décembre 2019 - Page 3 sur 3 - Journal du niger

La Chine et le gouvernement nigérien auprès des victimes des inondations de Mirriah

Le Ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes, M. Laouan Magagi, qu’accompagne l’Ambassadeur de Chine au Niger, S.E. Zhang Lijun, a effectué ce samedi 7 décembre une visite de compassion aux sinistrés des dernières inondations des communes de Dogo et Kolléram dans le département de Mirriah (Zinder), où plus de seize mille (16.000 ) personnes se sont retrouvées sans abri après l’effondrement de leurs habitations.

Prenant la parole à Garin Katiella, l’Ambassadeur de Chine au Niger a déclaré que son déplacement s’inscrit dans le cadre d’un témoignage de solidarité aux populations victimes des inondations et pour apporter la contribution de son pays en aide d’urgence à la demande des autorités nigériennes et qui se traduit à plusieurs milliers de tonnes de riz.

Cette aide, qui est en cours d’acheminement, sera bientôt réceptionnée par les autorités nigériennes, a-t-il expliqué, avant de saisir cette occasion pour se réjouir de la fructueuse coopération qui lie le Niger et la Chine depuis plusieurs décennies.

Pour le Ministre Laouan Magagi, cette visite de compassion à l’endroit des victimes des inondations témoigne de l’intérêt et de l’attachement des plus hautes autorités du pays aux populations nigériennes. Il a annoncé que l’Ambassade de Chine au Niger promet de soutenir à hauteur de  43 millions de FCFA les sinistrés de Dogo et Kolléram, en plus de l’important tonnage du riz.

Le Ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes a salué le soutien constant de la Chine au Niger, en particulier dans les projets structurants du Président de la République Issoufou Mahamadou.
Le Gouverneur de la Région de Zinder, le Maire de Kolléram et celui de Dogo ont tour à tour pris la parole pour se féliciter de cet appui important de la Chine aux victimes des inondations de la région de Zinder, avant de remercier vivement le diplomate chinois pour la promesse de 43 millions F CFA en guise de soutien de l’Ambassade de Chine au Niger aux villages sinistrés  relevant de ces entités administratives de proximité.

La fin de la cérémonie a été sanctionnée par la remise d’un cheval harnaché à l’Ambassadeur de Chine au Niger, offert par le Chef de Canton de Dogo. Le Chef de Canton de Baban Tapki a intronisé le diplomate Chinois au titre de Boulama, attaché à sa Cour.

Le Tagdal sera la onzième langue nationale au Niger

Les députés nigériens, réunis en séance plénière ce vendredi 6 décembre 2019 sous la présidence de l’honorable Ousseini Tinni, ont entériné la loi portant institution d’une onzième langue nationale en République du Niger : le Tagdal.

Cette loi vise à ériger le Tagdal en langue nationale et à faire sa promotion parce que très riche en vocabulaire avec des emprunts se trouvant dans le même espace géographique comme l’arabe, le tamajaq et le sonraï.
Notons que depuis 2001, le Niger s’est engagé dans un processus de promotion des langues nationales en adoptant la loi fixant les modalités de promotion et de développement de celles-ci.

Au terme donc du vote de la présente loi, le député Yacine Mohamed, initiateur de la loi, a remercié ses collègues députés pour leur vote massif. « Ce vote réconfortera la communauté Igdalen, ici présente, bien établie dans l’espace nigérien depuis les temps immémoriaux. Ce vote va contribuer également à l’introduction de la langue igdalen dans le processus de promotion et le développement des langues nationales« , a-t-il déclaré.

Le Tagdal, la langue des igdalen, est parlée, en plus du Niger, au Mali, en Mauritanie, en Libye, en Algérie, au Soudan, au Tchad, au Maroc, et au Sénégal, indique-t-on.

Agence Nigérienne de presse

Des nigériens mécontents de la convocation d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a « convoqué » les Chefs de l’Etat du G5 Sahel, le 16 décembre à Pau afin qu’ils viennent clarifier leur position quant à l’appel au départ des forces françaises. Une convocation reçue comme étant de mauvais goût, de la part des populations au Niger.

En effet, face à la contestation populaire contre la présence des forces armées étrangères au Sahel, en particulier celle de la force Barkhane, le président français Emmanuel Macron a annoncé avoir convoqué les chefs d’Etat des pays du G5 Sahel pour le 16 décembre à Pau, afin qu’ils viennent clarifier leur soutien à la présence des militaires français. Mais ces propos ont été très mal accueillis par certains nigériens qui estiment qu’ils sont méprisants.

