Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 247 sur 299

Tchad : pose de la première pierre du futur QG de la FMM

N’Djamena, 10 juillet 2024 –  Une étape historique a été franchie aujourd’hui dans la capitale tchadienne avec la cérémonie de pose de la première pierre du futur quartier général de la Force Multinationale Mixte (FMM). En effet, cet événement, marqué par une atmosphère solennelle et optimiste, a réuni des personnalités de haut rang, dont le Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence de la République, M. Mahamat Ahmat Alhabo. Ce dernier, présidant la cérémonie, a symbolisé l’engagement du gouvernement tchadien à soutenir les efforts régionaux de sécurité et de stabilité.

N'Djamena, Tchad - La pose de la première pierre du futur quartier général de la FMM symbolise l'engagement du Tchad
© N'Djamena, Tchad - La pose de la première pierre du futur quartier général de la FMM symbolise l'engagement du Tchad
Un projet d’envergure pour une coopération renforcée

Le groupe United, sous la direction de M. Kodou Oumari, pilote le projet qui témoigne de la coopération internationale. Ce groupe, connu pour son expertise dans la réalisation de projets d’envergure, prend désormais en charge la mise en œuvre de l’architecture ambitieuse du quartier général. La présence de plusieurs diplomates des pays amis lors de la cérémonie souligne l’importance de ce projet pour la région et son rôle potentiel en tant que centre névralgique pour les opérations de la FMM.

Renforcer la capacité opérationnelle de la FMM

La Force Multinationale Mixte, une initiative régionale composée de troupes de plusieurs pays, joue un rôle crucial dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme dans la région du bassin du Lac Tchad. Le nouveau quartier général est conçu pour être un hub stratégique, facilitant la coordination et le déploiement efficace des opérations militaires. Avec cette infrastructure moderne, la FMM espère renforcer sa capacité opérationnelle et améliorer la sécurité dans la région.

N'Djamena, Tchad - La pose de la première pierre du futur quartier général de la FMM symbolise l'engagement du Tchad
© N'Djamena, Tchad - La pose de la première pierre du futur quartier général de la FMM symbolise l'engagement du Tchad
Un symbole de solidarité et de détermination pour la FMM

L’architecture du quartier général promet d’être à la fois fonctionnelle et symbolique, reflétant l’esprit de solidarité et de détermination qui caractérise la FMM. En plus, le groupe United s’engage à respecter les normes de construction et de durabilité les plus élevées et assure que le bâtiment aura des équipements capable de relever les défis futurs.

Un message fort à la communauté internationale

La cérémonie d’aujourd’hui marque non seulement un jalon pour le Tchad mais envoie également un message puissant à la communauté internationale : la région se déclare prête à assumer sa propre sécurité et à s’engager activement pour la paix. Alors que les fondations du quartier général commencent à prendre forme, l’espoir grandiose que ce lieu deviendra un symbole de coopération et de progrès pour le Tchad et au-delà.

AES : Vers une communication unifiée pour un Sahel uni et résilient

Bamako, Mali – 10 juillet 2024 – Dans une avancée significative pour la coopération régionale, les Ministres de la Communication de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis virtuellement pour la première fois sous la présidence de M. Harouna Touré, Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Poste du Mali. Cette réunion historique a marqué le début d’une ère nouvelle pour le bloc sahélien, avec pour objectif principal de jeter les bases d’une stratégie de communication partagée afin de mieux répondre aux défis communs de la région.

Priorités et stratégies communes

Les discussions ont été constructives et ont permis d’identifier des priorités claires, notamment la création d’un plan de communication d’urgence pour informer les populations sur les initiatives majeures prises par les autorités. Les ministres ont également convenu de la nécessité d’une rencontre d’experts à Bamako la semaine prochaine pour élaborer une stratégie de communication exhaustive, comprenant des outils pratiques et une charte graphique incarnant les valeurs de l’AES.

