juin 2026 - Page 2 sur 12 - Journal du Niger

BEPC 2026 à Tillabéri : La ministre Élisabeth Shérif lance les épreuves

C’est depuis la région stratégique de Tillabéri que la ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a lancé ce jeudi 25 juin les épreuves du brevet. Entre souverainisme affirmé et percée spectaculaire des candidates, décryptage d’un examen pas comme les autres.

Il est 7 heures 45 ce jeudi matin au Complexe d’enseignement secondaire (CES) de Tillabéri, et l’atmosphère y est singulière. Avant que le premier coup de stylo ne soit donné, les visages des officiels et des candidats se figent. Deux hymnes retentissent successivement dans la cour de l’établissement : La Nigérienne, l’hymne national, immédiatement suivi par celui de la Confédération des États du Sahel (AES). Le ton est donné. Dans un Niger en pleine mutation politique, l’école publique n’est plus seulement le lieu du savoir ; elle est devenue le miroir de la souveraineté retrouvée.

À 8 heures précises, respectant un rituel immuable, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, le Dr Élisabeth Shérif, brise le sceau de cire rouge de la première enveloppe. Sous les yeux des surveillants, la ministre dévoile l’épreuve de rédaction. Les autorités lancent ainsi officiellement la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Le triomphe silencieux des filles

Derrière la solennité du protocole, les dynamiques démographiques de cette session interpellent les observateurs. Au niveau national, ils sont 119 865 candidats à plancher dans 383 centres. Parmi eux, une statistique majeure : 64 895 sont des filles, soit plus de 54 % des effectifs. Le constat est encore plus frappant dans la région d’accueil, à Tillabéri, où les filles représentent 6 694 des 11 546 candidats répartis dans 40 centres.

Dans cette zone en proie à des défis sécuritaires et géographiques persistants, voir une telle majorité de jeunes filles s’asseoir sur les bancs des examens constitue une victoire silencieuse mais éclatante contre l’abandon scolaire. Le ministère a également mis un point d’honneur à l’inclusion, en intégrant 42 candidats en situation de handicap à l’échelle nationale.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

L’éloge du mérite contre la triche

Pour le Dr Élisabeth Shérif, pas question de transiger avec le niveau. Lors de sa tournée, qui l’a menée du CES de Tillabéri au CES Franco-Arabe, puis dans les localités de Sansané-Haoussa et de Gothèye, le message délivré aux élèves a été d’une fermeté toute maternelle.

« Comptez sur vos propres efforts. Seul le mérite permettra de bâtir une école nigérienne digne de la refondation », a martelé la ministre devant les candidats concentrés.

Cette rhétorique du mérite et de la rigueur s’inscrit en droite ligne de la politique de rupture portée par les plus hautes autorités de la transition. La ministre a d’ailleurs profité de ses étapes pour rendre un hommage appuyé au chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ainsi qu’au Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, pour avoir sanctuarisé l’année budgétaire et logistique de l’école malgré un contexte régional complexe.

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Une tournée d’inspection sur le terrain

Accompagnée du gouverneur de la région, le Colonel Maïna Boukar, et d’un large aréopage de chefs coutumiers, de leaders religieux et de représentants syndicaux, la ministre a également voulu tâter le pouls du terrain. À Sansané-Haoussa comme à Gothèye, elle s’est personnellement enquise des conditions de travail des surveillants et de la sécurité des centres.

La journée s’est achevée par une visite hautement symbolique au jury de correction du Centre de formation et de perfectionnement pédagogique (CFEPD) de Gothèye. En allant à la rencontre des correcteurs, le Dr Élisabeth Shérif a voulu verrouiller la dernière étape de la chaîne : celle d’une évaluation qu’elle exige « rigoureuse, transparente et crédible ».Les autorités de Niamey considèrent que, même si les examens ne font que commencer, elles ont déjà gagné à moitié le défi de l’organisation.

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BEPC 2026 à Agadez : plus de 5 200 candidats à l’épreuve

Le coup d’envoi du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session 2026, a été officiellement donné ce jeudi 25 juin dans la région d’Agadez. Depuis le CES Tégama, le Gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a procédé au lancement des épreuves en présence des autorités administratives, civiles et militaires ainsi que des acteurs du système éducatif.

