Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 3 sur 226

Arrestation d’agents de renseignement nigériens à Cotonou

COTONOU, 22 janv. 2026 (JDN) – Les autorités béninoises ont annoncé l’arrestation à Cotonou de plusieurs agents des services de renseignement nigériens, soupçonnés de surveiller les déplacements du président Patrice Talon, a appris JDN jeudi de sources sécuritaires.

Cette opération marque une nouvelle escalade brutale dans la crise diplomatique qui oppose les deux voisins ouest-africains depuis plusieurs mois. Selon des sources policières béninoises, les suspects interpellés n’auraient pas de statut diplomatique officiel et une enquête est actuellement en cours pour déterminer l’ampleur de leur mission sur le territoire béninois.

 

Un cycle de représailles diplomatiques

L’incident s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée. Il y a quelques semaines, le Bénin avait déjà expulsé deux officiers du renseignement nigérien en poste à l’ambassade du Niger à Cotonou, bien que ces derniers bénéficiaient d’une couverture diplomatique.

En réaction, les autorités de la transition à Niamey avaient ordonné le renvoi du premier conseiller de l’ambassade du Bénin au Niger. D’ailleurs, ce bras de fer a abouti, le 5 janvier dernier, à la fermeture totale de la représentation diplomatique béninoise dans la capitale nigérienne.

 

Une arrestation dans un contexte régional sous tension

Par ailleurs, les relations entre Porto-Novo et Niamey sont empoisonnées par plusieurs dossiers sensibles :

  • La sécurité frontalière : Niamey accuse régulièrement Cotonou d’abriter des bases militaires étrangères destinées à déstabiliser le Niger.
  • Le pétrole : le différend autour de l’exportation du brut nigérien via le terminal béninois de Sèmè-Kpodji reste un point de friction économique majeur.
  • La rupture politique : depuis le coup d’État de juillet 2023 au Niger, le Bénin est l’un des pays ayant appliqué avec la plus grande fermeté les directives de la Cedeao, bien que l’organisation ait depuis assoupli sa position.

Pour l’heure, ni le gouvernement nigérien ni les services de renseignement de Niamey n’ont officiellement réagi à ces arrestations. Finalement, cette affaire pourrait compromettre davantage les tentatives de médiation entamées par certains chefs d’État de la région pour normaliser les relations entre les deux pays.

Ramadan 2026 : Le gouvernement et les commerçants s’accordent sur les prix

NIAMEY, 22 janv. 2026 (JDN) – Le gouvernement a appelé mercredi les opérateurs économiques à la « solidarité » et au « patriotisme » pour stabiliser les prix des denrées de première nécessité, à quelques semaines du début du mois de Ramadan.

En effet, lors d’une réunion de crise tenue à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN), le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a rencontré les principaux importateurs, grossistes et détaillants du pays. L’objectif affiché par les autorités de la « Refondation » est de prévenir toute spéculation inflationniste durant cette période de pic de consommation.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Un « pacte de solidarité » contre la spéculation

« Le Ramadan est une période de haute consommation mais aussi de solidarité. Cette ferveur religieuse ne doit pas être entachée par des hausses de prix injustifiées », a martelé le ministre devant un parterre d’acteurs économiques.

M. Seydou a exhorté les commerçants, au nom de la « foi islamique » et de la « souveraineté économique », à éviter l’envolée spectaculaire des prix généralement observée avant le jeûne. En contrepartie, l’État s’est aussi engagé à garantir un approvisionnement régulier des marchés pour éviter toute pénurie artificielle.

À cet effet, le président de la CCIN, Moussa Sidi, a salué ce cadre d’échange, évoquant un « pacte de solidarité » nécessaire pour protéger le pouvoir d’achat des ménages nigériens, déjà éprouvés par un contexte économique régional complexe.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

Ramadan 2026: Contrôles sur le terrain

De leur côté, les opérateurs économiques ont assuré vouloir accompagner l’État, tout en exposant des contraintes logistiques liées à l’approvisionnement. Malgré ces réserves, un engagement de principe a été pris pour maintenir l’accessibilité des produits de base (sucre, huile, céréales).

