Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 86 sur 283

Niger : Politique Numérique 2026-2035 remise au Ministre Salatou

Le Niger franchit un cap numérique. Le Secrétaire général M. Mashoul Abdoul Nasser a officiellement remis au Ministre Adji Ali Salatou le document stratégique de la Politique Nationale de Développement du Numérique (PNDN) 2026-2035, marquant le lancement d’un plan décennal crucial pour l’inclusion digitale du pays.

 

Niamey, 14 octobre 2025 – Dans un élan décisif pour ancrer le Niger dans l’ère numérique, le Secrétaire général du Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Mashoul Abdoul Nasser, a officiellement remis hier, lundi 13 octobre, le document de la Politique Nationale de Développement du Numérique (PNDN) 2026-2035 au Ministre Adji Ali Salatou.

C’est une étape clé de la refondation nationale impulsée par le président Abdourahmane Tiani, qui vise à transformer le paysage digital du pays, où la pénétration internet avoisine encore les 23,2 % de la population en ce début d’année.

Le Ministre nigérien Adji Ali Salatou reçoit un document sur la Politique Nationale de Développement du Numérique 2026-2035
© Le Ministre nigérien Adji Ali Salatou reçoit un document sur la Politique Nationale de Développement du Numérique 2026-2035

Politique Numérique 2026-2035 : un cadre stratégique inclusif pour la transformation digitale

 

La cérémonie, tenue au siège du ministère, s’est déroulée en présence d’un aréopage d’autorités et d’experts, dont M. Iro Adamou, président de la Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel, et Mme Anne-Rachel Marcel Inné, directrice générale de l’Agence Nationale pour la Société de l’Information.

Par ailleurs, ce document, fruit de plus de deux mois de labeur intensif – mêlant sessions en présentiel et à distance – d’un comité d’experts, se veut un cadre stratégique participatif et inclusif. « Il est conçu pour renforcer la capacité du Niger à s’inscrire durablement dans la transformation numérique mondiale », a expliqué M. Abdoul Nasser, soulignant ainsi comment cette politique aborde les enjeux de connectivité, de cybersécurité et d’inclusion digitale.

Politique Numérique 2026-2035 : un Comité Ad’hoc pour l’accès universel

 

En le réceptionnant, le Ministre Adji Ali Salatou a salué « les efforts des experts » et insisté sur l’importance cruciale de ce texte pour « impulser et encadrer la transformation numérique au Niger ». D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si cette remise coïncide avec une dynamique accrue sous la transition : le nombre d’abonnés mobiles a bondi de 9,81 millions en 2019 à 16,5 millions en 2025, témoignant aussu d’un essor spectaculaire du secteur. Cependant, la fracture numérique persiste, particulièrement en zones rurales, où l’accès reste un luxe pour beaucoup.

Dans la foulée, le Ministre a franchi une nouvelle étape en installant officiellement le Comité Ad’hoc chargé d’élaborer la Stratégie d’Accès Universel aux Services Numériques. Dans une allocution percutante, il a défini la feuille de route.

Le Ministre nigérien Adji Ali Salatou reçoit un document sur la Politique Nationale de Développement du Numérique 2026-2035
© Le Ministre nigérien Adji Ali Salatou reçoit un document sur la Politique Nationale de Développement du Numérique 2026-2035

La mission : réduire la fracture numérique

 

« La mission que je vous confie aujourd’hui est donc essentielle, vous devez élaborer une stratégie claire, réaliste et inclusive, assortie d’un plan d’action opérationnel, afin de permettre au Fonds d’Accès Universel de jouer pleinement son rôle dans le désenclavement numérique de notre pays », a-t-il déclaré.

L’objectif principal est d’étendre les services de communication électronique aux localités isolées, pour « réduire la fracture numérique qui persiste entre les régions et entre les citoyens ».

Sur un ton confiant, M. Salatou a également ajouté :

« Au regard de la qualité et de la diversité des compétences réunies au sein de ce Comité, je ne doute pas de votre capacité à mener à bien cette mission dans les délais impartis, et à proposer un document stratégique à la hauteur des ambitions d’un Niger numérique. »

En plus, cette stratégie s’aligne sur l’engagement gouvernemental pour un « avenir numérique plus équitable », comme l’a réaffirmé le ministère lors de récentes initiatives, telles que la création d’un centre national de cybersécurité pour protéger cette croissance.

 Souveraineté numérique en marche

Ces avancées interviennent alors que le Niger accélère sa modernisation digitale. Dans un pays où l’internet mobile progresse, mais où 77 % de la couverture reste à consolider, cette politique pourrait bien être le catalyseur d’une inclusion réelle. Les prochaines semaines diront si ces ambitions se traduisent en connectivité pour tous, renforçant ainsi la souveraineté numérique d’un Sahel en mutation.

