Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 183 sur 283

Naufrage au large du Maroc : 25 Maliens portés disparus

Bamako, 27 décembre 2024 Un drame de la migration a endeuillé le Mali. Près de 70 personnes, dont 25 jeunes Maliens, sont portées disparues après le naufrage d’un bateau de migrants au large des côtes marocaines, en direction de l’Espagne. La nouvelle, confirmée par le ministère malien des Affaires étrangères, a suscité une vive émotion à travers le pays.

Selon les premières informations, l’embarcation, qui transportait environ quatre-vingts personnes, a sombré en mer. Les causes exactes de ce naufrage restent pour l’heure inconnues, mais les conditions météorologiques difficiles et l’état vétuste des embarcations utilisées pour ces traversées clandestines en sont souvent la cause.

Un drame qui réveille les consciences

Ce nouveau drame de la migration vient rappeler la dangerosité des traversées clandestines et les risques encourus par les migrants. Malgré les risques, des milliers de personnes continuent chaque année à tenter la traversée de la Méditerranée, poussées par le désir d’une vie meilleure en Europe.

Au Mali, ce naufrage a relancé le débat sur les causes de l’émigration clandestine. Le chômage, la précarité et l’insécurité sont fréquemment les raisons majeures qui incitent les jeunes à émigrer.

Un appel à la solidarité

Les autorités maliennes ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes et ont appelé à la solidarité nationale face à cette tragédie. Ils ont mis en place des cellules de crise pour apporter une assistance psychologique et matérielle aux familles endeuillées.

Ce drame rappelle également la nécessité de renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre les traversées clandestines et de mettre en place des politiques migratoires plus humaines et plus efficaces.

 

Sénégal: Ousmane Sonko dévoile une vision de transformation

Dakar, 27 décembre 2024 – Ousmane Sonko, Premier Ministre du Sénégal, a prononcé une déclaration de politique générale qui marque une rupture significative avec les pratiques passées. Son discours a mis en lumière une vision ambitieuse pour le pays, centrée sur trois axes essentiels : la prospérité, la souveraineté et la justice. Ces fondations, selon lui, permettront de guider le Sénégal vers une transformation profonde et durable, tant sur le plan économique que social.

 Sénégal : Une rupture avec les pratiques antérieures

L’une des idées maîtresses de l’intervention de Sonko est la nécessité de rompre avec les anciennes pratiques économiques et sociales qui, selon lui, ont freiné le véritable développement du pays. Il a souligné que le gouvernement actuel entend s’engager dans un processus de modernisation qui passera par une gestion plus rigoureuse et plus transparente des ressources publiques. La valorisation des ressources locales, la réduction de la dépendance à l’égard de l’aide extérieure et la rationalisation des dépenses publiques sont quelques-unes des mesures phares qu’il propose pour entamer cette transformation.

Renforcer la souveraineté nationale

Au cœur du discours, Ousmane Sonko a mis un accent particulier sur la question de la souveraineté nationale. Selon lui, il est impératif pour le Sénégal de réaffirmer son indépendance face aux influences extérieures, qu’elles soient économiques ou géopolitiques. Dans cette optique, le Premier Ministre a annoncé des mesures concrètes, à commencer par la fermeture prochaine de toutes les bases militaires étrangères présentes sur le sol sénégalais. Cette décision, a-t-il précisé, s’inscrit dans une volonté de préserver la souveraineté du pays et de promouvoir une politique étrangère plus affirmée et autonome.

Une réforme du système monétaire et financier

En plus de cette initiative, Ousmane Sonko a révélé que le gouvernement engageait des discussions avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour une réforme en profondeur du franc CFA. Cette réforme, selon Sonko, vise à doter le Sénégal d’une plus grande autonomie monétaire et à renforcer sa souveraineté économique. Une telle démarche pourrait avoir des implications importantes pour la stabilité économique de la région et pour la relation entre les pays africains et les anciennes puissances coloniales.

