Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 59 sur 262

Lycée Kassai et CEG Banizoumbou : immersion ministérielle

« Une semaine, une école » : la ministre de l’Éducation nationale, le Dr Élisabeth Shérif, a effectué une visite de terrain au Lycée Kassai et au CEG Banizoumbou. Entre immersion pédagogique, échanges directs avec les élèves et plaidoyer pour une école inclusive et performante, cette initiative incarne la volonté du gouvernement de rapprocher les politiques éducatives des réalités du terrain.

 

Niamey, 3 novembre 2025 – Dans le cadre de l’opération « Une semaine, une école », la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, a effectué ce lundi une visite de terrain au Lycée Kassai et au Collège d’Enseignement Général (CEG) Banizoumbou. Accompagnée d’une délégation étoffée de son cabinet, elle réaffirme ainsi la volonté du gouvernement de rapprocher les instances décisionnelles des réalités scolaires.

Lycée Kassai et CEG Banizoumbou : une immersion au cœur des établissements publics

 

Dès son arrivée au Lycée Kassai, situé dans la commune emblématique de Niamey 2, la ministre a été accueillie par une foule enthousiaste composée d’élèves, d’enseignants, de responsables régionaux et de l’administrateur délégué local. L’interprétation solennelle des hymnes du Niger et de l’Alliance des États du Sahel a donné le ton d’une journée placée sous le signe de la ferveur nationale et de l’engagement éducatif.

Guidé par les équipes pédagogiques, le Dr Shérif a parcouru les installations du lycée : amphithéâtres bondés, ateliers scientifiques, médiathèque, infirmerie, stade et salles de délibération. Ensuite, l’inspection s’est poursuivie dans les classes du CEG Banizoumbou, intégré au même complexe, où la ministre a échangé directement avec les enseignants et les élèves. Par ailleurs, elle a profité de ces échanges pour délivrer un message fort.

À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.
© À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.
À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.
© À Niamey, la ministre de l’Éducation nationale visite le Lycée Kassai et le CEG Banizoumbou pour renforcer le dialogue entre institutions et écoles publiques.

Une parole forte pour une jeunesse résiliente

 

Au fil des échanges, le Dr Shérif a martelé les valeurs fondamentales d’une jeunesse conquérante : rigueur, assiduité, hygiène et persévérance. « Ces habitudes forgent les fondations d’un Niger résilient et solidaire », a-t-elle déclaré, appelant les élèves à devenir les artisans d’un avenir éclairé par le savoir et l’effort.

 

Ces moments de proximité ont culminé dans une assemblée conclusive réunissant superviseurs, pédagogues, élus municipaux et partenaires éducatifs. La ministre y a exprimé sa reconnaissance pour l’accueil chaleureux et le professionnalisme des équipes, avant d’aborder les défis structurels du système éducatif : combler les lacunes, fluidifier les mécanismes institutionnels et renforcer la synergie entre les acteurs.

 

Lycée Kassai et CEG Banizoumbou : des résultats tangibles et une vision affirmée

 

L’administrateur de Niamey 2 a salué l’engagement personnel de la ministre, soulignant son approche pragmatique et inclusive. Le proviseur du Lycée Kassai – établissement fondé en 1966 et accueillant aujourd’hui 2 463 élèves encadrés par 93 enseignants – a mis en avant les résultats obtenus : 77,08 % de réussite au brevet et 32,66 % au baccalauréat, des indicateurs qui traduisent les efforts conjoints des équipes éducatives.

En effet, cette visite s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, qui place l’école au cœur de la renaissance nationale. Par conséquent, à travers cette opération, le Dr Shérif réaffirme une orientation claire : bâtir une éducation inclusive, exigeante et méritocratique, capable de propulser le Niger vers un développement durable.

 

Pour conclure, au-delà des discours, ces immersions sur le terrain traduisent une volonté de réforme concrète, où chaque élève devient un levier de transformation sociétale.

Saison agricole 2025 : Tahoua mobilise ses leviers face aux menaces rurales

Face à des pertes agricoles dépassant 50 % dans plus de 600 localités, les autorités de Tahoua ont mené une tournée d’évaluation multisectorielle. Entre urgences climatiques, relance des cultures et investissements massifs, la région engage une riposte coordonnée pour sécuriser sa campagne 2025-2026.

 

 

Tahoua, 3 novembre 2025 – Le gouverneur de la région de Tahoua, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, a révélé hier des chiffres alarmants lors de la clôture d’une tournée d’inspection exhaustive : l’évaluation préliminaire de la saison agricole 2025 montre que 602 localités rurales subissent des pertes dépassant 50 % de leur potentiel, affectant près de 1,2 million d’habitants, soit plus d’un cinquième de la population régionale estimée à 5,3 millions.

Une tournée au pas de charge dans les douze départements

 

Du 24 octobre au 1ᵉʳ novembre, l’équipe gouvernementale a sillonné les douze départements de Tahoua pour évaluer les activités agricoles, forestières et pastorales, ainsi que les infrastructures hydrauliques. Objectif : mesurer les effets des intempéries inhabituelles, dialoguer avec les communautés sur les réalités du terrain – des enjeux vétérinaires aux tensions socio-économiques – et aborder les priorités du moment : irrigation, protection des biens, transparence administrative, et encadrement des exportations de grains et d’équidés.