Pour les milliers de candidats engagés dans cette étape décisive de leur parcours scolaire, l’heure est désormais à la concentration et à la mobilisation des connaissances acquises tout au long de l’année académique.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une forte mobilisation autour de l’école

La cérémonie officielle s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de solennité. Aux côtés du Gouverneur, des responsables de l’éducation, des encadreurs pédagogiques et des représentants des autorités locales ont tenu à témoigner leur soutien aux candidats appelés à composer dans les différents centres de la région.

Cette année, la région d’Agadez enregistre 5 256 candidats, dont 3 300 filles, répartis dans 20 centres d’examen. Des chiffres qui traduisent les progrès enregistrés en matière de scolarisation et de maintien des élèves dans le système éducatif, notamment chez les jeunes filles.

À travers cette participation féminine particulièrement élevée, les autorités voient également les résultats des efforts consentis ces dernières années pour favoriser l’accès des filles à l’éducation et lutter contre les abandons scolaires.

Gouvernorat d'Agadez
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Un appel à la sérénité et au mérite

Avant l’ouverture de la première enveloppe contenant l’épreuve de français, le Général de Division Ibra Boulama Issa s’est adressé aux candidats. Le Gouverneur les a exhortés à aborder les examens avec calme, confiance et discipline.

Il les a notamment invités à éviter toute précipitation afin de valoriser pleinement les connaissances acquises durant leur formation. Un message centré sur le mérite et la rigueur, dans un contexte où les examens nationaux constituent une étape déterminante pour l’orientation des élèves vers le cycle secondaire supérieur.

Par ailleurs, le Gouverneur a rendu hommage aux enseignants, aux encadreurs pédagogiques, aux parents d’élèves ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la préparation de cette session 2026.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

L’éducation au cœur des priorités régionales

À travers ce lancement officiel, les autorités régionales réaffirment leur engagement en faveur d’une éducation de qualité et de la réussite scolaire des jeunes. Dans une région confrontée à de nombreux défis géographiques et sécuritaires, l’école demeure un levier essentiel de développement et de cohésion sociale.

Pour les 5 256 candidats d’Agadez, les prochaines heures seront consacrées aux différentes épreuves. Tous nourrissent désormais le même objectif : décrocher le précieux BEPC et franchir une nouvelle étape de leur parcours académique. La région tout entière retient son souffle et espère voir cette session 2026 se conclure par un taux de réussite à la hauteur des efforts consentis par les élèves, les enseignants et les familles.

BEPC 2026 à Bilma : plus de 70 % des candidats sont des filles

Dans cette oasis isolée du nord du Niger, le coup d’envoi du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été donné ce jeudi 25 juin. Un cru 2026 marqué par un chiffre hautement symbolique : plus de 70 % des candidats sont des filles.

C’est sous un soleil déjà lourd que les portes des salles d’examen se sont ouvertes ce jeudi matin à Bilma, chef-lieu du département éponyme situé dans la région d’Agadez. Pour ces dizaines d’adolescents, l’enjeu est de taille : décrocher le précieux Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), sésame indispensable pour ouvrir les portes du lycée.

Pour marquer l’importance républicaine de l’événement dans cette enclave saharienne, c’est le préfet du département, le capitaine Lamine Ahmed, qui a personnellement procédé au lancement officiel des épreuves.

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Une mobilisation institutionnelle au grand complet

Le déploiement des autorités locales traduisait à lui seul la solennité de la journée. Autour du préfet, une tribune unie pour la cause éducative : l’Administrateur délégué de la commune, l’Honorable Chef de Canton – garant de l’autorité traditionnelle –, ainsi que les inspecteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement secondaire. La présence remarquée des hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) est, en outre, venue rappeler que, dans cette zone transfrontalière, la sécurisation des examens reste une priorité absolue pour l’État.

« Garantir le bon déroulement de cet examen, c’est affirmer la présence de l’État et l’avenir de notre jeunesse, même dans les territoires les plus reculés », confie un acteur éducatif local.