Refondation/Timia : Attoufec mise sur l’engagement des jeunes

La jeunesse au cœur de la « refondation » :  Administrateur Délégué de Timia, M. Mohamed Attoufec a réuni le Conseil Communal de la Jeunesse (CCJ) pour un échange capital. En effet , l’objectif est clair : faire des jeunes les « artisans du présent » et les moteurs indispensables du développement durable dans cette commune rurale de l’Aïr.

 

Agadez, 14 octobre 2025 – À peine installé dans ses fonctions, l’Administrateur Délégué (AD) de la commune rurale de Timia, M. Mohamed Attoufec, multiplie les initiatives pour tisser des liens solides avec les acteurs locaux. le lundi 13 octobre, il a ainsi réuni le Conseil Communal de la Jeunesse (CCJ) pour un échange franc et constructif, en présence de l’agent communal de développement. Une rencontre qui sonne comme un appel vibrant à l’engagement des jeunes dans la refondation nationale impulsée par le président Abdourahamane Tiani.

 

Le dialogue social comme priorité de l’AD Attoufec

 

Dès son arrivée à la tête de la commune, nichée dans le massif de l’Aïr, M. Attoufec a fait du dialogue social une priorité. « La jeunesse est le moteur indispensable d’un développement durable », a-t-il martelé lors de cette séance, soulignant que sans leur implication active, les ambitions locales resteraient en fait  lettre morte.

Invitant les jeunes de Timia à se mobiliser pour toutes les activités communales – des prises de décision aux projets concrets –, il a également insisté sur leur rôle pivotal : « Vous n’êtes pas seulement l’avenir ; vous êtes les artisans du présent. »

 

L’AD Attoufec : une vision axée sur la formation et l’entrepreneuriat

 

Spécialement interpellé, le CCJ s’est vu confier une mission d’encadrement et de mobilisation. « Jouez pleinement votre rôle pour canaliser les énergies et transformer les idées en actions », a lancé l’AD, avant de dévoiler sa vision ambitieuse pour la jeunesse .

Celle-ci repose sur un programme axé sur la formation, l’entrepreneuriat et la participation citoyenne, aligné sur les directives nationales de refondation. Ces pistes pourraient aussi inclure des ateliers de renforcement des capacités et des partenariats avec des initiatives locales, dans un contexte où la région d’Agadez lutte contre les défis du nomadisme et du climat aride.

 

Le CCJ dresse un bilan élogieux de son engagement

 

De son côté, le président du CCJ a exprimé sa gratitude pour cette marque de confiance, tout en dressant un bilan élogieux des actions menées par son organisation.

Parmi les temps forts : des campagnes de sensibilisation sur l’éducation, la santé, l’environnement et le civisme, qui ont touché des centaines de jeunes. En outre, des initiatives concrètes en matière d’hygiène et d’assainissement, avec des nettoyages collectifs dans le village, les écoles et les centres sanitaires, ont été menées. « Nous avons aussi accompagné la Mairie dans ses projets de développement, prouvant que la jeunesse est un atout précieux », a-t-il ajouté, évoquant un partenariat fructueux qui pourrait s’élargir.

 

Un modèle de renouveau pour la refondation nationale

 

En somme, cette rencontre, qui s’inscrit dans une série d’échanges avec les différentes couches sociales – chefs de village, femmes, éleveurs –, renforce l’élan de proximité impulsé par l’AD Attoufec. À Timia, où l’éducation et la cohésion sociale sont des enjeux vitaux pour contrer l’émigration des jeunes, de tels dialogues pourraient bien catalyser un renouveau. Ainsi, alors que la refondation nationale avance, la commune rurale montre la voie : un développement inclusif, où la voix de la jeunesse n’est plus une option, mais une nécessité.

Orpaillage : L’OIM et l’Université d’Agadez renforcent les capacités

Face à l’explosion de l’orpaillage artisanal, le gouverneur d’Agadez, le Général Ibra Boulama Issa, a lancé ce mardi un séminaire crucial visant à professionnaliser la gestion de cette ressource vitale afin d’assurer la stabilité et le développement du Nord du Niger.

 

Agadez, 14 octobre 2025 – Dans un contexte où l’orpaillage artisanal représente à la fois une manne vitale et un défi sécuritaire pour le Nord du Niger, le Général de Division Ibra Boulama Issa, gouverneur de la région d’Agadez, a présidé ce mardi la cérémonie d’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités.

Baptisé « Gouvernance de l’Orpaillage », ce séminaire cible les autorités régionales et les services techniques de l’État, avec pour ambition de professionnaliser la gestion de cette activité minière informelle qui emploie des milliers de citoyens.

Le Gouverneur d'Agadez, lance un atelier avec l'OIM et l'Université locale pour renforcer la gouvernance  de l'orpaillage
© Le Gouverneur d'Agadez, lance un atelier avec l'OIM et l'Université locale pour renforcer la gouvernance de l'orpaillage

Encadrer l’or pour en faire un atout national

 

Organisé par l’Université d’Agadez en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM Niger), l’atelier se déroule dans la salle de réunion de l’Association Régionale de Football, un lieu symbolique de rassemblement communautaire.

