Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 284 sur 300

Burkina : Progrès significatifs dans la lutte contre la corruption

Ouagadougou, Burkina Faso – L’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) a récemment publié un rapport faisant état d’une réduction significative des cas de détournements de fonds publics au Burkina Faso. Cette nouvelle intervient comme un souffle d’espoir dans un contexte où la corruption a longtemps miné les fondations de la gouvernance publique.

Selon Urbain Millogo, Contrôleur général d’État par intérim, les efforts déployés pour combattre la corruption commencent à porter leurs fruits. “Le comportement face à la gestion des fonds publics n’est plus pareil. Les détournements de fonds ont beaucoup diminué”, a-t-il affirmé lors d’une audience avec le Premier ministre, Me Apollinaire Kyelem de Tambèla.

M. Millogo attribue cette amélioration à la crainte inspirée par l’ASCE-LC, souvent comparée à un “gendarme” veillant au grain. Le rapport d’activités 2022 de l’ASCE-LC, présenté au chef du gouvernement, souligne les initiatives prises pour purifier les finances publiques et assurer une gestion plus rigoureuse des ressources de l’État.

Dans la continuité de ces efforts, l’ASCE-LC prévoit de renforcer ses campagnes de sensibilisation, ainsi que ses mesures de contrôle et de sanction. L’objectif est clair : consolider les progrès réalisés et éradiquer la corruption dans tous les secteurs de la vie publique, pour un Burkina Faso plus intègre et prospère.

 

Tebaram : une tournée préfectorale marquée par l’Unité

Tebaram, 12 mars 2024. Dans une démarche solennelle, M. Yoni Badjieba Dilembou, préfet du département de Tahoua, a orchestré un meeting de sensibilisation au cœur de la mairie de Tebaram, marquant ainsi une étape cruciale de sa tournée administrative.

Dialogue constructif pour un avenir harmonieux à  Tebaram, 

L’objectif de cette visite préfectorale transcende le simple cadre administratif ; elle vise à tisser des liens étroits avec les autorités locales et les diverses strates socioprofessionnelles. En effet, l’ambition est claire : établir une collaboration fructueuse et une participation active, pierres angulaires d’un développement pérenne pour le département et la nation.

Le préfet a mis l’accent sur des principes fondamentaux, notamment la sécurité, le soutien financier à la patrie, le civisme fiscal et la cohésion sociale. Ces piliers sont essentiels pour accompagner le Conseil national pour la sauvegarde de la Patrie (CNSP) dans ses efforts pour le bien-être des citoyens.

Salutations présidentielles et reconnaissance populaire

Dans son discours, M. Dilembou a transmis les salutations des plus hautes instances du pays, soulignant l’accueil chaleureux de la population de Tebaram. Cette mobilisation exemplaire reflète un soutien indéfectible aux initiatives du CNSP et du Gouvernement de transition.

En conclusion, le préfet a exprimé sa gratitude pour l’appui constant de la population et a invité les fidèles musulmans à prier pour la paix au Niger durant le mois sacré du Ramadan.

Par ailleurs, M. Bori Nagari, maire de Tebaram, a chaleureusement accueilli la délégation, présentant les spécificités de sa commune et exprimant ses attentes.

En outre, Mahamadou Idi Tankari, figure de la jeunesse locale, a mis en lumière leur contribution au fonds de soutien et leur attachement aux valeurs républicaines, tout en rappelant les initiatives sportives de la communauté.

Le meeting a été suivi d’une session d’échanges fructueux entre le Préfet et les leaders locaux, consolidant ainsi les fondations d’une collaboration future.

Contexte politique et économique du département

Le préfet a également abordé des sujets d’envergure nationale et régionale, expliquant les motifs du retrait du Niger de la CEDEAO et de la formation de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a évoqué la saisie récente de l’or à l’aéroport de Niamey, soulignant l’importance du civisme fiscal et la nécessité de mobiliser les impôts pour le Fonds de soutien pour la sauvegarde de la Patrie (FSSP).

Tebaram : un carrefour de diversité et d’activité

La commune de Tebaram, située à 95 km à l’ouest de Tahoua, se distingue par sa vaste superficie de 3.258 km2, ce qui en fait la plus grande commune du département. Avec 80 localités, dont 56 villages administratifs et 24 hameaux, et une population estimée à 80.733 habitants en 2024, Tebaram est un melting-pot culturel composé majoritairement de Haoussa, Touareg, Peulh et Zarma. Les activités principales telles que l’agriculture, l’élevage, le commerce et l’artisanat sont le moteur économique de la commune.

