Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 62 sur 283

Décès de Mohamed Soumaré, journalisme malien à la CAN 2025

Rabat, 15 janvier 2026 — L’effervescence de la Coupe d’Afrique des nations a laissé place, ce matin, à une atmosphère de recueillement et de douleur. Alors que les regards du continent sont tournés vers le Maroc pour la plus grande fête du football, une nouvelle tragique vient de frapper le monde des médias : la mort brutale de Mohamed Soumaré, figure emblématique du journalisme sportif malien.

En effet, la nouvelle est tombée comme un couperet hier soir, mercredi 14 janvier. Mohamed Soumaré, qui séjournait dans la capitale marocaine pour couvrir l’événement, a été retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel. Pour l’heure, les circonstances exactes de cette disparition soudaine restent entourées d’incertitudes, aucune communication officielle n’ayant encore précisé les causes du drame.

 

Un choc immense au cœur de la CAN

Dans les centres de presse et les travées des stades de Rabat, la stupeur est totale. Journalistes, consultants et officiels, tous réunis pour la CAN, partagent le même sentiment de consternation. Mohamed Soumaré n’était pas seulement un confrère ; il était aussi un pilier de la communauté médiatique ouest-africaine, reconnu pour sa fraternité et son professionnalisme.

Sur les réseaux sociaux, les hommages sont riches De Bamako à Casablanca, la page « Vive les Aigles du Mali » et de nombreux observateurs saluent la mémoire d’un passionné qui dévouait chaque instant de sa carrière à la promotion du ballon rond.

 

Un artisan infatigable du football malien

Mohamed Soumaré laisse derrière lui un héritage considérable. Au-delà de ses analyses pertinentes en tant que consultant, il était aussi un homme d’action, profondément ancré dans les structures du football de son pays.

Ses responsabilités étaient multiples et stratégiques :

  • Officier média du Stade malien de Bamako, où il gérait l’image de l’un des clubs les plus prestigieux du pays.
  • Responsable marketing, TV et médias au sein de la Ligue professionnelle malienne, jouant un rôle clé dans la modernisation du championnat national.

Par ailleurs, Il a su  imposer sa rigueur analytique et un engagement sans faille pour traiter le football africain avec l’excellence qu’il mérite.

 

Un vide immense dans le paysage médiatique

Pour ses pairs, Mohamed Soumaré représentait cette génération de journalistes capables de concilier expertise technique et passion populaire. Sa disparition en plein cœur d’une compétition qu’il aimait tant rend le deuil encore plus difficile pour ses confrères présents au Maroc.

Aujourd’hui, alors que l’on se prépare à vivre la plus grande finale de tous les temps, une pensée particulière accompagnera chaque coup de sifflet. Le journalisme sportif perd un technicien de la communication ; mais, plus encore, le Mali perd un fils qui a porté haut ses couleurs sur la scène continentale.

Le ministre du Commerce inspecte les stocks de l’OPVN

Niamey, 13 janvier 2026 —Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a effectué mardi une visite de travail à l’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN) afin de s’assurer de la disponibilité des stocks stratégiques.

MINISTERE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE A EFFECTUE
© MINISTERE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE A EFFECTUE

Une tournée au cœur de la logistique alimentaire

Accueilli par le directeur général de l’OPVN, le colonel Sidi Mohamed, le ministre a d’abord parcouru les locaux de la direction générale avant de se rendre à la Direction des Prestations, située à Gamkallé. Ce site joue un rôle central dans la logistique et le transport des denrées vivrières.

La délégation s’est ensuite déplacée vers les magasins de stockage de la Rive Droite et de Lazaret. Ces entrepôts abritent les réserves céréalières destinées à réguler le marché et à soutenir les populations vulnérables.

MINISTERE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE A EFFECTUE
© MINISTERE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE A EFFECTUE

Des installations jugées satisfaisantes

Tout au long de sa visite, Abdoulaye Seydou a salué l’engagement du personnel de l’OPVN, qui œuvre quotidiennement pour garantir la souveraineté alimentaire du pays. À l’issue de la tournée, il s’est déclaré satisfait de l’état des installations et de la bonne conservation des stocks.

« L’OPVN est une véritable fierté nationale, un instrument essentiel de résilience économique et de souveraineté alimentaire », a affirmé le ministre, insistant sur la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles de l’institution.

