Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 61 sur 283

Niger : Vers des hôpitaux mieux protégés du risque électrique

Niamey, 20 janvier 2026 – Au lendemain d’une rencontre stratégique sur la sécurité des infrastructures publiques, le Niger franchit une nouvelle étape dans la prévention des risques technologiques. Le lundi 19 janvier 2026, le cabinet du ministre de la Santé a été le théâtre d’échanges cruciaux entre le Médecin colonel-major Garba Hakimi et une délégation de l’Agence nationale du contrôle des installations électriques internes (CONTROLEC).

 

Une mission de salubrité électrique

Reçue par le directeur général de l’agence, Manzo Diallo Mohamed Ali, et le président du conseil d’administration, Manzo Moctar Amadou, la délégation a présenté un document très attendu : le rapport de contrôle des installations électriques du ministère de la Santé. Par ailleurs, pour CONTROLEC, agence opérationnelle depuis septembre 2024, l’enjeu est de taille : garantir la sécurité des personnes et la protection des biens par une mise en conformité rigoureuse des dispositifs de basse tension.

Dans un contexte où les bâtiments publics sont souvent mis à rude épreuve, cette expertise s’avère vitale. Créée en février 2023, l’agence s’impose désormais comme le gendarme de la conformité électrique intérieure, veillant à ce que chaque câble et chaque disjoncteur respectent les normes de sécurité en vigueur.

Ministère de la Santé
© Ministère de la Santé

Priorité aux hôpitaux et centres de santé

L’un des points forts de cette audience a été la volonté partagée de porter cet effort de sécurisation au cœur même du dispositif de soins national. En conséquence, la délégation de CONTROLEC a exprimé le souhait d’étendre ses opérations de contrôle aux structures hospitalières, une proposition immédiatement validée par le ministre Garba Hakimi.

Le Médecin colonel-major a d’ailleurs fixé des priorités claires. Le déploiement devra cibler en urgence :

  • Les quatre nouveaux hôpitaux du district de Niamey.
  • Les centres de santé intégrés (CSI), piliers de la santé de proximité.

 

Prévenir le risque avant la crise

Enfin, l’urgence de cette collaboration n’est pas fortuite. L’approche de la période de fortes chaleurs au Niger est traditionnellement synonyme d’une augmentation des incidents électriques liés à la surcharge des réseaux et à la surchauffe des installations.  C’est pourquoi, en agissant dès maintenant, le ministère et CONTROLEC font le choix de la prévention active plutôt que celui de la gestion de crise.

Cette mission sera conduite en étroite collaboration avec les services techniques du ministère de la Santé. L’objectif final est ambitieux mais nécessaire : renforcer durablement la sécurité des infrastructures sanitaires afin que soignants et patients puissent évoluer dans un environnement protégé de tout risque de court-circuit ou d’incendie d’origine électrique.

Tahoua : le Ministre Saidou inaugure le futur de l’Université

Tahoua, 19 janvier 2026 – Le visage de l’enseignement supérieur au Niger poursuit sa mue, et c’est depuis la cité de l’Ader que le signal du renouveau a été lancé ce matin. Dans le cadre de sa mission de travail, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le Professeur Mamadou Saidou, a effectué une sortie de terrain marathon sur le site de l’Université Djibo Hamani (UDH) de Tahoua.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
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Une autonomie financière au service de l’excellence

Par ailleurs, sur le site ce matin, le ministre a procédé à l’inauguration d’un ensemble architectural impressionnant. Au-delà du béton et de la peinture fraîche, l’Université Djibo Hamani a financé ces infrastructures sur ses propres fonds, une prouesse de gestion qui illustre sa vitalité et sa rigueur.

La coupure symbolique du ruban a ouvert officiellement :

  • Dix salles de cours modernes de 50 places chacune, offrant un cadre d’apprentissage à taille humaine.
  • Un amphithéâtre majestueux de 500 places, prêt à accueillir les grandes conférences et les cours magistraux.
  • Un bloc administratif flambant neuf, comprenant 19 bureaux et une salle de réunion, destiné à optimiser la gouvernance de l’établissement.

Cette journée marque ainsi un tournant décisif dans le développement et le rayonnement de l’Université Djibo Hamani.

