Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 10 sur 226

Agadez : 500 jeunes diplômés pour dynamiser l’économie locale

À Agadez, carrefour historique des échanges et des cultures, l’espoir a désormais un visage technique. En effet,  lundi 29 décembre 2025, la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Laya a vibré au rythme de la cérémonie de clôture d’une session de formation professionnelle d’envergure. Portée par le Conseil Communal de la Jeunesse (CCJ/AZ), cette initiative transforme durablement le paysage de l’emploi local.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Agadez : une coalition pour l’avenir de la jeunesse

Ce projet ambitieux est le fruit d’une synergie exemplaire. Sous l’impulsion du CCJ d’Agadez, avec l’expertise technique de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le financement du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (United Nations Peacebuilding), une réponse concrète a été apportée aux défis de la région.

Pendant plusieurs mois, 500 jeunes, incluant une composante solidaire de 100 migrants, ont suivi des cursus intensifs dans des secteurs porteurs. Par ailleurs, l’objectif était de transformer le potentiel de cette jeunesse en une force de frappe économique.

 

Des métiers d’avenir pour une autonomie réelle

Ainsi, la formation ne s’est pas limitée à de la théorie. Les bénéficiaires ont acquis des compétences pratiques dans cinq domaines stratégiques, essentiels au développement urbain et économique d’Agadez :

  • Couture et stylisme : pour dynamiser l’artisanat local.
  • Plomberie et électricité bâtiment : pour répondre aux besoins croissants de l’urbanisation.
  • Menuiserie métallique : un secteur clé pour l’infrastructure et la sécurité.
  • Informatique : pour connecter la jeunesse aux opportunités de l’ère numérique.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Bien plus qu’une formation : un rempart contre l’instabilité

Au-delà de l’apprentissage technique, ce programme est une arme puissante contre les fléaux qui menacent la région. En offrant des alternatives concrètes à la migration irrégulière, le CCJ d’Agadez et ses partenaires s’attaquent aussi à la racine du désespoir. En luttant contre le chômage, ils réduisent également  la vulnérabilité des jeunes face aux réseaux d’exploitation.

L’inclusion est également au cœur du projet. Une attention particulière a été portée à l’intégration des femmes et des personnes vulnérables, garantissant que personne ne soit laissé sur le bord du chemin du développement. En mélangeant jeunes locaux et migrants, le projet renforce le tissu social, faisant de la cohabitation un moteur de paix et de fraternité.

 

Agadez : un modèle de développement local

Cette cérémonie à la MJC Laya marque le début d’une nouvelle vie pour ces 500 diplômés. Munis de leurs certificats et de leurs nouvelles compétences, ils sont désormais prêts à intégrer le marché du travail ou à créer leurs propres micro-entreprises.

Agadez prouve une fois de plus que lorsque la jeunesse, les autorités locales et les partenaires internationaux s’unissent, il est possible de bâtir un avenir inclusif. Ce projet ne se contente pas de donner des outils ; il redonne de la dignité et une perspective d’avenir à toute une génération.

Ingall : un accueil mémorable pour le Sultan de l’Aïr, nouveau Président de l’ACTN

La commune rurale d’Ingall a vibré, ce mardi 30 décembre 2025, au rythme d’une ferveur populaire exceptionnelle. De retour de Maradi et Niamey, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, Sultan de l’Aïr, a été accueillie en véritable héros par une population mobilisée pour célébrer son élection à la tête de l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN).

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une mobilisation historique au cœur de l’Azawak

Dès les premières lueurs du jour, Ingall s’est parée de ses plus beaux atours. À l’initiative du bureau local de l’Association des Chefs Traditionnels d’Ingall, présidé par l’honorable Ahmoudou Ghaliou, une foule immense a convergé vers l’entrée de la ville. Autorités administratives locales, chefs de groupements, responsables des services techniques et citoyens de tous horizons se sont unis pour rendre hommage à leur Sultan.

