Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 275 sur 283

Vol de 55 millions à l’Université de Tahoua : deux employés arrêtés

La police de Tahoua a annoncé lundi l’arrestation de deux employés de l’Université Djibo Hamani de Tahoua (UDHT) soupçonnés d’avoir volé deux coffres forts contenant 55 millions de FCFA dans la nuit du 31 janvier 2024. Les suspects, un gardien et un manœuvre, ont été présentés à la presse en présence du Gouverneur de la Région de Tahoua, Colonel Major Oumarou Tawayè, et de ses adjoints.

Selon le Gouverneur, les deux voleurs ont profité de l’obscurité pour découper la grille de la fenêtre du service financier du Rectorat et emporter les deux coffres forts à l’aide d’une moto. Ils ont ensuite cassé les coffres forts dans la brousse, à quelques kilomètres de l’Université, sur la route Konni, et caché l’argent dans une fosse sur la route de Bambey. Ils n’ont gardé que 106.000f comme argent de poche, en espérant revenir chercher le reste plus tard.

La police, alertée par le Rectorat, a mené une enquête rapide et efficace qui a permis de retrouver les traces des deux employés et de les interpeller. La police a récupéré la quasi-totalité de la somme volée, soit 54.894.000f, ainsi que des bons d’essence, des débris des coffres forts et la tenaille utilisée pour les ouvrir.

Le Gouverneur a félicité la police pour son travail remarquable et a salué la collaboration de la population. Il a réaffirmé la détermination du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans la région de Tahoua. le Colonel Major Oumarou Tawayè a également exprimé son soutien aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui luttent contre la criminalité. Il a rappelé que la semaine dernière, la police avait déjà démantelé un réseau de voleurs spécialisés dans les cambriolages nocturnes.

Cancer au Niger : des vies ravagées

Le 4 février, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre le cancer, le ministre de la santé du Niger, le médecin colonel-major Garba Hakimi, a dressé un bilan alarmant de la situation du cancer dans son pays. Selon le Registre national du cancer, 13.776 cas ont été recensés entre 1992 et 2019, dont 299 enfants. Parmi eux, seuls 3.854 ont pu bénéficier d’une prise en charge au Centre national de lutte contre le cancer, créé en 2017 par l’État.

La détection tardive des causes de cancer réduit les chances de guérison en Afrique.

Le cancer est l’une des principales causes de mortalité dans le monde, avec près de 10 millions de décès en 2020, selon l’OMS. Au Niger, comme dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, souvent le  diagnostique du cancer se fait  tardivement. cette détection tardive réduit les chances de guérison. En outre, les facteurs de risque liés au mode de vie, tels que le tabagisme, la consommation d’alcool, l’obésité ou la sédentarité, sont responsables d’environ un tiers des cas de cancer. Sans oublier les infections, comme l’hépatite ou le papillomavirus humain, qui en provoquent 30 % de plus.

Face à ce fléau, le ministre de la santé a appelé à une collaboration coordonnée de tous les acteurs afin de permettre à un plus grand nombre de personnes de demander et de recevoir les soins nécessaires. Il a également insisté sur l’importance de la prévention, en dépistant précocement les cas de cancer, en luttant contre les facteurs de risque et en promouvant la vaccination contre l’hépatite B et le papillomavirus humain. enfin, le médecin colonel-major Garba Hakimi précise que le monde  dédie la journée du 5 février à la lutte contre les cancers de l’enfant, qui touchent chaque année 400.000 jeunes dans le monde.

Derrière ces chiffres, il y a des histoires de vie, des souffrances, des espoirs. Des hommes, des femmes, des adolescents et des enfants qui se battent contre la maladie, avec le soutien de leurs proches, des soignants et des associations. Nous avons recueilli quelques témoignages de ces héros du quotidien.

Programme de Résilience à Tahoua

Un nouveau chapitre s’ouvre pour le développement socio-économique du Niger. Le colonel major Oumarou Tawayé, gouverneur de la région de Tahoua, a inauguré les travaux d’élaboration du Programme de résilience pour la sauvegarde de la Patrie (PRSP) ce vendredi 2 février 2024. Ce programme, qui met l’accent sur le développement rural et la sécurité alimentaire, vise à transformer plus de 4000 ha en aménagements hydro-agricoles.

Le gouverneur Tawayé a souligné l’importance de ce programme pour la période de transition du Niger. Il a également rappelé les vastes potentialités d’irrigation de la région, qui bénéficient déjà à plus de 7677 ménages dans 66 villages et quartiers.

Le lieutenant-colonel Bilaly Elhadji Gambo, directeur général de l’Office des aménagements hydroagricoles (ONAHA), a présenté les détails de ce programme ambitieux. Il a expliqué que le PRSP, axé sur la Grande irrigation, cible le monde rural et vise à réaliser et à réhabiliter les aménagements hydro-agricoles dans la région de Tahoua.