 

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
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Vers une université « lieu de vie »

Cependant, le Professeur Mamadou Saidou ne s’est pas arrêté aux inaugurations. Projeté vers l’avenir, le Ministre a également parcouru plusieurs chantiers qui promettent de transformer radicalement le quotidien des étudiants. Parmi eux, une esplanade de convivialité d’une capacité de 1 000 places, véritable poumon social du campus, ainsi que la « Maison de l’Université ». Ce futur complexe intègre des chambres d’hébergement, un restaurant et une salle de réunion, renforçant la dimension de cité universitaire de l’UDH.

Soucieux de la santé des usagers, le ministre a également visité l’infirmerie du campus. Échangeant avec le personnel médical, il a tenu à s’enquérir personnellement des conditions de travail de ceux qui veillent sur le bien-être des étudiants et des enseignants.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
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Une satisfaction partagée par tous les acteurs

Tout au long de la visite, le gouverneur de la région, le préfet, les forces de défense et de sécurité ainsi que les autorités rectorales ont accompagné le ministre. La présence des responsables syndicaux des étudiants a, quant à elle, illustré la volonté d’inclusion et de dialogue social qui a marqué cette visite.

« Je me réjouis profondément des faits réalisés et de ceux en cours », a déclaré le Professeur Mamadou Saidou au terme de sa visite. Pour lui, ces investissements sont le socle nécessaire pour améliorer durablement les conditions d’étude et de recherche.

Au-delà des infrastructures, cette visite aura surtout révélé une université en mouvement, portée par une ambition collective : offrir aux étudiants nigériens un cadre d’apprentissage digne, moderne et inclusif.

Niger : Le Ministre Mamadou Saidou en mission à Tahoua

Tahoua, 19 janvier 2026 – Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, Professeur Mamadou Saidou, est arrivé dimanche à Tahoua pour une mission de travail de quatre jours. Au programme : réception d’infrastructures universitaires, remise de diplômes à l’Université Djibo Hamani et tenue de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger. Cette visite, qui s’achèvera le 21 janvier, vise à renforcer le rayonnement de l’enseignement supérieur et à promouvoir la décentralisation académique.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
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Un accueil à la hauteur des enjeux

C’est en début d’après-midi, hier, que le cortège ministériel a franchi les portes de la ville. Le Professeur Mamadou Saidou a reçu un accueil particulièrement chaleureux et solennel, témoignant de l’importance de sa visite pour la région. À la tête du comité d’accueil, le Gouverneur de Tahoua, entouré des responsables des services régionaux et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), a tenu à saluer la délégation.

La communauté universitaire n’était pas en reste : les autorités rectorales de l’Université Djibo Hamani et les responsables du Centre régional des œuvres universitaires (CROU) étaient présents pour marquer le début de ces quatre jours d’intense activité. Pour ce déplacement stratégique, le Ministre est accompagné de ses plus proches collaborateurs, notamment le Secrétaire général adjoint, le Directeur général de l’Enseignement supérieur (DGES) et sa conseillère technique.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
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Un agenda riche : entre infrastructures et excellence

Le programme de cette mission de travail est dense et touche aux piliers fondamentaux de notre système éducatif. D’abord, le Ministre procédera à la réception officielle d’infrastructures académiques et administratives de pointe. Ces nouveaux édifices sont le symbole d’une volonté politique forte : offrir aux étudiants et au personnel un cadre de travail moderne, digne des ambitions technologiques du Niger.

L’émotion sera également au rendez-vous à l’Université Djibo Hamani de Tahoua. Le Professeur Mamadou Saidou présidera une cérémonie de remise de diplômes, moment de consécration pour des centaines d’étudiants qui voient enfin leurs efforts récompensés par la plus haute autorité du secteur.

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Le sommet des recteurs : dessiner l’université de demain

Enfin, le volet politique de cette mission culminera avec la tenue de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger. Sous la présidence du Ministre, les dirigeants académiques du pays se réuniront pour harmoniser les visions, discuter des réformes en cours et relever les défis de l’innovation et de la recherche.

En choisissant Tahoua pour ces événements majeurs, le Ministère confirme sa volonté de décentraliser l’excellence et de faire de chaque université publique un pôle de développement régional. Durant ces trois prochains jours, tous les regards seront tournés vers l’Ader, où se dessine le futur visage de l’élite nigérienne.