Les ministres de la Communication de l'Alliance des États du Sahel (AES) se réunissent virtuellement pour la première fois et jettent les bases d'une stratégie de communication commune visant à renforcer l'intégration régionale et à mieux informer les populations.
© Les ministres de la Communication de l'Alliance des États du Sahel (AES) se réunissent virtuellement pour la première fois et jettent les bases d'une stratégie de communication commune visant à renforcer l'intégration régionale et à mieux informer les populations.
Vers une communication efficace et solidaire

Cette initiative reflète une volonté politique affirmée de promouvoir une communication efficace au sein de l’organisation, un élément jugé indispensable pour sensibiliser les citoyens aux actions de l’AES et renforcer son intégration régionale. La mise en place d’une stratégie commune de communication est une reconnaissance de l’importance de la communication dans le renforcement des liens entre les États membres et dans la projection d’une image unifiée et solidaire face aux enjeux régionaux et internationaux.

L’engagement des ministres et l’espoir d’un avenir prometteur

L’engagement des ministres à travailler de concert démontre une prise de conscience collective de l’impact qui peut avoir une communication coordonnée et stratégique. Elle permettra non seulement de mieux informer les populations mais aussi de contrer les récits négatifs et de valoriser les progrès accomplis par les pays membres de l’AES. La réunion d’experts prévue à Bamako sera donc un moment clé dans la concrétisation de cette vision commune, avec l’espoir que les résultats obtenus serviront de catalyseur pour des actions concertées et efficaces pour l’avenir.

En conclusion, cette première réunion virtuelle des Ministres de la Communication de l’AES est un jalon important dans le parcours de l’organisation vers une intégration régionale plus poussée et une coopération accrue. Elle ouvre la voie à une nouvelle dynamique de travail collaboratif, où l’échange joue le rôle de pierre angulaire pour l’édification d’un Sahel uni et résilient.

Niger : Audit réclamé sur la Cominak et 50 ans d’uranium

Agadez, 9 juillet 2024 – L’ONG Aghirin’man a appelé lundi les autorités nigériennes à mener un audit sur la fermeture de la mine d’uranium de Cominak et sur les 50 ans d’exploitation de ce minerai dans le pays.

Dans un communiqué, l’ONG basée à Arlit et présidée par Almoustapha Alhacen, dresse un bilan sombre de l’exploitation minière au Niger, soulignant les impacts négatifs sur les populations locales et l’environnement.

L’ONG pointe notamment le « triste héritage » de la mine de Cominak, fermée en 2021, avec ses 20 millions de tonnes de résidus radioactifs et les risques de contamination des nappes phréatiques. Elle évoque également les 1 600 travailleurs laissés au chômage par la fermeture de la mine.

Face à ce constat, Aghirin demande aux autorités de transition de réaliser deux audits : un sur la fermeture de la Cominak et un autre sur les 50 ans d’exploitation de l’uranium au Niger. L’ONG propose également l’organisation d’un forum national ou d’états généraux sur le sujet afin de « repenser l’avenir minier du pays ».

L’ONG appelle enfin les partenaires du Niger à « s’engager sérieusement » aux côtés du pays dans le respect mutuel et à revoir les contrats miniers « inférieurs à ceux d’avant ».

Ce communiqué intervient alors que le Niger a récemment retiré deux permis d’exploitation d’uranium à des sociétés françaises. Les autorités nigériennes ont également annoncé leur intention de renégocier les contrats miniers existants.

La question de l’exploitation minière au Niger est sensible et suscite de vifs débats. Les populations locales réclament souvent une meilleure répartition des bénéfices de l’exploitation minière et une protection accrue de leur environnement.

L’appel d’Aghirin’man à un audit et à une réflexion approfondie sur l’avenir du secteur minier au Niger est susceptible de contribuer à apaiser ces tensions et à trouver des solutions durables.