Vers un Sénégal compétitif et inclusif

Par ailleurs, le Premier Ministre n’a pas omis de rappeler la nécessité de créer un environnement économique compétitif, fondé sur le développement du capital humain et l’innovation. Pour ce faire, Sonko a insisté sur la mise en place d’un plan stratégique à long terme visant à booster la productivité nationale et aussi à renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise sur la scène internationale. Ce projet ambitionne d’encourager la création d’emplois, d’améliorer la formation des jeunes et de garantir une croissance inclusive et durable.

Un appel à la participation citoyenne au Sénégal

Au-delà des mesures économiques et géopolitiques, Ousmane Sonko a lancé un appel solennel à la participation citoyenne. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation générale de la société civile et des acteurs sociaux pour réussir la transformation du Sénégal. Un plan de développement rigoureux et transparent sera mis en place pour garantir que les projets de réforme profitent à l’ensemble des Sénégalais, et en particulier aux plus vulnérables.

Un projet de transformation radicale

En somme, la déclaration de politique générale du Premier Ministre Ousmane Sonko marque donc un tournant dans la vision politique du Sénégal. Entre réformes économiques audacieuses, réaffirmation de la souveraineté nationale et engagement vers une croissance inclusive, ce projet propose une rupture radicale avec le passé. Si les mesures proposées sont mises en œuvre de manière efficace, elles pourraient bien ouvrir la voie à une nouvelle ère pour le Sénégal, plus autonome, plus prospère et plus juste pour tous ses citoyens.

 

Faso: Jean-Emmanuel Ouédraogo présente sa vision devant l’ALT

Ouagadougou, 27 décembre 2024 – Jean-Emmanuel Ouédraogo, fraîchement nommé Premier ministre le 7 décembre 2024, se prépare à un moment clé ce vendredi 27 décembre. Il va présenter sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée législative de Transition (ALT).

Ce discours est crucial pour Ouédraogo, car il y exposera les grandes lignes de son programme et les priorités de son gouvernement. C’est aussi l’occasion pour lui de gagner la confiance de l’ALT et de consolider sa position au sein de l’exécutif.

Cette présentation est super importante pour gagner la confiance de tous les Burkinabè et asseoir sa légitimité en tant que chef du gouvernement. Ouédraogo succède à Appollinaire Kyelem de Tambèla, après la dissolution de son gouvernement juste avant sa nomination.

Cette nomination a fait couler beaucoup d’encre, car nombreux jugent que le nouveau chef du gouvernement n’a pas les épaules assez larges pour gérer la tâche qui lui a été assignée. La présentation de son programme d’activité aujourd’hui donne au Premier ministre l’opportunité de confirmer que le président de la République, le capitaine Ibrahim Traoré, a vu juste en lui confiant cette mission.

Le nouveau Premier ministre se montre déterminé à lancer des projets majeurs pour le Burkina Faso, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans la gouvernance du pays. Dans un contexte dans lequel la confiance et la légitimité sont cruciales, cette nouvelle génération de leaders est prête à relever les défis politiques et socio-économiques actuels avec détermination et vision.

En conclusion, Jean-Emmanuel Ouédraogo se trouve à un tournant décisif de sa carrière politique avec la présentation de sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée législative de Transition. Ce moment crucial lui permettra de gagner la confiance des Burkinabè et de prouver qu’il est à la hauteur des attentes du chef de l’État.

Le Tchad reprend le contrôle de Faya-Largeau : un nouveau chapitre dans les relations franco-tchadiennes

Ndjamena, 26 décembre 2024 – Un tournant majeur s’est opéré dans les relations entre la France et le Tchad. L’État-major général des armées tchadiennes a annoncé ce jeudi la rétrocession de la base militaire française de Faya-Largeau aux Forces de Défense et de Sécurité tchadiennes. Cette décision s’inscrit dans le cadre du retrait progressif des forces françaises du territoire tchadien, tel qu’annoncé précédemment.

Le Tchad reprend le contrôle de sa base militaire à Faya-Largeau, marquant un tournant dans les relations franco-tchadiennes.
© Le Tchad reprend le contrôle de sa base militaire à Faya-Largeau, marquant un tournant dans les relations franco-tchadiennes.
Un départ stratégique de l’armée Français du Faya-Largeau

Ce retrait marque une nouvelle étape dans le désengagement militaire français du Tchad. Selon le communiqué, un avion Antonov 124 transportant plus de 70 tonnes de fret a décollé de N’Djamena, témoignant ainsi de l’ampleur logistique de cette opération. Les prochaines étapes du désengagement concerneront les bases d’Abéché et de N’Djamena, les principaux centres d’opérations des forces françaises au Tchad.