 

Brahim Diaz : Le cauchemar d’une Panenka, le sacre du Sénégal

Le football africain vient de vivre l’une des pages les plus irréelles de son histoire. Ce qui devait être une finale de Coupe d’Afrique des Nations (CAN) entre deux géants, le Maroc et le Sénégal, s’est transformé en un thriller psychologique dépassant toutes les fictions d’Hollywood. Entre gestes d’arrogance, coups de théâtre arbitraux et un dénouement héroïque, la nuit marocaine restera gravée dans les mémoires.

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Le tournant de la discorde

Tout a basculé à la 92ᵉ minute. Alors que le score reste bloqué, le Sénégal pense tenir son sacre grâce à un but rageur. Mais la joie est de courte durée : l’arbitre refuse la réalisation pour une faute jugée « légère ». Stupeur dans les tribunes : malgré l’enjeu, la VAR n’est pas consultée.

Le vent semble tourner définitivement en faveur des Lions de l’Atlas à la 96ᵉ minute lorsqu’un penalty est cette fois accordé au Maroc après intervention de la VAR. Le Sénégal crie à l’injustice. La tension est telle qu’à la 112ᵉ minute, un événement rarissime se produit : excédés, les joueurs sénégalais quittent la pelouse sous les ordres de leur entraîneur pour regagner les vestiaires. On pense alors que la finale est terminée sur un forfait historique.

 

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Le geste de trop

Il aura fallu tout le charisme et le leadership de Sadio Mané pour aller chercher ses coéquipiers dans les couloirs du stade. À la 123ᵉ minute, les Lions de la Teranga ressortent du tunnel, portés par une rage froide.

C’est alors que survient l’instant qui hantera les nuits de Brahim Díaz. À la 125ᵉ minute, la star du Real Madrid se présente face au but pour le penalty de la victoire. Dans un excès de confiance qui confine à l’insolence, il tente une Panenka. Le ballon s’envole, s’écrase sur la barre ou finit dans les gants d’un gardien sénégalais imperturbable. Le prodige marocain s’effondre en larmes sur la pelouse, conscient d’avoir laissé passer l’histoire.

Pape Gueye, le sauveur providentiel

Le sport est cruel, mais il sait aussi récompenser la résilience. Alors que tout le monde se prépare aux tirs au but dans une atmosphère électrique, le Sénégal jette ses dernières forces dans la bataille. Au bout du bout des prolongations, Pape Gueye surgit pour libérer tout un peuple. Son but, synonyme de victoire, déclenche une explosion de joie indescriptible.

Le Sénégal s’empare du trône après un match qui fera date non seulement pour son résultat, mais pour son scénario absolument LÉGENDAIRE. Les Lions ont rugi plus fort que l’adversité.

Niger : la GNN forme ses experts en secourisme de combat

Niamey, 16 janvier 2026 —Les défis sécuritaires imposent une réactivité sans faille. La Garde Nationale du Niger (GNN) franchit une étape décisive dans la protection de ses troupes. Après trois jours d’immersion intensive, une session stratégique de « Formation des formateurs en secourisme de combat » s’est achevée hier, jeudi 15 janvier, au Centre d’instruction de Bassora.

Sous l’impulsion du haut commandant, le colonel‑major Ahmed Sidian, cette initiative traduit une volonté claire de moderniser les services de santé militaire afin de répondre aux réalités du terrain nigérien.

Garde Nationale
© Garde Nationale

Sauver des vies sous le feu : l’urgence d’un protocole unique

L’enjeu de cette formation, dirigée par le médecin‑lieutenant Moussa Abdou Boubacar, dépasse le simple apprentissage technique. En effet, l’objectif est d’harmoniser les protocoles médicaux de combat aux niveaux 1, 2 et 3. Dans la confusion d’un engagement armé, chaque seconde compte : uniformiser les gestes permet d’éliminer l’hésitation et d’accélérer la prise en charge des blessés.

