Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 280 sur 283

Niger: le Président du CNSP et le Dr Nyamsi de l’Institut de l’Afrique des Libertés unissent leurs forces pour un Avenir Panafricain Prometteur

Une réunion de haute importance s’est déroulée aujourd’hui au cœur de Niamey, où le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et Chef de l’État du Niger, S.E Abdourahmane TIANI, a accueilli le Dr Franklin NYAMSI, Président de l’Institut de l’Afrique des Libertés, pour discuter des défis pressants et des opportunités pour le continent africain.

Les deux leaders ont échangé sur divers sujets, mettant en avant la lutte acharnée contre le terrorisme et les influences extérieures. La sécurité régionale, la souveraineté nationale et le développement durable étaient au cœur des délibérations.

Le Dr Nyamsi a réaffirmé le soutien de son institut panafricain envers le Niger, saluant le leadership du pays dans la promotion des idéaux panafricanistes aux côtés du Mali et du Burkina Faso. Il a exprimé la solidarité de son institution envers le peuple nigérien, soulignant l’importance d’une Afrique forte et éclairée.

Le Chef de l’État, de son côté, a exprimé sa gratitude envers le Dr Nyamsi pour son engagement en faveur des idéaux panafricanistes et de la liberté des peuples. Cette rencontre a mis en lumière la volonté du Niger de tisser des partenariats stratégiques pour stimuler son développement tout en préservant sa dignité nationale.

Dans une interview exclusive accordée à la presse nigérienne après son entretien d’avec S.E Abdourahmane TIANI, le Président de l’Institut de l’Afrique des Libertés a salué le « leadership panafricaniste » du Niger, soulignant que le panafricanisme est un « engagement vivant et proactif ». Il a exprimé sa reconnaissance envers le peuple et les autorités du Niger pour leur accueil chaleureux et leur engagement en faveur d’une « Afrique souveraine et éclairée ».

Cette rencontre exceptionnelle confirme le rôle central du Niger dans la défense des idéaux panafricanistes et de l’indépendance du continent. Une nouvelle ère semble s’ouvrir, où le CNSP et l’Institut de l’Afrique des Libertés unissent leurs forces pour un avenir panafricain prometteur. Restez informés pour des mises à jour sur cette collaboration historique et ses impacts potentiels sur le destin de l’Afrique.

 

Levée des restrictions au Port de Cotonou : le Niger Face à de nouveaux horizons économiques

Dans un communiqué émis aujourd’hui, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger a exprimé ses inquiétudes malgré l’annonce récente du Port de Cotonou levant les restrictions sur les marchandises à destination du Niger. Les opérateurs économiques sont appelés à maintenir une vigilance accrue face à des sanctions persistantes de la CEDEAO, comprenant la fermeture des frontières.

La décision du Port de Cotonou, bien que vue comme une lueur d’espoir pour les flux commerciaux vers le Niger, n’a pas dissipé toutes les préoccupations. La Chambre de Commerce nigérienne souligne que d’autres sanctions régionales restent en vigueur, ajoutant une complexité aux opérations commerciales.

La Diversification comme Réponse à l’Adversité

Face à ces défis, le Niger a maintenu sa détermination à assurer son approvisionnement en diversifiant ses ports et corridors. Dans un geste affirmant sa souveraineté, le pays utilise activement d’autres voies d’approvisionnement pour contrer les restrictions imposées.

La Chambre de Commerce a souligné que cette diversification n’est pas seulement une nécessité commerciale mais une affirmation de l’indépendance nationale. Les opérateurs économiques sont encouragés à explorer activement des alternatives pour assurer la continuité des affaires dans ce climat complexe.

Une Mobilisation Contre des Mesures Jugées Injustes

En parallèle, la mobilisation au niveau national et régional s’intensifie contre ce que le Niger considère comme des mesures injustes. Les autorités nigériennes affirment que ces sanctions entravent le développement économique du pays et compromettent son intégrité nationale.

