Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 119 sur 296

Konni se mobilise : une riposte territoriale contre les drogues

Démantèlement d’un réseau de trafic de drogue : À Konni, les forces de l’ordre frappent fort

 

Dans le département de Konni, la lutte contre les stupéfiants n’est pas qu’une affaire de police ; elle est le reflet d’une volonté de la communauté de protéger sa jeunesse. C’est dans ce contexte que, le 22 août 2025, la Direction Départementale de la Police Nationale (DDPN) de Konni a organisé une cérémonie marquante. Par ailleurs, cette cérémonie visait à présenter officiellement les saisies spectaculaires réalisées par l’antenne locale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS).

En effet, trois opérations ont permis de mettre la main sur une quantité impressionnante de drogues :

  • 39 boules et demi + 6 briques de cannabis, soit un total de 31,66 kg.
  • 2 000 comprimés de tramadol.
  • 1 000 comprimés de diazépam.
  • 500 comprimés d’exol.

En plus, une moto de type Kasea 125, utilisée pour le trafic, a été saisie. Ces opérations ont également conduit à l’arrestation de trois individus, ce qui illustre l’efficacité du maillage territorial et la vigilance des forces de sécurité.

Le soutien des institutions et de la justice, clé de la réussite

 

Lors de la cérémonie, le chef d’antenne adjoint de l’OCRTIS/Konni a détaillé les substances saisies, les profils des personnes arrêtées et les modes opératoires utilisés. Ces informations ont permis de mieux comprendre les dynamiques locales du trafic et d’adapter les stratégies de riposte. L’Administrateur Délégué de la Commune Urbaine de Birni N’Konni a félicité les agents de l’OCRTIS et de la DDPN. Il a par ailleurs rappelé les dangers sanitaires, sociaux et psychologiques liés à la consommation de drogues, insistant sur la nécessité d’une mobilisation citoyenne durable, fondée sur la vigilance et la dénonciation des comportements suspects.

La justice s’engage pour la protection collective

 

Le Substitut du Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Konni a affirmé que le parquet poursuivra sans relâche les auteurs de ces actes. « Les lois en vigueur seront appliquées avec rigueur, pour que ces délinquants répondent de leurs actes devant la justice », a-t-il déclaré avec force. Cette prise de parole symbolise l’engagement institutionnel à faire de la lutte contre les stupéfiants une priorité territoriale.

En outre , la Direction Départementale de la Police Nationale de Konni a lancé un appel clair à la population : collaborer, signaler et protéger. Au-delà des saisies, il est crucial qu’une dynamique collective s’installe, où chaque citoyen devient acteur de la sécurité de son territoire.

 

À Konni, la lutte contre les drogues ne se joue pas seulement dans les commissariats ou les tribunaux. Elle se vit dans les quartiers, les familles, et les écoles. D’ailleurs, elle appelle à une mobilisation humaine où la sécurité devient une affaire de solidarité. Ces saisies ne sont pas qu’un succès opérationnel, elles sont le reflet d’un territoire qui refuse de céder à la fatalité et qui choisit de se battre pour sa jeunesse, sa dignité et son avenir. Mais ce combat ne fait que commencer. La mobilisation citoyenne peut-elle faire la différence pour éradiquer ce fléau ?

Karidjo Mahamadou : hommage à un bâtisseur de savoir

Le Niger en deuil : Dernier adieu à Karidjo Mahamadou, un homme d’État et d’éducation

 

Ce dimanche 24 août 2025, le cimetière musulman de Yantala s’est transformé en lieu de mémoire et de recueillement. Sous un ciel voilé, Niamey a salué l’un de ses fils les plus engagés : Karidjo Mahamadou, ancien ministre de la République, décédé à Paris le 20 août à l’âge de 72 ans. Parents, amis, compagnons de lutte, anciens élèves et figures politiques se sont rassemblés pour lui rendre un dernier hommage.

Un parcours exceptionnel forgé par la rigueur et la transmission

 

Né le 11 septembre 1953 à Gouré, dans la région de Zinder, Karidjo Mahamadou incarne une trajectoire forgée par la passion du savoir. De Tillabéri à Niamey, de Zinder à Legon au Ghana, son parcours académique témoigne d’une quête constante d’excellence. Professeur d’anglais dans plusieurs établissements, il fonde en 1987 le lycée privé Alhéri, devenu un pilier éducatif à Niamey. Pour ses élèves, il fut bien plus qu’un enseignant : il était un guide, un modèle, un homme de principes.