À chaque étape, des échanges nourris ont réuni autorités locales, leaders traditionnels, techniciens et riverains, suivis d’inspections de terrain pour cerner les défis concrets. Parmi les effets les plus marquants des caprices climatiques, des crues soudaines ont submergé 155 communautés, affectant directement quelque 19 000 personnes.

À Tahoua, plus d’un million d’habitants sont exposés à des pertes agricoles majeures. L’État mobilise semences, irrigation et génie rural pour relancer la campagne 2025-2026.
© À Tahoua, plus d’un million d’habitants sont exposés à des pertes agricoles majeures. L’État mobilise semences, irrigation et génie rural pour relancer la campagne 2025-2026.

Tahoua : des réponses ciblées face aux urgences agricoles

 

Malgré ces aléas, l’État et ses partenaires techniques ont mobilisé des ressources substantielles : 232 tonnes de semences certifiées, 16 tonnes d’engrais minéraux et 2 284 paquets de traitements antifongiques, pour un financement global de plus de 208 millions de francs CFA. Les perspectives de récolte varient : d’encourageantes à satisfaisantes dans les districts de Madaoua et Konni, plus modestes dans les dix autres arrondissements, y compris Tahoua-ville.

 

Le secteur de l’élevage bénéficie également d’un appui renforcé, avec près de 757 millions de francs CFA investis dans la santé animale et les infrastructures connexes. Les pâturages naturels présentent un couvert végétal globalement robuste, malgré quelques disparités locales, assurant un bon état physique du cheptel, notamment dans les zones d’élevage nomade, et des conditions commerciales favorables pour les bergers.

À Tahoua, plus d’un million d’habitants sont exposés à des pertes agricoles majeures. L’État mobilise semences, irrigation et génie rural pour relancer la campagne 2025-2026.
© À Tahoua, plus d’un million d’habitants sont exposés à des pertes agricoles majeures. L’État mobilise semences, irrigation et génie rural pour relancer la campagne 2025-2026.

Écologie, hydraulique, génie rural : des chantiers structurants

 

Par ailleurs, l’écologie régionale a été soutenue par une série d’initiatives : préservation des sols, assainissement des points d’eau, multiplication de boutures, lutte contre les espèces invasives, prévention des incendies et régénération forestière guidée. Ces efforts ont généré 16 383 emplois temporaires et injecté 4,23 milliards de francs CFA dans l’économie locale.

Côté ressources en eau, les investissements publics et privés culminent à 6,79 milliards de francs CFA, dont 1,24 milliard dédié à l’hygiène publique. Les comités départementaux ont balisé des zones constructibles pour éviter les conflits fonciers.

Dans le génie rural, les chantiers achevés ont absorbé 1,43 milliard de francs CFA, tandis que les projets en cours nécessitent 1,57 milliard supplémentaire. Pour les outils agricoles et la sauvegarde des terrains, les enveloppes engagées s’élèvent respectivement à 3,49 milliards et 2,88 milliards.

Le grand chantier de l’irrigation prévoit une enveloppe colossale de 12,9 milliards de francs CFA pour aménager 3 602 hectares neufs, complétés par 4 156 hectares de parcelles communautaires à petite échelle.

 

Tahoua : vers une relance maîtrisée de la campagne 2025-2026

 

Sur le front alimentaire, la conjoncture s’améliore grâce à la baisse des prix des denrées de base, soutenue par des ventes subventionnées, des aides gratuites ciblées et un embargo sur les exportations transfrontalières.

Finalement, la conférence de restitution s’est conclue sur une série de mesures concrètes pour fluidifier la prochaine vague de cultures sous goutte-à-goutte. Les participants ont salué le zèle des forces de défense et de sécurité, garantes de l’ordre public, et exprimé leur reconnaissance envers les élites locales, les bailleurs et les citoyens pour leur engagement collectif au service du progrès et de la stabilité régionale.

Si ces avancées se confirment, elles pourraient atténuer les incertitudes qui planent sur cette année agricole hautement prometteuse.

 

Niger : Passation de commandement à la Zone de Défense n°2 d’Agadez

 

Le chef d’état-major de l’Armée de Terre, le général Maman Sani Kiaou, a effectué ce lundi une visite officielle à Agadez pour superviser la passation de commandement dans la Zone de Défense nᵒ 2. Dans un contexte sécuritaire tendu, cette opération symbolique renforce les liens entre le haut commandement et les unités déployées aux confins sahéliens.

 

Agadez, 3 novembre 2025 – Dans un geste fort de continuité et de consolidation des chaînes de commandement, le général de brigade Maman Sani Kiaou, chef d’état-major de l’Armée de Terre, a atterri ce lundi matin à l’aéroport international Mano Dayak d’Agadez pour une visite officielle centrée sur la transition à la tête de la Zone de Défense numéro 2.

