Niamey, 1ᵉʳ février 2025— À l’ombre des défis croisés qui assaillent la région du Liptako Gourma, le Niger a orchestré, du 29 au 31 janvier, un atelier audacieux visant à sculpter une stratégie nationale intégrant climat, paix et sécurité. En effet ,Cet exercice de haute voltige, piloté par l’Autorité du Liptako-Gourma (ALG) avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), marque un tournant dans l’approche des crises enchevêtrées de cette zone transfrontalière, écartelée entre dérèglements écologiques, tensions communautaires et insécurité persistante.
Une architecture méticuleuse pour un diagnostic pluridimensionnel
Cet atelier, loin d’être une simple tribune d’intentions, s’est structuré autour d’une méthodologie rigoureuse, oscillant entre présentations cadencées, arènes de débats et laboratoires d’idées.
Les participants, acteurs étatiques, experts internationaux et représentants locaux, ont d’abord déployé une cartographie des interactions complexes liant sécheresses récurrentes, raréfaction des ressources et conflits armés.
Un diagnostic holistique, visant à démêler l’écheveau des causalités, a mis en lumière comment les chocs climatiques exercent une pression accrue sur les pâturages et les points d’eau, attisant les rivalités intercommunautaires et offrant un terreau fertile aux groupes armés.
Des thématiques au cœur des vulnérabilités au Niger
En plus, Parmi les chantiers prioritaires émergents, l’identification des mécanismes de gestion durable des ressources naturelles a occupé une place centrale. « Il ne s’agit pas seulement de répartir l’eau ou les terres, mais de réinventer une gouvernance inclusive, où chaque voix pastorale ou agricole trouve écho », a souligné un participant sous couvert d’anonymat. Les échanges ont également ciblé le renforcement des capacités des acteurs locaux, souvent en première ligne, mais peu outillés pour anticiper ou désamorcer les crises.
Autre pierre d’achoppement : le financement pérenne des actions. Les intervenants ont plaidé pour une synergie entre fonds internationaux, budgets étatiques et investissements communautaires, insistant sur la nécessité de dépasser les logiques de projets ponctuels au profit de dispositifs structurants.
L’élaboration d’une feuille de route a cristallisé les ambitions. Celle-ci s’articule autour de trois piliers : prévention des conflits liés aux ressources via des cadres de dialogue local, intégration des données climatiques dans les stratégies sécuritaires et création de passerelles entre initiatives humanitaires, environnementales et militaires. Un calendrier de mise en œuvre, encore en cours de précision, devrait s’étaler sur cinq ans, avec des jalons intermédiaires évalués par un observatoire indépendant.
Un laboratoire régional sous tension
La région du Liptako Gourma, carrefour entre Niger, Mali et Burkina Faso, incarne un paradoxe : espoir de coopération trilatérale via l’ALG, mais aussi épicentre de violences et de déplacements massifs.
La stratégie nigérienne, si elle parvient à concrétiser ses promesses, pourrait servir de matrice à ses voisins. Pour le PNUD, partenaire clé, cet atelier s’inscrit dans une logique de résilience proactive, où l’anticipation des crises climatiques devient un levier de stabilisation.
Reste à voir comment ces engagements se mueront en actions tangibles. Les mois à venir seront décisifs pour transformer cette trame ambitieuse en filet de protection pour les populations, prises en étau entre ciel impitoyable et terre hostile.
Dans cette équation à multiples inconnues, le Niger tente d’écrire une nouvelle page, où sécurité humaine et équilibre écologique ne seraient plus des rivaux, mais les deux versants d’un même sommet à gravir.
Ségou (Mali) , 1ᵉʳ février 2025 – Alors que les harmattans assagis caressent les berges du Niger, Ségou, cité millénaire aux allures de phénix culturel, s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire. Du 3 au 9 février 2025, la ville vibrera au rythme de la Semaine de la fraternité de l’AES, un carrefour inédit où se mêleront enjeux stratégiques, effervescence artistique et diplomatie du vivre-ensemble. Sous le haut patronage du Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État malien, cette initiative tripartite entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger transcende les frontières pour sceller une alliance à l’épreuve des sables et des siècles.