Le directeur général du génie rural (DGGR), M. Chaibou Adamou, a expliqué le contexte et les objectifs du programme. Il a souligné que le Niger fait face à un défi de développement agricole lié au changement climatique et à une régression de la pluviométrie. Le programme ambitionne de réaliser 21 500 ha de terres irrigables pendant cette transition.

En conclusion, les deux directeurs ont lancé un appel à la population pour qu’elle se mobilise et fasse de ce programme une réussite. Les participants ont ensuite assisté à des exposés sur le PRSP, animés par les directeurs généraux de l’ONAHA et du DGGR.

Un pas vers l’avenir : Le Mali inaugure un projet routier ambitieux

Le 1er février 2024 a marqué un tournant important pour le Mali. Ce jour-là, le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a donné le coup d’envoi d’un projet d’aménagement routier ambitieux à Kati. Ce projet, qui comprend la réalisation de voies en 2×2 voies de plusieurs sections importantes, représente un pas en avant significatif vers la modernisation des villes du Mali et l’amélioration des infrastructures routières du pays.

Le rôle du Président GOÏTA dans la modernisation des infrastructures routières

Dans son discours, le Président GOÏTA a souligné que ce projet contribuera à assurer la fluidité des accès routiers et garantir la sécurité des usagers. Il a également appelé la population à soutenir l’entreprise chargée des travaux. En outre, il a exprimé sa gratitude envers la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina SISSOKO, pour son engagement dans la réalisation de ces projets.

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, a lancé le jeudi 1er février 2024 les travaux d’aménagement de la RR9 et des voies stratégiques à Kati
© Le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, a lancé le jeudi 1er février 2024 les travaux d’aménagement de la RR9 et des voies stratégiques à Kati
La maquette de l’aménagement de la RR9 et des voies stratégiques à Kati.

Les objectifs du projet d’aménagement routier

Prenant la parole, Mme SISSOKO a salué la mobilisation de la population et l’intérêt porté par le Président de la Transition au projet d’aménagement. Elle a souligné que ce projet, d’un coût global d’environ 95 milliards de F CFA, est entièrement financé par le budget national. En plus de cela, elle a mis en avant les priorités du Président de la Transition en matière de développement des infrastructures de transport. Elle a également exprimé la détermination du Gouvernement à répondre aux besoins de la population en matière d’infrastructures routières.

Le projet a plusieurs objectifs clés. Il vise à moderniser les axes routiers, améliorer le confort et la sécurité des usagers, faciliter l’accès aux hôpitaux du Point G et de Kati, réduire les temps de parcours et diminuer les accidents de la voie publique. Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise COVEC-Mali exécutera les travaux avec une vigilance accrue sur la qualité et le respect des délais contractuels. Les responsables du projet prévoient de le réaliser dans un délai de trois ans, contribuant ainsi au développement durable du Mali.

En conclusion, ce projet ambitieux est un témoignage de la vision du Président GOÏTA pour un Mali moderne et prospère. Il est clair que le Mali est sur la voie de la modernisation et du progrès, et ce projet est un pas important dans cette direction.

 

Une femme chauffeur à l’OMS Niger

Dr Blanche Anya, représentante résidente de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Niger, a reçu le 2 février 2024 la première femme chauffeur à la représentation de l’OMS au Niger, Mariam Seydou. Cette rencontre a été l’occasion de féliciter et d’encourager Mme Seydou pour son parcours professionnel exemplaire.

Mariam Seydou a intégré l’OMS Niger en 2023 en tant que chauffeur, après avoir suivi une formation de conduite et obtenu son permis. Elle est la première femme à occuper ce poste au sein de l’OMS au Niger et l’une des rares femmes chauffeurs dans le pays. Elle assure le transport du personnel et des partenaires de l’OMS, ainsi que la livraison du matériel médical et logistique.

Dr Blanche Anya a salué le courage, la détermination et le professionnalisme de Mme Seydou, qui a su braver les stéréotypes et les obstacles liés à son métier. Elle a également souligné l’importance de la diversité et de l’égalité des genres au sein de l’OMS, conformément aux objectifs de l’organisation. « C’est un réel plaisir d’avoir des femmes dans toutes les catégories de notre personnel OMS Niger et de contribuer aux objectifs de diversité de WHO », a-t-elle déclaré.

Mme Seydou a exprimé sa gratitude et sa fierté de travailler pour l’OMS, une institution qui œuvre pour la santé et le bien-être des populations. Elle a également partagé son expérience et ses défis en tant que femme chauffeur et a invité d’autres femmes à se former et à exercer ce métier.

Mali-Turquie : Perspectives et Opportunités

Le 30 janvier 2024, une rencontre diplomatique importante eut lieu au Mali. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu Ahmet Yıldız, le vice-ministre turc des Affaires étrangères chargé des relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient. Cette rencontre a marqué une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales entre le Mali et la Turquie.