Une arrivée sous haute escorte

 

Une délégation tripartite, composée du gouverneur de la région Ibra Boulama Issa, de Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, sultan de l’Aïr, ainsi que de représentants des autorités locales et des forces armées, a accueilli avec les honneurs le haut gradé dès son arrivée. Cette mise en scène protocolaire souligne l’importance stratégique de l’opération, dans une région où Agadez demeure un pivot sécuritaire essentiel pour la stabilité nationale.

À Agadez, le général Kiaou supervise la passation de commandement dans la Zone de Défense n°2, au cœur des enjeux sécuritaires sahéliens.
© À Agadez, le général Kiaou supervise la passation de commandement dans la Zone de Défense n°2, au cœur des enjeux sécuritaires sahéliens.

Passation de commandement dans la Zone n°2

 

Au cœur de cette mission : la supervision d’une cérémonie solennelle consacrant le passage de relais au sein de la Zone de Défense nᵒ 2. Le colonel Djibrilla Mamoudou Idrissa, en fin de mandat après une période marquée par de lourds défis opérationnels, a officiellement transmis ses responsabilités au colonel Samaila Tahirou. Ainsi, la passation, empreinte des rites militaires traditionnels, s’est déroulée sous la présidence directe du général Kiaou, garant d’une transition fluide et exemplaire.

Par ailleurs, l’événement a rassemblé un parterre distingué : autorités administratives, chefs d’unités de défense et de sécurité – avec en tête le gouverneur Issa –, figures emblématiques comme le sultan de l’Aïr, et les conjoints des militaires, venus témoigner leur soutien. Cette présence civile et familiale a aussi ajouté une dimension humaine à la cérémonie, rappelant le rôle crucial des proches dans la résilience des troupes.

À Agadez, le général Kiaou supervise la passation de commandement dans la Zone de Défense n°2, au cœur des enjeux sécuritaires sahéliens.
© À Agadez, le général Kiaou supervise la passation de commandement dans la Zone de Défense n°2, au cœur des enjeux sécuritaires sahéliens.

Un nouveau commandement face aux défis sahéliens

 

À l’issue des formalités, le colonel Samaila Tahirou, désormais aux commandes de cette zone sensible, a été chaleureusement félicité par l’assemblée. Ces marques d’estime, venues des sphères civile et militaire, traduisent une confiance partagée en sa capacité à relever les défis à venir, notamment dans la lutte contre les menaces asymétriques qui persistent aux confins sahéliens.

La visite du chef d’état-major s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre le haut commandement et les théâtres d’opérations périphériques, à un moment où le Niger renforce ses dispositifs de défense territoriale. Les regards se tournent désormais vers les premières initiatives du nouveau commandant, dans une région où chaque relais de pouvoir influe sur l’équilibre sécuritaire national.

Tanzanie : après le scrutin, le chaos

Deux jours après les élections générales, la Tanzanie s’enfonce dans une crise d’une rare intensité. Entre violences meurtrières, accusations de fraude et silence des autorités, le pays vacille. L’opposition dénonce une dérive autoritaire, tandis que la communauté internationale appelle à la retenue.

 

Dar es-Salaam, 31 octobre 2025 – Deux jours à peine après les élections présidentielles et législatives du 29 octobre, la Tanzanie s’enfonce dans une spirale de violences sans précédent. Des affrontements meurtriers entre manifestants et forces de l’ordre ont embrasé les grandes villes, laissant derrière eux un paysage de deuil et de désolation. Tandis que l’opposition dénonce une fraude électorale massive, le bilan humain s’alourdit, et la communauté internationale appelle à la retenue dans un climat de plus en plus oppressant.

Le principal parti d’opposition, Chadema, tire la sonnette d’alarme avec un décompte glaçant : près de 700 morts recensés à travers le pays, selon les relevés effectués par ses militants dans les établissements hospitaliers. À elle seule, Dar es-Salaam concentrerait 350 décès, tandis que Mwanza en déplorerait plus de 200. Ces chiffres, bien que non officiels, trouvent un écho dans les confidences d’une source sécuritaire, qui évoque un ordre de grandeur similaire sans les confirmer.

Du côté des autorités, le silence est total. Aucune déclaration officielle n’a été émise, laissant place à une communication verrouillée face à l’escalade. Les ONG, telles qu’Amnesty International, avancent prudemment un minimum de 100 victimes, tandis que les Nations Unies, confrontées à des restrictions d’accès dans les zones sensibles, ne confirment qu’une poignée de cas.

« Les vérifications sont entravées par une surveillance accrue des centres de santé », déplorent des porte-parole onusiens, pointant du doigt les patrouilles militaires qui quadrillent les abords des hôpitaux.