Le ministre a annoncé qu’il entamerait également dès les prochains jours des « visites de terrain » dans les grandes enseignes et les marchés de Niamey pour vérifier la réalité des stocks et l’affichage des prix.

Ministère du Commerce et de l'Industrie
© Ministère du Commerce et de l'Industrie

En somme, cette rencontre intervient alors que la stabilité des prix est devenue un enjeu de paix sociale majeur pour le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Niger : Bank of Africa et l’État misent sur le financement agricole

Le Niger explore de nouveaux leviers de financement pour son secteur agricole, pilier central de son économie et de sa stratégie de souveraineté alimentaire. Ce mercredi 21 janvier 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a présidé, au cabinet du Premier ministre, une séance de travail dédiée à la mobilisation de ressources financières en faveur de l’agriculture.

Une rencontre stratégique pour le financement agricole

Cette rencontre de haut niveau a réuni une délégation du groupe Bank of Africa (BOA), conduite par son directeur général, Amine Bouabid, ainsi que plusieurs institutions nationales intervenant tout au long de la chaîne de valeur agricole. Elle s’inscrit dans la continuité d’une mission de la BOA au Niger et traduit une volonté commune de structurer des partenariats durables dans un secteur à fort potentiel.

L’agriculture, pilier de l’économie nigérienne

Représentant le Premier ministre, le chef de la diplomatie nigérienne a dressé un état des lieux du secteur agricole, qui contribue à près de 40 % du produit intérieur brut. Il a mis en avant les atouts structurels du pays, notamment l’étendue des terres cultivables et l’existence de ressources en eaux souterraines, tout en rappelant les contraintes persistantes liées aux chocs climatiques et à la variabilité des saisons.

Pour les autorités nigériennes, l’agriculture dépasse le simple cadre économique. Elle constitue également  un axe stratégique majeur de la vision de refondation nationale, avec pour objectif affirmé de renforcer l’autonomie alimentaire et de réduire la dépendance extérieure.

Les institutions nationales exposent leurs priorités

Les responsables des institutions spécialisées — parmi lesquelles le Conseil national de la recherche agronomique, la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles, l’Association des ingénieurs agricoles du Niger, la société Riz du Niger et l’ICRISAT — ont aussi présenté leurs priorités opérationnelles, leurs besoins de financement et leurs perspectives de développement.

Bank of Africa ouverte à un appui financier structuré

À l’issue des échanges, le directeur général de Bank of Africa a salué la qualité des interventions et exprimé l’intérêt du groupe bancaire pour un accompagnement ciblé du secteur. Il a également évoqué une approche intégrée, allant du financement des entreprises de transformation et des importateurs de semences jusqu’au soutien direct aux producteurs agricoles.

Cette séance de travail ouvre ainsi la voie à une coopération renforcée entre l’État nigérien et Bank of Africa, avec l’ambition de transformer le potentiel agricole du pays en moteur durable de croissance, d’emplois et de sécurité alimentaire.

Niger : Le Ministre Mohamed Toumba en visite à la Police Nationale

Niamey, 21 janvier 2026 – Le ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba, a effectué mercredi une visite de travail à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), à Niamey, dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec les services placés sous sa tutelle.

Cette visite intervient en début d’année 2026, alors que les autorités nigériennes affichent la sécurité des personnes et des biens comme l’une de leurs priorités majeures.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

Un état des lieux sans concession

Accompagné de ses collaborateurs, le ministre s’est rendu dans plusieurs services de la DGPN afin de s’informer des conditions de travail des agents et du fonctionnement des structures opérationnelles. Il a notamment visité le Centre des opérations ainsi que la salle de vidéosurveillance de la ville de Niamey, où sont centralisées les images issues du dispositif de surveillance urbaine.

Selon le ministère de l’Intérieur, cette inspection a permis d’évaluer les capacités techniques existantes et d’identifier les besoins en matière de renforcement des moyens.

Ministère de l’Intérieur
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8 000 records de recrues et des investissements

Depuis 2023, la Police nationale nigérienne a connu une augmentation significative de ses effectifs. le ministre lors d’une réunion avec les responsables de l’institution a rappelé  que le gouvernement a recruté et formé  plus de 8 000 agents au cours des deux dernières années. Les autorités ont également engagé un programme de modernisation des équipements et lancé la construction de nouveaux commissariats afin d’améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire.

