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Lutte contre le terrorisme : ce que propose Gbagbo à la Cedeao

L’ancien président ivoirien, en visite à Bayota, dans le Centre-est de la Côte d’Ivoire, a lancé un appel à la Cedeao dans la lutte contre le jihadisme en Afrique de l’Ouest.« Pourquoi le colonel Assimi Goïta a pris le pouvoir au Mali et il est soutenu par la population, il faut étudier çà ; pourquoi Ibrahim Traoré (au Burkina Faso) a pris le pouvoir et puis il est soutenu par la population, il faut étudier cela », a-t-il lancé.

L’ancien chef de l’Etat ivoirien a déclaré que « c’est parce qu’ils ont promis de lutter contre les jihadistes et qu’ils luttent contre les jihadistes », faisant observer que le capitaine Ibrahim Traoré, le président de la Transition au Burkina Faso « n’est même plus à son bureau, il est sur le terrain ».

« Donc, au lieu que la Cedeao prenne des communiqués pour leur donner des ordres méchants et les obliger à faire des élections comme si les élections pouvaient régler le problème du jihadisme, non, je propose à la Cedeao de créer une brigade anti-jihadiste », a-t-il suggéré.

Cette force comprendra « tous les militaires de tous les pays de la Cedeao et que ceux-ci se mettent en mouvement et en patrouille pour lutter contre le jihadisme », car « si on ne fait pas ça, c’est qu’on a rien fait », a-t-il poursuivi.

Selon M. Gbagbo, « en créant la brigade anti-jihadiste, on résout deux problèmes, premièrement on lutte contre le jihadisme, (notamment) contre le banditisme terroriste et deuxièmement, on évite d’appeler au secours des troupes européennes ».

De ce fait, « on n’appellera pas les troupes européennes parce que nous-mêmes, nous nous mettons en mouvement pour régler nos problèmes », a-t-il relevé, admettant toutefois « qu’il y a des problèmes pour lesquels on est obligé d’appeler des pays européens ».

« Pour lutter contre le jihadisme, on peut se mettre en mouvement pour créer notre brigade anti-jihadiste de la Cedeao en vue de lutter contre le fondamentalisme jihadiste », a insisté l’ancien président ivoirien.

Il s’est inscrit en faux contre « tous ceux qui ne pensent pas à ce problème-là, qui ne pensent pas aux solutions qu’il faut trouver pour ce problème et qui se mettent à engueuler les jeunes dirigeants », tout en indiquant que lui-même est « contre les coups d’Etat militaires et civils ».

Les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se sont engagés le 4 décembre 2022, à Abuja, à créer une force régionale face au jihadisme et aux coups d’État afin de ramener la sécurité et la stabilité dans la région. 

Côte d’Ivoire : alliance FPI-RHDP « très prochainement » (Affi)

Le leader du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’Guessan, explique dans une déclaration officielle, les raisons profondes de ce rapprochement de son parti avec le pouvoir.M. Affi, le chef du FPI, parti fondé par Laurent Gbagbo, aujourd’hui président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), s’exprimait ce samedi 28 janvier 2023, à Abidjan, lors de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an organisée par son parti.

Pour lui, « l’émancipation est détachement des misères politiques, éthiques et idéologiques, ces pathologies qui gangrènent certaines formations politiques de l’opposition et bloquent toute dynamique de progrès ».

L’émancipation, dira-t-il, « est aussi rupture avec la solitude politique sclérosante au profit de nouvelles alliances fécondantes, dynamiques et émancipatrices, qui permettent le plein développement de notre potentiel. C’est l’essence de l’alliance que nous allons conclure très prochainement avec le RHDP ».

Une alliance qui, selon M. Affi N’Guessan, vise à « dépasser les antagonismes du passé et nous engager à œuvrer conjointement dans le respect de nos différences et de l’autonomie de chaque parti, à la consolidation de la réconciliation nationale, au renforcement de la cohésion sociale ». 

Le président du FPI, l’ancien Premier ministre Affi N’Guessan, y voit une union pour « la stabilité politique, la promotion de la bonne gouvernance et le renforcement de la lutte contre la corruption, ainsi que le développement économique et social de la Côte d’Ivoire ».

Une alliance à visée électorale 

M. Affi a fait savoir que cette alliance devrait permettre de « conclure des accords électoraux, à l’occasion des consultations électorales de 2023 (municipales et régionales) et de 2025 (présidentielle) dans la dynamique d’une gestion conjointe de l’Etat ».

Toutefois, fera-t-il observer, « cette alliance suscite des frayeurs là où l’on rêve de nous voir sombrer et disparaître du paysage politique afin de pouvoir vivre et prospérer sur nos dépouilles. Mais à juste titre, nos militants s’en félicitent ».

Cette alliance est « appelée à bipolariser le paysage politique national, dans une configuration inédite en faveur des partis du pouvoir, mais plus encore, elle nous permet d’apporter notre sensibilité particulière à l’action du gouvernement, d’impulser une dynamique supplémentaire sur le plan social, de nous rendre utiles à notre pays et de disposer d’un tremplin pour la victoire commune en 2025 », a-t-il poursuivi.

« L’année 2023 est une année décisive. Année de l’émancipation et de la renaissance, elle doit être pour nous, pour tous, l’année de la qualité, de la productivité et de la compétitivité », a lancé l’ancien Premier ministre. Cette année est consacrée aux élections municipales et régionales.

Un revirement insoupçonné 

Le FPI a longtemps connu une dissension en interne avec un camp dirigé par M. Affi N’Guessan et un autre conduit par des militants et cadres qui avaient décidé à l’issue d’un congrès que M. Gbagbo, en dépit de sa détention à La Haye, était désormais le président du FPI.

Cette situation a divisé les militants. Président selon les statuts, M. Affi N’Guessan n’a pas voulu quitter la tête de ce parti fondé par l’ancien président ivoirien. De retour de la Cour pénale internationale (CPI), après son acquittement, M. Gbagbo a préféré créer une autre formation politique, le PPA-CI.

M. Affi, farouche opposant au Rhdp, le parti au pouvoir, avait plusieurs fois dénoncé la gouvernance de ses dirigeants. Opposé à la candidature de Alassane Ouattara en 2020 dénonçant un troisième mandat « anticonstitutionnel », il a été arrêté à la suite d’actes d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Après la perte du pouvoir par l’ancien président Laurent Gbagbo, en 2011, M. Affi avait été incarcéré avant d’être libéré. De même, à la suite de la désobéissance civile liée à la crise postélectorale de 2020 il a été arrêté puis relaxé. Jusqu’à début 2022, il avait des positions tranchées envers le pouvoir, avant que l’on apprenne une alliance en négociation avec le Rhdp.

Avec des idées de la gauche, certains s’interrogent comment il conduira le FPI dans cette nouvelle aventure politique. Il était d’ailleurs qualifié d’être à la solde du pouvoir et cette posture ne surprend pas véritablement les observateurs de la scène politique ivoirienne.

Convergences sur la gouvernance 

M. Affi note que « face à l’inflation d’une part et à la crise des 49 (soldats ivoiriens détenus puis graciés au Mali) d’autre part, notre pays a fait respectivement l’expérience de la résilience et l’intelligence politique ».

« Grâce aux mesures pertinentes de soutien aux entreprises, aux ménages, aux retraités et aux travailleurs des secteurs publics et privés, l’économie ivoirienne ne s’est pas effondrée. L’épreuve a été douloureuse, elle l’est toujours, mais le pays tient », ajoute-t-il.

En outre, le patron du FPI évoque « le choix stratégique de la voie de la diplomatie qui a permis l’heureux dénouement de l’affaire des 49 soldats ivoiriens, le sang-froid et la sagesse politique démontrés par les autorités ivoiriennes à l’occasion de cette crise ».

Par ailleurs, « la Côte d’Ivoire monte en puissance en matière de défense et de sécurité, par réalisme politique face aux incertitudes du monde actuel. Mais, elle doit rester fidèle à sa philosophie de paix et de règlement pacifique des conflits », nuance-t-il.

Pour lui « la trêve sociale conclue par le gouvernement avec les syndicats des fonctionnaires et agents de l’Etat relève de cette philosophie (règlement pacifique). Il est manifeste, au regard de tous ces résultats, que le parti au pouvoir a consolidé ses bases en 2022 ».

« Pendant ce temps, l’opposition politique continue d’errer, victime du trouble de stress post-traumatique que, les anciens qui refusent la retraite, lui ont administré à travers leur alliance exclusive et excluante à l’occasion des élections législatives de mars 2021, au mépris des risques pris par les uns et les autres lors de la désobéissance civile de 2020. Dans ce contexte d’anomie, d’anémie, brumeux et répulsif, notre parti a choisi la voie de l’émancipation et de la Renaissance », a-t-il laissé entendre.

Burkina : reprise des vols humanitaires (PAM)

Le gouvernement de Transition avait suspendu en mi-janvier 2023, les rotations des avions humanitaires du Programme Alimentaire Mondial (PAM).Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a annoncé, samedi 28 janvier 2023, la reprise de son assistance alimentaire d’urgence par voie aérienne, depuis une semaine au Burkina.

Suspendus le mercredi 11 janvier 2023 par le gouvernement pour « manque de coordination », les hélicoptères chinook volent de nouveau, depuis le 20 janvier dernier.

Loués pour une période de trois mois (de janvier à mars 2023), les trois chinook vont acheminer plus de 3 500 tonnes de vivres dans 14 localités sous blocus dans la région du Sahel, a expliqué l’agence onusienne. Cette aide va bénéficier à plus de 178 000 personnes, a ajouté le PAM, dans un communiqué.

« Cette intervention vise à répondre aux besoins alimentaires et nutritionnelles des femmes, hommes et enfants, dont l’accès à une alimentation saine et nutritive est compromis depuis plusieurs mois en raison de l’insécurité grandissante dans la Région du Sahel », a indiqué le PAM.