Niger : Retrait des troupes américaines acté, Agadez d’ici le 15 septembre

Niamey, 9 juillet 2024 – Le départ des soldats américains de la base aérienne 101 de Niamey au Niger est désormais achevé, ont annoncé dimanche soir les autorités nigériennes et américaines dans un communiqué conjoint. Ce retrait s’inscrit dans le cadre d’une révision de la politique étrangère du Niger, qui a également conduit au départ des troupes françaises fin 2023.

Un retrait progressif et ordonné

Le retrait des forces américaines de Niamey s’est déroulé sans encombre, grâce à « une coopération et une communication efficaces » entre les armées des deux pays. Au total, 766 militaires américains ont quitté la base de Niamey, comptant eux six aéronefs et 1 593 tonnes de matériel.

Agadez : prochaine étape

La prochaine étape du retrait américain concernera la base aérienne 201 d’Agadez, dans le nord du pays. Les forces américaines présentes à Agadez, qui comptaient environ 200 soldats, devraient quitter les lieux d’ici le 15 septembre 2024.

Un nouveau cap pour la politique étrangère nigérienne

Le retrait des troupes américaines du Niger marque un tournant dans la politique étrangère du pays. Depuis son arrivée au pouvoir en février 2021, la junte militaire au pouvoir a affiché sa volonté de « revoir en profondeur » les partenariats du pays et de faire de sa souveraineté une priorité.

Cette nouvelle orientation s’est traduite par le départ des troupes françaises, mais aussi par un rapprochement avec la Russie, qui a fourni au Niger des instructeurs et du matériel militaire. Niamey a également renforcé ses liens avec ses voisins du Burkina Faso et du Mali, également dirigés par des juntes militaires.

Vers une lutte antijihadiste reconfigurée

Le retrait des troupes occidentales du Niger soulève des questions quant à l’avenir de la lutte antidjihadiste dans la région. Les groupes armés islamistes confrontent le pays à une menace croissante et multiplient les attaques meurtrières.

Niamey compte sur ses propres forces armées et sur ses nouveaux partenaires pour faire face à ce défi. La gouvernement de transition  au pouvoir a promis de « continuer à lutter contre le terrorisme » et de « garantir la sécurité du peuple nigérien ».

Djibo : Attaque terroriste déjouée, plusieurs assaillants neutralisés

Djibo, 9 juillet 2024 – Les forces de sécurité burkinabè ont fait preuve d’une vigilance remarquable et d’une action aérienne décisive pour déjouer une attaque terroriste d’envergure qui visait la ville de Djibo, dans la région du Sahel, le 6 juillet 2024.

Grâce à des renseignements précis et à une surveillance accrue, les autorités ont découvert le plan des terroristes de lancer un assaut contre Djibo. Le 14e Régiment interarmes (RIA) a déployé des patrouilles et des vecteurs aériens dans les environs de la ville pour surveiller de près les mouvements suspects

Sous la pression, les terroristes ont dû abandonner leur attaque et battre en retraite. Le 5 juillet, vers 17 heures, on a repéré plusieurs fuyards quittant les forêts vers Nassoumbou. L’armée a effectué des frappes aériennes ciblées sur eux, neutralisant ainsi de nombreux assaillants.

Simultanément , un autre groupe de terroristes s’apprêtait à attaquer une position des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à Namsiguia, dans la zone de Ouahigouya. Mais là encore, l’intervention rapide des vecteurs aériens a permis de repousser l’attaque et de neutraliser plusieurs terroristes.

Les opérations de recherche menées par les forces de sécurité visent à traquer les terroristes en fuite et à prévenir d’éventuelles attaques. Le 8 juillet, les forces de sécurité ont découvert une importante base terroriste à Zanzaka, dans la Boucle du Mouhoun. Elles ont mené des frappes aériennes contre le site, neutralisant de nombreux terroristes et détruisant leurs caches d’armes et de munitions.

Les forces de sécurité burkinabè restent déterminées à neutraliser toute menace terroriste et à protéger la population civile. Les opérations de sécurisation se poursuivent dans tout le pays afin de garantir la paix et la stabilité.