MINISTERE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE A EFFECTUE
© MINISTERE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE A EFFECTUE

Des mesures sociales annoncées

À l’approche du mois de Ramadan, période de forte consommation de céréales et de sucre, le ministre a annoncé le lancement prochain d’opérations de déstockage. Ces ventes à prix abordables visent aussi  à soulager les ménages et à stabiliser le marché.

En somme, cette initiative s’inscrit dans la vision sociale des autorités de la Refondation, conduite par le président de la République, le général Abdourahamane Tiani, et le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, qui placent la résilience alimentaire au cœur de leurs priorités.

FMF 2026 : Le ministre nigérien des Mines, Ousmane Abarchi, à Riyad

Riyad (Arabie Saoudite), 14 janvier 2026 —Les grandes puissances se bousculent pour sécuriser les ressources du futur, et le Niger entend affirmer sa place sur l’échiquier minier mondial. Pour ce faire, le Commissaire‑Colonel Ousmane Abarchi, ministre des Mines, représente la République du Niger aux travaux de la 5ᵉ Réunion ministérielle internationale organisée en marge du prestigieux Future Minerals Forum (FMF 2026).

Dans le cadre somptueux du Centre international de conférences Roi Abdulaziz, cette rencontre de haut niveau réunit des décideurs de premier plan autour d’un défi majeur : comment exploiter les richesses du sous‑sol dans un monde en pleine mutation ?

 

Les minéraux critiques au cœur des débats

L’avenir du secteur minier mondial ne se joue plus seulement sur les volumes d’extraction, mais sur la résilience des chaînes d’approvisionnement. Les discussions ont mis en avant l’urgence de bâtir des partenariats stratégiques autour des minéraux critiques, ressources dont le Niger dispose en abondance. Ces matériaux sont aussi essentiels à la transition énergétique mondiale, qu’il s’agisse des batteries, des technologies bas‑carbone ou de l’électronique.

Pour le Commissaire‑Colonel Ousmane Abarchi, l’enjeu est double : contribuer à la stabilité de l’offre mondiale tout en veillant à ce que l’exploitation serve en priorité le développement national.

 

Infrastructures et valeur ajoutée : un nouveau paradigme

Les échanges ont également porté sur la transformation du modèle minier en Afrique et en Asie centrale. Trois axes majeurs ont été mis en avant :

  • Le développement des infrastructures : routes, énergie et logistique pour désenclaver les sites miniers ;
  • La valeur ajoutée locale : transformer sur place plutôt que d’exporter uniquement du minerai brut ;
  • L’attractivité des investissements : instaurer un climat sécurisé et transparent pour attirer les capitaux tout en protégeant les intérêts souverains.

 

Une diplomatie minière souveraine et ambitieuse

La présence du Niger à ce forum ne relève pas d’une simple formalité protocolaire. Elle traduit également  une volonté affirmée de siéger à la table où se dessinent les règles du commerce mondial des ressources naturelles.

En partageant ses perspectives avec ses partenaires, le Niger réaffirme son engagement pour une exploitation optimale et souveraine. Il ne s’agit plus de subir les fluctuations du marché, mais de devenir un acteur stratégique capable de répondre aux enjeux de durabilité tout en générant une richesse concrète pour ses citoyens.

À Riyad, le Niger a envoyé un message clair : l’avenir des minéraux mondiaux passera par des partenariats respectueux de la souveraineté africaine.

Le Niger et la Türkiye renforcent leur partenariat stratégique

Niamey, 14 janvier 2026 — Le siège du ministère des Affaires étrangères à Niamey a été le théâtre d’une rencontre diplomatique de haut niveau. Le chef de la diplomatie nigérienne, Son Excellence Bakary Yaou Sangaré, a reçu l’ambassadeur de la République de Türkiye, accompagné d’une délégation comprenant notamment un représentant du ministère turc de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Ministère des Affaires étrangères
© Ministère des Affaires étrangères

Une coopération tournée vers l’avenir

Cette audience s’inscrit dans la dynamique de diversification des partenariats du Niger. Elle illustre la volonté des deux pays de consolider leurs relations bilatérales, conformément à l’orientation donnée par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui place la souveraineté nationale et la valorisation des ressources naturelles au cœur de sa vision.

Les discussions ont porté sur le développement de nouveaux projets miniers, considérés comme un levier majeur de croissance économique et de création d’emplois. Les deux parties ont souligné l’importance d’un partenariat fondé sur le respect mutuel, le transfert de compétences et une coopération durable.

