Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 43 sur 262

Tirage au sort CAN 2027 : Le Mena du Niger fixé ce mardi à Rabat

C’est le premier grand rendez-vous du football africain de l’année 2026. Ce mardi 13 janvier, les yeux de tout un continent — et particulièrement ceux des supporters nigériens — seront rivés sur Rabat, au Maroc. La Confédération Africaine de Football (CAF) y procède au tirage au sort des éliminatoires de la CAN TotalEnergies 2027. Pour le Mena National, le chemin vers l’Afrique de l’Est commence ici.

L’excitation monte à Niamey. À partir de 13 h 00 (heure locale), le sort des 54 nations africaines sera scellé dans les salons feutrés de la capitale marocaine. Cette édition 2027, qui sera co-organisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, s’annonce historique, et le Niger compte bien faire partie de l’aventure est-africaine.

 

Le mécanisme : un écrémage avant le grand saut

Pour cette campagne, la CAF a mis en place un système rigoureux. Le tirage de ce mardi concerne deux étapes cruciales. Dans un premier temps, l’attention se portera sur le tour préliminaire. Ce barrage concerne les 12 nations les moins bien classées au dernier rang FIFA.

Des équipes comme le Tchad, l’Éthiopie ou encore Djibouti devront s’affronter lors de matchs aller-retour. Seules les six meilleures d’entre elles décrocheront leur ticket pour rejoindre le « tableau principal ».

 

Le Niger déjà dans la cour des grands

Bonne nouvelle pour les fans du Onze national : grâce à son positionnement au classement FIFA, le Mena du Niger évite les pièges du tour préliminaire. Il fait partie des 42 nations directement qualifiées pour la phase de groupes.

Toutefois, le tirage de ce mardi déterminera la difficulté de la tâche à venir. Logé dans les chapeaux en fonction de ses performances récentes, le Mena pourrait hériter de géants du continent ou de groupes plus ouverts. L’enjeu est de taille : retrouver la phase finale de la CAN, une compétition qui échappe au Niger depuis quelques éditions, mais pour laquelle le groupe actuel montre des signes de progression encourageants.

 

Une logistique millimétrée

La CAF a aussi précisé que les mécanismes de tirage garantiront une répartition équitable, évitant que les têtes de série ne se rencontrent trop tôt. Une fois les six vainqueurs du tour préliminaire connus, ils complèteront ensuite les 12 groupes de 4 équipes. Les deux premiers de chaque poule valideront leur billet pour le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.

Pour le Ministre de la Jeunesse et des Sports et les responsables de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), ce tirage est le point de départ d’une planification stratégique. Choix des stades, préparation logistique et matchs amicaux dépendront également de l’identité des adversaires révélés ce mardi.

À Niamey, dans les « fadas » et les cafés, on commence déjà à faire les calculs. Éviter le Maroc ou le Sénégal ? Retrouver des voisins régionaux ? Réponse ce mardi à 13 h. Une chose est sûre : le Mena est prêt à rugir.

Toumba reçoit l’Association des Chefs Traditionnels du Niger

Niamey, 12 janvier 2026 – Le Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, le Général de Division Mohamed Toumba, a reçu ce jour à son cabinet une délégation de l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN). Cette audience marque une étape importante dans le dialogue entre les autorités de la Refondation et les représentants de la chefferie traditionnelle.

 

Une délégation conduite par le sultan d’Agadez

La délégation était conduite par le Président élu de l’ACTN, son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, honorable sultan d’Agadez. Par ailleurs, cette visite de courtoisie avait pour objectif de présenter officiellement au Ministre d’État les membres du nouveau bureau de l’association, élus lors de l’Assemblée Générale tenue à Maradi du 10 au 12 décembre dernier.

 

Un moment de reconnaissance institutionnelle

Au cours de cette rencontre, les chefs traditionnels ont réaffirmé leur volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales. Ils ont également souligné l’importance de la chefferie traditionnelle dans la cohésion sociale, la médiation communautaire et la préservation des valeurs culturelles. De plus, cette audience a permis de mettre en lumière le rôle central que l’ACTN entend jouer dans l’accompagnement des politiques publiques, notamment dans les domaines de la sécurité et de l’administration territoriale.

