuer à la stabilité et à la sécurité du pays.

Une promotion marquée par la diversité

Parmi les 2002 nouveaux gendarmes, la présence de 174 femmes constitue un signal fort en faveur de l’inclusion dans les forces de défense nigériennes. Leur intégration reflète une volonté croissante de diversifier les effectifs et de valoriser le rôle des femmes dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes. Ces gendarmes féminins, tout comme leurs homologues masculins, sont désormais prêts à intervenir sur l’ensemble du territoire national, que ce soit dans les zones urbaines comme Niamey ou dans les régions plus reculées où la gendarmerie assure une présence vitale.

Présentation solennelle de 2002 nouveaux gendarmes, dont 174 femmes, à l'école de la gendarmerie nationale de Koira Tegui,
© Présentation solennelle de 2002 nouveaux gendarmes, dont 174 femmes, à l'école de la gendarmerie nationale de Koira Tegui,

La gendarmerie nationale : un renforcement stratégique des capacités

Avec cet apport de 2002 nouveaux membres, la Gendarmerie nationale, qui comptait déjà 6 095 militaires en 2010 selon les données officielles, voit ses capacités opérationnelles significativement renforcées. Cette augmentation intervient à un moment où le Niger fait face à des menaces multiples, notamment l’insécurité liée aux groupes armés dans la région du Sahel et les tensions transfrontalières. Les autorités pourraient déployer les nouveaux gendarmes dans les trois légions territoriales et mobiles basées à Niamey, Agadez et Zinder, ou encore dans les dix escadrons de gendarmerie mobile, y compris la prestigieuse Garde rouge, chargée des honneurs à la présidence.

Une tradition d’excellence et de coopération

D’ailleurs, l’école de gendarmerie de Koira Tegui, où s’est déroulée cette cérémonie, est depuis longtemps un pilier de la formation des forces nigériennes. Entre 2000 et 2013, elle a bénéficié d’une coopération notable avec la France, qui a soutenu l’équipement des unités et la construction d’infrastructures dédiées à l’entraînement. Aujourd’hui, cet établissement continue de former des officiers et des gendarmes capables de répondre aux exigences modernes de la sécurité, tout en s’adaptant aux réalités locales.

Vers un avenir plus sûr

En somme, sous le ciel de Niamey, où flottaient fièrement les drapeaux, cette présentation au drapeau représente bien plus qu’une simple étape protocolaire. Elle incarne l’espoir d’un Niger plus sûr, où les forces de l’ordre, enrichies par ces nouvelles recrues, pourront mieux protéger les citoyens et répondre aux aspirations de paix et de stabilité. Pour ces 2002 gendarmes, dont 174 femmes, l’aventure ne fait que commencer. Leur engagement, forgé au terme d’une année d’efforts, sera désormais mis à l’épreuve sur le terrain, au service de la nation. En cette journée mémorable, le Niger réaffirme ainsi sa détermination à bâtir une gendarmerie nationale robuste et diversifiée, prête à affronter les défis du présent tout en préparant l’avenir.

Le Sénégal entre dans une nouvelle ère numérique avec le lancement du « New Deal Technologique »

Dakar, le 25 février 2025 – Hier, lundi, le Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio a été le théâtre d’un événement historique pour le Sénégal. En effet, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a officiellement donné le coup d’envoi de la nouvelle stratégie numérique nationale, intitulée « New Deal Technologique ». Devant un parterre d’autorités nationales et internationales, cette cérémonie a marqué un tournant décisif dans l’ambition du pays de se repositionner comme un leader de la transformation numérique en Afrique.

Lancement de la stratégie numérique nationale du Sénégal, le "New Deal Technologique", par le Président Bassirou Diomaye Faye,
© Lancement de la stratégie numérique nationale du Sénégal, le "New Deal Technologique", par le Président Bassirou Diomaye Faye,

« New Deal Technologique » : une vision ambitieuse pour un Sénégal numérique

Par ailleurs, le « New Deal Technologique » n’est pas une simple feuille de route technique ; il incarne une vision stratégique qui mise sur le numérique pour redéfinir le fonctionnement de l’État, dynamiser l’économie et réduire les inégalités. S’exprimant lors de l’événement, le chef de l’État a insisté sur l’urgence de bâtir « un Sénégal moderne, souverain et connecté », capable de répondre aux défis du XXIe siècle. « Le numérique est un levier incontournable pour accélérer notre développement, renforcer notre souveraineté et offrir des opportunités à tous les Sénégalais, où qu’ils soient », a-t-il déclaré, suscitant l’approbation d’une audience attentive.

