Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 61 sur 262

Niger : 55 receveurs municipaux nommés pour relancer la fiscalité locale

Le gouvernement nigérien renforce sa gouvernance territoriale en nommant 55 receveurs municipaux à travers le pays. Objectif : restaurer la transparence, dynamiser les recettes communales et faire de la fiscalité locale un levier de développement inclusif, au cœur de la Refondation républicaine.

 

Niamey, 27 octobre 2025 – Dans le cadre du renforcement de la gouvernance décentralisée, le gouvernement nigérien a procédé ce lundi à la nomination de 55 nouveaux receveurs municipaux, désormais déployés sur l’ensemble du territoire national. Cette vague de désignations, entérinée par arrêté ministériel et signée par le Ministre d’État en charge de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration Territoriale, le Général de Division Mohamed Toumba, marque une étape décisive dans la modernisation des services fiscaux locaux.

 

55 receveurs municipaux : une réforme administrative aux ambitions claires

 

Cette annonce intervient dans le sillage de récentes restructurations au sein de l’appareil administratif, consécutives à des sanctions disciplinaires visant plusieurs responsables municipaux pour manquements graves. En toile de fond : une volonté affirmée de restaurer la transparence et l’efficacité dans la collecte des ressources fiscales communales, socle indispensable au financement des projets de proximité.

 

55 receveurs municipaux : une couverture territoriale sans précédent

 

Les nouveaux receveurs municipaux couvrent un spectre géographique étendu, allant des centres urbains dynamiques aux zones rurales les plus enclavées. De Niamey à Zinder, en passant par Dosso, Tahoua, Maradi, Agadez, Tillabéri et Diffa, cette réorganisation garantit une présence accrue de l’État dans les collectivités locales. Elle concerne aussi bien les communes urbaines, confrontées à des flux économiques soutenus, que les entités rurales, où la mobilisation des ressources locales demeure essentielle pour soutenir l’agriculture et les infrastructures de base.

 

Un pilier de la Refondation républicaine

 

Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique de la Refondation de la République, qui prône une administration territoriale plus réactive, intègre et proche des citoyens. En plaçant des profils compétents à la tête des services de recettes municipales, le gouvernement entend ainsi assainir les pratiques, renforcer la redevabilité et accroître les recettes propres des collectivités.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants, une fiscalité locale performante apparaît comme un levier crucial pour impulser un développement inclusif et durable. Elle permettrait aussi aux communes de mieux répondre aux besoins quotidiens de leurs populations, tout en consolidant leur autonomie financière.

 

Une mission de confiance et de proximité

 

Les receveurs nouvellement nommés sont appelés à prendre fonction dans les plus brefs délais. Leur mission : conjuguer rigueur administrative et proximité citoyenne pour restaurer la confiance des contribuables. Un défi de taille, mais porteur d’espoir. Car si cette réforme atteint ses objectifs, elle pourrait bien transformer ces nominations en catalyseur d’une décentralisation réussie — au service d’un Niger plus uni, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir.

 

Niger : un mois pour consommer local

À Niamey, la sixième édition du Mois du Consommer Local s’ouvre dans un climat d’engagement national et régional. Entre mesures incitatives, mobilisation des acteurs économiques et volonté politique affirmée, le Niger fait du « Made in Niger » un pilier stratégique pour renforcer ses chaînes de valeur et affirmer son autonomie face aux importations.

 

Niamey, 27 octobre 2025 Dans un élan de patriotisme économique, le Niger a lancé ce lundi la sixième édition du Mois du Consommer Local, une initiative portée par l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) pour promouvoir les produits nationaux et stimuler les chaînes de valeur régionales. En effet, placée sous le slogan évocateur « Consommer local, levier pour des chaînes de valeur régionales performantes et compétitives », cette campagne vise à transformer les habitudes de consommation en moteur de croissance durable.

Consommer Local : une mobilisation multisectorielle au cœur de Niamey

 

La cérémonie d’ouverture, organisée au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi, a rassemblé un large éventail d’acteurs : représentants du gouvernement, membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), entrepreneurs, agriculteurs, bailleurs de fonds et délégations de l’UEMOA. Tous ont convergé pour réaffirmer leur engagement en faveur d’une économie plus autonome et résiliente.

Le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, a donné le ton avec un discours enthousiaste, saluant les talents locaux en matière de production et de transformation artisanale.

« Nos autorités de la Refondation sont prêtes à tout pour propulser le Made in Niger et ancrer la culture du consommer local dans le quotidien des Nigériens », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris.

Le Niger lance la 6e édition du Mois du Consommer Local, mobilisant institutions, entrepreneurs et citoyens autour d’une ambition : renforcer les chaînes de valeur régionales et affirmer la souveraineté économique par le "Made in Niger".
© Le Niger lance la 6e édition du Mois du Consommer Local, mobilisant institutions, entrepreneurs et citoyens autour d’une ambition : renforcer les chaînes de valeur régionales et affirmer la souveraineté économique par le "Made in Niger".