 

Les directives des autorités de la Refondation

Le Ministre d’État Mohamed Toumba a profité de l’occasion pour rappeler les attentes du gouvernement vis-à-vis de l’ACTN. Selon lui, les chefs traditionnels constituent des relais essentiels entre l’État et les populations. En effet, ils sont appelés à contribuer activement à la consolidation de la paix, à la prévention des conflits et à la sensibilisation des citoyens sur les enjeux de sécurité et de gouvernance. Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les institutions modernes et les structures coutumières afin de bâtir un Niger plus uni et résilient.

 

Une coopération renforcée

Cette audience illustre aussi la volonté des autorités de la Refondation de donner une place privilégiée aux acteurs traditionnels dans le processus de gouvernance. Elle marque également une reconnaissance officielle du nouveau bureau de l’ACTN, désormais appelé à jouer un rôle stratégique dans l’accompagnement des politiques de l’État.

 

Une rencontre porteuse d’avenir

En quittant le cabinet du Ministre d’État, la délégation de l’ACTN a exprimé sa satisfaction et son engagement à poursuivre le dialogue. Cette rencontre, au-delà du protocole, symbolise une convergence d’intérêts : celle d’un État soucieux de renforcer ses institutions et d’une chefferie traditionnelle déterminée à préserver son rôle historique dans la société nigérienne.

Niger : la rencontre historique de Lougou et l’arc de Sarraounia

Au cœur de l’Arewa, là où l’histoire de la résistance nigérienne a pris ses racines les plus profondes, une rencontre historique vient de se dérouler à Lougou. Entre symboles ancestraux et allégeance à la nation, les descendants de la légendaire Reine Sarraounia ont réaffirmé leur soutien indéfectible à la transition actuelle, liant l’arc des guerriers d’hier aux défis sécuritaires d’aujourd’hui.

Le village de Lougou, sanctuaire spirituel et historique, a été le théâtre d’un événement chargé d’émotion et de solennité. En fait, cette rencontre n’était pas une simple réunion de chefs traditionnels ; elle a marqué la fusion entre la légitimité ancestrale et la vision politique du Programme de Refondation du Niger.

Lougou Niger
© Lougou Niger

La Jument du Respect : L’Union sacrée des Goubaoua

L’un des moments forts de cette cérémonie fut le geste du Sarkin Tibiri, descendant légitime de la lignée de Sarraounia. Au nom de tous les Goubaoua (descendants de Dagogi-Géji et Gougui), il a offert une jument au Sarkin Dogondoutchi.

Dans la culture de l’Arewa, la jument n’est pas un simple présent. Elle est le symbole de la lignée, de la fertilité de la terre et, surtout, de la noblesse du lien qui unit les communautés. En offrant cet animal, le Sarkin Tibiri scelle une solidarité indestructible entre les peuples de la région, rappelant également que l’unité est le premier rempart contre toute forme d’adversité.

Lougou Niger
© Lougou Niger

L’Arc de la Résistance pour le Général Tiani

Mais c’est un autre présent qui a captivé l’assistance par sa portée politique et militaire. La Sarraounia actuelle, gardienne du trône de la reine guerrière qui tint tête à la colonne Voulet-Chanoine en 1899, a remis un arc et ses flèches au Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Colonel-Major Garba Hakimi.

Ce n’était pas une arme de musée, mais un symbole de combat. Ce présent est destiné au Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Chef de l’État. À travers ce geste, la Sarraounia transmet ainsi au Président de la République l’esprit de la résistance de Lougou.

« Ce geste rappelle l’engagement de nos ancêtres dans la lutte pour la liberté et la souveraineté. Il s’inscrit aujourd’hui dans la continuité du soutien à la sécurité de la nation », a-t-on souligné durant la remise.

Lougou Niger
© Lougou Niger

Une tradition au service de la refondation

Cette rencontre de Lougou prouve que la tradition au Niger n’est pas figée dans le passé. Elle est un levier de mobilisation. En invoquant les figures de Dagogi-Géji et de Gougui, les chefs traditionnels placent ainsi les autorités de la transition sous la protection des valeurs ancestrales de dignité et d’indépendance.

