Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 249 sur 299

Le Niger obtient un milliard de dollars de la Banque mondiale pour la sécurité alimentaire

Niamey, 3 juillet 2024 – Le Premier ministre nigérien, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, a reçu ce mercredi une délégation de la Banque mondiale conduite par M. Han Fraeters, représentant de l’institution au Niger. M. Fraeters a annoncé l’octroi d’un milliard de dollars sur 12 ans pour soutenir la sécurité alimentaire dans le pays.

Un financement historique pour la sécurité alimentaire

Par ailleurs, ce financement, approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, est une première pour le Niger depuis les événements du 26 juillet 2021. Il s’agit d’un signal fort de l’engagement de la Banque mondiale à soutenir le développement du Niger et à améliorer la vie de ses citoyens.

Des fonds disponibles pour une mise en œuvre rapide

Selon M. Fraeters, les fonds sont déjà disponibles et la priorité est désormais à la mise en œuvre rapide du projet. Les autorités nigériennes doivent aussi travailler en étroite collaboration avec la BM pour garantir une utilisation efficace et efficiente des ressources.

Un large éventail de projets pour le Niger

Outre le financement de la sécurité alimentaire, la Banque mondiale soutient également d’autres secteurs clés au Niger, notamment la santé, la statistique et les infrastructures de résilience.

Un partenariat solide pour le développement

En somme, la rencontre entre le Premier ministre nigérien et la délégation de la Banque mondiale a réaffirmé la solidité du partenariat entre les deux parties. Le Niger et la BM continueront à travailler ensemble pour relever les défis du développement et améliorer les conditions de vie de la population nigérienne.

Air Burkina : Vers une renaissance prometteuse avec un investissement majeur

Dans une évolution audacieuse qui pourrait marquer un tournant décisif pour l’aviation en Afrique de l’Ouest, Investment Faso New (IFN) a annoncé lundi avoir obtenu un engagement financier colossal pour la relance d’Air Burkina. En effet, la compagnie aérienne nationale du Burkina Faso, qui a connu des difficultés ces dernières années, pourrait recevoir un investissement compris entre 100 millions et plus d’un milliard de dollars américains . Cette injection de capitaux témoigne de l’engagement important des investisseurs envers la compagnie aérienne et son avenir.

L’Afrique de l’Ouest ouverte aux affaires et capable de soutenir des projets d’envergure

Cette annonce intervient à un moment crucial pour Air Burkina, qui avait cessé ses opérations, laissant un vide dans le paysage aérien du Burkina Faso. En plus, le président de l’IFN, Damo Justin Baro , ancien gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a exprimé son enthousiasme pour cette nouvelle opportunité, soulignant l’importance stratégique de relancer Air Burkina pour le développement économique et intégration régionale. Il a réaffirmé la nécessité de rétablir la présence d’Air Burkina dans le ciel africain, non seulement pour le Burkina Faso mais pour toute la région.

Un investissement stratégique pour le développement économique et l’intégration régionale

Par ailleurs, le Premier ministre burkinabè, Me Apollinaire Kyelem de Tambèla , a accueilli cette annonce avec prudence, précisant que plusieurs propositions étaient actuellement à l’étude. Il s’engage à effectuer une analyse approfondie afin de déterminer la meilleure approche, en prenant en considération les intérêts nationaux et les conséquences économiques à long terme. Cette approche prudente démontre une volonté de gouvernance transparente et de prise de décision éclairée, essentielle dans le contexte de projets d’investissement d’envergure.

Un catalyseur pour d’autres investissements dans la région

L’engagement de l’IFN et de son partenaire financier anonyme pourrait servir de catalyseur pour d’autres investissements dans la région. Il signale aux acteurs mondiaux que l’Afrique de l’Ouest est ouverte aux affaires et capable de soutenir des projets d’envergure. Cela pourrait également encourager d’autres compagnies aériennes et investisseurs à envisager des partenariats similaires, renforçant ainsi le réseau de transport aérien vital pour le commerce, le tourisme et les échanges culturels.