La Tanzanie s’enfonce dans une crise post-électorale marquée par des violences meurtrières, des accusations de fraude et un silence gouvernemental inquiétant. L’opposition et la communauté internationale appellent à la transparence et au dialogue.
© La Tanzanie s’enfonce dans une crise post-électorale marquée par des violences meurtrières, des accusations de fraude et un silence gouvernemental inquiétant. L’opposition et la communauté internationale appellent à la transparence et au dialogue.
La Tanzanie s’enfonce dans une crise post-électorale marquée par des violences meurtrières, des accusations de fraude et un silence gouvernemental inquiétant. L’opposition et la communauté internationale appellent à la transparence et au dialogue.
© La Tanzanie s’enfonce dans une crise post-électorale marquée par des violences meurtrières, des accusations de fraude et un silence gouvernemental inquiétant. L’opposition et la communauté internationale appellent à la transparence et au dialogue.

Un scrutin contesté, catalyseur de la colère

 

La flambée de violence trouve ses racines dans un processus électoral jugé biaisé dès ses prémices. Chadema, exclu du scrutin pour avoir rejeté un code de déontologie jugé partial, a vu son président Tundu Lissu incarcéré pour trahison. Un autre candidat de l’opposition a été invalidé à la dernière minute, alimentant les soupçons de manipulation. « Ce n’était pas une élection, mais une mascarade orchestrée », dénonce un communiqué du parti, qui réclame la mise en place d’un exécutif intérimaire pour restaurer la confiance démocratique.

Dans les rues, la colère s’est matérialisée par des barricades, des incendies de postes de police, de véhicules officiels et même d’une station-service en plein centre de Dar es-Salaam. La riposte des autorités a été immédiate : tirs à balles réelles, gaz lacrymogènes et charges massives pour rétablir l’ordre. Un couvre-feu strict a été décrété dans la capitale, et l’accès à Internet suspendu, officiellement pour des raisons de « sécurité nationale », afin de freiner la diffusion de témoignages et d’images.

Pourtant, certaines localités périphériques offrent un contraste saisissant. Des témoins rapportent une posture plus mesurée des forces de l’ordre, cantonnées à un rôle d’observation et privilégiant le dialogue informel avec les communautés. Ces îlots de calme tranchent avec les scènes d’affrontements frontaux dans les grandes agglomérations, révélant une gestion sécuritaire à géométrie variable.

 

 

La Tanzanie : une nation sous tension, un avenir en suspens

 

Ce vendredi matin, la Tanzanie se réveille sous le poids du deuil. Les morgues débordent, les hôpitaux peinent à absorber les blessés, et une atmosphère de terreur diffuse s’installe dans les régions les plus touchées. Les familles endeuillées, privées de cérémonies publiques, réclament justice, tandis que les survivants luttent dans un système de santé déjà fragilisé.

À l’international, les réactions restent timides. Washington et plusieurs capitales européennes expriment une « profonde préoccupation », appelant à une enquête indépendante et à la libération des détenus politiques. L’Union africaine pourrait convoquer une session d’urgence, mais pour l’heure, la solidarité continentale semble en veilleuse. « La Tanzanie, jadis modèle de stabilité, risque de devenir un cas  de dérive autoritaire », analyse un expert en gouvernance à l’Institut des Études de Sécurité de Pretoria.

Au-delà des chiffres et des barricades, cette crise soulève une question cruciale : la démocratie tanzanienne peut-elle survivre à ce séisme politique ? Relâcher la pression médiatique, engager un dialogue inclusif et restaurer la transparence électorale apparaissent comme des impératifs pour éviter un embrasement régional. Tandis que le soleil se couche sur Dar es-Salaam, l’Histoire, attentive, attend la suite de ce chapitre tragique.

 

Niamey et N’Djamena relancent leur partenariat stratégique

Le Premier ministre nigérien Ali Lamine Zeine a entamé une visite diplomatique à N’Djamena pour relancer la Grande Commission Mixte de Coopération entre le Niger et le Tchad. Une rencontre stratégique qui vise à renforcer les liens bilatéraux face aux défis sécuritaires et économiques du Sahel. C’est une preuve de l’importance accordée à la solidarité régionale.

 

N’Djamena, 31 octobre 2025 Dans un geste fort de rapprochement bilatéral, le Premier ministre nigérien Ali Lamine Zeine, également en charge de l’Économie et des Finances, a foulé le sol tchadien ce vendredi pour une mission diplomatique de haut niveau. À la tête d’une délégation gouvernementale de premier plan, il a donné le coup d’envoi des travaux de la Grande Commission Mixte de Coopération, un cadre stratégique destiné à revitaliser les relations entre Niamey et N’Djamena face aux défis régionaux partagés.

Aux côtés de Zeine figuraient des piliers de l’exécutif nigérien : le colonel-major Abdourahamane Amadou, ministre des Transports et de l’Aviation Civile, et Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de l’extérieur. De plus, conseillers techniques et hauts fonctionnaires complétaient cette délégation, mobilisée afin de dessiner les contours d’un partenariat ambitieux dans les domaines des infrastructures, du commerce et de la sécurité.

