Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 281 sur 283

Crise diplomatique franco-nigérienne : la fermeture de l’ambassade française suscite des interrogations et des défis pour la communauté expatriée

Suite au départ des derniers soldats français du Niger  le vendredi 22 décembre 2023, Paris a pris la décision exceptionnelle de fermer son ambassade à Niamey, invoquant des « raisons sécuritaires » à la suite de manifestations violentes et d’un blocus des forces de l’ordre nigériennes. Cette mesure soulève des préoccupations parmi la communauté française locale, confrontée à des obstacles administratifs majeurs en l’absence d’un consulat.

Réunis pour une modeste célébration de Noël dans un hôtel près du fleuve, des expatriés, dont des familles binationales, expriment leur solidarité face à l’incertitude qui règne. Cependant, la fermeture de l’ambassade complique la vie quotidienne des Français sur place, les privant de services consulaires essentiels tels que le renouvellement des pièces d’identité et l’obtention de documents d’état-civil.

Les témoignages recueillis mettent en lumière un sentiment d’abandon et d’incompréhension au sein de la communauté. Certains, à l’instar d’Alain Vollet, un enseignant à la retraite établi au Niger depuis douze ans, contestent la décision en la qualifiant de politique plutôt que sécuritaire. Pour d’autres, comme Hassia, une mère franco-nigérienne, la question de rester ou de partir devient cruciale, en particulier avec la fermeture persistante des écoles françaises.

La rupture diplomatique entre la France et le Niger est ainsi vécue comme un déchirement, laissant la communauté expatriée dans une situation délicate quant à son avenir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Les incertitudes persistantes et les défis pratiques renforcent le besoin d’une résolution rapide pour assurer la stabilité et le bien-être des Français résidant au Niger.

Initiative Historique : Les Pays du Sahel et le Maroc Ensemble pour un Accès à l’Océan Atlantique

Marrakech, le 23 décembre 2023 Les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad ont unanimement exprimé leur adhésion à l’Initiative Royale du Maroc visant à faciliter l’accès des États du Sahel à l’Océan Atlantique. Cette déclaration a été faite à l’issue d’une réunion de coordination tenue dans la magnifique ville de Marrakech, scellant ainsi un engagement fort en faveur de la coopération régionale.

Dans un communiqué conjoint, les chefs de la diplomatie des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont souligné l’importance stratégique de cette initiative, la qualifiant de catalyseur pour la transformation économique de la région. Ils ont salué l’approche inclusive et participative de SM le Roi Mohammed VI, soulignant la volonté commune de consolider les relations de coopération par le biais de partenariats novateurs.

Les ministres ont annoncé la création de Task Forces nationales dans chaque pays afin de préparer les modalités d’opérationnalisation de cette initiative ambitieuse. Ils se sont également engagés à finaliser rapidement les propositions devant être soumises à l’attention de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et des Chefs d’État du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad.

Lors de la conférence de presse qui a suivi, le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, a souligné l’engagement continu de SM le Roi en faveur du développement des pays de la région. Il a mis en lumière les décisions antérieures du Souverain en faveur des États du Sahel, notamment l’exonération des droits de douane et l’annulation des dettes.

Bourita a également souligné que l’approche militaire et sécuritaire, bien que importante, doit être complétée par des initiatives de développement. Il a insisté sur le fait que la stabilité des pays du Sahel doit émaner de leur volonté propre, soulignant les potentialités et les ressources humaines de la région.

La réunion, organisée à l’initiative du ministère marocain des Affaires étrangères, a rassemblé les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad. Elle s’est conclue par l’adoption d’un communiqué final exprimant la gratitude des ministres envers SM le Roi Mohammed VI pour son initiative visionnaire.

Cette initiative historique avait été annoncée par le Souverain marocain lors de son discours du 6 novembre 2023 à l’occasion du 48ème anniversaire de la Marche Verte. SM le Roi avait alors proposé le lancement d’une initiative internationale et affirmé la disponibilité du Maroc à mettre à disposition ses infrastructures pour soutenir cet accès à l’Océan Atlantique.

Le Niger Rompt ses Liens avec l’OIF suite à une Suspension Contestée

Le Niger fait face à une rupture diplomatique majeure avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), une décision annoncée dimanche 24 décembre par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et le gouvernement de transition. Cette décision survient en réponse à la suspension du Niger par le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) le 19 décembre 2023, conséquence du coup d’État survenu le 26 juillet dernier contre le régime de Bazoum Mohamed.