Sur deux jours, une quarantaine de participants – issus des sphères civile et militaire – plancheront sur les enjeux de régulation, de durabilité environnementale et de sécurité liés à l’exploitation aurifère artisanale.

« L’orpaillage n’est pas seulement une source de revenus ; c’est un levier de développement qu’il nous faut encadrer pour en faire un atout national, sans compromettre nos ressources ni notre stabilité », a déclaré le gouverneur Issa lors de son allocution d’ouverture, soulignant l’urgence d’une gouvernance inclusive face à l’essor de sites comme ceux de Timia ou d’In Gall.

Un atelier inscrit dans la dynamique de « refondation »

 

La cérémonie, empreinte de solennité, s’est tenue en présence d’un parterre d’autorités locales : secrétaires généraux de la région, préfets des sept départements, administrateurs délégués des communes rurales, ainsi que les responsables des services techniques régionaux et déconcentrés (mines, environnement, sécurité).

Parmi eux, des figures comme Mohamed Attoufec, fraîchement nommé administrateur délégué de Timia, qui incarne cette nouvelle génération d’élus engagés dans la refondation nationale impulsée par le président Abdourahmane Tiani.

D’ailleurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large au Niger, où l’orpaillage a connu un boom post-2020, générant jusqu’à 1,5 milliard de dollars annuels selon des estimations de la Banque mondiale, mais aussi des tensions sécuritaires et environnementales.

Le Gouverneur d'Agadez, lance un atelier avec l'OIM et l'Université locale pour renforcer la gouvernance  de l'orpaillage
© Le Gouverneur d'Agadez, lance un atelier avec l'OIM et l'Université locale pour renforcer la gouvernance de l'orpaillage

Orpaillage  : expertise académique et objectif concret

 

L’OIM, experte en gestion migratoire et développement local, apporte son expertise pour intégrer des dimensions comme la lutte contre le travail des enfants et la promotion de pratiques éco-responsables. De son côté, l’Université d’Agadez, partenaire académique clé, met l’accent sur la formation pour transformer les acteurs locaux en gardiens vigilants de cette richesse souterraine.

En somme, à l’issue des travaux, attendus pour jeudi, des recommandations concrètes devraient émerger : protocoles de monitoring des sites, renforcement des coopératives minières et coordination interservices. Un pas de plus vers une « refondation » qui, dans le désert d’Agadez, passe par l’or en paillettes autant que par la cohésion sociale.

Mali : Abdoulaye Diop s’explique sur ses propos concernant Modibo Keïta

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a dû monter au créneau. Après la vague d’indignation suscitée par ses propos sur la « préparation » du père de l’indépendance, Modibo Keïta, le chef de la diplomatie a publié un message d’apaisement ce mardi, réaffirmant son « profond respect » pour l’icône malienne.

 

Bamako, 14 octobre 2025 – Dans un message posté ce mardi sur ses comptes officiels, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a tenu à apaiser les tensions suscitées par ses récentes déclarations sur le premier président du Mali, Modibo Keïta.

En effet, la controverse suscitée par les propos du ministre, prononcés lors de la deuxième édition du Lomé Peace and Security Forum (11-13 octobre à Lomé, Togo), a fait percevoir l’intervention comme une critique implicite de la préparation de Keïta à la tête de l’État, et a provoqué une vague de réactions indignées sur les réseaux sociaux et dans les médias.

 

Une intervention à Lomé jugée « insuffisamment préparée »

 

L’intervention du ministre à Lomé, centrée sur les défis contemporains du leadership africain et l’autonomie stratégique du continent, a mis en lumière des figures historiques comme Modibo Keïta pour illustrer les leçons du passé. D’après des extraits diffusés en ligne, Diop a notamment affirmé que Keïta n’avait pas « suffisamment d’expérience » lorsqu’il a accédé au pouvoir en 1960, dans un contexte post-colonial particulièrement tumultueux.

Par conséquent, cette formulation a rapidement enflammé le débat public, avec des voix accusant le ministre de minimiser l’héritage d’un homme considéré comme un pilier de l’indépendance malienne et panafricaine.

 

Le ministre Diop réaffirme son « profond respect ».

 

Face à cette controverse, Abdoulaye Diop a réagi avec fermeté et respect, publiant un communiqué détaillé sur X (anciennement Twitter).

