Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 76 sur 262

AES : vers un parlement confédéral pour unir le Sahel

À Ouagadougou, les présidents des parlements du Niger, du Mali et du Burkina Faso se réunissent pour poser les fondations d’un parlement confédéral. Une initiative historique qui pourrait redéfinir l’avenir du Sahel.

Ouagadougou, 17 septembre 2025 – Dans les rues animées de Ouagadougou, une ambition audacieuse prend forme ce mercredi 17 septembre 2025. Les présidents des parlements de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Niger, le Mali et le Burkina Faso – convergent vers la capitale burkinabè pour une réunion qui pourrait redessiner l’avenir de la région. En effet, l’honorable Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil Consultatif de la Refondation du Niger, a posé le pied sur le sol ouagadougouais aujourd’hui, bientôt rejoint par le Général Malick Diaw, président du Conseil National de la Transition du Mali.

Ensemble, ils retrouveront le Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée Législative de Transition du Burkina Faso, pour un sommet décisif. Prévue les 18 et 19 septembre, cette rencontre  est un pas de géant vers la création d’un parlement confédéral, symbole d’une alliance qui veut s’affirmer face aux défis du Sahel.

Réunis à Ouagadougou, les présidents des parlements de l’AES travaillent à la création d’un parlement confédéral. Objectif : renforcer l’unité sahélienne face aux défis sécuritaires, climatiques et politiques.
© Réunis à Ouagadougou, les présidents des parlements de l’AES travaillent à la création d’un parlement confédéral. Objectif : renforcer l’unité sahélienne face aux défis sécuritaires, climatiques et politiques.

Une étape cruciale pour l’unité sahélienne

 

Au cœur des discussions, un objectif ambitieux : finaliser les avant-projets de textes qui donneront vie au parlement de l’AES. Ce nouvel organe, attendu avec impatience, incarnera l’aspiration des trois nations à renforcer leur coopération politique et institutionnelle. Selon le Dr Djingarey, le traité initial de l’AES, signé par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, nécessitait aussi un traité additionnel pour établir ce parlement. Ainsi , des techniciens ont déjà planché sur un projet de traité et un règlement intérieur, et c’est désormais aux trois présidents de parlements de peaufiner ces documents. Une fois validés, ils seront soumis aux chefs d’État pour adoption finale, marquant la naissance officielle de cette institution confédérale.

Ce parlement, loin d’être une structure administrative ordinaire, sera en fait un outil d’intégration et de souveraineté. Dans une région confrontée à l’insécurité, aux crises climatiques et aux pressions extérieures, l’AES cherche à unir ses forces pour parler d’une seule voix.

« Cette rencontre est un moment clé pour consolider notre vision commune », a souligné un représentant du Parlement burkinabè, mettant en lumière l’enjeu de cette initiative.

Une alliance face aux défis du Sahel

 

L’Alliance des États du Sahel, formée par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, est née d’une volonté de rompre avec les dynamiques régionales traditionnelles, souvent marquées par des tensions et des influences extérieures. D’ailleurs, en instaurant un parlement conjoint, les trois nations transmettent une déclaration explicite : elles visent à établir une coopération robuste, fondée sur des institutions communes. Ce projet intervient dans un contexte où la sécurité, le développement économique et l’autonomie stratégique sont des priorités urgentes pour ces nations sahéliennes.

La réunion de Ouagadougou, qui s’étend sur deux jours, permettra aux présidents des parlements d’examiner chaque détail des textes proposés. En outre, leur mission est de s’assurer que ces documents reflètent les aspirations des populations et les réalités du terrain, tout en posant les bases d’une gouvernance confédérale efficace.

Réunis à Ouagadougou, les présidents des parlements de l’AES travaillent à la création d’un parlement confédéral. Objectif : renforcer l’unité sahélienne face aux défis sécuritaires, climatiques et politiques.
© Réunis à Ouagadougou, les présidents des parlements de l’AES travaillent à la création d’un parlement confédéral. Objectif : renforcer l’unité sahélienne face aux défis sécuritaires, climatiques et politiques.