Dialogue stratégique et accueil protocolaire

 

Dès son arrivée à l’aéroport international Hassan Djamous, Ali Lamine Zeine a été accueilli avec les honneurs par son homologue tchadien, l’ambassadeur Allah Maye Halina, Premier ministre et chef du gouvernement. Les échanges initiaux, empreints de cordialité, ont donné le ton d’une journée placée sous le signe du dialogue franc et constructif. Une première rencontre bilatérale, tenue dans le salon protocolaire de l’aéroport, a permis aux deux chefs de gouvernement d’aborder les priorités immédiates avant de rejoindre le ministère tchadien des Affaires étrangères pour l’ouverture officielle de la commission.

C’est dans ce cadre institutionnel que Zeine et Halina ont lancé les travaux de ce mécanisme historique, conçu pour structurer les échanges entre les deux voisins sahéliens. « Cette rencontre n’est pas qu’une formalité ; elle pave la voie d’une alliance proactive contre les instabilités qui nous menacent tous », a confié une source diplomatique nigérienne, évoquant notamment les perspectives d’une intégration économique renforcée et d’une coopération sécuritaire accrue.

 

 La Grande Commission Mixte : une coopération résiliente face aux défis du Sahel

 

En outre, au-delà des discours et des gestes protocolaires, cette visite s’inscrit dans une dynamique de reconstruction post-crise pour le Sahel. Le Niger et le Tchad, liés par des frontières poreuses et confrontés à des menaces sécuritaires similaires, misent sur cette plateforme pour accélérer des projets concrets : développement des corridors routiers, interconnexion énergétique, formation des jeunes, gestion durable des ressources hydriques. Par ailleurs, des accords bilatéraux, attendus en clôture de session, pourraient formaliser des engagements chiffrés pour les années à venir.

Pour ce qui est du contexte, cette escale tchadienne s’inscrit dans la continuité d’une diplomatie régionale offensive portée par Niamey sous la Transition. Du côté de N’Djamena, l’accueil chaleureux orchestré par Halina témoigne de la volonté du Tchad de consolider son rôle de pivot ouest-africain. Les observateurs espèrent que les échanges, enrichis par des ateliers thématiques tout au long de la journée, déboucheront par conséquent sur une feuille de route opérationnelle, loin des simples déclarations d’intention.

En conclusion, alors que les délégations poursuivent leurs négociations, cette rencontre bilatérale rappelle qu’au cœur d’un Sahel tourmenté, la solidarité interétatique demeure l’outil le plus puissant. Les conclusions de cette commission, attendues demain, pourraient bien redessiner les contours d’une sous-région plus unie, plus résiliente et tournée vers l’avenir.

 

Niger : la Garde Nationale forme sa première unité spécialisée en drones

La Garde Nationale du Niger franchit un cap technologique avec la sortie de sa première promotion de spécialistes en drones. Une formation inédite, clôturée au Camp Abdou Garba, qui marque l’entrée officielle de ces outils dans les stratégies de défense du pays. Par conséquent, cette évolution est stratégique pour la sécurité régionale.

 

Niamey, 31 octobre 2025 – La Garde Nationale du Niger (GNN) franchit une étape majeure dans la modernisation de ses capacités opérationnelles. Hier, l’institution célèbre la sortie officielle de sa toute première promotion de spécialistes en drones, à l’issue d’une formation pionnière clôturée la veille au Camp Abdou Garba.

Placée sous la supervision du commandant Cissé, directeur par intérim des Statistiques et de la Formation, cette remise de certificats de spécialité (CS1, option Drone) incarne une volonté affirmée d’adapter les outils de défense aux réalités sécuritaires contemporaines. En effet, « cette étape renforce notre arsenal opérationnel et prépare nos équipes à des scénarios complexes », confie une source interne à la GNN, dans un contexte régional marqué par des menaces hybrides.

 

La Garde Nationale du Niger forme sa première unité de spécialistes en drones. Une avancée technologique majeure pour renforcer la sécurité et moderniser les capacités opérationnelles du pays.
© La Garde Nationale du Niger forme sa première unité de spécialistes en drones. Une avancée technologique majeure pour renforcer la sécurité et moderniser les capacités opérationnelles du pays.

Des compétences techniques au service de la sécurité

 

Durant plusieurs semaines, les formateurs ont initié les stagiaires aux techniques de pilotage et d’exploitation de drones civils à usage professionnel. Dorénavant, ces appareils, intégrés aux missions de terrain, permettront une surveillance renforcée, des opérations de repérage ciblées et une réactivité accrue en cas d’urgence. Ceci représente un atout stratégique pour couvrir efficacement des zones vastes et vulnérables, tout en limitant l’exposition des agents.

 

Une stratégie nationale de montée en compétence

 

Première du genre au sein de la GNN, cette formation illustre clairement l’engagement des autorités nigériennes à doter leurs forces de sécurité d’expertises techniques avancées. En plus, elle s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités, où l’innovation technologique se conjugue à la formation humaine pour une défense plus agile et plus efficace. Par conséquent, les nouveaux pilotes, issus de profils variés, seront mobilisés dès les prochaines opérations.