Niger : fin des opérations militaires allemandes d’ici fin août

Niamey, 8 juillet 2024 – Le ministère allemand de la Défense a annoncé samedi la fin prochaine des opérations militaires allemandes au Niger. Cette décision, effective dès le 31 août, a pour mandat de mener une mission de près de dix ans en soutien à la lutte contre les groupes armés djihadistes au Sahel.

Négociations infructueuses avec la junte militaire

Cette décision fait suite à l’échec des négociations avec le gouvernement de la transition nigérienne. Les autorités allemandes ont exprimé leur préoccupation croissante face à la dégradation de la situation politique et sécuritaire dans le pays, ainsi que l’absence de progrès concrets vers un retour à un régime démocratique.

Fermeture de la base aérienne de Niamey

La base aérienne de Niamey, qui servira de point d’appui logistique crucial pour les opérations militaires allemandes et internationales au Sahel, sera donc fermée. Ce retrait pose des questions sur l’avenir de la présence militaire internationale dans la région, alors que la France a également annoncé la fin de l’opération Barkhane et le redéploiement de ses forces.

Impact sur les relations diplomatiques

Le retrait allemand pourrait également avoir un impact négatif sur les relations diplomatiques entre Berlin et Niamey. Les deux pays ont entretenu des liens étroits ces dernières années, l’Allemagne étant un partenaire de sécurité et de développement important pour le Niger.

Questions sur l’avenir de la lutte contre le djihadisme

Le retrait des troupes allemandes du Niger suscite des interrogations sur l’avenir de la lutte contre les groupes armés djihadistes au Sahel. La communauté internationale devra trouver de nouvelles solutions pour faire face à cette menace persistante, tout en s’assurant que les efforts de stabilisation et de développement dans la région se poursuivent.

Niger : La base aérienne américaine 101 rétrocédée

Niamey, 8 juillet 2024 – Dans un geste historique symbolisant un tournant décisif dans les relations militaires entre les États-Unis et le Niger, la base aérienne américaine 101 de Niamey a été officiellement rétrocédée au Niger. La cérémonie de transfert, qui s’est déroulée hier soir, marque la fin d’une époque et le début d’une nouvelle collaboration entre les deux nations.

La base aérienne américaine 101 de Niamey a été officiellement remise au Niger, marquant un tournant dans les relations militaires
© La base aérienne américaine 101 de Niamey a été officiellement remise au Niger, marquant un tournant dans les relations militaires
La base aérienne américaine 101: Un transfert symbolique et stratégique

Le transfert de la base aérienne 101 représente une étape importante dans l’affirmation de la souveraineté du Niger et de son engagement dans la lutte contre le terrorisme. Le général Mamane Sani Kiaou, chef d’état-major des armées nigériennes, a reçu les clés de la base des mains de son homologue américain, le général Kenneth Ekman, soulignant la confiance mutuelle et le respect entre les deux pays.

Ce transfert illustre l’application consciencieuse des résolutions adoptées par les chefs d’État sur la diminution graduelle de la présence militaire américaine en territoire nigérien. Les responsables du Niger ont également  manifesté leur reconnaissance envers l’aide des États-Unis et leur engagement ferme pour la conservation de la paix et de la sécurité. Les soldats nigériens, témoins de ce changement, ont accueilli avec enthousiasme et espoir cette nouvelle période, conscients du rôle crucial de leur base dans les opérations militaires à venir.

Un symbole de la lutte contre les menaces mondiales

En plus, Cet événement souligne l’importance de revoir les conditions de la coopération internationale afin de lutter contre les menaces mondiales et de partager les responsabilités pour assurer le succès des actions futures. La rétrocession de la base aérienne 101 positionne le Niger comme un acteur clé dans la stratégie de sécurité régionale et démontre aussi sa capacité à prendre en main son destin sécuritaire.

en somme , ce transfert historique envoie un message fort de collaboration, de confiance et de respect mutuel entre les États-Unis et le Niger. Il ouvre un nouveau chapitre sur les relations militaires entre les deux nations, promettant une coopération plus étroite dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation de la région.