Les raisons de ce retrait

Les raisons de ce retrait sont multiples et complexes. Elles s’inscrivent dans un contexte de réévaluation des partenariats militaires par les autorités tchadiennes, ainsi que dans une volonté affirmée de renforcer l’autonomie de l’armée tchadienne. La France, de son côté, fait face à une redéfinition de sa politique africaine, marquée par une volonté de se concentrer sur d’autres régions et de nouvelles priorités.

Quelles conséquences pour la région ?

Ce retrait soulève aussi de nombreuses questions sur les conséquences pour la sécurité régionale. La France a joué un rôle important dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel. Son départ pourrait donc laisser un vide sécuritaire que les forces tchadiennes tarderont à combler. De plus, cette décision pourrait avoir des répercussions sur les relations entre les différents acteurs de la région, notamment les pays du G5 Sahel.

Les défis à venir pour le Tchad

La reprise en main des bases militaires françaises représente un défi majeur pour les forces armées tchadiennes. Il leur faudra désormais assurer la sécurité de ces zones, lutter contre les groupes armés et garantir la stabilité du territoire. Le soutien de la communauté internationale sera essentiel pour accompagner cette transition.

En conclusion, le retrait des forces françaises du Tchad marque une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays. Si ce désengagement soulève des interrogations sur les conséquences sécuritaires, il offre également au Tchad l’opportunité de renforcer son autonomie et d’affirmer son rôle dans la région.

Niger Télécoms bannit les sociétés Camusat et AktivCo

Niamey, le 26 décembre 2024 – Une décision importante vient d’être prise par le gouvernement nigérien concernant le secteur des télécommunications. En effet, le Ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie Numérique, Sidi Mohamed Raliou, a annoncé l’interdiction des sociétés Camusat-Niger SARL et Aktivco-Niger sur l’ensemble du territoire national.

Dans cette décision, rendue publique ce 26 décembre 2024, les autorités ont annoncé l’interdiction d’exercer toute activité au Niger pour les entreprises Camusat et Aktivco. Cette décision s’accompagne d’une interdiction stricte pour toute personne ou entité nigérienne de collaborer avec ces dernières.

Les raisons de cette décision a l’encontre de Camusat et AktivCo restent à éclaircir.

Les autorités n’ont pas encore apporté d’explications claires sur les raisons qui ont motivé cette décision radicale. Cependant, cette décision intervient dans un contexte où le gouvernement nigérien cherche à renforcer le contrôle sur le secteur des télécommunications et à privilégier les acteurs nationaux.

Quelles conséquences pour le secteur ?

Cette interdiction pourrait avoir plusieurs conséquences sur le marché des télécommunications au Niger. Cette décision entrainera l’arrêt des projets énergétiques pour les tours télécoms qui étaient en cours de réalisation ou en phase de planification par Camusat et Aktivco, entraînant des retards significatifs ou des annulations. De plus, les entreprises et les particuliers qui travaillaient avec Camusat et Aktivco trouveront de nouveaux partenaires.

Une décision qui suscite des interrogations

Par ailleurs, cette décision soulève de nombreuses questions. Quels sont les impacts de cette interdiction sur les projets en cours et sur l’emploi ? Quelles sont les alternatives proposées aux clients de ces deux sociétés ? Autant de questions auxquelles les autorités nigériennes apporteront des réponses claires dans les prochains jours.

Il est à noter que Camusat et Aktivco sont présentes dans plusieurs pays d’Afrique où elles réalisent d’importants projets dans le domaine des télécommunications. Cette décision nigérienne pourrait donc avoir des répercussions au-delà des frontières du pays.

 

Le Nigeria réfute les accusations du général Tiani

Abuja, le 26 décembre 2024 – Ce jeudi, le Nigeria a vivement réagi aux accusations lancées par le chef d’État nigérien, le Général Abdourahmane Tiani. Selon Abuja, les propos de Tiani, qui visent le président Tinubu et le Nigeria, sont « sans fondement ». Cette déclaration intervient après l’interview accordée à la Radiotélévision du Niger (RTN).