Ministère des Affaires étrangères
© Ministère des Affaires étrangères

Vers un partenariat « gagnant-gagnant »

Au-delà des projets miniers, cette rencontre traduit une ambition partagée : hisser la coopération nigéro-turque à un niveau supérieur. En plus, les autorités des deux pays entendent bâtir une relation pragmatique et équilibrée, capable de générer des bénéfices concrets pour leurs populations.

Une amitié en construction

En accueillant cette délégation turque, Niamey confirme son ouverture à des alliances stratégiques diversifiées. Pour Ankara, cette coopération représente une opportunité d’élargir sa présence en Afrique de l’Ouest, tandis que le Niger y voit un moyen de renforcer son développement économique et technique.

Cette audience marque ainsi une étape supplémentaire dans le rapprochement entre le Niger et la Türkiye, avec la promesse d’un avenir diplomatique et économique plus dense, au service du progrès et de l’amitié entre les deux nations.

 

Niamey : Bakary Sangaré reçoit cinq nouveaux ambassadeurs

Niamey, 14 janvier 2026 — Le palais du ministère des Affaires étrangères a pris aujourd’hui des airs de carrefour du monde. Dans une atmosphère solennelle, Son Excellence Bakary Yaou Sangaré, chef de la diplomatie nigérienne, a reçu les copies figurées des lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs. Cette cérémonie marque le début officiel de leur mission au Niger et illustre aussi la vitalité des relations extérieures du pays.

Ministère des Affaires étrangères
© Ministère des Affaires étrangères

Un horizon diplomatique diversifié : de l’Asie à l’Europe

L’audience de ce jour a officialisé la présence de représentants venus de trois continents, preuve de l’ambition du Niger de diversifier ses partenariats stratégiques.

Ainsi, les nouveaux visages de la diplomatie à Niamey sont :

  • SEM Bambang Suharto, représentant la République d’Indonésie ;
  • SEM Thirapath Mongkolnavin, pour le Royaume de Thaïlande ;
  • SEM Paulo Jorge Adao Martins dos Santos, au nom de la République portugaise.

Ces trois ambassadeurs exerceront leurs fonctions avec résidence à Abuja (Nigeria). Par ailleurs, le déploiement se poursuit avec :

  • SEM Wolfgang Spadinger, Ambassadeur de la République d’Autriche (résidant à Alger) ;
  • SEM Jama Hassan Khalif, représentant la République fédérale de Somalie (résidant à Juba).

Ministère des Affaires étrangères
© Ministère des Affaires étrangères

Souveraineté et respect mutuel : les nouveaux piliers du Niger

Au-delà du protocole, le ministre Bakary Yaou Sangaré a profité de cette tribune pour fixer le cap de la nouvelle diplomatie nigérienne. En souhaitant la bienvenue à ses hôtes, il a aussi réaffirmé la ligne directrice des autorités de la transition : renforcer les liens d’amitié sur la base d’un partenariat pragmatique.

Deux valeurs cardinales ont été mises en avant : le respect mutuel et la souveraineté. Pour le Niger, il ne s’agit plus seulement de recevoir des ambassadeurs, mais de bâtir des ponts solides qui respectent les choix stratégiques du peuple nigérien tout en ouvrant de nouvelles opportunités de coopération économique et technique.

Ministère des Affaires étrangères
© Ministère des Affaires étrangères

Une étape décisive pour la coopération bilatérale

Le dépôt des copies figurées constitue l’acte symbolique qui précède la présentation officielle des lettres de créance au Chef de l’État. Par ailleurs, cette étape permet aux nouveaux ambassadeurs de commencer à nouer des contacts opérationnels avec l’administration nigérienne.

Qu’il s’agisse des échanges agricoles et technologiques avec l’Indonésie et la Thaïlande, des investissements avec le Portugal et l’Autriche, ou encore de la solidarité africaine avec la Somalie, le Niger confirme qu’il reste en effet un acteur incontournable et ouvert sur l’échiquier mondial.

En accueillant cinq diplomates en une seule journée, Niamey démontre aussi son dynamisme et sa volonté de dialoguer avec tous, dans le respect de l’intérêt national.

Drame à Maradi : Rabilou Hassan tué lors d’un affrontement entre fadas

Maradi, 14 janvier 2026 — Deux jours après le décès tragique du jeune Rabilou Hassan, le quartier Bagalam de Maradi est plongé dans la stupeur et l’amertume. Ce qui ne devait être qu’une énième dispute entre bandes rivales a viré au cauchemar, emportant la vie d’un homme de 25 ans qui se trouvait simplement au mauvais endroit, au mauvais moment.