En mi-janvier 2023, les autorités de la Transition ont suspendu les vols humanitaires. « Il y a eu un problème de communication et un malentendu assez sérieux dans le ravitaillement de la flotte aérienne du PAM », a argué, le 18 janvier dernier, la ministre de l’Action humanitaire, Nandy Somé.

L’Agence onusienne a affirmé avoir rencontré les autorités du pays et que les deux parties ont discuté et se sont accordés sur le plan de réponse humanitaire et des priorités du PAM au Burkina Faso.

Selon le dernier Cadre Harmonisé d’analyse de la sécurité alimentaire, 2,6 millions de personnes étaient en phase d’urgence de l’insécurité alimentaire durant le dernier trimestre de 2022. Ce chiffre devrait atteindre 3,5 millions de personnes durant la période de soudure de juin à août 2023 et environ 19 800 personnes à travers la région du Sahel seront confrontées à des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire, a alerté le PAM. Il a appelé à ce que « des actions urgentes soient prises immédiatement pour y remédier ».

« Le PAM est engagé aux côtés du gouvernement pour sauver et changer des vies au Burkina Faso. Nous sommes entièrement disposés à poursuivre la collaboration avec tous nos partenaires dans le strict respect des principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’impartialité, et d’indépendance opérationnel », a insisté l’organisme des Nation Unies.

Le pays fait face à une crise humanitaire sans précédent, consécutive à la situation sécuritaire. Plusieurs localités, sous blocus jihadiste, sont régulièrement ravitaillées par voie aérienne. Près de deux millions de personnes sont déplacées du fait des exactions des insurgés.

Le Maroc inaugure son ambassade à Baghdad

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et son homokogue irakien, Fouad Hussein ont présidé, samedi, la cérémonie d’inauguration de l’ambasade du Maroc à Baghdad.Peu avant cette cérémonie, les deux responsables gouvenementaux ont eu des entretiens portant sur la coopération conjointe aux niveaux arabe, islamique et international. « Nous avons convenu de la nécessité de poursuivre notre consultation sur les questions politiques d’intérêt pour les deux pays », a indiqué à cette occasion le chef de la diplomatie irtakienne.

Et de préciser que les discussions ont également porté sur la nécessité de créer un mécanisme juridique pour étudier de près les accords et les encadrer d’une manière qui convienne aux deux pays, d’autant plus qu’il en existe une quarantaine.

A l’issue de leurs entretiens bilatéraux, les deux ministres ont signé un mémorandum d’entente relatif à la mise en place d’un mécanisme de consultations politiques et un autre mémorandum d’entente dans le domaine de la formation diplomatique.

Burkina : manifestation de soutien à la Transition

Des centaines de manifestants ont réaffirmé leur soutien au capitaine Ibrahim Traoré.À l’initiative de plusieurs organisations de la société civile, des centaines de personnes se sont réunies, samedi 28, janvier 2023, à la Place de la Nation de Ouagadougou, pour exprimer leur soutien à la Transition en cours, aux Forces de défense de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). 

« Nous sommes fiers de nos autorités qui ont pris de vraies mesures de souveraineté. Elles permettront au pays de se libérer de la domination coloniale », a indiqué Rasmané Sawadogo, manifestant.

Certains manifestants en ont profité pour exprimer leur hostilité à la France. Sur plusieurs pancartes, en français et en arabe, les manifestants ont exprimé leur ras le bol contre l’ancienne métropole. « A bas la France », « L’armée française dégage », « arrêtez les complices de la France », « Macron dégage »…sont entre autres, les principaux slogans contre l’Hexagone.

A côté de ces messages hostiles à Paris, plusieurs affiches faisaient l’apologie au capitaine Ibrahim Traoré et à la Russie. « Vive IB », « Vive à la Russie ».

« Notre vœu de rapprochement entre Ouagadougou et Moscou n’est pas lié à Wagner. Nous ne voulons pas de cette armée mais nous voulons une coopération dans laquelle nous serons respectés, nous traiterons d’égal à égal, nous aurons notre mot à dire », a plaidé Aboubacar Kaboré, un autre manifestant

Selon des sources concordantes, plusieurs personnes ont également manifesté dans les villes de Bobo-Dioulasso, de Ouahigouya, pour les mêmes motifs.

Le Burkina Faso a exigé et obtenu de la France, le départ de ces forces spéciales, basées à la périphérie de Ouagadougou. Les tensions entre les deux pays sont tendus depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir en septembre 2022, sur fond de rapprochement avec la Russie.

Depuis 2015, le pays est la cible d’attaques terroristes qui ont fait plusieurs milliers de victimes et entraîné le déplacement de près deux millions de personnes.

Guinée : Nouveau séjour de Julius Maada Bio à Conakry

Le président de la Sierra Leone arrive à Conakry ce samedi 28 janvier 2023.Cette visite de travail de Julius Maada Bio s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations amicales et de partenariats entre Freetown et Conakry après le séjour du président de la transition guinéenne à Freetown en octobre dernier.

En septembre 2021, alors que les frontières entre la Guinée et la Sierra Leone étaient fermées unilatéralement par Conakry, Mamadi Doumbouya qui a renversé le régime d’Alpha Condé quelques jours plus tôt, les a rouvertes.

Deux semaines plus tard, Julius Maada Bio a effectué une visite à Conakry. C’était d’ailleurs le premier président de la sous-région a être reçu par le nouvel homme fort de la Guinée qui a souvent sollicité le soutien de Freetown dans son bras de fer avec la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

L’institution sous-régionale avait exigé une transition de 24 mois contre les 36 décidés par les autorités. Finalement, l’organisation communautaire et Conakry ont convenu d’une transition de 24 mois.

Guinée : Amnesty International appelle à la libération des leaders du FNDC

De nombreuses voix dénoncent le rétrécissement du champ des libertés individuelles depuis l’arrivée au pouvoir de militaires suite à un coup d’État contre Alpha Condé.Amnesty International a réagi jeudi suite à l’arrestation et la détention de Mamadou Billo Bah, responsable des antennes et mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Poursuivi pour « participation délictueuse à un attroupement, complicité de destruction d’édifices publics et privés, coups et blessures volontaires, incendie volontaire, pillage », l’activiste guinéen a été placé sous mandat de dépôt mardi 24 janvier.

« L’arrestation et la détention arbitraire de Mamadou Billo Bah constituent une violation des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Amnesty International demande sa libération immédiate ainsi que celle des autres membres du FNDC détenus pour les mêmes faits depuis bientôt six mois », a dénoncé Samira Daoud, directrice du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale.

Oumar Sylla alias Foniké Menguè et Ibrahima Diallo, également membres du FNDC, mouvement citoyen dissous par les nouvelles autorités, sont en détention préventive depuis le 1er août 2022, rappelle Mme Daoud qui demande à Conakry de « mettre un terme aux restrictions disproportionnées aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique et respecter le droit des Guinéens à exprimer librement leurs opinions, droits consacrés par le droit international et la charte de la transition ».

L’étau se resserre autour des leaders du FNDC 

Alors qu’Amnesty International appelle à leur libération pure et immédiate, une note du ministre de la justice datant du 02 août 2022 a révélé des injonctions faites aux Cours et Tribunaux afin d’engager des poursuites judiciaires contre les leaders du FNDC.

Dans sa note, Alphonse Charles Wright indique que : « Le fait de considérer sans preuves factuelles le Président de la Transition, Chef de l’État, les agents des forces de défense et de sécurité dans le seul but de se disculper de leur responsabilité pénale en divulguant des fausses informations justifie la présente injonction aux fins de poursuites judiciaires conformément à la loi ».

Le bilan de la répression pendant les manifestations sous l’ère du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) est de huit (8) morts, selon le FNDC.

Sécurité : plus qu’un simple bras de fer entre Kigali et Kinshasa ?

L’attaque d’un avion de chasse congolais par le Rwanda a davantage dégradé les relations entre ces deux pays des Grands Lacs.Entre accusations et menaces de représailles après des actes d’agression présumée violant leur souveraineté, les mots échangés par la République démocratique du Congo (RD Congo) et le Rwanda sont fort et indéniablement agressifs.

En début de semaine, le Rwanda a abattu un avion de chasse congolais qui, selon lui, a violé son espace aérien, pour la troisième fois en autant de mois. Kinshasa a, pour sa part, déclaré que « cet acte d’agression non provoqué ne restera pas sans réponse », faisant monter les tensions à des niveaux jamais atteints entre les deux pays depuis des décennies.

Les deux pays se disent prêts à défendre militairement leur souveraineté contre toute forme d’agression, ce qui laisse les analystes s’interroger sur ce qu’ils considèrent comme la perspective improbable d’une confrontation militaire.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Dr Vincent Biruta, n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a déclaré au Parlement que la souveraineté du pays était inviolable.

« Nous avons la volonté de faire quelque chose, mais nous devons aussi être prêts. Nous ne savons pas [ce que] les autres préparent. Si nécessaire, notre sécurité ou notre souveraineté sera protégée comme il se doit », a-t-il martelé.

« Quand ils parlent de la souveraineté du Congo, et disent que son territoire ne doit pas être violé, on dirait que c’est le seul pays qui a un territoire qui doit être souverain. Lorsque vous voulez que votre territoire soit respecté, vous devez également respecter celui des autres », a ajouté M. Biruta.

« La souveraineté du Rwanda, l’inviolabilité de son territoire, doit être respectée par tous. Et en même temps, nous devons être prêts, si cela s’avère nécessaire », a-t-il souligné.

D’aucuns pourraient mettre cette situation sur le compte de la mauvaise entente entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi, les deux hommes ne cachent pas leur méfiance quant aux intentions et aux projets géopolitiques de l’autre dans une région marquée par des décennies d’instabilité, de conflits et de génocides.