Ministère de l’Intérieur
© Ministère de l’Intérieur

Appel à la vigilance face aux nouveaux défis

Au cours des échanges, le général Toumba a appelé les forces de police à renforcer leur vigilance face aux défis sécuritaires actuels, notamment la criminalité organisée, le trafic de drogue et la délinquance urbaine, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes.

« La Police nationale demeure un pilier essentiel pour la protection des citoyens et de leurs biens », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel.

La visite s’inscrit dans une série d’actions annoncées par le gouvernement visant à consolider le dispositif sécuritaire national au cours de l’année 2026.

Niger-Espagne : Gloria Minguez Ropinon nouvelle Ambassadrice à Niamey

Niamey, 21 janvier 2026 – Le ballet diplomatique se poursuit au Palais de la diplomatie nigérienne. En ce milieu de semaine, le cabinet du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur a servi de cadre à un nouvel acte protocolaire de haute importance. En effet, Son Excellence Monsieur Bakary Yaou Sangaré a reçu les copies figurées des lettres de créance de Mme Gloria Minguez Ropinon, nouvelle ambassadrice désignée du Royaume d’Espagne auprès de la République du Niger.

Cette cérémonie, bien que formelle, revêt une symbolique forte. D’une part, elle marque le coup d’envoi officiel de la mission de la diplomate espagnole. D’autre part, elle confirme la vitalité de l’axe Niamey-Madrid dans un paysage international en pleine mutation.

Ministère des Affaires Étrangères du Niger
© Ministère des Affaires Étrangères du Niger

Un accueil placé sous le signe du respect mutuel

Dès les premiers échanges, le chef de la diplomatie nigérienne a tenu à exprimer ses félicitations à la nouvelle représentante du Royaume ibérique. Au-delà des civilités d’usage, Bakary Yaou Sangaré a réitéré une ligne directrice claire de la politique étrangère nigérienne : la volonté de bâtir des partenariats fondés sur le respect mutuel et un dialogue constructif.

Pour le Niger, l’accueil d’une nouvelle ambassadrice constitue une occasion de réaffirmer sa souveraineté tout en demeurant ouvert à une coopération internationale bénéfique aux populations .D’ailleurs, l’accueil, marqué par respect et courtoisie, montre une volonté commune de passer des formalités aux actions concrètes.

Ministère des Affaires Étrangères du Niger
© Ministère des Affaires Étrangères du Niger

Des domaines d’intérêt commun en ligne de mire

Par ailleurs, le Royaume d’Espagne et la République du Niger partagent plusieurs enjeux stratégiques majeurs. Notamment, la gestion des flux migratoires, la sécurité régionale, le développement rural ainsi que la coopération culturelle figurent parmi les priorités communes.

En présentant ses copies figurées, Mme Gloria Minguez Ropinon a exprimé sa satisfaction d’entamer sa mission sur la terre nigérienne. Plus encore, elle a souligné l’engagement de Madrid à aligner son action diplomatique sur les priorités nationales et les orientations stratégiques définies par les autorités nigériennes. Cette précision revêt une importance particulière, car elle répond à l’exigence de Niamey de voir ses partenaires accompagner sa propre vision du développement.

Ministère des Affaires Étrangères du Niger
© Ministère des Affaires Étrangères du Niger

Vers une coopération dynamique et durable

Ce nouveau départ diplomatique laisse entrevoir une consolidation des relations bilatérales. En choisissant une diplomate chevronnée pour le poste de Niamey, l’Espagne démontre clairement l’importance qu’elle accorde à sa relation avec le Niger, pays pivot au cœur du Sahel.

Enfin, la présentation officielle des lettres de créance au Chef de l’État, prévue prochainement, constituera l’ultime étape pour parachever cette accréditation et ouvrir pleinement un nouveau chapitre de la coopération nigéro-espagnole.