En plus, cette stratégie, qui s’étend jusqu’à l’horizon 2034, repose sur quatre axes majeurs. Le premier, axé sur la souveraineté technologique, vise à doter le Sénégal d’infrastructures numériques indépendantes, réduisant ainsi sa dépendance aux solutions étrangères. Le deuxième pilier met l’accent sur un accès universel à Internet, avec des efforts pour connecter les zones rurales et reculées à un coût abordable. Le troisième axe s’attaque à la modernisation des services publics grâce à la digitalisation, avec des projets phares comme l’identité numérique unique et un guichet citoyen centralisé. Enfin, le quatrième ambitionne de faire du Sénégal un hub technologique africain, en soutenant l’innovation locale et en positionnant le pays comme une référence continentale.

Un héritage à transformer

Le lancement de cette initiative intervient dans un contexte dans lequel le Sénégal cherche à dépasser les limites de sa précédente stratégie, « Sénégal Numérique 2025 », adoptée sous l’administration de Macky Sall. Si cette dernière avait posé des bases solides, son exécution n’a atteint qu’un taux de réalisation de 19 %, selon un diagnostic officiel. Des faiblesses telles qu’un manque de coordination, une gouvernance inadaptée et des initiatives dispersées ont freiné son impact. Le « New Deal Technologique » se veut une réponse audacieuse à ces défis, avec une approche plus intégrée et un leadership affirmé.

En outre, le Président Faye, qui avait fait de la transformation numérique un pilier de sa campagne électorale, voit dans ce projet une opportunité de concrétiser ses promesses. Dès son arrivée au pouvoir en mars 2024, il avait annoncé des investissements massifs dans les infrastructures numériques et la création d’un écosystème favorable aux startups et à l’innovation. Ce lundi, il a réitéré son engagement à « accompagner l’émergence de champions nationaux capables de rayonner au-delà de nos frontières ».

 Le « New Deal Technologique » : Des attentes fortes, un budget conséquent

Le « New Deal Technologique » ne manque pas d’ambition et son financement reflète cette envergure. Avec un budget estimé à 1 105 milliards de FCFA, ce programme mobilisera des ressources publiques et privées pour transformer les secteurs clés comme l’éducation, la santé et l’administration. Parmi les innovations annoncées, l’introduction d’une identité numérique biométrique et la création de datacenter souverains ont particulièrement retenu l’attention. Ces outils devraient sécuriser les données nationales et simplifier les démarches administratives pour les citoyens.

Pour le secteur privé, cette stratégie ouvre des perspectives prometteuses. Le Réseau des acteurs du secteur des TIC au Sénégal (RESTIC) a d’ores et déjà salué l’initiative, y voyant une chance de booster l’économie numérique et de créer des emplois pour la jeunesse. « C’est une vision qui nous inspire et qui donne espoir à toute une génération », a confié un entrepreneur local présent à la cérémonie.

Un défi continental et des enjeux de taille

Au-delà des frontières sénégalaises, le « New Deal Technologique » se positionne comme un modèle pour l’Afrique. En s’inspirant des dynamiques mondiales tout en ancrant son approche dans une logique de souveraineté, le Sénégal veut jouer un rôle moteur dans l’intégration numérique du continent. Le Président Faye n’a pas manqué de souligner cet aspect, plaidant pour une collaboration renforcée avec les pays voisins afin de relever les défis communs.

Cependant, la réussite de cette stratégie dépendra de sa mise en œuvre. Les observateurs pointent déjà du doigt les défis liés à la cybersécurité, à la formation des ressources humaines et à l’inclusion des populations rurales, souvent laissées pour compte dans les projets technologiques. « Le pari est ambitieux, mais il faudra une exécution rigoureuse pour transformer cette vision en réalité concrète », note un analyste spécialisé dans les politiques publiques.

Vers un avenir connecté

En lançant le « New Deal Technologique », Bassirou Diomaye Faye envoie un signal clair : le Sénégal refuse de rester à la traîne dans la course mondiale à la digitalisation. À l’heure où le continent africain s’impose comme un terrain d’innovation, cette stratégie pourrait bien faire du pays un pionnier, à condition que les promesses d’aujourd’hui se traduisent en actions tangibles demain. Pour l’instant, l’enthousiasme est palpable et les regards, tant nationaux qu’internationaux, sont tournés vers cette nouvelle ère numérique que le Sénégal s’apprête à écrire.