 

Le combat d’un syndicaliste et d’un militant au service de la nation

 

Son engagement ne s’est pas limité aux salles de classe. En effet, dès les années 1970, Karidjo Mahamadou s’illustre comme militant syndical, devenant président de la sous-section de l’Union des scolaires nigériens, puis secrétaire à l’organisation du SNEN. Son activisme lui a d’ailleurs valu des arrestations, mais aussi un respect profond de ses pairs. Sur le plan politique, il est l’un des membres fondateurs du PNDS-Tarrayya, où il a occupé plusieurs fonctions stratégiques. De maire de Tillabéri à député, de président de commission à ministre de la Défense, puis des Transports, il a incarné une fidélité constante aux idéaux de justice, de souveraineté et de développement.

À Niamey, les obsèques de l’ancien ministre Karidjo Mahamadou ont rassemblé figures politiques, proches et citoyens venus saluer la mémoire
© À Niamey, les obsèques de l’ancien ministre Karidjo Mahamadou ont rassemblé figures politiques, proches et citoyens venus saluer la mémoire

Une figure politique enracinée : entre l’ancrage local et le rayonnement national

 

Karidjo Mahamadou n’a jamais dissocié son engagement politique de son attachement au territoire. De Gouré à Maradi, de Tillabéri à Niamey, il a porté les préoccupations locales dans les plus hautes sphères nationales. Son passage comme préfet de Maradi, puis comme président de la Haute Cour de Justice, témoigne de sa capacité à conjuguer proximité et responsabilité institutionnelle.

 

Une oraison funèbre émouvante, miroir d’une vie dédiée au collectif

 

Lors de la cérémonie, l’ancien ministre Foumakoye Gado, ami et compagnon de route, a prononcé une oraison émouvante. Il a retracé les étapes marquantes de cette vie dédiée à l’éducation, à la lutte syndicale et à la construction démocratique. Par conséquent, il a salué « un homme de combat, un éducateur chevronné, un homme de culture », soulignant avec ferveur sa courtoisie, sa rigueur et sa générosité.

Après la prière mortuaire à la morgue, la dépouille a été inhumée au cimetière musulman de Yantala. Les personnalités présentes, dont d’anciens chefs d’État, des parlementaires et d’anciens ministres, se sont inclinées en signe de respect. Les condoléances sont reçues au domicile du défunt, situé près du lycée Alhéri, un symbole vivant de son engagement éducatif.

 

Et si honorer les disparus, c’était aussi prolonger leur combat ? À Niamey, le Niger n’a pas seulement enterré un homme ; il a célébré une mémoire, une vision, une fidélité au service public. Karidjo Mahamadou laisse derrière lui une trace indélébile — celle d’un bâtisseur de savoir et de souveraineté. À nous, désormais, de faire vivre son héritage en bâtissant une société plus juste et plus solidaire.

Niger : Transparency International tire la sonnette d’alarme

Pouvoir judiciaire en péril : Transparency International alerte sur une dérive institutionnelle au Niger

 

Dans un communiqué empreint de gravité, Transparency International (TI) section Niger a lancé un cri d’alarme ce vendredi. L’ONG prévient : le socle judiciaire du pays est sur le point de vaciller. Une ordonnance controversée, adoptée dans le cadre de la « Refondation », menace ouvertement l’indépendance des magistrats et, par conséquent, l’équilibre démocratique du Niger.

L’organisation dénonce notamment l’ordonnance Nᵒ 2025-27, relative à la discipline des magistrats, qu’elle qualifie de « démantèlement du pouvoir judiciaire ». Selon TI-Niger, ce texte introduit des mécanismes de contrôle et de sanction qui fragilisent l’autonomie des juges et ouvrent la voie à des pressions politiques, une situation incompatible avec les principes de la séparation des pouvoirs.

 

Une « refondation » qui fragilise les contre-pouvoirs

 

Bien que présentée comme une réforme institutionnelle, cette ordonnance, qui s’inscrit dans le processus de « Refondation » engagé par les autorités nigériennes, soulève une question fondamentale. Pour les défenseurs des droits et les observateurs internationaux : peut-on refonder une démocratie en affaiblissant ses contre-pouvoirs ?