Une stratégie régionale alignée sur les ambitions nationales

 

Par ailleurs, le Représentant Résident de l’UEMOA au Niger a souligné les avancées du pays dans la valorisation du contenu local, en lien avec le Plan Stratégique 2025-2030 de l’Union. Il a salué les réformes engagées, les outils innovants mis en place pour dynamiser les filières locales, et la volonté affirmée de renforcer l’autosuffisance régionale.

Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a clôturé les interventions officielles par un appel à l’action collective : « Choisir le local, c’est un geste stratégique pour notre économie et profondément patriotique. » Il a aussi relié le thème de l’édition à l’axe 3 de la Refondation de la République : le renforcement des fondations productives pour une souveraineté économique affirmée.

Le Niger lance la 6e édition du Mois du Consommer Local, mobilisant institutions, entrepreneurs et citoyens autour d’une ambition : renforcer les chaînes de valeur régionales et affirmer la souveraineté économique par le "Made in Niger".
© Le Niger lance la 6e édition du Mois du Consommer Local, mobilisant institutions, entrepreneurs et citoyens autour d’une ambition : renforcer les chaînes de valeur régionales et affirmer la souveraineté économique par le "Made in Niger".

Des mesures concrètes pour soutenir le local

 

Le ministre a rappelé les décisions prises en Conseil des ministres le 22 octobre, notamment l’ordonnance imposant des quotas minimaux pour l’achat de produits nationaux et le décret rendant obligatoire l’acquisition de biens locaux par les administrations. Ces mesures, appuyées par les incitations fiscales du Code des investissements et l’ordonnance sur le contenu local adoptée en août 2024, traduisent une volonté politique forte.

« Zantchan Kassane, Labou Sanni No, Hala Leydi No » — ce cri de ralliement, repris par le ministre, incarne ainsi l’ambition d’une économie souveraine fondée sur la fierté nationale et l’autonomie productive.

Consommer Local : une vitrine du savoir-faire nigérien

 

La journée s’est achevée par une déambulation festive parmi les stands d’exposition, où les visiteurs ont pu découvrir la richesse des produits nigériens : tissus teints à la main, denrées agricoles transformées, innovations artisanales. Une démonstration vivante que consommer local n’est pas un simple slogan, mais une démarche concrète vers un avenir plus résilient.

Le Niger lance la 6e édition du Mois du Consommer Local, mobilisant institutions, entrepreneurs et citoyens autour d’une ambition : renforcer les chaînes de valeur régionales et affirmer la souveraineté économique par le "Made in Niger".
© Le Niger lance la 6e édition du Mois du Consommer Local, mobilisant institutions, entrepreneurs et citoyens autour d’une ambition : renforcer les chaînes de valeur régionales et affirmer la souveraineté économique par le "Made in Niger".

Un pari audacieux face aux défis globaux

 

Dans un contexte marqué par l’inflation et les perturbations logistiques mondiales, cette sixième édition du Mois du Consommer Local arrive à point nommé. Elle invite chaque Nigérien — et plus largement chaque citoyen de l’UEMOA — à faire de l’achat local un réflexe quotidien. Un geste simple, mais porteur d’un impact stratégique pour bâtir des chaînes de valeur compétitives et durables dans toute la sous-région.

 

Cameroun : Biya réélu, le pays s’embrase

Au Cameroun , face à une réélection jugée illégitime, des milliers de jeunes descendent dans la rue pour réclamer transparence électorale, alternance politique et respect de la volonté populaire. Entre répression et colère, la contestation s’organise, portée par une jeunesse qui refuse de voir son avenir confisqué.

 

Yaoundé, 27 octobre 2025 – À peine la Cour constitutionnelle a-t-elle officialisé la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat que les rues du Cameroun se sont embrasées. Avec 53,66 % des suffrages exprimés, le président sortant — doyen mondial des chefs d’État en exercice — prolonge son règne entamé il y a 42 ans. Mais cette annonce, attendue comme un couperet, a déclenché une vague de colère : manifestations violemment réprimées sur toute l’étendue du territoire camerounais et des accusations de fraude qui résonnent jusqu’aux chancelleries internationales.

Au Cameroun, la réélection contestée de Paul Biya pour un huitième mandat déclenche une vague de manifestations. Entre colère populaire, répression violente et appels à la grève, une jeunesse en quête d’alternance défie un pouvoir jugé hors d’âge.
© Au Cameroun, la réélection contestée de Paul Biya pour un huitième mandat déclenche une vague de manifestations. Entre colère populaire, répression violente et appels à la grève, une jeunesse en quête d’alternance défie un pouvoir jugé hors d’âge.

Cameroun : une victoire contestée, une opposition en ébullition

 

L’annonce est tombée ce lundi matin, dans l’enceinte feutrée du Palais des Congrès de Yaoundé, contrastant avec la tension qui secoue le pays. Paul Biya, absent de la campagne pour raisons de santé, l’emporte devant Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et principal challenger, crédité de 35,19 % des voix. D’ailleurs, ce dernier dénonce une « mascarade électorale » et affirme détenir des preuves d’un décompte qui lui aurait donné 54,8 % des suffrages. Ses recours, déposés auprès de la Cour suprême, ont été rejetés en bloc, attisant davantage la colère populaire.