 

Une expédition punitive qui vire au meurtre

L’engrenage de la violence a commencé quelques jours plus tôt par une altercation entre un dealer notoire de Bagalam et un membre d’une « fada » (groupe de jeunes) du quartier Yandaka. Selon les premiers éléments de l’enquête, le dealer aurait provoqué son rival à plusieurs reprises, allant jusqu’à le menacer de mort avec des armes blanches.

Au lieu d’apaiser les tensions, le groupe de Yandaka décide de se faire justice lui-même. Lors d’une réunion de planification réunissant sept individus, la décision est prise de « régler son compte » au concessionnaire. Dans la nuit, six d’entre eux, armés de couteaux et de gourdins, investissent le hangar de leur cible. La bagarre éclate aussitôt, dans une confusion totale.

 

Rabilou Hassan : le destin brisé d’un passant

C’est dans ce chaos que se trouvait Rabilou Hassan. D’après les témoignages recueillis sur place, le jeune homme n’était qu’un simple passant. Pris de panique face à la violence de l’assaut, il tente de fuir. Mais l’horreur survient : l’un des assaillants lui plante un couteau dans l’œil, provoquant une blessure fatale.

Rabilou s’effondre et perd connaissance sur le champ. Après deux jours passés dans le coma, transféré successivement du dispensaire au CHR puis à l’Hôpital de Référence de Maradi, il succombe finalement à ses blessures le lundi 12 janvier.

 

Une jeunesse minée par la drogue et les armes

Ce drame remet brutalement en lumière l’insécurité croissante dans certains quartiers de Maradi. Sous couvert d’anonymat, des riverains tirent la sonnette d’alarme :

« Le quartier est miné par la drogue. Presque tous les jeunes portent des armes blanches, que ce soit pour agresser ou pour se défendre. »

Pour beaucoup, ce meurtre n’est que la partie visible d’un iceberg nourri par la toxicomanie et l’oisiveté.

« Il ne manque plus que des coups de feu pour que les autorités prennent enfin conscience du drame qui se joue ici », alerte un habitant, excédé par la violence quotidienne.

 

La justice en marche

Le Parquet a immédiatement ouvert une enquête pour identifier les responsables de ce lynchage. Les enquêteurs ont déjà interpellé une personne : le septième membre du groupe, présent lors de la planification mais absent de l’assaut. Les forces de l’ordre traquent désormais les six autres assaillants, identifiés comme les auteurs directs de l’agression.

Niger : La HACP valide le programme Agropole pour la jeunesse

Niamey,  14 janvier 2026 – Au lendemain d’une rencontre stratégique, l’espoir d’une insertion économique durable pour la jeunesse nigérienne prend forme. En effet, hier, le Général de Brigade Amadou Diddili, Président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), a dirigé une réunion cruciale consacrée à l’avenir du monde rural et à l’emploi des jeunes.

HACP
© HACP

Une alliance interministérielle pour le développement

À l’ordre du jour figurait un enjeu majeur : la validation de la note conceptuelle du programme « Agropole ». Bien plus qu’une formalité administrative, cette séance a rassemblé les forces vives de l’État autour du Général Diddili et de ses collaborateurs de la HACP. La Secrétaire Générale Adjointe du Ministère de la Jeunesse et des Sports, accompagnée de ses cadres, a pris une part active aux échanges. Les représentants du Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAGEL) et les délégués du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) ont également apporté leur expertise pour affiner la stratégie.

Par ailleurs, cette diversité d’acteurs illustre la volonté des autorités de bâtir un projet transversal, capable de mobiliser plusieurs secteurs pour un objectif commun : offrir aux jeunes Nigériens des perspectives concrètes d’avenir.

HACP
© HACP

L’Agropole : un moteur de paix par l’agriculture

Le programme Agropole ne se limite pas à la production agricole. Il se veut un outil de stabilisation sociale et de consolidation de la paix. En associant la HACP à cette initiative, les autorités reconnaissent que la sécurité durable passe par l’occupation saine et productive de la jeunesse.

L’ambition est claire : transformer les zones rurales en pôles de croissance économique. En donnant aux jeunes les moyens de cultiver, d’élever et de transformer les produits du terroir, le projet vise aussi à réduire l’exode rural et à offrir une alternative crédible au chômage. L’agropastoralisme, longtemps perçu comme une activité traditionnelle, est désormais présenté comme un levier moderne de développement et le premier employeur potentiel des jeunes Nigériens.