Les médiateurs ont compris que l’aplanissement des divergences entre ces deux hommes pourrait être décisif pour rétablir la confiance entre les deux voisins et mettre fin au récent conflit impliquant les rebelles du M23, qui a déplacé des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des Congolais, qui sont devenus des réfugiés en RD Congo et au Rwanda.

Une médiation proposée à Doha a été annulée après le retrait de Tshisekedi à la dernière minute, ce qui a suscité des critiques de la part du Rwanda, qui estime que, pour la deuxième fois, les autorités congolaises ont compromis les efforts déployés par les dirigeants régionaux pour rétablir la paix et la stabilité dans l’est de la RD Congo.

M. Tshisekedi a déclaré que la RD Congo n’avait aucune confiance dans les pourparlers, laissant les médiateurs de paix régionaux dans l’embarras pour recoller les morceaux après le dernier échec de la tentative d’apaisement des tensions.

Les progrès réalisés pour parvenir à un accord après les pourparlers de Luanda, en Angola, en décembre, n’ont pas montré de signes encourageants. Chaque camp accuse l’autre de soutenir les mouvements rebelles.

Une guerre par mouvements rebelles interposés ?

Malgré les démentis de Kigali, la RD Congo maintient ses allégations selon lesquelles le Rwanda apporterait un soutien matériel actif au M23.

Mais le gouvernement de Kigali accuse à son tour les Congolais de « s’efforcer » d’entraîner le Rwanda dans son propre conflit tout en soutenant les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) avec des armes dans leur objectif déclaré de renverser le président Kagame.

Le dirigeant rwandais a reproché à Tshisekedi de chercher à profiter de l’imbroglio en RD Congo pour lancer l’idée d’un report de l’élection présidentielle prévue en décembre 2023. En réponse, le président congolais a qualifié de « cynisme » cette opinion du chef de l’Etat rwandais.

Cependant, malgré le climat tendu entre ces deux pays, qui a atteint un niveau supérieur avec le ciblage d’un avion de chasse et la menace de représailles, les analystes estiment que le Rwanda et la RD Congo ont plus à faire sur le plan intérieur que de se lancer dans un combat aux conséquences désastreuses et coûteuses de part et d’autre.

Les rebelles du M23, catalyseurs de tout ce scénario, ont envahi une grande partie de l’est de la République démocratique du Congo où ils ont refait surface en 2021, huit ans après avoir été mis en déroute par l’armée nationale en 2013.

Le fait qu’ils soient réapparus de nulle autre que le Rwanda voisin pour lancer des attaques dans l’est de la RD Congo fait penser du côté de Kinshasa que Kigali est impliquée dans la planification et la mise en scène de ces attaques qui ont submergé les unités régulières de l’armée congolaise depuis juin 2022.

Pour l’instant, les observateurs ne voient que des tensions accrues et peut-être des incidents comme celui qui s’est produit lorsqu’un avion de chasse congolais a survolé le Rwanda, mais pas de mobilisation à grande échelle pour un conflit entre des voisins qui ont plus à craindre sur le plan intérieur.

Côte d’Ivoire : don d’une bibliothèque du Rotary à une école

Cette bibliothèque, offerte au Groupe scolaire Notre Dame de l’Apôtre de Grand-Bassam, a été inaugurée ce vendredi 27 janvier 2023, en présence de plusieurs autorités coutumières et administratives.L’inauguration de cette bibliothèque de cet établissement scolaire, sis à Grand-Bassam, cité balnéaire située à 40 Km au Sud-Est d’Abidjan, est le « résultat de la collaboration » entre le Rotary Club Abidjan Biétry et la Fondation l’univers des livres, de la lecture et de la dictée.

La présidente de la Fondation l’univers des livres, de la lecture et de la dictée, Mme Sonia Boguifo, une Rotarienne, s’est félicitée de cet instrument qui va assurer aux élèves des conditions propices à l’apprentissage.

La Fondation, dira-t-elle, s’est donnée pour mission d’accompagner les jeunes à la bonne maîtrise et pratique de la lecture de la langue française, notamment en milieu scolaire ; l’objectif étant de contribuer au développement d’un système éducatif performant par l’installation et l’équipement de bibliothèques dans les établissements primaires et secondaires, publics et privés du pays.

Cet événement a, par ailleurs, servi au lancement des activités relatives au Championnat national pour la dictée, la lecture et la littérature. Cette compétition connaîtra son apothéose en mai prochain à Yamoussoukro.

Fondée au milieu du 11e siècle par les Nzima, Grand-Bassam est une ville historique et est la première capitale de la Côte d’Ivoire, à l’époque coloniale. Le quartier France, considéré comme le cœur historique de la ville, est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les élèves du primaire et du secondaire, déclarés lauréats à l’issue du concours de la dictée à Grand-Bassam, ont été récompensés par la sénatrice ivoirienne Marie-Irène Richmond Ahoua, dont le nom a été donné à la bibliothèque.

Mme Marie-Irène Richmond Ahoua, ancienne gouverneure et coordonnatrice du Rotary Club pour l’Afrique Francophone, a invité les élèves à « fréquenter avec bonheur la bibliothèque », une source d’informations stable qui permettra de développer leurs compétences et un esprit critique.

Le sous-préfet, Mme Chantale Kouakou, a salué cette initiative, tout en faisant observer que « l’école souffre aujourd’hui et ouvrir une bibliothèque dans une école est une œuvre noble ». Elle a relevé que l’encadrement d’un enfant se fait depuis la maison, où les parents doivent les motiver.

« A travers cette action, nous voulons donner le goût de la lecture à nos enfants et aux plus jeunes », a déclaré M. Xavier Effoué, le président du Rotary Club Abidjan Biétry. L’organisation veut davantage contribuer à la transformation de l’éducation en Côte d’Ivoire.

Cette année, renseignera-t-il, le plan d’action du Rotary Club Abidjan Biétry porte essentiellement sur l’éducation et l’alphabétisation. Dans cette optique, deux cantines scolaires ont été construites et une troisième est en cours de réalisation.

Ce club service a déjà procédé à l’équipement de plusieurs établissements en tables-bancs et à la distribution de kits scolaires à plus de 10.000 enfants. Selon M. Effoué, le plan d’actions qui se chiffre à plus de 300 millions Fcfa bénéficie du soutien de plusieurs personnes morales et physiques.

En termes de perspectives, Rotary Club Abidjan Biétry, envisage d’intensifier ses actions. Et, après Grand-Bassam, elle compte poursuivre la mise en œuvre de son plan d’actions, avec l’ouverture de quatre autres bibliothèques qui seront installées.

« Nous rendrons visite à l’école des sourds et nous passerons à la mise en œuvre du programme 10.000 lumières qui consiste à donner la lumière à des femmes en milieu rural, en leur apprenant à lire et à écrire » via un programme d’alphabétisation, a-t-il relevé.

Burkina : ouverture du Salon international de l’artisanat

Le Président de la transition, Ibrahim Traoré, a lancé, vendredi 27 janvier 2023, les festivités de la 16e édition de la biennale de l’artisanat de Ouagadougou.La 16e édition du Salon international de l’Artisanat de Ouagadougou ( SIAO), a ouvert ses portes, ce vendredi 27 janvier 2023, en présence du capitaine Ibrahim Traoré.

L’édition 2023 se tient après le report de celle de 2020 et 2022. Elle a lieu dans un contexte sécuritaire difficile, sous  thème : « Artisanat africain, levier de développement et facteur de résilience des populations. »

Le ministre de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a affirmé que toutes les dispositions sécuritaires sont prises pour protéger les visiteurs, les acheteurs et les exposants qui occupent plus de 600 stands. 

La Côte d’Ivoire est le pays invité d’honneur et participe avec plus d’une centaine d’artisans dont des stylistes et d’autres acteurs de la maroquinerie. 

Le ministre Poda a salué l’esprit de solidarité et de résilience de la vingtaine de pays présents à ce rendez-nous de la promotion, de la valorisation et de la commercialisation des produits artisanaux africains à Ouagadougou.

Pour lui, l’artisanat est un maillon essentiel des économies des pays africains en ce sens qu’il continue entre 30 et 35% des PIB africains.  

« L’artisanat africain est une incontestable richesse et d’une étonnante variété tant dans les formes que dans les techniques et ce secteur jouera un rôle déterminant dans l’avenir économique de nos nations, indique M. Poda.

Le capitaine Ibrahim Traoré qui ne s’est pas exprimé a fait le tour des stands d’expositions pour encourager les artisans. 

Reporté du cause de la covid-19 en 2020, la 16e édition du SIAO avait été repoussée aux lendemains du coup d’Etat de septembre 2022. 

Sénégal : 1600 milliards de la Bid pour des projets de développement

Le groupe de la Banque islamique de développement (Bid) a pris un nouvel engagement de 1 629,1 milliards CFA à l’intention du Sénégal pour la période 2023-2027.Le Sénégal conforte sa place de première pays partenaire de la Banque islamique de développement (Bid) en Afrique subsaharienne. L’institution financière basée à Djeddah en Arabie Saoudite va allouer une enveloppe de près de 1 700 milliards CFA à Dakar dans le cadre de la nouvelle Stratégie de Partenariat des pays membres. 

La cérémonie de signature de ce protocole d’accord a eu lieu ce vendredi à Diamniadio entre le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Mme Oulimata Sarr, et le président du groupe de la Bid, Muhammad Sulaiman Al Jasser.

« Le présent document énonce la stratégie globale et l’engagement de la BID au Sénégal pour la période 2023-2027 pour une enveloppe de 2,7 milliards de dollars », a indiqué M. Al Jasser, soulignant que ces fonds vont permettre « de renforcer de la sécurité alimentaire, améliorer des infrastructures de soutien au secteur agricole, accroître l’accès au financement et la création d’emplois ».