Un signal d’espoir pour l’Afrique de l’Ouest

 

Ouagadougou incarne aujourd’hui le renouveau d’une Afrique de l’Ouest en quête de solutions durables. Face aux multiples défis du Sahel – du terrorisme à la désertification – qui appellent des réponses concertées, l’Alliance des États du Sahel (AES) mise résolument sur l’unité et la solidarité. Par ailleurs,  la création d’un parlement confédéral, si elle se concrétise, pourrait redéfinir les dynamiques régionales en offrant une plateforme où les voix du Niger, du Mali et du Burkina Faso résonnent à l’unisson.

En somme, dans l’attente de l’adoption finale des textes par les chefs d’État, cette rencontre représente une lueur d’espoir pour des millions de Sahéliens. Elle rappelle qu’au cœur de l’adversité, l’innovation institutionnelle peut ouvrir de nouveaux horizons.

La question est désormais de savoir si cette audacieuse initiative parviendra à surmonter les obstacles politiques et économiques pour devenir une véritable force de frappe confédérale, capable de garantir la stabilité et le développement durable de la région face aux défis à venir.

 

Le Niger se dote d’une armure anti-corruption avec l’aide du FMI

À Niamey, le 16 septembre 2025, le gouvernement nigérien et le FMI ont restitué les conclusions d’une mission technique stratégique. Objectif : renforcer la gouvernance budgétaire, lutter contre la corruption et bâtir un Niger plus transparent et résilient.

 

Niamey,  17 septembre 2025-  À Niamey, où les défis futurs s’entrelacent avec les aspirations d’un pays en pleine mutation, le Niger a atteint une phase cruciale ce mardi. Sous la houlette du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Budget, et en présence des poids lourds du ministère de l’Économie et des Finances, une réunion cruciale s’est tenue pour restituer les conclusions d’une mission d’assistance technique du Fonds Monétaire International (FMI).

C’était un moment charnière, car le Niger se dote d’outils concrets pour bâtir une gouvernance plus transparente, plus robuste, et résolument tournée vers le bien-être de ses citoyens. À l’heure où le monde scrute les efforts des nations africaines face aux défis économiques et sécuritaires, cet événement pourrait bien redessiner l’avenir du pays.

Enquête sur la gouvernance : le FMI dresse un diagnostic sans concession

 

La réunion, présidée par le ministre délégué, a permis de faire le point sur un processus lancé il y a plusieurs mois avec le FMI. En effet, tout a commencé en juin 2025, lors d’une mission exploratoire qui a posé les bases d’un diagnostic ambitieux.

Quatre axes prioritaires ont été identifiés : la gouvernance budgétaire, pour une gestion plus rigoureuse des finances publiques ; l’état de droit, pilier d’une démocratie solide ; la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), un enjeu crucial dans une région secouée par l’instabilité ; et enfin, la surveillance du secteur financier, traitée au niveau régional par l’UEMOA et la BCEAO.

Une seconde phase, plus récente, s’est alors concentrée sur l’identification des vulnérabilités en matière de gouvernance et de corruption. L’objectif était de dégager des recommandations préliminaires pour colmater les brèches et renforcer les institutions.

« Ce diagnostic n’est pas une critique, mais une opportunité », a souligné le Secrétaire Général du ministère en ouverture, rappelant que ce travail vise à doter le Niger d’une armature institutionnelle capable de relever les défis du XXIᵉ siècle.

 

Recommandations phares pour un Niger plus résilient

 

La cheffe de mission du FMI, dans une intervention empreinte de gratitude envers les autorités nigériennes, a dévoilé les premières pistes d’action. Si les détails du rapport restent confidentiels à ce stade, les grandes lignes laissent entrevoir une volonté de transparence et d’efficacité.

Il s’agit notamment de l’amélioration des mécanismes de contrôle budgétaire, du renforcement des cadres légaux contre la corruption, et de l’harmonisation des pratiques financières avec les standards régionaux et internationaux.