Cinquante‑six sous‑officiers, infirmiers et agents de santé ont suivi ce cursus de haut niveau. Le programme a couvert un spectre complet de compétences, allant des gestes de premiers secours immédiats au sauvetage en zone de combat, jusqu’aux techniques complexes de l’Advanced Trauma Life Support (ATLS). Ces nouveaux formateurs ont désormais pour mission de devenir des relais qualifiés au sein de leurs unités respectives, créant ainsi une chaîne de survie ininterrompue, du champ de bataille jusqu’aux centres hospitaliers spécialisés.

Garde Nationale
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Une modernisation au service de l’efficacité opérationnelle

Cette montée en compétences s’inscrit dans une dynamique globale de transformation des Services de santé et des actions sociales, pilotée par le commandant Bouzou Mohamed. Pour la Garde Nationale, il ne suffit plus d’être performante tactiquement ; il faut aussi garantir aux soldats que, s’ils tombent, leurs camarades disposent de la formation nécessaire pour les ramener en vie.

Ainsi, en renforçant la capacité des infirmiers et des agents de santé à intervenir en milieu hostile, la GNN améliore directement ses performances opérationnelles. Un soldat qui sait ses arrières médicalement assurés est un soldat plus serein et plus efficace.

Garde Nationale
© Garde Nationale
Garde Nationale
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L’école de Bassora, cœur de la résilience

Le choix du Centre d’instruction de Bassora pour cette formation souligne aussi le rôle central de cette institution dans la forge des compétences clés de la Garde Nationale. À travers cette session, la GNN démontre que la modernisation de l’armée nigérienne passe autant par l’acquisition de savoir‑faire médical de pointe que par le renforcement de son arsenal.

Alors que ces 56 nouveaux experts rejoignent aujourd’hui leurs garnisons, c’est tout le dispositif de secours de la GNN qui gagne en robustesse. Une avancée majeure pour la sauvegarde de la patrie, où la vie humaine demeure la priorité absolue des autorités de la Refondation.

Niamey : Explosion d’un dépôt de gaz à Banifandou (Kokorbado)

Niamey, 16 janvier 2026 —Une fin de matinée ordinaire a basculé dans le chaos pour les habitants du quartier Banifandou. Un dépôt de gaz, situé dans la zone dite « Kokorbado », a violemment explosé, provoquant un incendie spectaculaire et une onde de choc qui a fait trembler les murs de la capitale. Si la situation est désormais maîtrisée, le bilan matériel reste lourd et le traumatisme profond.

 

Une onde de choc ressentie sur plusieurs kilomètres

Aux environs de la mi‑journée, une  détonation, suivie d’une série d’explosions en chaîne, a déchiré le silence du quartier. Très vite, une épaisse colonne de fumée noire s’est élevée dans le ciel de Niamey, visible depuis les quartiers périphériques.

Dans le contexte sécuritaire actuel, marqué par une vigilance de chaque instant, ces déflagrations ont immédiatement plongé les populations dans une vive psychose. « Certains ont cru à une attaque au début. Le sol a vibré, les vitres ont tremblé, c’était la panique totale », témoigne un riverain encore sous le choc. La peur d’un acte de malveillance a rapidement laissé place à la dure réalité d’un accident industriel en zone urbaine.

 

La bataille contre les flammes

À peine l’alerte donnée, les sapeurs‑pompiers ont convergé vers Kokorbado. Sur place, les soldats du feu ont dû affronter un brasier alimenté par les réserves de combustible, avec le risque permanent de nouvelles explosions de bouteilles de gaz.

Grâce à une mobilisation rapide et coordonnée, les pompiers ont réussi à circonscrire les flammes avant qu’elles ne dévorent l’intégralité du pâté de maisons. La déflagration a soufflé plusieurs commerces de proximité et endommagé des habitations, tandis que le feu en a léché d’autres. Les secours sont intervenus rapidement et ont empêché le quartier de s’embraser totalement. Les autorités ont finalement annoncé que la situation était sous contrôle en milieu d’après‑midi.

 

Un rappel brutal des règles de sécurité

Si les causes exactes de l’explosion restent à déterminer par une enquête technique, ce drame remet en lumière la dangerosité de l’implantation de dépôts de matières inflammables en plein cœur des zones résidentielles.