 

Une Tournée Préfectorale sous le Signe de l’Unité et du Progrès

Le Préfet de Tahoua, M. Yoni Badjieba Dilembou, a entamé une série de visites dans la commune de Bambeye, marquant le début d’une campagne de sensibilisation à travers son département.

Engagement Civique et Collaboration: Les Piliers de la Visite de M. Dilembou

Dans un élan de coopération et de dialogue, le Préfet de Tahoua a rencontré les autorités locales et les représentants des diverses strates socioprofessionnelles. L’objectif de ces échanges est de renforcer les fondements d’une collaboration fructueuse, essentielle au développement équilibré et pérenne de la région.

Les Principes Fondamentaux au Cœur des Discussions

M. Dilembou a abordé avec la population des sujets cruciaux tels que la sécurité, le soutien à la patrie, le civisme fiscal, et la cohésion sociale. Par ailleurs, ces thèmes sont vitaux pour l’accompagnement du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et reflètent les préoccupations majeures des citoyens.

Lors de son discours, le Préfet a tout d’abord transmis les salutations des plus hautes instances du pays et a exprimé sa satisfaction quant à l’accueil chaleureux reçu.  Il a souligné l’importance de l’engagement des habitants de Bambeye dans le soutien des initiatives gouvernementales, malgré les défis rencontrés.

Gratitude et Espoir: Les Mots de Clôture du Préfet

En conclusion de sa visite, M. Dilembou a remercié la population pour son soutien indéfectible et a invité les fidèles à prier pour la paix durant le mois sacré du Ramadan. Il a également mis en lumière les efforts continus du CNSP et du gouvernement pour garantir la sécurité et le bien-être des citoyens.

La commune de Bambeye, riche de ses 169.697 habitants  principalement agriculteurs et éleveurs  et de ses 152 localités, se dresse aussi comme un modèle de résilience et d’unité, prête à embrasser les défis de demain pour un avenir prospère.

Coopération Burkina-Iran : Cap sur l’avenir

Dans le cadre de la consolidation de leur coopération bilatérale, le Burkina Faso et la République islamique d’Iran ont enregistré des avancées notables suite à la mise en œuvre des accords signés en octobre 2023. Ces progrès touchent plusieurs secteurs vitaux et témoignent de la volonté des deux nations de renforcer leurs relations.

Perfectionnement dans l’automobile et bourses d’études

Une délégation burkinabè a récemment effectué un séjour en Iran pour se perfectionner dans le domaine de l’automobile, marquant ainsi une étape importante dans la coopération technique entre les deux pays. Parallèlement, le gouvernement Iranien a mis en place des bourses d’études pour les étudiants burkinabè, donc actuellement une trentaine de candidatures en cours d’évaluation.

L'Iran a convié les opérateurs économiques et les officiels burkinabè à participer à la 6e édition de l'exposition IRAN EXPO 2024,
© L'Iran a convié les opérateurs économiques et les officiels burkinabè à participer à la 6e édition de l'exposition IRAN EXPO 2024,

Participation à l’IRAN EXPO 2024

Par ailleurs, l’Iran a convié les opérateurs économiques et les officiels burkinabè à participer à la 6e édition de l’exposition IRAN EXPO 2024, qui se tiendra du 27 avril au 1er mai 2024 à Téhéran. Cet événement représente une opportunité pour les entreprises burkinabè de nouer des contacts et d’explorer de nouvelles avenues de collaboration.

Des relations bilatérales fructueuses

Les relations entre le Burkina Faso et l’Iran sont qualifiées d’excellentes, comme en témoigne la signature de plusieurs accords en octobre dernier. Les domaines de coopération s’étendent à la protection de l’environnement, à l’énergie, à la construction, à la protection sociale, à l’enseignement supérieur, à l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’à la formation technique et professionnelle.

Ces initiatives conjointes entre le Burkina Faso et l’Iran illustrent l’engagement des deux pays à travailler ensemble pour le développement mutuel et la prospérité partagée.

 

Vers une Énergie Durable avec de Nouvelles Centrales Solaires

Dans une avancée significative pour la diversification de ses sources d’énergie et la réduction de sa dépendance aux combustibles fossiles, le Mali a annoncé la construction de deux nouvelles centrales solaires. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a confirmé le 7 mars la finalisation des plans avec la société russe Novawind pour l’érection de deux installations de 150 mégawatts chacune.

Situées dans les districts de Bougouni et Sanankoroba, ces centrales promettent de fournir une énergie propre et abordable à des milliers de foyers maliens. Par ailleurs, la centrale de Bougouni devrait être opérationnelle d’ici 12 mois, suivie de près par celle de Sanankoroba.