La Garde Nationale à l’avant-garde sécuritaire

 

Au-delà de l’aspect technique, cette initiative témoigne de l’ambition du Niger de bâtir une défense proactive, adaptée aux enjeux du XXIᵉ siècle. Alors même que le pays poursuit ses efforts pour consolider sa souveraineté, de telles avancées pourraient inspirer d’autres institutions et partenaires régionaux. En conclusion, en intégrant les drones à son dispositif, la GNN se positionne comme un acteur clé dans la lutte contre l’insécurité, alliant tradition militaire et innovation numérique pour un avenir plus serein.

 

Hydrocarbures : le Niger et le Venezuela explore des pistes de coopération

Le chef de l’État  Abdourahamane Tiani a reçu le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour une audience stratégique. Objectif : poser les bases d’une coopération Sud-Sud dans le secteur pétrolier, entre expertise vénézuélienne et ambition nigérienne de souveraineté énergétique.

 

Niamey, 30 octobre 2025 – Ce jeudi, au palais présidentiel de Niamey, le général d’armée Abdourahamane Tiani, chef de l’État, a reçu en audience Martinez Navarro Jovanny José, vice-ministre vénézuélien du Pouvoir Populaire pour les Hydrocarbures et le Pétrole. Accompagné d’une délégation officielle, le représentant de Caracas a échangé avec le président en présence d’un aréopage gouvernemental, dans une atmosphère cordiale mais résolument stratégique.

 

À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques
© À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques

Hydrocarbures : une rencontre au cœur des enjeux pétroliers

 

Au menu des discussions : les opportunités de coopération dans le secteur des ressources fossiles. Le Niger, riche en potentiel hydrocarboné mais encore en phase d’exploration, voit dans le Venezuela — géant mondial du pétrole fort de décennies d’expertise — un partenaire technique et financier capable d’accélérer ses ambitions extractives et de raffinage.

« Ces discussions ouvrent la voie à des échanges concrets, tant sur le plan technologique que sur le plan des investissements », confie le vice-ministre vénézuélien, soulignant ainsi l’intérêt mutuel pour une souveraineté énergétique renforcée face aux incertitudes du marché mondial.

 Une délégation de haut niveau autour du chef de l’État

 

Autour du président Tiani, plusieurs figures clés du gouvernement ont pris part aux pourparlers : Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier Ministre chargé de l’Économie et des Finances ; Bakary Yaou Sangaré, Ministre des Affaires étrangères ; le Dr Soumana Boubacar, directeur de cabinet et porte-parole du gouvernement ; Salim Mahamadou Gado, son adjoint ; Illo Adani, conseiller diplomatique ; et AbdoulKarim Mohamed Ali, secrétaire général du ministère du Pétrole.

Cette configuration témoigne de l’importance stratégique accordée à ces tractations, qui pourraient déboucher sur des accords de formation, de transfert de technologies, ou encore sur des projets conjoints dans le domaine de l’exploration et du raffinage.

À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques
© À Niamey, le président Tiani reçoit le vice-ministre vénézuélien des Hydrocarbures pour renforcer les liens énergétiques

Vers une alliance Sud-Sud pour l’or noir

 

Dans un contexte de refondation marqué par une redéfinition des alliances, le Niger opère un pivot diplomatique vers des partenariats alternatifs. Cette visite vénézuélienne s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud, fondée sur la complémentarité des ressources et des expertises.

Le Venezuela, malgré ses défis internes, dispose d’un savoir-faire reconnu en matière d’exploration offshore et de gestion de gisements complexes — des compétences potentiellement transposables aux bassins nigériens du sud et de l’est.

Les deux parties ont évoqué des pistes concrètes : assistance technique pour les forages, partage d’expériences en raffinage, et même des échanges sur la transition énergétique, avec le gaz naturel comme levier stratégique. « C’est un signal fort de solidarité entre nations productrices », analyse un expert local, estimant que ces liens pourraient réduire la dépendance aux circuits dominés par les majors occidentales.

 

Hydrocarbures : un horizon énergétique partagé

 

À l’issue de l’audience, les délégations ont exprimé leur optimisme quant à une concrétisation rapide des échanges. Dans un monde énergétique en pleine recomposition, entre tensions géopolitiques et impératifs climatiques, cette rencontre pourrait bien poser les fondations d’une alliance inattendue — où le sable du Sahel dialogue avec les marais du lac Maracaibo.

Il reste à transformer les intentions en accords : les observateurs attendent désormais des annonces formelles dans les semaines à venir, pour que cette poignée de main devienne un pipeline de prospérité partagée.

 

Niamey : le ministre du Commerce en tournée pour le Made in Niger

Du lait aux hydrocarbures, en passant par le recyclage et les fournitures scolaires, le ministre du Commerce et de l’Industrie a parcouru sept sites de production à Niamey. Objectif : valoriser le « Made in Niger », écouter les acteurs de terrain et activer les leviers d’une souveraineté économique durable.

 

Niamey, 30 octobre 2025 – Du 28 au 29 octobre, Abdoulaye Seydou a sillonné sept unités de production aux côtés de ses collaborateurs et de représentants de l’Agence nationale de la main-d’œuvre et de l’emploi (ANMC). De l’agroalimentaire au recyclage, et ce en passant par l’énergie, cette tournée illustre un engagement gouvernemental fort en faveur de la souveraineté industrielle.