« Je lis avec beaucoup d’attention les réactions suscitées par mes propos au Lomé Peace and Security Forum », débute-t-il. Cependant, il ajoute : « Je tiens à rappeler mon profond respect pour le président Modibo Keïta, figure emblématique de notre indépendance et modèle d’intégrité, d’engagement patriotique et de clairvoyance. Mon intention n’était nullement de diminuer son héritage, mais de magnifier le modèle de réussite qu’il est lors d’échanges sur les défis contemporains du leadership africain. »

Le ministre poursuit en rendant hommage à l’ascension de Keïta : « Le Président Modibo Keïta a su, dans des circonstances historiques exceptionnelles et dans un contexte géopolitique post-colonial complexe, se hisser de manière remarquable à la tête de notre jeune nation et porter le flambeau national avec courage et dignité dans le concert des nations. » Il conclut sur une note personnelle : « Le Président Modibo Keïta demeure pour moi une source d’inspiration constante dans la défense de la souveraineté et de la dignité du Mali. »

 

La sensibilité de l’héritage de Keïta

 

Ces mots interviennent alors que des critiques fusent sur les réseaux. Un utilisateur sur X, par exemple, a rétorqué que malgré une supposée manque de préparation, Keïta avait accompli en huit ans ce que d’autres n’avaient pas réalisé en décennies, soulignant les réalisations visibles de son mandat. De même, d’autres posts rappellent les coulisses historiques, comme la création de la monnaie malienne en 1962 ou les tensions avec les voisins, pour contextualiser le legs de Keïta.

Ce n’est pas la première fois que des débats sur l’héritage de Modibo Keïta – renversé par un coup d’État en 1968 – resurgissent au Mali, pays en pleine transition politique depuis 2020. Ainsi, alors que Bamako renforce son discours souverainiste, ces échanges rappellent la sensibilité des Maliens vis-à-vis de leurs icônes fondatrices. Le ministre Diop, semble ainsi chercher à recentrer le débat sur l’inspiration positive tirée de l’histoire, plutôt que sur des interprétations litigieuses.

Reste à voir si ce message d’apaisement suffira à éteindre la polémique. Néanmoins, il illustre les défis du leadership africain évoqués à Lomé : naviguer entre passé glorieux et urgences présentes, sans froisser les mémoires collectives.

Maradi : 370 millions de FCFA investis pour équiper les écoles

370 millions de francs CFA et 3 450 pupitres : À quelques jours de la rentrée scolaire, la commune de Maradi fait de l’éducation sa priorité. L’investissement massif dans le mobilier scolaire et les infrastructures traduit une volonté locale de garantir un cadre d’apprentissage digne et propice à la réussite de ses élèves.

 

Maradi, 10 octobre 2025 – À l’approche de la nouvelle année scolaire, la municipalité de Maradi a marqué un pas décisif ce vendredi en remettant à la tête du service régional de l’Éducation un lot de 2 250 pupitres flambant neufs, complété par la prise en charge de 1 200 unités restaurées. Cette opération, menée dans l’enceinte de la mairie centrale, n’est pas un simple don matériel : en effet, elle incarne une vision stratégique où chaque investissement en mobilier scolaire devient un levier essentiel pour l’épanouissement des élèves, favorisant un cadre propice à la concentration et à l’acquisition sereine des savoirs.

La commune de Maradi consacre 370 millions CFA à l’amélioration des infrastructures scolaires, avec 3 450 pupitres livrés et des salles de classe rénovées pour garantir un cadre d’apprentissage optimal.
© La commune de Maradi consacre 370 millions CFA à l’amélioration des infrastructures scolaires, avec 3 450 pupitres livrés et des salles de classe rénovées pour garantir un cadre d’apprentissage optimal.

Maradi :  un programme ambitieux et des choix stratégiques

 

Au cœur de cette initiative, inscrite dans le processus de décentralisation, la collectivité urbaine a alloué 370 millions de francs CFA à un programme ambitieux. Celui-ci englobe l’aménagement de neuf salles de cours, l’édification de vingt installations sanitaires, la fabrication de ces 2 250 sièges neufs ainsi que la remise à neuf des 1 200 existants.

Pour le délégué exécutif de la commune, le lieutenant-colonel Abdoulaye Moussa Garba, ces choix traduisent une conviction profonde : équiper les établissements n’est pas une dépense, mais un fondement vital qui élève le niveau d’engagement des écoliers, réduit les distractions liées au malaise physique et pave la voie vers une réussite académique durable.

Maradi :  la dignité de l’apprentissage restaurée

 

En accueillant ces équipements, le responsable provincial de l’Éducation, le contrôleur général de police Mamane Issoufou, a formulé une profonde appréciation envers l’engagement communal.

« Il me semble que notre système scolaire se modernise, avec des aménagements qui se mettent en place pour offrir à la jeunesse, à ses encadreurs et à ses formateurs, un environnement optimal pour l’assimilation des connaissances », a-t-il déclaré, soulignant comment ces mesures concrètes restaurent la dignité des lieux d’apprentissage et stimulent la motivation intrinsèque des élèves.

Par ailleurs, il a profité de l’instant pour transmettre l’admiration collective de la province à l’égard de cette contribution locale. « Les exigences restent immenses, et nous nourrissons l’espoir de poursuites similaires de la part de la municipalité », a-t-il ajouté, appelant à une synergie accrue qui  en fin bénéficiera directement aux écoliers en minimisant les inégalités d’accès et en renforçant leur sentiment de valorisation.