Ces mesures, bien que techniques, touchent au cœur des préoccupations des Nigériens : des finances publiques mieux gérées signifient plus de ressources pour les écoles, les hôpitaux, ou encore les infrastructures vitales dans un pays où 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Le Niger a présenté les résultats d’une mission du FMI visant à améliorer la gouvernance budgétaire, la transparence financière
© Le Niger a présenté les résultats d’une mission du FMI visant à améliorer la gouvernance budgétaire, la transparence financière

L’engagement politique, la clé du succès

 

En clôture, le ministre délégué chargé du Budget n’a pas caché sa satisfaction face aux avancées réalisées. « Ces résultats sont une base solide, mais nous irons plus loin », a-t-il déclaré, promettant un examen approfondi du projet de rapport pour l’enrichir des réalités locales, tant techniques que politiques. Cette approche pragmatique, qui conjugue expertise internationale et ancrage national, est un signal fort : le Niger ne se contente pas de suivre des recommandations venues d’ailleurs, il les adapte pour en faire un levier de souveraineté et de développement.

 

La promesse d’un avenir plus juste et plus stable pour le Niger

 

Alors que le Niger navigue entre défis sécuritaires dans le Sahel et ambitions de croissance économique, cette collaboration avec le FMI sonne comme une promesse. Celle d’un pays qui, loin de se reposer sur ses acquis, choisit de se réinventer pour offrir à ses citoyens un avenir plus juste et plus stable. Les recommandations issues de cette mission ne sont pas une fin en soi, mais un point de départ. Dans les mois à venir, le projet de rapport sera affiné, débattu, et transformé en actions concrètes. Pour les Nigériens, c’est une lueur d’espoir : celle d’un État plus fort, plus transparent, et prêt à relever les défis d’un monde en mutation.

Le saviez-vous ? La gouvernance budgétaire est cruciale pour le développement d’un pays. Une gestion saine des finances publiques permet de mieux allouer les ressources et de financer les projets essentiels pour la population.

Ces mesures sont-elles suffisantes pour garantir la transparence totale, ou le plus grand défi ne réside-t-il pas dans leur mise en œuvre sur le terrain, face aux résistances potentielles ?

La Croix-Rouge nigérienne entame sa refondation

Mme Bako Hassana Sako a été officiellement reçue par le ministre d’État Mohamed Toumba. Cette rencontre marque le début d’une nouvelle ère pour la Croix-Rouge nigérienne, appelée à jouer un rôle central dans la réponse aux crises humanitaires.

Dans les couloirs mirobolants du ministère de l’Intérieur à Niamey, un vent de renouveau a soufflé hier, 16 septembre 2025. Une rencontre aussi symbolique que porteuse d’avenir a réuni le Général de Division Mohamed Toumba, ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, et la nouvelle administratrice déléguée de la Croix-Rouge nigérienne, Mme Bako Hassana Sako.

Accompagnée d’une délégation de haut rang, cette dernière est venue non seulement présenter ses respects, mais aussi poser les jalons d’une refondation ambitieuse pour une organisation au cœur des combats humanitaires du Niger. Dans un pays où les crises humanitaires se mêlent aux défis sécuritaires, cette rencontre n’est pas anodine : elle annonce une volonté de redonner à la Croix-Rouge nigérienne toute sa vigueur pour venir en aide aux plus vulnérables.

La nouvelle administratrice de la Croix-Rouge nigérienne a été reçue par le ministre de l’Intérieur à Niamey.
© La nouvelle administratrice de la Croix-Rouge nigérienne a été reçue par le ministre de l’Intérieur à Niamey.

Une transition sous le signe de la rigueur et de l’orthodoxie

C’est dans une atmosphère empreinte de solennité que Mme Bako Hassana Sako, accompagnée du Secrétaire Général, de son adjoint et du Coordinateur de la Communication et de la Diplomatie Humanitaire de la Croix-Rouge nigérienne, a été reçue par le ministre d’État. Par ailleurs, cette visite de courtoisie marquait l’installation officielle de la nouvelle équipe dirigeante, nommée par le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, dans un contexte de refonte majeure de l’organisation.

Le Général Toumba n’a pas mâché ses mots. En sa qualité de ministre de tutelle des ONG et associations de développement, il a rappelé les raisons ayant conduit à la dissolution de l’ancien Conseil d’Administration et Comité de Direction de la Croix-Rouge nigérienne.