HACP
© HACP

Un engagement renouvelé pour la jeunesse

Lors des discussions, les participants ont validé les grandes lignes de la note conceptuelle, posant ainsi les bases opérationnelles du projet. Les membres du Conseil National de la Jeunesse ont salué cette démarche qui les place au cœur de la décision, garantissant que les initiatives correspondent aux besoins réels du terrain.

Pour le Général Diddili, cette validation est un signal fort envoyé à la nation : « Il ne s’agit plus seulement de planifier, mais de passer à l’action pour bâtir une souveraineté alimentaire portée par l’énergie de la jeunesse nigérienne. »

Avec l’Agropole, le Niger trace une voie ambitieuse où agriculture, paix et jeunesse se rejoignent pour construire un avenir durable.

CAN 2027 : Tirage au sort du tour préliminaire et affiches complètes

Rabat, 13 janvier 2026 – Le chemin vers la 36ᵉ édition de la plus prestigieuse des compétitions africaines se dessine enfin. Ce mardi, dans l’élégance du cadre marocain, la Confédération Africaine de Football (CAF) a levé le voile sur les premières affiches de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies 2027 lors du tirage au sort officiel du tour préliminaire. Si les géants du continent observent encore de loin, douze nations s’apprêtent déjà à livrer bataille pour leur survie sportive.

 

Douze nations pour six tickets d’or

En effet, ce tour préliminaire concerne les sélections les moins bien classées au niveau continental, les obligeant à passer par ce « barrage » pour rejoindre la phase de poules. Six confrontations en matchs aller-retour détermineront les heureux élus qui poursuivront l’aventure.

Voici les affiches programmées :

  • Djibouti affrontera le Soudan du Sud.
  • Le Tchad se mesurera au Burundi.
  • La Somalie défiera l’Île Maurice.
  • Les Seychelles seront opposées au Lesotho.
  • L’Érythrée fera face à l’Eswatini.
  • São Tomé-et-Principe jouera contre l’Éthiopie.

L’enjeu est colossal pour ces « petits » du football africain qui rêvent de bousculer la hiérarchie. Les observateurs scruteront particulièrement l’Éthiopie ou le Burundi, habitués à créer la surprise, tandis que des nations comme les Seychelles ou la Somalie chercheront aussi  à signer un exploit historique.

La CAF a fixé le calendrier : le mois de mars décidera du sort des équipes.

Par ailleurs, les supporters n’auront pas à attendre longtemps pour vibrer. La CAF a annoncé que ces rencontres se tiendront durant la fenêtre internationale de la FIFA, précisément entre le 23 et le 31 mars 2026. Ces deux semaines de haute tension offriront ainsi des duels intenses où le moindre faux pas à domicile pourrait s’avérer fatal lors du match retour.

 

Le Mena épargné par le premier coup de couperet

Pour les fans Nigériens, l’heure est au soulagement. Le Mena ne figure pas sur cette liste de départ immédiat. En effet, le classement FIFA offre un avantage précieux au Mena du Niger : sa position qualifie directement l’équipe pour la phase de groupes des éliminatoires.

Finalement, ce privilège offre au staff technique une marge de manœuvre précieuse pour peaufiner la préparation et observer les futurs adversaires potentiels. En évitant ce tour préliminaire, le Niger s’assure une entrée plus sereine, mais non moins exigeante, dans la compétition un peu plus tard dans l’année. Le décor est posé, les acteurs sont connus : la quête pour la CAN 2027 ne fait que commencer.

Viande hors de prix à Niamey : Abdoulaye Seydou convoque les acteurs de la filière

Niamey, 13 janvier 2026— Dans les foyers de Niamey et de l’intérieur du pays, un sujet brûlant anime toutes les conversations : le prix de la viande, devenu un luxe inaccessible. Face à cette envolée spectaculaire qui voit le kilogramme passer du simple au double, le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes. Dans l’après-midi du lundi 12 janvier, le Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a convoqué une réunion d’urgence avec les principaux acteurs de la filière.

 

Le paradoxe d’un pays d’élevage

Autour de la table, l’ambiance était sérieux. en effet, le Ministre, entouré de ses cadres techniques, a fait face aux représentants syndicaux et au « Sarki Fawa », le chef de file des bouchers de la capitale. D’entrée de jeu, Abdoulaye Seydou a pointé du doigt un paradoxe insupportable : comment expliquer que dans le Niger, pays pastoral par excellence doté d’un cheptel immense, la protéine animale soit devenue un produit de luxe pour le citoyen moyen ?