Une visite ministérielle au cœur de l’excellence scolaire à le CEG Yantala 1

Ce lundi, une effervescence inhabituelle a enveloppé le Collège d’Enseignement Général (CEG) Yantala 1, dans la commune de Niamey 1. En effet, la Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Professionnel et de la Promotion des Langues Nationales, Dr Elisabeth Shérif, a foulé le sol de cet établissement pour une visite empreinte de symboles et de promesses.

Accueillie avec chaleur par l’administratrice déléguée de la commune et les acteurs du monde éducatif, elle a pris part à une cérémonie solennelle : la montée des couleurs, orchestrée avec fierté par les élèves. Ce rituel, loin d’être anodin, a donné le ton d’une journée placée sous le signe de la reconnaissance et de l’espoir.

 CEG Yantala 1 : Une immersion dans le quotidien studieux

La ministre a ensuite arpenté les couloirs de l’établissement, poussant les portes des salles de classe où une foule juvénile, attentive et studieuse, l’attendait. Face à cet effectif fourni, Dr Shérif n’a pas retenu ses louanges. Portant la voix du président de la République, du Premier ministre, du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et de l’ensemble du gouvernement, elle a salué les élèves pour leurs prouesses lors des examens de fin d’année 2024.

« Vous avez donné chair et âme à la résilience », a-t-elle déclaré, soulignant combien leur réussite transcende les défis du quartier. « Peu importe l’endroit, avec un encadrement dévoué, les exploits jaillissent comme des éclats de lumière dans l’obscurité », a-t-elle ajouté avec une métaphore saisissante. Consciente des attentes exprimées par la communauté scolaire, elle a assuré que ces doléances seraient examinées avec soin, promettant ainsi des réponses concrètes lorsque les circonstances le permettront.

Un bastion de l’excellence au Niger

Par ailleurs, la directrice du CEG Yantala 1, Mme Maiga Mariama, a pris la parole pour brosser le portrait d’une institution qui rayonne par ses résultats. Avec un taux de réussite avoisinant les 83 % au BEPC en 2024, l’établissement s’est hissé au sommet des collèges publics nigériens, une performance qui fait vibrer de fierté élèves, enseignants, administratifs et parents.

Elle a évoqué avec émotion le courage de deux élèves malvoyants, une fille en 6ᵉ et un garçon en 3ᵉ, qui, malgré leur handicap, poursuivent leurs études avec une détermination exemplaire. « Ces réussites sont le fruit d’un labeur collectif », a-t-elle insisté, rendant hommage à l’engagement sans faille du personnel enseignant et administratif.

Mme Maiga a également lancé un appel vibrant aux plus jeunes, les invitant à puiser dans l’héritage d’excellence laissé par leurs aînés. « Que cette flamme de la réussite continue d’illuminer votre chemin », a-t-elle exhorté, avant d’exprimer sa gratitude au CNSP et au gouvernement pour leur soutien à une école résiliente et performante.

 CEG Yantala 1 : Un établissement aux racines solides

En outre, fondé en octobre 1988, le CEG Yantala 1 s’étend sur 23 salles en dur, dont six sont prêtées au Collège d’Enseignement Technique de Niamey 1. Avec un effectif de 802 élèves (338 garçons et 464 filles) répartis dans 17 classes, l’école est un microcosme bouillonnant de vie.

Sous la houlette de sa directrice, une équipe de 60 enseignants, 7 surveillantes, 2 bibliothécaires et 5 agents administratifs veille à son bon fonctionnement. Ces chiffres, bien plus que des données, traduisent une dynamique dans laquelle l’éducation se conjugue au féminin comme au masculin, dans un équilibre remarquable.

Le sport, vecteur d’épanouissement

En marge de cette visite, le Dr Elisabeth Shérif a assisté à une démonstration sportive qui a mis en lumière un autre visage de l’établissement : celui du football féminin. Dans le cadre du projet « Fifa for Schools », les élèves ont offert un spectacle vivant, témoignant de l’importance du sport comme levier de développement personnel et collectif. En plus, cette initiative, portée par une vision globale de l’éducation, illustre la volonté de faire de l’école un espace dans lequel les talents, qu’ils soient intellectuels ou physiques, trouvent un terreau fertile pour s’épanouir.

Un modèle à méditer.

La visite de Dr Elisabeth Shérif au CEG Yantala 1 ne se résume pas à une simple formalité protocolaire. Elle révèle une vérité profonde : l’éducation, même dans des contextes modestes, peut devenir une forge d’excellence lorsque la volonté humaine s’allie à un encadrement de qualité. Les performances de cet établissement, portées par des élèves résilients et un personnel investi, invitent à une réflexion plus large sur les leviers de la réussite scolaire au Niger.