« Nous attendons de vous une gestion plus orthodoxe pour apporter sérénité et efficacité dans le fonctionnement de la Croix-Rouge », a-t-il insisté, prodiguant des conseils avisés à la nouvelle équipe.

Son message était clair : il est temps d’innover, de rompre avec la routine et de faire de la Croix-Rouge un acteur incontournable du paysage humanitaire nigérien. Un défi de taille, mais aussi Une opportunité unique pour cette organisation qui a pour mission de  soulager  les souffrances des populations touchées par les crises.

Une vision ambitieuse portée par une nouvelle voix à la Croix-Rouge

Prenant la parole, Mme Bako Hassana Sako a affiché une détermination sans faille. Consciente des attentes placées en elle, elle a assuré avoir pris bonne note des orientations du ministre. Mais elle ne s’est pas arrêtée là. Dans un élan audacieux, elle a dévoilé trois projets d’urgence que la Croix-Rouge nigérienne entend mettre en œuvre pour répondre aux besoins criants des populations.

Ces initiatives, encore en phase de planification, visent à apporter une aide concrète aux communautés affectées par l’insécurité, les catastrophes climatiques et les défis socio-économiques.

« Nous sommes là pour servir, pour agir, et pour faire la différence », a-t-elle déclaré, traduisant en mots l’urgence d’une action humanitaire revitalisée.

Le Niger, berceau d’un nouvel espoir humanitaire

Cette rencontre n’est pas seulement un échange entre une nouvelle équipe et son ministre de tutelle ; elle incarne une ambition collective pour le Niger. Dans un pays où plus de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire, selon les chiffres des Nations Unies, la Croix-Rouge nigérienne joue un rôle crucial.

Que ce soit dans les zones touchées par les conflits, les inondations ou la sécheresse, son action peut changer des vies. Le soutien et les attentes exprimés par le Général Toumba témoignent de l’importance accordée à cette organisation, mais aussi de la nécessité d’une gouvernance irréprochable pour maximiser son impact.

Un signal fort pour les Nigériens

En somme, dans la poursuite de sa quête de stabilité et de développement, cette rencontre au ministère de l’Intérieur résonne comme un appel à l’action pour le Niger. Avec Mme Bako Hassana Sako à la barre, la Croix-Rouge nigérienne semble prête à écrire un nouveau chapitre, fait d’innovation, de rigueur et d’engagement.

Les trois projets d’urgence annoncés ne sont qu’un début, mais ils portent en eux une promesse : celle d’un Niger où l’humanitaire rime avec espoir, et où chaque citoyen en détresse trouve une main tendue. Au cours des prochains mois, toute l’attention se portera sur cette équipe pour observer comment elle concrétisera ses aspirations.

400 000 dollars pour propulser le marché des capitaux éthiopien

Addis-Abeba scelle un accord stratégique avec la BAD pour transformer son marché des capitaux. Transparence, innovation et financement durable sont au cœur d’un projet qui pourrait redéfinir l’avenir économique de l’Afrique de l’Est.

Éthiopie, 17 septembre 2025 – À Addis-Abeba, ce jeudi, un vent de transformation souffle sur l’avenir financier de l’Éthiopie. Dans les bureaux de l’Autorité éthiopienne du marché des capitaux (ECMA), un accord historique a été scellé avec la Banque africaine de développement (BAD) pour une subvention de 400 000 dollars.

Ce coup de pouce, financé par le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux (CMDTF), n’est pas qu’une ligne budgétaire. En effet, il marque le lancement d’une plateforme de divulgation publique et l’introduction de produits financiers innovants, comme des fonds négociés en bourse et des obligations vertes. À l’heure où l’Éthiopie ambitionne de devenir un moteur économique de l’Afrique de l’Est, ce projet pourrait bien être le tremplin qui propulse son marché des capitaux dans une nouvelle ère.