Niger : Tournoi de football de l’OCHA

Niamey, 8 juillet 2024 – Sous un ciel de juillet radieux, le Centre Technique de la FENIFOOT a vibré au rythme d’un match de gala pas comme les autres. Un événement festif qui a marqué le coup d’envoi du tournoi de football du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Niger, une initiative qui célèbre l’esprit de solidarité et de coopération entre les acteurs humanitaires et les autorités nigériennes.

Tournoi de football du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Niger, un hymne à la solidarité
© Tournoi de football du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Niger, un hymne à la solidarité
Un match symbolique pour une cause noble

En effet, le jeudi 4 juillet, Mme la Ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes a chaussé ses crampons aux côtés d’autres figures éminentes du secteur humanitaire pour affronter une équipe composée des autorités du pays. Une rencontre amicale mais chargée de symboles, qui a donné le ton à cette compétition sportive unique dans son genre.

Plus qu’un simple tournoi, une célébration de l’engagement humanitaire

Par ailleurs, ce tournoi, qui s’étend sur plusieurs semaines, dépasse le cadre du simple jeu. Il s’agit d’une véritable célébration de l’engagement sans faille des acteurs humanitaires et des autorités nigériennes, qui œuvrent main dans la main pour venir en aide aux populations les plus vulnérables.

Un message d’espoir et de collaboration au Tournoi de football du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Niger

Chaque match est une occasion de renforcer les liens, de tisser des relations plus étroites et de favoriser une meilleure collaboration pour une cause commune : l’aide humanitaire. La finale, prévue pour le 18 août, promet d’être un moment fort, non seulement en termes de sportivité mais aussi de reconnaissance du travail souvent invisible de ces héros de l’ombre.

Le Niger, à travers ce tournoi, démontre une nouvelle fois que le sport peut être un outil puissant au service du changement social. Un langage universel qui rassemble, prône la paix et favorise l’entente entre les peuples.

Tournoi de football: Un hymne à la solidarité et à l’espoir

Alors que le tournoi se poursuit, les regards se tournent déjà vers la finale, qui coïncidera avec la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Une occasion de mettre en lumière les réalisations, les défis et l’importance cruciale de l’aide humanitaire, surtout dans un contexte mondial où les crises se multiplient et les besoins s’accroissent.

Ce tournoi de football est bien plus qu’une simple compétition sportive. C’est un symbole d’espoir, un hymne à la solidarité et à l’engagement sans faille de ceux qui œuvrent pour un monde meilleur. Lorsque le sifflet final retiendra le 18 août, ce ne sera pas seulement la fin d’un tournoi, mais le début d’un nouvel élan pour l’humanité.

CEDEAO : Déception face à l’impasse avec l’AES

Abuja, 8 juillet 2024 – La 65ème session ordinaire de la CEDEAO s’est achevée sur une note d’incertitude quant à l’avenir de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest. L’impasse diplomatique avec l’Alliance des Etats du Sahel (AES), formée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, domine les discussions, suscitant des craintes de désintégration et d’insécurité croissante.

Risques et défis de l’isolement des États membres de l’AES

Le président de la Commission de la CEDEAO, Oumar Touray, a alerté sur les risques liés à l’isolement des Etats membres de l’AES, soulignant les menaces potentielles pour la stabilité régionale et la lutte contre le terrorisme. L’absence de coordination et de coopération entre les deux blocs pourrait fragiliser les efforts de sécurité et entraver le développement économique de la région.

Vers un plan d’urgence pour contrer l’isolement de l’AES

Face à cette situation préoccupante, la CEDEAO a exprimé sa déception quant à l’absence de progrès dans les pourparlers avec l’AES et a appelé à une approche plus proactive. Elle prévoit aussi  un plan d’urgence pour anticiper les différentes éventualités et nous élaborons des stratégies afin de contrer les effets négatifs de l’isolement des États membres de l’AES.