Accompagné d’une forte délégation de chefs traditionnels venus des régions de Tahoua et de Maradi, le Sultan a traversé une haie d’honneur, symbole de la fierté et de l’unité des populations de l’Aïr et de l’Azawak. Cet accueil n’était pas seulement une célébration de la personne, mais un acte de reconnaissance envers l’institution coutumière, pilier de la société nigérienne.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un discours de paix et de refondation

À la tribune officielle d’Ingall, l’émotion était palpable. En prenant la parole, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou a d’abord tenu à exprimer sa profonde gratitude envers ses pairs qui lui ont confié les rênes de l’ACTN. Il a ensuite délivré un message fort, articulé autour de trois piliers essentiels : « Paix, Sécurité et Cohésion sociale ».

S’inscrivant pleinement dans la dynamique nationale, le nouveau Président de l’ACTN a lancé un appel vibrant à la population d’Ingall, à l’ensemble des Nigériens et à la diaspora. Il a également invité chaque citoyen à devenir un acteur engagé de la Refondation du pays, menée sous la conduite éclairée du Général d’Armée Abdourahmane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Gouvernorat d'Agadez
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Sultan de l’Aïr : le garant de l’harmonie sociale

Conscient des défis qui l’attendent, le Sultan a promis d’œuvrer sans relâche, en étroite collaboration avec tous ses pairs chefs traditionnels, pour renforcer la stabilité du pays. En tant que Président de l’ACTN, il se positionne comme le trait d’union entre les aspirations du peuple et les objectifs de développement de la transition.

Cette journée à Ingall restera gravée dans les mémoires comme le point de départ d’une présidence placée sous le signe de l’unité. En célébrant leur Sultan, les populations d’Ingall ont ainsi réaffirmé leur attachement aux valeurs de la République et leur confiance en une chefferie traditionnelle moderne, au service de la paix et de la prospérité du Niger.

Niger : Le Premier ministre lance le Dialogue intergénérationnel

À l’heure où le Niger amorce un tournant décisif de son histoire, le Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey s’est transformé, en cette fin d’année, en théâtre d’un événement inédit et historique. Sous le haut patronage de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et Chef de l’État, la Rencontre nationale du Dialogue intergénérationnel a officiellement ouvert ses portes ce mardi 30 décembre 2025. Véritable pont entre le passé et le futur, ce dialogue a réuni les forces vives de la nation autour d’un défi commun : faire de la jeunesse le moteur du nouveau Niger et marquer ainsi un tournant décisif dans la construction de l’unité nationale.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey
Ville de Niamey
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Une ouverture solennelle sous la présidence du Premier Ministre

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, S.E.M. Ali Mahamane Lamine Zeine. Ce rassemblement de haut niveau, organisé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, a réuni un parterre exceptionnel de personnalités : les membres du CNSP, les membres du Gouvernement — dont Mme Aghaichata Guichène Atta — ainsi que d’anciens Présidents de la République SEM Issoufou Mahamadou, des représentants du corps diplomatique et de nombreux invités.

Cette présence massive des plus hautes autorités témoigne de l’importance capitale que revêt ce dialogue pour l’avenir du Niger. L’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, a également pris part aux travaux, réitérant ainsi la volonté de la ville de Niamey d’être le premier soutien des initiatives favorisant le vivre-ensemble et l’engagement citoyen. Pour la municipalité, accompagner ce dialogue, c’est investir dans la stabilité et la cohésion sociale de demain.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey
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Transmettre pour bâtir : les enjeux du dialogue

Placée sous le thème de la « Transmission des valeurs fondamentales de l’identité nigérienne », cette initiative vise à renforcer la cohésion nationale. Il s’agit d’un espace d’échange inclusif où l’expérience des anciens sert de boussole à l’élan de la jeunesse. L’objectif est de formuler des recommandations concrètes pour faire des jeunes le moteur de la refondation du Niger. En transmettant les valeurs de patriotisme et de dignité, le pays s’assure que sa jeunesse ne soit pas seulement le futur, mais l’acteur principal et conscient de la refondation actuelle, une action qui vise à préserver le fil de la mémoire et à empêcher sa rupture.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey
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 Dialogue intergénérationnel : quatre piliers pour bâtir l’avenir