Un levier pour la transparence et l’innovation

L’accord, signé par Mme Hana Tehelku, directrice générale de l’ECMA, et Mme Akane Zoukpo Sanankoua, responsable du développement des marchés de capitaux à la BAD, s’inscrit dans une vision audacieuse : faire de l’Éthiopie un hub financier attractif et résilient. Ainsi, la nouvelle plateforme de divulgation publique permettra aux entreprises de partager des informations clés avec les investisseurs et les actionnaires en temps réel, garantissant une transparence accrue et des décisions d’investissement mieux informées.

« C’est un pas décisif vers un marché plus équitable et dynamique », a souligné Mme Tehelku lors de la cérémonie.

Cependant, l’ambition ne s’arrête pas là. Le projet introduira des produits financiers novateurs, tels que des fonds négociés en bourse (ETF), des sukuks (conformes à la finance islamique) et des obligations vertes, destinées à financer des projets durables. Ces outils, encore peu répandus en Afrique, pourraient transformer la Bourse éthiopienne (ESX) en un carrefour d’opportunités, attirant ainsi des investisseurs locaux et internationaux tout en répondant aux besoins de financement à long terme du secteur privé et public.

Une impulsion pour la transparence et l’innovation financière

Ce projet s’appuie sur les fondations posées par la BAD, notamment la création en 2021 du cadre juridique du marché des capitaux éthiopien.

« Nous voulons élargir l’accès au financement à long terme et stimuler la croissance économique », a déclaré Mme Sanankoua.

En renforçant les infrastructures de l’ECMA et en diversifiant les produits de l’ESX, ce partenariat vise aussi à faire de l’Éthiopie un modèle de résilience financière en Afrique. La présence à la cérémonie de M. Sebastian Beyenburg, représentant du Luxembourg, l’un des donateurs du CMDTF, a souligné l’élan international derrière cette initiative.

Le CMDTF, créé en 2019 et soutenu par les Pays-Bas, le Luxembourg et la Suède, gère un portefeuille de 6 millions de dollars couvrant 16 pays africains. Ce projet éthiopien marque une étape historique : c’est la première fois que le fonds soutient une initiative hors d’Afrique de l’Ouest, signe de son ambition d’élargir son impact à l’échelle continentale.

 Une opportunité pour l’Éthiopie et au-delà

En somme, l’Éthiopie ne se contente pas de poser une nouvelle pierre à son édifice économique ; elle envoie un signal fort à l’Afrique entière. Dans un pays où l’économie croît à pas de géant, mais où l’accès au financement reste un défi, ce projet pourrait débloquer des milliards de dollars d’investissements. Des obligations vertes pour des projets d’énergie renouvelable aux sukuks pour inclure les communautés musulmanes dans le système financier, l’Éthiopie se positionne comme un pionnier de l’innovation financière en Afrique.

Alors que le monde observe les transformations rapides de l’Afrique de l’Est, cet accord entre la BAD et l’ECMA est plus qu’un partenariat technique : c’est une promesse d’un avenir où les marchés financiers servent la croissance inclusive et durable. L’Éthiopie, avec cette subvention de 400 000 dollars, fait un pas de géant vers cet horizon. Et si c’était le début d’une révolution financière africaine ?

Afreximbank lance le moteur de l’innovation africaine à Alger

Afreximbank inaugure à Alger le Centre africain de recherche et d’innovation (ARIH), une initiative stratégique qui pourrait générer jusqu’à 70 milliards de dollars par an pour le continent. L’Afrique mise sur son génie scientifique pour transformer ses défis en opportunités durables.

ALGER, 16 septembre 2025— Imaginez un continent où les idées naissent dans les laboratoires, se transforment en solutions concrètes dans les usines, et irriguent l’économie pour changer des millions de vies. Ce rêve prend forme aujourd’hui, avec le lancement retentissant du Centre africain de recherche et d’innovation (ARIH) par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) à Alger. D’ailleurs, ce n’est pas qu’un projet ambitieux : c’est une promesse audacieuse de débloquer jusqu’à 70 milliards de dollars par an pour l’Afrique, en misant sur le génie de ses chercheurs, entrepreneurs et décideurs. Dans un monde où l’innovation est le moteur de la prospérité, l’ARIH pourrait bien être le catalyseur qui propulse l’Afrique vers un avenir plus fort, plus autonome et résolument durable.