Transparency International/Niger ne se contente pas de dénoncer. L’organisation exige l’abrogation immédiate du texte et appelle à une mobilisation internationale. Elle exhorte ainsi les partenaires techniques et financiers, les organismes de défense des droits humains, ainsi que les institutions régionales et internationales à se positionner pour préserver l’État de droit.

 

Le spectre d’une justice sous surveillance politique

 

Au cœur de la controverse, il y a la crainte d’une instrumentalisation du pouvoir disciplinaire sur les magistrats. Dans un contexte où les équilibres institutionnels sont déjà fragiles, cette mesure pourrait dissuader les juges de statuer en toute indépendance, notamment sur les affaires sensibles impliquant des acteurs politiques.

Pour TI-Niger, il ne s’agit pas seulement d’un débat juridique, mais d’un enjeu démocratique majeur. Il s’agit de garantir que la justice reste un rempart contre l’arbitraire, un espace de recours pour les citoyens et un pilier de la confiance publique.

 

Transparency International  lance un appel à la solidarité régionale et internationale

 

L’ONG insiste sur la nécessité d’une veille citoyenne et diplomatique. Elle interpelle les partenaires du Niger, notamment ceux engagés dans le soutien institutionnel et la coopération judiciaire, en leur demandant de conditionner leur appui au respect des principes fondamentaux de l’État de droit.

Dans un contexte sahélien marqué par des tensions politiques et des transitions fragiles, le cas du Niger pourrait faire jurisprudence. Laisser affaiblir la justice dans un pays, c’est prendre le risque de fragiliser l’ensemble du tissu démocratique de la région.

 

Dès lors, défendre l’indépendance de la justice devient-il un acte de souveraineté citoyenne ? Au Niger, la question n’est plus technique, elle est existentielle. Face à une ordonnance qui redéfinit les équilibres institutionnels, la mobilisation doit être collective, transnationale et résolue. Car sans justice libre, c’est la voix du peuple qui s’éteint. Le défi est lancé : le Niger est-il prêt à défendre l’État de droit contre l’arbitraire ?

Jeunesse en éclaireurs : les scouts du Sahel tracent les chemins d’un avenir commun

Le Sahel se réinvente : les jeunes scouts, ambassadeurs d’une nouvelle ère

 

Ils ne sont ni diplomates ni ministres, mais leurs voix portent l’élan d’une génération en marche. C’est dans cet esprit que le jeudi 21 août 2025, une délégation de scouts des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) a été reçue par le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Sidi Mohamed. Cette rencontre symbolique, à la croisée des valeurs du scoutisme et des aspirations d’un Sahel en pleine refondation, marque un tournant.

Conduite par le commissaire général des scouts du Niger, la délégation a échangé avec le ministre sur les enjeux de la coopération jeunesse entre les États membres de l’AES. Au cœur des discussions : le rôle crucial des jeunes dans la consolidation de l’Alliance, la transmission des valeurs scoutes et la construction d’un imaginaire commun pour un Sahel plus libre, solidaire et souverain.

 

Le scoutisme, un levier de résilience face aux défis régionaux

 

Pour sa part, Aliou Oumarou, le commissaire général des scouts du Niger, s’est dit rassuré par l’engagement du ministre à accorder une place stratégique à la jeunesse dans les dynamiques politiques et sociales en cours. Il a également souligné que des réflexions sont déjà engagées pour intégrer les valeurs scoutes dans les processus de refondation des États membres.

En effet, dans un contexte régional marqué par des transitions institutionnelles et des défis sécuritaires, le scoutisme se révèle être un outil puissant de cohésion et de résilience. Discipline, engagement, solidarité : autant de principes que les jeunes éclaireurs du Sahel incarnent et transmettent.

Un camp international au cœur d’une diplomatie populaire

 

Cette audience s’inscrit d’ailleurs dans une dynamique plus vaste, directement liée au Camp Chantier International de Solidarité, qui s’est tenu à Maradi du 12 au 18 août 2025. Des scouts venus du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont participé à cette 4ᵉ édition, dédiée à la mobilisation citoyenne et à l’action communautaire.

Devenu un rendez-vous régional incontournable, ce camp illustre la capacité des jeunes à agir concrètement sur le terrain, à tisser des liens entre les pays et à incarner une véritable diplomatie populaire fondée sur l’entraide et la construction collective.