Les filles en première ligne

Au total, ils sont 205 candidats à composer cette année au sein du jury spécial de Bilma. Mais au-delà du chiffre global, c’est la sociologie de cette cohorte qui retient l’attention : 144 filles pour seulement 61 garçons.

Dans une région traditionnellement marquée par le mariage précoce et l’abandon scolaire des jeunes filles, cette écrasante majorité (près de 70 %) résonne comme une victoire pour les politiques d’accès à l’éducation en milieu rural. Elle témoigne, en effet, d’un changement progressif des mentalités au sein des communautés d’un département immense, où les candidats sont répartis sur trois centres d’examen stratégiques : Bilma, Dirkou et Fachi.

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Des encouragements à la hauteur de l’effort

Avant la distribution des premières enveloppes scellées contenant les sujets, le capitaine Lamine Ahmed et sa délégation ont tenu à faire le tour des tables. Mots d’encouragement et conseils pour surmonter le stress : les officiels ont exhorté les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Les autorités n’ont pas manqué de saluer la résilience du corps enseignant, des parents d’élèves et des personnels administratifs qui, malgré les conditions climatiques et logistiques parfois rudes du désert, ont permis au calendrier scolaire de s’accomplir.

Les candidats lèvent désormais leurs stylos. Pour les 205 prétendants au diplôme de Bilma, le compte à rebours vers les résultats commence. Une chose est sûre : le Grand Nord nigérien regarde sa jeunesse avec fierté.

Niger : 1 349 candidats sur la ligne de départ pour le BEPC 2026 à Arlit

Le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a officiellement lancé les épreuves du Brevet d’études du premier cycle ce jeudi dans la cité minière. Un examen crucial pour 1 349 candidats, encadré par un dispositif organisationnel rigoureux.

C’est un rendez-vous capital pour la jeunesse du Nord-Niger. Ce jeudi 25 juin 2026, la ville d’Arlit, cœur névralgique de la région d’Agadez, a vibré au rythme du lancement officiel des épreuves écrites du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Pour cette session 2026, ils sont 1 349 candidats à s’installer sur les bancs des différents centres d’examen du département, porteurs des espoirs de leurs familles et de toute une communauté.

Pour marquer l’importance que les autorités de la Refondation accordent à l’éducation nationale, le préfet du département, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a tenu à présider personnellement la cérémonie d’ouverture des enveloppes. Les figures clés de l’administration locale, notamment le secrétaire général du département, l’administrateur délégué de la commune urbaine d’Arlit ainsi que des responsables du corps enseignant, l’entouraient pour l’occasion.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un mot d’ordre : sérénité et mérite personnel

Avant que les stylos ne commencent à courir sur le papier pour la première épreuve, le préfet a pris le temps de faire le tour des salles afin d’échanger directement avec les élèves. Dans un discours teinté de rigueur militaire et de bienveillance paternelle, l’officier supérieur a prodigué de précieux conseils à une assistance concentrée.

Le représentant de l’État a particulièrement insisté sur trois valeurs clés : la sérénité, la discipline et la confiance en soi. Par ailleurs, face aux risques de triche qui entachent parfois les examens nationaux, le lieutenant-colonel a lancé un appel ferme au mérite :

« Comptez sur vos propres efforts et évitez toute forme de fraude », a martelé le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, rappelant que la Refondation du pays passait d’abord par l’intégrité de ses futurs cadres.

Gouvernorat d'Agadez
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Un dispositif sous haute surveillance

Dans une région économiquement stratégique et historiquement sensible, la sécurisation et la logistique d’un tel examen constituent un défi de taille. Sur ce point, les autorités éducatives locales se sont voulues rassurantes auprès de la hiérarchie départementale.

Ainsi, toutes les dispositions matérielles, organisationnelles et sécuritaires ont été minutieusement planifiées en amont pour garantir le secret des sujets et le calme nécessaire autour des centres de composition. Par cette forte présence sur le terrain, l’exécutif local réaffirme sa volonté de maintenir le système éducatif au centre des priorités nationales, offrant aux enfants d’Arlit les mêmes chances de réussite que ceux du reste du pays.