Échange sur les différentes actions du MALI

La situation sécuritaire du Mali, un sujet de préoccupation majeur pour la communauté internationale, a été au cœur des discussions. Le diplomate turc a félicité le Président Goïta pour les récents résultats obtenus sur le terrain, soulignant l’importance de la stabilité pour le développement économique et social.

En outre, l’autre point de discussion a été la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), une initiative régionale qui vise à renforcer la coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Yıldız a démontré une compréhension approfondie des motivations et des évolutions de cette alliance, soulignant l’importance de la coopération régionale pour la stabilité et le développement.

Les différents accords entre Bamako et Ankara

La rencontre a également permis d’identifier des domaines potentiels de coopération entre Bamako et Ankara. Plusieurs accords sont en cours de finalisation, notamment dans le secteur privé. Ces accords concernent la prévention de la double taxation et la protection des investissements, des domaines clés pour stimuler le commerce et l’investissement.

Yıldız a souligné l’importance pour le Mali de disposer d’un mécanisme efficace pour exploiter ses ressources naturelles au service du développement du pays. Par ailleurs, Il a estimé que le Mali, riche en ressources naturelles, a le potentiel de devenir un acteur majeur dans l’économie régionale et mondiale.

En somme, cette rencontre a mis en évidence l’engagement du Mali et de la Turquie à renforcer leur coopération bilatérale. Elle a également souligné l’importance de la stabilité, de la coopération régionale et de l’utilisation efficace des ressources pour le développement économique et social du Mali. Il sera intéressant de suivre l’évolution de ces discussions et de voir comment elles se traduiront par des actions concrètes dans les mois et les années à venir.

Le Mali : Autonomie et Opportunités Post-CEDEAO

Le Mali, en prenant la décision audacieuse de se retirer de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), s’ouvre à des opportunités significatives pour renforcer son autonomie politique et économique. Cette décision pourrait permettre au Mali de réaliser ses objectifs nationaux de manière plus efficace et autonome.

Les avantages du retrait du Mali de la CEDEAO

L’Alliance des États du Sahel (AES), qui comprend plusieurs pays du Sahel, représente un marché potentiel de 70 millions de consommateurs. Cette région est riche en ressources agricoles et énergétiques, ce qui pourrait offrir au Mali un avantage comparatif significatif. Le retrait de la CEDEAO permettra de développer des marchés extérieurs, d’exploiter ces ressources de manière plus efficace et d’assurer une croissance économique durable.

En effet, sur le plan financier, le Maliba bénéficiera de manière significative de ce retrait. Jadis, le pays perdait 120 milliards dans la CEDEAO, principalement à cause du tarif extérieur commun appliqué aux importations. Ce tarif a été un obstacle majeur pour le Mali, limitant sa capacité à importer des biens et des services de manière rentable. En se retirant de la CEDEAO, le Mali pourrait augmenter son budget de 21 milliards, ce qui aura un impact positif sur l’économie du pays.

En outre, ce retrait favorise également l’investissement direct étranger (IDE) au Mali. Jusqu’à présent, l’IDE en Afrique de l’Ouest a été largement concentré sur les côtes, laissant les pays enclavés comme le Mali largement ignorés. Avec la possibilité d’appliquer ses propres tarifs douaniers, le Mali pourrait attirer davantage d’investissements étrangers.

De plus, le retrait de la CEDEAO pourrait permettre au pays  de soutenir ses entreprises locales de manière plus efficace. Il pourrait renforcer la production et l’emploi nationaux, offrir plus de flexibilité dans les négociations commerciales et protéger les industries locales face à la concurrence internationale. Cela conduira à une économie plus robuste et résiliente, capable de résister aux chocs économiques et de soutenir une croissance durable à long terme.

En somme, bien que le retrait de la CEDEAO présente des défis, il offre également au Mali une occasion unique de forger son propre chemin vers le développement économique et la prospérité.

 

Le Niger et la Turquie renforcent leur partenariat stratégique

Le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, effectue une visite de travail en Turquie du 31 janvier au 3 février 2024, à l’invitation du Président turc, Recep Tayyip Erdoğan. Cette visite vise à consolider les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, qui partagent des intérêts communs sur la scène régionale et internationale.

Lors de cette visite, le Premier ministre nigérien et le Président turc auront des entretiens sur l’ensemble des aspects de leurs relations bilatérales, notamment la coopération économique, commerciale et culturelle. Ils passeront en revue les projets en cours ou en perspective dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’agriculture, de l’éducation et de la santé. Ils examineront également les moyens de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays, qui ont atteint 100 millions de dollars en 2023.

