Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 58 sur 262

Diplomatie  : l’AES resserre les rangs pour un Sahel plus résilient

À N’Djamena, les ambassadeurs du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont tenu une session de travail stratégique pour renforcer la coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel. Objectif : mutualiser les efforts face aux défis sécuritaires et poser les jalons d’une intégration régionale plus résiliente.

 

 

N’Djamena, 5 novembre 2025 — Dans un Sahel en proie à des turbulences persistantes, les diplomates des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont tenu, mardi 4 novembre, une session de travail stratégique au cœur de N’Djamena. Accueillie par l’ambassadeur du Niger, Mohamed Anacko, cette rencontre a réuni ses homologues du Mali et du Burkina Faso, dans une atmosphère empreinte de fraternité et de détermination.

Autour de la table : Barama Boubacar, représentant malien accrédité au Tchad, et Pierre Sawadogo, chargé d’affaires burkinabè. Ensemble, ils ont exploré des pistes concrètes pour renforcer les liens bilatéraux et trilatéraux, optimiser les canaux diplomatiques et consolider la synergie au sein de l’AES – c’est-à-dire cette coalition née en septembre 2023 dans le sillage des tensions avec la CEDEAO.

 

Une alliance forgée dans l’adversité

 

Issue de la convergence des juntes militaires au pouvoir à Bamako, Niamey et Ouagadougou, l’AES s’affirme comme un rempart régional face aux menaces jihadistes. En effet, les récentes offensives du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) au Mali, qui frôlent désormais la capitale, rappellent l’urgence d’une réponse coordonnée.

« Ces rencontres ne sont pas de pure forme ; elles sont au contraire le ciment d’une réponse collective aux vents contraires qui balaient nos frontières », confie une source proche des délégations, évoquant notamment des stratégies de mutualisation en matière de renseignement et d’infrastructures vitales.

 

N’Djamena, carrefour diplomatique et allié stratégique

 

Au-delà des échanges, cette initiative diplomatique illustre la maturité croissante de l’alliance. Dans un contexte marqué par les déplacements forcés et les blocus logistiques – comme ceux qui paralysent certaines routes maliennes –, les ambassadeurs rappellent que la souveraineté ne se bâtit pas en vase clos.

Par conséquent, l’objectif est clair : transformer les vulnérabilités en leviers de progrès. Agriculture résiliente, éducation inclusive, sécurité partagée… autant de chantiers que les États sahéliens entendent mener de concert, tout en tissant des solidarités régionales durables.

 

Vers une intégration plus ambitieuse

 

Finalement, cette dynamique esquisse les contours de futurs sommets plus structurants, où l’AES pourrait franchir le cap de la coordination pour embrasser une véritable intégration régionale.

Dans un Sahel en quête de stabilité, les gestes posés à N’Djamena résonnent comme une promesse d’unité, à l’image d’une lueur persistante dans l’obscurité des incertitudes.

Reste à savoir si cette impulsion diplomatique parviendra à éclairer les terres éprouvées, des urnes aux sillons, là où se joue l’avenir des peuples sahéliens.

 

Tillabéri lance son comité régional pour le 5ᵉ Recensement Général

Face aux défis sécuritaires et démographiques, Tillabéri lance son Comité régional pour le 5ᵉ Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Une opération stratégique pour produire des données fiables et piloter les politiques publiques avec précision.

 

Tillabéri, 5 novembre 2025— Dans un Niger en pleine mutation, où les chiffres orientent les décisions et dessinent les priorités, la région de Tillabéri entre dans une phase cruciale. ce mercredi , le gouverneur de la région, le lieutenant-colonel Maina Boukar, a officiellement installé le Comité régional chargé du cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGP/H). Une cérémonie sobre, tenue dans son bureau, mais néanmoins lourde de sens pour une région confrontée à des défis sécuritaires et démographiques sans précédent.

En effet, ce lancement marque un tournant : Niamey réaffirme son attachement aux données fiables comme boussole du développement.

« L’Institut National de la Statistique (INS), pivot du Système Statistique National, est bien plus qu’un observatoire ; il est plutôt le pilier qui soutient la mise en œuvre et l’évaluation du Programme de Renaissance pour la Sauvegarde de la Patrie (PRSP) », a martelé le gouverneur devant une assemblée de hauts fonctionnaires et d’experts.

Le gouverneur de Tillabéri installe le comité régional du recensement 2025 pour renforcer la planification territoriale dans un contexte de crise sécuritaire et démographique.
© Le gouverneur de Tillabéri installe le comité régional du recensement 2025 pour renforcer la planification territoriale dans un contexte de crise sécuritaire et démographique.

Recensement : une opération vitale pour une région sous pression

 

De plus, à Tillabéri, le recensement ne se résume pas à un exercice administratif. Il s’apparente au contraire à une radiographie stratégique, indispensable pour ajuster les politiques publiques aux réalités du terrain. Santé, éducation, agriculture, emploi, urbanisme, sécurité : autant de domaines où l’improvisation coûte cher.