Dans un communiqué télévisé porté par le porte-parole, le colonel-major Abdourahmane Amadou Djibo, le CNSP et le gouvernement de Transition révèlent avoir découvert « par hasard » les conclusions de la session extraordinaire du CPF. Ils dénoncent vigoureusement la suspension de la République du Niger de l’OIF, affirmant qu’elle répond aux intérêts de la France, critique qui résonne avec la question de la représentation française au sein de l’organisation.

Le communiqué va plus loin, remontant dans le temps pour rappeler l’histoire de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), ancêtre de la francophonie, née sur le sol nigérien en 1970 sous l’impulsion des pères fondateurs du panafricanisme. Il souligne que la Francophonie, initialement conçue comme un instrument de réconciliation des États, est désormais perçue comme une coquille vide, servant les intérêts diplomatiques français en Afrique.

Le CNSP et le gouvernement accusent l’ancienne puissance coloniale d’avoir influencé de manière « trop démocratique » la sélection des Secrétaires Généraux de l’organisation, faisant allusion à la dirigeante actuelle, Louise Mushikiwabo, signataire de la décision de suspension du Niger.

En réponse, les autorités nigériennes de transition ont décidé de rompre toute coopération avec l’OIF, estimant que cette suspension ternit la crédibilité de l’organisation. Le communiqué appelle également les peuples africains à promouvoir leurs langues nationales, appel à la décolonisation des esprits selon les idéaux des pères fondateurs du panafricanisme.

Rappelons que lors de sa dernière session, le Conseil Permanent de la Francophonie a adopté une résolution suspendant immédiatement la participation des représentants du Niger aux réunions des Instances de la Francophonie ainsi que la coopération multilatérale francophone avec le pays. Toutefois, des exemptions ont été accordées pour les programmes bénéficiant directement aux populations civiles et contribuant au rétablissement de la démocratie. Le CP/OIF a également exigé la libération immédiate du président déchu Mohamed Bazoum et de membres de son gouvernement, tout en appelant à un retour rapide de l’ordre constitutionnel et de la démocratie au Niger. Les autorités nigériennes sont également pressées d’établir un calendrier de transition à durée limitée.

La Cour de la Cédéao Rend une Décision Historique pour le Rétablissement de Mohamed Bazoum et le Retour de l’Ordre Constitutionnel au Niger

Dans un revirement judiciaire significatif, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a statué aujourd’hui en faveur du rétablissement immédiat de Mohamed Bazoum dans ses fonctions présidentielles, ordonnant également la libération inconditionnelle de lui-même, de son épouse et de son fils. Cette décision fait suite à une détention prolongée à la résidence présidentielle, dépassant les 4 mois, considérée comme une violation flagrante du droit d’aller et venir, ainsi que du droit de ne pas être arrêté et détenu arbitrairement.

La Cour a pris position en faveur du respect des droits politiques de Mohamed Bazoum, appelant à la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger et exigeant le retour du pouvoir d’État au président renversé. Les arguments de la défense de l’État nigérien, cherchant à déclarer la Cour incompétente et la demande irrecevable, ont été rejetés sans équivoque.

Cette décision intervient au lendemain de la publication d’un communiqué de la commission de la Cédéao, officialisant le coup d’État au Niger et suspendant le pays de tous ses organes de décisions. La Cour de justice de la Cédéao a fixé un délai strict d’un mois, à compter de la notification de sa décision, pour que les nouvelles autorités nigériennes rendent compte de l’exécution de la décision judiciaire.

Cette prise de position de la Cédéao souligne son engagement à préserver la démocratie et la stabilité politique dans la région. L’évolution de la situation au Niger sera surveillée attentivement, alors que la communauté internationale observe les développements postérieurs à cette décision historique de la Cour.

Émissaire Togolais à Niamey : Collaboration Diplomatique Intensive pour la Transition Nigérienne

Les couloirs diplomatiques résonnent des échos positifs de la récente visite du ministre des Affaires Étrangères du Togo, M. Robert Dussey, à Niamey. Une rencontre empreinte de nuances et de coopération a eu lieu Niamey, le 14 décembre 2023, entre le diplomate togolais et le Premier ministre du Niger, M. Ali Mahaman Lamine Zeine , soulignant ainsi l’engagement régional en faveur d’une transition nigérienne en douceur.