 

Vers un Sahel co-construit par la jeunesse scouts

 

Au-delà des symboles, cette audience affirme une reconnaissance institutionnelle. Elle démontre que les jeunes du Sahel ne se limitent pas à faire entendre leur voix, mais s’engagent activement à façonner l’avenir politique de la région. Le scoutisme, par son rôle éducatif et son ancrage territorial, se positionne comme un puissant levier de souveraineté sociale. Les jeunes scouts ne se contentent plus d’accompagner les politiques publiques : ils les interrogent, les inspirent et, surtout, ils les incarnent.

 

Alors, et si le Sahel se reconstruisait à hauteur de jeunesse ? Dans les pas de ces jeunes scouts, c’est une vision audacieuse qui s’esquisse : celle d’un territoire solidaire, enraciné dans ses valeurs et porté par une génération qui refuse de subir l’histoire. À travers cette rencontre, c’est tout un appel qui résonne : celui d’un Sahel éclairé par ses jeunes, et prêt à marcher vers un avenir qu’ils sont en train de dessiner. La jeunesse lance le défi : aux dirigeants maintenant de suivre la cadence.

 

Arrestation de Muslim Yusuf à Djaména : le Tchad frappe au cœur de l’héritage djihadiste

Le Tchad agit, mais la vigilance reste collective : derrière l’arrestation du fils de Mohammed Yusuf, Muslim Yusuf ,une question demeure — comment prévenir la relève idéologique ?

 

N’Djamena, 22 aout 2025 – Dans les ruelles de N’Djamena, une opération discrète a marqué un tournant dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. En fait, Muslim Mohammed Yusuf, 18 ans, fils cadet du fondateur de Boko Haram, a été arrêté par les forces de sécurité tchadiennes en compagnie de cinq complices présumés. L’interpellation a permis de démanteler une cellule dormante affiliée à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Muslim Yusuf, fils du fondateur de Boko Haram, a été arrêté à Djaména avec cinq complices. Il dirigeait une cellule liée à l’ISWAP.
© Muslim Yusuf, fils du fondateur de Boko Haram, a été arrêté à Djaména avec cinq complices. Il dirigeait une cellule liée à l’ISWAP.

Une traque silencieuse, un renseignement transfrontalier

 

Le jeune homme, identifié grâce à une coopération étroite avec les services nigérians, opérait sous la fausse identité d’Abdraman Mahamat Abdoulaye. Selon les analystes sécuritaires, il animait une cellule d’appui à la faction dirigée par son frère, Habib Yusuf, alias Abou Musab Al-Barnaoui. L’arrestation, bien que survenue il y a plusieurs semaines, n’a été confirmée que récemment, soulignant la prudence des autorités dans un contexte régional sous tension.

 

Muslim Yusuf, une figure symbolique dans un territoire en alerte

 

Cette arrestation est un coup dur pour l’ISWAP, mais les experts appellent à la prudence. « Même affaiblies, les factions de Boko Haram ont démontré leur capacité à se réorganiser », rappelle Remadji Hoinathy, chercheur à l’Institut d’études de sécurité. L’arrestation de Muslim Yusuf, bien qu’importante, ne doit pas masquer la complexité du tissu terroriste dans la région.

Transmission, mémoire et vigilance collective

 

Au-delà de l’opération sécuritaire, cette arrestation soulève des questions sur les dynamiques de transmission idéologique au sein des groupes extrémistes. En outre , le jeune âge de Muslim Yusuf, né peu avant la mort de son père en 2009, rappelle que l’héritage djihadiste peut se perpétuer dans l’ombre, nourri par des fractures sociales et territoriales non résolues.

 

Arrestation de Muslim Yusuf  : et maintenant ? Le défi de la prévention

 

Cette arrestation relance les débats sur la coopération régionale et la prévention de la radicalisation. Le Tchad, pivot stratégique du Sahel, démontre ici sa capacité à agir, mais aussi l’urgence de renforcer les mécanismes de veille, de dialogue et de cohésion. Ce succès sécuritaire permettra-t-il d’impulser une nouvelle dynamique régionale dans la lutte contre l’extrémisme violent, ou n’est-il qu’un coup d’épée dans l’eau ?