Trois États, une trame commune
Placée sous le thème « Trois États souverains, un destin commun, un avenir prospère », cette semaine s’annonce comme un symposium des possibles. Loin des colloques feutrés, elle puise sa sève dans « Maliden Kura », programme présidentiel malien visant à ériger la culture en colonne vertébrale du développement. Ici, les discours se feront chorals, les expositions deviendront manifestes, et les danses traditionnelles, autant de métaphores dansées d’une unité en germination.
Culture Mali 2025 : un écosystème stratégique à Ségou
En marge du Ségou’Art-Festival sur le Niger, dont c’est la 21ᵉ édition, l’événement s’inscrit dans une vision à double détente. D’un côté, il s’agit de célébrer un patrimoine commun, ces mélodies touarègues, ces rythmes dogons ou ces contes peuls qui ignorent les tracés coloniaux. De l’autre, de bâtir une diplomatie culturelle capable de consolider l’Alliance des États du Sahel (AES), face aux défis sécuritaires et économiques.
Au programme : l’intelligence collective en marche
Les allées de Ségou se métamorphoseront en agora sahéloise. Au menu : des conférences auxquelles les mots auront la densité du baobab, selon les organisateurs, des expositions d’art contemporain mêlant bronzes burkinabè, tissages nigériens et bogolans maliens, ainsi que des spectacles nocturnes où les griots réinventeront les épopées. Les acteurs de la société civile, artisans de paix et entrepreneurs culturels, y croiseront les décideurs politiques pour penser en rhizomes plutôt qu’en silos.
Un laboratoire d’idées pour le Sahel
Au-delà des festivités, l’événement se veut un incubateur de souverainetés. Les discussions aborderont des sujets brûlants : autonomie alimentaire, gestion transfrontalière des ressources, ou encore synergies éducatives. Pour les analystes, cette fraternité affichée est un pari : prouver que l’AES, souvent perçue comme une alliance défensive, peut aussi enfanter des utopies concrètes.
Ségou, cité phare
Choix symbolique que cette ville, jadis capitale de l’Empire bambara, aujourd’hui épicentre d’une renaissance culturelle. En accueillant ce rendez-vous, elle incarne cette Afrique qui se réinvente sans se renier, selon les mots d’un organisateur. Les visiteurs découvriront aussi son marché aux poteries, ses ateliers de teinture à l’indigo et ces bibliothèques vivantes que sont ses vieux conteurs.
L’espérance en partage
Alors que le Sahel traverse une période de turbulences, la Semaine de la fraternité de l’AES se pose en contrepoint lumineux. « Nous ne nous contentons pas de survivre, nous voulons danser notre avenir », lance un artiste burkinabè, déjà en répétition. Entre les lignes, c’est tout un message adressé au monde : ici, la fraternité n’est pas un vœu pieux, mais un chantier à ciel ouvert.
Rendez-vous des possibles
Du 3 au 9 février 2025, Ségou ne sera pas qu’une destination, elle deviendra un verbe. Celui d’une Afrique sahélienne qui, en mêlant audace stratégique et ancrage culturel, entend faire de ses failles des fresques. À suivre, donc, ce chapitre dans lequel la fraternité se fait architecture.
Cotonou, 31 janvier 2025 —Dans l’éclat feutré d’un après-midi béninois, le nouvel ambassadeur du Niger près du Bénin, M. Kadade Chaïbou, a déposé les copies figurées de ses lettres de créance entre les mains du ministre Shegun Bakari. Un rituel protocolaire, certes, mais empreint d’une symbolique puissante : celle d’un dégel calculé entre deux nations sahéliennes liées par une histoire enchevêtrée et des défis communs.