Le ministre Dussey, en qualité de représentant du président Faure Gnassingbé du Togo, et également désigné médiateur par la Cédéao aux côtés du président de la Sierra Leone, a abordé avec optimisme la situation politique au Niger. « Nous sommes ici pour travailler main dans la main avec nos homologues nigériens afin de favoriser une transition pacifique et stable », a déclaré M. Dussey lors d’une conférence de presse conjointe.

Bien que l’absence imprévue du représentant sierra-léonais ait été regrettée, la réunion s’est révélée être une opportunité pour des discussions approfondies avec le Premier ministre nigérien. « La contrainte qui a empêché la présence de notre homologue de la Sierra Leone est regrettable, mais cela n’a pas entravé notre engagement à faciliter un dialogue constructif », a ajouté M. Dussey.

La séance de travail fructueuse a permis d’aborder non seulement les aspects logistiques de la transition, mais également de forger un consensus sur les valeurs fondamentales qui sous-tendent ce processus. « Nous avons convenu d’une approche collaborative pour garantir que la transition répond aux aspirations du peuple nigérien et contribue à la stabilité de la région », a souligné le ministre togolais.

 

Cette démarche diplomatique, empreinte de coopération et d’optimisme, témoigne de l’engagement régional à surmonter les défis politiques en favorisant des solutions concertées. Elle illustre également la vision partagée de la Cédéao pour une Afrique de l’Ouest stable, démocratique et prospère.

Mali-Renforcement des Liens Régionaux : Visite d’Adieu de l’Envoyé Malien au Président de la CEDEAO

 Le Président de la Commission de la CEDEAO, SEM Omar Alieu Touray, a accueilli Son Excellence Moustapha Traoré, Ambassadeur et Représentant Permanent du Mali auprès de la CEDEAO, au siège de la Commission à Abuja , le 13 décembre 2023. Cette rencontre marquait la conclusion de la tournée de service de l’envoyé malien au Nigeria.

Au cours de cette réunion, le Président Touray a mis en exergue les efforts coordonnés de la CEDEAO en faveur du maintien de la démocratie et de la stabilité au Mali. Les discussions ont gravité autour des stratégies collaboratives visant à renforcer la coopération entre la CEDEAO et le Mali, soulignant l’importance cruciale de ces liens diplomatiques.

La réunion a pris fin sur une note positive, mettant en avant l’engagement mutuel de la CEDEAO et du Mali à relever conjointement les défis et à favoriser une collaboration plus étroite. Cet engagement renouvelé vise à contribuer à la stabilité et au développement progressif de la région, incarnant ainsi une vision partagée pour l’avenir.

Cette visite souligne l’importance des relations bilatérales entre la CEDEAO et le Mali dans la promotion d’une coopération constructive face aux défis régionaux. L’accent mis sur le travail conjoint témoigne de la volonté commune de construire une région plus stable et prospère. Cette dynamique prometteuse renforce l’espoir d’un avenir harmonieux pour la CEDEAO et le Mali, ancré dans des partenariats solides et une coopération fructueuse.

Sénégal Un rebondissement crucial : retour d’Ousmane Sonko dans la course présidentielle 2024 grâce au tribunal d’instance de Dakar

Dans une décision judiciaire qui a captivé l’attention nationale, le juge du tribunal d’instance de Dakar a révoqué, ce jeudi 14 décembre, la radiation controversée de l’opposant politique Ousmane Sonko des listes électorales. Cette annonce marque un tournant significatif dans le paysage politique sénégalais à quelques mois de l’élection présidentielle prévue pour le 25 février 2024.

La Cour d’Appel de Dakar a confirmé la décision préalable du juge de Ziguinchor, permettant ainsi au fondateur du parti dissous Pastef de retrouver son statut d’éligible. Cette décision fait écho à une saga judiciaire qui a débuté il y a deux mois lorsque le juge du Tribunal de Ziguinchor, Sabassy Faye, a ordonné la réintégration d’Ousmane Sonko sur le fichier électoral. Malgré cela, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Direction des élections ont initialement refusé de se conformer à cette décision.