La Stratégie de Partenariat paraphé par les deux parties contient principalement une analyse et des conclusions sur les enjeux clés du développement du pays, ainsi que les grandes orientations stratégiques définissant les interventions de la Bid en sa faveur dans les cinq prochaines années. Ces éléments sont le fruit d’un dialogue de huit mois entre le Gouvernement du Sénégal et la BlsD, ainsi que de missions de discussions auprès de toutes les parties prenantes, lit-on dans un document remis aux participants.

Saluant l’exemplarité de la coopération entre Dakar et la Bid, Mme Sarr a noté que cette nouvelle stratégie de partenariat est un « instrument de planification en phase avec les priorités nationales du Sénégal ».

La relation entre l’institution financière islamique et le Sénégal est empreinte d’« un dynamisme réel avec un cumul de financements approuvés de près de 4,77 milliards de dollars américains, soit près de 2 862 milliards de FCFA », a soutenu le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Le Maroc pour l’opérationnalisation effective de la ZLECAf

Le Maroc a plaidé devant le Comité des Représentants Permanents de l’Union africaine (COREP) qui poursuit à Addis-Abeba les travaux de sa session préparatoire au prochain Sommet de l’Union, pour l’opérationnalisation effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) comme étant une étape cruciale vers la réalisation de l’intégration régionale du continent.L’Ambassadeur, Représentant Permanent du Royaume auprès de l’UA et la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors d’une réunion du Sous-comité du COREP sur les questions économiques et commerciales, tenue sous la présidence du Maroc, a souligné que l’opérationnalisation de la ZLECAf constitue une étape cruciale vers la réalisation de l’intégration régionale du continent, insistant sur la nécessité de s’appuyer sur les stratégies et les projets pertinents de l’UA afin d’accélérer ce processus.

En effet, l’opérationnalisation de la ZLECAf permettrait d’ouvrir un marché de 1,2 milliard de consommateurs et d’accroitre le commerce intra-africain, en éliminant les barrières tarifaires et non-tarifaires à l’échelle de l’Afrique, a relevé le diplomate marocain.

Ceci va contribuer à créer plus d’opportunités et d’emplois pour les citoyens africains, à développer les chaines de valeur régionales et à renforcer les infrastructures et les bases du commerce intracontinental, a-t-il ajouté.

Arrouchi n’a pas manqué de souligner que, de par sa portée politique et géostratégique, la ZLECAf constitue un accélérateur de la mise en place du marché intérieur africain en vue de parvenir à la création de la Communauté économique africaine prévue par le traité d’Abuja, en 2028.

Cette réunion a également permis de mettre en avant l’importance de l’implication des jeunes, des femmes, de la diaspora africaine et du secteur privé africain dans le processus de mise en œuvre de la ZLECAf.

Le Comité des Représentants Permanents de l’Union africaine avait débuté la semaine dernière à Addis-Abeba, les travaux de sa 45eme session ordinaire préparatoire au prochain Sommet de l’UA prévu en février prochain.

Côte d’Ivoire : 48,78 milliards Fcfa pour le bitumage de l’axe Niakara-Tortiya

En visite dans la Région du Hambol (Nord ivoirien), le vice-président de la République Tiémoko Meyliet Koné, a procédé au lancement des travaux de bitumage de la voie Niakara-Tortiya, longue de 53 Km.Ce sont 48,78 milliards de francs Cfa qui ont été mobilisés par l’Etat ivoirien pour la réalisation de cette voie. Selon Tiémoko Meyliet Koné ces travaux qui seront exécutés sur une période de 24 mois, viennent « concrétiser une autre promesse du chef de l’Etat, Alassane Ouattara ».

Il a fait savoir que ce tronçon vise notamment à « rapprocher davantage les populations du Hambol avec leurs sœurs et frères des régions du Béré et du Poro, en facilitant cette intégration culturelle et socio-économique », lors du lancement des travaux ce 26 janvier 2023.

Le maire de la commune de Niakara, Pierre Koné, a déclaré qu’« un rêve de plus de 50 ans est devenu aujourd’hui une réalité ». Longtemps attendue, cette voie devrait permettre de désenclaver la localité qui regorge de beaucoup de potentialités économiques.

Le ministre de l’Equipement et de l’entretien routier, Amedé Kouakou, a noté que cette route sera à terme prolongée jusqu’à Dikodougou, créant ainsi une liaison directe entre le peuple Tagbanan et le grand peuple Sénoufo dans un cadre d’intégration régionale.

Ce projet aura un impact considérable sur les activités socio-culturelles et économiques de la Région. Le ministre a annoncé que la route sera projetée et consistera en l’aménagement et au bitumage de la route actuelle en une route bidirectionnelle, c’est-à-dire une 2×1 voie.

Chaque voie aura une largeur de 3,5 m à laquelle s’ajoute un accotement de 1,5 mètres en rase campagne et de 2 mètres en traversée d’agglomération, a-t-il dit. De plus, il est prévu la construction d’un pont sur la rivière Bou à la sortie de Tortiya.

Le linéaire total à bitumer y compris les voies d’accès au pont est de 53 kilomètres. La structure de chaussée prévue se compose de 5 cm de béton bitumineux, 18 cm de grave bitume et de 20 cm de Grave non traitée (GNT). La durée de vie minimale de la chaussée sera de 15 ans.

Des aménagements connexes dans les localités traversées seront par ailleurs réalisés pour améliorer la sécurité routière et le cadre de vie des populations telle que le bitumage de 07 Km de voiries, la construction de clôture de centre de santé et école, la construction de forage et la construction de marché le long de la route pour permettre aux commerçants de mener en toute sécurité leurs activités commerciales.

Le Niger réinsère des jihadistes repentis

Plus de 300 ex-combattants du groupe Boko Haram ont pu réintégrer la société nigérienne grâce à un programme de déradicalisation et de formation professionnelle initié par l’Etat selon le Directeur général de l’Administration et de la Décentralisation du ministère de l’Intérieur, Abdoulaye Haidara.Au Niger, la sensibilisation contre les groupes jihadistes à travers les radios communautaires porte ses fruits. Selon le Directeur général de l’Administration et de la Décentralisation du ministère de l’Intérieur, Abdoulaye Haidara, « trois cent vingt combattants » de Boko Haram ont décidé de déposer les armes et entamer un processus de réintégration dans la société.

« Ces résultats sont le fruit d’un long processus qui a débuté au sein des familles des repentis jusqu’à l’administration centrale, en passant par les communautés et les autorités locales », a expliqué M. Haïdara en marge de la Conférence de haut niveau sur la région du Lac Tchad tenue à Niamey du 23 au 24 janvier 2023.

Ces repentis ont répondu à l’appel du gouvernement nigérien qui a promis l’amnistie à tous ceux qui acceptent de déposer les armes.

Ces ex-jihadistes ont bénéficié du programme de déradicalisation et de formation professionnelle initié par l’Etat nigérien depuis 2016 au centre de Goudoumaria (Sud-Est). Ils y sont formés en mécanique, plomberie, menuiserie, couture ou soudure.

A la fin de leur capacitation, des outils leur ont été octroyés pour leur permettre de lancer leur propre activité. Un fonds de roulement leur est également accordé pour leur permettre de développer leur projet.

Pour éviter tout rejet de ces ex-combattants, une enquête de perception est menée auprès des communautés censées les recevoir pour s’assurer que celles-ci sont prêtes à les pardonner et à les accueillir, a expliqué Abdoulaye Haidara.

A en croire ce dernier, seules trois personnes bénéficiaires de ce programme ont fait défection et sont retournées vers Boko Haram où elles ont été tuées par leurs frères d’armes pour trahison.

Le succès rencontré dans cette première phase a encouragé Niamey à le rééditer dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger proche du Mali et du Burkina Faso. Cette immense zone transfrontalière est le théâtre, depuis 2017, d’actions sanglantes de mouvements jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’Etat Islamique (EI).

Somalie: l’IATA se félicite du rétablissement de l’espace aérien

L’Association internationale du transport aérien (IATA) se félicite de la reclassification, après trois décennies, de l’espace aérien au-dessus de la Somalie et de la région environnante en classe A.Cette reclassification a eu lieu le 26 janvier 2023 à 00h01, lorsque les services de contrôle du trafic aérien ont été rétablis de manière opérationnelle dans l’espace aérien, officiellement connu sous le nom de Région d’information de vol (FIR) de Mogadiscio.

Elle couvre la masse continentale entourant la Corne de l’Afrique et s’étend dans l’océan Indien. « La reclassification de la FIR de Mogadiscio en espace aérien de « Classe A » améliorera considérablement la sécurité dans la région et renforcera l’efficacité », a déclaré jeudi Kamil Al-Awadhi, vice-président régional de l’IATA pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

« Cela est dû aux efforts de collaboration de l’équipe de coordination spéciale de l’espace aérien de la Somalie, qui comprend l’Autorité de l’aviation civile, l’IATA, l’Organisation de l’aviation civile internationale, les FIR adjacentes et les compagnies aériennes », a ajouté M. Al-Awadhi.

La reclassification de l’espace aérien et la reprise opérationnelle du contrôle du trafic aérien dans la FIR de Mogadiscio ont été rendues possibles par l’installation et la mise en service d’une infrastructure moderne de radionavigation et d’autres technologies.

Elle fait suite à un essai réussi qui a débuté en mai dernier. « La modernisation de la gestion du trafic aérien et l’amélioration de l’infrastructure de navigation et de communication permettront d’améliorer la connaissance de la situation le long d’un couloir aérien de plus en plus fréquenté et de ses intersections avec les routes reliant de nombreuses régions du monde », a déclaré M. Al-Awadhi.