La Chambre de Commerce appelle à une réévaluation de ces sanctions, mettant en avant l’impact néfaste sur la population et les entreprises. La situation reste tendue, avec un dialogue continu entre les acteurs commerciaux et les autorités régionales pour trouver des solutions équitables.

La levée des blocages au Port de Cotonou n’est qu’un chapitre dans le récit complexe des défis commerciaux auxquels le Niger est confronté. Alors que la Chambre de Commerce du Niger appelle à la vigilance, la communauté internationale observe de près l’évolution de cette situation, cherchant des solutions pour atténuer les tensions et promouvoir des relations commerciales justes et équilibrées au sein de la CEDEAO.

 

Diplomatie Militaire : Le Niger et l’Arabie Saoudite dessinent une nouvelle ère de partenariat stratégique

Le Général de Corps d’Armée Salifou Modibo Mody, Ministre d’État chargé de la Défense Nationale du Niger, a accueilli Son Excellence Dr Zeid Ben Mukhlid AlHarbi, Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Niger, ce jeudi 28 décembre 2023. Cette rencontre au sommet, qui s’est déroulée au cabinet du Ministre d’État nigérien, a mis en lumière un nouvel élan dans les relations bilatérales et la coopération militaire entre les deux nations.

L’entretien entre le Général Mody et l’Ambassadeur AlHarbi a plongé au cœur des enjeux stratégiques qui lient le Niger et l’Arabie Saoudite. Alors que la stabilité régionale demeure une préoccupation majeure, les deux responsables ont exploré des avenues pour renforcer la collaboration, en particulier dans les domaines cruciaux de la défense et de la sécurité.

Cette rencontre revêt une importance particulière dans un contexte géopolitique complexe où les équilibres changent rapidement. Le Niger, confronté à des défis sécuritaires, cherche des partenariats solides pour renforcer ses capacités militaires et promouvoir la stabilité. L’Arabie Saoudite, de son côté, s’engage activement dans des alliances stratégiques pour contribuer à la sécurité mondiale.

Photo /CNSP / a droite Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Niger/Son Excellence Dr Zeid Ben Mukhlid AlHarbi

Les discussions ont souligné l’engagement mutuel à élargir et à approfondir la coopération militaire existante. Les deux parties ont exploré des opportunités de collaboration accrue, envisageant des initiatives communes allant de la formation militaire à l’échange d’expertise en matière de sécurité. Ces efforts visent à créer un front uni face aux défis sécuritaires partagés.

Le Général Mody a souligné la nécessité d’une coopération internationale efficace pour relever les défis actuels, exprimant la volonté du Niger de travailler main dans la main avec l’Arabie Saoudite pour renforcer la sécurité régionale. De son côté, l’Ambassadeur AlHarbi a salué la vision du Niger et a réaffirmé l’engagement de l’Arabie Saoudite envers une coopération étroite, soulignant l’importance de la confiance mutuelle.

Cette rencontre a jeté les bases d’une collaboration renforcée, ouvrant la voie à des perspectives prometteuses dans un avenir proche. Les deux nations, conscientes des enjeux sécuritaires partagés, ont réaffirmé leur détermination à consolider leurs liens stratégiques. Cette diplomatie militaire active entre le Niger et l’Arabie Saoudite pourrait bien être le catalyseur d’une stabilité régionale accrue, témoignant de la manière dont les nations peuvent unir leurs forces pour relever les défis complexes de notre époque.

 

Un Tournant Historique pour la Santé Animale au Niger : Livraison Record de Vaccins par le Colonel Mahamane Elhadj Ousmane

Le 26 décembre 2023, à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Colonel Mahamane Elhadj Ousmane, Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, a réceptionné une impressionnante cargaison de vaccins en provenance du laboratoire JOVAC. Cette livraison, comprenant 32 260 000 doses, marque un jalon majeur pour la campagne de vaccination 2023-2024.