Le rebondissement judiciaire s’est intensifié le 17 novembre lorsque la Cour Suprême a cassé et annulé la décision du juge de Ziguinchor, renvoyant l’affaire au Tribunal Hors classe de Dakar. C’est ce dernier qui a tranché la question ce jeudi, réhabilitant ainsi le maire de Ziguinchor. La question cruciale de la candidature d’Ousmane Sonko à la présidentielle de 2024 repose désormais sur ses épaules, avec une date butoir fixée au 26 décembre pour le dépôt de sa candidature.

Réagissant au verdict, Me Tall, faisant partie du pool d’avocats d’Ousmane Sonko, a déclaré que « l’État du Sénégal saura tirer toutes les conséquences de cette décision ». Cependant, Me El Hadj Diouf, l’un des avocats de l’État, tempère les célébrations en qualifiant la victoire de Sonko de « provisoire », soulignant que l’appel en cassation est inévitable.

La radiation de Sonko des listes électorales était survenue suite à une condamnation en juin, où l’opposant avait écopé de deux ans de prison dans une affaire de mœurs. Depuis le 30 juillet dernier, Ousmane Sonko est en détention. La décision du Tribunal d’Instance de Dakar ajoute une nouvelle dynamique à cette affaire, laissant entrevoir des développements cruciaux dans le déroulement du processus électoral sénégalais.

 

Niger: Le Gouverneur Maina Boukar Catalyse la Transformation et la Stabilité à Tillabéri

Le Gouverneur de la région de Tillabéri, le Lieutenant-Colonel Maina Boukar, incarne l’engagement en faveur du progrès lors de sa récente visite de travail dans le département de Say, le mardi 12 décembre 2023.

Dans le cadre de sa mission de supervision et de sensibilisation, le Lieutenant-Colonel Boukar et sa délégation ont arpenté les communes rurales d’Ouro Gueladio et Tamou, plongeant au cœur des préoccupations de la population pour envisager des solutions tangibles.

Remerciant chaleureusement les habitants, le Gouverneur a transmis les salutations émanant des plus hautes autorités, rassurant la communauté que le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) reste déterminé à répondre à leurs besoins.

« Le CNSP œuvre activement à créer les conditions propices à la paix et à la sécurité dans ces localités, préparant ainsi le terrain pour la réouverture des écoles dans le département de Say, en particulier à Tamou », a affirmé le Lieutenant-Colonel Boukar.

Il a annoncé avec confiance que la rentrée scolaire serait effective le 1er janvier à Ouro Gueladio, soulignant l’engagement continu des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à veiller sur la population.

Dans un appel pressant, le Gouverneur a demandé la préservation de la chefferie du Canton de Tamou avant l’élection du prochain chef de canton, soulignant l’importance cruciale de maintenir la stabilité locale.

En clôture de sa visite, le Gouverneur, accompagné de sa délégation, a exprimé les condoléances du CNSP suite au récent décès de l’honorable Omar Diallo, chef de canton de Tamou. Cette démarche témoigne de la compassion et de l’unité au sein de Tillabéri face aux défis et aux changements.

Le Gouverneur Maina Boukar en Mission de Supervision à Tillabéri: Un Engagement Fort envers la Sécurité, l’Éducation et le Développement

Le Lieutenant-Colonel Maina Boukar, Gouverneur de la région de Tillabéri, a entrepris une tournée de travail majeure dans le département de Tillabéri, illustrant un engagement déterminé envers la sécurité, l’éducation et le développement régional.

Accompagné d’autorités administratives, coutumières, et de responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), le Gouverneur a conduit cette visite stratégique le lundi 11 décembre 2023. L’objectif était de prendre contact avec les diverses couches socio-professionnelles, aborder les questions d’insécurité, discuter de la campagne de culture irriguée, et garantir la continuité éducative dans les zones affectées par l’insécurité. De plus, des discussions sur le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP) et les prochaines assises du Forum national ont marqué l’agenda.

Le périple du Gouverneur et de sa délégation les a conduits à des endroits clés tels que l’école primaire de Daiberi parrainée par Plan Niger, l’aménagement hydro agricole de Daikani, et enfin, la préfecture où une cérémonie de prise d’armes et une rencontre significative ont eu lieu.

Dans son discours, le Gouverneur Maina Boukar a transmis les salutations du Président du CNSP, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, et du Premier Ministre Lamine Zeine. Il a loué l’élan patriotique du peuple nigérien face aux sanctions de la CEDEAO, soulignant que cette unité a renforcé les forces du pays face à l’adversité.