Selon Moussa Tchangari, président de l’association Alternative espaces citoyens, une organisation de la société civile du Niger, « Si Emmanuel Macron convoque les chefs d’Etat pour leur dire : venez clarifier vos positions, alors que c’est avec eux que tout cela a été organisé, et que ceux-ci acceptent, alors cela signifie qu’il ne souhaite pas qu’ils refusent ».

Toujours selon Tchangari, le président français souhaiterait que « les chefs d’Etats lui donnent les garanties qu’ils prendront des dispositions pour empêcher les critiques contre la présence des forces militaires françaises. Donc c’est un défi et un recul sur le plan démocratique. De ce point de vue, c’est grave, il a été vraiment très mal inspiré« .

Cependant bien que le porte-parole de l’ONG « Tournons la page », Issa Garba, ne soit pas d’accord avec le déplacement du Chef de l’Etat, cette rencontre représenterait selon lui, une occasion pour les chefs d’Etat africains, d’affirmer la souveraineté de leur pays. « Le président Mahamadou Issoufou ne devrait même pas envoyer Abba (son directeur de cabinet et par ailleurs son fils, ndlr) à cette réunion. Ma conviction est que Issoufou ne devrait même pas y aller. Il n’a pas de compte à rendre à Macron. Quand Sarkozy (ancien président français) avait des problèmes au Niger, il s’était déplacé. C’est lui (le président Macron) qui a des intérêts au Niger. Mais nous, quels intérêts avons-nous en France ? On n’a rien, on n’a aucune société nigérienne qui y opère. Ce sont eux qui ont des sociétés ici », s’emporte Issa Garba qui souhaiterait plutôt voir Emmanuel Macron venir rencontrer ses homologues africains « en Afrique ».

Le gouvernement nigérien ne s’est pas encore exprimé officiellement suite aux déclarations d’Emmanuel Macron. Le Front de l’opposition indépendante maintient pour sa part ses premières déclarations : « les forces militaires étrangères doivent quitter le Niger ».

A l’Assemblée nationale du Niger, aucun député n’a accepté de se confier à la DW. Cependant, un élu de la Majorité, qui a requis l’anonymat, estime que c’est une affaire qui ne concerne que l’exécutif car celui-ci n’a jamais sollicité l’avis du parlement pour autoriser la présence des forces étrangères au Niger.

« Tillabéry Tchandalo », une opération de salubrité à Tillabéry

A l’initiative du président de la Délégation spéciale de la Ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou, une opération de salubrité a été menée ce samedi 07 décembre 2019 dans la Ville de Tillabéry qui s’apprête à accueillir, le 18 décembre prochain, les festivités de la fête tournante marquant le 61ème anniversaire de la proclamation de la République du Niger.

En procédant au lancement de cette opération, M. Mouctar Mamoudou a indiqué qu’il s’agit là de la contribution de la Ville de Niamey à la réussite de ce grand événement national, notant que « Tillabéry Tchandalo est une affaire nationale ». Pour ce faire, il y a conduit une équipe d’environ 500 personnes avec la logistique nécessaire (des camions bennes, des chargeurs, d’hydro cureuses et aussi une équipe dédiée à l’élagage des arbres et à la salubrité de cette ville).

M. Mouctar Mamoudou a ensuite déclaré que « le 18 décembre sera le jour du baptême de la Renaissance de Tillabéry », tout en faisant remarquer « qu’aujourd’hui Tillabéry renaît sous des bonnes hospices avec des responsables qui sont déterminés et engagés dans son développement urbain initié par le Président de la République à travers la fête tournante ».

« Je tiens sincèrement à dire bravo et dire à quel point mon équipe et moi sommes contents d’être dans cette Ville de Tillabéry pour accompagner les chefs des quartiers, les délégués spéciaux, les secrétaires généraux, les cadres et tous les personnels d’hygiène et assainissement « , a ajouté le Maire de la Ville de Niamey.

Quant au président du Comité d’organisation de Tillabéry Tchandalo, M. Hama Adamou Souley, il a tenu à remercier le président de la Délégation spéciale de la ville de Niamey et son équipe pour avoir bien voulu accompagner l’organisation des festivités du 18 décembre 2019.
Le Maire de la Ville de Tillabéry, M. Marou Kaboye, et le Gouverneur de la Région, M. Ibrahim Katchalla, ont tour à tour pris la parole pour remercier et encourager le président de la Délégation spéciale de la Ville de Niamey pour cette contribution venue à point nommé.