« Un décompte rigoureux est la clé d’une intervention ciblée et efficace », a insisté Boukar.

C’est pourquoi l’installation du comité répond à plusieurs impératifs : dévoiler les profils des membres – techniciens et administrateurs triés sur le volet –, lancer la première réunion plénière, dresser un état des lieux des avancées régionales, clarifier les rôles et rappeler les engagements attendus des autorités en matière de ressources et de mobilisation.

 

Sécurité et résilience : un recensement sous haute vigilance

 

Toutefois, le gouverneur n’a pas éludé les défis. Dans une région marquée par l’instabilité et les déplacements forcés, il a donc appelé à une vigilance renforcée.

« Nous devons réévaluer les menaces et tisser des liens solides entre civils, militaires et guetteurs locaux, afin que pas un seul village ne passe à travers les mailles du filet », a-t-il averti.

Par conséquent, cette coordination vise à garantir une couverture totale, même dans les zones les plus reculées, transformant les obstacles en leviers de résilience.

 

Un socle statistique pour une croissance inclusive

 

Par ailleurs, le Directeur régional de l’INS, Ali Ousmane, a enfoncé le clou : « Pour toute souveraineté qui se respecte, un inventaire démographique est non négociable. »

Ce cinquième recensement permettra de cerner avec précision le volume de la population, sa répartition géographique et ses profils sociologiques.

« Ainsi, en installant ce comité sous l’égide du gouverneur, nous forgeons un relais robuste pour le niveau central, focalisé sur les spécificités de Tillabéri », a-t-il ajouté.

Dans un contexte de flux migratoires erratiques – villages vidés d’un côté, camps surchargés de l’autre – cette actualisation devient urgente. « Ces mouvements ont chamboulé nos réalités locales ; en conséquence, un rafraîchissement des chiffres est vital pour piloter la reprise économique, la reconstruction et une relance harmonieuse », a plaidé Ousmane.

Le gouverneur de Tillabéri installe le comité régional du recensement 2025 pour renforcer la planification territoriale dans un contexte de crise sécuritaire et démographique.
© Le gouverneur de Tillabéri installe le comité régional du recensement 2025 pour renforcer la planification territoriale dans un contexte de crise sécuritaire et démographique.

Recensement : une architecture opérationnelle bien rodée

 

Le Comité Régional du Recensement (CRR) s’articule autour d’une structure claire : à sa tête, le Secrétaire général de la région ; à ses côtés, le Directeur régional de l’Aménagement du Territoire et du Développement Local ; et enfin, en charge des comptes-rendus, Ali Ousmane de l’INS. Autour d’eux, un noyau d’experts issus des services publics, mobilisés pour hisser l’opération à un niveau d’excellence.

Depuis l’indépendance, le Niger a respecté les standards internationaux en menant quatre éditions de ce rituel décennal : en 1977, 1988, 2001 et 2012. Cependant, cette cinquième mouture, attendue avec impatience, pourrait bien redéfinir les contours d’un Sahel en pleine effervescence.

À Tillabéri, on l’espère : ces chiffres ne seront pas qu’un bilan, mais un tremplin vers un horizon plus équitable.

 

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Une autre fête footballistique attend les passionnés de ballon rond : la Ligue des champions proposera plusieurs matchs passionnants. Leur présentation a été spécialement préparée pour vous par le meilleur site de paris sportifs international, 1xBet.

 

L’essentiel à retenir : les paris sont avant tout un divertissement, pas un moyen de gagner de l’argent.

 

Liverpool – Real Madrid, 4 novembre

 

Après un début de saison prometteur, Liverpool a traversé des turbulences, enchaînant les défaites. Mais la victoire écrasante (5-1) contre l’Eintracht lors de la précédente journée de Ligue des champions a prouvé qu’il était trop tôt pour enterrer l’équipe d’Arne Slot. De plus, Liverpool s’est facilement défait du Real à domicile lors de l’édition précédente de la compétition et cette saison, du deuxième géant madrilène, l’Atlético.

 

C’est pourquoi les champions d’Angleterre sont les favoris de ce match à Anfield. Qui peut dérailler Liverpool ? Les locaux vont prendre d’assaut le but adverse, et le Real Madrid, avec ses incroyables Kylian Mbappé et Vinicius, est redoutable en contre-attaque. Le FC Barcelone, qui s’est incliné face au Real Madrid lors du premier Clasico de la saison, l’a déjà ressenti.

 

Cotes : V1 – 2.338, X – 4.02, V2 – 2.95.

 

Paris Saint-Germain – Bayern Munich, 4 novembre

 

Cette affiche mettra aux prises les leaders du championnat, invaincus jusqu’à présent. Le Bayern poursuit son carton plein cette saison, tandis que les Parisiens, malgré trois débâcles en championnat, mènent néanmoins le bal. Les tenants actuels du titre de la Ligue des champions ont livré leur meilleure performance justement en C1 où ils ont dominé le FC Barcelone à l’extérieur et planté 11 pions face à l’Atalanta et au Bayer Leverkusen.