 

Un coup d’envoi ciblé

 

Ce moment clé survient à quelques jours seulement du coup d’envoi de l’année scolaire 2025-2026, fixé au 15 octobre. En conclusion, bien plus qu’une formalité logistique, cette mobilisation locale pour des pupitres adaptés démontre le bien-fondé d’actions ciblées : elles ne se contentent pas de meubler des espaces, mais nourrissent l’espoir d’une éducation inclusive, où chaque enfant de Maradi peut s’épanouir sans entraves matérielles, forgeant ainsi un avenir plus équitable et prometteur.

Agadez célèbre la Journée Mondiale de la Santé Mentale

Agadez, 10 octobre 2025 – Dans un élan collectif affirmant que la vitalité intérieure est le socle de toute société résiliente, l’autorité régionale d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a dirigé ce vendredi l’inauguration protocolaire des initiatives commémoratives dédiées à la Journée Mondiale de la Santé Mentale pour l’année 2025. L’événement, tenu dans l’amphithéâtre de la Maison des Jeunes et de la Culture, met en lumière le rôle indispensable de la santé psychique comme pilier du développement humain, particulièrement dans les régions confrontées à des pressions environnementales et sociétales intenses.

Portée par les associations philanthropiques internationales opérant dans la province d’Agadez, cette démarche revêt une portée exemplaire, en plaçant au premier plan la nécessité de préserver l’équilibre mental des individus pour favoriser une cohésion communautaire durable. Le Général de Division Issa a vivement applaudi cet élan, tout en rendant hommage à la constance des entités caritatives locales, dont les interventions quotidiennes contribuent à atténuer les vulnérabilités psychologiques nées des aléas du désert et des dynamiques régionales.

Santé Mentale : un impératif stratégique face aux défis du désert

 

Par ailleurs, cette rencontre symbolique illustre avec force comment le soin apporté à la santé mentale renforce non seulement la capacité d’adaptation des populations, mais aussi leur aptitude à surmonter les épreuves collectives. Dans un contexte comme Agadez, où la rudesse du climat et les enjeux sécuritaires pèsent sur le quotidien, promouvoir le bien-être psychique devient un impératif stratégique : en effet, il prévient l’isolement, stimule la créativité et consolide les liens sociaux, transformant potentiellement les défis en vecteurs de croissance inclusive.

La séance s’est déroulée sous le regard attentif d’une assemblée distinguée, regroupant des représentants éminents des sphères administratives et des forces armées, aux côtés des émissaires des institutions d’entraide internationales. Ces acteurs ont réaffirmé leur adhésion à une vision holistique de la santé, où le volet psychique occupe une place centrale pour bâtir des communautés plus fortes et plus sereines.

En conclusion, à travers cette mobilisation, Agadez réitère son attachement à une gouvernance éclairée, où la santé mentale émerge comme un atout majeur pour l’épanouissement de ses habitants, invitant à une vigilance accrue et à des partenariats renforcés pour les années à venir.

Niger : un colloque national pour pérenniser l’éducation à Tillabéri

L’éducation comme acte de résistance : malgré la persistance des menaces sécuritaires, le Niger réaffirme sa détermination absolue à maintenir le cap de l’instruction dans la région de Tillabéri. Le colloque de Niamey vient consolider un progrès chiffré, faisant de l’école le pilier de la résilience nationale face à l’adversité.

 

Niamey, 10 octobre 2025 – Dans une démonstration éloquente de l’engagement inébranlable du Niger envers l’instruction accessible à tous, la Ministre de l’Enseignement Primaire, de la Lutte contre l’Analphabétisme et de la Valorisation des Idiomes Nationaux, Dre Élisabeth Shérif, a dirigé hier, jeudi, l’inauguration d’un colloque dédié à la pérennité des initiatives éducatives dans la zone de Tillabéri.

Malgré des avancées notables, les obstacles persistent. Le colloque, convoqué à Niamey, vise à créer un nouveau cadre d’analyse pour promouvoir la réintégration accrue des élèves et capitaliser sur la mobilisation des acteurs locaux. L’objectif est de consolider l’efficacité des projets de réinsertion, reconnaissant le rôle vital de l’éducation comme fondement de la cohésion sociale et du développement durable.

 

Progrès tangible et détermination politique

 

La Dre Shérif a souligné que cette initiative reflète la détermination absolue du dirigeant suprême, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, à assurer le droit à l’éducation pour tous les enfants nigériens.

La ministre a rendu hommage à l’action décisive du gouverneur de Tillabéri et à la bravoure des unités de protection, dont les efforts portent leurs fruits : le nombre de fermetures d’écoles a chuté de 859 cas à seulement 146 entre les périodes 2021-2022 et 2023-2025, témoignant d’un progrès tangible dans la sécurisation des espaces d’apprentissage.

Elle a également applaudi la ténacité des communautés et des enseignants qui ont permis la tenue de deux cycles annuels d’études, en dépit d’un environnement précaire.