Cérémonie sous le signe de l’égrégore fraternel
L’instant, sobre mais éloquent, s’est déroulé dans un climat de cordialité délavée des habituelles rigidités diplomatiques. Vêtu d’un boubou aux motifs discrets, l’ambassadeur Chaïbou a marqué ses premiers pas sur le sol béninois par des remerciements appuyés envers le gouvernement hôte, soulignant « l’hospitalité tissée dans l’étoffe des relations séculaires ». Une allusion directe aux racines partagées des peuples Haoussa, Zarma, et Bariba, qui traversent les frontières comme des veines invisibles.
Face à lui, le ministre Bakari, gardien des clés de la diplomatie béninoise, a accueilli ce geste avec une gravité teintée d’optimisme. « Les lettres de créance ne sont pas de simples parchemins, mais des passerelles entre deux volontés politiques », a-t-il glissé en substance, rappelant que Niamey et Porto-Novo ont, ces dernières années, navigué entre méfiances épidermiques et accalmies tactiques.
Si la cérémonie s’est tenue sans fioritures, elle n’en porte pas moins les stigmates d’un passé récent tumultueux. Entre 2023 et 2024, des litiges frontaliers et des divergences sur la gestion des flux transhumants avaient oxydé les relations. L’arrivée de Chaïbou, perçu comme un « pontife du dialogue » à Niamey, pourrait incarner un tournant.
Des sources proches des chancelleries évoquent des dossiers sensibles en suspens : la sécurisation des corridors agropastoraux, la lutte contre l’extrémisme dans le bassin du fleuve Niger et la relance de projets économiques conjoints gelés depuis 2022. Autant de chantiers où l’ambassadeur devra user de sa diplomatie du fari, cette farine de mil symbole de patience et de persévérance dans la culture sahélienne.
L’ambassadeur Chaïbou : un tisseur de liens dans l’âme
Ancien conseiller aux affaires transfrontalières, Chaïbou n’est pas un novice dans l’art de dénouer les nœuds géopolitiques. Son credo : « Parler peu, écouter beaucoup, et agir en silencieux ». Une philosophie qui pourrait séduire un Bénin en quête de partenaires stables dans un Sahel en ébullition.
Épilogue : Et maintenant, cultiver l’oasis
En quittant le ministère, Chaïbou a jeté un regard appuyé sur l’immense carte de l’Afrique accrochée au mur. Peut-être y traçait-il mentalement les contours d’une coopération renouvelée. Reste à savoir si cette « diplomatie de la main tendue » résistera aux tempêtes de souverainetés chatouilleuses et aux intérêts contradictoires.
Une chose est sûre : à Cotonou comme à Niamey, on observe cette nouvelle germination avec un mélange d’espoir et de prudence. Car dans le désert des relations internationales, même les oasis promises doivent être arrosées… sans relâche.
Niamey, 31 janvier 2025 — À l’aune d’une nouvelle ère pour le sport nigérien, le Colonel-Major Amadou Abdourahamane, ministre de la Jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, a dévoilé jeudi une série de mesures audacieuses lors de son entretien-bilan. Au cœur de cette annonce : la création d’un Fonds National pour le Développement du Sport (FNDS), une première dans l’histoire du pays, destinée à combler un déficit chronique et à insuffler un dynamisme inédit aux disciplines sportives.
Un fonds, une rétrocession : des pierres angulaires
« Pour la première fois, l’État a rétrocédé 50 % des droits perçus, une manne qui irriguera désormais les veines d’un sport en quête de vitalité », a déclaré le ministre, soulignant que cette mesure constitue un « tournant cardinal » pour un secteur longtemps enlisé par des financements évanescents. Par ailleurs, ce fonds, qualifié de « sine qua non » par le gouvernement, vise à ériger des infrastructures pérennes et à soutenir des activités sportives jusque-là en marge des priorités nationales.