 

Au vu des cotes, Munich est donné perdant. Mais les champions de Bundesliga comptent dans leurs rangs Harry Kane, auteur de 20 réalisations toutes compétitions confondues cette saison. Misez donc avec prudence si vous pariez contre eux.

 

Cotes : V1 – 2.265, X – 4.18, V2 – 2.95.

 

Manchester City – Borussia Dortmund, 5 novembre

 

Les « Citizens » sont les grands favoris de cette rencontre à domicile. Cependant, les hôtes dépendent fortement d’Erling Haaland : si le Norvégien ne trouve pas le chemin des filets, le collectif risque de rencontrer des difficultés. Le Borussia parviendra-t-il à contenir son ancienne star ? C’est là tout l’enjeu de cette bagarre.

 

Il sera néanmoins difficile pour City de contenir Guirassy, Adeyemi et d’autres attaquants de la formation de Niko Kovač. Lors de chacune des trois premières journées, le Borussia a inscrit 4 buts, mais a été finalement accroché par la Juventus grâce à une volonté de fer et une veine incroyable de cette dernière.

 

Cotes : V1 – 1.44, X – 5.15, V2 – 7.85

 

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Niger : saisies de drogues et arrestations majeures à Niamey

À Niamey, les forces de sécurité nigériennes ont dévoilé un bilan opérationnel saisissant, fruit d’un mois d’interventions ciblées sur tout le territoire. Saisies de drogues, d’armes, de fonds suspects et arrestations de présumés terroristes : le Groupement des Brigades de pistes de la Garde Nationale du Niger affirme sa détermination face aux menaces sécuritaires. Une démonstration de fermeté saluée par les autorités locales et judiciaires, dans un contexte de refondation sécuritaire nationale.

 

 Niamey, 4 novembre 2025 – Dans un geste fort de transparence et de fermeté, les forces de sécurité nigériennes ont dévoilé le lundi 3 novembre un impressionnant bilan d’opérations menées sur l’ensemble du territoire. Au cœur du Camp Abdou Garba, siège de la Garde Nationale du Niger (GNN), le Groupement des Brigades de pistes à vocation judiciaire a présenté les fruits de ses interventions entre le 29 septembre et le 31 octobre, illustrant ainsi l’engagement sans relâche des autorités face aux menaces sécuritaires.

Saisies de drogues : une cérémonie sous haute solennité

 

La cérémonie de présentation , empreinte de gravité et de reconnaissance, a rassemblé les plus hautes autorités locales et judiciaires : le Colonel-Major Ahmed Sidian, Haut Commandant de la GNN, le Général de Division Abdou Assoumane Harouna, Gouverneur de la région de Niamey, et Monsieur Ali China, Substitut du Procureur de la République. Des représentants du conseil régional de sécurité de Niamey ont également pris part à l’événement, témoignant de l’unité institutionnelle dans cette lutte cruciale pour la stabilité nationale.

À Niamey, les forces de sécurité nigériennes ont présenté un bilan d’opérations marquées par des saisies de drogues, d’armes et de fonds suspects, ainsi que l’arrestation de 23 individus liés à des réseaux criminels et terroristes.
© À Niamey, les forces de sécurité nigériennes ont présenté un bilan d’opérations marquées par des saisies de drogues, d’armes et de fonds suspects, ainsi que l’arrestation de 23 individus liés à des réseaux criminels et terroristes.
À Niamey, les forces de sécurité nigériennes ont présenté un bilan d’opérations marquées par des saisies de drogues, d’armes et de fonds suspects, ainsi que l’arrestation de 23 individus liés à des réseaux criminels et terroristes.
© À Niamey, les forces de sécurité nigériennes ont présenté un bilan d’opérations marquées par des saisies de drogues, d’armes et de fonds suspects, ainsi que l’arrestation de 23 individus liés à des réseaux criminels et terroristes.

Saisies spectaculaires et démantèlements ciblés

 

Au centre des révélations : une série de saisies qui témoignent de l’ampleur des réseaux criminels. Les brigades ont intercepté 138 paquets de cannabis, estimés à plus de 10 millions de francs CFA, ainsi que des fonds suspects totalisant 3,5 millions de francs CFA – dont près de 2,9 millions sur un compte bancaire MYNITA, 564 000 francs en liquide et 80 000 francs en faux billets.

L’arsenal découvert comprend également une arme de poing CANIK avec chargeur de 17 munitions, huit jerrycans de carburant suspect, 25 cartons de médicaments de contrebande, autant de cigarettes ORIS, et trois engins motorisés (deux KASEA, un ROYAL) potentiellement liés à des activités illicites.

À Niamey, les forces de sécurité nigériennes ont présenté un bilan d’opérations marquées par des saisies de drogues, d’armes et de fonds suspects, ainsi que l’arrestation de 23 individus liés à des réseaux criminels et terroristes.
© À Niamey, les forces de sécurité nigériennes ont présenté un bilan d’opérations marquées par des saisies de drogues, d’armes et de fonds suspects, ainsi que l’arrestation de 23 individus liés à des réseaux criminels et terroristes.