« Nous affirmons avec conviction, transparence et considération que Tillabéri incarne un sol de noblesse, de conviction et d’endurance… » « À chaque jour se forge un triomphe discret contre l’effroi, le doute et l’adversité », a-t-elle proclamé.

 À Niamey, la ministre Dre Élisabeth Shérif a lancé un colloque dédié à la pérennité des initiatives éducatives dans la zone de Tillabéri,
©  À Niamey, la ministre Dre Élisabeth Shérif a lancé un colloque dédié à la pérennité des initiatives éducatives dans la zone de Tillabéri,
 À Niamey, la ministre Dre Élisabeth Shérif a lancé un colloque dédié à la pérennité des initiatives éducatives dans la zone de Tillabéri,
©  À Niamey, la ministre Dre Élisabeth Shérif a lancé un colloque dédié à la pérennité des initiatives éducatives dans la zone de Tillabéri,

Défis persistants et feuille de route

 

Précédemment, le Lt-colonel Maina Boucar (gouverneur) avait exposé que des institutions d’enseignement demeuraient inactives fin juillet 2025 du fait des tensions sécuritaires. Cependant, la province, soutenue par les instances centrales, poursuit sa trajectoire vers une formation qualitative universelle. Les stratégies incluent la relance graduelle des sessions d’apprentissage dans les sites sécurisés et la mise en service de pôles de concentration.

La Dre Shérif a conclu en insistant sur l’impératif de forger collectivement des réponses pérennes, afin d’offrir à tout enfant de Tillabéri un parcours éducatif ininterrompu. L’éducation est considérée comme un pilier indispensable à la résilience nationale.

L’événement s’est tenu en présence d’une vaste délégation de hauts responsables : conseillers du Chef de l’État et du Chef du Gouvernement, dirigeants centraux et périphériques du ministère, officiers supérieurs des contingents de défense et de maintien de l’ordre, autorités administratives, coutumières et partenaires externes du secteur éducatif.

En offrant ce nouveau cadre de dialogue, le gouvernement positionne clairement l’éducation comme l’acte de résistance le plus puissant face à l’adversité. Le succès de Tillabéri, jalonné par la chute des fermetures d’écoles, réaffirme que la résilience nationale se bâtit, avant tout, dans la salle de classe

Le Niger accueille les nouveaux ambassadeurs d’Égypte et de Mauritanie

Niamey, 10 octobre 2025 – Dans un geste symbolique soulignant le rôle pivotal de la diplomatie, le chef de la diplomatie nigérienne, Son Excellence M. Bakary Yaou Sangaré, a présidé jeudi une cérémonie solennelle au sein de son secrétariat. L’occasion était la remise formelle des copies figurées des lettres de créance de deux émissaires de haut niveau, chargés de représenter leurs nations auprès des autorités de la République du Niger.

 Le ministère des Affaires étrangères du Niger a reçu les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs égyptien et mauritanien,
© Le ministère des Affaires étrangères du Niger a reçu les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs égyptien et mauritanien,

L’accréditation des nouveaux représentants diplomatiques

 

Ces représentants distingués, investis de la pleine autorité de leurs États respectifs, sont :

  • Son Excellence M. Mohamed Abdelaziz Moneer, ambassadeur de la République arabe d’Égypte auprès du Niger, basé à Niamey.
  • Son Excellence M. Jarr Inalla, ambassadeur de la République islamique de Mauritanie auprès du Niger, lui aussi installé dans la capitale.

Cette étape protocolaire incarne l’essence même de la diplomatie moderne : un pont vivant entre les peuples, favorisant ainsi  les échanges culturels, économiques et sécuritaires. Par ailleurs, En recevant ces émissaires, le Niger réaffirme son engagement ferme envers une politique extérieure ouverte et constructive, alignée sur la vision stratégique du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.

Le ministère des Affaires étrangères du Niger a reçu les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs égyptien et mauritanien,
© Le ministère des Affaires étrangères du Niger a reçu les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs égyptien et mauritanien,

Un engagement pour le renforcement des partenariats bilatéraux

 

Lors de cet échange empreint de courtoisie, M. Sangaré a exprimé un accueil chaleureux à ces nouveaux acteurs de la scène internationale. Il a par ailleurs souligné l’ouverture totale des institutions nigériennes à une collaboration fructueuse, dans le but d’approfondir les partenariats bilatéraux fondés sur la confiance mutuelle, l’entraide et le progrès partagé.

En effet, une telle démarche n’est pas anodine : elle illustre comment, dans un contexte géopolitique complexe, la diplomatie agit comme un levier essentiel pour la stabilité régionale et le développement durable, transformant les défis en opportunités collectives.

Le Niger, pivot d’alliances au service de la stabilité régionale

 

En définitive, cet événement marque un jalon prometteur pour les relations entre le Niger, l’Égypte et la Mauritanie, nations unies par des affinités historiques et des intérêts communs. À travers ces gestes diplomatiques, le Niger démontre une fois de plus sa vocation de pivot ouest-africain, dédié à tisser des alliances solides qui profitent à l’ensemble de la communauté internationale.