Les Etats-Unis font des dons de matériels militaires aux FDS du Niger

Le Ministre de la Défense M.Issoufou Katambé a réceptionné, ce jeudi 05 décembre 2019, un don de matériels milliaires offert par les Etats-Unis d’Amérique   aux contingents nigériens engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et au sein de la force G5 sahel.

Ce don est  composé de Treize(13) véhicules blindés Mamba ; deux(02) stations HF de base ; neuf(09) Harris HF radios à dos d’hommes ; six(06) Harris HF sur véhicule ; soixante onze(71) Motorola VHF et soixante onze(71) GPS.

Dans son discours le ministre de la défense M.Issoufou Katambé a déclaré que ‘’ cette cérémonie marque une fois de plus la vitalité des relations entre le République du Niger et les Etats-Unis d’Amérique’’ avant d’indiquer que ‘’les Etats-Unis d’Amérique ont, de tout temps, appuyé les Forces Armées Nigériennes dans le cadre de la lutte permanente contre le terrorisme’’.

A cette occasion, M.Issoufou Katambé  a rappelé qu’’En 2016 29 engins blindés de type MAMBA ont été mis à la disposition des Forces Armées Nigériennes par la coopération militaire americaine, actuellement engagées à Diffa dans le cadre de la lutte contre boko haram. Ce matériel a montré son efficacité surtout dans la protection des hommes, et la panique qu’il sème dans les rangs de l’ennemi »a-t-il affirmé.

Pour sa part l’Ambassadeur des Etats-Unis au Niger M. Eric P.Whitaker a, tout d’abord, présenté ses condoléances au gouvernement du Niger pour la perte de douze(12) soldats nigériens lors de l’attaque de Boko Haram dans la région  de Diffa le  31 octobre dernier.
‘’Ces équipements présentés devant vous ,comprennent  (13) véhicules blindés MAMBA ; (86) systèmes radios et (4) containeurs blindés représentant juste une petite partie d’un don de plus  de 21 millions de dollars en équipements et formations des Etats-Unis au Niger dans le cadre des opérations du G5 Sahel’’ a-t-il précisé.
‘’Notre espoir que ces dons  renforcent la capacité du Niger à déployer ces forces du G5 Sahel et à améliorer la sécurité aux frontières avec le Mali et le Burkina Faso où les organisations extrémistes violentes opèrent activement’’ a ajouté M.Eric P.Whitaker

Une rencontre de la RIFU, contre le terrorisme et la criminalité, s’est tenue à Niamey

Le comité de gestion de l’Unité régionale de fusion de renseignements (RIFU), a tenu sa septième réunion ce jeudi, dans la capitale du Niger. Ce comité est consacré à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale dans le Sahel.

La RIFU a été créée en 2014, elle a pour mission la fusion, l’analyse et la diffusion des renseignements au profit des services des pays membres, partenaires stratégiques et la force multinationale mixte.

Ainsi les responsables des renseignements et des délégués du Niger, du Nigeria, du Bénin et du Tchad, ainsi que des partenaires techniques et financiers, s’y sont réunis, en vue d’échanger sur des documents de travail et d’adopter des stratégies adaptées pour mieux lutter contre le terrorisme et la criminalité qui sévissent dans la région. Selon le général Lawal Chekou Koré, patron de la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure du Niger (DGDSE), les défis sécuritaires se multiplient et la menace terroriste encore élevée est entretenue par différentes factions terroristes résilientes. « Dans ce contexte, la RIFU est l’illustration d’une volonté de mutualisation en tant que plateforme d’échanges et de partage de renseignements« .

« Au Niger, ce dont nous pouvons témoigner, c’est que l’année 2019 aura été celle où notre armée a remporté le plus de victoires contre Boko Haram, l’année où nous avons prévenu le plus d’attentats du fait justement des renseignements que nous avons pu avoir sur les acteurs », a affirmé Mohamed Bazoum, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Niger.

Depuis 2009, plusieurs pays de l’espace sahélien, y compris le Niger, subissent les attaques meurtrières perpétrées par le groupe islamiste nigérian Boko Haram, des groupes proches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Dine et des mouvements rebelles basés depuis près de cinq ans dans le nord du Mali ou encore divers groupes armés qui contrôlent le sud de la Libye depuis le renversement en 2011 de Moammar Kadhafi.