Alors que le pays poursuit sa quête de souveraineté totale, Lougou vient de rappeler au monde que le peuple nigérien dispose d’une mémoire longue. L’arc remis au Général Tiani symbolise une promesse : celle d’un peuple debout, uni derrière ses chefs, prêt à défendre son territoire avec la même détermination que celle de ses aïeux.

Visite de l’Ambassadrice britannique à l’ONEP

Niamey, 12 janvier 2026 – L’Office National d’Édition et de Presse (ONEP) a reçu ce lundi la visite officielle de l’ambassadrice du Royaume-Uni au Niger.Une rencontre placée sous le signe du dialogue culturel et de la valorisation du patrimoine médiatique nigérien.

UK Niger
© UK Niger

Découverte du premier journal du Niger

Accueillie par le Directeur Général de l’ONEP et son équipe, la diplomate britannique a pu découvrir les coulisses du premier journal du pays, Le Sahel, anciennement connu sous le nom de Le Temps du Niger. Fondé le 12 mai 1960, ce journal emblématique retrace plus de six décennies d’histoire nationale, de débats citoyens et de couverture politique. De plus, il incarne une mémoire vivante de la société nigérienne.

« C’est une véritable immersion dans l’âme du Niger que vous m’offrez aujourd’hui », a déclaré l’ambassadrice, visiblement émue par le parcours de l’institution. Elle a salué la résilience et l’évolution du journal, soulignant son rôle essentiel dans la consolidation de la démocratie et la diffusion de l’information. En effet, selon elle, la presse constitue un pilier incontournable de la vie publique.

UK Niger
© UK Niger

Des échanges sur les défis contemporains

La visite a également permis d’échanger sur les défis contemporains du secteur de la presse, notamment la transition numérique, la formation des journalistes et la liberté d’expression. Par ailleurs, les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer les partenariats dans le domaine de la communication et de la culture.

À l’issue de la rencontre, l’ambassadrice a adressé ses remerciements au Directeur Général de l’ONEP et à l’ensemble du personnel pour leur accueil chaleureux et la qualité des échanges. Ainsi, cette visite a contribué à consolider les liens entre le Royaume-Uni et le Niger autour de valeurs partagées : l’information, la transparence et la culture.

UK Niger
© UK Niger

En quittant les locaux de l’ONEP, l’ambassadrice a emporté bien plus qu’un souvenir protocolaire : une immersion dans l’histoire vivante du Niger, celle qui s’écrit chaque jour à travers les pages du Sahel. Par conséquent, cette rencontre restera comme un moment fort de coopération et de reconnaissance mutuelle.

Maradi : la Garde Nationale soutient l’école Illo Souley de Mayahi

Maradi, 12 janvier 2026 – Dans un geste fort de solidarité et d’engagement citoyen, le Commandant de la Circonscription Régionale de la Garde Nationale du Niger (GNN) de Maradi, le Lieutenant-Colonel Mohamed Oumarou Garba, a remis le samedi un important lot de fournitures scolaires au Chef de canton de Mayahi. Ce don est destiné à l’école Illo Souley de Mayahi, symbole de l’éducation de proximité dans cette localité.

Garde Nationale du Niger
© Garde Nationale du Niger

Un appui concret pour les élèves

Les fournitures remises comprennent des cahiers, des stylos, des règles et d’autres matériels indispensables au bon déroulement des cours. Pour les élèves de l’école Illo Souley, ce geste représente bien plus qu’un simple appui matériel : il incarne aussi une reconnaissance de leurs efforts et un encouragement à poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions.

Le Chef de canton de Mayahi, qui a réceptionné le don, a exprimé sa gratitude au nom de la communauté. Il a salué l’initiative de la Garde Nationale, rappelant ainsi que l’éducation reste un pilier fondamental du développement local et national.