Durant ces deux jours (30 et 31 décembre), les échanges, intenses et féconds, s’articulent autour de quatre axes majeurs :

Les participants se pencheront d’abord sur la mémoire historique, rappelant qu’il est essentiel d’apprendre du passé pour mieux chérir la patrie et en préserver l’héritage. Le débat s’orientera ensuite vers la gouvernance participative, avec une volonté affichée de donner une voix réelle aux jeunes dans le processus de prise de décision.

Par ailleurs, la rencontre mettra l’accent sur la consolidation de la paix, soulignera l’importance de responsabiliser la jeunesse pour en faire un rempart solide contre l’instabilité. Enfin, les discussions ont abordé les défis socio-économiques, afin de mieux préparer les nouvelles générations aux réalités du marché mondial et aux enjeux de demain.

Ville de Niamey
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 Dialogue intergénérationnel  : construire des ponts plutôt que des murs

L’ambition affichée de ces assises est de briser les barrières entre les générations. Il s’agit de bâtir des ponts durables où le respect des acquis républicains se conjugue avec l’innovation des jeunes talents. En favorisant le partage d’expériences entre les leaders d’hier et de demain, le Niger s’assure que sa souveraineté repose sur un socle de valeurs partagées.

Alors que les travaux se poursuivent intensément, la clôture officielle, prévue pour demain, mercredi 31 décembre, devrait aboutir à une feuille de route claire pour l’engagement citoyen en 2026. Sous l’impulsion du Chef de l’État et du gouvernement, le Niger prouve qu’il avance uni, solidaire et résolument tourné vers son avenir.

Dakar 2026 : Omar Sy, le « Lupin » du grand écran, devient l’ambassadeur de la flamme olympique en Afrique

C’est une annonce qui fait vibrer le monde du sport et de la culture. Le lundi 29 décembre, le Comité International Olympique (CIO) a officialisé la nomination de l’acteur Omar Sy comme ambassadeur des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026. Une icône mondiale pour un événement historique : la toute première célébration olympique sur le sol africain.

 

Dakar 2026 : l’enfant de la Teranga au service de l’Olympisme

À 47 ans, Omar Sy n’est plus seulement la star d’« Intouchables » ou de la série phénomène « Lupin ». Il est également devenu un pont entre les cultures. Né en France d’un père sénégalais, l’acteur n’a jamais caché son attachement viscéral au pays de la Teranga. Par ailleurs, de ses rôles poignants dans Yao ou Tirailleurs à sa rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye en janvier dernier, il incarne parfaitement cette double culture qui fera la force de Dakar 2026.

« Je suis fier et honoré », a confié l’acteur. Pour lui, ces Jeux sont bien plus qu’une compétition : ils sont aussi le symbole d’un continent prêt à accueillir le monde. « Voir la jeunesse briller ensemble sur la terre du Sénégal est un puissant message d’unité. »

 

Un passionné de sport au cœur de l’arène

Le choix d’Omar Sy ne doit rien au hasard. L’acteur est un mordu de sport. Copropriétaire du Paris Basketball , habitué des tribunes de Roland-Garros aux côtés de Coco Gauff, il était également présent aux JO de Paris 2024 pour soutenir son ami Teddy Riner.

Son rôle d’ambassadeur ne sera pas que de figuration. Omar Sy prêtera aussi sa voix et son image pour promouvoir les trois dimensions des JOJ : le sport, l’éducation et la culture. Il s’agit en effet de montrer que l’excellence et le dépassement de soi sont des valeurs universelles, accessibles à chaque jeune, qu’il soit à Dakar, Paris ou New York.