Sur les réseaux sociaux, les images affluent : gaz lacrymogènes dans les rues de Douala, affrontements à Garoua, barricades improvisées, pneus en feu. Le bilan provisoire fait état de quatre civils tués par balles, selon des sources hospitalières et des ONG locales. Des dizaines d’arrestations ont été recensées.

« Nous ne tolérerons pas ce hold-up sur la volonté populaire« , martèle un porte-parole de la coalition d’opposition. Maurice Kamto, leader du MRC, appelle à une « grève générale illimitée ».

Un scrutin sous tension, dans un pays fracturé

 

Cette élection, la septième sous l’ère Biya, s’est déroulée dans un climat délétère. La crise anglophone, toujours active depuis 2016, a empêché des millions d’électeurs de voter librement. Par ailleurs, l’opposition, fragmentée en 14 candidatures, a vu plusieurs figures pro-démocratie interdites de se présenter. Les observateurs internationaux ont relevé de nombreux dysfonctionnements : bureaux de vote fermés prématurément, listes électorales gonflées, participation officielle de 52 % jugée peu crédible.

Les manifestations, latentes depuis le 13 octobre, ont explosé après l’annonce de la victoire de Biya. À Douala, des jeunes ont brandi des pancartes « Biya dehors ! » et « Démocratie ou rien », avant d’être dispersés par des canons à eau et des grenades assourdissantes. Sur X (ex-Twitter), des vidéos amateurs montrent aussi des charges policières brutales.

« À 92 ans, il ne peut plus gouverner ; c’est un régime fantôme qui nous étouffe« , témoigne une manifestante jointe par téléphone, la voix tremblante.

Réactions internationales et inquiétudes régionales

 

La communauté internationale réagit avec prudence. L’Union africaine salue « le bon déroulement global » tout en appelant au dialogue. L’Union européenne et les États-Unis dénoncent des « irrégularités substantielles » et exigent une enquête indépendante. Paris, allié historique de Yaoundé, se contente d’un communiqué laconique : « La France respecte le choix du peuple camerounais. »

Mais sur le terrain, les tensions pourraient s’étendre. La crise anglophone, déjà responsable de plus de 6 000 morts, menace de s’embraser si les troubles gagnent également les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le régime, lui, durcit le ton : censure des médias, ralentissement d’internet dans les zones sensibles, et discours officiel minimisant les violences.

 

Cameroun : un pays à bout de souffle

 

Ce bras de fer post-électoral dépasse la simple querelle de chiffres. Il cristallise des décennies de frustrations : pauvreté persistante, corruption endémique, et un président perçu comme un vestige de la guerre froide. Biya, au pouvoir depuis 1982, incarne une longévité politique hors norme, mais interroge la vitalité d’une nation de 28 millions d’habitants.

Alors que les fumées se dissipent à Douala, une question demeure : cette étincelle allumera-t-elle un incendie généralisé, ou le Cameroun retombera-t-il dans un silence résigné ? Les prochains jours diront si le « Lion indomptable » peut encore rugir face à une jeunesse qui refuse la cage. Pour l’heure, le pays retient son souffle — entre espoir de changement et spectre de la répression.

 

Cameroun : À 92 ans, Paul Biya réélu « pour l’éternité »

À 92 ans, Paul Biya décroche un huitième mandat dans un scrutin contesté, validé sans surprise par une Cour constitutionnelle fidèle au pouvoir. Une réélection qui illustre les dérives institutionnelles d’une démocratie verrouillée.

Yaoundé, 27 octobre 2025 – En Afrique francophone, la démocratie semble avoir adopté le principe des prolongations illimitées. Les présidents y défient les urnes, les calendriers… et parfois même la biologie. Dernier épisode en date : la Cour constitutionnelle camerounaise a validé, sans surprise, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat. À 92 ans, le « pharaon d’Étoudi » ne détonne plus : il incarne une forme de résilience institutionnalisée, où l’État prend des allures d’hospice géré par un conseil d’administration éternel.

 

Paul Biya : une victoire sans suspense

 

Le scénario est désormais bien rodé. Le 12 octobre, Paul Biya récolte 53,66 % des suffrages. Face à lui, une opposition fragmentée, menée par l’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, qui obtient 35,19 % — un score qui, dans un autre contexte, aurait pu ressembler à une percée. Mais ici, il tient lieu de lot de consolation. La Cour constitutionnelle, fidèle à sa réputation, balaie d’un revers de main les recours pour fraude, les pétitions sur l’inéligibilité liée à l’âge, et les soupçons d’irrégularités qui ont enflammé Douala et Garoua. Résultat : Biya, inchangé, inaltérable, réinvesti. La science politique camerounaise, une fois encore, défie les lois de la gravité démocratique.

 

Élections au Cameroun : une mécanique électorale sans surprise

 

Derrière l’ironie, une mécanique bien huilée. Les élections de 2025 ne sont qu’un remake des précédentes : bureaux de vote fantômes, bulletins préremplis, opposants tolérés pour la forme, puis relégués au rang de figurants. Maurice Kamto, Cabral Libii… les noms changent, le scénario reste. À la baguette, Clément Atangana, président de la Cour constitutionnelle, dont la proximité avec le pouvoir n’est plus un secret. Arbitre ? Non. Chef d’orchestre d’une symphonie où toute dissonance est soigneusement étouffée.

