Bazoum Archives - Journal du niger

Niger : Le FMI finance la lutte contre la corruption

Le Niger va bénéficier d’un prêt d’un montant de 278 millions de dollars étalés sur trois afin, notamment, de financer la lutte contre la corruption et favoriser un environnement plus saint pour les affaires.

 

 

Arrivé au pouvoir en avril 2021, le nouveau président nigérien Mohamed Bazoum, s’est engagé à lutter sans merci contre la corruption, une gangrène qui a pris une ampleur considérable sous son prédécesseur Mahamadou Issoufou. Le dossier le plus emblématique de ce grand fléau, qui mine le développement du Niger, est l’affaire dite du ministère de la Défense dans laquelle pas moins de 76 milliards de FCFA (environ 114 millions d’euros) ont été indûment versés à des fournisseurs véreux du matériel militaire, proches du régime de Mahamadou Issoufou.

Le lourd héritage d’Issoufou

En dépit de la ferme volonté réaffirmée par le président Bazoum,  la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics n’est pas gagnée d’avance au Niger, tant le fléau s’est accéléré entre 2011 et 2021 pendant les deux quinquennats de l’ancien président Issoufou. Le défi est d’autant plus énorme que les fonctionnaires impliqués sont souvent des militants du parti au pouvoir ou des partis alliés alors que les hommes d’affaires corrupteurs sont des bailleurs de fonds des formations politiques.

 

source: Mondafrique

 

Niger: le président Bazoum en visite dans les villages en deuil après l’attaque jihadiste

Au Niger, le président Mohamed Bazoum s’est rendu à Bani Bangou samedi 6 novembre, présenter ses condoléances à la population après la mort mardi d’au moins 69 membres du comité de vigilance suite à une attaque d’hommes armés non identifiés. Devant les représentants de 20 villages de la commune, le président nigérien, accompagné de toute la hiérarchie des forces de défense et de sécurité, a assuré que l’Etat est garant de la sécurité de sa population.

C’est une population du Zarmaganda (au nord de Tillabéri) en deuil que le président Mohamed Bazoum a visitée, pour lui présenter ses condoléances. « Chacun de vos villages porte le deuil. Si vous êtes révoltés légitimement et si vous pensez que vous pouvez assurer votre défense vous-mêmes, c’est légitime. Mais celui qui doit assurer votre défense et sur lequel vous devez compter, c’est l’État », a assuré le président Bazoum.

Témoins oculaires et rescapés de cette tragédie, des jeunes racontent l’attaque au correspondant de Radio France international : « Nous avons prié et nous avons accompagné le maire. Les jihadistes sont apparus et les combats se sont engagés et ils ont tué nos hommes. J’étais présent… ». Des membres de milices d’autodéfense dont le maire de la commune de Bani Bangou ont été tués dans l’assaut.

Le maire menait un convoi de 84 villageois qui s’étaient constitués en comité de vigilance lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade. Les membres de ce comité étaient armés, ce qui est interdit par la loi, et alors qu’officiellement, il n’existe aucune milice au Niger.

Garbey est le village qui a perdu le plus d’hommes lors de l’attaque. Son chef nous raconte : « Mon fils et mon frère sont morts. Tous ceux qui ont été tués sont les miens. Nous prions Dieu pour qu’il mette fin à ces massacres ».

Selon RFI,  plan spécial de soutien alimentaire sera mis en œuvre pour toute la région du Zarmaganda. Deux jours de deuil national ont été observés vendredi et samedi en hommage aux victimes de l’attaque du 2 novembre dernier, l’une des plus meurtrières dans cette zone dite des trois frontières, entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.