Tous les vols effectués dans l’espace aérien de classe A doivent être autorisés par le contrôle du trafic aérien, qui est également responsable du maintien de la séparation latérale et verticale entre les aéronefs, indique l’IATA, qui représente quelque 300 compagnies aériennes représentant 83% du trafic aérien mondial.

Burkina : Ce que va toucher chaque VDP

Le gouvernement de la Transition a signé, mercredi 25 janvier 2023, les arrêtés fixant les avantages financiers accordés à chaque supplétif civil de l’armée.Les burkinabé qui se sont engagés aux côtés de l’armée dans la guerre contre les groupes jihadistes seront bien rémunérés. Chaque volontaire pour la défense de la patrie (VDP) bénéficiera d’une prime mensuelle d’opération de 60 000 FCFA pendant la durée de son contrat qui est de 12 mois, renouvelable, selon un arrêté signé par les ministres des Finances, Aboubacar Nacanabo et de la Défense, le Colonel-major Kassoum Coulibaly.

Les auxiliaires de l’armée recevront également une prime d’opération, une prime journalière d’alimentation, une prise en charge de soins de santé, des allocations financières d’invalidité permanente, des frais d’inhumation, une assistance financière aux ayants-droit, et un appui au fonctionnement du groupe communal des VDP.

Une prime alimentaire journalière de 1 500 FCFA est aussi versée à chaque supplétif, pendant sa formation et au cours des interventions auprès de Forces de défense et de sécurité.

Aussi, de la formation à la fin du contrat d’un an, une allocation de soins de santé, estimée à 2 000 FCFA, est accordée mensuellement, à chaque VDP par mois. En cas d’incapacité liée à une blessure sur le front, le VDP perçoit 30 000 FCFA par mois, pendant 5 ans non renouvelable.

En cas de décès, l’Etat octroie à la famille du défunt, des frais d’inhumation à hauteur de 100 000 FCFA. « Les ayants-droit du Volontaire décédé dans l’exercice de sa mission, bénéficient d’une assistance financière d’un montant de 1 000 000 de FCFA en un seul et unique versement », a précisé l’arrêté conjoint.

Le gouvernement a aussi décidé de prendre en charge les VDP communaux. Chaque groupe de 150 combattants perçoit 200 000 FCFA par mois, contre 300 000 FCFA pour le groupe ayant plus de 150 supplétifs.

Le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir en septembre dernier, repose sa stratégie de lutte contre le terrorisme sur les Volontaires pour la défense de la patrie. Il en a fait recruter plus de 50 000 en novembre 2022.

Un Fonds de soutien patriotique d’un montant de près de 100 milliards FCFA a été mis en place pour financer les VDP et leurs équipements. Plus de 370 millions FCFA ont été récoltés, à cet effet, à la date du 25 janvier 2023.

Théâtre de deux coups d’État en huit mois, le pays est occupé à plus de 40% par les groupes armés djihadistes dont les exactions ont coûté la vie à plusieurs milliers de personnes et entraîné le déplacement de près deux millions civils dont des enfants et des femmes.

La Zambie enregistre quatre cas de choléra et un décès

Le pays fait face à une flambée de cas de choléra.La Zambie a enregistré quatre cas confirmés de choléra et un décès alors que l’on craint une épidémie dans la province de l’Est, a annoncé vendredi la ministre de la Santé Sylvia Masebo.

Dans un communiqué, Mme Masebo a déclaré que les cas confirmés et le décès ont été signalés dans le district de Vubwi depuis le 22 janvier.

Sept autres cas suspects font l’objet d’une enquête dans la même région.

« Nous avons jusqu’à présent identifié toutes les personnes en contact avec les cas et établi que les communautés touchées jusqu’à présent comprennent potentiellement jusqu’à 719 personnes dans six villages du district de Vubwi », a déclaré Masebo.

Les villages touchés se trouvent dans les zones d’attraction des centres de santé ruraux de Chikoma, Chipanje, Mbande et Mzigawa, a-t-elle précisé.

Le gouvernement a mis en œuvre son mécanisme de réponse rapide pour faire face à l’épidémie, en dépêchant des responsables de la santé au niveau des districts, des provinces et du pays dans les zones touchées.

Cette annonce intervient un jour après que l’Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre la propagation rapide du choléra en Afrique, dix pays ayant signalé des épidémies à ce jour.

La maladie a fait plus de 1 000 victimes au Malawi voisin depuis mars 2022, tandis qu’un autre voisin, le Mozambique, a connu au moins 16 décès liés au choléra au cours des dernières semaines.

Le choléra est une maladie qui provoque une diarrhée sévère, qui peut être traitée, mais qui peut entraîner la mort par déshydratation si elle n’est pas rapidement combattue – et qui est causée en grande partie par l’ingestion d’aliments et d’eau contaminés par un mauvais assainissement.

Tchad : au moins 20 morts dans un accident routier

Le président de la transition tchadienne, Mahamat Idriss Déby Itno promet des« mesures fortes pour mettre fin à ces tragédies répétitives ».Dans la nuit de jeudi à vendredi, un accident routier survenu entre Abéché et Oum-Hadjer; à l’est de N’Djamena, a fait une vingtaine de mort, selon un bilan provisoire. 

L’accident implique un bus appartenant à l’agence de voyage Abou Islam qui avait à son bord 31 passagers dont le chauffeur et l’apprenti-chauffeur et un gros porteur. 

D’après une source, tombé en panne et garé au bord de la route, le gros porteur n’aurait pas pris le soin d’installer un panneau de signalisation pour prévenir d’un danger, comme l’exige le code de la route. Le chauffeur du bus, roulant à vive allure, est tombé nez à nez avec le camion qu’il n’a pu éviter, raconte notre source. Le choc est tel que toute la toiture du bus est partie en lambeaux et le corps du chauffeur démembré.  

Des secours arrivés d’Abéché ont évacué les blessés parmi lesquels quatre graves. Sorti indemne de cet accident, l’apprenti-chauffeur a pris la fuite, confie notre interlocuteur. 

En février 2022, un accident similaire s’est produit dans le même département de Batha Ouest. Deux bus étaient en collision entre Mangalmé et Oum-Hadjer. Au moins 40 personnes ont été tuées dans cet accident. Ce qui avait amené les autorités en charge de la sécurité routière et de la sécurité publique à interdire les voyages de nuit entre 21heures à 5heures. Mais la mesure a été très vite levée. 

Sur Twitter, le chef de l’Etat tchadien, le Général Mahamat Idriss Deby Itno a réagi, présentant ses condoléances aux familles des victimes. Le président de la transition a également annoncé des « mesures fortes seront prises pour mettre fin à ces tragédies répétitives ».

Une pinasse chavire sur la lagune Ebrié à Abidjan

L’incident s’est produit ce vendredi 27 janvier 2023 entre 6h07 et 6h30 (GMT, heure locale) sous le pont Félix Houphouët-Boigny, à la suite d’une « panne de moteur » de la pinasse.La pinasse « Espérance 2 » s’est renversée avec à son bord plus d’une centaine de personnes. Les premiers résultats avancés indiquent « 110 passagers et trois membres d’équipage sauvés », avec probablement « aucune perte en vue humaine ». L’on enregistrait dans la foulée un blessé léger pris en charge. 

La panne de moteur est survenue au niveau l’Ecole des douanes ivoiriennes, alors que la pinasse quittait Abobo-Doumé, un quartier de Yopougon, une commune populaire dans l’Ouest d’Abidjan, pour la cité de Treichville, dans le Sud de la capitale économique ivoirienne.

Grâce à un bateau-bus de la SOTRA, une société publique opérant sur le plan lagunaire abidjanais, les premiers secours ont été apportés aux passagers de la pinasse qui ont eu la vie sauve, ainsi qu’avec l’aide de plongeurs et des éléments de la police maritime.

Les services techniques d’enquête et les inspecteurs de la police maritime étaient sur les lieux pour déterminer les causes réelles des circonstances de l’accident en vue de situer les responsabilités.

Un bateau a coulé dans la lagune Ebrié, en mars 2022, au niveau de la Caréna au Plateau, lors d’une opération de retrait d’un navire sur un dock. Le bateau ayant subi un dommage avait coulé, mais aucune perte en vie humaine n’avait été déplorée.

Guinée: « Toumba n’est coupable de rien » (famille)

Plus de quatre mois après l’ouverture du procès des massacres du 28 septembre 2009, le père de Aboubacar Sidiki Diakité, un des principaux accusés, a brisé le silence.Chez lui à Béhanzin, un quartier de la commune de Matoto, dans la périphérie de Conakry, Mamadi Diakité, reçoit ce jeudi 26 janvier un groupe de journalistes dans un cadre sobre. Le vieil homme, colonel de l’armée à la retraite et ancien garde du corps du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré, tue le temps dans un hamac, s’amusant avec ses petits-fils. Une façon pour lui d’oublier sommairement le « triste » sort de son fils.

gé de plus de 80 ans, Mamadi Diakité est le père d’Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, l’un des principaux accusés du massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom. Le procès se tient devant le tribunal criminel de Dixinn, à Conakry et voit défiler une dizaine d’accusés, dont l’ancien président de la junte, Moussa Dadis Camara dont l’interrogatoire a pris fin mardi 25 janvier.

Ancien aide de camp de ce dernier, Toumba Diakité a comparu en octobre dernier et nié être le cerveau des événements tragiques du 28 septembre qui ont fait 157 morts et une dizaine de femmes violées, selon un décompte des Nations unies.

Son père qui suit le procès de loin devant son poste téléviseur n’en est pas moins convaincu. « Toumba est présenté comme l’ennemi du peuple, tout le monde rejette la faute sur lui pour dire qu’il a tiré, seul Dieu sait, mais il n’est pas coupable. Il ne ferait jamais ça », tente-t-il de convaincre. « Jamais au grand plus grand jamais, mon fils n’est pas coupable », insiste le vieil homme.