Garde Nationale du Niger
© Garde Nationale du Niger
Garde Nationale du Niger
© Garde Nationale du Niger

Une continuité dans l’action

Ce n’est pas la première fois que l’école Illo Souley bénéficie d’un soutien de la Garde Nationale. Il y a quelques mois, une nouvelle salle de classe avait été construite grâce à l’engagement du régisseur de la maison d’arrêt de Mayahi, le Capitaine Salifou Mahamadou. Cette infrastructure avait déjà marqué une étape importante dans l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves.

La remise des fournitures scolaires s’inscrit donc dans une dynamique de continuité, où chaque action vient renforcer la précédente pour bâtir un environnement éducatif plus solide et plus inclusif.

Garde Nationale du Niger
© Garde Nationale du Niger

Renforcer le lien avec la population

Au-delà de l’appui matériel, ces initiatives traduisent la volonté de la Garde Nationale du Niger de consolider ses liens avec la population. En soutenant directement les écoles et les communautés locales, elle démontre que sa mission ne se limite pas à la sécurité, mais englobe également le développement social et humain.

Le Lieutenant-Colonel Mohamed Oumarou Garba a insisté sur l’importance de ces actions de proximité : « La Garde Nationale est aux côtés des citoyens, non seulement pour assurer leur sécurité, mais aussi pour accompagner leurs enfants vers un avenir meilleur. »

 

Un symbole d’espoir

Dans un contexte où de nombreux établissements scolaires font face à des défis matériels et humains, ce type d’initiative apporte un souffle d’espoir. Les élèves de l’école Illo Souley, leurs enseignants et leurs familles voient dans ce geste un signe fort : celui d’une institution qui croit en l’éducation comme vecteur de paix et de progrès.

 

Diffa : Lancement de la campagne de vaccination

Dans un contexte de refondation nationale, le Niger lance une vaste campagne de santé publique. Ce lundi 12 janvier 2026, depuis le district sanitaire de Diffa, le Gouverneur Mahamadou Ibrahim Bagadoma a donné le coup d’envoi d’une opération combinant vaccination, déparasitage et dons de médicaments, attestant la survie de l’enfant au cœur des priorités de l’État.

Alors que le Niger fait face aux défis sécuritaires et climatiques, les autorités n’oublient pas l’ennemi invisible : la maladie. À Diffa, chef-lieu de la région éponyme, la mobilisation était totale ce lundi pour le lancement officiel d’une campagne nationale qui se déroulera jusqu’au 14 janvier. Le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma a présidé cette cérémonie, entouré des forces vives de la nation et des partenaires techniques, pour marquer une étape cruciale de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.

Gouvernorat de Diffa
© Gouvernorat de Diffa

Une triple riposte pour une immunité renforcée

L’originalité de cette campagne réside dans son approche intégrée. Il ne s’agit pas seulement de vacciner contre la poliomyélite , mais de profiter du passage des agents de santé pour administrer de la vitamine A et procéder au déparasitation à l’Albendazole . L’objectif est clair : renforcer globalement le système immunitaire des enfants de moins de cinq ans.

Les chiffres rappellent l’urgence de l’action : entre 2019 et 2025, le Niger a détecté 124 cas de poliovirus, dont 16 dans la seule région de Diffa. Face à cette menace, le gouvernement vise des résultats ambitieux : vacciner 100 % des enfants de 0 à 59 mois et informer au moins 90 % des parents.

Gouvernorat de Diffa
© Gouvernorat de Diffa

L’État au chevet des plus vulnérables

Le clou de la cérémonie a été le geste symbolique fort du Gouverneur : la remise d’un lot de médicaments d’une valeur de plus de 54 millions de francs CFA. Entièrement financé sur fonds propres de l’État, ce stock vise à garnir les étagères des formations sanitaires régionales. Ce don s’inscrit dans une politique plus large de réduction des frais médicaux, une priorité du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.

« Cette présence témoigne de l’intérêt accordé à la santé et au bien-être des populations, en particulier à la protection des enfants contre les maladies évitables », a martelé le Gouverneur dans son discours de lancement.