151 ans de l’UPU : le Niger mise sur l’inclusion numérique

Dans un monde où les colis voyagent plus vite que les avions et où un clic peut relier un artisan du désert à un acheteur new-yorkais, la Poste reste ce fil invisible qui tisse les destinées humaines. Ce jeudi 9 octobre 2025, à l’occasion de la 151ᵉ Journée mondiale de la Poste, le Niger célèbre non seulement l’héritage d’une institution née en 1874 à Berne par l’Union Postale Universelle (UPU), mais surtout sa renaissance au cœur de la révolution numérique. Cette organisation a, depuis plus d’un siècle et demi, posé les bases d’un réseau global simple et audacieux : unir les peuples par-delà les océans et les sables.

 

De l’UPU à l’ère numérique : la poste comme levier d’unité et de progrès

 

En cette journée de commémoration de l’Union Postale Universelle (UPU), le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Adji Ali Salatou, a saisi l’occasion pour dessiner les contours d’un Niger connecté, où la poste ne se limite plus à un simple relais du passé, mais devient un levier audacieux d’inclusion sociale. À l’époque, l’idée de relier les peuples par un réseau postal universel, franchissant océans et déserts, relevait presque de l’utopie.

Pourtant, près de 150 ans plus tard, le Niger s’inscrit pleinement dans cette tradition, porté par un thème universel évocateur pour 2025 : « Post For People : service local, portée mondiale ». Pour le ministre Salatou, cette formule incarne une mission hybride : profondément enracinée dans le quotidien des communautés, elle propulse simultanément le pays vers les vastes horizons de la connectivité mondiale.

 

Un rôle social indéfectible et l’ouverture au Monde

 

Au cœur de cette célébration, le rôle vital de la poste nigérienne s’impose comme un fil rouge indéfectible. « Plus qu’une administration, c’est le lien tangible qui unit nos concitoyens, de Niamey aux villages les plus reculés », a déclaré le ministre, soulignant comment chaque bureau de poste devient un espace de confiance et de cohésion. Dans les zones enclavées, où les routes s’effacent sous le sable, ces guichets tissent des relations humaines qui défient l’isolement. Cet engagement quotidien d’un service public soutient les familles, dynamise les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et veille à ce que nul ne soit laissé pour compte dans le tourbillon des échanges contemporains.

Mais la poste nigérienne ne se contente pas de préserver son héritage local : elle s’ouvre résolument au monde. Grâce à des services innovants, elle ouvre des portes inattendues : le commerce électronique permet à un artisan de Tahoua de vendre ses bijoux sur des plateformes internationales, tandis que les services financiers postaux démocratisent l’accès à l’épargne et au crédit pour des milliers de ruraux. Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) jouent ici un rôle pivot, comblant la fracture numérique entre villes et campagnes. « Nous connectons le Niger au reste du monde », a insisté le ministre, évoquant une vocation qui transcende les frontières et transforme les défis en opportunités.

 

151 ans de l’UPU : défis et cadre stratégique de modernisation

 

Toutefois, cette ambition ne va pas sans défis. Le secteur postal, balayé par la vague des innovations numériques, a connu ces dernières années une refonte profonde, tant sur le plan économique que juridique. Conscient de cette mutation inévitable, le gouvernement a jeté les bases d’une transformation ambitieuse. Ainsi, en 2019, le décret N°2019-366/PRN/MPT/EN a donné naissance à la Politique Sectorielle de la Poste (PSP) pour 2019-2028, un cadre stratégique visant à faire de la poste un outil dynamique d’échanges et d’inclusion financière. Plus récemment, un projet d’ordonnance est en cours pour amender la loi N°2023-26 du 23 juin 2023. Ce texte vise à corriger les lacunes actuelles et à forger un régime postal moderne, agile face à la concurrence, à la transition numérique et aux aspirations sociétales en pleine évolution.

 

Du guichet au global : la poste nigérienne trace sa voie

 

Cette modernisation, a rappelé Adji Ali Salatou, repose avant tout sur ses acteurs humains. Un hommage vibrant a été rendu aux milliers de postiers nigériens, ces « femmes et hommes dévoués » dont l’abnégation fait le pouls du réseau. Leur sens du service public, forgé dans l’adversité, est le socle sur lequel le Niger bâtit son futur connecté.

En clôture de cette journée symbolique, le ministre a réitéré l’engagement ferme du gouvernement : forger un avenir numérique équitable, où chaque Nigérien – urbain ou rural – accède pleinement aux bienfaits de la connectivité mondiale. Dans un pays où le désert et les innovations se côtoient, la poste nigérienne n’est pas seulement un service ; c’est un espoir tangible, reliant les cœurs et les horizons.