Les autorités municipales et sécuritaires, dépêchées sur les lieux, ont lancé un appel pressant à la prudence. Elles insistent sur le respect strict des consignes de sécurité concernant le stockage et la manipulation du gaz domestique. Des contrôles plus rigoureux pourraient être annoncés dans les prochains jours pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise à Niamey.

Pour l’heure, les riverains de Banifandou commencent à évaluer les dégâts. Dans le quartier, le soulagement de n’avoir pas perdu de vie humaine — selon les premières informations — se mêle à l’amertume des commerçants qui ont tout perdu en quelques secondes.

École-Niger : lancement d’un plan d’urgence pour 100 000 enfants

Niamey, 16 janvier 2026 — Dans un pays où le cartable doit parfois braver le bruit des armes, l’espoir a repris ses droits ce matin. La ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a officiellement lancé le projet « Appui à la continuité éducative ». Ce programme ambitieux vise à sécuriser le parcours scolaire des enfants vivant dans les zones de conflit, en particulier dans les régions de Tillabéri et de Tahoua.

Par ailleurs, l’événement, en présence de l’Ambassadeur de Grande‑Bretagne et des représentants du fonds mondial Education Cannot Wait (ECW), illustre une alliance stratégique entre l’État nigérien et ses partenaires internationaux pour protéger l’éducation face à l’insécurité.

Ministère de l'Education Nationale
© Ministère de l'Education Nationale

Un bouclier éducatif pour 308 établissements

L’initiative déploie des moyens concrets sur le terrain. Elle couvre 16 communes particulièrement exposées et englobe un réseau de 308 établissements. Du préscolaire au secondaire, en passant par les centres d’alphabétisation (SSAP), le projet maintient les salles de classe ouvertes, même là où la menace sécuritaire se fait sentir.

Au total, 100 000 enfants bénéficient directement de ces mesures de protection. Les responsables mettent un accent particulier sur l’inclusion : 61 % des bénéficiaires sont des filles, et le programme intègre spécifiquement les enfants en situation de handicap. En plus des fournitures et des cours, le projet offre un soutien psychosocial crucial pour aider ces jeunes à surmonter les traumatismes liés aux crises.

 

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La « Refondation » par le savoir

Pour le gouvernement de transition, ce projet s’inscrit dans la vision de « refondation » portée par le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Dans son allocution, la Ministre Dr Élisabeth Shérif a été catégorique : « L’école demeure un socle fondamental de stabilité et de reconstruction sociale. »

Cette offensive pédagogique fait suite au discours historique du Président à Tillabéri en octobre 2025, où il affirmait que le droit à l’éducation devait être effectif pour chaque petit nigérien, quel que soit son lieu de résidence. Le projet actuel est la traduction opérationnelle du « forum de Tillabéri », qui avait réuni la communauté éducative et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour créer un environnement d’apprentissage sécurisé.

Ministère de l'Education Nationale
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Ministère de l'Education Nationale
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Une coalition internationale en action

Par ailleurs, la mise en œuvre technique de ce projet est confiée à l’ONG Save the Children, qui travaillera main dans la main avec des structures locales. Le Directeur pays de l’organisation et la représentante d’ECW ont réitéré leur engagement à soutenir Niamey dans ce défi logistique et humain.

Alors que l’année scolaire 2025-2026 entre dans une phase charnière, le Niger rappelle, par ce projet, que la souveraineté se construit également dans les salles de classe. En faisant de la continuité pédagogique une priorité, les autorités entendent prouver que l’éducation est l’arme la plus puissante pour bâtir un fort du Niger, résilient et tourné vers le progrès.

Madagascar : Vers une usine d’armement chinois et rupture avec la France

Antananarivo,16 janvier 2026— Un vent de rupture radicale souffle sur les plateaux de l’Imerina. De retour d’un voyage officiel à Abu Dhabi, le Colonel Michaël Randrianirina, Président de la Refondation de la République, a lâché une annonce qui fait l’effet d’une bombe géopolitique dans l’Océan Indien : Madagascar s’apprête à construire sa propre usine d’armement en partenariat avec la Chine.

Ce projet industriel, dont les contours restent encore confidentiels, marque la fin d’une ère. En sélectionnant Pékin pour bâtir son autonomie militaire, la Grande Île tourne brutalement le dos à sa dépendance historique envers Paris.