 

 

Journée de l’Excellence Scolaire 2025 : 24 élèves et 18 éducateurs honorés à Ouaga 2000

Journée de l’Excellence Scolaire 2025 – Une cérémonie qui honore les talents, les éducateurs et les territoires

 

Ouagadougou, 22 août 2025 — Ce vendredi 22 août 2025, la Salle des Banquets de Ouaga 2000 a résonné des applaudissements d’une nation reconnaissante. En effet , l’édition 2025 de la Journée de l’Excellence Scolaire (JES), placée sous le haut patronage du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a réuni les figures éducatives du Burkina Faso et de l’espace AES autour d’un même idéal : célébrer l’effort, la résilience et la diversité des intelligences.

À Ouagadougou, 24 élèves et 18 éducateurs ont été honorés lors de la Journée de l’Excellence Scolaire 2025, en présence de Dr Élisabeth Sherif.
© À Ouagadougou, 24 élèves et 18 éducateurs ont été honorés lors de la Journée de l’Excellence Scolaire 2025, en présence de Dr Élisabeth Sherif.

Une excellence qui va au-delà des notes

 

La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Sherif, a marqué de sa présence cette cérémonie aux côtés de son homologue malien. D’ailleurs, sa participation symbolise l’engagement régional pour une école qui valorise chaque élève, chaque enseignant et chaque encadreur, au-delà des performances académiques.

« L’excellence ne se mesure pas seulement en notes, mais en parcours, en dépassement de soi, en capacité à inspirer », a-t-elle souligné dans son allocution.

Des parcours remarquables sous les feux de la rampe

 

Cette édition a distingué 24 écoliers d’exception pour leurs résultats au Certificat d’Études Primaires (CEP), dans des catégories qui reflètent la richesse humaine du système éducatif. On retrouve, par exemple, le meilleur garçon et la meilleure fille, mais aussi l’inclusion scolaire avec des enfants autistes, non-voyants ou non-entendants. En plus, les élèves des écoles franco-arabes ont également été reconnus.

Ces enfants, venus de toutes les régions du Burkina Faso, incarnent une jeunesse qui avance malgré les obstacles, portée par des familles, des enseignants et des communautés mobilisées.

À Ouagadougou, 24 élèves et 18 éducateurs ont été honorés lors de la Journée de l’Excellence Scolaire 2025, en présence de Dr Élisabeth Sherif.
© À Ouagadougou, 24 élèves et 18 éducateurs ont été honorés lors de la Journée de l’Excellence Scolaire 2025, en présence de Dr Élisabeth Sherif.

Les bâtisseurs de l’éducation honorés

 

La JES 2025 a également salué le travail de 13 enseignants méritants, reconnus pour leur engagement quotidien dans des contextes parfois difficiles. Grande innovation cette année : l’introduction d’un prix pour 5 encadreurs pédagogiques, dont un du préscolaire, soulignant l’importance de l’accompagnement dès les premières années de vie scolaire.

Ces figures éducatives, souvent discrètes, sont les piliers de la cohésion sociale et de la transmission des savoirs. Leur reconnaissance publique est un acte fort, qui réaffirme la place centrale de l’éducation dans le projet national.

Une célébration territoriale et panafricaine

 

Au-delà des distinctions individuelles, cette journée a été l’occasion de renforcer les liens entre les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). La présence de délégations maliennes et nigériennes témoigne également d’une volonté commune de bâtir une école résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.

La Journée de l’Excellence Scolaire ne s’arrête pas aux trophées remis. Elle ouvre un espace de réflexion sur ce que signifie « réussir » dans un contexte africain en mutation. Elle invite à repenser les critères de l’excellence, à valoriser les parcours atypiques, à renforcer les solidarités territoriales et à faire de l’école un lieu de dignité partagée. En somme, l’édition 2025 aura été celle de l’inclusion assumée, du mérite célébré et de l’espoir renouvelé. Cette célébration de l’excellence marquera-t-elle le début d’une nouvelle ère pour l’éducation en Afrique ?

Niamey-Berlin : le Niger fait ses adieux au Lieutenant-Colonel Roth

Coopération militaire : un passage de relais chargé de sens entre le Niger et l’Allemagne, Une reconnaissance qui scelle deux années de diplomatie active et de proximité humaine

 

Niamey, 22 août 2025 – Ce matin, au Ministère de la Défense Nationale, une cérémonie empreinte de respect a marqué le départ du Lieutenant-Colonel Tristian ROTH, attaché de Défense près de l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne, après deux années d’engagement. Sa mission a été un exemple de dialogue militaire et diplomatique.