Le ministre du Commerce : une immersion directe dans les ateliers

 

Le ministre a visité des fleurons du tissu industriel nigérien : Niger Lait S.A. (produits laitiers), UNIS NIGER (savons), Oriba Food (mayonnaises), Oriba Jus (sodas), ECO WASTE SOLUTION (recyclage plastique), AHK Hydrocarbure Gaz (combustibles gazeux) et Niger Craie Production (fournitures scolaires). Loin des discours, ces escales ont permis de prendre le pouls des ateliers, d’observer les conditions de travail, d’écouter les dirigeants et de jauger la qualité des chaînes de production.

« C’est un geste concret pour valoriser nos savoir-faire et transformer le ‘Made in Niger’ en atout compétitif », a commenté un cadre du ministère. Les échanges ont été francs : gratitude pour la proximité, mais aussi appels à l’aide face aux défis logistiques, énergétiques et réglementaires. Les industriels ont cependant mis en avant des avancées notables en matière d’innovation et de rigueur professionnelle.

 

À Niamey, le ministre du Commerce visite sept sites industriels pour soutenir la production locale et renforcer la souveraineté économique du Niger.
© À Niamey, le ministre du Commerce visite sept sites industriels pour soutenir la production locale et renforcer la souveraineté économique du Niger.

Des mesures fortes pour développer le local

 

À l’issue de cette tournée, le ministre a dressé un bilan optimiste, porté par deux leviers majeurs. D’une part, la sixième édition de la campagne « Consommer Local » initiée par l’UEMOA. D’autre part, les récentes décisions du Conseil des ministres du 22 octobre : une ordonnance imposant des quotas sur les importations concurrentes, et un décret rendant obligatoire l’achat de produits nationaux par les institutions publiques.

« Ces outils protègent notre marché et garantissent des débouchés stables aux acteurs locaux », a-t-il affirmé, avant de lancer un défi aux entrepreneurs : « Le gouvernement a rempli sa part ; à vous, désormais, de garantir l’abondance, la qualité irréprochable et des prix accessibles. C’est ainsi que nous réduirons les importations, renforcerons notre compétitivité et concrétiserons la vision du président de la République, le général Abdourahamane Tiani. »

Le ministre a réitéré l’engagement des autorités de la Refondation : faciliter l’investissement, encourager la transformation locale et améliorer le quotidien des citoyens. « Privilégier le local est un choix stratégique autant que civique », a-t-il martelé, appelant chaque Nigérien à adopter ce réflexe patriotique.

À Niamey, le ministre du Commerce visite sept sites industriels pour soutenir la production locale et renforcer la souveraineté économique du Niger.
© À Niamey, le ministre du Commerce visite sept sites industriels pour soutenir la production locale et renforcer la souveraineté économique du Niger.

Vers une chaîne de valeur inclusive et durable

 

Ces visites s’inscrivent d’ailleurs dans une stratégie plus large : bâtir un patriotisme économique concret. En soutenant les PME et les industries émergentes, le gouvernement mise sur la création d’emplois stables et la diversification des filières, loin de la dépendance aux matières premières brutes.

Des observateurs saluent cette approche, car elle pourrait stimuler une croissance inclusive, où les usines locales deviennent des moteurs de prospérité partagée. À l’heure où l’UEMOA accélère l’intégration régionale, le Niger semble prêt à jouer sa partition avec panache. Il ne reste plus qu’aux consommateurs et aux investisseurs à suivre le tempo : le « Consommer Local » n’est plus un slogan, mais un levier stratégique pour un avenir plus autonome.

 

Festival de l’Aïr 2025 : Agadez affine ses préparatifs

À quelques semaines du Festival de l’Aïr, le gouverneur d’Agadez mobilise les forces vives pour affiner les préparatifs. Sécurité, logistique, rayonnement culturel : la 17ᵉ édition s’annonce comme un symbole de résilience et de fierté touarègue.

 

Agadez, 30 octobre 2025 – Mercredi après-midi, le gouverneur de la région d’Agadez, le général de division Ibra Boulama Issa, a réuni les forces vives impliquées dans l’organisation de l’édition 2025. En sa qualité de président du Comité Technique Régional d’Appui à l’Organisation, il a dirigé une session stratégique au gouvernorat, avec un mot d’ordre : affiner chaque détail afin de faire de cette 17ᵉ édition un hommage éclatant à l’héritage touareg.

 

Festival de l’Aïr 2025 : une concertation pour accorder les ambitions

 

Autour de la table, présidents et vice-présidents de commissions ont passé en revue la feuille de route, jalon par jalon. « C’est le moment de synchroniser nos efforts pour que chaque détail concoure à un succès retentissant », a martelé le gouverneur, en écho aux directives nationales. L’objectif est clair : faire du festival bien plus qu’une fête — il doit devenir un levier de rayonnement culturel, identitaire et économique pour toute la région.