Le Ministre a souligné l’exceptionnelle rapidité de cette livraison, notant que c’est la première fois qu’une quantité aussi importante de vaccins est fournie dans les délais réglementaires. Les doses se répartissent entre 20 160 000 pour la peste des petits ruminants (PPR) et 12 100 000 pour la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), avec leur diluant correspondant.

Le Colonel Ousmane a salué le soutien crucial du Millenium Challenge Account (MCA), permettant l’acquisition de ces vaccins pour un coût avoisinant les deux milliards de FCFA. Il a souligné l’importance de sécuriser le cheptel pour prévenir les maladies d’origine animale, soulignant que la santé humaine et animale est étroitement liée.

La campagne de vaccination, entièrement gratuite, cible près de 90 % des bovins, 90 % des petits ruminants, et environ 30 % des camelins. Le Ministre a exprimé sa reconnaissance envers les vétérinaires, mandataires et services vétérinaires privés, soulignant l’importance de leur contribution dans cette entreprise sanitaire.

Le Colonel Ousmane a affirmé que cette réussite renforcera la compétitivité de l’élevage nigérien. Il a assuré que toutes les mesures sont prises pour acheminer rapidement les vaccins dans les huit régions du pays, au niveau des départements et des communes.

En conclusion, le Ministre a souligné la nécessité de consommer de la viande provenant d’animaux vaccinés, soulignant que la santé est une responsabilité partagée entre l’homme et l’animal. Avec cette livraison record, le Niger est prêt à lancer une campagne de vaccination sans interruption, avec un suivi rigoureux à tous les niveaux pour atteindre les objectifs fixés dans les trois prochains mois.

Le Niger face au défi de la transparence : Ouverture de la 2ème réunion du GMC sous la loupe internationale de l’ITIE

Sous les auspices de Laouali Chaïbou, Directeur de Cabinet du Premier Ministre et président éminent du Groupe Multipartite de Concertation (DMC), une page significative s’est tournée le 26 décembre 2023 au Niger avec l’ouverture solennelle de la 2ème réunion du GMC, déployant ainsi un cadre important pour la concrétisation de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

Le contexte politique turbulent, marqué par le coup d’État du 26 juillet, a placé le Niger sous le feu des projecteurs internationaux. Le Conseil d’Administration de l’ITIE International a choisi la voie de la « surveillance active » jusqu’au 9 janvier 2024, scrutant attentivement les actions du Niger conformément aux Principes et Exigences de l’ITIE. Les menaces de suspension planent au cas où les engagements ne seraient pas respectés, tel que stipulé dans l’article 8.2 de la section 1 de la norme ITIE 2023.

Pour sauvegarder les acquis et témoigner du respect des principes de l’ITIE, le président du GMC souligne l’élaboration d’une feuille de route. Parmi les points saillants, la réaffirmation de l’engagement de l’État par une correspondance à la présidente du Conseil d’Administration de l’ITIE International, la reconfiguration du collège des représentants de l’État pour refléter la nouvelle architecture gouvernementale, et l’urgence d’une réunion du nouveau GMC pour évaluer la situation actuelle et tracer les perspectives futures.

Le Premier Ministre a réitéré l’engagement du Niger par une correspondance du 20 novembre 2023, suivie d’un arrêté fixant la composition du GMC le 05 décembre 2023. Ces mesures, intégrant les observations du comité de validation de l’ITIE international, visent à renforcer la position du Niger dans le respect des normes de l’ITIE.

Il revient maintenant aux membres du GMC de décrypter les défis présents et d’anticiper les opportunités futures, capitalisant sur les progrès réalisés. Selon Abdoul-karim Aksar, secrétaire exécutif de l’ITIE, le Niger, aux côtés du Gabon, est sous le radar de la « surveillance active », requérant une vigilance constante quant aux actions gouvernementales et aux positions des parties prenantes dans le domaine des industries extractives et de l’espace civique. La fin de cette période de surveillance exigera une démonstration tangible de l’engagement du pays, notamment à travers l’existence d’un groupe fonctionnel, conclut le secrétaire exécutif.