L’harmonisation des politiques au sein de l’AES : un défi majeur

L’avenir de l’AES reste incertain quant à sa capacité à harmoniser ses politiques politiques, économiques et de défense. Les défis sont immenses, d’autant plus que la région est confrontée à une lutte de longue date contre les insurgés islamistes et à la nécessité de développer des économies fragiles.

Des conséquences potentiellement lourdes pour la CEDEAO

Le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO pourrait porter un coup dur à l’organisation, fragilisant son influence et menaçant la liberté de circulation et le marché commun pour ses 400 millions d’habitants.

CEDEAO : Incertitude sur l'avenir de la coopération régionale face à l'impasse avec l'AES, plan d'urgence et force antiterroriste prévus.
© CEDEAO : Incertitude sur l'avenir de la coopération régionale face à l'impasse avec l'AES, plan d'urgence et force antiterroriste prévus.
Renouvellement du leadership et mobilisation d’une force antiterroriste

Malgré les tensions, la CEDEAO a réélu le président nigérian Bola Tinubu pour un nouveau mandat d’un an et a chargé les dirigeants du Sénégal et du Togo de mener des négociations avec les juntes militaires de l’AES. Parallèlement, l’organisation a approuvé la création d’une force régionale de réserve antiterroriste de 5 000 hommes, une mesure cruciale pour lutter contre l’insécurité grandissante.

Un tournant décisif pour la coopération régionale

La 65ème session ordinaire de la CEDEAO a mis en lumière les défis majeurs auxquels est confrontée la coopération régionale en Afrique de l’Ouest. L’impasse avec l’AES et les risques d’isolement de ses États membres exigent des réponses urgentes et concertées. Les décisions prises lors de ce sommet détermineront la trajectoire future de la région et pourraient redéfinir les alliances géopolitiques sur le continent.

Sahel : Naissance de la Confédération des États du Sahel

Niamey, Niger – 8 juillet 2024 – Un vent d’espoir souffle sur la région du Sahel avec la conclusion du premier Sommet historique de l’Alliance des États du Sahel (AES), tenu à Niamey, au Niger, 6 juillet 2024. Cette rencontre cruciale a réuni les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger, déterminés à unir leurs forces pour relever les défis communs et bâtir un avenir meilleur pour leurs peuples.

Sommet de l'Alliance des États du Sahel : Création d'une Confédération et engagements forts pour la paix, la sécurité et le développement
© Sommet de l'Alliance des États du Sahel : Création d'une Confédération et engagements forts pour la paix, la sécurité et le développement
Naissance d’une confédération : un cap vers la sécurité et le développement

Le sommet a marqué un tournant décisif dans l’histoire de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest, avec la création officielle de l’AES, une confédération visant à renforcer les liens politiques, économiques et sécuritaires entre les trois nations. Cette confédération, scellée par la signature de la Déclaration de Niamey, marque une volonté politique forte de s’unir face aux problèmes urgents qui affectent la région, notamment l’insécurité persistante, le développement économique fragile et les défis humanitaires complexes,  mais aussi d’une volonté commune de promouvoir le développement économique et de renforcer l’intégration régionale.

Sommet de l'Alliance des États du Sahel : Création d'une Confédération et engagements forts pour la paix, la sécurité et le développement
© Sommet de l'Alliance des États du Sahel : Création d'une Confédération et engagements forts pour la paix, la sécurité et le développement
Assimi Goïta à la tête de l’AES : un leadership pour un changement positif

Le président malien, le colonel Assimi Goïta, a été élu président de l’AES pour un mandat d’un an. Son leadership sera crucial pour mettre en œuvre des décisions audacieuses prises lors du sommet et pour jeter les bases d’un avenir plus stable et prospère pour la région. Par ailleurs , la nomination du président malien de la transition, Assimi Goïta, à la tête de l’AES  est un choix qui reflète la confiance placée en sa capacité à diriger l’Alliance vers la concrétisation de ses objectifs.