 

2026 : le rendez-vous de l’Afrique avec l’histoire

Du 31 octobre au 13 novembre 2026, le monde aura ainsi les yeux rivés sur trois sites sénégalais : Dakar, Saly et Diamniadio.

  • 2 700 athlètes de moins de 18 ans.
  • 35 disciplines sportives.
  • Des millions de spectateurs attendus.

Ce premier événement olympique en Afrique est un défi logistique et humain immense. En nommant une personnalité aussi rassembleuse qu’Omar Sy, les organisateurs s’assurent une visibilité planétaire. L’acteur de « Lupin » ne vient pas pour dérober un trésor, mais pour offrir au Sénégal et à l’Afrique la plus belle des vitrines : celle d’une jeunesse dynamique, talentueuse et résolument tournée vers l’avenir.

Niamey : le Rond-point Sapeurs-Pompiers devient le « Rond-point Lieutenant-Colonel Moussa Sala »

Niamey, le 29 décembre 2025 Dans un élan de souveraineté et de réappropriation de son identité nationale, la capitale nigérienne a vécu ce lundi matin un moment chargé d’histoire. Sous l’impulsion des autorités de la Transition, l’ancien rond-point des Sapeurs-Pompiers a vraisemblablement changé d’âme pour porter désormais le nom d’un digne fils du pays : le lieutenant-colonel Moussa Sala.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey
Ville de Niamey
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Rond-point Lieutenant-Colonel Moussa Sala : un acte fort de la Refondation nationale

La cérémonie, présidée par le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, s’inscrit dans une dynamique profonde de « Refondation ». Pour les autorités actuelles, il ne s’agit pas seulement de changer des plaques de rue, mais de réaffirmer les valeurs culturelles et patriotiques du Niger.

En rebaptisant ce carrefour stratégique de la capitale, la Ville de Niamey envoie un message clair : le temps est venu pour le Niger de célébrer ses propres héros et de graver les noms de ses défenseurs dans le marbre de ses artères.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

L’hommage à un officier d’exception

Le choix du lieutenant-colonel Moussa Sala n’est pas fortuit. À travers ce baptême de rue, c’est l’ensemble de la Nation qui s’incline  ainsi devant la mémoire d’un officier dont la carrière a été marquée par un accomplissement exemplaire.

Reconnu pour son sens aigu du devoir et son esprit de sacrifice, le Lieutenant-Colonel Moussa Sala incarne cette vaillance militaire que la Transition souhaite ériger en modèle pour la jeunesse nigérienne. Désormais, chaque citoyen passant par ce rond-point se souviendra que la liberté et la sécurité du pays reposent sur l’engagement total de tels hommes.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey
Ville de Niamey
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Une mémoire collective restaurée

Ce baptême de rue est bien plus qu’une simple formalité administrative ; c’est un acte de pédagogie citoyenne. En transformant les lieux du quotidien en monuments de mémoire, Niamey transforme son paysage urbain en un livre d’histoire à ciel ouvert.

Le Colonel Boubacar Soumana Garanké a souligné, lors de son allocution, l’importance de ce geste pour la « mémoire collective ». En honorant le Lieutenant-Colonel Moussa Sala, la Ville de Niamey assure aussi que son nom ne s’éteindra jamais et que son héritage continue d’inspirer les générations futures dans leur quête de dignité et de patriotisme.

Dans le cadre de cette politique de souveraineté, d’autres lieux emblématiques pourraient suivre, marquant ainsi une rupture définitive avec les dénominations héritées du passé pour laisser place à l’identité nigérienne pure et fière.

CAN 2025 : Brahamou Ali Sadou à la VAR pour Angola-Égypte

Niamey, le 29 décembre 2025Alors que la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2025 bat son plein, le Niger continue de marquer des points, non seulement sur le terrain, mais aussi dans les instances techniques. Notre ambassadeur, Brahamou Ali Sadou, vient de recevoir une nouvelle marque de confiance de la part de la Confédération Africaine de Football (CAF). Il officiera en tant qu’assistant à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) lors du choc très attendu entre l’Angola et l’Égypte.