 23 suspects interpellés : un coup dur pour les réseaux subversifs

 

Le volet humain du bilan est tout aussi significatif : 23 individus ont été arrêtés, parmi eux des présumés membres de groupes terroristes, des logisticiens, des passeurs d’armes et des suspects liés à des enlèvements. Ces arrestations ciblées affaiblissent les structures clandestines qui cherchent à déstabiliser le pays.

Fondé en 2010, le Groupement des Brigades de pistes opère souvent dans l’ombre, mais son efficacité est saluée. Il a contribué à démanteler des filières de contrebande, neutraliser des figures du terrorisme et briser des circuits de criminalité organisée, consolidant sa réputation de rempart discret mais essentiel.

 

Saisies de drogues : hommage aux brigades et appel à la vigilance citoyenne

 

Les autorités ont tenu à saluer le professionnalisme des brigades. Le Gouverneur Harouna et le magistrat China ont rendu hommage à ces « héros anonymes » dont les actions renforcent la sécurité collective.

« Votre abnégation inspire et renforce notre détermination commune », a déclaré le Gouverneur, appelant à une mobilisation accrue contre les fléaux sécuritaires.

La GNN a profité de cette tribune pour lancer un appel vibrant à la collaboration citoyenne :

« Toute personne ou entité suspecte doit être signalée aux autorités compétentes », a-t-on insisté, rappelant que la résilience nationale repose sur une vigilance partagée.

 

 Un cap maintenu dans la refondation sécuritaire

En somme, dans un contexte sahélien marqué par des tensions persistantes, ces avancées interviennent comme un signal fort : le Niger ne baisse pas la garde. Alors que le pays poursuit sa refondation sécuritaire, les prochaines opérations s’annoncent décisives pour consolider les acquis et ouvrir la voie à un avenir plus serein pour tous ses citoyens.

Abdoulaye Seydou : six mois d’action au Commerce et à l’Industrie

Six mois après sa prise de fonction, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a réuni son cabinet pour dresser un premier bilan d’étape. Entre avancées concrètes, défis structurels et ambitions stratégiques, cette réunion marque le lancement d’une nouvelle phase d’accélération, dans le sillage de la Refondation nationale portée par les plus hautes autorités.

 

Niamey, 4 novembre 2025 – Dans une ambiance studieuse, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a réuni ce mardi ses principaux collaborateurs pour une session stratégique consacrée à l’évaluation des six premiers mois de son mandat. En effet, cette sixième réunion interne du cabinet, tenue au neuvième étage du ministère, marque une étape clé dans la consolidation des réformes engagées depuis son arrivée à la tête de ce département vital pour l’économie nationale.

Autour de la table : les secrétaires généraux, l’inspecteur général des services, les conseillers techniques, les directeurs généraux et centraux, ainsi que les membres du cabinet ministériel. Ensemble, ils ont passé en revue les progrès réalisés, identifié les défis persistants et esquissé les orientations à suivre pour renforcer la performance du ministère.

« Il s’agit de transformer les leçons tirées en actions concrètes, pour booster notre efficacité et multiplier les retombées positives pour le pays », a confié un participant.

Le ministre Abdoulaye Seydou évalue six mois de réformes au Commerce et à l’Industrie. Priorités redéfinies, défis identifiés
© Le ministre Abdoulaye Seydou évalue six mois de réformes au Commerce et à l’Industrie. Priorités redéfinies, défis identifiés

Six mois d’action : réalisations, défis et cap stratégique

 

Les échanges ont mis en lumière un bilan contrasté : des avancées notables dans la modernisation des filières commerciales et industrielles, mais aussi des obstacles structurels, tels que les contraintes logistiques et les fluctuations des marchés internationaux. Un consensus s’est dégagé autour de priorités stratégiques centrées sur l’innovation, la diversification économique et l’anticipation des enjeux futurs.

Par ailleurs, dans son allocution de clôture, le ministre Seydou a salué l’engagement de ses équipes :

« Votre dévouement et votre esprit d’équipe ont été les piliers de ces premiers mois intenses », a-t-il déclaré, tout en appelant à maintenir le cap.

« Nous devons redoubler d’efforts pour ancrer nos réformes dans la durée, en privilégiant la proximité avec les acteurs de terrain et une transparence absolue dans l’exécution de nos programmes. »

 Un ministère au cœur de la Refondation nationale

 

Ce rendez-vous intervient dans un contexte national marqué par la Refondation, vaste chantier de renaissance impulsé par les plus hautes autorités. Fidèle à cette dynamique, Abdoulaye Seydou a également réaffirmé le rôle central de son ministère dans cette ambition collective.