Sommet de l'Alliance des États du Sahel : Création d'une Confédération et engagements forts pour la paix, la sécurité et le développement
© Sommet de l'Alliance des États du Sahel : Création d'une Confédération et engagements forts pour la paix, la sécurité et le développement
Des engagements concrets pour un avenir prometteur

Les dirigeants de l’AES ont pris des engagements fermes pour concrétiser leur vision d’un Sahel uni et prospère. Parmi les réalisations majeures du sommet figurent :

  • L’adoption du traité instituant la Confédération AES , qui jette les bases juridiques de la coopération régionale et ouvre la voie à une intégration plus poussée.
  • La création d’un Parlement de l’AES , une institution législative régionale qui permettra aux parlementaires des trois pays de collaborer sur des questions d’intérêt commun.
  • La création d’une banque d’investissement de l’AES et d’un fonds de stabilisation , des outils financiers essentiels pour stimuler le développement économique et renforcer la résilience face aux chocs exogènes. Ces institutions financières joueront un rôle clé dans le financement de projets d’infrastructures d’envergure et dans la fourniture d’une aide aux États membres face aux chocs économiques.

Rupture avec le passé : vers une gouvernance exemplaire

Les dirigeants de l’AES ont exprimé leur engagement à rompre avec les schémas de gouvernance du passé et à instaurer des pratiques exemplaires. Ils ont mis l’accent sur la nécessité d’une gestion transparente et responsable des ressources publiques, ainsi que sur le respect des droits humains et des libertés fondamentales.

En plus, le Sommet de Niamey a envoyé un message fort d’unité et de solidarité de la part des dirigeants du Sahel. Ils ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable dans la région. Cette volonté commune de s’affranchir des dépendances extérieures et de prendre en main leur destin constitue ainsi un signe d’espoir pour l’avenir du Sahel.

L’AES a également réaffirmé son ambition de jouer un rôle actif sur la scène internationale. Les dirigeants ont appelé à un multilatéralisme inclusif et ont exprimé leur volonté de contribuer à la paix et à la sécurité mondiales, ainsi qu’au développement durable.

Un nouveau chapitre pour le Sahel : l’espoir d’un avenir meilleur

Le Sommet de Niamey a marqué un tournant historique pour la région du Sahel. D’autre part, la création de l’AES et les décisions audacieuses prises par ses dirigeants offrent un réel espoir d’un avenir plus stable, plus prospère et plus pacifique pour les millions de citoyens qui y vivent.

 Les déclarations clés du Sommet
  • Le colonel Assimi Goïta, président de la transition au Mali :  « L’AES sera un pilier de coopération et de développement régional, en accord avec les principes de la Charte du Liptako-Gourma. « 

  • Le Général Président Abdourahamane TIANI, président de la transition  au Niger: « Nos peuples ont définitivement rejeté la CEDEAO et s’engagent à créer l’Alliance des États du Sahel, une confédération souveraine et indépendante des influences étrangères, en tant qu’alternative crédible aux regroupements sous-régionaux existants. »

  • Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso :  « Il est temps de rompre avec les anciennes chaînes de l’oppression. Nous devons construire un Sahel uni, prospère et souverain. « 

  • Général Abdou Assoumane, président du Niger : « La CEDEAO a détourné ses objectifs économiques initiaux pour se concentrer sur la politique. L’AES doit tracer sa propre voie. « 

Un nouveau départ pour la région du Sahel

En somme, le premier Sommet de l’AES marque un nouveau départ pour la région du Sahel. Les décisions audacieuses prises et les engagements fermes formulés par les dirigeants des trois pays offrent un cadre prometteur pour une coopération régionale renforcée et une transformation positive de la région. Alors que l’AES s’apprête à relever les défis qui l’attendent, l’espoir est grand pour un avenir plus stable, plus prospère et plus pacifique pour les peuples du Sahel.  Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour concrétiser ces promesses. La mise en œuvre efficace des décisions du sommet et la bonne gouvernance de la nouvelle confédération seront cruciales pour gagner la confiance des populations et relever les défis immenses qui attendent le Sahel.