 

Un choc au sommet sous l’œil du Niger

Le rendez-vous est pris pour ce lundi 29 décembre 2025, à 17 h 00, sur la pelouse du prestigieux Stade Adrar d’Agadir. Ce match, compte tenu du Groupe B, oppose deux géants du football africain : les Palancas Negras d’Angola et les Pharaons d’Égypte. Dans un duel où chaque détail compte et où la pression est à son comble, la CAF a choisi de confier la surveillance technologique à l’expert nigérien.

La mission de Brahamou Ali Sadou sera cruciale : épauler l’arbitre central grâce à la vidéo pour garantir l’équité et la justice sportive. Dans une CAN où le niveau technique atteint des sommets, ce choix confirme son sang-froid et sa maîtrise parfaite des outils technologiques modernes du football.

Fédération de football Niger
© Fédération de football Niger

Jamais deux sans trois : la reconnaissance de l’expertise nigérienne

Cette désignation pour le match Angola-Égypte n’est pas un fait isolé. Il s’agit de la troisième sollicitation de Brahamou Ali Sadou depuis le début de cette CAN marocaine. Une telle régularité à ce niveau de compétition est rare et mérite d’être soulignée.

Elle constitue une preuve irréfutable de la reconnaissance de plus en plus affirmée du corps arbitral nigérien par les instances internationales. Loin d’être le fruit du hasard, ce succès est le résultat du travail de fond acharné abattu par la Commission Centrale des Arbitres (CCA) de la FENIFOOT.

 

Brahamou Ali Sadou : un signal fort pour la FENIFOOT

En fournissant ses cadres dans les matchs les plus prestigieux du continent, la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT) récolte les fruits de sa politique de formation et de professionnalisation de l’arbitrage. Brahamou Ali Sadou devient ainsi le porte-étendard d’une nouvelle génération d’officiels nigériens, capable de s’imposer dans les stades les plus modernes et sur les affiches les plus médiatisées.

Alors que les regards du monde entier se tournent vers Agadir cet après-midi, le Niger s’enorgueillit de voir son expertise technique propulser la réussite de la plus grande fête du football africain.

Sabre National Tahoua 2025 : Noura Hassan sacré Roi des arènes

Tahoua, le 29 décembre 2025 C’est sous un ciel de fête et dans une Arène Hamidine Maidaré en ébullition que les candélabres de la 46ᵉ édition du Sabre National se sont éteints, le dimanche 28 décembre 2025. Au terme d’une compétition épique, c’est l’enfant du pays, Noura Hassan de Tahoua, qui s’est emparé du prestigieux trophée, marquant ainsi d’une pierre blanche ce cinquantenaire de la lutte traditionnelle nigérienne.

Le Ministère de la jeunesse et des sports
© Le Ministère de la jeunesse et des sports

 Sabre National : un parterre de dignitaires pour une finale historique

La clôture de cette édition « jubilé » a été rehaussée par la présence du Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, représentant le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. À ses côtés, une tribune d’honneur impressionnante regroupant les membres du CNSP, du gouvernement, ainsi que des invités de marque venus du Mali et du Nigeria (Sokoto), illustrant la solidarité régionale au sein de l’Espace AES et au-delà.

Le Ministère de la jeunesse et des sports
© Le Ministère de la jeunesse et des sports
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« 50 ans de Kokowa » : plus qu’un sport, une école de souveraineté

Dans un discours vibrant, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Sidi Mohamed Al Mahmoud, a rappelé que cette 46ᵉ édition célébrerait un demi-siècle d’histoire. Sous le thème « 50 ans de Kokowa au cœur de la souveraineté, du patriotisme et de la refondation », le ministre a souligné que la lutte n’est pas qu’une démonstration de force physique.