Pour disculper son fils, il s’appuie sur les traits de caractère de cet accusé qui est « quelqu’un de véridique » et « respectueux de la vie humaine ». En effet, plaide M. Diakité, l’ancien aide de camp de Dadis Camara a « démontré depuis le début de sa comparution » qu’il n’est en rien mêlé à ce qu’on lui reproche.

Indiquant qu’il fait confiance aux « juges de ce tribunal » qui sont des « personnes réfléchies », l’octogénaire croise toutefois les doigts en priant « Dieu » pour qu’il « sauve » son fils.

Sénégal : un ancien chef du parquet répond à Ousmane Sonko

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA titrent principalement sur la sortie de l’ancien chef du parquet au tribunal de Dakar, Serigne Bassirou Guèye, pour répondre aux accusations de l’opposant Ousmane Sonko depuis l’éclatement de l’affaire de mœurs intitulée « Sweet Beauté ».Le Quotidien indique que l’ancien procureur de la République Serigne Bassirou Guèye est allé « à la barre » pour répondre aux accusations de l’opposant Ousmane Sonko dans l’affaire de mœurs intitulée « Sweet Beauté » et dans laquelle le leader du parti Pastef, troisième avec plus de 15% des suffrages à la dernière présidentielle, est accusé de viols et menaces de mort par la jeune masseuse Adji Sarr.

Le maire de Ziguinchor (sud), renvoyé récemment devant la chambre criminelle, a toujours soutenu que cette affaire est « un complot politique », impliquant entre autres l’ancien chef du parquet de Dakar qui a dirigé l’enquête préliminaire, dans le but d’invalider sa candidature pour l’élection présidentielle de 2024.

Cependant, le magistrat a affirmé hier, face à la presse, qu’« Ousmane Sonko ne connaît pas son dossier, c’est la politique qui l’intéresse. Je le défie de publier le vrai rapport de la gendarmerie ». Pour Le Soleil, « Serigne Bassirou Guèye clarifie et avertit ». « Si je dois revenir, ce sera avec d’autres éléments », a-t-il ajouté.

Après avoir assisté au point de presse de l’ancien procureur devenu président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), L’Observateur voit un « avis de tempête » et une « marée Bass dangereuse pour Sonko ». « Le devoir, ma formation et mon éducation m’ont imposé le silence tout ce temps. Mais j’ai de la famille, des amis, des collègues et des supérieurs qui me mettent la pression et attirent mon attention sur le fait que personne ne me défendra si je ne le fais pas moi-même », a argué M. Guèye.

L’ex-Premier ministre Aminata Touré, déchue de son poste de député, a également fait face à la presse hier et « engage la résistance » contre Macky Sall et son pouvoir, selon Sud Quotidien. « Dans ce combat, j’y laisserai mon dernier souffle, s’il le faut, car avec lui, je m’attends à tout », a-t-elle dit alors que « la majorité parlementaire nie toute violation de la loi » en l’excluant de l’Assemblée nationale. En revanche, « les organisations féminines de la société civile dénoncent un musèlement du leadership féminin ».

En football, Stades affirme que le Sénégal et la Mauritanie qui s’affrontent ce vendredi soir en Algérie vont jouer « une place pour les demi-finales » du Championnat d’Afrique des nations (Chan), une compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats de leur pays. Pour gagner cette rencontre, le technicien Badara Sarr estime que le Sénégal doit « répondre au défi physique et être efficace devant ».

L’objectif des Lions est de « gagner et faire plaisir au peuple sénégalais », affirme le sélectionneur Pape Thiaw. Toutefois, « nous voulons continuer à rêver », a prévenu son homologue franco-comorien de la sélection des Mourabitounes, Amir Abdou.

Côte d’Ivoire : des travaux routiers de plus de 44 milliards Fcfa lancés

Le vice-président de la République, Tiemoko Meyliet Koné a procédé ce jeudi 26 janvier 2023, à Dabakala (Nord), au lancement des travaux de bitumage de la voie Dabakala -Satama Sokoro.Le lancement de ces travaux d’infrastructures routières s’est fait, en présence d’un parterre de personnalités, dont le Premier ministre Patrick Achi et des populations sorties nombreuses pour assister à l’évènement.

Ces travaux s’inscrivent dans une politique inclusive de développement du chef de l’État, qui met un point d’honneur sur les infrastructures, en particulier, les routes afin de relier les différentes régions et départements du pays, faciliter le commerce et améliorer les conditions de vie des populations.

Selon le vice-président ivoirien, les travaux de bitumage Dabakala -Satama Sokoro d’un coût de plus de 44 milliards F CFA constituent la concrétisation d’une promesse du chef de l’Etat faite lors des travaux de lancement de bitumage de Bouaké-Satama Sokoro- Santama Sokoura en novembre 2019.

Meyliet Koné a exhorté le ministre de l’Equipement et de l’entretien routier, Amedé Koffi Kouakou, a veiller à la qualité des travaux qui seront effectués afin d’offrir dans 24 mois, une route d’excellente qualité aux populations.

Le ministre de l’Equipement et de l’entretien routier, Amedé Koffi Kouakou, a expliqué ce jeudi 26 janvier 2023 à Dabakala, lors du lancement des travaux de bitumage de la voie Dabakala – Satama Sokoro, que cette section routière constitue une voie stratégique pour la Région.

Le projet, dira-t-il, sera réalisé grâce à un financement de l’Etat de Côte d’Ivoire pour un montant de 44, 434 milliards Fcfa et la durée des travaux est de 24 mois. Le tronçon permettra de relier les peuples Djamala et Djimini d’une part, et d’autre part assure la liaison vers les régions du Gbêkê (Centre) et du Tchologo (Nord).

La réalisation de cet itinéraire procurera à n’en point douter, des avantages socio-économiques indéniables pour les usagers grâce à la réduction du temps de parcours, du coût d’exploitation véhicules et du coût du transport.

Ces voies permettront, par ailleurs, aux populations de la Région d’écouler facilement leurs productions vers les centres de commercialisation et rentabiliser leurs investissements », a-t-il fait observer.

M. Amedé Koffi Kouakou a relevé que cet axe vertical Dabakala – Satama Sokoro d’une longueur de 56 Km est le chaînon manquant de la route Bouaké-Kong dont la section Kong-Dabakala est en cours de réalisation.

En outre, l’aménagement du projet prévoit une route bidirectionnelle c’est-à-dire une 2×1 voie. Chaque voie aura une largeur de 3,5 m à laquelle il faut ajouter des bandes d’arrêt d’urgence de 1,5 m en rase campagne et de 2 m en traversée d’agglomération, a-t-il précisé.

La durée de vie minimale de la chaussée sera de 15 ans, a fait savoir le ministre, annonçant qu’il est prévu des aménagements connexes dans les localités traversées, dont 8 Km de voiries, la construction de forages et de clôtures d’écoles et de centres de santé.

Pour la réalisation des travaux, le choix a été porté sur l’entreprise Score dirigée par un jeune entrepreneur Ivoirien. Le ministre Amedé a réitéré l’engagement de l’État à fournir des infrastructures routières de qualité aux populations.

Ce sont environ 1.000 Km de routes en renforcement actuellement et 1.922 Km de routes neuves en cours dans le pays, a indiqué le ministre Amedé Kouakou, tout en exhortant les populations à accompagner le gouvernement dans la réalisation de ces projets.

Côte d’Ivoire: Eranove et IFE en partenariat pour booster l’employabilité

En faveur de la mise en place de Eranove Academy, une cérémonie de signature de convention et de partenariat entre Eranove et Facilité d’investissements pour l’emploi (IFE) s’est tenue, ce jeudi 26 janvier 2023, à la Maison de l’Entreprise au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan.Le groupe Eranove est actif dans la gestion des services publics et la production d’eau et d’électricité dans plusieurs pays en Afrique. En consortium avec trois entreprises basées en Côte d’Ivoire, l’entreprise a développé un programme visant à former des ingénieurs et des cadres industriels sur le continent.

Il s’agit pour le groupe de les qualifier en vue d’exercer des métiers très demandés et de leur donner une solide formation technique, mais aussi des connaissances en gestion, techniques commerciales et marketing.

Le directeur général du Groupe CIE-SODECI, Ahmadou Bakayoko, a fait savoir que dans un souci majeur d’avoir un personnel qualifié, sa structure a mis en place le centre de métiers de la CIE, qui a permis de former plus de 5.000 collaborateurs depuis sa création en 2014.  

Au niveau de la SODECI, il a relevé qu’un centre des métiers d’eau construit sur plus de 6 hectares, a à son actif plus de 2.000 jeunes formés cette année au profit du secteur et de l’entreprise. Ce qui, au cumul, nous renvoie à plus 10.000 collaborateurs formés en 15 années de formation continue.

« C’est pour dire que nous avons un historique de formation aux métiers assez important au sein du Groupe CIE-SODECI. Donc grâce à ce partenariat nous allons pouvoir développer les potentiels de nos centres de métiers », s’est-il prononcé.

M. Marc Alberola, le directeur général de Eranove a souligné que ce partenariat vise à offrir une  formation en vue d’un personnel qualifié pour l’industrie africaine. Et ce, du fait que la pénurie de main-d’œuvre qui contribuerait à freiner le développement des infrastructures continentales.

Poursuivant son propos, il a précisé que dans de nombreux pays africains, le développement des infrastructures peine à suivre la croissance de la population et de l’industrialisation croissante. C’est pourquoi, des investissements massifs sont nécessaires dans l’approvisionnement en électricité, le traitement et l’élimination de l’eau, la digitalisation et de nombreux autres secteurs.