Des perspectives de renouveau et de prospérité pour Air Burkina

La perspective de voir Air Burkina reprendre son envol est une source d’espoir et d’optimisme pour les citoyens burkinabés et au-delà. Elle représente une affirmation de la résilience et de l’ambition du pays, et un rappel que même les entreprises confrontées à des défis importants peuvent trouver des voies de renouveau et de prospérité. Avec des investissements judicieux et une gestion stratégique, Air Burkina pourrait bien redevenir un symbole de fierté nationale et un acteur clé de l’industrie aéronautique africaine.

Inauguration du Complexe Agro-Industriel Seydou Diogo Awa au Mali

Bamako, Mali – Dans une avancée significative pour le développement industriel du Mali, l’inauguration du Complexe Agro-Industriel Seydou Diogo Awa (SDA) a marqué un jour historique ce mardi 2 juillet. Fondé par l’ancien footballeur international Seydou KEITA, le complexe SDA, situé à Sanankoroba dans la région de Koulikoro, représente un investissement majeur dans l’économie malienne avec un coût de 14 milliards de F CFA.

Le chef de l’État, SE le colonel Assimi GOITA, le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga, ainsi que de nombreux dignitaires, dont des présidents d’institutions, des membres du gouvernement et des diplomates accrédités, ont honoré la cérémonie d’ouverture de leur présence auprès de la République du Mali.

Impact économique : création de 400 emplois permanents et 10 000 emplois indirects après cette Inauguration

Sur une superficie de sept hectares, le complexe intègre six unités industrielles qui se spécialisent dans la production d’huile végétale alimentaire, de tourteau, d’aliments pour bétail, de beurre de karité, de savon et de bidons en plastique. Cette diversité de production témoigne de l’ambition du complexe à devenir un acteur clé dans plusieurs secteurs de l’industrie agro-alimentaire et manufacturière. L’impact économique du SDA est considérable, avec la création de plus de 400 emplois permanents et plus de 10 000 emplois indirects, promettant ainsi de stimuler l’emploi et de dynamiser la croissance économique régionale.

Le colonel GOITA a marqué l’inauguration en coupant le ruban symbolique, puis il a visité les installations, observant les processus de production et discutant avec les employés. Les images de sa visite, diffusées largement, ont montré un leader activement engagé dans le progrès économique de son pays. Les réactions à cet événement ont été majoritairement positives, avec des attentes élevées quant à l’impact du complexe sur l’autosuffisance alimentaire et l’industrialisation du Mali.

Diversité de production : du beurre de karité à l’huile végétale alimentaire

Le complexe SDA est le fruit d’une vision ambitieuse, celle de transformer les ressources locales en produits finis de qualité, tout en créant de la valeur ajoutée pour l’économie nationale. L’accent mis sur la production d’aliments pour bétail et d’huile végétale alimentaire est particulièrement pertinent pour le Mali, un pays où l’agriculture joue un rôle central dans la subsistance de sa population. De plus, l’unité de production de beurre de karité est un clin d’œil à l’un des produits les plus emblématiques de l’Afrique de l’Ouest, connu pour ses propriétés bénéfiques et son potentiel sur le marché international.

En conclusion, l’ouverture du Complexe Agro-Industriel Seydou Diogo Awa est une étape prometteuse vers l’indépendance économique et le développement durable du Mali. Avec ses installations modernes et son approche intégrée de la production, le SDA est prêt à jouer un rôle de premier plan dans l’essor économique du pays. Les yeux sont désormais tournés vers l’avenir, avec l’espoir que ce complexe soit le premier de nombreux projets similaires qui viendront renforcer l‘infrastructure industrielle du Mali.

Tchadoua : TIKA transforme l’agriculture arachidière et l’avenir des femmes

Dans la région de Maradi au Niger, l’agriculture de l’arachide est un pilier économique crucial. Cependant, la précarité des équipements et le manque de savoir-faire contraignent 91% des agriculteurs à vendre leurs récoltes sur-le-champ, sans pouvoir les transformer en produits dérivés plus rentables. Cette situation est particulièrement préjudiciable aux femmes de Tchadoua, qui luttent pour valoriser et commercialiser leurs produits face à une concurrence accrue.