Zinder : 2ᵉ conférence APJUA pour le soutien à l’AES

Niamey, 21 janvier 2026 – À seulement une semaine de l’événement, l’effervescence monte dans la cité du Damagaram. La ville de Zinder s’apprête à accueillir, les 28 et 29 janvier prochains, la deuxième édition de la Conférence panafricaine de l’Assemblée Parlementaire des Jeunes Unis d’Afrique (APJUA). Un rendez-vous qui promet de transformer la capitale historique en un épicentre de la pensée révolutionnaire et de l’engagement citoyen.

 

Un cri de rassemblement pour l’AES

Dans ce contexte, le thème choisi pour cette édition ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « La jeunesse africaine debout, soutenons l’Alliance des États du Sahel (AES) ».
Autrement dit, la conférence s’inscrit pleinement dans une dynamique régionale marquée par une volonté affirmée de souveraineté. Ce sommet se veut un espace de réflexion et d’action destiné à soutenir l’intégration portée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Par conséquent, pour les organisateurs, l’enjeu consiste à mobiliser la force vive du continent autour des orientations de l’AES. Mieux encore, ils entendent ériger la solidarité sahélienne en un modèle crédible de résistance et de développement endogène.

Sous l’égide des grandes figures dirigeantes

Cette rencontre historique sera également l’occasion de rendre un vibrant hommage aux figures emblématiques de la lutte pour la dignité africaine. Par ailleurs, la conférence sera placée sous le signe de la mémoire de Mzee Laurent-Désiré Kabila, considéré comme l’une des grandes figures du panafricanisme congolais.
En invoquant son héritage, la jeunesse de l’APJUA entend clairement s’inscrire dans la continuité des combats pour la souveraineté totale du continent.

 

« Conscience – Amour – Travail » : le triptyque du changement

Bien plus qu’une simple conférence, l’événement de Zinder se veut le point de départ d’une nouvelle ère. Guidée par la boussole « Conscience – Amour – Travail », la jeunesse africaine souhaite adresser un message clair au monde : elle ne se contente plus d’observer son destin, elle l’écrit.

Concrètement, durant deux jours, débats, ateliers et plaidoyers se succéderont afin de bâtir « l’Afrique que nous méritons ».
Ainsi, à Zinder, la jeunesse prouvera que l’Afrique de demain ne se rêve pas. Au contraire, elle se construit dès aujourd’hui, par l’engagement, la réflexion et l’action collective.

PAM et médias nigériens : vers une souveraineté alimentaire durable

Niamey, 21 janvier 2026 – Dans un contexte national marqué par une quête affirmée de souveraineté alimentaire, la communication devient une arme de construction massive. C’est avec cette conviction que le Programme Alimentaire Mondial (PAM Niger) a franchi, ce mercredi à Niamey, une étape décisive en signant des accords de partenariat avec six acteurs majeurs du paysage médiatique nigérien.

Cette alliance réunit trois piliers du secteur public — l’ANP, la RTN et l’ONEP — ainsi que trois fleurons de la presse privée : les groupes Dounia, Labari et Actu-Niger.

 

PAM Niger : une synergie pour la résilience nationale

L’objectif de cette collaboration dépasse la simple diffusion d’informations institutionnelles. En effet, il s’agit d’une véritable stratégie de renforcement des capacités. Concrètement, le PAM s’engage à former les journalistes sur les problématiques complexes de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour l’organisation, l’enjeu est clair : transformer les professionnels des médias en vecteurs de changement social et en pédagogues des enjeux de développement.

Mme Kindey Samba, Directrice pays du PAM au Niger, a souligné l’urgence de cette initiative :

« Le contexte humanitaire demeure complexe. Les chocs, les changements climatiques, les déplacements de populations et les perturbations des moyens d’existence rendent plus que jamais indispensable une communication efficace et responsable. »

Malgré un bilan impressionnant — plus de 1,8 million de Nigériens assistés cette année dans les domaines de la nutrition, de l’éducation et du développement rural —, l’impact de ces actions souffre parfois d’un déficit de visibilité. C’est précisément pour cette raison que ce partenariat vient corriger cette asymétrie, en plaçant les journalistes au cœur de la mobilisation communautaire.

l'ONEP
© l'ONEP

Le média, acteur à part entière du développement

Pour les autorités nigériennes, cette initiative s’inscrit directement dans les ambitions de refondation de la République. M. Ibrahim Manzo, Président de l’Observatoire national de la communication (ONC), a rappelé qu’aucune politique de développement ne peut aboutir sans un relais médiatique structuré.