« La lutte est une école de vie », a-t-il déclaré. Durant dix jours, les 80 lutteurs venus des huit régions du pays ont incarné les valeurs fondamentales de la communauté nigérienne : la discipline, la persévérance, mais surtout l’humilité dans la défaite et la détermination dans la victoire. Le Sabre, au-delà du bronze et du métal, devient ici le symbole de la protection et de la défense de la patrie face aux défis actuels.

Le Ministère de la jeunesse et des sports
© Le Ministère de la jeunesse et des sports
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Une finale 100 % Tahoua : la consécration de Noura Hassan

Le destin a offert à la ville hôte une finale mémorable opposant deux de ses fils. Dans une ambiance électrique, Noura Hassan a triomphé de son compatriote Zakirou Zakari. En remettant le Sabre National au nouveau Roi des arènes, le Premier ministre a salué un championnat terminé dans la paix, la discipline et le respect, sous l’œil bienveillant des autorités coutumières et religieuses.

L’hospitalité légendaire des populations de l’Ader a été l’un des piliers de cette réussite. Entre les combats, des manifestations culturelles, notamment les festivités peulh, ont enrichi l’événement, faisant de Tahoua le carrefour de l’identité nigérienne.

Le Ministère de la jeunesse et des sports
© Le Ministère de la jeunesse et des sports
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 Sabre National : cap sur Zinder pour 2026

Alors que le pays renforce son unité nationale à travers ce sport roi, le ministre a officiellement annoncé que la 47ᵉ édition se tiendra à Zinder. Le Sabre quitte donc l’Ader pour le Damagaram, emportant avec lui les espoirs d’une jeunesse mobilisée pour la refondation du Niger.

En somme, le rideau tombe sur Tahoua 2025, laissant derrière lui le souvenir d’une compétition mémorable où, comme l’a si bien résumé le Premier ministre : « Le Sabre reste, de toutes les façons, au Niger. » Cet événement s’achève sur une note d’espoir et de fraternité, confirmant que la lutte traditionnelle demeure le ciment indéfectible de l’unité nationale et le moteur de la refondation engagée par le peuple nigérien.

AES : Les Gardiens du Silence, piliers invisibles de la nouvelle souveraineté

Niamey, le 29 décembre 2025 Au cœur de la tourmente sécuritaire qui secoue le Sahel, trois noms reviennent souvent dans les cercles d’initiés, bien que leurs visages restent rarement sous les projecteurs. Le Général Modibo Koné (Mali), le Colonel Balla Arabé Souleymane (Niger) et le Commandant Oumarou Yabré (Burkina Faso) sont les architectes d’une stabilité retrouvée. Entre discrétion absolue et efficacité redoutable, ils forment la « poutre maîtresse » de la Confédération des États de l’AES.

 

Les yeux et les oreilles de la Révolution

Si la situation sécuritaire au Mali, au Burkina Faso et au Niger montre des signes d’amélioration notables, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’une stratégie de renseignement proactive. Ces hommes de l’ombre sont les sentinelles des régimes sahéliens.

Leur mission est colossale : anticiper les menaces, qu’elles soient terroristes ou issues de tentatives de déstabilisation externe ou interne. Dans cet univers où le silence est une arme, leur patriotisme et leur loyauté envers les dirigeants révolutionnaires du Sahel sont les garants de la continuité de l’État. Ils incarnent en effet la partie cachée de l’iceberg, celle qui permet aux sommets de briller en toute sécurité.

 

L’AES : une efficacité chirurgicale face aux complots

L’essentiel de leur travail consiste à déjouer les plans avant même qu’ils ne voient le jour. À cet effet, depuis la prise de pouvoir dans ces trois pays par les nouvelles autorités, ces trois hommes ont profondément restructuré l’appareil de renseignement. Les résultats parlent d’eux-mêmes : les services de sécurité ont neutralisé de nombreuses attaques terroristes dans l’œuf et même les complots internes, souvent alimentés par des intérêts étrangers, peinent à ébranler la cohésion de l’Espace AES.