TIKA booste l’agriculture arachidière avec une nouvelle usine de transformation

En effet, l’intervention de l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA) marque un tournant décisif dans ce contexte. Avec la création d’une usine de transformation d’arachide et d’un centre de formation à Tchadoua, TIKA offre à environ 50 productrices de la Coopérative Darül Mar’a une opportunité inédite de développement.

Cette initiative apporte aux femmes une formation continue, leur permet d’adopter des méthodes de production plus efficaces et qualifiées, et surtout, de stocker leurs récoltes dans des conditions optimales pour une conservation prolongée. L’usine, en leur permettant de produire de l’huile, de la pâte d’arachide et d’autres dérivés, promet une valorisation accrue de leurs récoltes.

Ce projet s’inscrit dans une démarche de renforcement de l’autonomie des femmes et de dynamisation du commerce agricole local. Il fait de Tchadoua un modèle de transformation économique et sociale grâce à l’innovation dans le secteur agricole.

Tchadoua, Niger : Une usine de transformation d'arachide de TIKA booste l'autonomisation des femmes et la transformation économique locale.
© Tchadoua, Niger : Une usine de transformation d'arachide de TIKA booste l'autonomisation des femmes et la transformation économique locale.
Tchadoua
: l’usine TIKA, un modèle de transformation économique et sociale inclusive

L’atelier est constitué d’une unité de stockage, d’une salle de formation et d’un hangar de production, avec des machines de fabrication et d’autres équipements pour les procédés de concassage, de casse des coquilles, d’extraction d’huile, de tri, de broyage, de collage et d’emballage. Le projet a également enseigné à 25 jeunes producteurs les techniques avancées de culture de l’arachide, la transformation des aliments, l’entrepreneuriat, le partenariat et les coopératives.

Le projet vise à :

  • Permettre aux productrices de conserver durablement leurs récoltes
  • Les transformer en de nouveaux produits
  • Leur donner accès à des méthodes de production qualifiées

En somme, ce projet de TIKA a le potentiel de transformer la vie des femmes de Tchadoua et de contribuer au développement économique de la région. En leur offrant des opportunités d’autonomisation et d’amélioration de leurs revenus, le projet contribue à la création d‘un avenir plus prometteur pour ces femmes et leurs communautés.

Niamey : la souveraineté au cœur des discussions pour un Sahel uni et prospère

Niamey, Niger (2 juillet 2024) – Un événement d’envergure s’est tenu au Radisson Bleue Hôtel de Niamey, capitale du Niger, réunissant des acteurs clés de la région du Sahel pour une réflexion approfondie sur la question cruciale de la souveraineté.

Organisée conjointement par l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger-Russie et le Front Patriotique pour la Souveraineté, la Table ronde sur la souveraineté dans l’Alliance des États du Sahel a rassemblé des personnalités influentes issues de divers domaines, notamment des responsables gouvernementaux, des experts, des représentants de la société civile et des leaders d’opinion.

Des défis communs et des opportunités à saisir pour la souveraineté 

Lors de cette réunion, les participants ont discuté ouvertement des défis auxquels la région du Sahel est confrontée, notamment en matière de sécurité, de développement économique, de gestion des ressources naturelles et de coopération internationale. Ils ont souligné l’importance de la souveraineté nationale et régionale comme élément clé pour relever ces défis et bâtir un avenir stable et prospère pour les populations du Sahel.

L’idée d’une collaboration renforcée entre les États membres de l’Alliance du Sahel a reçu un large soutien. Les discussions ont aussi permis de souligner les opportunités qui peuvent découler d’une synergie des efforts et d’une mutualisation des ressources, favorisant ainsi l’autodétermination et la résilience des nations du Sahel.

Un appel à l’unité et à l’action collective

Les participants ont unanimement reconnu que la stabilité et le développement du Sahel passent nécessairement par une approche collective et solidaire. Ils ont appelé à l’unité et à l’action concertée des États membres de l’Alliance pour faire face aux défis communs et saisir les opportunités qui se présentent.