Formation et inclusion : un triptyque social
Au-delà des stades, c’est dans l’éducation que le Niger trace ses sillons. Le ministre a égrené les réalisations : 29 Centres de Formation des Jeunes (CPJ) et 9 écoles de formation artistique et culturelle, véritables « phares pour une jeunesse en déshérence ». Près de 4 000 apprenants, majoritairement des jeunes « échoués sur les rives de la scolarité », y trouvent un havre pour forger leur avenir. « Ces centres ne sont pas de simples antichambres de l’apprentissage, mais des lieux où se combinent expertiseset dignité retrouvée », a-t-il affirmé.
Pour les exclus des CPJ, une allocation spécifique a été instaurée, un « viatique » destiné à adoucir leur quotidien et à leur offrir une « rampe vers l’autonomie ». Une approche qui, selon le ministre, « transcende l’assistanat pour toucher du doigt l’émancipation ».
En plus, dans l’ombre de ces annonces, un projet titanesque se dessine : le complexe sportif de Niamey, dont les travaux avancent inexorablement. Conçu comme un « Léviathan des loisirs et de la performance », il intégrera un stade Maracanã, des terrains dédiés au basket, au volley, au handball, à la pétanque, un espace arts martiaux, une piste de fitness et des espaces verts. Ce « sanctuaire du sport » ambitionne aussi de devenir l’épicentre d’une effervescence culturelle et athlétique, tout en offrant des infrastructures modernes aux riverains.
Un pari sur l’avenir
En somme, si les défis financiers restent « l’hydre à apprivoiser », selon les termes du ministre, ces initiatives esquissent une feuille de route où le sport devient un levier de cohésion sociale. En conjuguant infrastructures, éducation et inclusion, le Niger tente de réécrire son récit sportif, loin des clichés de l’improvisation.
Reste à voir si ces promesses, aussi ambitieuses qu’un « saut sans filet », sauront transformer l’essai. Pour l’heure, les jeunes nigériens, eux, ont déjà les yeux rivés sur ce complexe, symbole d’un futur dans lequel le sport pourrait bien devenir… leur langue maternelle.
Niamey, le 31 janvier 2025–Dans une ambiance de fierté et de soulagement, le Niger a célébré, hier à Niamey, l’éradication de l’onchocercose, une maladie qui a longtemps été un fléau pour le pays. En effet, cette victoire historique, la première du genre en Afrique, est le fruit d’un engagement soutenu et d’une collaboration fructueuse entre les autorités sanitaires, les communautés locales et les partenaires internationaux.
Quinze ans d’efforts récompensés
Pendant quinze longues années, le Niger a déployé des efforts considérables pour venir à bout de cette maladie, également connue sous le nom de « cécité des rivières ». En plus, les conséquences socio-économiques de cette maladie ont affecté des communautés entières et provoqué la cécité chez des milliers de personnes. Les zones rurales, en particulier celles situées autour des cours d’eau, ont été les plus touchées.
Une approche multisectorielle et un engagement communautaire
Le succès de cette lutte contre l’onchocercose est dû à une approche multisectorielle, combinant des stratégies de prévention, de traitement et de sensibilisation. Les agents de santé ont joué un rôle essentiel dans la distribution de médicaments et la surveillance épidémiologique. Les collectivités locales ont aussi joué un rôle crucial, en s’engageant pleinement dans les programmes de dépistage et de traitement.
Un partenariat international fructueux
Le Niger a pu compter sur le soutien indéfectible de partenaires internationaux tels que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Leur contribution financière et technique a été indispensable pour mener à bien ce projet d’envergure.
Un motif de fierté nationale
L’éradication de l’onchocercose est une source de fierté pour tous les Nigériens. Elle témoigne de la détermination du pays à améliorer la santé et le bien-être de sa population. Cette réalisation renforce également la souveraineté du Niger dans le domaine de la santé publique.