M. Sanou a également mis en lumière l’importance cruciale de ce projet pour le développement économique du Mali, en soulignant que “70 % de notre énergie est actuellement issue de sources non renouvelables, ce qui représente aussi  un coût exorbitant pour notre budget national. En outre, La volonté du gouvernement d’explorer des solutions alternatives est forte, et l’implantation de ces centrales solaires est une étape cruciale vers cet objectif.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large du Mali visant à diversifier ses partenariats économiques et à renforcer sa coopération avec la Russie. Symbolisant l’engagement du pays vers un avenir énergétique durable, ce projet est un pas de géant pour le Mali dans sa quête d’autonomie énergétique et de prospérité économique.

Ramadan 2024 : L’Afrique de l’Ouest Accueille le Mois Sacré

Dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest, les musulmans ont pu observer le croissant lunaire marquant le début du Ramadan, annonçant le commencement du mois sacré pour l’année 1445 de l’Hégire.

Le 10 mars 2024, les Nigériens ont constaté l’apparition du croissant à Zinder, ce qui a incité les autorités à lancer l’entame du jeûne dès le 11 mars. Au Mali, les observations faites à Bougouni et Yanfolila ont également confirmé le début du ramadan pour le 11 mars.

Parallèlement, au Burkina Faso, la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a déclaré, après une session d’observation à la grande mosquée de Ouagadougou, que le jeûne débuterait le même jour.

Cette synchronisation des observations souligne l’importance de la tradition et de l’unité au sein de la communauté musulmane, qui s’apprête à observer un mois de jeûne, de dévotion et de réflexion spirituelle.

À cet effet, la rédaction du Journal du Niger souhaite à tous ses lecteurs musulmans un excellent mois de Ramadan.

ANGATA : le futur du transport urbain par IBI Group

Bamako, la capitale du Mali, est sur le point de connaître une révolution dans son système de transport urbain grâce à ANGATA, la nouvelle entreprise lancée par le groupe IBI. Ibrahim Diawara, le PDG visionnaire d’IBI Group, a présenté ANGATA comme la réponse innovante aux défis de mobilité de la ville.

ANGATA, qui signifie « allons-y » en bambara, incarne l’esprit d’initiative et de progrès. En effet, cette filiale d’IBI Motors promet de transformer le paysage urbain de Bamako avec une flotte de véhicules électriques, marquant ainsi une première historique au Mali.

Ibrahim Diawara, le PDG visionnaire d'IBI Group, a présenté ANGATA comme la réponse innovante aux défis de mobilité de la ville.
© Ibrahim Diawara, le PDG visionnaire d'IBI Group, a présenté ANGATA comme la réponse innovante aux défis de mobilité de la ville.

Par ailleurs, l’objectif d’ANGATA est clair : offrir une alternative de transport urbain à la fois économique et respectueuse de l’environnement. En adoptant l’électrique, ANGATA s’engage également dans la voie de la durabilité, répondant aux préoccupations écologiques actuelles.

Le projet ne s’arrête pas là. IBI Motors envisage de construire une usine de montage de véhicules électriques sur le sol malien. Cette initiative ambitieuse devrait générer des emplois significatifs et donner un nouvel élan à l’économie locale.

Avec ANGATA, Bamako se positionne à l’avant-garde des villes africaines en matière d’innovation et de développement durable. Le lancement de la marque  n’est que le début d’une nouvelle ère pour le Mali, une ère où la technologie et l’écologie se rencontrent pour créer un avenir meilleur.

l’EDM SA et les autorités proposent des solutions à la crise énergétique

 Le Mali traverse une crise énergétique sans précédent depuis plusieurs mois, qui affecte le quotidien des populations et le fonctionnement des services publics et privés. Pour y faire face, la société de fourniture d’électricité du Mali, l’EDM SA, et les autorités de la transition ont présenté, le jeudi 07 mars 2024, lors d’un point de presse, les actions entreprises et les perspectives envisagées.

Une production énergétique insuffisante et coûteuse selon l’EDM SA

Le Directeur Général de l’EDM SA, Abdoulaye Djibril Diallo, a dressé un diagnostic sans complaisance de la situation énergétique du pays. Il a évoqué les causes structurelles de la crise, notamment le manque d’investissement dans le secteur, l’augmentation de la demande liée à la croissance démographique et économique, et la hausse des prix des hydrocarbures sur le marché international.

Selon le DG, le thermique constitue aujourd’hui 70 % de la production énergétique du Mali, contre 17 % il y a 20 ans. Ce qui représente un coût élevé pour sa société, qui produit à perte à cause du déséquilibre entre le prix d’achat du Kilowatt et son prix de vente. Il a également souligné les difficultés liées à la gestion du réseau, à la fraude, au recouvrement des factures et à la maintenance des équipements.