Niger : Mobilisation citoyenne pour sécuriser le pipeline Dosso-Diffa

Sous l’égide du général Abdourahamane Tiani, une vaste caravane de sensibilisation a été lancée le 25 juin 2026 au Palais des congrès. Son objectif est d’impliquer conducteurs de taxi‑motos, chefs coutumiers et associations de jeunesse dans la sécurisation d’une infrastructure pétrolière hautement stratégique.

Dans le Niger de la « Refondation », la protection des infrastructures vitales ne relève plus seulement des forces armées ; elle devient désormais une affaire citoyenne. Ce mercredi 24 juin 2026, les travées du Palais des congrès de Niamey ont vibré au rythme du lancement d’une initiative inédite : une caravane nationale de sensibilisation et de formation dédiée à la sécurisation participative de l’axe pétrolier Dosso‑Diffa.

Placée sous le haut patronage du président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le général de brigade Abdourahamane Tiani, cette rencontre marque un tournant dans la doctrine de sécurité nationale de Niamey. En s’alliant avec l’ONG FED‑AL Miffha et les ambassadeurs de la paix de l’Alliance des États du Sahel (AES), les autorités nigériennes entendent  ainsi cimenter la cohésion sociale autour de ce cordon ombilical économique que représente le pipeline.

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Du dignitaire au conducteur de taxi‑moto : l’union sacrée

La singularité de cette caravane réside dans son ciblage. En effet, loin des cercles militaires restreints, la formation s’adresse directement aux forces vives, et parfois informelles, de la société civile. Brigades de veille villageoises, associations féminines, groupements de jeunes, leaders religieux et chefs coutumiers partagent les bancs de cette académie d’un genre nouveau aux côtés des corporations de transporteurs et de conducteurs de taxi‑motos.

Pour le pouvoir en place, ces acteurs de terrain constituent les yeux et les oreilles du territoire. Ainsi, en les formant à la vigilance et à la remontée d’informations, l’exécutif espère créer un maillage d’alerte précoce infaillible le long des centaines de kilomètres qui séparent Dosso de Diffa. Un mot d’ordre, érigé en leitmotiv, résume l’esprit de ces sessions :

« Mobilisons‑nous, sécurisons le pipeline et nos frontières dans un esprit de refondation. »

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L’impératif sécuritaire de l’or noir sahélien

Cette stratégie intégrée de sécurisation intervient dans un contexte régional complexe, où l’AES cherche à consolider sa souveraineté économique face aux menaces asymétriques et aux pressions extérieures. Le pipeline Dosso‑Diffa n’est pas qu’un alignement de tubes d’acier enfouis ; il incarne aussi le moteur du financement du développement et de l’effort de guerre nigérien.

En transformant les populations riveraines en gardiennes de l’infrastructure, Niamey tente de désamorcer les risques de sabotage tout en prévenant les frustrations locales par l’inclusion. Reste désormais à mesurer l’efficacité de ce dispositif sur la durée, alors que la caravane s’apprête à quitter la capitale pour aller à la rencontre des communautés de l’intérieur du pays.

Faux billets au Niger : près de 3 millions de FCFA saisis à Tanout (Zinder)

À la barrière de contrôle de Tanout, la police nigérienne a brisé la trajectoire de trois faussaires en route pour Agadez. Dans leurs bagages, près de 3 millions de faux billets et les ramifications d’une mafia sous-régionale.

Tanout, verrou poussiéreux sur la route nationale nᵒ 11 reliant Zinder à Agadez, n’est pas qu’un point de passage pour les camions de marchandises et les voyageurs du Sahel. En effet, le mercredi 24 juin 2026, la barrière de contrôle de la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) s’est transformée en piège pour un réseau de faussaires aux ambitions transfrontalières.

Trois hommes, aujourd’hui sous les verrous, s’apprêtaient à injecter une véritable bombe économique dans les marchés de la région : 2 985 000 francs CFA en coupures contrefaites.

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Le faux pas du passeur

Tout bascule lors d’un contrôle de routine à la sortie de la ville. En fait, un passager suspect attire l’attention des policiers. De nationalité nigériane, l’homme dissimule un trésor toxique. Dans ses effets personnels, les limiers découvrent des liasses de billets de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et de l’Afrique centrale (CEMAC). La texture et les filigranes sonnent faux. Le pot aux roses est ainsi découvert.