Un appel à la vigilance et à la solidarité
Si l’éradication de l’onchocercose est une victoire rétentante, elle ne doit pas relâcher la vigilance. Le Niger doit poursuivre ses efforts pour maintenir ce statut et prévenir toute réapparition de la maladie. Le soutien de la communauté internationale reste essentiel pour accompagner le pays dans cette phase de surveillance post-éradication.
En somme, cette victoire du Niger dans la lutte contre l’onchocercose est un exemple inspirant pour les autres pays africains. Elle montre qu’avec une volonté politique forte, des ressources adéquates et une mobilisation communautaire, il est possible de vaincre les maladies tropicales négligées et d’améliorer la santé des populations.
Niamey, 30 janvier 2025 —Sous les auspices d’une détermination renouvelée, la capitale nigérienne a accueilli ce jeudi un conclave diplomatico-militaire d’envergure, orchestré par la Coalition Islamique Militaire Contre le Terrorisme (CIMCT). En effet, cet aréopage international, placé sous l’égide du ministre d’État à la Défense, le général de corps d’armée Salifou Mody, se focalise sur un enjeu cardinal : « Outils et législations pour lutter contre le financement du terrorisme ». Une thématique brûlante, alors que les pays du Sahel, jadis oasis de quiétude, subissent les assauts répétés de groupes armés aux ramifications tentaculaires.
Pendant deux jours, Niamey se mue en incubateur de résolutions transnationales. Par ailleurs, cette conférence, pierre angulaire de la deuxième phase du programme sahélo-sahélien de la CIMCT, ambitionne de consolider les maillons défaillants de la lutte antiterroriste. Le renforcement des coopérations régionales, l’appui technico-logistique et la montée en puissance des capacités opérationnelles constituent les piliers de cette feuille de route, qualifiée d’« ambitieuse » par les officiels.
Dans son allocution inaugurale, le général Mody a peint un tableau saisissant du Sahel, évoquant un « espace naguère auréolé d’une tranquillité légendaire », aujourd’hui « labouré par les sillons de la violence ». Selon lui, les groupes terroristes, « drapés dans un islam dévoyé », exploitent les fragilités sociopolitiques pour « ensemencer la désolation ». Leur arme favorite ? Le franc CFA, détourné en « instrument de guerre » via des transferts opaques évalués à des milliards.
« Ces nébuleuses criminelles, soutenues par des commanditaires invisibles, transforment notre monnaie commune en glaive financier », a-t-il dénoncé, appelant à un « tarissement inexorable » des flux d’argent sale. Une menace « sans frontières », exigeant, selon lui, une « symbiose des volontés nationales et internationales ».
En plus , le secrétaire général de la CIMCT, le général pilote Mohammed Bin Saeed Al-Moghidi, a rappelé les origines de cette coalition, née en 2015 sous l’impulsion du Royaume saoudien. Un engagement réaffirmé par un don « généreux » de 100 millions de riyals (environ 25 millions d’euros) et la mise en œuvre de 46 programmes de formation, dont ont bénéficié 26 États membres. « Le Niger incarne un phare dans cette lutte, un modèle de responsabilité partagée », a-t-il salué, soulignant l’impérieuse nécessité d’« alliances pérennes ».
Au-delà des armes : le défi du développement
Si les stratèges militaires ont leur place dans ce ballet diplomatique, le général Mody a insisté sur l’urgence d’une approche « holistique ». « La riposte ne saurait se cantonner à l’art de la guerre. » « Elle doit également épouser les contours du développement et de l’inclusion », a-t-il plaidé, évoquant un « combat existentiel » contre les « velléités divisionnistes ».
La cérémonie d’ouverture, marquée par la projection de documentaires sur les actions de la CIMCT et les défis sahéliens, a réuni aussi un grand nombre de dignitaires : membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), diplomates, leaders religieux et coutumiers, ainsi qu’une pléiade d’officiels civils et militaires.
Les prochaines étapes : législations et solidarités
Au menu des travaux : des panels sur les « outils législatifs antiterroristes » et les « efforts du Niger contre le blanchiment de capitaux ». Autant de chantiers où le droit doit se muer en rempart et la coopération en bouclier.