Afreximbank lance à Alger l’ARIH, un centre panafricain dédié à la recherche et à l’innovation. Objectif : stimuler la R&D, renforcer la souveraineté technologique et générer 70 milliards de dollars annuels pour l’Afrique.
© Afreximbank lance à Alger l’ARIH, un centre panafricain dédié à la recherche et à l’innovation. Objectif : stimuler la R&D, renforcer la souveraineté technologique et générer 70 milliards de dollars annuels pour l’Afrique.

Une réponse audacieuse aux défis africains

Inauguré lors du Salon commercial intra-africain (IATF2025), qui s’est tenu à Alger du 4 au 10 septembre, l’ARIH ambitionne de combler un vide criant : le sous-investissement chronique en recherche et développement (R&D) en Afrique. Avec seulement 1 % du PIB continental dédié à la R&D et une contribution de moins de 3 % à la production mondiale de recherche, l’Afrique peine à transformer ses idées en solutions concrètes. L’ARIH veut changer la donne. En tissant des ponts entre universités, industries et gouvernements, ce centre vise à doubler les dépenses en R&D, stimulant ainsi la création de technologies locales, le commerce intra-africain et la transformation structurelle des économies.

« Ce centre marque un tournant pour l’écosystème scientifique et technologique africain », a déclaré le Dr Yemi Kale, économiste en chef d’Afreximbank, lors de l’IATF2025. « Nous voulons transformer le capital intellectuel africain en compétitivité industrielle et en croissance tirée par le commerce. »

Une vision ambitieuse, mais ancrée dans une réalité économique : un doublement des investissements en R&D pourrait générer 70 milliards de dollars de gains annuels, un levier colossal pour un continent en quête de souveraineté technologique.

Des projets concrets pour des défis urgents

L’IATF 2025 a été l’occasion de mettre en lumière le potentiel de l’ARIH. Parmi les moments forts, la remise de prix à 12 projets de recherche et d’innovation issus d’Afrique et des Caraïbes, sélectionnés parmi plus de 200 candidatures. Ainsi, ces initiatives, portées par des chercheurs, des étudiants et des entrepreneurs, s’attaquent à des problématiques cruciales : changement climatique, accès à l’énergie, santé publique ou encore agriculture durable.

« Continuez à repousser les limites de l’innovation pour combler les lacunes technologiques », a exhorté le Dr Anthony Coleman, directeur de la recherche pour le développement d’Afreximbank, en remettant les prix aux côtés de Mme Kanayo Awani, vice-présidente exécutive de la banque.

Ces projets ne sont que le début. En favorisant la commercialisation des innovations et en créant des synergies entre les acteurs, l’ARIH veut faire de l’Afrique un laboratoire mondial d’idées. Des partenariats avec des institutions comme l’Université d’Alger, représentée par le ministre algérien de l’Enseignement Supérieur, le Dr Kamel Bidari, renforcent aussi cette dynamique, ancrant le centre dans un écosystème local et continental.

Un salon record pour une ambition continentale

Le lancement de l’ARIH s’est déroulé dans le cadre d’un IATF2025 historique, qui a attiré 112 000 visiteurs de 132 pays et généré 48,3 milliards de dollars d’accords commerciaux et d’investissements en seulement sept jours. Avec 2 148 exposants, cet événement a prouvé que l’Afrique est prête à prendre sa place sur la scène mondiale, non seulement comme un marché, mais comme un moteur d’innovation et de croissance. La présence de figures clés, comme les ministres algériens de l’Économie de la Connaissance et du Commerce extérieur, ou encore leurs homologues du Lesotho et de la République centrafricaine, a souligné l’ampleur de cet élan collectif.

Afreximbank lance à Alger l’ARIH, un centre panafricain dédié à la recherche et à l’innovation. Objectif : stimuler la R&D, renforcer la souveraineté technologique et générer 70 milliards de dollars annuels pour l’Afrique.
© Afreximbank lance à Alger l’ARIH, un centre panafricain dédié à la recherche et à l’innovation. Objectif : stimuler la R&D, renforcer la souveraineté technologique et générer 70 milliards de dollars annuels pour l’Afrique.