Cependant, menée de main de maître, l’enquête ne s’arrête pas à cette première prise. En quelques heures, les enquêteurs de Tanout remontent le fil et cueillent également deux complices locaux dans la commune urbaine. Encaisser, dissimuler, guider : le trio avait un plan bien rodé. Par ailleurs, leur destination finale était Agadez, la mythique porte du désert, ses comptoirs commerciaux et son économie informelle florissante, terrain de jeu idéal pour écouler de la fausse monnaie sans éveiller les soupçons.

Un réseau, trois pays, un téléphone

Passés aux aveux lors des auditions, les suspects ont rapidement compris que les preuves étaient accablantes. Mais c’est l’examen technique du téléphone portable du principal suspect nigérian qui a révélé la véritable dimension de l’affaire.

En effet, loin d’être de petits artisans isolés, les trois hommes agissent comme des exécutants au sein d’une vaste organisation criminelle transnationale. Le répertoire et les applications de messagerie cryptée du convoyeur ont révélé des contacts réguliers et frénétiques avec des complices basés au Nigeria, au Tchad et au Cameroun. Un axe du faux qui inonde la sous-région.

« Nous sommes face à une criminalité organisée qui se joue des frontières. Ces faux billets menacent directement le pouvoir d’achat des citoyens et la stabilité des petits commerçants », commente une source judiciaire proche du dossier.

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L’union sacrée contre le crime

Mercredi, lors de la présentation officielle du butin, l’ensemble des corps constitués de la région a fait bloc. Autour du Directeur Départemental de la Police, le Secrétaire général de la Préfecture, le Président du Tribunal d’Instance, l’Administrateur délégué de la commune et le Chef de Canton de Tanout ont salué le coup de filet.

Pour ces autorités, si la vigilance de la police a payé, la pérennité de la sécurité repose sur un autre pilier : l’œil du citoyen. Dès lors, le message envoyé à la population est capital : face aux réseaux mafieux qui traversent le Sahel, la dénonciation n’est pas un choix, c’est une arme de légitime défense collective.

Niger : le Dr Djingarey (CCR) active l’axe du Golfe à Bakou

En marge de la 20ᵉ session de l’UPCI en Azerbaïdjan, le président du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), Dr Mamoudou Harouna Djingarey, multiplie les offensives diplomatiques face aux puissances du Moyen-Orient.

Les couloirs du centre de conférences de Bakou bruissent d’intenses tractations politiques. À l’occasion de la 20ᵉ session de l’Union des Parlements des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (UPCI), qui se tient actuellement en Azerbaïdjan, la délégation nigérienne ne fait pas de la figuration. Porteur de la voix du Niger de la Refondation, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), mène une contre-offensive diplomatique discrète mais hautement stratégique.

Alors que son pays redéfinit ses alliances internationales, le président du CCR utilise la tribune de l’UPCI pour consolider l’ancrage de Niamey auprès des acteurs majeurs de la péninsule Arabique.

Niger:Conseil Consultatif de la Refondation
© Niger:Conseil Consultatif de la Refondation

L’axe Niamey-Doha : consolider les acquis humanitaires et politiques

Le premier temps fort de cette série de rencontres bilatérales s’est joué lors de l’audience accordée à Son Excellence Hassan bin Abdullah Al-Ghanim, président du Conseil de la Choura du Qatar. Accompagné d’une importante délégation, le représentant de l’émirat a longuement échangé avec le Dr Djingarey.

Au-delà du protocole, les discussions ont rapidement convergé vers les défis sécuritaires et de développement qui secouent la bande sahélo-saharienne. À cette occasion, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey a profité de ce face-à-face pour saluer l’engagement constant de Doha aux côtés des populations nigériennes, matérialisé sur le terrain par le déploiement des projets de la fondation Qatar Charity. Pour Niamey, maintenir ce pont humanitaire et financier avec le riche émirat du Golfe reste en effet une priorité absolue.