Le développement des infrastructures n’est pas seulement une question de financement puisqu’il s’agit avant tout de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée permettant de planifier, construire et d’exploiter les installations, a-t-il poursuivi.  

Cela vaut également pour les énergies renouvelables. « Notamment, les entreprises industrielles d’Afrique de l’Ouest déplorent régulièrement le manque de ressources humaines hautement qualifiés dans les métiers techniques », a -t-il conclu en ces termes.

Quant à Anké Afflerbach, directeur général de l’IFE, il a confié que sa structure assure le cofinancement de projets d’investissements à forts impacts sur la création d’emplois en recherchant une allocation optimale des financements disponibles aux projets présentant un potentiel élevé de succès.

La Facilité d’investissements pour l’emploi (IFE) est un mécanisme d’investissement créé par la KFW, le Banque de développement allemande, dans le cadre de l’initiative spéciale Emploi décent pour transition juste du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et de développement (BMZ), a-t-elle expliqué.

C’est pourquoi Mme Anké Afflerbach mentionnera que la sélection des projets repose sur un processus de candidature compétitive qui donne la priorité aux propositions de haute qualité, mûres et prêtes à être exécutées. La facilité ne finance que les projets qui ont des chances réalistes d’être mis en œuvre.

Côte d’Ivoire : octroi de 40 minibus à des transporteurs

Ces engins, sortis tout droit de l’usine d’assemblage de Sotra Industries, participent du projet de renouvellement du parc auto ivoirien.Ces minibus ont été remis ce jeudi 26 janvier 2023 à des transporteurs d’Abobo et de Yopougon, dans le District d’Abidjan, en présence du ministre des Transports, Amadou Koné et de son homologue de la Solidarité et la lutte contre la pauvreté, Mme Belmonde Dogo.

En remettant cette dotation, le ministre des Transports a décliné les objectifs poursuivis, entre autres l’amélioration de l’offre de transport, la lutte contre la pollution de l’environnement et l’insécurité routière, ainsi que la création d’emplois et de richesses.

« En effet, elle marque, dans le cadre du Projet de Renouvellement du Parc Automobile, un important acte additionnel d’amélioration des conditions de mobilité des populations », a-t-il ajouté.

Le ministre Amadou Koné s’est dit heureux de remettre à ces acquéreurs ces 40 véhicules au nom du gouvernement, tout en incitant les autres acteurs du transport à saisir les opportunités offertes par l’Etat pour professionnaliser le secteur.

Il n’a pas manqué de rappeler l’ambitieux programme de modernisation du système des transports en Côte d’Ivoire, axé sur la construction d’infrastructures routières, le rajeunissement du parc automobile, l’offre de transport de masse de qualité et la sécurité routière.

Cela, soulignera-t-il, a conduit le 10 janvier 2022, à la réception par le Premier ministre Patrick Achi, de l’unité de montage des véhicules Iveco par Sotra Industries, un pas qui marque le début de l’ère de l’industrialisation de la construction automobile en Côte d’Ivoire.

Ce programme de rajeunissement du parc auto ivoirien a permis d’enregistrer un accroissement des ventes de véhicules neufs de 20% l’an pour atteindre 26% en 2020 et 56 % de croissance de mise en circulation de véhicules neufs en 2022, selon la direction générale des douanes.

« Ici et maintenant, je voudrais lancer un appel à l’endroit des entreprises bénéficiaires de véhicules minibus de type Gbaka ; dans le cadre du Projet de Renouvellement du Parc Automobile ivoirien afin qu’elles intègrent, absolument et nécessairement, les méthodes de gestion rigoureuses et modernes, de suivi, de contrôle et de supervision de ces véhicules », a-t-il dit.

Il a insisté sur le fait pour les transporteurs de « garantir le niveau de qualité exigé par les services du ministère des Transports, en termes d’aspect général des véhicules, d’accueil des clients, de respect du code de la route, et de la réglementation en vigueur ».

Le ministre a, en outre, invité ces acteurs à faire de cette phase pilote une réussite afin que d’autres personnes ou entités puissent en bénéficier après eux. Retenons que c’est sur un appel à candidatures que cette liste de bénéficiaires a été arrêtée. Il a annoncé la tenue d’États généraux dans le mois de février.

Charles Blé Goudé reçu en audience par Bédié à Daoukro

L’ex-leader des « Jeunes patriotes », à la tête d’une délégation, a décliné les raisons de sa visite au chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), dans sa ville natale, à Daoukro (Est), à l’issue de leurs échanges.« Depuis que je suis venu, le 26 novembre 2022, nous sommes dans une démarche de reconnaissance », a déclaré ce jeudi 26 janvier 2023 le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep, opposition), Charles Blé Goudé.

Pour Charles Blé Goudé, le président Bédié ayant perdu son neveu, lui et son équipe sont venus d’abord pour « pleurer » avec lui. Ensuite. Ensuite, c’est le nouvel an et c’est l’occasion de lui présenter les vœux pour la nouvelle année.

Il a rappelé que quand il était dans le quartier pénitentiaire de Scheveningen à La Haye, le chef du Pdci a dépêché son directeur de Cabinet pour lui apporter son « soutien moral ». De même que le secrétaire exécutif du Pdci, Kakou Guikahué, qui a été aussi dépêché auprès de lui.

« Je suis venu lui dire merci, merci d’avoir été à mes côtés en ces temps difficiles où je ne savais même pas à quoi m’accrocher, mais il a été là », a-t-il dit, ajoutant être aussi venu « prendre conseil auprès du président Bédié », l’ancien chef d’Etat ivoirien.

De retour au pays, Blé Goudé s’est inscrit dans « une démarche de reconnaissance ». Dans cet élan, il a eu un entretien avec le leader du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, pour le remercier pour son soutien dans l’épreuve judiciaire, lors d’une visite au siège du FPI à Abidjan.

Il a rencontré plusieurs personnalités politiques, mais ne s’est pas encore entretenu, à Abidjan, avec son mentor l’ancien président Laurent Gbagbo, son co-accusé dans l’affaire de crimes contre l’humanité perpétrés lors des violences postélectorales de 2010-2011.

Le président du Cojep a sollicité une audience aux fins de rencontrer l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo, le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), mais il attendre toujours le retour de son courrier. Selon le porte-parole du PPA-CI, Katinan Koné, pour voir son « père », Blé Goudé peut joindre M. Gbagbo sans passer par le moyen d’un courrier. 

Taxé de trahir la lutte par des partisans de Laurent Gbagbo, pour n’avoir pas rejoint le PPA-CI, Charles Blé Goudé affiche ainsi sa volonté de tracer son propre chemin politique afin d’éviter les batailles et querelles autour de la succession de M. Gbagbo.

Niger : belle moisson du Fongip à Niamey

Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) du Sénégal a obtenu une ligne de garantie de portefeuille de 15 milliards CFA du Fonds de Solidarité Africain (FSA).Trois mois après la signature d’un accord-cadre entre le Fonds de Solidarité Africain (FSA) et le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip), les deux entités ont signé, ce jeudi 26 janvier à Niamey au siège du FSA, une convention d’une ligne de garantie de 15 milliards CFA.

Cette ligne de garantie va être exécutée en co-garantie (Fongip/FSA) et en garantie seule du FSA. Elle donnera à l’institution sénégalaise les moyens d’intervenir : en couverture dans des secteurs d’activités initialement exclus de son champ d’intervention, mais qui sont éligibles aux critères du FSA. Elle lui permettra aussi de soutenir des dossiers qui nécessiteraient une garantie supérieure à la quotité d’intervention de 50 % ; des soumissions dont le montant de couverture sollicité en garantie dépasserait la limite d’intervention du Fongip, fixée à 500 millions FCFA et sur des dossiers des grandes entreprises.

« En acceptant d’allouer, dans un premier temps, au FONGIP une ligne de garantie de portefeuille de quinze milliards (15.000.000.000) de Francs CFA destinée à l’accompagnement des grandes entreprises et PME/PMI sénégalaises, le FSA compte jouer sa partition dans la relance de l’économie sénégalaise », s’est réjoui Thérèse Faye Diouf, l’Administrateur Général du Fongip.

Mme Faye a assuré de l’engagement de son équipe et d’elle-même à ne ménager aucun effort dans la gestion de cette ligne de garantie.

Le Maroc et le Bahreïn signent six accords de coopération bilatérale

Six accords bilatéraux de coopération couvrant de nombreux domaines ont été signés, jeudi à Manama, entre les royaumes de Bahreïn et du Maroc, à l’occasion de la tenue de la cinquième session de la Haute commission mixte.Cette session a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita et son homologue bahreïni Abdullatif bin Rashid Al Zayani.

Le premier accord porte sur un mémorandum d’entente concernant la coopération industrielle, et vise à développer la coopération industrielle entre les deux pays, notamment dans les domaines de la politique industrielle, des structures d’accueil industrielles, des cahiers des charges, de la promotion de la qualité et de la propriété industrielle et commerciale.

L’accord englobe l’échange d’expériences et d’expertise dans le domaine de la planification et de la mise en œuvre de la politique industrielle, le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les secteurs public et privé, l’encouragement de la coopération entre les instituts de formation et le renforcement des capacités afin d’encourager le transfert de connaissances et d’expertise dans le domaine industriel.

Quant au second accord, il porte sur un protocole d’accord de coopération dans les domaines de la normalisation et des marques de conformité aux spécifications normatives.

Dans le cadre de ce mémorandum, les deux parties encouragent l’action commune, les consultations et l’échange d’informations et d’expériences acquises entre elles dans les domaines de la normalisation et des marques de conformité à travers l’échange et l’unification des spécifications normatives en vigueur dans les deux pays, sur la base des normes arabes et internationales, et l’harmonisation des normes en vigueur dans les deux pays.

Le mémorandum vise à supprimer les obstacles techniques au commerce et à encourager les acteurs économiques de chaque pays à participer aux activités de normalisation dans l’autre pays.