En plus, les organisations non gouvernementales et la société civile ont également joué un rôle essentiel dans la création d’un Sahel uni et prospère. Les participants ont salué leur contribution essentielle à la sensibilisation, à la mobilisation et à l’accompagnement des populations locales.

Un succès retentissant et des perspectives prometteuses

En somme, la Table ronde de Niamey a été  un succès retentissant, marquant une étape importante dans le renforcement des liens entre les États du Sahel et leurs partenaires internationaux. Les résolutions adoptées lors de cet événement témoignent de la volonté des participants de poursuivre le dialogue et de collaborer étroitement pour bâtir un avenir prometteur pour la région du Sahel.

Vers une CPI plus représentative : un accord historique avec l’Université de Corée

La Haye, 2 juillet 2024 – Dans un mouvement stratégique visant à élargir son influence et à promouvoir une plus grande diversité au sein de son personnel, la Cour pénale internationale (CPI) a signé un protocole d’accord avec l’Université de Corée le 1er juillet 2024. En effet, cette collaboration historique s’inscrit dans les efforts continus de la CPI pour renforcer la représentation géographique des États parties sous-représentés et non représentés.

Un partenariat pour une CPI plus représentative et inclusive

La Présidente de la CPI, Tomoko Akane, a salué l’arrivée de l’Université de Corée en tant que troisième institution partenaire coréenne, soulignant l’importance d’un accord qui s’étend au-delà de la faculté de droit pour englober plusieurs disciplines universitaires. Elle a réaffirmé l’objectif de l’accord d’attirer des jeunes professionnels talentueux de divers horizons, pas seulement ceux issus du domaine juridique.

San Kee Song, Vice-Président des affaires internationales de l’Université de Corée, a exprimé sa fierté de rejoindre le réseau de partenariat avec la CPI, faisant de l’université la troisième institution coréenne à s’engager dans cette initiative. Il a souligné que l’accord global vise à offrir des opportunités à tous les étudiants, toutes disciplines confondues, garantissant ainsi la participation d’un large éventail de jeunes professionnels talentueux.

Un cadre de coopération pour une collaboration fructueuse

Le protocole d’accord établit aussi un cadre de coopération entre la CPI et l’Université de Corée, comprenant :

  • Sensibilisation au mandat et aux activités de la CPI
  • Développement d’expertise dans divers domaines
  • Échange de connaissances par le biais de stages et de programmes de visiteurs professionnels

L’Université de Corée : un partenaire de choix

Fondée en 1905, l’Université de Corée est l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses institutions d’enseignement supérieur en Corée du Sud. En plus, forte d’un héritage académique riche et d’une communauté étudiante diversifiée composée de plus de 20 000 étudiants de premier cycle et de plus de 10 000 étudiants de troisième cycle, l’université est réputée pour son engagement envers la recherche, l’innovation et l’engagement mondial.

Un pont entre l’académie et la justice internationale

En somme, ce partenariat promet de jeter des ponts entre l’académie et la justice internationale, en ouvrant des voies inédites pour les futurs leaders mondiaux et en renforçant la mission de la CPI de promouvoir la paix et la justice à l’échelle internationale. Avec cette initiative, la CPI et l’Université de Corée s’engagent à forger un avenir où l’éducation et la justice internationale se rencontrent pour créer un impact durable.

La BOAD promet des investissements massifs au Niger

Niamey, le 1er juillet 2024 – Le Premier ministre nigérien, M. Mahaman Ali Lamine Zeine, a reçu ce lundi en audience une délégation de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), conduite par M. Oumar Tembely, Directeur du département Energie et Ressources Naturelles de la BOAD. Cette rencontre a permis de réaffirmer l’engagement de la banque à soutenir le développement du Niger à travers des investissements dans des secteurs clés.