Les deux dirigeants aborderont également les questions régionales et mondiales actuelles, notamment la situation sécuritaire au Sahel, où le Niger fait face à la menace terroriste et aux crises humanitaires. Ils réaffirmeront leur soutien mutuel dans la lutte contre le terrorisme et le radicalisme, ainsi que leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. Ils évoqueront également les questions liées à la coopération multilatérale, notamment au sein de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Cette visite est une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre le Niger et la Turquie, qui sont fondées sur le respect mutuel, la confiance et la solidarité. Les deux pays ont exprimé leur volonté de poursuivre leur partenariat stratégique, au service du développement et du bien-être de leurs peuples.

 

Le Burkina Faso renforce ses liens avec l’Arabie Saoudite

Le mardi 30 janvier 2024, le président de la transition, le capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Burkina Faso, Fahad ALDOSARI. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Lors de cette rencontre, le diplomate saoudien a transmis au chef de l’Etat burkinabè un message de remerciement du roi saoudien, Salman bin Abdulaziz Al SAUD. Le roi saoudien a salué le leadership du capitaine Traoré, qui assure la transition politique au Burkina Faso depuis le coup d’Etat du 30 septembre 2022. Il a également loué la qualité des relations diplomatiques entre les deux pays, qui partagent une vision commune sur les questions régionales et internationales.

Les deux hommes ont également évoqué le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et l’Arabie saoudite dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la santé et la sécurité.

ALDOSARI a réaffirmé, à l’issue de l’audience, que son pays était solidaire du Burkina Faso et de son peuple dans la lutte contre le terrorisme et pour le bien-être des populations. Il a annoncé que l’Arabie saoudite allait renforcer son appui au développement dans le pays, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’énergie. 

Cette audience a été l’occasion de réaffirmer les excellentes relations entre le Burkina Faso et l’Arabie saoudite, qui sont fondées sur le respect mutuel, la confiance et la solidarité. Les deux pays ont exprimé leur volonté de poursuivre leur dialogue politique et leur coopération économique, au service de la paix et du développement.

La CEDEAO en crise: trois pays du Sahel annoncent leur retrait

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) traverse une crise sans précédent. Le 28 janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé de quitter l’organisation régionale, créée en 1975 pour promouvoir la coopération et l’intégration économiques entre les pays ouest-africains.

La CEDEAO, qui compte 15 pays membres, dont le Cap Vert qui a rejoint l’organisation en 19771, a pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine, ainsi que de maintenir la paix, la sécurité et la stabilité régionales. Elle dispose de plusieurs institutions, dont une Commission, un Parlement, une Cour de justice et une Force en attente.

Trois pays sahéliens quittent la CEDEAO

Les trois pays qui ont annoncé leur retrait sont tous confrontés à de graves défis sécuritaires, politiques et économiques, liés notamment à la menace terroriste, à la crise libyenne, à la pandémie de Covid-19 et à la pauvreté. Ils ont invoqué comme motifs de leur décision “l’ingérence flagrante et répétée de la CEDEAO dans les affaires internes des Etats membres, notamment en matière de gouvernance, de sécurité et de développement”, ainsi que « le manque de solidarité et de soutien de la CEDEAO face aux défis du Sahel ».

les pays de l’AES accusent  également la CEDEAO d’être sous l’influence de puissances étrangères, notamment la France. Ils ont affirmé leur volonté de renforcer la coopération et l’intégration régionales avec les pays du Sahel, qui partagent les mêmes réalités et les mêmes besoins, et ont appelé à la création d’une nouvelle organisation régionale, plus adaptée au contexte sahélien.

Cette décision historique a suscité de nombreuses réactions au sein de la CEDEAO et de la communauté internationale. Le président de la Commission de la CEDEAO, Bola Tinubu, a exprimé son regret et son inquiétude face à cette situation, et a appelé au dialogue et à la concertation pour trouver une solution pacifique et durable. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a également appelé au respect de l’unité et de la solidarité régionales, et a offert son soutien aux efforts de médiation.

L’avenir de la CEDEAO mitigé

La décision des trois pays du Sahel pose la question de l’avenir de la CEDEAO, qui perd trois de ses membres les plus importants et les plus peuplés, représentant près de 40% de la population et du PIB de l’organisation. Elle remet également en cause le projet d’intégration régionale, qui peine à se concrétiser malgré les avancées réalisées en matière de libre circulation des personnes et des biens, de politique commerciale commune, de monnaie unique et de protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance.

La CEDEAO, qui a joué un rôle clé dans le maintien de la paix et la résolution des conflits dans la région, notamment en Côte d’Ivoire, au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée-Bissau et en Gambie, se trouve ainsi fragilisée et affaiblie face aux enjeux et aux défis auxquels elle doit faire face. Elle devra redoubler d’efforts pour préserver sa cohésion, sa crédibilité et sa pertinence, et pour répondre aux attentes et aux aspirations de ses peuples.