Des solutions à court et moyen termes pour soulager les usagers

Pour atténuer les effets de la crise énergétique, notamment durant le mois de Ramadan, les autorités de la transition ont décidé de mettre à la disposition de l’EDM une quantité importante de carburant, afin de réduire les temps de délestage. Le DG de l’EDM a annoncé la publication régulière des plans de délestage, pour permettre aux usagers de s’organiser.

Il a également indiqué que la société disposera de 28 millions de litres de carburant sur les acquisitions de 42 millions de litres (22 millions du Niger et 20 millions du Togo via la Russie) annoncées par les autorités depuis janvier 2024. Il a précisé que ces acquisitions sont financées par le budget de l’Etat et par des prêts bancaires.

Le DG de l’EDM a affirmé que le défi à relever pour la société est d’améliorer sa gouvernance, en diminuant ses charges et en digitalisant son service. Il a annoncé la mise en place d’un plan de restructuration et de redressement de l’EDM, qui sera soumis à l’approbation des autorités.

Des perspectives à long terme : vers la diversification des sources d’énergie

Dans le cadre d’une vision à long terme, le Mali ambitionne de diversifier ses sources d’énergie, en exploitant davantage le potentiel hydroélectrique, éolien et solaire du pays. A cet effet, le ministre de l’économie et des finances, Alousséni Sanou, a rencontré une délégation de la société russe de construction de centrales solaires, NOVAWIND.

La rencontre a abouti à la signature d’un accord pour la réalisation de deux centrales photovoltaïques de 150 Mégawatts chacune dans les localités de Bougouni et Sanakoroba. NOVAWIND s’est engagé à réaliser la centrale de Bougouni dans un délai de 12 mois, selon le ministre malien de l’économie.

Par ailleurs, le Mali et la Russie ont signé, en janvier 2024, un protocole d’accord pour la construction de deux centrales nucléaires dans le pays. Ce projet, qui suscite des interrogations sur les risques environnementaux et sécuritaires, vise à doter le Mali d’une capacité de production de 2 400 Mégawatts d’ici 2030.

Enfin, le ministre de l’économie et des finances a annoncé que l’Etat malien et les banques de la place sont à l’œuvre pour échelonner les dettes de l’EDM, qui s’élèvent à plus de 400 milliards de francs CFA. Il a assuré que cette opération permettra de soulager la trésorerie de la société et de lui donner les moyens de se relancer.

 

Badou Zaki, le nouveau défi du MENA

Le sélectionneur marocain de l’équipe nationale de football du Niger (MENA), Badou Zaki, a présenté ce vendredi 08 Mars 2024 la liste des 25 joueurs convoqués pour la journée FIFA. Parmi eux, on compte 3 gardiens, 8 défenseurs, 8 milieux de terrain et 6 attaquants.

Badou Zaki, qui a pris les rênes du MENA le 1er décembre 2023, pour un contrat de deux ans, a affiché sa détermination à relever le défi de qualifier le Niger pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN). “C’est une grande responsabilité que je prend très au sérieux”, a-t-il déclaré, en appelant à la mobilisation de tous les acteurs du football nigérien.

Badou Zaki, un coach expérimenté et polyvalent

Le président de la commission communication et marketing de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), Mohamed Silimane, a souligné le profil et le parcours de Badou Zaki, ancien gardien et capitaine de l’équipe nationale du Maroc, ballon d’or africain en 1986 et élu meilleur gardien africain en 1986 . Il a également entraîné plusieurs clubs marocains et étrangers, ainsi que la sélection nationale du Maroc entre 2002 et 2005.

Selon Mohamed Silimane, Badou Zaki aura pour mission d’accompagner toutes les autres sélections nationales du Niger, notamment les A’, les U20 et les U17, et de collaborer avec la direction technique nationale. Il pourra également faire profiter le football nigérien de son réseau international, en facilitant le placement des joueurs méritants à l’extérieur.

Deux matchs amicaux au Maroc

Dans le cadre de la journée FIFA, le MENA se rendra au Maroc pour disputer deux matchs amicaux, le 22 Mars 2024 contre le Togo et le 26 Mars 2024 contre le Burkina Faso. Ces rencontres seront l’occasion pour Badou Zaki de tester ses joueurs et de peaufiner sa stratégie en vue des prochaines échéances.