Priorité à la sécurité alimentaire, à l’énergie et aux infrastructures

Au cours de l’entretien, M. Tembely a indiqué que la BOAD est en mission au Niger pour « voir les projets financés et programmer de nouvelles opérations ». Il a souligné que le Premier ministre a identifié trois secteurs prioritaires pour les investissements de la BOAD :

  • La sécurité alimentaire et la transformation des produits agricoles : La BOAD entend appuyer le Niger dans ses efforts pour accroître sa production agricole et améliorer la transformation des produits locaux.
  • L’accès à l’énergie : L’institution financière régionale contribuera à l’électrification du Niger en soutenant des projets de production, de transport et de distribution d’électricité.
  • Les infrastructures routières et l’économie numérique : La BOAD financera aussi  la construction et la réhabilitation de routes pour faciliter la circulation des biens et des personnes, et soutiendra le développement du secteur numérique au Niger.

Des investissements dans d’autres secteurs également envisagés par La BOAD

Outre ces trois priorités, M. Tembely a également mentionné que la BOAD pourrait investir dans d’autres secteurs tels que la santé, l’éducation et les logements sociaux, en fonction des besoins exprimés par les autorités nigériennes.

Le plan Djoliba : une feuille de route pour les investissements de la BOAD

Le directeur du département Energie et Ressources Naturelles de la BOAD a rappelé que le plan Djoliba, qui constitue la boussole des interventions de la banque, prévoit 3 300 milliards de FCFA d’investissements sur la période 2021-2025 dans l’ensemble des pays membres de l’UEMOA. Le Niger, en tant que membre du syndicat, bénéficiera d’une part importante de ces investissements.

Dans les prochains jours, la  Banque Ouest Africaine de Développement et les ministères sectoriels nigériens collaboreront pour identifier les projets concrets qui recevront un  financement  de la banque. L’objectif est de sélectionner également des projets à fort impact sur le développement du Niger et le bien-être de ses populations.

Tahoua : début des semis humides dans 74% des villages agricoles

Tahoua, Niger – La campagne agricole bat son plein dans la région de Tahoua, pilier de l’agriculture nigérienne. Les semi-humides du mil ont débuté dans 1470 des 1992 villages agricoles, soit un taux de 73,80 %, légèrement inférieur à l’année dernière. Cette opération cruciale pour la sécurité alimentaire concerne 12 départements et la ville de Tahoua, avec une répartition variée allant de 78 villages dans le département de Tahoua à 370 villages dans celui de Madaoua.

Des semis en cours et des innovations culturelles

Les efforts conjugués des agriculteurs ont permis à trois départements de finaliser leurs semis, tandis que d’autres, comme Keita, ont connu des avortements de semis dans certains villages. En parallèle, près de la moitié des villages ont également semé du sorgho, une autre culture essentielle, avec un taux de réussite en augmentation par rapport à l’année dernière.

L’innovation est également au rendez-vous, avec le début des semis de légumineuses telles que le niébé et l’arachide, contribuant ainsi à la diversification de la production agricole. Sur le plan phénologique, la majorité des cultures de mil sont au stade de levée, tandis qu’une petite partie a atteint le stade de taille.

Situation alimentaire contrastée et défis à relever

Les prix des céréales sont en hausse par rapport à la décennie précédente dans la situation alimentaire. Les prix du riz, du niébé, de l’arachide et de l’oignon sont inchangés, tandis que le sorgho, le mil et le maïs ont légèrement augmenté de 0,1 %, à la différence du sésame et du blé qui connaissent une diminution.

Cependant, les défis persistent. Le département de Madaoua a signalé l’apparition d’ennemis des cultures affectant le mil et le sorgho. Face à cette menace, la Direction régionale de l’Agriculture a déjà pris des mesures pour traiter les zones touchées, offrant ainsi une perspective positive pour la récolte à venir.

Le dynamisme agricole au cœur du tissu socio-économique

Ce dynamisme agricole témoigne de la résilience et de la capacité d’adaptation des communautés rurales face aux aléas climatiques et aux défis agronomiques. Il souligne également l’importance cruciale de l’agriculture dans le tissu économique et social de la région de Tahoua.