 

Paul Biya : Quand la longévité politique défie la démocratie

 

À 92 ans, Paul Biya pourrait prétendre au panthéon de la longévité politique, aux côtés de Fidel Castro ou de la reine Elizabeth. Mais là où d’autres démocraties fixent des limites, le Cameroun les efface. Une requête pour inéligibilité liée à l’âge ? Rejetée en août, comme un importun au bal des anciens. Le président gouverne désormais par inertie, dans un pays miné par une crise anglophone persistante, une économie en panne et une jeunesse en quête d’exil. La Constitution, devenue parchemin malléable, cède à toutes les torsions. La démocratie, elle, flirte avec le vaudeville.

 

Un syndrome francophone bien rodé

 

Le Cameroun n’est pas une exception, mais un maillon d’un système plus vaste. La Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, le Congo-Brazzaville de Denis Sassou-Nguesso, le Togo de Faure Gnassingbé… Partout, les cours constitutionnelles ne jugent pas : elles entérinent. La fraude électorale n’est plus un scandale, mais un rituel. Une chorégraphie bien huilée où les urnes servent de décor à des successions dynastiques.

 

Une crédibilité en lambeaux

 

Cette répétition du même schéma mine la crédibilité du continent sur la scène internationale. L’Occident, prompt à prêcher les « valeurs démocratiques », détourne le regard tant que les contrats miniers tiennent et les bases militaires restent ouvertes. Résultat : l’Afrique se caricature elle-même, continent de promesses étouffées par des élites qui confondent État et patrimoine personnel. La validation de Biya n’est pas qu’un fait divers politique : c’est un message adressé à toute une génération de réformateurs. « Patience, votre tour viendra… en 2060, peut-être. »

 

Paul Biya : la normalisation de l’absurde

 

La Cour camerounaise n’a pas déclaré Biya « non aberrant » : elle a simplement confirmé que, dans certaines républiques, l’aberration est devenue la norme. Tant que les institutions judiciaires danseront au rythme des présidents à vie, l’Afrique francophone continuera d’offrir au monde des sketches dignes d’un Monty Python tropical. Reste à savoir si une nouvelle génération, lassée du spectacle, saura enfin réécrire le scénario. Sinon, rendez-vous en 2030. Ou en l’an 3000. Le monde, lui, retient son souffle… d’ennui.

 

Madagascar : Le magnat malgache Mamy Ravatomanga sous les verrous

Port-Louis, 24 octobre 2025 – Un séisme judiciaire ébranle l’océan Indien. L’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga, figure centrale de l’économie de l’île rouge et proche des cercles du pouvoir, a été interpellé jeudi sur le territoire mauricien. Transféré manu militari d’une clinique privée à Phoenix par les enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC), il est désormais visé par de lourds soupçons de blanchiment d’argent à grande échelle, impliquant des flux financiers massifs en roupies.

 

Ravatomanga : une arrestation sous haute tension

 

L’opération, menée avec une discrétion chirurgicale, a surpris l’octogénaire en pleine convalescence. À peine remis d’une intervention, Ravatomanga s’est vu notifier son placement en détention provisoire. Dans le même temps, les autorités mauriciennes ont gelé ses avoirs bancaires et lancé une perquisition musclée à son domicile. Si certains membres de sa famille ont pu quitter l’île en urgence, son épouse par contre  reste interdite de voyage par décision judiciaire.

Cette arrestation est l’aboutissement d’une traque transnationale. Le 16 octobre, Antananarivo avait émis un mandat d’arrêt international à son encontre, l’accusant de corruption endémique, de détournement de fonds publics, d’évasion fiscale et de montage de circuits occultes pour légitimer des gains illicites. Dès le lendemain, Maurice, hub financier régional, avait gelé des comptes estimés à plusieurs centaines de millions de dollars.

 

De l’ascension fulgurante à la chute brutale

 

Surnommé « le tsar d’Antananarivo », Ravatomanga a longtemps régné sur l’économie malgache via son conglomérat Sodiat, actif dans les secteurs stratégiques : distribution de carburants, grands travaux, logistique, hôtellerie de luxe et médias. En effet , son ascension s’est construite sur une alliance étroite avec l’ex-président Andry Rajoelina, dont il fut à la fois le bailleur discret et le stratège de l’ombre. En échange de soutiens financiers, il aurait également bénéficié d’une série d’appels d’offres lucratifs, érigeant un empire sur des bases fragiles.

Mais la chute de Rajoelina a précipité la sienne. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, Ravatomanga a quitté Antananarivo à bord de son jet privé, accompagné de l’ancien Premier ministre Christian Ntsay. Leur périple – refus d’escale à La Réunion, atterrissage forcé à Maurice – a des allures de thriller géopolitique. À l’arrivée, une garde policière l’attendait déjà, transformant ainsi son exil en détention surveillée.