En effet, la veille, lors de son entretien diffusé, le Général Tiani a accusé Tinubu de comploter avec la France pour déstabiliser le Niger, en collaboration avec des groupes terroristes et des proches de l’ancien président Bazoum réfugiés au Nigeria. « Le Président Tinubu doit s’expliquer et éclairer les Nigérians sur l’argent qu’il a reçu en France», a déclaré Tiani, ajoutant que le Nigeria abrite des bases françaises destinées à déstabiliser le Niger.

En réponse à ces allégations, la présidence nigériane a déclaré que ces accusations sont une manœuvre désespérée du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani de détourner l’attention de l’opinion publique sur ses échecs à diriger son pays. « Les allégations du chef militaire nigérien sont une tentative de détourner l’attention de l’opinion publique sur son échec à diriger le pays », a affirmé Abuja.

Par ailleurs, Abuja a exhorté le Niger à privilégier le dialogue et la collaboration constructive, plutôt que de propager des accusations infondées. « Le Nigeria reste fermement engagé à promouvoir la stabilité régionale et continuera à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le terrorisme et les autres défis transnationaux », a souligné la présidence nigériane.

En somme, cette escalade verbale entre les deux pays voisins met en lumière les tensions croissantes dans la région, où les enjeux de sécurité et de gouvernance sont de plus en plus pressants.

Retrait de la CEDEAO: le Niger ne fera pas volte-face

Niamey, le 26 décembre 2024 –  Hier, lors d’une interview exclusive à la radio, télévision du Niger (RTN), le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, a confirmé de manière catégorique que le retrait du Niger de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est définitif et bien réfléchi. Cette déclaration est une réponse au délai de six mois accordé au Niger pour revoir sa position concernant son retrait de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Un choix irréversible

Le président de la transition nigérienne a souligné que cette décision, prise le 28 janvier 2024, est irrévocable, malgré le délai de six mois accordé par la CEDEAO pour reconsidérer cette position. Il a fermement déclaré que « le retrait du Niger de la CEDEAO est irréversible et mûrement réfléchi ».

Critiques acerbes contre la CEDEAO

Le Président nigérien n’a pas mâché ses mots en critiquant sévèrement la CEDEAO, la qualifiant de « marionnette entre les mains des puissances occidentales ». Selon lui, la CEDEAO a perdu sa substance originelle et ne sert plus les intérêts des peuples ouest-africains depuis 1990. « C’est une coquille vide », a-t-il affirmé, ajoutant que l’organisation ne reflète plus les préoccupations des populations locales.

Le Général Tiani a également exprimé sa solidarité avec ses homologues du Burkina Faso et du Mali, alléguant que ces pays partagent la même vision et la même détermination à se libérer de l’influence occidentale. « Nous avons fait un choix difficile, mais nécessaire pour notre survie », a-t-il déclaré.

Il a réaffirmé son engagement et sa détermination, ainsi que ceux de ses pairs de l’AES, à poursuivre le chemin du bonheur pour leurs populations. Ils rêvent de bâtir une nation prospère fondée sur la souveraineté de leurs ressources naturelles et de leur travail, rappelant qu’avant le 25 juillet 2023, les Nigériens travaillaient en réalité pour la France et les ressources du Niger appartenaient à la France.

En conclusion, le Président nigérien a lancé un appel aux peuples africains à se joindre à cette lutte pour la souveraineté et l’indépendance. « Nous avons fait un choix, nous nous assumons et nous appelons l’ensemble des peuples africains conscients, les peuples qui ne sont pas prêts à se soumettre, à rester avec nous », a-t-il conclu.

Ce discours marque un tournant décisif dans les relations entre le Niger et la CEDEAO, et laisse présager des changements significatifs dans la dynamique politique de la région.

Sécurité aérienne : entretien entre le Niger et l’ASECNA

Niamey, le 26 novembre 2024 – Dans le cadre des efforts continus pour renforcer la sécurité aérienne, le Premier ministre nigérien, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, a rencontré ce jeudi le Directeur Général de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), M. Mohamed Moussa.