Sur la question de l’insécurité, le Gouverneur a souligné que le département de Tillabéri subissait les mêmes conséquences que les autres départements de la région. Malgré cela, il a salué l’accueil favorable réservé aux déplacés internes et aux réfugiés par la population locale, qualifiant cet acte de nationalisme.

En ce qui concerne la campagne de culture irriguée, le Gouverneur a rappelé l’importance de cette initiative dans la production de riz, soulignant que les vivres sous embargo devaient servir à nourrir la population nigérienne.

Concernant l’éducation, des mesures ont été prises pour assurer la réouverture des écoles, avec une garantie de participation des Forces de Défense et de Sécurité. Le Gouverneur a également appelé à la contribution continue au FSSP, soulignant ses multiples bénéfices pour la sécurité, la santé, et l’éducation.

À la fin de son discours, le Gouverneur a annoncé la participation des délégués des treize départements de la région aux prochaines assises du Forum national. La Préfète du Département de Tillabéri, le Capitaine Hamsatou Nomao, a ensuite souligné les progrès dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture, de la santé et de l’éducation depuis l’arrivée du CNSP. Elle a exprimé sa reconnaissance envers les FDS pour leurs sacrifices et a appelé à une collaboration renforcée pour assurer la mission des FDS.

Par la suite, le Maire de la commune urbaine de Tillabéri, M. Moussa Douma, a chaleureusement accueilli le Gouverneur et sa délégation, exprimant la gratitude de la population envers les autorités pour les actions visant à améliorer les conditions de vie.

En clôture des interventions, les représentants des diverses couches socio-professionnelles ont pris la parole, encourageant le Gouverneur et prônant une implication collective pour une gestion harmonieuse de la région.

Niger: : Une délégation de femmes nigériennes sollicite l’intervention de la CEDEAO pour une résolution pacifique la crise politique

Une délégation de sept femmes éminentes de la République du Niger a franchi les portes de la Maison du Niger, Annexe de la CEDEAO à Abuja, pour une rencontre  avec le Commissaire aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité, Amb. Dr Abdel Fatau MUSAH, le 11 décembre dernier.

Sous la direction de Madame Ibrahim Mariam AL NASSER, ancienne ministre du Travail et de la Fonction publique, la délégation a abordé la crise politique en cours et les conséquences des sanctions imposées par la CEDEAO au Niger depuis les événements du 26 juillet 2023.

Les femmes, dont le Dr Saade Souleye, défenseur de la santé publique, et Madame Laoula Aissata Bintou du Comité des femmes mentors politiques, ont exprimé leur gratitude au Commissaire pour cette opportunité de dialogue critique. Elles ont également souligné l’impact humanitaire dévastateur des sanctions, mettant en lumière les difficultés insurmontables auxquelles la population nigérienne, en particulier les femmes et les enfants, sont confrontées au quotidien.

Dans une réponse empreinte de préoccupation, Amb. Abdel-Fatau Musah a exprimé ses regrets quant aux répercussions sur la population civile, résultant de la prise de pouvoir non démocratique par l’armée. Il a souligné les efforts de la CEDEAO pour dialoguer avec les autorités militaires, soulignant leur inflexibilité et la détention continue de l’ancien président Mohamed BAZOUM et de membres de son gouvernement.

Le Commissaire a assuré à la délégation l’engagement ferme de la CEDEAO à accompagner le Niger vers une résolution pacifique de la crise, conformément aux décisions prises lors du 64ème Sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenu le 10 décembre 2023 à Abuja.

 

Ce sommet a mis en place un Comité des chefs d’État, composé de SE Faure Gnassingbé, Président togolais, SE Julius Maada Bio, Président sierra-léonais, et de représentants du Nigéria et du Bénin. Leur mission : collaborer avec le régime militaire nigérien et autres parties prenantes, définir une feuille de route pour la transition, établir des organes de transition, et mettre en place un mécanisme de suivi pour rétablir rapidement l’ordre constitutionnel.

 

La délégation des femmes a lancé un appel vibrant à la CEDEAO pour intensifier le dialogue avec toutes les strates de la société nigérienne. Elles ont plaidé pour l’inclusion active des femmes dans les efforts de médiation en vue de résoudre la crise. Elles ont également pressé la CEDEAO d’accélérer la révision du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, mettant en avant la nécessité de revoir le régime des sanctions qui frappe durement le tissu socio-économique, provoquant une crise humanitaire.