Ces responsables de la sécurité d’État ont su adapter leurs méthodes à une guerre asymétrique complexe. En maîtrisant l’information, ils donnent aussi aux forces de défense et de sécurité (FDS) une longueur d’avance décisive sur l’ennemi.

 

Sécuriser pour mieux bâtir : le socle de la prospérité

On l’oublie souvent, mais le développement économique et social est impossible sans une paix durable. En stabilisant les territoires, ces patrons du renseignement deviennent également les artisans indirects de la prospérité.

Leur action permet aux gouvernements d’engager des réformes souverainistes audacieuses. Sans la certitude que les institutions sont protégées contre les agressions, aucun chantier de développement ne pourrait survivre. Ces « dignes fils » du Sahel, par leur discrétion efficace, permettent ainsi à la révolution souverainiste de tracer son chemin vers une indépendance réelle, loin des influences néocoloniales.

 

L’AES : une alliance d’acier

En somme, l’interopérabilité entre les services de renseignement du Mali, du Niger et du Burkina Faso est aujourd’hui une réalité concrète. Cette synergie crée un bouclier impénétrable autour de la Confédération. En restant dans l’ombre, le Général Koné, le Colonel Souleymane et le Commandant Yabré assurent aussi la lumière pour leurs peuples indépendants. Ils sont, plus que jamais, les gardiens du temple de la dignité sahélienne.

Niamey : La Police Judiciaire neutralise deux réseaux de malfaiteurs

Niamey, le 29 décembre 2025 – Dans une offensive majeure contre l’insécurité urbaine, la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) vient de porter un coup d’arrêt aux activités de deux réseaux criminels qui semaient la terreur dans la capitale nigérienne et ses environs. Entre agressions à l’arme blanche, vols de nuit et récidives spectaculaires, les détails révélés par les autorités dessinent les contours d’une criminalité désormais organisée hors d’état de nuire.

La Police Nationale
© La Police Nationale

Le « gang des murs » : deux ans de vols entre Niamey et Kollo

Le premier réseau démantelé est une organisation structurée composée de trois individus (deux exécutants et un receleur). En fait, leur chute fait suite à une plainte déposée le 24 décembre dernier par une victime sauvagement agressée à la machette.

L’enquête a mis en lumière un mode opératoire rodé : à partir de 2 heures du matin, les malfaiteurs escaladaient les murs des habitations pour surprendre les victimes dans leur sommeil. Actifs depuis deux ans, ils avaient étendu leur empire criminel bien au-delà de Niamey :

  • À Niamey : les quartiers Niamey 2000 et Bassora étaient leurs cibles privilégiées pour le vol de bouteilles de gaz, de motos Kasea 125 et de matériel électronique.
  • Dans les zones rurales : À Liboré, ils opéraient en lien avec un complice déjà incarcéré. À Namaro, ils profitaient de l’affluence du marché hebdomadaire pour dépouiller les commerçants. À Dargol, ils ciblaient spécifiquement les téléphones portables, revendus jusqu’au site minier de Komabangou.

 

La Police Judicaire
© La Police Judicaire

Le retour de « Samoudawa » : la fin d’une terreur solitaire

Le deuxième dossier concerne un individu dont le profil inquiète les enquêteurs. Surnommé « Samoudawa » en raison de sa stature imposante, ce jeune homme de 25 ans n’aura goûté à la liberté que vingt jours. Libéré le 10 décembre 2025, il a immédiatement repris ses activités criminelles dans les zones d’ombre de la Ceinture verte de Niamey.

Profitant de la vulnérabilité de passants solitaires, Samoudawa surgissait armé d’un couteau pour arracher numéraire, téléphones et motos (notamment une de marque Haoujue). Sa capture met fin à une série d’agressions violentes qui commençaient à créer une psychose dans cette zone boisée de la capitale.