 

Ravatomanga : enquêtes en cascade et empire fragilisé

 

L’homme qui dictait autrefois les flux de carburant, les chantiers et les gros titres se retrouve aujourd’hui déchu. En plus, les nouvelles autorités malgaches réclament le rapatriement des fonds présumés détournés. Plusieurs enquêtes refont surface : trafic de bois de rose, implication dans les Panama Papers, falsification de contrats publics. Des ramifications internationales se dessinent également , avec des demandes d’assistance judiciaire en cours.

Pour certains, cette chute incarne une purge nécessaire d’un système clientéliste qui a saigné les ressources nationales. « Il a bâti sur du sable, et la marée est montée », glisse un analyste économique. Pour d’autres, il s’agit d’une vendetta politique : les successeurs de Rajoelina utiliseraient ce dossier pour liquider les vestiges de l’ancien régime. Depuis sa cellule, Ravatomanga clame aussi son innocence et dénonce une persécution orchestrée.

 

Une onde de choc régionale

 

À Maurice, plaque tournante des flux financiers africains, cette affaire met à l’épreuve les mécanismes de coopération judiciaire dans l’espace indo-océanique. Tandis que les négociations d’extradition se poursuivent en coulisses, le sort de Ravatomanga pourrait redéfinir les équilibres politiques à Antananarivo. Son empire, déjà fragilisé, risque la saisie. Ses concurrents guettent, prêts à récupérer les actifs.

En somme, dans un Madagascar en quête de renouveau, cette arrestation résonne comme un signal fort : les puissants d’hier ne sont plus intouchables. L’île attend, entre espoir de justice et soupçons de règlement de comptes.

 

Niamey : le Trésor public donne plus de 16 millions au FSSP

 

Niamey, 24 octobre 2025 – Un souffle de solidarité a parcouru les couloirs de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGT/CP) ce vendredi matin. Les agents de l’institution ont officiellement remis une contribution de 16 632 500 francs CFA au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), traduisant ainsi leur adhésion pleine et entière à l’élan patriotique lancé par le président de la République, le général d’Armée Abdourahamane Tiani.

 

À Niamey, les agents du Trésor public versent plus de 16 millions de francs CFA au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, illustrant l’engagement citoyen face aux défis sécuritaires du Niger.
© À Niamey, les agents du Trésor public versent plus de 16 millions de francs CFA au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, illustrant l’engagement citoyen face aux défis sécuritaires du Niger.

Trésor public : une mobilisation exemplaire en réponse à l’appel national

 

La cérémonie, organisée dans les locaux de la DGT/CP, s’est déroulée sous la présidence de Mme Seydou Zeinabou Douka, directrice générale de l’institution. Aux côtés des agents du Trésor, Mme Réki Moussa Hassane Djermakoye, présidente du comité de gestion du FSSP, a reçu le chèque symbolique dans une ambiance empreinte de gravité et de cohésion.

Par ailleurs, ce geste s’inscrit dans le prolongement du discours présidentiel prononcé à Tillabéri, appelant chaque citoyen, sans distinction de rang ni de ressources, à contribuer à l’effort national de défense et de relance économique.
« Dans les heures sombres que traverse notre pays, entre menaces sécuritaires et pressions budgétaires, cet élan nous rappelle que nous sommes tous en première ligne », a souligné Mme Douka, saluant une mobilisation qui dépasse les murs de l’administration centrale pour toucher les trésoreries régionales et départementales.

Le Trésor public, pilier de la solidarité nationale

 

Au-delà du montant versé, c’est la dynamique collective qui marque les esprits. Fruit d’une cotisation volontaire des agents, cette contribution illustre aussi un engagement durable. Mme Douka a annoncé que cette initiative ne serait pas ponctuelle, mais inscrite dans la durée, avec des versements réguliers à venir.
« Nous, qui gérons les deniers de l’État au quotidien, ne pouvions rester en retrait face à cet appel à l’unité », a-t-elle déclaré, insistant sur le rôle moral et symbolique de cette démarche.

Émue, Mme Djermakoye a salué ce geste comme une « injection de cœur et d’espérance dans notre combat commun », remerciant les agents du Trésor pour leur exemplarité. Elle a aussi rappelé que le FSSP, destiné à renforcer les capacités des forces armées et à soutenir les populations affectées, puise sa légitimité dans ces contributions citoyennes, devenues le baromètre de la cohésion nationale.

À Niamey, les agents du Trésor public versent plus de 16 millions de francs CFA au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, illustrant l’engagement citoyen face aux défis sécuritaires du Niger.
© À Niamey, les agents du Trésor public versent plus de 16 millions de francs CFA au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, illustrant l’engagement citoyen face aux défis sécuritaires du Niger.

Une dynamique qui gagne du terrain

 

Cette remise intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants. Face à l’adversité, le Niger mise sur la mobilisation interne pour consolider ses défenses. D’autres institutions publiques ont déjà emboîté le pas, tissant un réseau de soutien qui transcende les frontières administratives.