Niger:Conseil Consultatif de la Refondation
© Niger:Conseil Consultatif de la Refondation

Oman : le choix de la médiation et de la stabilité

Dans la foulée, le salon bilatéral du président du CCR a ouvert ses portes à une autre figure clé de la diplomatie moyen-orientale : Son Excellence Cheikh Khalid Ben Hilal Bin Nasser Al-Maawali, président du Conseil de la Choura du Sultanat d’Oman.

Reconnu sur la scène internationale pour son rôle traditionnel de médiateur et de promoteur de la paix, le Sultanat d’Oman représente un partenaire de choix pour le Niger. Les deux dirigeants ont ainsi exploré les voies d’un renforcement de leur coopération parlementaire, s’accordant sur la nécessité de faire des parlements des vecteurs de solidarité et de stabilisation face aux crises régionales.

« Les institutions parlementaires ne doivent pas seulement voter des lois, elles doivent jeter des ponts de paix là où les exécutifs font face à des vents contraires », résume un conseiller de la délégation nigérienne.

Niger:Conseil Consultatif de la Refondation
© Niger:Conseil Consultatif de la Refondation

Une diplomatie par le geste

Fidèle aux traditions d’hospitalité et de respect mutuel, cette intense séquence diplomatique s’est conclue par de chaleureux échanges de présents entre le Dr Djingarey et ses homologues du Qatar et d’Oman, sous les yeux de leurs délégations respectives.

À Bakou, le président du CCR démontre que la Refondation nigérienne se décline aussi à l’international. En s’affichant aux côtés des puissances financières et diplomatiques du Golfe, Niamey s’assure ainsi de précieux soutiens pour la suite de sa transition économique et sécuritaire.

Niger : l’IGE passe les sociétés d’État au crible

En ouvrant grand les portes des sociétés d’État aux inspecteurs de l’Inspection Générale d’État (IGE), le Chef de l’État nigérien engage un bras de fer historique contre la corruption. Entre audace politique et immense attente populaire, décryptage d’une méthode Tiani.

Dans les arcanes silencieuses de l’Office National des Produits Vivriers du Niger (OPVN) ou de Niger Poste, l’ambiance est devenue subitement glaciale. Depuis quelques mois, une silhouette plane sur la haute administration nigérienne : celle du Général d’armée Abdourahamane Tiani. En effet,  le Chef de l’État a décidé d’engager ce qui s’apparente à la plus vaste opération de salubrité publique de l’histoire récente du pays. Son arme est l’Inspection Générale d’État (IGE), une institution redoutable qu’il a personnellement activée pour passer au crible la gestion des bastions de l’argent public.

Là où ses prédécesseurs ont souvent été accusés de fermer les yeux pour préserver les équilibres politiques ou protéger leurs clans, le Général Tiani choisit la confrontation directe avec les élites gestionnaires. De l’ex-Assemblée nationale à l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), en passant par le Conseil de la Communauté Urbaine de Niamey (CCR) ou le projet urbain PIDUREM, aucune chasse gardée ne semble plus intouchable.

L’exemplarité comme doctrine de pouvoir

Pour le Général Tiani, cette tempête d’audits n’est pas qu’une simple opération comptable ; elle est constitutive de sa doctrine de gouvernance. En prenant les rênes du pays, l’homme fort de Niamey avait promis une rupture systémique fondée sur l’exemplarité et la redevabilité. En envoyant les inspecteurs fouiller les tiroirs des entreprises publiques les plus stratégiques, il joint le geste à la parole politique.

« C’est un test de crédibilité majeur pour le pouvoir », analyse un chercheur en sciences politiques à l’Université de Niamey. « Le Général Tiani sait que, pour réussir la Refondation nationale, il doit d’abord prouver au peuple que l’impunité a changé de camp. Toucher aux finances de ces institutions, c’est s’attaquer aux réseaux d’influence traditionnels. »

Cette audace politique, qualifiée par ses partisans de « clairvoyance historique », dessine le portrait d’un dirigeant qui cherche à sanctuariser l’argent du contribuable nigérien, perçu désormais comme un bien sacré.