Élan Économique au Niger : Expansion des Possibilités Commerciales avec la Réouverture du Corridor Commercial Cotonou-Niamey

La récente annonce de la réouverture du corridor commercial entre le Port Autonome de Cotonou et le Niger apporte un souffle nouveau à l’économie nigérienne. Cette décision, matérialisée par l’avis n°2325/23/Pac/Dops/Di/Daf/Dajc/Dcm/Sc en date du 27 décembre 2023, signé par le directeur général Bart Johan Van Eenoo, ouvre un chapitre prometteur pour les acteurs économiques de la région.

L’évolution positive des conditions opérationnelles au Port Autonome de Cotonou souligne l’engagement envers une plateforme commerciale plus fluide et efficiente. Les opérateurs économiques nigériens sont vivement encouragés à se familiariser rapidement avec les nouvelles directives émises par le port, définissant ainsi les bases d’une intégration harmonieuse dans ce nouvel environnement commercial.

Cette réouverture stratégique reflète la volonté du Port Autonome de Cotonou de favoriser le commerce international et de catalyser le mouvement des marchandises dans la région. En définitive, cette mesure offre des opportunités inédites aux entreprises nigériennes, consolidant les liens commerciaux avec le Bénin et stimulant la croissance économique du Niger.

Le contexte de cette réouverture est d’autant plus significatif compte tenu des défis économiques persistants depuis la fermeture de la frontière entre le Bénin et le Niger, conséquence des sanctions imposées par la CEDEAO suite au récent coup d’État contre le président Mohamed BAZOUM. Six mois après ces événements, les conséquences économiques se font encore sentir dans toute la région.

Face au nombreux défis a relevés, la réouverture du corridor commercial est une aubaine pour le Niger afin de repousser les soupçons liés à la crise alimentaire qui pèse sur le pays.

 

Dialogue Diplomatique : Les Ministres Algérien et Nigérien Travaillent à Surmonter les Défis Régionaux

Un dialogue constructif a eu lieu mardi 26 décembre 2023 entre le ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, et son homologue nigérien, Bakary Yaou Sangaré. Les échanges approfondis ont mis en évidence une évaluation positive des relations bilatérales, en se concentrant sur des enjeux cruciaux tels que la route transsaharienne et les développements régionaux.

La route transsaharienne a été identifiée comme un catalyseur essentiel du désenclavement et du développement au Sahel, soulignant ainsi l’importance d’une collaboration continue entre les deux pays. Les ministres ont également pris le temps de discuter des développements en cours dans la région, en mettant particulièrement l’accent sur la crise au Niger.

Bakary Yaou Sangaré a exprimé sa reconnaissance envers l’Algérie pour son rôle de soutien pendant la crise au Niger, soulignant la solidarité régionale. Cette rencontre a été l’occasion de renforcer la compréhension mutuelle et d’explorer des voies de coopération plus étroite pour aborder les défis sécuritaires et humanitaires.

Dans un contexte régional complexe, cette réunion diplomatique revêt une importance particulière, démontrant l’engagement des deux ministres à travailler ensemble pour surmonter les défis actuels. Les résultats de cette rencontre ouvrent la voie à une collaboration renforcée, essentielle pour la stabilité et le progrès dans la région sahélienne

La Société Civile Nigérienne Applaudit les 6 Mois du CNSP au Pouvoir et Envisage l’Avenir

Niamey, le 24 Décembre 2023 – Lors d’une conférence de presse, le Mouvement M62, représentant la société civile nigérienne, a annoncé une série d’événements marquants pour célébrer les six mois de la prise de pouvoir du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).