Les femmes du Niger à l’honneur pour leur journée internationale

Ce vendredi 08 mars 2024, le Ministre de la santé publique, le Médecin Colonel Major Garba Hakimi, a donné le coup d’envoi des festivités de la journée internationale de la femme. C’était dans la salle présidentielle du palais des congrès, en présence de plusieurs personnalités.

Un thème qui appelle à l’action pour la femme

Le thème de cette année est « accélérer la réalisation des droits de la femme et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles en s’attaquant a la pauvreté et en renforçant les institutions et financement dans une perspective genre ». Il invite à agir pour que les femmes et les filles puissent jouir pleinement de leurs droits et participer au développement de leur pays.

Le Ministre de la santé publique a souligné que « dans un monde qui fait face à plein de problèmes, il n’est pas facile d’assurer l’égalité entre les femmes et les hommes. Pourtant, c’est en respectant les droits des femmes et des filles dans tous les domaines de la vie qu’on peut construire des sociétés plus justes et plus riches, et protéger notre planète pour les générations à venir ».

Un contexte difficile pour le Niger

Le Ministre a aussi rappelé que le Niger traverse une période difficile, à cause des sanctions injustes que certaines organisations internationales et régionales lui ont imposées. Il a salué la résistance et la solidarité du peuple nigérien, et particulièrement des femmes, face à cette situation.

Au niveau national, le thème choisi est « Entreprenariat féminin : levier d’un développement durable d’un Niger souverain ». Il met en valeur le rôle des femmes dans le progrès social et économique, ainsi que leur capacité à surmonter les difficultés, même celles qui ont un handicap.

L’objectif de cette édition 2024 est de promouvoir les droits des femmes et des filles au Niger, en les encourageant à se lancer dans l’entreprenariat. Cela leur permettra de lutter contre la pauvreté et de renforcer leur autonomie financière.

Un appel à la mobilisation de tous les acteurs

Le Ministre de la santé publique a lancé un appel à toutes les structures qui travaillent dans les domaines de l’entreprenariat et du financement, pour qu’elles soutiennent davantage les projets des femmes et des filles, et qu’elles les aident à intégrer le secteur formel. Il a aussi demandé aux partenaires techniques et financiers de continuer à appuyer les efforts du gouvernement et de tous les acteurs, pour relever les défis liés au genre, et pour créer les conditions d’un développement durable et équitable pour tous.

Le message de l’ONU

A cette occasion, le Coordonnateur résident du système des Nations Unies au Niger, M. Emmanuel Gignac, a exprimé sa gratitude au Ministre de la Santé publique, de la Population et de l’Action sociale, pour avoir associé l’ONU à cet événement important. Il a affirmé l’engagement du Niger pour le bien-être et l’autonomisation des femmes, et l’importance qu’il accorde aux Objectifs de Développement Durable relatifs au genre.

le Coordonnateur résident de l’ONU a aussi rappelé que le thème de cette année nous montre combien il est important de soutenir les efforts des femmes dans leur combat pour leurs droits et leur autonomie, surtout dans un contexte où les inégalités de genre persistent et où les défis sont nombreux. Il a souligné que les femmes du Niger ont choisi le thème national « Entreprenariat féminin : levier d’un développement durable d’un Niger souverain » pour montrer combien elles contribuent au développement social et économique du pays, et comment elles renforcent leur résilience.

Politique du Niger en faveur du droit de la femme

le Coordonnateur résident de l’ONU a ajouté que le Niger a fait des progrès significatifs dans ce domaine, notamment en adoptant des lois et des politiques favorables aux droits des femmes, en renforçant leur participation aux processus de prise de décisions, en améliorant leur accès à l’éducation, à la santé et aux opportunités économiques, et en luttant contre les pratiques néfastes.

Cependant, il a énuméré les multiples obstacles qui limitent encore le potentiel des femmes, tels que le manque d’infrastructures et de services de base, le manque de financement, la discrimination, l’insécurité et les effets ravageurs du changement climatique. Il a préconisé d’investir davantage en faveur des femmes, en mobilisant les ressources nécessaires, en renforçant les capacités institutionnelles et humaines, en créant des partenariats stratégiques et en assurant le suivi et l’évaluation des résultats.

Il a conclu en disant que la Journée Internationale de la Femme est une occasion importante de renouveler notre engagement collectif à œuvrer pour un monde plus juste, plus égalitaire et plus inclusif, où les femmes sont reconnues comme des acteurs essentiels du changement.

Rappelons que la Journée Internationale de la Femme a été proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies à l’occasion de la décennie de la femme en 1975 pour commémorer les marches historiques des femmes de 1907 et 1908 afin de revendiquer leurs droits au suffrage universel.