« Le commerce et l’industrie ne sont pas de simples secteurs ; ils sont les moteurs d’une souveraineté économique affirmée. Nous mobiliserons toutes nos ressources pour un développement autochtone, pérenne et équitable, en phase avec la vision du Président de la République, S.E.M. le Général Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, S.E.M. Ali Mahamane Lamine Zeine. »

Le ministre Abdoulaye Seydou évalue six mois de réformes au Commerce et à l’Industrie. Priorités redéfinies, défis identifiés
© Le ministre Abdoulaye Seydou évalue six mois de réformes au Commerce et à l’Industrie. Priorités redéfinies, défis identifiés

 Vers une phase d’accélération

 

En somme, ce consensus marque un point de départ. Désormais, les Nigériens attendent l’exécution de mesures concrètes : renforcement des chaînes d’approvisionnement locales, stimulation de l’entrepreneuriat industriel et consolidation d’une croissance inclusive.

Dans un Niger en pleine mutation, ces orientations pourraient bien façonner un modèle de résilience économique face aux chocs mondiaux.

Guinée : Doumbouya lance sa course à la présidence

Le général Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis le coup d’État de 2021, officialise sa candidature à la présidentielle du 28 décembre. Dans un paysage politique verrouillé, marqué par l’absence de l’opposition, son ascension électorale interroge autant qu’elle inquiète. Tandis que Paris maintient ses liens stratégiques avec Conakry, les voix dissidentes dénoncent une dérive autoritaire et une complaisance diplomatique.

 

Conakry, 4 novembre 2025 – Le général Mamadi Doumbouya, instigateur du coup d’État de 2021 et actuel chef de l’État guinéen, a franchi un cap décisif en déposant sa candidature à l’élection présidentielle du 28 décembre. Ancien officier de la Légion étrangère française, le leader de la transition militaire s’impose comme le favori incontesté d’un scrutin verrouillé, marqué par l’absence flagrante de l’opposition traditionnelle.

Au-delà des enjeux internes, c’est la posture de la France qui intrigue : Emmanuel Macron semble avoir trouvé en Doumbouya un partenaire stratégique pour maintenir l’influence française en Afrique de l’Ouest, quitte à ignorer les zones d’ombre du régime.

 

Doumbouya : une candidature sans surprise dans un paysage verrouillé

 

Âgé de 45 ans, Doumbouya a remis son dossier à la Cour suprême de Conakry, entouré de figures clés de son gouvernement, scellant ainsi des mois de spéculations. Ce dépôt, perçu comme une formalité dans un contexte politique verrouillé, intervient après le référendum constitutionnel de septembre qui a ouvert la voie à cette transition électorale.

Mais les observateurs pointent une liste provisoire de candidats, validée le 13 novembre, où les principaux rivaux – notamment du Rassemblement du peuple guinéen (RPG) – brillent par leur absence. Une configuration qui alimente les soupçons d’un scrutin taillé sur mesure pour le colonel-président, accusé par les Forces vives de la nation de violer la Charte de transition.

 

 Paris, entre pragmatisme et silence diplomatique

 

À Paris, les autorités observent avec une discrétion calculée. Contrairement à la doctrine qui suspend habituellement la coopération militaire après un putsch, la France a maintenu – voire renforcé – ses liens avec Conakry. Les missions de formation pour les forces armées guinéennes se poursuivent, et les échanges techniques en matière de sécurité ont repris dès 2022.

Formé à l’École de guerre française et passé par la Légion, Doumbouya incarne pour l’Élysée un allié fiable dans un Sahel en recomposition, où le Mali et le Burkina Faso ont rompu avec l’ancienne puissance coloniale. Au Quai d’Orsay, on mise sur cette proximité pour sécuriser les flux de bauxite – dont la Guinée détient 25 % des réserves mondiales – et préserver des contrats miniers juteux pour des géants comme Rio Tinto ou Alcoa, souvent associés à des intérêts français.

 

Doumbouya :  répression et dissidence muselée

 

Mais cette alliance diplomatique cache un revers plus sombre. Les opposants au régime, regroupés au sein de coalitions comme le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), dénoncent une répression systématique. Depuis 2021, des dizaines de militants ont disparu dans des circonstances troubles, les manifestations ont été interdites, et l’accès à Internet régulièrement restreint pour étouffer les voix critiques.

Des figures comme Ousmane Gaoual Diallo ou Foniké Menguè, proches du RPG, croupissent en détention sans procès équitable, tandis que la Haute Autorité de la communication (HAC) muselle les médias indépendants. À Paris, le silence sur les droits humains alimente les accusations de complaisance : « Macron ferme les yeux sur la dictature pour garder un pied en Guinée », dénonce un collectif d’ONG dans une pétition relayée sur les réseaux.

 

 Une population guinéenne entre colère et résignation

 

Sur les plateformes comme X (ex-Twitter), les réactions guinéennes fusent : appels au boycott, sarcasmes sur un « scrutin sans surprise », et colère contenue. L’opinion publique oscille entre résignation et indignation.