Gouvernorat de Diffa
© Gouvernorat de Diffa

Un appel à l’unité sacrée

Pour que cette campagne soit un succès, notamment dans les zones enclavées ou touchées par l’insécurité, le Gouverneur a appelé à une « mobilisation générale ». Leaders religieux, chefs coutumiers, médias et relais communautaires sont invités à se faire les échos de cette opération.

En suivant les recommandations de l’OMS, le Niger ne se contente pas de réagir aux épidémies ; il a construit un rempart durable pour sa jeunesse. Dans la région de Diffa, le message est passé : chaque goutte de vaccin est un pas de plus vers une nation forte et en bonne santé.

Niger : validation d’une politique de gestion des risques

La salle de réunion de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Territoriales (ANFICT) a accueilli, ce vendredi 9 janvier 2026, un atelier stratégique consacré à la validation de la Politique de Gestion des Risques. La rencontre a été présidée par le Colonel Boubacar Soumana Garanké, Administrateur Délégué de la Ville de Niamey et Président de l’Association des Municipalités du Niger (AMN).

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un cadre stratégique pour la Refondation nationale

Cet atelier s’inscrit dans la dynamique de la Refondation nationale, portée par les autorités nigériennes. Son objectif est de renforcer la gouvernance publique, consolider la rigueur institutionnelle et affirmer la souveraineté financière de l’État. À travers cette initiative, le Niger entend également doter ses institutions publiques d’outils modernes et crédibles, capables de sécuriser les ressources, d’anticiper les risques et de garantir une gestion responsable des financements destinés aux collectivités territoriales.

Dans son allocution, le Colonel Garanké a rappelé que la mise en place d’une politique structurée de gestion des risques constitue un levier essentiel pour accompagner les communes. Selon lui, il s’agit d’un instrument indispensable pour planifier et mettre en œuvre des projets de développement durables, au bénéfice direct des populations.

 

Anticiper les défis et sécuriser les financements

La Politique de Gestion des Risques vise aussi à instaurer une culture de prévention et de responsabilité dans la gestion des fonds publics. D’ailleurs, elle doit permettre aux collectivités de mieux anticiper les aléas financiers et institutionnels, tout en garantissant la transparence et la sécurité des investissements.

Les participants à l’atelier ont souligné l’importance de disposer de mécanismes fiables pour protéger les ressources locales. Dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux, la capacité des communes à gérer efficacement les financements publics apparaît comme une condition essentielle pour assurer la stabilité et la confiance des citoyens.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un engagement fort de la Ville de Niamey

Par ailleurs, la Ville de Niamey, à travers son Administrateur Délégué, a réaffirmé son engagement constant en faveur d’une gouvernance locale responsable et d’un développement territorial sécurisé. Cette démarche s’inscrit en parfaite cohérence avec la vision d’un Niger refondé, où chaque collectivité est appelée à jouer un rôle actif dans la construction d’un avenir durable.

 

Vers une gouvernance locale renforcée

La validation de cette politique marque une étape importante dans le processus de modernisation des institutions locales. Elle traduit  aussi  la volonté des autorités de mettre en place des pratiques de gestion adaptées aux réalités du pays, tout en s’alignant sur les standards internationaux en matière de gouvernance et de transparence.

Ainsi, en dotant les collectivités territoriales d’un cadre solide pour gérer les risques, le Niger  place la responsabilité et la sécurité financière au cœur de son projet de refondation. Pour les populations, c’est la promesse d’un développement mieux planifié, plus inclusif et durable.

Niger : Abarchi Ousmane en visite aux sociétés minières SOMAÏR et TNUC

Dans une démarche inédite de dialogue rapproché, le Ministre des Mines, Commissaire‑Colonel Abarchi Ousmane, a effectué une série de visites de travail auprès de deux acteurs majeurs du secteur minier national : la Société des Mines de l’Aïr (SOMAÏR) et la TIMERSOI National Uranium Company (TNUC).