« Ces accords vont bien au-delà d’une collaboration ponctuelle », a-t-il précisé. En pratique, ils instaurent un cadre éthique et professionnel où l’information devient un service public vital, garantissant que les populations les plus vulnérables reçoivent des messages clairs et contextualisés.

 

Un engagement professionnel pour la souveraineté

Porte-parole des médias signataires, M. Abdoulaye Coulibaly, Directeur général de la RTN, a réaffirmé la responsabilité de la presse dans la marche vers l’autosuffisance alimentaire. Par conséquent, en acceptant ce cadre de travail fondé sur la confiance et l’éthique, les médias s’engagent à traiter les enjeux de sécurité alimentaire avec une rigueur accrue.

Ainsi, cette signature marque le début d’une ère nouvelle : celle d’un journalisme humanitaire et de développement, capable non seulement de rapporter les faits, mais surtout d’accompagner durablement le Niger vers une résilience renforcée et une souveraineté alimentaire assumée.

Réfugiés nigérians à Niamey : Niger et Nigeria se concertent

Face aux inquiétudes suscitées par la situation des ressortissants nigérians vivant au Niger, les autorités diplomatiques des deux pays ont tenu une réunion de concertation à Niamey. Environ 1 300 réfugiés nigérians installés dans la capitale nigérienne étaient au centre des échanges.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération

Une rencontre diplomatique pour clarifier la situation

Le ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, a reçu mardi une délégation de l’ambassade du Nigeria au Niger. La mission était conduite par le chargé d’affaires, Abubakar Musa. Par ailleurs, les discussions ont principalement porté sur les conditions de vie et la prise en charge des réfugiés nigérians présents à Niamey.

Selon la diplomatie nigérienne, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des mécanismes de coopération bilatérale entre Niamey et Abuja. Elle visait également à apporter des clarifications face à des informations jugées infondées, largement relayées sur les réseaux sociaux, concernant le sort réservé à ces réfugiés.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération

Une coordination avec les partenaires humanitaires

Les autorités nigériennes ont tenu à rassurer sur la gestion de cette situation humanitaire sensible. Elles affirment travailler en étroite collaboration avec l’ambassade du Nigeria et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de limiter l’impact de cette crise sur les personnes concernées, tout en reconnaissant la dimension humaine et complexe du dossier.

De son côté, la représentation diplomatique nigériane a assuré que le gouvernement fédéral avait déjà pris des dispositions pour garantir la sécurité et l’assistance des réfugiés. Par ailleurs, l’OIM, en coordination avec les autorités nigériennes, accompagne la mise en œuvre de ces mesures.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération

Un signal de coopération régionale

Cette rencontre illustre la volonté des deux pays voisins de privilégier le dialogue et la coopération face aux défis humanitaires, dans un contexte régional marqué par des déplacements de populations et une forte sensibilité de l’opinion publique.

CRUPN Niger : Nouveau Président et 7 Priorités pour Moderniser l’Enseignement Supérieur

Tahoua, 20 janvier 2026 – La capitale régionale de Tahoua a été le théâtre d’une double actualité académique : après la cérémonie de remise des diplômes à l’Université Djibo Hamani (UDH), les recteurs des universités publiques du Niger se sont réunis pour une session stratégique de la Conférence des Recteurs des Universités Publiques du Niger (CRUPN), présidée par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, le Professeur Mamadou Saidou.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Un passage de témoin au sommet du monde académique

La réunion a été marquée par un changement de présidence symbolique. En effet, après un mandat salué pour sa rigueur et ses initiatives, le Professeur Hamadou Youssoufou, recteur de l’Université Djibo Hamani de Tahoua, a passé le témoin à son homologue de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, le Professeur Moussa Baragé.