Des analystes y voient un pari risqué pour la France : en soutenant Doumbouya, Paris pourrait consolider son bastion ouest-africain face à l’influence russe ou chinoise, mais au prix d’une érosion de sa crédibilité morale. « C’est un choix pragmatique, dicté par les intérêts stratégiques, mais qui pourrait se retourner si le général consolide un pouvoir autoritaire », estime un expert en relations franco-africaines interrogé par RFI.

 

À huit semaines du scrutin, la tension monte

 

À huit semaines du vote, la Guinée retient son souffle. Doumbouya, passé de légionnaire à potentat, cherche une légitimité électorale pour asseoir son règne. L’Élysée, de son côté, parie sur un statu quo profitable, espérant que les intérêts miniers et sécuritaires l’emportent sur les murmures de la rue.

Mais dans un pays où la jeunesse bouillonne et l’opposition couve, ce flirt avec l’autoritarisme pourrait bien coûter cher – à la France, à la Guinée, et à l’Afrique tout entière.

Grève étudiante à l’UAM de Niamey : les étudiants défient l’autorité rectorale

L’Université Abdou Moumouni entame son année académique dans un climat de tension. Trois jours de Grève étudiante, du 3 au 5 novembre, ont été décrétés par les représentants étudiants pour dénoncer des réformes jugées injustes, des frais d’inscription en hausse et des conditions d’étude dégradées. Face à une administration inflexible, la jeunesse nigérienne réclame un cadre digne pour apprendre.

 Niamey, 4 novembre 2025 –  L’Université Abdou Moumouni (UAM) entame son année universitaire sous haute tension : un blocage total des enseignements, prévu du 3 au 5 novembre, paralyse l’établissement. Ce bras de fer frontal entre le Comité exécutif de l’Union des Étudiants Nigériens (CE/UEN-UN) et la direction dénonce une accumulation de frustrations et de revendications longtemps ignorées.

Hier matin, les leaders étudiants ont lancé un appel à la mobilisation générale, interrompant cours magistraux, travaux pratiques et évaluations. Leur manifeste, un véritable réquisitoire, met directement en cause les politiques de la direction. Les étudiants pointent du doigt une explosion des frais d’inscription, des retards chroniques dans le calendrier académique, ainsi que des réformes pédagogiques qu’ils jugent « fatales pour l’avenir des apprenants ». À cela s’ajoutent des carences structurelles : absence de transport universitaire, exclusions arbitraires et silence prolongé du ministère de tutelle.

« Nous réclamons un cadre viable pour étudier et grandir, pas un système qui nous étouffe », ont-ils martelé, tout en appelant à une négociation sincère pour sortir de l’impasse.

À Niamey, l’Université Abdou Moumouni est paralysée par une grève étudiante de trois jours. Les étudiants dénoncent des réformes pédagogiques, des frais élevés et des conditions d’étude précaires.
© À Niamey, l’Université Abdou Moumouni est paralysée par une grève étudiante de trois jours. Les étudiants dénoncent des réformes pédagogiques, des frais élevés et des conditions d’étude précaires.

 Réplique administrative : fermeté et disqualification

 

Le professeur Barage Moussa, recteur de l’Université Abdou Moumouni, a réagi sans délai. Dans une note officielle, l’administration a qualifié l’ultimatum d’« irrégulier » et l’a jugé dénué de toute valeur juridique. Elle attribue le document à Issoufou Garba Idrissa, alias « Joli », un étudiant radié le 22 août dernier par décision nᵒ 000966/UAM/R/SG/SCP. Selon les autorités, cette signature invalide les revendications, qu’elles considèrent comme « superflues et infondées ».

Par ailleurs, l’administration a validé les interruptions du 3 novembre sur le plan administratif et a exigé la reprise immédiate des activités, menaçant de sanctions toute entrave non autorisée par les règlements.

 

Grève étudiante à l’UAM de Niamey : une crise récurrente dans un bastion du savoir

 

Ce nouvel épisode de tension n’est pas inédit à l’UAM, fleuron de l’enseignement supérieur nigérien régulièrement secoué par des mouvements corporatistes. Les étudiants, galvanisés par leur nombre et leur exaspération, réclament aussi une refonte globale du système. La direction, campée sur le respect des règles, refuse toute concession.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, mis en cause dans les doléances, reste en retrait. Mais une médiation pourrait s’imposer pour éviter que cette étincelle ne se transforme en brasier.

 

Grève étudiante à l’UAM de Niamey : vers une sortie de crise ou une paralysie prolongée ?

 

Alors que 48 heures de grève restent théoriquement à courir, les regards se tournent vers une issue pacifique. Une médiation constructive pourrait relancer le semestre sur des bases assainies. Faute de quoi, l’université risque une paralysie coûteuse, au détriment de milliers de parcours.

Dans ce creuset de savoir, la voix de la jeunesse nigérienne résonne plus fort que jamais, rappelant que l’éducation ne saurait être un privilège, mais un droit inaliénable.