Les organisateurs ont souligné que ces célébrations, comprenant des activités scientifiques, religieuses, culturelles et sportives, auront lieu à la Place de la Résistance le vendredi 26 Janvier 2024, suivies d’un événement majeur au Stade Général Seyni Kountché le samedi 27 Janvier 2024.

Abdoulaye Seydou, coordinateur du Mouvement M62, a exprimé sa reconnaissance envers le peuple nigérien, les autorités, les médias et les leaders religieux pour leur soutien tout au long de cette période cruciale. Il a rappelé l’appel à un Sit-In permanent en septembre 2023, soulignant l’unité de la société civile, des acteurs culturels, des syndicats et des citoyens pour atteindre cet objectif.

Abordant la question du départ des soldats français du territoire, M. Seydou a souligné la nécessité d’une participation collective pour obtenir ce résultat. Il a également rendu hommage aux jeunes de Téra, soulignant leur sacrifice qui a inspiré la création du M62 en août 2022.

Cependant, M. Seydou a averti que la victoire actuelle n’est qu’une étape partielle, soulignant la nécessité de rester mobilisé pour les objectifs de l’Alliance des États du Sahel. Il a insisté sur la lutte continue contre les puissances et multinationales exploitant les ressources du pays.

Les organisateurs ont également appelé à l’assainissement du pays, exigeant des résultats concrets. Ils ont souligné la nécessité de rendre des comptes pour les délinquants financiers et économiques, soulignant que la lutte pour la souveraineté doit se poursuivre.

En conclusion, Abdoulaye Seydou a affirmé que la lutte était loin d’être terminée, appelant à des efforts pour sortir le pays du sous-développement et pour lever les sanctions jugées injustes de la CEDEAO et de l’UEMOA. La société civile nigérienne se prépare à une nouvelle étape de défis et d’objectifs pour l’avenir.

La DGI S’Engage Pleinement dans la 44e Édition du Sabre National Agadez 2023

La 44e édition du Sabre National, le championnat national de lutte traditionnelle à Agadez débutée  depuis le 22 décembre 2023, est l’occasion pour la Direction Générale des Impôts (DGI) d’affirmer son soutien dynamique. Sous l’initiative de M. Abdourahamane Malam Saley, Directeur Général de la DGI, une délégation énergique a été dépêchée pour participer à cette célébration sportive nationale.

Le Chef de la mission, M. ABDOU NAMAOUA, Assistant Technique du Directeur Général des Impôts, souligne que la DGI considère cet événement comme un « sabre de la souveraineté nationale ». Il explique que la DGI s’engage financièrement, matériellement et physiquement, soulignant l’importance du thème axé sur la sauvegarde de la patrie.

Rappelant le rôle clé de la DGI dans la collecte des impôts pour financer le budget national, M. Namaoua met en avant le poids substantiel de « 60 à 70% » des recettes internes générées par la DGI pour le budget de l’État. Il insiste sur la nature stratégique et vitale de la mission de la DGI pour le pays.

Dans une démarche novatrice, l’Assistant Technique souligne la nécessité de dépasser le modèle traditionnel d’une administration fiscale répressive. Il insiste sur le traitement respectueux des contribuables, plaçant leurs préoccupations au cœur des actions d’accompagnement de la DGI.

Namaoua souligne la participation active des contribuables dans la vision conceptuelle liée à la gouvernance fiscale, établissant un cadre de concertation permanent entre la DGI et la CCIN pour aborder toutes les problématiques liées à la fiscalité de manière collaborative.

Concernant les réalisations à consolider, il mentionne les avancées notables des dix dernières années, notamment le développement de l’application SISIC et de la plateforme eSISIC pour la déclaration et le paiement en ligne. Il insiste sur l’instauration de la facture certifiée comme un outil de gestion des entreprises, encourageant les consommateurs à exiger cette certification.