En filigrane de ces discussions, une évidence s’impose : dans le Sahel, théâtre de convulsions géopolitiques, l’éradication du terrorisme passe par un serment collectif, celui de transformer l’essai des paroles en actes. Comme le souligne un adage touareg : « Le vent qui balaie le désert ne s’arrête pas à une dune. »
Ouagadougou, 30 janvier 2025 —Dans un geste chargé de symboles, le Président du Faso, Ibrahim Traoré, a reçu des mains du ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, son passeport biométrique de la Confédération des États du Sahel (AES). Un acte qui transcende la simple formalité administrative pour s’ériger en pierre angulaire d’une reconfiguration géopolitique audacieuse. en effet, ce sésame électronique, frappé aux couleurs de l’AES, incarne l’ambition d’une intégration régionale érigée en credo souverainiste.
Lors d’une cérémonie dépouillée, mais empreinte de solennité, Traoré s’est prêté à l’enrôlement biométrique, ritualité moderne où iris et empreintes digitales se muent en sceaux d’appartenance. « Ce passeport n’est pas un simple carnet, mais un manifeste politique gravé dans le silicium », a déclaré le ministre Sana, en remettant le document. Une allocution dans laquelle transparaissait l’ivresse d’une rupture : celle d’avec la CEDEAO, perçue comme un vestige d’un ordre régional jugé caduc.
La CEDEAO, un passé en sursis ?
Si les anciens passeports ouest-africains gardent provisoirement leur validité, l’AES souffle un vent d’obsolescence programmée sur ces reliques bureaucratiques. Les citoyens burkinabè, maliens et nigériens, piliers de cette confédération en gestation, sont exhortés à troquer leurs vieux livrets contre ce nouvel artefact numérique. Un appel à « migrer vers l’avenir » qui résonne comme un mantra pan-sahélien, même si les autorités temporisent : aucune précipitation n’est requise, les documents actuels demeurant valides jusqu’à expiration.
Souveraineté 2.0 : la biométrie en étendard
Par ailleurs, derrière cette mue administrative se niche un projet bien plus ambitieux : forger une identité collective inaltérable, à l’abri des faux-semblants. Le passeport AES, bardé de puces cryptographiques et d’hologrammes, se veut un rempart contre la fraude et un outil de traçabilité migratoire. « C’est l’alpha et l’oméga de notre sécurité collective », a insisté un conseiller présidentiel sous couvert d’anonymat, évoquant une « souveraineté augmentée » par la technologie.
Entre utopie et Realpolitik
Pour certains observateurs, ce geste relève autant du soft power que du hard code. « L’AES joue son va-tout sur l’échiquier régional : chaque passeport émis est un pavé dans la mare de la CEDEAO », analyse un diplomate en poste à Accra. Reste à savoir si ce nouvel outil survivra aux tempêtes politiques et techniques. Les prochains défis seront l’uniformisation des systèmes informatiques entre États membres et convaincre les partenaires internationaux d’accepter ce document inédit.
Alors que le soleil déclinait sur Ouagadougou, Traoré a brandi son passeport devant les caméras, tel un atlas miniature de la nouvelle donne sahélienne. Ce rectangle vert nuit, strié de circuits électroniques invisibles, pourrait bien devenir le grimoire d’une génération en quête de renaissance. Entre les lignes de code et les frontières redessinées, l’AES écrit son chapitre non pas à l’encre, mais en algorithmes, ultime rempart pour une région dont l’histoire s’est souvent écrite dans le sable.
Niamey, 30 janvier 2025 —Sous les auspices d’un soleil matinal, hier, M. Sidi Mohamed Ralliou, ministre des Télécommunications, de la Poste et de l’Économie Numérique, a ouvert la deuxième réunion du Comité de Pilotage du Projet Transsaharien de Fibre Optique (DTS 2025). Un événement qui scelle le Niger dans son rôle de fulcrum de la connectivité ouest-africaine, promettant une renaissance numérique aux confins du Sahara.