Les échanges ont également porté sur des aspects concrets : logistique, partenariats, et coordination des équipes. Le général Issa, en chef d’orchestre pragmatique, a apporté des réponses immédiates. Le point fort de la réunion fut l’annonce d’un dispositif sécuritaire validé le jour même par le Conseil Régional de Sécurité. Ce plan global prévoit donc une surveillance renforcée et une coordination interservices, afin de garantir un environnement serein. « La sécurité des participants est non négociable », a-t-il insisté, dans un contexte sahélien où la vigilance reste de mise.

 

Des figures clés mobilisées autour du projet

 

La réunion a rassemblé des personnalités de premier plan, ce qui témoigne de l’ampleur interinstitutionnelle de l’événement. Le secrétaire général de la région, celui de la commune urbaine d’Agadez, le représentant du Sultan de l’Aïr — gardien des traditions — ainsi que le directeur régional du Tourisme et de l’Artisanat ont conjugué leurs expertises. Une telle synergie entre mémoire ancestrale et gouvernance moderne sert un festival qui ambitionne de faire vibrer le désert.

 

Un festival entre résilience et rayonnement

 

Prévue pour fin novembre, cette 17ᵉ édition attend des milliers de visiteurs venus des quatre coins du monde. Elle célèbre les arts, les musiques et l’artisanat touaregs, tout en portant l’espoir d’un rebond touristique dans une région fragilisée par les défis sécuritaires.

Grâce à cette dynamique collective, Agadez se positionne comme un bastion de résilience culturelle, où le sable du Ténéré continue de raconter des histoires d’unité, de fierté et d’avenir. Les prochaines semaines s’annoncent décisives, mais déjà, l’élan est donné pour un festival qui s’annonce inoubliable.

 

Sécurité routière à Niamey : tricycles traqués, gares pirates évacuées

Sécurité routière à Niamey , les autorités passent à l’offensive contre le chaos routier. Tricycles interdits, gares pirates démantelées, contrôles renforcés : une opération coup de poing pour restaurer l’ordre et protéger les usagers dans une capitale en pleine effervescence.

 

Niamey, 30 octobre 2025—  Ce jeudi, les principales artères de Niamey ont été investies par des équipes du service des Transports Urbains, sous la houlette de leur directeur. Objectif : traquer les pratiques dangereuses qui mettent en péril la vie des usagers et paralysent la circulation. Dans une ville où les embouteillages et les accidents font désormais partie du quotidien, cette opération marque une offensive musclée pour rétablir l’ordre — et la prudence — sur les routes… ou plutôt sur les guidons.

Vérifications ciblées, sécurité renforcée

 

Menée avec discrétion sur des points névralgiques — marchés, grands axes, carrefours stratégiques — l’opération a ciblé les véhicules, les conducteurs et les flux de passagers. En ligne de mire : les tricycles motorisés utilisés pour le transport de personnes, une pratique formellement interdite par la réglementation. Agiles mais instables, ces engins sont souvent à l’origine de chutes, de collisions frontales et de surcharges dangereuses.

« Nous agissons pour le bien de tous : conducteurs, piétons et voyageurs », martèle une source au sein du service. Désormais, les contrevenants s’exposent à des amendes dissuasives et à la saisie immédiate de leur engin. Le message est clair : « Privilégiez les moyens homologués, comme les taxis collectifs ou les bus, pour éviter les pièges du non-respect du Code de la route. »

Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.
© Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.

 Démantèlement des points chauds : vers une ville désengorgée

 

Par ailleurs, les équipes ont ciblé les installations sauvages qui transforment les trottoirs en zones de chaos : arrêts improvisés, « gares pirates » aux abords des souks et quartiers animés. Véritables nœuds gordiens du trafic, ces points anarchiques favorisent les stationnements illicites et les bousculades. Leur évacuation progressive vise ainsi à rediriger les flux vers des zones dédiées, sécurisées et mieux organisées.

Ces actions s’inscrivent dans un vaste plan de modernisation urbaine, où la sécurité ne se limite plus aux slogans. Avec une population en pleine expansion et un parc automobile en constante croissance, Niamey ne peut plus tolérer ces poches de désordre qui freinent l’économie locale et mettent également en danger les plus vulnérables — enfants, femmes, piétons.

Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.
© Sécurité routière à Niamey : tricycles interdits, gares pirates évacuées, les autorités frappent fort pour fluidifier le trafic et protéger les usagers.

Sécurité routière à Niamey : une responsabilité partagée pour des routes apaisées

 

À l’issue des contrôles, les autorités appellent à une mobilisation citoyenne. « La sécurité au volant est l’affaire de chacun : respectons les règles pour que nos rues redeviennent des espaces de vie, pas de drame », insistent-elles. Des campagnes de sensibilisation sont prévues dans les prochains jours : spots radio, ateliers communautaires, actions de proximité pour ancrer les bons réflexes.

En somme, dans une capitale où les klaxons et les freinages d’urgence rythment encore trop les journées, cette initiative pourrait bien être le déclic. Reste à voir si les effets perdureront au-delà des patrouilles. Pour l’heure, Niamey respire un peu mieux — en attendant que la discipline devienne la norme. Ensemble, pour des trajets sereins et des vies préservées.