Namaoua conclut en évoquant les futures innovations de la DGI, telles que la réforme de simplification du CGI, la poursuite de la mise en œuvre de la facture certifiée et la possibilité de paiement des impôts et taxes par téléphone. Ces initiatives visent à faciliter la contribution du contribuable à la bonne marche du pays, surtout dans l’ère de la souveraineté nationale.

La CNSS Tillabéri : Défis de Recouvrement en 2023 Face à l’Insécurité Régionale

La Direction régionale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de Tillabéri se fixe un objectif ambitieux de collecte de contributions aux prestations sociales, visant les 390 millions FCFA pour l’année 2023, malgré un contexte d’insécurité persistant dans la région. C’est ce qu’a annoncé M. Boubacar Abdoul Razack, Directeur Régional de la CNSS de Tillabéri.

En 2022, la mobilisation des ressources a atteint près de 325,5 millions FCFA, représentant un taux de réalisation de 93,08% par rapport à la prévision annuelle de 349,675 millions FCFA. M. Razack souligne que l’équipe de recouvrement, composée d’un agent dédié et d’un contrôleur des employeurs, a joué un rôle crucial dans ces résultats.

Le processus de recouvrement des cotisations sociales englobe la gestion du fichier employeur, la collecte des charges sociales, la détection et l’affiliation des employeurs, ainsi que la gestion des mises en demeure, selon le responsable régional de la Caisse.

Boubacar Abdoul Razack assure que malgré les défis liés à l’insécurité croissante, la CNSS continue d’œuvrer pour améliorer la qualité de ses services destinés aux usagers de la région. Il déclare que toutes les conditions sont réunies pour offrir un service de qualité, soulignant l’engagement constant dans l’amélioration des services par le biais de la communication et de la prestation de services de qualité.

Pour surmonter les préjugés et la méconnaissance du fonctionnement de l’institution, la CNSS Tillabéri a édité des kits pour les assurés sociaux et des kits guides pour les employeurs. M. Razack recommande également à la tutelle d’organiser des séminaires de formation pour les usagers afin de mieux comprendre les services de la CNSS et leurs droits et devoirs envers l’institution.

Cependant, le Directeur régional souligne deux principales difficultés auxquelles la CNSS est confrontée. D’une part, l’insécurité grandissante dans la région entrave la mission de recouvrement des cotisations sociales, en particulier dans les communes touchées par des enlèvements et des attaques chroniques. D’autre part, de nombreux employeurs versent leurs cotisations à Niamey en raison de sa proximité, ce qui entrave également les objectifs de recouvrement de la CNSS Tillabéri.

Malgré ces obstacles, M. Boubacar Abdoul Razack exprime un optimisme croissant avec les nouvelles autorités qui mettent la lutte contre l’insécurité au cœur de leurs priorités.

Fondée le 25 Août 1988, la Direction Régionale de la CNSS de Tillabéri intervient dans le recouvrement des cotisations sociales, les prestations familiales, les accidents de travail et maladies professionnelles (AT/MP), ainsi que les pensions. La région compte 1913 allocataires en 2022, avec 1712 pour la population active et 201 pour la population inactive, selon les chiffres de la Caisse régionale.

La branche des prestations familiales gère 2444 bénéficiaires, comprenant allocations, attributaires et enfants à charge. En ce qui concerne les accidents de travail et maladies professionnelles, la caisse de Tillabéry a géré 24 rentiers en décembre 2022, représentant diverses catégories de rentes. La branche des pensions, avec 646 pensionnés en décembre 2022, est l’une des principales branches de sécurité sociale, avec un taux de 15,00%.

Malgré sa mission noble de sécurisation sociale, la CNSS Tillabéri se heurte souvent à des préjugés dus à la méconnaissance de son fonctionnement. Le Directeur régional préconise des séminaires de formation pour les usagers afin de mieux informer sur les services de la CNSS et les droits et devoirs envers l’institution.