Un phare géostratégique
Dans un discours où l’ambition le disputait à la précision, M. Ralliou a campé le Niger comme « l’épicentre d’une métamorphose technologique ». Enclavé, mais non enchaîné, le pays, bordé par trois États côtiers dotés de câbles sous-marins (Algérie, Bénin, Nigéria), se mue en linchpin d’un réseau de fibre optique transcontinental. « Notre position géographique n’est plus une fatalité, mais un tremplin », a-t-il martelé, soulignant que ces « artères numériques » pourraient irriguer l’économie nationale via un accès élargi à la bande passante internationale.
Gouvernance et défis : l’alchimie d’un projet pharaonique
Doté d’un budget de 30,8 milliards de FCFA, cofinancé par l’État nigérien et la Banque Africaine de Développement (BAD), le DTS 2025 vise à déployer 1 031 km de fibre optique le long des axes routiers majeurs, un chantier déjà réalisé à 97 %, selon le ministre. Toutefois, l’ombre au tableau réside dans le Centre National de Données, dont le taux d’avancement plafonne à 8 %, un « nœud gordien » qui retarde l’apothéose du projet, prévue pour septembre 2025.
Le comité de pilotage, réunissant Algérie, Mali, Niger, Nigéria et Tchad, joue les arbitres éclairés : validation des orientations stratégiques, résolution des contentieux et quête de financements pour les composantes en suspens. « Nous tissons les sinews d’une économie numérique en gestation », a déclaré M. Ralliou, rappelant que ce projet s’inscrit dans la vision du président Tiani de doter le Niger d’infrastructures de « niveau III », capables de résoudre le « casse-tête de l’hébergement local des données ».
Si les kilomètres de fibre déployés frôlent la perfection (100 %), le retard du data center soulève une question. Un paradoxe dans un projet otherwise salué pour son efficacité. Le ministre y voit un défi « temporaire », lié à des « contingences techniques », mais assure que l’objectif final, une dorsale nationale connectée aux pays voisins, demeure immuable.
En clôture, M. Ralliou a esquivé tout triomphalisme, préférant un ton prophétique : « Ce réseau sera le socle de notre souveraineté numérique. » « Il incarne également l’audace d’un Niger qui refuse de n’être qu’un spectateur de la globalisation. » Reste à transformer l’essai : lorsque les data centers auront rattrapé leur retard, le pays pourra-t-il vraiment devenir le « hub » incontournable rêvé ?
La cérémonie, empreinte de solennité, s’est achevée dans les murmures d’un avenir prometteur. Les invités, directeurs généraux, membres du comité et diplomates, ont quitté la salle avec une certitude : le Niger, jadis terre de caravanes, écrit désormais son épopée en bits et en octets. Une odyssée moderne où le désert se pare des lueurs de la fibre optique.
Lors de sa récente reddition de comptes devant la nation, le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, a mis en lumière les avancées significatives réalisées en 2024 en matière d’infrastructures sanitaires, tout en dévoilant des projets ambitieux pour les années à venir.
Construction de nouveaux centres de santé
En 2024, le ministère a supervisé la construction de 135 centres de santé intégrés, améliorant ainsi l’accès aux services de soins pour environ 320 000 personnes à travers le pays. Ces nouvelles structures visent à rapprocher les services de santé des populations, notamment dans les zones rurales et enclavées.
Réhabilitation des infrastructures existantes
Parallèlement à ces nouvelles constructions, des efforts notables ont été déployés pour réhabiliter des établissements de santé existants. Plusieurs hôpitaux nationaux ont subi des rénovations sur leurs édifices délabrés, notamment :
L’Hôpital National de Zinder
L’Hôpital National Prince Boubacar Diallo
L’Hôpital National de Niamey
La Maternité Issaka Gazoubi
L’Hôpital National Centre de Référence d’Obstétrique
L’Hôpital de district de Gaoué
L’Hôpital de Bassora
Ces réhabilitations visent à moderniser les infrastructures et à améliorer la qualité des soins offerts aux patients.