 

Un départ symbolique pour un acteur clé

 

Présidée par le Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale, le Général de Division Sani KACHE, la cérémonie a en effet réuni les figures stratégiques des ministères de la Défense et des Affaires Étrangères. Elle a été marquée par la remise d’un témoignage officiel de satisfaction, décerné par le Ministre d’État, le Général d’Armée Salifou Mody.

« Vous avez incarné l’excellence militaire et diplomatique, alliant courtoisie et dévouement absolu. Votre engagement a renforcé la confiance entre nos institutions et permis la réussite de chaque projet bilatéral », a souligné le Général KACHE.

 

Une coopération qui survit aux turbulences

 

Malgré le retrait du contingent allemand en août 2024, les liens entre Niamey et Berlin n’ont pas fléchi. Grâce à la volonté politique des deux ministres de la Défense, la coopération s’est poursuivie sous des formes renouvelées. Cela s’est manifesté par des visites croisées de délégations, le maintien de formations de stagiaires nigériens en Allemagne, et la prise en charge de soldats blessés. Ces gestes de solidarité ont été salués comme des marqueurs forts de la résilience diplomatique entre les deux nations.

 

Une figure de confiance et de proximité

 

Depuis son arrivée, le Lieutenant-Colonel ROTH s’est attaché à consolider les liens existants, en mobilisant ses compétences professionnelles et humaines. Sa disponibilité, son sens du dialogue et sa capacité à établir des relations de confiance ont été des leviers essentiels pour faire avancer les projets communs.

« Vous avez su afficher, en plus de votre disponibilité permanente, le caractère d’une personne dynamique et affable, qualité qui vous a permis d’établir des relations de confiance avec les responsables militaires que vous avez côtoyés », a ajouté le Général KACHE.

 

Un passage de relais sous le signe de l’espoir

 

Les autorités ont présenté le Lieutenant-Colonel Stefan WOLTER au cours de la cérémonie en tant que successeur du Lieutenant-Colonel ROTH. Elles considèrent sa connaissance du terrain nigérien comme un atout pour prolonger la dynamique engagée. De son côté, le Lieutenant-Colonel ROTH a quitté le Niger avec le sentiment d’avoir accompli sa mission et l’espoir de voir la coopération se renforcer davantage.

 

Une diplomatie réinventée

 

Ce passage de relais ne marque pas une fin, mais une continuité stratégique. Il illustre la capacité des relations internationales à se réinventer autour de figures engagées, de gestes concrets et d’une volonté partagée de bâtir des ponts durables entre les peuples. En somme, le Niger et l’Allemagne, par cette cérémonie, réaffirment leur attachement à une coopération fondée sur la confiance et la reconnaissance mutuelle. Dans un contexte géopolitique complexe, cette collaboration peut-elle servir d’exemple pour d’autres nations ?

Bagagi : un centre de santé pour l’histoire et pour l’avenir

À Arewa, le gouvernement nigérien, avec l’appui de l’UNICEF, pose la première pierre d’un Centre de Santé Intégré de type II à Bagagi. Plus qu’une infrastructure, c’est une promesse de justice sociale et de progrès durable pour des milliers de familles rurales.

 

Dosso, 21 août 2025— Dans le cœur battant de l’Arewa, terre d’histoire et de mémoire, le village de Bagagi s’apprête à écrire une nouvelle page : celle de l’accès équitable aux soins de santé. En effet, le mercredi 20 août, le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Colonel-major Garba Hakimi, a officiellement lancé les travaux de construction d’un Centre de Santé Intégré (CSI) de type II, un projet structurant financé par l’UNICEF à hauteur de 274 millions de francs CFA.

Une infrastructure de santé complète pour la communauté

 

Par ailleurs, le futur CSI comprendra un bloc de soins curatifs, un bloc de soins préventifs, un bloc maternité, deux logements pour le chef du CSI et la sage-femme, ainsi que des latrines, un incinérateur et une clôture sécurisée. Les travaux, confiés à l’entreprise TECHNI BAT sous la supervision du bureau d’études Global TECH, devraient s’achever en mars 2026.

Le Ministre de la Santé du Niger lance la construction d’un Centre de Santé Intégré à Bagagi, avec le soutien de l’UNICEF.
© Le Ministre de la Santé du Niger lance la construction d’un Centre de Santé Intégré à Bagagi, avec le soutien de l’UNICEF.