La pression de la rue : l’exigence du grand déballage

Mais dans cette trajectoire solitaire, le Chef de l’État rencontre une force tout aussi puissante : l’opinion publique nigérienne. Épuisés par des décennies de gestion opaque et de scandales financiers à répétition qui ont asphyxié les services publics (santé, éducation, infrastructures), les Nigériens observent le ballet des auditeurs avec un mélange d’espoir et d’intransigeance.

L’adhésion populaire est réelle, mais elle s’accompagne d’une exigence absolue : le peuple refuse que ces futurs rapports finissent par moisir dans les tiroirs oubliés de la bureaucratie. La société civile, qui fait bloc derrière cette vision d’assainissement, réclame aujourd’hui un déballage public ambitieux. Les questions qui agitent les discussions de Niamey à Zinder sont directes : combien de milliards siphonnés ? Qui a profité du système ? Quand viendra l’heure des comptes judiciaires ?Pour la population, le temps des simples « notifications d’irrégularités comptables » est révolu. L’attente est désormais judiciaire.

Les investigations de l’IGE couvrent ainsi un large éventail d’institutions, de sociétés d’État, d’organes de régulation et de projets financés sur fonds publics, témoignant de l’ampleur du chantier d’assainissement engagé par les autorités.

Le défi de la justice

Le Général Tiani a ouvert la boîte de Pandore et débusqué ceux que l’on pensait intouchables. Le premier acte, politique et symbolique, est posé. Le second acte, le plus difficile, appartient désormais à l’appareil judiciaire.

Le nettoyage titanesque ne fait que commencer, mais il place le Niger à la croisée des chemins. Pour que la Refondation promise par les autorités militaires devienne une réalité pérenne, la justice devra parachever cette œuvre de salubrité publique. L’objectif ultime est limpide : faire rendre gorge aux pilleurs et restituer chaque centime détourné dans les caisses de l’État. Un défi immense, où le pouvoir joue sa légitimité face à l’histoire.

Crues du fleuve Niger : inspection décisive des digues stratégiques de Niamey

Ce 24 juin 2026, une délégation de haut niveau a inspecté les digues stratégiques de Niamey. Entre rigueur technique et mobilisation populaire, les autorités posent les bases d’un bouclier indispensable face aux crues du fleuve Niger.

 

Le fleuve Niger, majestueux mais parfois redoutable, est au cœur de toutes les attentions à Niamey. Ce mercredi 24 juin 2026, sous une chaleur de plomb, le ballet des officiels et des ingénieurs sur les rives du fleuve ne trompe pas : l’heure est à l’action. Une mission de terrain cruciale s’est déployée sur trois ouvrages hautement stratégiques de la capitale : la digue de Liboré/Saga, la digue dite « sénégalaise » et le tronçon névralgique reliant le 2e pont à Saga.

L’enjeu de cette journée ? Valider sur le terrain les études d’Avant-Projet Détaillé (APD). Derrière ce jargon technique se cache la matrice des futurs travaux de réalisation et de renforcement des barrières de protection de Niamey. Un véritable bouclier contre les inondations qui ont, par le passé, trop souvent meurtri la région.

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La précision scientifique au service de la résilience

Pour concevoir des remparts capables de résister aux assauts répétés du fleuve, le Gouvernement du Niger n’a rien laissé au hasard. C’est le cabinet d’ingénierie GERMS Consulting qui orchestre ces études de haute précision, sous la houlette du PIDUREM (Projet de Développement Urbain Résilient et Éco-responsable de Niamey), un programme gouvernemental d’envergure soutenu financièrement par la Banque mondiale.

« Nous ne sommes pas simplement en train de dessiner des plans sur du papier », confie un expert du cabinet sur place. « Nous calibrons l’avenir sécuritaire de milliers de familles. Chaque centimètre de terre, chaque flux de courant est analysé. »

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Une union sacrée pour la capitale

Signe de l’importance vitale de ces infrastructures, le cortège du jour affichait une mobilisation institutionnelle rare. Des représentants du pouvoir central aux autorités locales, tout le monde était au rendez-vous : la Secrétaire générale adjointe du Gouvernorat de Niamey, les Administrateurs délégués de la commune de Liboré et de la Commune 4, ainsi que le Secrétaire général de la Commune 5. Tous marchaient côte à côte avec les équipes sectorielles et la direction du PIDUREM, menée par son Coordonnateur national par intérim.