 

 

La Police Judiciaire: un appel pressant à la vigilance citoyenne

Face à ces succès, la Direction de la Police Judiciaire rappelle que la sécurité est l’affaire de tous. Si les enquêtes se poursuivent pour capturer les derniers complices en fuite, la police insiste sur un point crucial : la dénonciation.

« S’abstenir de dénoncer un délinquant, c’est créer les conditions de sa propre insécurité », martèle la DPJ.

Les autorités invitent les habitants de Niamey et des communes de Kollo et Gothèye à redoubler de vigilance et à signaler tout comportement suspect. Grâce à la plainte du 24 décembre, un réseau de deux ans a été brisé ; une preuve que la collaboration entre population et police est l’arme la plus efficace contre la criminalité.

Ankara : Bakary Yaou Sangaré renforce l’axe Niger-Turquie

Ankara, le 26 décembre 2025 – Les couloirs feutrés du ministère turc des Affaires étrangères ont été le théâtre, jeudi, d’une étape majeure du déploiement diplomatique nigérien. En marge de sa visite officielle en Turquie, Son Excellence Bakary Yaou Sangaré , Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, s’est entretenu avec son homologue, M. Hakan Fidan. Plus qu’une simple visite de courtoisie, cette audience marque en effet une accélération concrète des relations bilatérales entre Niamey et Ankara.

Ministère des Affaires étrangères Niger
© Ministère des Affaires étrangères Niger

Ankara : un partenariat fondé sur le respect mutuel

Par ailleurs, la rencontre entre les deux chefs de la diplomatie s’est déroulée dans un climat de convergence totale. Les discussions ont porté sur le renforcement d’un partenariat qualifié de « respectueux et équilibré ». Pour Bakary Yaou Sangaré, l’objectif est clair : sortir des schémas de coopération classiques pour bâtir une relation fondée sur les intérêts mutuels et, surtout, sur la souveraineté.

Ainsi, les deux ministres ont passé en revue plusieurs axes stratégiques :

  • La coopération économique : favoriser les investissements turcs dans les secteurs porteurs du développement nigérien.
  • La sécurité et la défense : consolider les échanges d’expertise dans un contexte régional complexe.
  • Le développement humain : poursuivre les projets de coopération technique et éducative.

Ankara :  la « nouvelle ère » de la diplomatie nigérienne

Cette visite à Ankara est la preuve tangible de la mutation profonde que connaît la diplomatie du Niger. Sous l’impulsion des autorités actuelles, le pays s’engage dans une voie pragmatique et souveraine. Niamey ne se contente plus de relations subies, mais choisit activement des partenaires stratégiques capables de comprendre ses aspirations de développement sans ingérence.

M. Hakan Fidan a réitéré, au nom de la Turquie, sa volonté de soutenir le Niger dans ses efforts de stabilité et de prospérité. Ankara, qui muscle son influence sur le continent africain via sa politique de « partenariat d’égal à égal », voit aussi dans le Niger un allié central au cœur du Sahel.

Ministère des Affaires étrangères Niger
© Ministère des Affaires étrangères Niger

Au service des peuples

Au-delà des protocoles, les deux personnalités ont insisté sur le bénéfice final pour les populations. Chaque accord, chaque projet de coopération doit désormais répondre à une exigence de résultats concrets pour les peuples nigérien et turc. « Notre diplomatie est au service de notre souveraineté », a souvent rappelé le ministre Sangaré.

Cette audience à Ankara confirme également que le Niger a retrouvé une voix forte sur l’échiquier international, une voix qui privilégie les relations ouvertes et diversifiées, loin des zones d’influence traditionnelles, pour un avenir plus autonome.

Alors que les deux nations s’apprêtent à formaliser de nouveaux accords techniques dans les mois à venir, une question s’impose : l’axe Niamey-Ankara deviendra-t-il le modèle de référence pour les pays du Sahel en quête d’une diplomatie décomplexée ? Le pragmatisme affiché lors de cette rencontre suggère que ce n’est là que le début d’une alliance aux ambitions continentales.