Projets futurs et investissements prévus
Le ministre Garba Hakimi a également annoncé des projets ambitieux pour renforcer davantage le système de santé national. Il est prévu de construire cinq hôpitaux régionaux et 35 centres de santé intégrés dans les régions de Zinder et de Maradi. De plus, un projet en cours vise la construction de 27 hôpitaux et 200 centres de santé intégrés d’ici à 2025, démontrant l’engagement du gouvernement à étendre et à améliorer les services de santé sur l’ensemble du territoire.
Pour soutenir ces initiatives, environ 500 millions d’euros ont servi à la poursuite des travaux de réhabilitation en 2025. Ces investissements témoignent de la détermination des autorités à offrir des soins de qualité et accessibles à tous les citoyens.
Ces actions s’inscrivent dans une vision globale de renforcement du système de santé nigérien, visant à garantir un accès équitable aux services de santé et à améliorer les indicateurs sanitaires du pays.
Niamey, 30 janvier 2025 – L’Union des Étudiants de l’École Nationale des Mines, de l’industrie et de la Géologie (UEE) vient de faire entendre sa voix. En effet, dans un communiqué publié le mercredi à Niamey, l’organisation de l’EMIG apporte son soutien sans équivoque au Conseil national pour la protection de la Patrie (CNSP) dans sa transition vers une souveraineté nationale pleine et entière.
Un soutien franc et déterminé
« Le Niger, à ce moment critique de l’histoire de notre nation, sous la direction de la transition du Conseil national pour la protection de la patrie (CNSP) et son chef, le général Abderrahmane Tiani, est fermement engagé sur la voie de la souveraineté nationale et de la libération », a déclaré M. Abdoulaye Assoumani Hambali, secrétaire général de l’UEE.
L’EMIG, fer de lance de l’ingénierie au service de la nation
L’UEE, consciente du rôle crucial de l’EMIG en tant que seule école d’ingénieurs du Niger, souligne son potentiel dans la construction d’un avenir prospère et indépendant pour le pays. « L’EMIG joue un rôle essentiel dans la préparation des compétences techniques et scientifiques qui contribueront à atteindre la souveraineté énergétique, industrielle et minière de notre pays », a affirmé M. Hambali.
Une position claire contre les ingérences étrangères
Par ailleurs, l’UEE condamne avec fermeté les récentes déclarations du président français Emmanuel Macron, qu’elle juge « irrespectueuses et arrogantes ». Elle apporte son soutien à l’analyse géopolitique et stratégique du président Tiani sur la nécessité de faire face aux pratiques impérialistes.
Des préoccupations sociales au cœur des revendications
L’UEE ne reste pas insensible aux difficultés rencontrées par la population nigérienne, notamment la hausse des prix alimentaires. Elle appelle le CNSP à prendre des mesures urgentes pour réguler les chaînes de distribution et garantir la souveraineté alimentaire.
La sécurité, une priorité pour l’UEE
Face à la situation sécuritaire préoccupante, l’UEE exhorte le CNSP à renforcer les capacités des forces de sécurité en modernisant leurs équipements et en améliorant leurs conditions de travail.
Un appel à l’unité et à l’engagement
L’UEE réaffirme son soutien total au CNSP et au général Abderrahmane Tiani dans leur lutte pour la souveraineté nationale. Elle appelle aussi tous les Nigériens à s’unir pour construire un avenir indépendant et prospère pour le Niger.
En conclusion, l’UEE, forte de son héritage et de son rôle unique, s’engage à participer activement à la construction d’un Niger indépendant et prospère, libre de toute ingérence étrangère. Un message clair et fort, formulé aux dirigeants du pays, qui souligne l’engagement de la jeunesse nigérienne dans la construction d’un meilleur avenir pour leur nation.