Un protocole d’accord a également été signé dans le domaine de la coopération commerciale, visant à établir un cadre approprié pour accroître et diversifier le volume des échanges commerciaux entre les deux parties conformément aux lois et règlements en vigueur dans les deux pays.

Le mémorandum sera mis en œuvre à travers la conception et l’exécution de programmes efficaces, le renforcement de la coopération entre le secteur privé en encourageant les milieux d’affaires des deux pays à établir des partenariats commerciaux, l’appui à la création d’un conseil d’affaires conjoint et le renforcement de la coopération entre les chambres de commerce, d’agriculture, d’industrie, des services et les agences de développement du commerce des deux pays.

Le quatrième accord porte sur un mémorandum d’entente dans le domaine de la protection des consommateurs, qui vise à fixer le cadre général de coopération et de coordination entre les deux parties dans le domaine de la protection des consommateurs, à travers l’échange de législations relatives à la consommation dans les deux pays.

Selon l’accord, des programmes de formation conjoints seront développés au profit des consommateurs, et des canaux de communication seront établis entre les structures de la société civile des deux pays, en plus de l’échange des données sur les produits importés les plus importants qui sont saisis et qui constituent une menace pour la santé du consommateur.

Quant au cinquième accord, il concerne un programme exécutif d’un mémorandum d’entente dans le domaine de l’artisanat.

Ce programme exécutif vise à renforcer la coopération à travers la revitalisation et la valorisation des produits d’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, l’échange d’expériences et du savoir-faire, et le développement du partenariat entre les deux pays dans le domaine de la formation des artisans.

Le dernier accord porte sur un programme exécutif pour l’accord de coopération dans le domaine des Habous et des affaires islamiques pour les années 2023-2024.

Ce programme vise à échanger les expertises et les expériences, ainsi qu’à rapprocher les positions des deux pays lors de conférences et de réunions officielles, et à travailler sur l’échange d’idées et d’informations concernant les moyens de faire face aux idées d’extrémisme et d’intolérance, et œuvrer à la promotion et à la diffusion des valeurs de tolérance en montrant l’image rayonnante de l’islam à l’étranger.

L’armée ivoirienne lance un nouveau test de recrutement

Dans une note officielle, le ministère d’Etat, ministère de la Défense annonce le recrutement de sous-officiers et militaires du rang spécialistes des domaines techniques et technologiques.Selon les modalités et conditions de candidature, les postulants devront être âgés de 18 ans au moins et de 26 ans, au plus, au 31 décembre 2023 et avoir une taille minimale de 1,65 pour les hommes et 1,60 m pour les femmes.

En outre, ils doivent être médicalement et physiquement aptes. Les préinscriptions en ligne sont prévues du 06 au 16 février 2023 et les inscriptions et dépôts des dossiers au Bureau concours de l’Etat-Major général des armées du 06 au 25 février 2023.

La note renseigne que les détails des profils recherchés et les qualifications requises sont consultables sur le site web du Bureau concours qui sera mis en service le lundi 30 janvier 2023:
https://bureauconcours.armees.gouv.ci

Les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) ont organisé, il y a quelques jours, des tests de présélection en vue de créer un vivier de potentiels personnels de l’armée de l’air. Ces tests ont eu lieu du 16 au 21 janvier 2023 à la Base aérienne d’Abidjan.

Rwanda : le Fmi salue les efforts contre le changement climatique

La directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Kristalina Georgieva, actuellement au Rwanda pour une visite de travail de trois jours, a salué la contribution du pays d’Afrique de l’Est à la lutte contre le changement climatique.La patronne du Fmi cherche à approfondir les programmes de financement climatique pour les pays en développement de la région par le biais de son nouveau Fonds pour la résilience et la durabilité (RST), indique-t-on à Kigali.

Cette initiative vise à aider les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire vulnérables à renforcer leur résilience face aux chocs extérieurs et à assurer une croissance durable, contribuant ainsi à la stabilité de leur balance des paiements à long terme.

Mme Georgieva a décrit le Rwanda comme le premier pays africain à accéder à la facilité de financement du FMI pour renforcer la résilience au changement climatique.

Elle a déclaré que, grâce à cette facilité qui vise à fournir un financement à long terme et à faible coût aux pays en développement, le Rwanda a obtenu 319 millions de dollars pour soutenir les initiatives de lutte contre le changement climatique.

Le coût total estimé pour les mesures d’atténuation des contributions déterminées au niveau national par le Rwanda jusqu’en 2030 est estimé à environ 5,7 milliards USD, et à plus de 5,3 milliards USD pour les priorités d’adaptation, ce qui représente un besoin de financement combiné d’environ 11 milliards USD.

Fumage de poisson : des Maliens s’imprègnent de l’expertise ivoirienne

Une délégation malienne, en visite au débarcadère Mohammed VI de Locodjro, s’imprègne de l’expertise des mareyeuses et des transformatrices dans le fumage de poissons avec les Fours FTT.Ce voyage d’échanges d’expériences a été organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il se veut un outil de vulgarisation et de dissémination des bonnes pratiques en matière de fumage de poisson pour garantir des produits de qualité et la santé des populations.

Selon M. Koné Aboubakar, administrateur national du projet Initiative pêche côtière – Afrique de l’Ouest (IPC-AO), en Côte d’Ivoire, ce projet a également pour objectif d’accompagner les acteurs de la pêche artisanale afin d’améliorer leurs conditions de travail.

Le four FTT est un système bâti sur les acquis des modèles de fours améliorés existants et qui sont déjà largement adoptés sur le continent africain, tel le Chorkor. Il est né des efforts collaboratifs entre la FAO et l’Institut de formation CNFTPA du Sénégal.

Il comprend un four à braise, une plaque à graisse, un générateur de fumée, et un répartiteur d’air. Cette technique est une réponse au besoin d’améliorer les opérations de séchage et de fumage de poisson à petite échelle.

M. Koné Aboubakar a fait observer que le fumage des poissons au four FTT améliore la qualité du poisson en évitant les produits cancérigènes appelés HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) contrairement au four traditionnel qui expose la santé des consommateurs à des maladies.

Pour démocratiser ces bonnes pratiques, la FAO, au niveau de la Côte d’Ivoire fait venir au débarcadère Locodjro des mareyeuses de Sassandra, une cité balnéaire du Sud-ouest ivoirien. Aussi, des femmes de Locodjro ont-elles fait le déplacement pour un échange d’expériences au Sénégal, où les fours FTT ont été mis au point. 

Transformatrice de produits halieutiques, Sana dite Wony Tiéminta, directrice d’un centre de formation en pisciculture au Mali et membre de l’Union nationale des femmes intervenant dans la filière de la pêche, se félicite de cette initiative de la FAO.

« On a eu l’impression d’être à l’école. C’est une chose d’apprendre les connaissances dans un cahier, c’en est une autre de les pratiquer sur terrain. D’ores et déjà, on a le sentiment d’avoir une solution dans nos bagages pour retourner au pays », a dit Wony Tiéminta.

« Au Mali, aujourd’hui, nous avons énormément de problèmes, surtout pour l’exportation du poisson fumé à cause du taux élevé de HAP dans nos produits », renseigne Sana qui pense que le système de four FTT « est la solution à nos problèmes au Mali ».

Elle propose qu’il serait judicieux de faire venir à Abidjan les jeunes artisans Maliens pour apprendre la technique d’installation des fours FTT, car au regard des défis dans la transformation des produits halieutiques, « c’est une synergie qui s’impose d’elle-même ».

Au Mali, rapporte-t-elle, « c’est principalement les fours traditionnels qui sont utilisés et il y a quelques années il y a eu les fours Chorkors ». Sinon, généralement, « nous utilisons les insecticides et des produits chimiques pour maintenir le poisson fumé en état pour la conservation ».

Avec cette pratique, « on a de la peine à exporter ce poisson fumé », confie Wony Tiéminta. Cette visite facilitée par la FAO Mali et s’inscrivant dans le cadre de l’appui institutionnel au gouvernement, vient lui donner un moyen pour avoir des produits compétitifs sur le marché régional.

Dr Kossobo Abdoulaye Aziz, co-consultant technique dans la coordination du projet à la FAO Mali, relève que cette visite intervient dans le cadre d’un projet intitulé promotion des normes et codes d’usage dans la filière poisson fumée et la documentation des potentiels et faits positifs sur d’autres filières.

Ce projet est financé par le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce. Initiative conjointe de l’OMS et de la FAO, il a pour objectif la fourniture d’équipements et le développement des capacités locales dans le suivi des contaminants en matière de denrées alimentaires. 

Le Bureau de la FAO du Mali a mis en œuvre le projet MTF/MLI/063/STF relatif à la sécurité sanitaire des produits halieutiques mis à la consommation humaine. Ce projet a permis de relever d’importants niveaux de pertes post-captures et de résidus de contaminants chimiques notamment les HAP dans les produits fumés.

À la suite des échanges du comité national de pilotage de ce projet tenu le 06 juillet 2022 à Bamako, les membres ont recommandé une visite de partage d’expérience en Côte d’Ivoire pour observer des modèles de fours améliorés de fumage des poissons.

L’objectif global de cette mission qui se déroule du 24 au 28 janvier 2023 est de capitaliser les leçons apprises auprès des transformatrices ivoiriennes utilisant les fours FTT ou d’autres fours ou techniques de transformation-conservation du poisson, et de partager les bonnes pratiques à répliquer au Mali.

L’équipe du projet Initiative Pêches Côtière de la FAO Côte d’Ivoire a organisé durant cette visite, une séance de démonstration de fumage de poisson avec les fours FTT. Cette démonstration a été assurée par les transformatrices de Locodjro au profit des transformatrices de poissons du Mali.