 

100 millions de dollars de l’UEMOA pour lutter contre le terrorisme dans l’espace communautaire

Le Chef de l’Etat SE. Issoufou Mahamadou, est rentré de Dakar au Sénégal, d’où il a pris part à la Conférence internationale sur «Développement durable et dette soutenable» et au Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

A l’issue de ce sommet qui s’est tenu mardi 3 décembre dernier, les dirigeants de l’UEMOA dont SE. Issoufou Mahamadou, ont décidé d’une «contribution immédiate de 100 millions de dollars US aux trois membres pays de la ligne de front du G5 Sahel afin de contribuer de façon urgente à la lutte contre le terrorisme dans l’espace communautaire». Dans le communiqué final ayant sanctionné la Session Extraordinaire, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union ont indiqué que cette contribution s’inscrit dans le cadre de l’engagement pris par l’UEMOA pour participer à hauteur de 500 millions de dollars US au financement du plan d’action de la CEDEAO pour lutter contre le terrorisme dans l’espace CEDEAO sur la période 2020-2024.

La Conférence présidée par le Président de la République de Côte d’Ivoire SEM Alassane Dramane Ouattara, a adopté un Fonds Régional de Sécurité pour la mobilisation des ressources financières conséquentes sur le moyen terme destiné à poursuivre la mise en œuvre du Plan d’Action, indique le communiqué. Elle exprime sa grande préoccupation face à la récurrence des attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Soulignant l’importance de promouvoir une approche concertée et globale pour relever le défi sécuritaire, la conférence salue la détermination de l’Union à faire face à ‘insécurité grandissante.

Dans un discours d’ouverture de cette conférence, mardi matin, le Président Alassane Ouattara a dit que cette rencontre se tient «dans un contexte où en dépit des avancées que nous enregistrons au plan économique, les menaces à la paix et à la sécurité se font de plus en plus pressantes ». Le Chef de l’Etat ivoirien a souligné l’importance de la solidarité entre les Etats membres de l’Union et a salué les initiatives prises qui concourent à rendre opérationnel le G5 Sahel. Mais ces initiatives restent confrontées au problème de financement, d’où la nécessité de trouver des moyens de financement alternatifs et durables afin de faire face à ces défis, a-t-il indiqué.

Brigi Rafini a reçu le Directeur français des Nations Unies et des Organisations Internationales

Le Premier ministre Brigi Rafini a reçu en audience, ce mardi 3 décembre 2019, le Directeur des Nations Unies et des Organisations Internationales au ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères français, Fabien Penome.

Il est en déplacement à Niamey à l’occasion de l’entrée du Niger au Conseil de sécurité des Nations Unies pour les deux années (2020-2021).
« Nous avons donc échangé sur les dossiers qui sont traités au Conseil de sécurité, en particulier les dossiers relatifs à l’Afrique et notamment ceux relatifs au Sahel » a-t-il déclaré à sa sortie d’audience.

« Nous avons une excellente relation de coopération entre la France et le Niger et nous souhaitons la développer sur les sujets qui sont abordés au Conseil de sécurité » a-t-il soutenu.
Plus largement, les deux hommes ont évoqué la coopération bilatérale « sur le multilatéralisme, nos deux pays sont favorables sur le renforcement de la gouvernance multilatérale, des thèmes sur lesquels nous comptons beaucoup sur la coopération avec le Niger » a annoncé Fabien Penome.

Cette audience s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur de France au Niger Alexandre Garcia.

Un point de la rencontre entre Mahamadou Issoufou et les chefs touaregs du Mali

Le président Mahamadou Issoufou s’est entretenu à Niamey avec des chefs touaregs de la région de Kidal, dans le nord du Mali, qu’il avait récemment accusé d’être « une menace » pour la stabilité du Sahel, avait rapporté l’AFP.

Le 25 novembre à Niamey, Mahamadou Issoufou, Alghabass Ag Intalla, chef du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad, et Almou Ag Mohamed, porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad, se sont entretenus pendant près d’une heure au sujet de la ville de Kidal. Les responsables touaregs ont séjourné à Niamey « sur invitation du président Issoufou », a relevé une source touareg à l’AFP.

« Le président s’est entretenu le mardi 26 novembre avec notamment une délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en présence du Premier ministre (nigérien) Brigi Rafini. Ils ont parlé de la récente déclaration du président sur le statut de Kidal« , a indiqué cette même source.

En août dernier, Issoufou Mahamadou avait déclaré que cette ville malienne, sous contrôle de groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, était « un sanctuaire pour les terroristes ». Et cette rencontre aurait permis entre autres, de mettre fin à l’incident malheureux qui est désormais clos, selon les déclarations d’un membre de la délégation touareg.