 

La fin du « domaine réservé » français

Le virage s’est amorcé discrètement, quelques semaines après le soulèvement populaire d’octobre 2025. Selon des sources concordantes, le nouveau régime a suspendu la coopération militaire avec la France. Les cinq derniers coopérants français affectés à l’état-major et aux écoles militaires ont reçu l’ordre verbal de ne plus se présenter.

Officiellement, les autorités invoquent des « raisons de sécurité ». Officieusement, la décision semble liée à l’exfiltration de l’ancien président Andry Rajoelina par un avion militaire français, un épisode encore mal accepté. Le départ des conseillers français — dont un ancien pilote de Rafale encadrant une flotte composée d’avions légers — marque la fin de ce que le nouveau pouvoir considère comme des « relais d’influence étrangère ».

 

Le coût de la dépendance et l’appel de l’Est

Au‑delà de l’orgueil national, l’enjeu est aussi financier. La coopération avec la France représentait un coût supérieur à un million d’euros par an pour l’État malgache. Désormais, Antananarivo choisit de réorienter ces ressources vers le développement d’une capacité industrielle locale.

Alors que Paris glisse progressivement au rang de partenaire secondaire, d’autres puissances s’imposent dans le paysage. Pékin se positionne comme acteur industriel majeur pour la future usine d’armement, en promettant des transferts de technologie. Moscou, de son côté, renforce son empreinte avec l’arrivée récente d’instructeurs chargés de former les troupes malgaches à l’utilisation de nouveaux équipements. Quant à Washington, il suit attentivement cette recomposition stratégique et manifeste un intérêt croissant pour la place géopolitique de l’île.

 

Une armée pour la « Refondation »

Pour le colonel Randrianirina, la défense nationale constitue le levier central de la souveraineté. L’usine d’armement prévue sur le sol malgache doit permettre au pays de ne plus subir sa sécurité, mais de l’assumer pleinement. Jusqu’ici, l’usine de Moramanga demeurait insuffisante pour garantir une autonomie réelle.

En redéfinissant ses alliances, Madagascar adresse un message clair : la Grande Île refuse désormais d’être considérée comme un terrain réservé. La « Refondation » prônée par le nouveau régime passe par une armée équipée localement, formée par des partenaires diversifiés et affranchie des accords verbaux du passé.

Zinder : Saisie de 11 608 comprimés de drogue à Matameye

Matameye, 16 janvier 2026 — La lutte contre les stupéfiants s’intensifie dans la région de Zinder. En effet, quelques jours seulement après une opération de surveillance minutieuse, les autorités policières viennent de dévoiler les résultats d’une saisie spectaculairement réalisée dans la commune de Youri. Ainsi, en démantelant un réseau de trafic international, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) envoie un avertissement clair aux réseaux criminels qui ciblent la jeunesse nigérienne.

 

Une opération chirurgicale basée sur le renseignement

Le lundi 12 janvier, l’antenne départementale de l’OCRTIS de Matameye, grâce à des renseignements précis et à une exploitation efficace de l’information, a intercepté une cargaison illicite avant qu’elle ne soit dispersée sur le marché local. De ce fait, cette intervention a permis l’interpellation de deux individus de nationalité nigérienne, désormais poursuivis pour un trafic international de drogue à haut risque.

Par ailleurs, selon les premiers éléments de l’enquête, ce réseau structuré s’approvisionnait dans un pays voisin pour inonder le département de Matameye. En outre, l’inventaire de la saisie illustre la dangerosité des produits qui circulaient :

  • 10 000 comprimés d’Exol D5 (un médicament détourné de son usage médical) ;
  • 1 608 comprimés de Tramadol 225 mg, dosés à des niveaux extrêmement dangereux ;
  • Une moto de marque Royal, utilisée pour le transport discret des marchandises ;
  • Du matériel de communication (téléphone Android) et une somme de 61 050 nairas.

 

La frontière, un enjeu de vigilance absolue

Cette saisie met en lumière la porosité des frontières face au trafic de produits pharmaceutiques détournés. Ainsi, le mode opératoire des suspects — importer massivement des psychotropes pour approvisionner les dealers locaux — souligne l’urgence d’un contrôle renforcé aux portes d’entrée du territoire.