En somme, si les doléances exprimées, infrastructures, moyens, accompagnement, trouvent un écho favorable, alors ce collège pourrait bien devenir un phare, guidant d’autres institutions vers des horizons prometteurs. En attendant, le CEG Yantala 1 continue de prouver que l’avenir se construit, pas à pas, dans les salles de classe et sur les terrains de jeu.

 

L’Ukraine : trois ans de résilience inébranlable

Dans le sillage d’un anniversaire chargé d’émotion et de symbolisme, l’Ukraine célèbre trois années de lutte acharnée, émaillées d’un héroïsme d’une rare intensité. En effet, le chef d’État, par une éloquence empreinte de solennité, a magnifié le sacrifice et la persévérance de son peuple en proclamant, non sans une emphase toute particulière, « trois ans de résistance, de gratitude et d’héroïsme absolu ». Ces mots, à la fois une ode et un serment, résonnent comme une leçon magistrale sur la ténacité face aux affres de la guerre.

En célébrant trois ans de lutte acharnée, l'Ukraine magnifie le sacrifice héroïque de son peuple tout en réaffirmant sa résilience
© En célébrant trois ans de lutte acharnée, l'Ukraine magnifie le sacrifice héroïque de son peuple tout en réaffirmant sa résilience
Une fête de la mémoire et de la détermination en Ukraine 

Dans un décor où chaque pierre de Kiev semble murmurer l’histoire d’un combat pour la survie, la commémoration se double d’un vibrant hommage aux âmes vaillantes qui ont offert leur vie pour forger l’État ukrainien. Tandis que des images saisissantes dévoilent le quotidien des civils et les affrontements sur le front, le dirigeant ukrainien rend hommage à ceux qui, par leur courage et leur engagement passionné, ont édifié une forteresse d’espoir au cœur de l’adversité. Loin d’un simple rituel commémoratif, cette journée se mue en une véritable leçon de résilience, illustrant comment le souvenir des sacrifices passés éclaire le chemin incertain de l’avenir.

L’Europe aux portes de l’Ukraine : un soutien aux dimensions inédites

Parallèlement à ces hommages intérieurs, l’Europe se fait le fer de lance du soutien international. Dans une démonstration diplomatique aux allures de rassemblement solennel, des figures éminentes telles que la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre canadien ont foulé le sol ukrainien, rappelant que l’Ukraine incarne bien plus qu’un conflit régional : elle est aussi le miroir d’une Europe en quête de valeurs partagées. L’allocution de l’une de ces dirigeantes, insistant sur l’inextricable lien entre le destin de l’Ukraine et celui du vieux continent, se présente comme un vibrant manifeste de solidarité dans une époque où les certitudes géopolitiques vacillent. Paradoxalement, alors que certains virages inattendus évoquant même le recul d’alliances transatlantiques jetteraient une ombre sur l’avenir, ce cortège européen renforce aussi la dimension collective de la lutte.

Les cieux en ébullition : une offensive de drones et l’art de la défense

Dans le théâtre mouvant des conflits modernes, le ciel ukrainien s’est transformé en arène d’un ballet technologique et militaire. Au cœur de la nuit, Moscou a orchestré le lancement de 185 drones d’attaque, dont plus de la moitié ont été neutralisés grâce à des systèmes de défense sophistiqués. Les zones stratégiques de Dnipropetrovsk à Odessa en passant par Kiev et Khmelnitski ont été le théâtre d’un déploiement aérien qui rappelle cruellement que, dans ce duel contemporain, chaque vol d’engin est un fragment d’un affrontement plus vaste. Ce nouvel assaut, survenant à la suite d’une offensive similaire de dimensions record, souligne l’ingéniosité de l’adversaire, mais aussi la capacité remarquable des forces ukrainiennes, saluées publiquement par leur commandant suprême pour leur dignité et leur détermination.

Un avenir sculpté par la volonté et la solidarité

En somme, face aux oscillations imprévisibles du destin international, l’Ukraine se dresse telle une forteresse de volonté et de valeurs indéfectibles. Entre l’éloquence solennelle d’un chef d’État et la présence réconfortante d’un bloc européen uni, le récit ukrainien s’inscrit comme une leçon vivante d’endurance et de renaissance. Les assauts aériens et les revirements politiques ne sauraient entacher la lumière d’un peuple qui, par ses actes et ses sacrifices, enseigne au monde l’art de transformer l’adversité en une symphonie de courage et d’unité. En définitive, ce troisième anniversaire ne marque pas la fin d’un combat, mais le prélude d’un futur dans lequel l’espoir, nourri par la solidarité internationale, continue d’éclairer la voie d’un renouveau démocratique et humain.