Alors que le Niger déploie sa stratégie pour un avenir numérique inclusif, son modèle interpelle bien au-delà de ses frontières. Face aux défis géographiques, économiques ou sociaux, la poste nigérienne démontre qu’un service public enraciné dans les réalités locales peut devenir un vecteur puissant de transformation. Dès lors, comment les autres nations en développement pourraient-elles s’inspirer de cette dynamique pour convertir leurs contraintes territoriales en leviers de connectivité mondiale et d’inclusion durable ?

Niger – KfW allemande : une coopération bilatérale au service de la Décentralisation

À Niamey, une rencontre entre le Ministre d’État Mohamed Toumba et la délégation allemande de la KfW marque un tournant dans la refondation territoriale du Niger.

 

Niamey, 9 octobre 2025 —  Sous le ciel clair de Niamey, où les palmiers se balancent au rythme d’un vent chargé d’espoirs, une poignée de main symbolique a scellé, ce 9 octobre, un chapitre prometteur de l’histoire bilatérale nigéro-allemande. Dans l’intimité studieuse des salons du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, Ministre d’État aux commandes de ces leviers essentiels, a ouvert les portes du dialogue à une délégation venue tout droit de Berlin.

À sa tête, Michael Wehinger, Directeur pour l’Afrique de l’Ouest de la KfW (la banque de développement allemande), accompagné du Chargé d’affaires de l’ambassade de la République Fédérale d’Allemagne au Niger. Loin de tout protocole, l’échange s’est voulu franc et exclusivement tourné vers l’humain et le concret.

Le Niger et la KfW allemande renforcent leur partenariat stratégique pour dynamiser la décentralisation, l'autonomisation des collectivités locales et la cohésion sociale au Sahel.
© Le Niger et la KfW allemande renforcent leur partenariat stratégique pour dynamiser la décentralisation, l'autonomisation des collectivités locales et la cohésion sociale au Sahel.

Le Niger et la KfW allemande : de l’aide au développement à l’autonomisation locale

 

Tout d’abord, ces discussions ont pris la forme d’un bilan serein des fruits déjà cueillis grâce à la généreuse coopération allemande, canalisée par la KfW. Des réalisations concrètes jalonnent le territoire : des routes modernisées, des écoles en pleine expansion, des centres de santé au service des familles. En d’autres termes, ces jalons ont transformé des rêves en réalité tangible pour les communautés.

Ensuite, et c’est là le point central de l’entrevue, les interlocuteurs ont plongé dans le vif des projets actuels, avec un accent particulier sur l’accompagnement des collectivités territoriales . En effet, l’Allemagne, fidèle compagne de route du Niger, apporte son savoir-faire pour fluidifier le transfert vital de compétences et de ressources vers les communes et les régions. C’est dans ces entités de proximité que bat le pouls d’un Niger plus agile, où les décisions se prennent au plus près des besoins quotidiens.

Cohésion sociale et perspectives

 

Par ailleurs, l’ambition de ce partenariat va plus loin, embrassant les fils invisibles qui tissent la trame sociale : la paix et la cohésion, piliers fragiles d’une nation en pleine effervescence. Des initiatives pour apaiser les tensions communautaires, favoriser le dialogue interethnique, et semer les graines d’une harmonie durable – voilà ce qui a nourri la suite de ces pourparlers. Dans un Sahel où les défis sécuritaires persistent, cette alliance sonne comme une lumière rassurante, un engagement mutuel pour que chaque citoyen se sente partie prenante d’un projet collectif.

Raison pour laquelle l’Allemagne n’est pas qu’un partenaire ; il est un allié de poids qui infuse son expertise au service de la décentralisation nigérienne. Ce processus, loin d’être une simple réforme administrative, est une révolution concrète  : il redonne du pouvoir aux territoires, stimule l’économie locale et renforce la résilience face aux défis climatiques ou sécuritaires. Grâce à ces échanges, de nouvelles perspectives s’esquissent déjà, notamment en matière de formations pour les élus locaux et de financements innovants pour des projets verts.

Le Niger et la KfW allemande renforcent leur partenariat stratégique pour dynamiser la décentralisation, l'autonomisation des collectivités locales et la cohésion sociale au Sahel.
© Le Niger et la KfW allemande renforcent leur partenariat stratégique pour dynamiser la décentralisation, l'autonomisation des collectivités locales et la cohésion sociale au Sahel.

Le Niger et la KfW allemande : Quand l’alliance internationale devient levier de transformation locale

 

En somme, au crépuscule de cette journée, l’importance de ce renforcement des liens est claire : la coopération internationale basée sur le respect et l’action a le pouvoir de changer des vies. Pour le Niger, c’est un coup de pouce essentiel pour sa modernisation ; pour l’Allemagne, c’est une fierté de soutenir un peuple déterminé.

Cependant, Malgré les plans bien définis et les nombreux projets, le grand défi des années à venir sera de maintenir cette dynamique de décentralisation. Il faudra s’assurer que le transfert de compétences et de ressources vers les communes devienne un système durable, capable de renforcer la résilience du pays face aux crises. Car c’est peut-être dans la réussite de cette gouvernance locale que se joue l’avenir du Sahel.