Un avenir à inventer ensemble

En fait, l’Afrique se tient à un carrefour. Avec l’ARIH, elle dispose désormais d’un outil pour transformer ses défis en opportunités : des laboratoires de recherche aux usines, des salles de classe aux marchés internationaux. Ce centre n’est pas seulement une infrastructure, c’est un état d’esprit : celui d’un continent qui croit en son potentiel, qui mise sur ses talents et qui refuse de se contenter d’un rôle de spectateur. Alors que les premiers projets soutenus par l’ARIH commencent à prendre forme, une question demeure : et si l’Afrique devenait le prochain épicentre mondial de l’innovation ? Avec 70 milliards de dollars en jeu, la réponse pourrait bien changer la donne.

Niger-Koweït : un pont se lève sur le désert

Au cœur du Palais de Bayan, joyau architectural du Koweït où les fontaines murmurent des secrets d’histoire et les jardins luxuriants défient le désert environnant, deux nations scellent un lien qui pourrait transformer des vies. Le mardi 16 septembre 2025, Son Altesse Cheikh Meshal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, Émir du Koweït, a reçu les lettres de créance du Dr. Adam Abdou Hassan, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Niger.

Ainsi, cette cérémonie solennelle, un geste protocolaire millénaire, porte en elle les promesses d’un partenariat moderne entre un géant pétrolier du Golfe et un pilier sahélien d’Afrique de l’Ouest. Dans un monde où les alliances se forgent au-delà des océans, ce moment n’est pas qu’une formalité : il tisse un pont vers l’énergie, le commerce et la coopération qui pourrait irriguer l’avenir de deux peuples.

 

Qui est Adam Abdou Hassan, le nouveau visage du Niger au Koweït ?

 

Le Dr Adam Abdou Hassan n’est pas un novice sur la scène internationale ; bien au contraire, il est même un profil d’excellence. Docteur en droit public international, enseignant-chercheur à l’Université de Rouen-Normandie en France et consultant chevronné, il apporte une expertise pointue en droit international et en relations diplomatiques. Par ailleurs, en tant que membre de l’Institut Nigérien des Études Stratégiques et Internationales (INESI), il a déjà marqué les esprits par ses analyses sur des thèmes cruciaux comme la stratégie européenne en matière d’immigration et le développement de l’économie bleue en Afrique.

De surcroît, auditeur de l’Académie de Droit International de La Haye, il incarne le Niger moderne : érudit, visionnaire et profondément ancré dans les défis globaux. Ainsi, sa nomination comme ambassadeur au Koweït, effective ce matin-là, signe le début d’une mission qui vise à renforcer les liens bilatéraux, dans un contexte où le Niger, sous la direction de son gouvernement de transition, cherche à diversifier ses partenariats au-delà de l’Europe et de l’Afrique de l’Ouest.

Dans cette perspective, la cérémonie, tenue dans l’enceinte prestigieuse du Palais de Bayan, s’est déroulée avec le faste coutumier du protocole koweïtien. Accompagné de hauts dignitaires, l’Émir a accueilli l’ambassadeur nigérien dans une atmosphère de respect mutuel, mettant en lumière l’importance de cette étape pour les relations entre les deux pays.

 

Histoire et futur : quand le Sahel rencontre le Golfe

 

Les liens entre le Niger et le Koweït ne datent pas d’aujourd’hui. En effet, depuis des décennies, ce petit émirat du Golfe, riche de ses immenses réserves pétrolières, entretient une diplomatie active et bienveillante avec l’Afrique, guidée par des principes de non-ingérence et de respect souverain. En tant que membre fondateur de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), le Koweït y voit un levier pour promouvoir la paix et la coopération Sud-Sud.

Du côté nigérien, la politique étrangère modérée, axée sur des relations amicales avec l’Est et l’Ouest, place le Koweït comme un partenaire stratégique. Bien que le Niger ne dispose pas d’une ambassade permanente à Koweït Ville — ses missions diplomatiques se concentrant sur 25 pays clés — cette nomination ouvre la voie à une présence accrue, potentiellement axée sur l’énergie, l’agriculture et l’aide humanitaire.