« Le peuple est au cœur des préoccupations des autorités de la Refondation », a martelé le Ministre. Pour le gouvernement, la régulation des prix des produits de première nécessité n’est pas une option, mais une priorité absolue. Face à la souffrance des ménages qui voient leur pouvoir d’achat s’effriter sur les étals, le silence n’est plus de mise.

Ministère du Commerce et de l’Industrie
© Ministère du Commerce et de l’Industrie

Pourquoi les prix flambent-ils ?

Les professionnels du secteur ont rapidement exposé la complexité de la situation sur le terrain. D’abord, les bouchers et leurs représentants ont souligné que cette flambée n’est pas le fruit du hasard, mais bien la conséquence d’un effet domino. Ensuite, ils ont identifié trois facteurs principaux. Premièrement, la hausse du prix du bétail sur les marchés ruraux de l’intérieur alourdit les coûts. Deuxièmement, l’insécurité dans certaines zones de pâturage et sur les axes de transport renchérit la logistique. Enfin, l’abattage clandestin déséquilibre la filière structurée et échappe à tout contrôle des prix.

 

L’urgence d’un « prix raisonnable »

Au terme de cette rencontre jugée franche et constructive, le ministre Abdoulaye Seydou a affirmé avec force qu’il y a urgence à agir. L’objectif immédiat est de mettre de l’ordre dans le secteur pour protéger les consommateurs. Des jalons ont été posés pour une solution durable qui ne soit pas une simple mesure cosmétique.

Le gouvernement et les acteurs de la filière se sont engagés dans une concertation élargie pour ramener, dans les plus brefs délais, le prix du kilogramme de bœuf et de mouton à un niveau supportable pour les bourses nigériennes. Pour les ménages, l’espoir est désormais suspendu aux décisions concrètes qui découleront de ce dialogue de crise. La viande doit redevenir ce qu’elle a toujours été au Niger : un aliment de base, et non un souvenir lointain sur les étals.

AES : Bassolma Bazié en mission clé à Bamako

Bamako, 13 janvier 2026— L’actualité régionale s’accélère : depuis quarante‑huit heures, Bamako accueille une rencontre capitale pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest. En effet, une délégation de haut niveau de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) du Burkina Faso, conduite par son président Bassolma Bazié, séjourne en terre malienne. Plus qu’une simple visite de courtoisie, ce déplacement marque l’étape opérationnelle d’une alliance qui entend redéfinir la souveraineté au Sahel.

Ministère des Affaires Etrangères Mali
© Ministère des Affaires Etrangères Mali

Passer de la vision politique à la réalité administrative

Depuis le 11 janvier, les experts burkinabè et maliens travaillent d’arrache-pied. L’objectif ambitieux est de transformer la volonté politique des chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger en une machine administrative et logistique huilée. Après les grandes annonces de création de la Confédération des États du Sahel (CES), l’heure est désormais à la « pose des fondations ».

Sous la direction de Bassolma Bazié, la délégation burkinabè échange avec le Comité national AES du Mali pour croiser leurs missions respectives. Il s’agit de s’accorder sur des principes, afin de créer une véritable synergie entre les deux structures. Comment coordonner les actions ? Quels sont les points de convergence institutionnels ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans les salles de travail de Bamako.

Ministère des Affaires Etrangères Mali
© Ministère des Affaires Etrangères Mali

Un plan d’action tournant pour plus d’efficacité

L’une des grandes annonces de cette visite de travail est l’élaboration future d’un plan de travail annuel conjoint. Pour éviter que la Confédération ne devienne une institution bureaucratique de plus, les deux parties misent sur un système de rencontres tournantes.

Ce mécanisme permettra aussi une coordination fluide et une évaluation constante des actions sur le terrain, qu’il s’agisse de sécurité, de développement économique ou de coopération culturelle. En partageant leurs expériences, le Mali et le Burkina Faso entendent ainsi créer un modèle de gouvernance sahélienne capable de répondre aux défis spécifiques de la zone.

 

Une diplomatie de proximité

Au-delà des séances techniques, la délégation burkinabè multiplie les visites de courtoisie auprès des hautes autorités maliennes. Ces échanges symbolisent la fraternité retrouvée entre des nations qui partagent désormais un destin lié.

En somme, cette mission traduit la volonté des États du Sahel de passer des déclarations politiques à une coopération administrative concrète. Pour les citoyens, elle marque le début d’une gouvernance partagée, pensée pour répondre aux réalités quotidiennes.