D’ailleurs, cette initiative illustre la vitalité d’un peuple qui choisit la générosité comme réponse à la crise. À l’heure où les besoins en équipements et en aide humanitaire se multiplient, ce versement de plus de 16 millions CFA vient renforcer un fonds en pleine expansion.

La question demeure : combien d’autres contributions verront le jour d’ici la fin de l’année ? À Niamey, l’espoir est grand. Car dans la tourmente, c’est l’union qui fait la force – et la résilience budgétaire.

 

Lecture du Coran à Agadez : les femmes des FDS unies pour la nation

Agadez, 24 octobre 2025 – Dans une atmosphère empreinte de recueillement et de solidarité, les épouses des membres des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), accompagnées de femmes engagées dans les rangs militaires, ont organisé ce jeudi 23 octobre une lecture intégrale du Coran au sein de la Zone de Défense nᵒ 2. Cette initiative spirituelle, portée par une ferveur collective, s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par le président de la République, le général d’Armée Abdourahmane Tiani, en faveur du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).

À Agadez, les épouses et femmes des FDS organisent une lecture du Coran en soutien au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, mêlant ferveur spirituelle et engagement patriotique.
© À Agadez, les épouses et femmes des FDS organisent une lecture du Coran en soutien au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, mêlant ferveur spirituelle et engagement patriotique.

 Lecture du Coran : une journée de piété et de cohésion au cœur d’Agadez

 

Sous les arcades ombragées de la Zone de Défense 2, l’événement a rassemblé une mosaïque de participantes vêtues de tenues traditionnelles, incarnant une communauté unie face aux défis sécuritaires du Sahel. La récitation du texte sacré, portée par des voix harmonieuses, a résonné comme un appel à la paix intérieure et à la cohésion nationale.

Parmi les participantes figuraient des épouses de soldats et d’officiers, ainsi que des FDS féminines, toutes animées par une détermination palpable. Ce moment de spiritualité s’est transformé en un acte de fraternité, renforçant les liens entre civils et militaires. La cérémonie a également accueilli des hommes et femmes en uniforme, dont la présence a conféré à la veillée une dimension inclusive, rappelant que la défense de la patrie transcende les genres et les fonctions.

À Agadez, les épouses et femmes des FDS organisent une lecture du Coran en soutien au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, mêlant ferveur spirituelle et engagement patriotique.
© À Agadez, les épouses et femmes des FDS organisent une lecture du Coran en soutien au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, mêlant ferveur spirituelle et engagement patriotique.

 Lecture du Coran : des figures régionales pour une mobilisation exemplaire

 

La solennité de l’événement a été rehaussée par la présence de personnalités influentes de la région. L’épouse du gouverneur d’Agadez a ouvert la cérémonie par un message d’encouragement, saluant l’engagement des femmes comme « le pilier invisible de notre résilience collective ». À ses côtés, l’épouse du Sultan de l’Aïr, gardienne des traditions touarègues, et celle du secrétaire général régional ont également incarné un pont entre modernité sécuritaire et héritage culturel.

Les conjointes des hauts responsables des FDS ont également marqué leur soutien, illustrant l’unité des élites locales autour d’une cause commune. Dans une région encore exposée aux menaces jihadistes, cette mobilisation féminine témoigne d’une volonté partagée de résister par la foi, la solidarité et l’action.

À Agadez, les épouses et femmes des FDS organisent une lecture du Coran en soutien au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, mêlant ferveur spirituelle et engagement patriotique.
© À Agadez, les épouses et femmes des FDS organisent une lecture du Coran en soutien au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, mêlant ferveur spirituelle et engagement patriotique.

Un geste symbolique pour une cause nationale

 

Au-delà de la dimension spirituelle, la rencontre a pris une tournure concrète et patriotique. En réponse à l’appel du chef de l’État, invitant chaque citoyen à contribuer au FSSP, les épouses des FDS ont procédé à une collecte symbolique. Chacune a versé une contribution de 100 francs CFA, modeste mais porteuse de sens.
« C’est peu, mais multiplié par nos cœurs, cela forge une forteresse pour le Niger », a confié une participante, émue.

Ce don collectif, rapidement remis aux autorités compétentes, illustre l’adhésion populaire au FSSP, destiné à soutenir l’équipement et le bien-être des troupes. Il confirme que la solidarité nationale ne se décrète pas : elle se vit au quotidien.

Une dynamique citoyenne au cœur du Grand Nord

 

À Agadez, oasis fortifiée au milieu des dunes sahéliennes, cette cérémonie s’inscrit dans une série d’initiatives citoyennes qui irriguent le Nord nigérien. Face à l’instabilité persistante, ces mobilisations féminines rappellent que la paix se construit autant dans les cœurs que sur les fronts.

Alors que les derniers versets du Coran s’estompent dans l’air sec, l’écho de cette journée demeure : un appel à l’unité, à la générosité, et à une patrie défendue par tous. Pour les FDS d’Agadez, c’est un baume moral précieux. Et pour le Niger tout entier, un rappel que la force d’une nation repose sur ses femmes – gardiennes du foyer, soutiens des guerriers, et artisanes de l’avenir.