Niger : La Banque mondiale injecte 350 millions USD pour la modernisation de l’agriculture et de l’élevage

Niamey, Niger – 1er juillet 2024 – La Banque mondiale a accordé un financement de 350 millions de dollars américains au Niger pour soutenir la modernisation des secteurs de l’agriculture et de l’élevage. Ce financement, approuvé dans le cadre de la première phase du Projet de modernisation de l’élevage et de l’agriculture (PMA), vise à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays et à améliorer les moyens de subsistance des populations rurales.

Un coup de pouce de la Banque Mondiale pour l’économie nigériane

En outre, l’agriculture joue un rôle crucial dans l’économie nigériane, employant plus de 80% de la population et contribuant à près de 40% du PIB. Ce financement de la Banque mondiale permettra d’introduire des technologies et des innovations climato-intelligentes, de développer des systèmes d’irrigation performants et de promouvoir des pratiques agricoles et pastorales durables.

Impact attendu : Sécurité alimentaire renforcée et résilience accrue

Le projet devrait avoir un impact positif significatif sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Niger. La Banque mondiale estime que 5 millions de Nigériens verront leur sécurité alimentaire renforcée, tandis que 3 millions d’entre eux accroîtront leur résilience face aux aléas climatiques. Ce projet contribuera également à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Un engagement pour le développement durable

Ce financement de la Banque mondiale témoigne de l’engagement de l’institution financière à soutenir le développement durable du Niger. Il s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à aider le pays à surmonter ses défis structurels et environnementaux, notamment le changement climatique.

Vers un avenir

En investissant dans l’agriculture et l’élevage, la Banque mondiale contribue à la construction d’un avenir plus prospère pour le Niger. Ce financement est un bouffé d’espoir pour le pays, qui ouvre la voie à une sécurité alimentaire renforcée, à une réduction de la pauvreté et à une meilleure résilience face aux chocs climatiques.

Lancement officiel du CAP : 6.090 candidats vers l’excellence professionnelle

Niamey, 28 juin 2024 – C’est dans une ambiance empreinte de détermination et d’optimisme que la Ministre de l’Éducation Nationale, Dr Elisabeth Shérif, a donné le coup d’envoi officiel le jeudi 27 juin des épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) au Centre de Formation et Perfectionnement Professionnels (CFPP) de Niamey. Devant un parterre de candidats, d’enseignants et de dignitaires, le ministre a tenu à exprimer sa profonde gratitude aux participants pour leur engagement et leur patriotisme tout au long de l’année scolaire.

CAP 2024 : 40,75% de filles parmi les candidates, un signe encourageant pour la promotion de l’éducation des jeunes filles.

Avec un total de 6.090 candidats répartis dans 17 centres d’examen à travers le pays, dont 2.813 filles représentant 40,75% des inscrits, cette session du CAP marque un moment crucial dans le calendrier éducatif national. La Ministre Shérif a mis l’accent sur l’importance capitale du respect de l’intégrité et de la transparence tout au long du processus d’évaluation, rappelant aux candidats que ces valeurs constituent le socle même de la société nigérienne.

Dans son discours inspirant, le Dr Shérif a également dévoilé la vision ambitieuse du gouvernement pour l’éducation au Niger. Elle a affirmé que les efforts déployés actuellement visent à faire du pays un modèle de fierté et d’excellence pour l’ensemble du continent africain. Encouragés par la Ministre, les candidats se sont vus investis de la responsabilité de devenir les bâtisseurs de cet avenir prometteur.

Réhaussée par la présence du Secrétaire général du Ministère de l’Éducation Nationale et du Gouverneur de Niamey, cette cérémonie officielle a été l’occasion de réaffirmer l’engagement ferme du gouvernement à soutenir et à promouvoir l’éducation professionnelle comme un levier essentiel du développement économique et social du Niger.

Alors que les épreuves du CAP débutent, les espoirs et les aspirations de milliers de jeunes nigériens prennent vie. En somme, Ce moment décisif pourrait bien définir la trajectoire de leur carrière professionnelle et, par ricochet, contribuer de manière significative à l’essor et à la prospérité de la nation.