Ministère des Mines
© Ministère des Mines

Des échanges stratégiques pour l’avenir du secteur

Au cœur des discussions, plusieurs enjeux essentiels : la gouvernance des entreprises, le bilan de l’année 2025, les perspectives pour 2026 et les plans de développement à moyen terme. Le Ministre a salué l’engagement et la résilience des équipes, rappelant que les choix stratégiques opérés par l’État, notamment la nationalisation de la SOMAÏR, visent à préserver les entreprises, à sécuriser les emplois et à consolider la souveraineté nationale.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines

Les attentes des populations au centre des priorités

Au‑delà des considérations économiques, le Commissaire‑Colonel Abarchi Ousmane a insisté sur les attentes fortes des populations. Les retombées sociales et économiques doivent être tangibles : création d’emplois, amélioration des conditions de vie et développement des infrastructures locales. Le Ministre a appelé à une gestion rigoureuse des ressources publiques, à l’accélération des projets structurants et à la valorisation des compétences nationales, afin que le secteur minier profite directement aux citoyens.

Ministère des Mines
© Ministère des Mines

Un engagement politique réaffirmé

Le Ministre a également réaffirmé l’appui constant des plus hautes autorités à la SOMAÏR et à la TNUC. Selon lui, la réussite du secteur minier constitue un véritable sursaut national et un levier essentiel pour bâtir un Niger fort, souverain et tourné vers l’avenir.

Cette tournée ministérielle envoie un signal clair aux partenaires et investisseurs : le Niger entend consolider son secteur minier et en faire un pilier de son développement. Dans un contexte international marqué par une forte demande en uranium, le pays veut s’imposer comme un acteur incontournable, tout en garantissant que les bénéfices de cette richesse naturelle soient partagés avec sa population.

Niger : atelier sur les usages pacifiques de l’énergie atomique

La Haute Autorité Nigérienne à l’Énergie Atomique (HANEA) a ouvert, Ce 9 janvier 2025, un atelier inédit consacré aux applications pacifiques de l’énergie atomique. La cérémonie d’ouverture, présidée par la Présidente de l’institution, Dr Mindaoudou Zeinbou, s’est tenue dans la salle de réunion de la HANEA et a marqué le lancement de deux jours de travaux intenses.

La HANEA
© La HANEA

Une rencontre multisectorielle

Autour des tables, les participants reflétaient la diversité des acteurs concernés par la question nucléaire. Professionnels des médias, représentants d’ONG et membres de la société civile ont répondu présents. L’objectif affiché était de renforcer les capacités de ces relais d’opinion et leur fournir des informations scientifiques et techniques fiables, afin de soutenir une communication transparente et efficace sur les activités nucléaires du pays.

 

 

Démontrer les bénéfices concrets

Pendant deux jours, les échanges mettront en lumière les multiples domaines où l’énergie atomique peut servir le développement national. Les participants suivront une formation sur les applications dans la santé humaine, qu’il s’agisse de la radiothérapie ou du diagnostic médical, ainsi que dans le domaine de la souveraineté alimentaire. Les discussions aborderont également l’agriculture, la biotechnologie, la santé animale, l’alimentation du bétail ou encore l’évaluation et la gestion durable des ressources en eau.

Au‑delà de ces secteurs, l’énergie atomique apparaît également comme un levier pour l’industrie, les mines et la production énergétique. Autant de domaines stratégiques pour un pays comme le Niger, qui cherche à diversifier ses sources de croissance et à consolider son indépendance économique.

La HANEA
© La HANEA

Déconstruire les idées reçues

 

Un volet important de l’atelier a consisté à déconstruire les narratifs erronés qui entourent l’uranium nigérien. Trop souvent associé uniquement à des enjeux géopolitiques ou militaires, ce minerai est aussi une ressource stratégique pour des usages pacifiques. Les experts ont rappelé que le Niger, en tant que producteur, peut tirer des bénéfices concrets de l’exploitation de l’uranium, à condition de l’inscrire dans une approche responsable et maîtrisée.

 

Une vision souveraine et responsable

À travers cette initiative, la HANEA a réaffirmé son rôle central dans la promotion d’une politique nucléaire nationale fondée sur la souveraineté et la responsabilité. Pour Dr Mindaoudou Zeinbou, l’énergie atomique ne doit pas être perçue comme une menace, mais comme un outil de développement et de sécurité. En sensibilisant les acteurs de l’opinion publique, l’institution entend créer un climat de confiance et d’adhésion autour des projets nucléaires du pays.