De plus, la Direction Départementale de la Police Nationale de Matameye a profité de ce succès pour exhorter les agents de sécurité postés aux frontières à redoubler de vigilance. Dès lors, l’objectif est clair : briser la chaîne d’approvisionnement dès le franchissement de la ligne de démarcation.

 

« Votre sécurité, notre priorité » : L’appel au civisme

Au‑delà de l’action répressive, la Police Nationale rappelle que la sécurité est l’affaire de tous. En effet, la réussite de l’opération du 12 janvier repose en grande partie sur la collaboration entre les citoyens et les forces de l’ordre.

« La Police Nationale, c’est votre sécurité et celle de vos biens », rappelle l’institution, invitant les populations à signaler tout comportement suspect via les numéros verts 8383 ou 17.

En somme, en mettant hors d’état de nuire ces trafiquants, la police de Matameye protège non seulement la santé publique, mais préserve également la stabilité sociale d’une région frontalière stratégique.

Niger-Chine : Le Général Tiani reçoit l’Ambassadeur Lyu Guijun

Niamey, 16 janvier 2026 — Au lendemain d’une rencontre au sommet au Palais de la Présidence, l’axe Niamey-Pékin s’affiche plus solide que jamais. En effet, cette audience illustre la volonté des deux capitales de consolider une alliance stratégique au seuil de la nouvelle année.

Sous les ors de la présidence, le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a reçu hier, jeudi 15 janvier, SEM Lyu Guijun, Ambassadeur de la République populaire de Chine, pour une audience qui marque le lancement diplomatique de la nouvelle année. Au‑delà du protocole, cette rencontre s’est également transformée en une réaffirmation claire de l’alliance entre le Niger de la “Refondation” et le géant asiatique.

 

 

Les vœux de Xi Jinping portés à Niamey

L’entretien a débuté par un geste de haute courtoisie diplomatique : l’Ambassadeur Lyu Guijun a transmis au Chef de l’État les salutations fraternelles et les vœux de Nouvel An du Président chinois, Xi Jinping. Ainsi, ce message traduit l’importance stratégique que Pékin accorde au Niger, acteur clé d’une sous‑région en pleine recomposition.

Par ailleurs, le diplomate chinois a réitéré l’engagement résolu de la Chine pour accompagner les autorités nigériennes. De plus, cette promesse embrasse la diversité des domaines de coopération qui lient les deux capitales, allant des infrastructures énergétiques à la sécurité, en passant par le développement industriel.

 

Une coopération « sans nuages ​​» et des projets d’envergure

Au cœur de leurs conversations, la satisfaction était de mise. L’ambassadeur a exprimé sa fierté devant l’accueil réservé par le Niger aux initiatives chinoises. Dans ce contexte, où le Niger redéfinit sa souveraineté, la Chine apparaît comme un partenaire pragmatique, dont les projets de développement semblent s’aligner sur les priorités du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

« La Chine reste déterminée à soutenir la transition nigérienne à travers des partenariats mutuellement bénéfiques », a laissé entendre la délégation chinoise.

En outre, preuve de l’importance de ce dialogue, le Général Tiani était entouré pour l’occasion de ses plus proches lieutenants :

  • M. Bakary Yaou Sangaré , Ministre des Affaires étrangères, cheville ouvrière de la nouvelle diplomatie nigérienne.
  • Le Dr Soumana Boubacar , Ministre Directeur de Cabinet et Porte-parole du Gouvernement, garant de la cohérence de l’action de l’État.

 

Un partenariat de confiance vers la Refondation

Pour le Niger, ce rapprochement avec Pékin constitue un levier essentiel pour impulser la dynamique de refondation nationale. En effet, en facilitant les investissements chinois, les autorités de Niamey sécurisent des projets structurants capables de transformer l’économie locale.

De surcroît, alors que l’année 2026 ne fait que commencer, cette audience pose les jalons d’une coopération renforcée où le respect mutuel et la non‑ingérence — piliers de la doctrine chinoise — rencontrent la quête de souveraineté absolue du Niger.

En somme, le message envoyé à la communauté internationale est clair : Niamey a choisi de consolider ses liens avec ceux qui respectent sa nouvelle trajectoire.