Par ailleurs, ce renouvellement intervient à un moment crucial pour la coordination entre établissements, alors que le Niger cherche à consolider ses standards académiques et à renforcer l’excellence universitaire sur l’ensemble du territoire.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Sept priorités pour moderniser l’enseignement supérieur

La conférence a réuni tous les recteurs des universités publiques ainsi que les représentants de l’Université Numérique du Niger autour de sept points stratégiques :

  1. Bilan et gouvernance : validation du bilan moral et financier de la CRUPN et élection de la nouvelle présidence.
  2. Santé académique : État des lieux de l’année universitaire 2025-2026, harmonisation des calendriers et anticipation des défis.
  3. Identité et prestige : élaboration d’un modèle type de toge pour les universités publiques et encadrement du titre honorifique de professeur émérite.
  4. Assurance qualité et accréditation : définition des exigences pour la reconnaissance internationale des diplômes nigériens.
  5. Élargissement : examen de la demande d’adhésion du Directeur Général de l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG).
  6. Innovation et transformation numérique : planification de la modernisation des outils pédagogiques et des infrastructures numériques.
  7. Divers : discussion sur les questions administratives et académiques transversales.

Ces chantiers reflètent en effet la volonté du Niger de renforcer la compétitivité et l’attractivité de ses universités à l’échelle régionale et internationale.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche

Une mobilisation des acteurs et des institutions

La réunion s’est déroulée en présence du Secrétaire Général Adjoint du ministère, du Directeur Général de l’Enseignement Supérieur (DGES) et des Secrétaires Généraux des universités de Niamey et Tahoua.

Pour le ministre Mamadou Saidou, la CRUPN constitue le moteur de la modernisation et de la transformation numérique de l’enseignement supérieur. Selon lui, ces instances permettent de mutualiser les ressources, de standardiser les pratiques et de garantir l’excellence académique pour tous les étudiants nigériens.

 

Vers une université nigérienne d’excellence

À l’issue de la conférence, les recteurs ont reçu une feuille de route claire : consolider les acquis, harmoniser les programmes et mettre en œuvre les projets prioritaires pour que chaque étudiant bénéficie d’une formation de qualité.

Finalement, cette session de la CRUPN illustre la dynamique positive du système universitaire nigérien, prête à relever les défis de la recherche, de la formation et de l’innovation pour faire du Niger un acteur majeur de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest.

Niger-UE : vers une nouvelle dynamique de coopération

Niamey, 20 janvier 2026 – Les relations entre le Niger et l’Union européenne (UE) étaient au centre des échanges ce mardi à Niamey. Le Premier ministre, également ministre de l’Économie et des Finances, Ali Mahaman Lamine Zeine, a accordé une audience au Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, João Cravinho, en visite de travail dans la capitale nigérienne.

 

Niger-UE : Un échange stratégique à un moment clé

Cette rencontre de haut niveau a permis aux deux parties de faire le point sur l’état de la coopération entre le Niger et l’Union européenne, mais aussi d’explorer les perspectives de collaboration pour l’année 2026. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et humanitaires, les discussions ont porté sur la nécessité d’un partenariat adapté aux réalités du Sahel.

Ministère des Affaire Etrangère
© Ministère des Affaire Etrangère

L’Union européenne annonce une approche renouvelée

À l’issue de l’audience, le diplomate européen s’est exprimé devant la presse. Il a annoncé la volonté de l’Union européenne d’adopter une nouvelle approche dans ses relations avec les pays sahéliens. Cette orientation repose, selon lui, sur un dialogue plus respectueux, plus direct et qualitativement renforcé, tenant davantage compte des priorités exprimées par les États de la région.

 

Une rencontre élargie aux piliers du gouvernement

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement nigérien, notamment le ministre d’État chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général de division Mohamed Toumba, le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, ainsi que le ministre de la Justice, Alio Daouda. Leur présence témoigne de l’importance accordée à cette visite et aux enjeux diplomatiques qu’elle soulève.

À travers cet échange, Niamey et Bruxelles affichent leur volonté de maintenir un cadre de concertation ouvert, dans l’objectif de redéfinir les bases d’une coopération jugée plus équilibrée et tournée vers l’avenir du Sahel.