 

Niamey et la BOAD renforcent leur partenariat multisectoriel

Le Premier ministre Mahaman Ali Lamine Zeine a reçu ce lundi le coordinateur local de la BOAD, Moustapha Diaou, pour une revue stratégique des projets prioritaires du Niger. De l’irrigation agricole à l’autonomie énergétique, en passant par la santé publique et la formation professionnelle, cette rencontre confirme la volonté commune d’accélérer les réformes et de consolider une croissance inclusive, portée par des financements ciblés et une coopération renforcée.

 

Niamey, 3 novembre 2025 – Le Premier ministre nigérien, Mahaman Ali Lamine Zeine, également en charge de l’Économie et des Finances, a présidé ce lundi une réunion de haut niveau avec Moustapha Diaou, coordinateur local de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Ces consultations ont permis de revisiter les grands axes de coopération entre Niamey et l’institution sous-régionale, partenaire historique du développement national.

 

Irrigation, énergie, santé : des priorités ciblées

 

Au cœur des échanges, une revue stratégique des projets phares portés par le gouvernement, à commencer par le renforcement de l’Office National pour les Aménagements Hydro-Agricoles (ONAHA). En effet, ce levier essentiel du Programme de Grande Irrigation, impulsé par le président de la République, vise à convertir les plaines arides en zones agricoles productives, garantes d’une sécurité alimentaire durable. La BOAD s’est engagée à mobiliser des financements conséquents pour accélérer la mise en œuvre de ces aménagements.

Autre dossier abordé : le secteur de l’énergie, avec un accent particulier sur les capacités de la Niger Electricity Company (NIGELEC). Le siège de la BOAD à Lomé, désormais en possession des pièces techniques, entamera l’examen final du dossier afin de débloquer un appui structurant. Les autorités nigériennes considèrent ce projet comme un jalon décisif vers l’autonomie énergétique, dans un contexte régional marqué par des tensions croissantes sur les ressources.

 

Niamey et la BOAD : une coopération multisectorielle en expansion

 

L’entretien a également ouvert des perspectives dans la santé publique et l’enseignement technique. Moustapha Diaou a annoncé une prochaine concertation avec le ministre de la Santé autour d’un programme ambitieux en partenariat avec le Centre de Recherche Médico-Sanitaire (CERMES). Une table ronde est aussi prévue avec le ministre de la Formation Professionnelle pour identifier les besoins en capitaux dans ce secteur clé. Ces pistes témoignent de la volonté de la BOAD de diversifier ses engagements au service des réformes sociétales.

 

Vers une croissance inclusive et souveraine

 

Pour conclure, le Premier ministre a salué la constance et la réactivité de la BOAD, qualifiant cette alliance de « dynamique et structurante ». « Cette synergie pave la voie d’un essor partagé, ancré dans la quête de bien-être collectif », a-t-il affirmé, soulignant l’importance d’un partenariat fondé sur la confiance et l’efficacité.

Dans un Sahel confronté aux défis climatiques et infrastructurels, le renforcement de ces partenariats pourrait propulser le Niger vers une croissance plus inclusive, où irrigation, énergie et compétences humaines deviennent aussi des piliers d’une souveraineté retrouvée. Les prochaines échéances techniques, attendues dans les mois à venir, seront déterminantes pour concrétiser ces ambitions.

 

Le Niger et la Banque mondiale renforcent la finance local

À Niamey, le Premier ministre Mahaman Ali Lamine Zeine a reçu ce lundi une délégation de la Banque mondiale conduite par son représentant résident, Affouda Léon Biaou. Au cœur des échanges : la consolidation du secteur bancaire nigérien à travers un programme d’accompagnement en cours d’élaboration. 

 

 

Niamey, 3 novembre 2025 – Le Premier ministre nigérien, Mahaman Ali Lamine Zeine, également en charge de l’Économie et des Finances, a présidé ce lundi une session de travail stratégique avec une délégation de la Banque mondiale conduite par son représentant résident au Niger, Affouda Léon Biaou. En effet, au cœur des échanges : les leviers à activer pour renforcer la solidité du secteur bancaire national, à travers un programme d’accompagnement en cours de finalisation.

 

Le Niger et la Banque mondiale : un socle financier à consolider pour soutenir la relance

 

Cette rencontre s’est articulée autour d’une initiative dédiée à l’appui du secteur financier, considéré comme un pilier central pour amortir les chocs économiques et stimuler une croissance durable. Le chef du gouvernement a exposé ses priorités en faveur d’une mise en œuvre rapide et efficace du dispositif, conçu pour répondre de manière concrète aux fragilités structurelles du système monétaire nigérien.

« Nous avons examiné les outils nécessaires pour fortifier cette branche vitale et lui insuffler une vitalité nouvelle, fondement d’une expansion saine et d’une sérénité durable », a déclaré M. Zeine, insistant sur l’urgence de solutions pragmatiques, directement arrimées aux besoins du terrain.