Mais au-delà des uniformes et des costumes, ce sont les visages des habitants qui ont marqué cette journée. Les populations riveraines, premières concernées, sont venues en nombre pour échanger avec la délégation. Car à Niamey, on sait que la durabilité d’une digue dépend autant de la qualité de son béton que de la vigilance de ceux qui vivent à ses pieds.

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Anticiper plutôt que subir

Cette inspection marque une étape décisive. Elle incarne le passage d’une gestion de crise à une culture de l’anticipation. Face aux dérèglements climatiques mondiaux qui rendent les crues du fleuve Niger de plus en plus imprévisibles, Niamey fait le choix de la résilience.

Alors que le soleil décline sur le fleuve, la mission prend fin, laissant derrière elle l’espoir concret d’une ville enfin armée pour protéger ses enfants, ses maisons et son économie. Les études APD, désormais confrontées à la réalité du terrain, rendent le coup d’envoi des travaux plus proche que jamais.

AES : les ministres de l’Économie et des Mines réunis à Niamey pour accélérer l’intégration régionale

Le Premier ministre a réuni ce 24 juin 2026 à Niamey les ministres de l’Économie et des Mines du Mali et du Burkina Faso. Une séance de travail hautement stratégique pour accélérer l’intégration économique et la souveraineté des ressources au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

L’architecture de la Confédération des États du Sahel (AES) passe à la vitesse supérieure, élargissant son action au-delà du seul terrain militaire pour structurer son poumon économique. Ce mercredi 24 juin 2026, le Premier Ministre , Ali Mahamane Lamine Zeine, a transformé les bureaux de la Primature à Niamey en un véritable centre de commandement géo-économique.

Le chef du gouvernement  a reçu une délégation ministérielle de premier plan venue de Ouagadougou et de Bamako. Autour de la table, le cœur financier et minier de la région : le Burkinabè Aboubakar Nacanabo (Économie et Finances), son homologue malien Alousseini Sanou (ministre d’État, Économie et Finances), épaulés par les ministres en charge des Mines, Yacouba Zabré Gouba (Burkina Faso) et le professeur Amadou Keïta (Mali). Pour parfaire ce dispositif, les ministres nigériens des Affaires étrangères et du Pétrole ont également pris part aux discussions.

L’or, le pétrole et le coton : le triptyque de la souveraineté

Si la charte de l’AES, unissant le Niger, le Mali et le Burkina Faso, s’est d’abord forgée dans la lutte commune contre le terrorisme, la consolidation de l’alliance dépend désormais de sa capacité à bâtir un espace de développement intégré. L’enjeu de cette réunion à Niamey est limpide : harmoniser les politiques extractives et financières pour s’affranchir des tutelles économiques extérieures.

Le sous-sol de ces trois États regorge de richesses — de l’or malien et burkinabè à l’uranium et au pétrole nigériens. En réunissant simultanément les gardiens des trésors publics et les maîtres des concessions minières et pétrolières, Ali Mahamane Lamine Zeine pose les jalons d’une stratégie commune. Il s’agit notamment de maximiser la transformation locale des matières premières et de réfléchir à des mécanismes de financement endogènes pour les grands projets d’infrastructures transfrontaliers.

Un front uni face aux défis macroéconomiques

Cette grande messe de Niamey intervient alors que la Confédération cherche à solidifier sa résilience économique face aux pressions internationales et régionales. La présence combinée d’Alousseini Sanou et d’Aboubakar Nacanabo aux côtés de Lamine Zeine — trois technocrates chevronnés — montre que l’AES veut rassurer les marchés tout en imposant ses propres règles du jeu.

En affichant cette parfaite unité de doctrine entre les ministères des Finances, des Mines et du Pétrole, les trois pays de l’AES envoient un message clair aux partenaires internationaux et aux compagnies multinationales : l’accès aux ressources du Sahel se négociera désormais d’une seule et unique voix. Un virage historique pour le développement intégré de cet espace communautaire en pleine mutation.