Une mobilisation collective pour un avenir en bonne santé

 

La cérémonie s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région de Dosso, du représentant de l’UNICEF, des autorités coutumières et administratives, ainsi que d’une population venue en nombre témoigner son attachement à ce projet.

Le Ministre Garba Hakimi a salué cette mobilisation, soulignant qu’elle reflète « l’engagement profond des communautés envers la vie de la Nation et la santé de ses enfants ».

Ce projet s’inscrit dans le Plan de Développement Sanitaire et Social 2022-2026 et dans la vision du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, pour une Couverture Sanitaire Universelle.

« Ce centre représente plus qu’une infrastructure : c’est un acte de justice sociale et un levier de développement humain », a déclaré le Ministre.

Le Ministre de la Santé du Niger lance la construction d’un Centre de Santé Intégré à Bagagi, avec le soutien de l’UNICEF.
© Le Ministre de la Santé du Niger lance la construction d’un Centre de Santé Intégré à Bagagi, avec le soutien de l’UNICEF.

L’UNICEF, partenaire du progrès au service des plus vulnérables

 

Mme Djanabou Mahondé, Représentante résidente de l’UNICEF au Niger, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le gouvernement dans ses priorités sanitaires, notamment en faveur des mères, des nouveau-nés et des enfants. Elle a aussi salué la vision inclusive du projet et la volonté de renforcer les services de santé dans les zones rurales.

 

Une promesse tenue, un espoir pour les habitants

 

En plus, l’Administrateur Délégué de Matankari, Ibrahim Kako, a exprimé la gratitude des populations de Bagagi, rappelant que ce projet répond à une demande formulée depuis la visite du Ministre en septembre 2024. Il a également assuré que les habitants s’engageront à entretenir le centre et à en faire un lieu de vie et de soins durable.

Le Ministre a profité de son déplacement pour rendre visite aux autorités coutumières locales et à l’école primaire du village, où les habitants ont eux-mêmes confectionné des briques pour clôturer l’établissement, un geste fort de participation citoyenne.

 

Vers une nouvelle ère de la santé communautaire ?

 

La santé est une affaire de tous, et la mobilisation des autorités et des populations de Bagagi en est la preuve. Ce centre de santé, au-delà de sa fonction première, symbolise une étape cruciale vers une meilleure couverture sanitaire pour les zones rurales du Niger. En somme,  les fondations sont posées, les partenaires mobilisés. Reste à savoir si cette synergie exemplaire pourra essaimer dans toutes les régions du Niger et faire de la Couverture Sanitaire Universelle une réalité partagée, au-delà des intentions.

Niamey relance ses routes, cap sur la modernité

Les rues de Niamey s’offrent un nouveau visage ! Hier, mercredi , l’Administrateur Délégué de la Ville a sillonné les quartiers, du secteur Aéroport-Route Tchanga aux grands carrefours, pour superviser une ambitieuse campagne de réhabilitation des voies urbaines, avec un objectif clair : transformer la mobilité et embellir le quotidien des habitants. 

 

Niamey, 21 août 2025 — Dans une dynamique de modernisation résolue, l’Administrateur Délégué de Niamey est descendu sur le terrain pour évaluer l’avancement des travaux de réfection des routes. En fait, son but  était de  prendre le pouls des chantiers en cours et repérer les zones critiques nécessitant une intervention rapide. Cette sortie sur le terrain illustre l’engagement de la municipalité à redonner vie aux artères de la capitale, souvent malmenées par l’usure et le temps.

Fluidité et qualité de vie : l’ambition de la municipalité

 

Par ailleurs , l’objectif de cette vaste opération est triple : faciliter les déplacements en ville, améliorer le confort des habitants et instaurer une harmonie dans l’organisation des axes urbains. D’ailleurs, en restaurant les routes, la municipalité veut non seulement désengorger les quartiers, mais aussi offrir aux Niameyens un cadre de vie plus agréable et fonctionnel. Les travaux au quartier Aéroport-Route Tchanga, ainsi que dans plusieurs carrefours stratégiques, incarnent cette volonté de faire de Niamey une capitale moderne et accessible.

Niamey modernise ses infrastructures routières pour améliorer la mobilité urbaine et renforcer la qualité de vie des habitants.
© Niamey modernise ses infrastructures routières pour améliorer la mobilité urbaine et renforcer la qualité de vie des habitants.