 

Une coopération technique au service de la transformation

 

De son côté, Affouda Léon Biaou a salué la qualité du partenariat entre Niamey et l’institution multilatérale, réaffirmant l’engagement de la Banque mondiale à accompagner les autorités dans la construction d’un cadre d’intervention souple, adapté aux réalités locales. « Ce mécanisme ambitionne de propulser le secteur bancaire et les acteurs qui en dépendent, favorisant ainsi un élan économique global et des perspectives élargies pour tous les opérateurs du marché », a-t-il souligné.

De plus, dans un contexte marqué par des réformes structurelles ambitieuses et des contraintes budgétaires persistantes, ce projet pourrait jouer un rôle déterminant dans l’élargissement de l’accès au crédit, la modernisation des infrastructures financières et la dynamisation de l’entrepreneuriat.

 

Vers une finance plus inclusive et résiliente

 

Pour cette raison, les deux parties ont convenu de poursuivre les concertations techniques en vue d’un lancement imminent du programme. Cette nouvelle phase de coopération pourrait marquer un tournant pour le paysage financier nigérien, en posant les jalons d’un système plus inclusif, plus performant et mieux armé pour accompagner la transformation économique du pays.

En conclusion, les regards se tournent désormais vers les prochaines étapes, porteuses d’espoir pour une finance sahélienne plus robuste, au service du développement et de la souveraineté économique du Niger.

Maradi au cœur d’un plan agricole structurant : la BAD annonce un financement majeur pour 2027

La Banque africaine de développement (BAD) annonce un financement stratégique en faveur de la région de Maradi, destiné à améliorer les conditions de vie de plus de deux millions de petits exploitants. Ce projet spécial, porté par le président Abdourahamane Tiani et soutenu par le Premier ministre Mahaman Ali Lamine Zeine, s’inscrit dans une dynamique de refondation nationale et vise à renforcer la souveraineté alimentaire du Niger à l’horizon 2027.

 

Niamey, 3 novembre 2025 – L’agriculture nigérienne s’apprête à franchir un cap décisif. Ce lundi, le vice-président intérimaire de la Banque africaine de développement (BAD), Martin Fregene, a annoncé un financement stratégique en faveur de la région de Maradi, au centre-sud du pays. En effet  Ce soutien vise à transformer les conditions de vie de plus de deux millions de petits exploitants, en leur offrant les moyens d’une productivité renforcée et de revenus durables.

 

Maradi: un projet ciblé, né d’un plaidoyer gouvernemental

 

Cette annonce fait suite à un entretien entre M. Fregene et le Premier ministre nigérien, Mahaman Ali Lamine Zeine, également en charge de l’Économie et des Finances. Le projet trouve son origine dans une récente visite du chef du gouvernement à Abidjan, où il avait salué l’appui de la BAD et plaidé pour un programme spécifique dédié à Maradi, bastion historique de la production vivrière.

« Le ministre a saisi l’occasion pour proposer ce schéma dédié à une zone clé de notre économie rurale », a souligné l’émissaire de la banque panafricaine.

Baptisé « projet spécial », ce plan s’inscrit pleinement dans la stratégie de refondation nationale portée par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani. Par ailleurs, À la tête d’une équipe pluridisciplinaire composée d’experts en cultures, en transformation agroalimentaire et en gestion budgétaire, M. Fregene est arrivé de Côte d’Ivoire pour affiner les modalités de mise en œuvre avec les autorités locales. « Notre groupe élargi est taillé pour décortiquer les enjeux avec le gouvernement, en vue d’un démarrage solide », a-t-il précisé. Mais quel est l’objectif concret ?

Maradi, levier d’une croissance inclusive

 

L’objectif est clair : sortir les familles rurales du piège des vulnérabilités climatiques et économiques. Le programme, dont le lancement est prévu pour 2027, prévoit une analyse approfondie des filières stratégiques – du sorgho au riz, ainsi que des piliers de l’agro-industrie – afin d’identifier les gisements de valeur ajoutée.

« L’idée est de mûrir le dossier pour un impact maximal », a ajouté M. Fregene.

 

Ce partenariat met en lumière le rôle central de Maradi dans l’essor agricole du Niger. L’agriculture irriguée et la diversification des cultures y constituent des atouts majeurs pour catalyser une croissance inclusive. Enfin, le responsable de la BAD a salué la vision du chef de l’État et la détermination du Premier ministre : « Merci à eux pour cette ambition qui propulsera Maradi comme un moteur du progrès national », a-t-il conclu.

 

Une promesse de souveraineté alimentaire

 

En conclusion, ce financement, porté par la Banque africaine de développement et soutenu au plus haut niveau de l’État, incarne une volonté claire : faire de Maradi un pilier de la transformation agricole au Niger. C’est pourquoi, en ciblant les filières stratégiques et en misant sur l’innovation rurale, le projet spécial ouvre une voie vers une souveraineté alimentaire durable, inclusive et résiliente. À l’horizon 2027, les attentes sont fortes : voir les récoltes s’intensifier, les revenus se stabiliser et les communautés rurales devenir les moteurs d’un progrès national enraciné dans la terre et porté par la vision.