Bilan du mandat de Mohamed Moussa à la tête l’ASECNA

Le directeur général de l’ASECNA, le Nigérien Mohamed Moussa, a profité de cette occasion pour faire le point sur la situation de l’organisation, dont le Niger est membre, et pour faire ses adieux à la fin de son mandat. « J’ai présenté aux autorités nigérianes un bilan complet de mon action à la tête de l’ASECNA, mettant en évidence l’évolution de l’agence durant cette période », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il a reçu les félicitations du Premier ministre pour les réalisations accomplies durant ses huit années de service.

Réalisations emblématiques en matière de surveillance aérienne

Mohamed Moussa a souligné que le Niger a honoré ses engagements envers l’ASECNA, en particulier en matière de surveillance aérienne. « Le fait que nous avons réussi en huit ans à rendre possible la surveillance de 17 millions de km² par satellite est certainement le projet le plus emblématique que nous avons réalisé ici au Niger », a-t-il affirmé.

Il a également rappelé que tous les engagements pris au nom du Niger lors de son élection ont été tenus et qu’une résolution du Conseil des ministres reconnaît formellement l’accomplissement de sa mission. « Le Niger, que je représente, a honoré ses engagements envers les autres États membres de l’ASECNA. » « Les autorités nigérianes m’ont apporté leur soutien tout au long de ma mission à la tête de cette organisation », a-t-il ajouté, remerciant le gouvernement nigérien pour la confiance accordée à sa modeste personne.

Avenir de l’ASECNA

En conclusion, la rencontre entre le Premier ministre nigérien, M. Ali Mahaman Lamine Zeine, et le Directeur Général de l’ASECNA, M. Mohamed Moussa, a souligné les efforts continus pour renforcer la sécurité aérienne au Niger. Mohamed Moussa a présenté un bilan positif de son mandat, mettant en lumière les réalisations significatives, notamment la surveillance de 17 millions de km² par satellite.

Il a aussi réaffirmé l’engagement du Niger envers l’ASECNA et a exprimé sa gratitude pour le soutien reçu. Cette rencontre marque la fin de son mandat et le début d’une nouvelle ère pour l’ASECNA, créée le 12 décembre 1959 à Saint-Louis, au Sénégal, pour assurer la sécurité de la navigation aérienne en Afrique.

 

 

 

Année judiciaire 2024-2025 : Le Mali face aux défis électoraux sous l’ère Goïta

Bamako, le 26 novembre 2024 –La Cour suprême de Bamako a été le théâtre ce jeudi d’une cérémonie solennelle marquant la rentrée des Cours et Tribunaux. Présidée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition et du Conseil supérieur de la Magistrature, cette audience a mis en lumière le rôle crucial de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, particulièrement en période électorale.

Inauguration de l'année judiciaire 2024-2025 : Le Président Assimi GOÏTA réaffirme le rôle crucial de la justice dans la consolidation
© Inauguration de l'année judiciaire 2024-2025 : Le Président Assimi GOÏTA réaffirme le rôle crucial de la justice dans la consolidation
Importance de la justice dans la refondation nationale

Sous le thème « Le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale : le cas des élections », le Président de la Transition a rappelé l’importance de la justice comme pilier de la refondation nationale.

Dans son allocution, il a insisté sur la nécessité pour la justice de dire le droit en toute circonstance, contribuant ainsi à la paix sociale. « La justice est appelée à dire le droit en toute circonstance, en mesure de contribuer à la paix sociale », a-t-il affirmé, rappelant le caractère régulateur de la justice dans les débats politiques contemporains.

Inauguration de l'année judiciaire 2024-2025 : Le Président Assimi GOÏTA réaffirme le rôle crucial de la justice dans la consolidation
© Inauguration de l'année judiciaire 2024-2025 : Le Président Assimi GOÏTA réaffirme le rôle crucial de la justice dans la consolidation
Appel à la vigilance et réformes judiciaire  majeures

Le Président GOÏTA a exhorté les magistrats à la vigilance et à la responsabilité, avertissant qu’une mauvaise gestion du contentieux électoral pourrait nuire à la stabilité de l’État. Il a également présenté les réformes majeures entreprises sous la Transition, notamment l’élaboration d’une nouvelle Constitution et l’adoption d’une loi électorale.