 

Diffa : 91 ex-membres de Boko Haram repentis

Diffa, 24 octobre 2025 – Dans les étendues arides du Sahel, un souffle d’espoir s’élève. Mercredi dernier, 91 anciens combattants, issus des rangs de Boko Haram et de groupes affiliés, ont officiellement quitté le camp de réinsertion de Goudoumaria. Cette septième promotion du programme national de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) incarne la volonté du Niger de combattre le terrorisme par la reconstruction humaine, en misant sur la réinsertion plutôt que sur la seule riposte militaire.

 

Un serment solennel pour tourner la page

 

Sous un soleil implacable, la cérémonie s’est déroulée en deux temps : d’abord à Goudoumaria, berceau du camp, puis à Diffa, capitale régionale. Devant une assemblée composée d’autorités locales, de leaders communautaires et de familles, les repentis – 40 hommes, 18 femmes et 33 enfants – ont prêté serment sur le Coran, renonçant publiquement à la violence.
« Devant Dieu et les hommes, nous renonçons à jamais aux armes et aux idéologies destructrices », ont-ils proclamé, dans un moment chargé d’émotion, vécu comme une libération collective.

Présidée par le gouverneur de Diffa, le général de division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, la cérémonie a été ponctuée par la remise symbolique des kits de réinstallation : outils agricoles, semences, vêtements et aides financières. « Ce n’est pas une fin, mais un recommencement », a-t-il martelé, exhortant les ex-combattants à tenir leur engagement et à reconstruire leur avenir.

Des trajectoires brisées, reconstruites par l’éducation

 

Avant cette sortie officielle, les 91 bénéficiaires ont suivi un parcours exigeant : accompagnement psychologique pour surmonter les traumatismes, formations pratiques en agriculture, couture, élevage et entrepreneuriat.
« Nous avons appris à cultiver la vie plutôt que la haine », confie une mère de famille, rescapée des camps de Boko Haram depuis deux ans.

Le coordonnateur national des initiatives de stabilisation et le procureur de la République auprès du tribunal de grande instance de Niamey ont rappelé avec fermeté que ce serment engage autant la conscience individuelle que le respect des lois.

« Toute rechute sera traitée avec la rigueur de la justice », a prévenu le magistrat, soulignant que la clémence accordée aujourd’hui repose sur une responsabilité durable.

À Diffa, 91 ex-combattants de Boko Haram quittent le camp de Goudoumaria. Le Niger mise sur la réinsertion pour bâtir une paix durable face à l’extrémisme.
© À Diffa, 91 ex-combattants de Boko Haram quittent le camp de Goudoumaria. Le Niger mise sur la réinsertion pour bâtir une paix durable face à l’extrémisme.

Un programme DDR qui fait ses preuves

 

Pilier de la stratégie antiterroriste du Niger, le programme DDR cible les volontaires repentis pour les transformer en acteurs de paix. À Diffa, région meurtrie par les incursions de Boko Haram depuis 2013, plus de 600 bénéficiaires ont déjà été réinsérés. Les résultats sont tangibles : villages apaisés, familles réunies, et une résilience communautaire renforcée face aux discours extrémistes.

Mais les défis restent nombreux. Si les kits remis constituent un tremplin, l’intégration socio-économique exige un accompagnement soutenu : accès à l’emploi, scolarisation des enfants, et vigilance contre la stigmatisation.
« Ces kits sont des semences ; c’est à la société de les arroser », illustre un animateur du programme, appelant ainsi à une mobilisation collective.

Vers un Sahel apaisé, un engagement à la fois

La sortie de Goudoumaria n’est qu’un chapitre d’une stratégie plus vaste : celle d’un Niger qui refuse de céder au fatalisme. En misant sur la déradicalisation, Niamey adresse un message fort à la sous-région : la paix se construit par les cœurs autant que par les armes.

Alors que ces 91 nouveaux citoyens regagnent leurs villages, les regards se tournent déjà vers la prochaine vague. Dans le vent du désert, résonne une promesse : celle d’un avenir où les armes se taisent, et où l’espoir prend racine.

 

Le Niger et les Émirats arabes unis explorent de nouveaux axes de coopération économique

 

Niamey, 23 octobre 2025 –Dans un climat de dialogue constructif, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, également en charge du portefeuille de l’Économie et des Finances, a reçu en audience ce jeudi l’ambassadeur des Émirats arabes unis au Niger, Rashid Saeed Al Shamsi. Cette rencontre, survenue dans un contexte diplomatique particulièrement actif, ouvre la voie à un renforcement stratégique des relations bilatérales, notamment sur le plan des investissements et des partenariats économiques.

 

Le Niger et les Émirats arabes unis : des échanges porteurs d’ambitions partagées

 

Au cœur des discussions : la consolidation des liens entre deux États partenaires de longue date. À l’issue de l’entretien, le diplomate émirati s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives de collaboration. « Nous avons abordé les axes de coopération entre nos deux États alliés », a-t-il déclaré, évoquant des initiatives concrètes à venir. Parmi celles-ci figurent des engagements financiers ciblés sur des projets structurants au Niger, ainsi que des domaines d’intérêt commun appelés à se développer rapidement.