La HANEA
© La HANEA

Un levier pour l’avenir du Niger

Cet atelier s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un Niger qui veut transformer ses ressources naturelles en opportunités durables. En misant sur les applications pacifiques de l’énergie atomique, le pays ambitionne de renforcer son système de santé, d’assurer sa souveraineté alimentaire et de consolider son rôle dans l’industrie et l’énergie.

La HANEA envoie ainsi un message fort : le nucléaire, lorsqu’il est maîtrisé et orienté vers des usages pacifiques, peut devenir un levier essentiel du développement national et un pilier de la sécurité collective. L’atelier s’achèvera demain, au terme de deux jours d’échanges et de sensibilisation.

Niger : 700 millions FCFA pour moderniser les services vétérinaires

Niamey, 9 janvier 2026 – Le paysage administratif du secteur agropastoral nigérien s’apprête à faire un bond qualitatif majeur. Sous l’égide du Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, la capitale a accueilli le 6 janvier  la cérémonie officielle de pose de la première pierre de la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) et de la réhabilitation-extension de la Direction Générale du Développement Pastoral (DGDP/PIA). Un chantier ambitieux qui promet de révolutionner l’efficacité des services dédiés aux éleveurs.

Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.
© Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.

Un pôle administratif d’excellence pour le pastoralisme

Accompagné de son homologue de l’Urbanisme et de l’Habitat, ainsi que des autorités administratives de la région de Niamey, le ministre a lancé des travaux qui visent bien plus que la simple érection de murs. Il s’agit de la création d’un véritable centre névralgique pour le secteur.

Par ailleurs, le projet prévoit le regroupement des services stratégiques de la DGSV et de la DGDP/PIA sur un même site. Cette proximité géographique est pensée pour offrir toutes les commodités d’une administration moderne : un gain de temps précieux pour les usagers, une mutualisation optimisée des moyens logistiques et la mise en place d’un système d’information performant.

Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.
© Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.

Un investissement de 700 millions de FCFA soutenu par la Banque Mondiale

Ce projet d’envergure ne sort pas de terre par hasard. Il est le fruit d’une coopération étroite avec la Banque Mondiale, qui finance aussi l’intégralité des travaux via le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS 2). De plus, le coût total de l’opération s’élève à près de 700 millions de FCFA, avec un calendrier de réalisation serré prévu sur une durée de huit mois.

En outre , le PRAPS II réaffirme ici sa mission de pilier du développement sahélien en renforçant les infrastructures publiques essentielles à l’amélioration des services vétérinaires et à la promotion durable des filières animales.

Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.
© Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage.

L’élevage : vers une conformité aux standards internationaux

Pour le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, cette initiative répond à une nécessité de mise aux normes. « Le renforcement des capacités techniques de nos services et leur mise en conformité avec les exigences d’une administration moderne ont motivé ces travaux », a-t-il souligné lors de son discours.

En modernisant ses outils de régulation et de soutien au pastoralisme, le Niger envoie ainsi un signal fort à ses communautés pastorales et agro-pastorales : l’État s’engage à leurs côtés pour garantir la sécurité sanitaire du cheptel et la prospérité économique du secteur.

Le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane lance les travaux de la DGSV et de la DGDP/PIA à Niamey. Un projet de 700 millions FCFA financé par la Banque Mondiale via le PRAPS 2.
© Le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane lance les travaux de la DGSV et de la DGDP/PIA à Niamey. Un projet de 700 millions FCFA financé par la Banque Mondiale via le PRAPS 2.

Un engagement territorial fort

En somme, la Ville de Niamey, témoin et partenaire de cet événement, a profité de l’occasion pour réaffirmer son soutien indéfectible aux projets structurants du pays. Cet engagement commun entre le gouvernement central et les autorités régionales est le gage d’un développement économique et social harmonieux pour l’ensemble de la nation nigérienne.