Niamey :Un appel à la responsabilité collective pour un avenir partagé

 

Au-delà des efforts municipaux, la Ville de Niamey lance un vibrant appel à la population. Elle rappelle que le succès de cette transformation repose également sur l’engagement citoyen. Les autorités invitent chaque habitant à adopter un comportement responsable, à respecter les infrastructures rénovées et à contribuer à la propreté de la capitale. « Une ville belle et fonctionnelle, c’est l’affaire de tous », insiste la municipalité, qui mise sur le civisme pour pérenniser ces avancées.

Niamey modernise ses infrastructures routières pour améliorer la mobilité urbaine et renforcer la qualité de vie des habitants.
© Niamey modernise ses infrastructures routières pour améliorer la mobilité urbaine et renforcer la qualité de vie des habitants.

Vers une transformation durable pour la capitale nigérienne ?

 

La mobilisation de la municipalité pour la réhabilitation des routes marque une étape clé dans le développement de Niamey. En investissant dans les infrastructures et en appelant à la collaboration citoyenne, les autorités posent les bases d’un avenir plus fluide et plus agréable pour ses habitants. Si ces chantiers incarnent une volonté forte de transformation, reste à savoir s’ils poseront les fondations d’un développement durable et d’un civisme partagé, garants d’une évolution stable et inclusive pour Niamey.

100 terminaux de paiement électronique pour Niamey

Niamey franchit un cap vers la modernité ! Ce jeudi , l’Administrateur Délégué de la ville a réceptionné 100 terminaux de paiement électronique (TPE), une révolution offerte par le Programme Village Intelligent (PVI) pour simplifier la vie des contribuables et transformer la gestion municipale.

 

Niamey, 21 août 2025— Dans les rues de Niamey, une révolution discrète s’opère : grâce à 100 nouveaux terminaux de paiement électronique, les échanges entre la ville et ses habitants gagnent en rapidité et en clarté. En effet, ce geste, initié par le Programme Village Intelligent, incarne une volonté forte de moderniser les services publics.

L’installation de 100 terminaux de paiement électronique à Niamey marque une avancée majeure vers une gouvernance numérique plus fluide et accessible.
© L’installation de 100 terminaux de paiement électronique à Niamey marque une avancée majeure vers une gouvernance numérique plus fluide et accessible.

Une innovation pour simplifier et sécuriser les transactions

 

L’arrivée de ces TPE répond à des objectifs clairs : faciliter les règlements pour les habitants, sécuriser les transactions et accélérer la collecte des fonds publics. En effet, en éliminant les lourdeurs administratives, ces terminaux promettent une gestion plus efficace, tout en renforçant la confiance entre les Niameyens et leur municipalité. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de gouvernance moderne, où la technologie devient un levier pour rapprocher les citoyens des institutions.

Une étape clé du programme « Naneye Yarda »

 

En plus, cette avancée technologique s’intègre pleinement au programme « Naneye Yarda » (Ma ville, je l’aime), une initiative qui place les habitants au centre des priorités municipales. En adoptant ces outils numériques, Niamey fait le pari d’une administration plus accessible, transparente et en phase avec les attentes de sa population.

L’installation de 100 terminaux de paiement électronique à Niamey marque une avancée majeure vers une gouvernance numérique plus fluide et accessible.
© L’installation de 100 terminaux de paiement électronique à Niamey marque une avancée majeure vers une gouvernance numérique plus fluide et accessible.

Niamey, ville intelligente : vers une transformation durable ?

En somme, Avec l’installation de 100 terminaux de paiement électronique, la capitale nigérienne mise sur la transparence et la simplification des démarches administratives. Cette initiative, portée par le Programme Village Intelligent, vise à rapprocher l’administration des citoyens tout en renforçant la traçabilité des transactions.

Au-delà de l’innovation technique, c’est aussi une nouvelle culture de gouvernance qui s’installe, plus agile et plus connectée aux réalités locales. La digitalisation devient ici un levier stratégique pour améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la confiance des usagers. Reste à voir si cette impulsion numérique saura s’ancrer durablement dans les pratiques administratives et inspirer, à terme, d’autres capitales de la sous-région.

Le défi est désormais de consolider cette dynamique pour bâtir une administration inclusive et durable. Une ambition qui pourrait redéfinir les standards de la gouvernance locale en Afrique de l’Ouest.