Ce dialogue bilatéral témoigne d’une dynamique ascendante. « Les attaches entre nos deux peuples, ancrées dans l’histoire et consolidées par le temps, ne cessent de se renforcer », a souligné l’ambassadeur, exprimant sa satisfaction quant à la qualité de l’échange avec le chef du gouvernement nigérien. « C’est un plaisir de dialoguer avec Ali Lamine Zeine », a-t-il ajouté, mettant en lumière la dimension humaine de cette coopération intergouvernementale.

Une rencontre sous haute coordination diplomatique

 

Cette audience s’est tenue en présence du ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de la diaspora, garant d’une articulation cohérente des positions diplomatiques du pays. Ce dispositif illustre aussi  l’importance stratégique que Niamey accorde à ce type de pourparlers, qui s’inscrivent dans une politique plus large d’ouverture économique et de diversification des alliances internationales.

 

Des perspectives prometteuses pour le développement nigérien

 

Si les détails des investissements envisagés restent pour l’heure confidentiels, l’enthousiasme affiché par les deux parties laisse entrevoir des retombées concrètes pour le développement du Niger. Dans un contexte régional où l’Afrique de l’Ouest multiplie les passerelles avec les pays du Golfe, cette étape pourrait  aussi catalyser des avancées significatives en matière d’infrastructures, d’innovation et de croissance inclusive.

 

Un derby ardent à suivre absolument : l’annonce du choc Real Madrid – FC Barcelone par 1xBet

 

 Dimanche 26 octobre, la 10e journée de la Liga 2025/26 offrira l’un des matchs phares de la saison. Au Santiago Bernabéu de Madrid, le Real Madrid accueillera le FC Barcelone, son principal adversaire. 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, a préparé l’annonce du prochain Clasico. Suivez le lien, pariez sur le derby et rappelez-vous que seule une approche responsable du jeu peut vous aider à convertir vos connaissances footballistiques en argent réel !

 

Le premier Clasico d’Alonso à la tête du Real Madrid

 

Le légendaire milieu de terrain était déjà rentré à Madrid en tant qu’entraîneur avant le début du principal tournoi de clubs de l’été aux États-Unis. Lors de ce tournoi, le Real espérait faire mieux, mais Madrid s’est finalement incliné face au PSG en demi-finale des play-offs (0-4) et est rentré chez lui pour préparer la nouvelle saison. Après 9 matchs, le Real est en tête du classement de la Liga avec 24 points. Les Blancos n’ont perdu que dans le derby madrilène, écrasés à domicile par l’Atlético (5-2). Pour l’instant, seul Alavés a encaissé moins de buts que les protégés d’Alonso en championnat (8 contre 9). En termes de buts marqués, ils ne sont devancés que par un seul adversaire : FC Barcelone (20 contre 24).

 

En tant que joueur du Real Madrid, Xabi a participé à 20 Clasicos. Il ne peut désormais qu’espérer que lors du prochain derby, le numéro 21 confirmera son statut de chanceux. Alonso doit mettre fin à la série de 4 matchs sans victoire du Real dans ce type de rencontres.

 

Le Barça vise un nouveau succès dans le derby

 

Le premier derby de Flick contre le Real Madrid, le 26 octobre 2024, s’est avéré plus que réussi. Le doublé de Robert Lewandowski a permis au FC Barcelone de s’imposer à l’extérieur sur le score de 4-0. En janvier 2025, lors de la finale de la Supercoupe d’Espagne, malgré deux buts concédés, les Blaugrana ont réussi à en inscrire cinq.

 

La domination du collectif de Hansi ne s’est pas limitée à cela : en avril, ils ont célébré la victoire en finale de la Coupe du pays (3-2). Le point final dans l’histoire du Clasico de la saison 2024/25 a été mis en mai. Barcelone a une nouvelle fois renversé Madrid à domicile (4-3), anéantissant les derniers espoirs madrilènes pour le sacre en Liga.

 

Les Blaugrana jouent désormais le rôle de rattrapage, avec deux longueurs de retard sur les Blancos. Outre le match nul à l’extérieur contre le Rayo Vallecano (1-1), les hommes de Flick ont essuyé un échec inattendu face à Séville (1-4). Une victoire dans la douleur à domicile contre Gérone (2:1) et la disqualification du Hansi n’apportent pas non plus d’optimisme aux supporters du champion d’Espagne. Outre l’entraîneur, plusieurs joueurs clés ne pourront pas apporter leur obole au FC Barcelone lors du Clasico. Joan García, Marc-André ter Stegen, Gavi, Dani Olmo et Robert Lewandowski seront définitivement forfaits, alors que la participation d’Andreas Christensen et Rafinha est toujours douteuse. Le Real Madrid connaît également des problèmes de personnel. Le grand madrilène sera imputé d’Antonio Rüdiger et de David Alaba, et le niveau de préparation de Dean Huijsen, Ferland Mendy, Trent Alexander-Arnold, Dani Carvajal et Dani Ceballos pour ce genre de matchs est incertain.

 

Cotes : V1 – 2,123, X – 4,13, V2 – 3,305.

 

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