La création de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) et l’équilibrage de ses prérogatives avec celles de la Cour constitutionnelle promettent une meilleure gestion des élections à venir, une avancée technologique  apprécié par de nombreux observateurs.

Nouvelles lois et renouvellement de l’arsenal juridique

Par ailleurs, le Chef de l’État a annoncé que les lois organiques portant sur les modalités d’organisation, de fonctionnement et de procédure suivies devant la Cour suprême, la Cour constitutionnelle et la nouvelle Cour des comptes seront bientôt effectives.

Il a aussi mis l’accent sur le renouvellement de l’arsenal juridique pénal pour encadrer le processus électoral et réprimer les infractions. Il a félicité les membres du Conseil National de Transition, du Gouvernement et de la famille judiciaire pour leur contribution à ces avancées, les qualifiant de « textes majeurs, inclusifs et consensuels » pour le Mali.

En conclusion, le Président de la Transition a marqué l’ouverture de l’année judiciaire 2024-2025, en réaffirmant l’engagement de l’État à soutenir une justice forte et indépendante, fer de lance de la lutte contre l’insécurité et la corruption. Il a appelé à la mobilisation de tous les acteurs judiciaires pour garantir un retour à l’ordre constitutionnel dans un climat de paix et de sécurité.

Le Niger et le Mali renforcent leur coopération sportive

Niamey, 26 novembre 2024 – Le ministre nigérien de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, le colonel-major Abdourahamane Amadou, a accueilli son homologue malien, M. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, pour une visite du centre technique de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT) le mardi 24 décembre. Cette visite marque une nouvelle étape dans la coopération sportive entre les deux pays.

Le centre technique de la FENIFOOT impressionne les ministres nigériens et maliens, ouvrant la voie à de nouveaux projets.
© Le centre technique de la FENIFOOT impressionne les ministres nigériens et maliens, ouvrant la voie à de nouveaux projets.
Le centre d’excellence de la FENIFOOT au service du football nigérien

Les deux ministres ont pu découvrir les différentes infrastructures du centre technique : l’Académie d’élite, le centre médical, la piscine, le Dojo Abdoul Razak Alfaga, la salle de musculation, les terrains et les vestiaires, ainsi que l’hôtel. Les explications fournies par le président de la FENIFOOT, le Colonel-major Djibrilla Hima Hamidou dit Pélé, ont permis aux visiteurs d’apprécier la qualité des équipements et l’organisation des lieux. Par ailleurs, la visite de ces infrastructures modernes a suscité l’admiration de la délégation.

Le centre technique de la FENIFOOT, complexe sportif de haut niveau, a véritablement impressionné le ministre malien.  Il a apprécié la qualité des installations et des équipements ainsi que la bonne gestion du centre, mais il a particulièrement été bluffé par l’entretien des gazons. « Ce centre est très bien conçu, magnifique et à la disposition des différents joueurs. » « Je pense qu’avec cela, il y a beaucoup d’opportunités pour améliorer davantage la qualité et la formation des joueurs », a-t-il déclaré.

Une coopération fructueuse entre les deux fédérations

La visite a également permis de mettre en évidence la bonne collaboration entre la FENIFOOT et le ministère nigérien des Sports. Cette dynamique positive devrait favoriser le développement du football dans les deux pays.

Le centre technique de la FENIFOOT impressionne les ministres nigériens et maliens, ouvrant la voie à de nouveaux projets.
© Le centre technique de la FENIFOOT impressionne les ministres nigériens et maliens, ouvrant la voie à de nouveaux projets.
Des projets communs dans le cadre de l’AES

Les deux ministres ont profité de cette rencontre pour évoquer des projets de coopération dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment l’organisation de jeux sportifs régionaux. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens entre les pays de la région et de promouvoir le sport comme vecteur de paix et de développement.

La visite du ministre malien intervient dans le cadre de la 45ᵉ édition du Sabre National de Dosso. Cette présence témoigne de l’importance accordée par les deux pays à leurs patrimoines culturels et sportifs.