Dans un Sahel marqué par les défis sécuritaires et climatiques, ce rapprochement tombe à pic. Le Koweït, connu pour son rôle humanitaire et ses investissements en Afrique, pourrait injecter un élan vital : on peut imaginer des accords sur l’uranium nigérien — dont le Niger est l’un des plus grands producteurs mondiaux — couplés à l’expertise koweïtienne en gestion des ressources énergétiques. Ou encore, des projets d’irrigation sahélienne financés par les fonds souverains du Golfe, aidant le Niger à lutter contre la désertification qui ronge ses terres.

 

Un nouveau souffle d’espoir pour l’Afrique et le Golfe

 

Alors que le monde observe les soubresauts géopolitiques — des tensions au Moyen-Orient aux transitions en Afrique — cette cérémonie de remise de lettres de créance au Palais de Bayan apparaît comme une bouffée d’optimisme. Elle rappelle que la diplomatie, au-delà des dorures et des uniformes, est un outil concret pour le progrès. Pour les Nigériens, c’est l’assurance d’un allié fiable dans la diversification économique ; pour les Koweïtiens, une opportunité d’étendre leur influence bienveillante en Afrique subsaharienne.

Le Dr Adam Abdou Hassan, en tendant ses lettres de créance, n’a pas seulement officialisé son rôle : il a ouvert une porte. Une nouvelle histoire commence, celle d’un partenariat qui pourrait bien faire fleurir le désert. Mais une question demeure : ce pont nouvellement bâti saura-t-il résister aux tempêtes géopolitiques et mener à une coopération durable et prospère ? L’avenir nous le dira.

Niger – Suisse : 14 milliards de FCFA pour éduquer, irriguer et entreprendre

Trois accords, une vision : le Niger et la Suisse unissent leurs forces pour transformer les territoires et renforcer l’autonomie nationale.

 

Niamey, 16 septembre 2025 — Dans un contexte régional exigeant, où chaque geste de coopération prend une dimension stratégique, le Niger et la Suisse viennent de franchir une étape décisive vers un développement inclusif et durable. Ce mardi, au cœur de Niamey, le Ministre nigérien des Affaires Étrangères, M. Bakary Yaou Sangaré, et l’Ambassadeur de la Confédération suisse, M. Patrick Egloff, ont signé trois accords de financement d’un montant global de 14 milliards de FCFA. Concrètement, ces engagements, qui s’étendront jusqu’en juin 2029, ciblent trois leviers essentiels : l’éducation, la petite irrigation et l’entrepreneuriat agricole.

 

Une coopération exemplaire, fondée sur la vision présidentielle

 

Par cette signature, la Suisse réaffirme son attachement à un partenariat sans faille avec le Niger, amorcé dès 1978 et jamais interrompu, y compris dans les périodes de transition politique. De son côté, le chef de la diplomatie nigérienne souligne que ces accords s’inscrivent pleinement dans la vision du Président de la République, le Général Abdourahamane Tiani, qui place l’humain, la souveraineté alimentaire ainsi que l’autonomisation économique au cœur de son action.

« Depuis le 26 juillet 2023, nous avons œuvré avec nos partenaires pour aligner leurs interventions sur les priorités nationales », a souligné M. Sangaré, tout en saluant la constance et la loyauté de la coopération suisse.

Niger – Suisse : trois programmes, une ambition : transformer les territoires

En effet, les projets signés traduisent une approche intégrée du développement :

  • D’une part, le renforcement du système éducatif vise à garantir la continuité pédagogique, notamment pour les filles en situation de crise, tout en contribuant au fonds commun de l’éducation. À ce titre, il met l’accent sur les infrastructures scolaires et la résilience du système éducatif.
  • D’autre part, l’appui à la petite irrigation (Phase III), destiné à 5 000 exploitations familiales dans les régions de Dosso et de Mardi, renforce la gestion agricole, la sécurisation foncière et l’accès au financement, avec en complément une attention particulière portée aux conseils de terrain.
  • Enfin, la promotion de l’entrepreneuriat agricole soutient l’inclusion financière des jeunes et des femmes, en les impliquant directement dans le développement durable des filières agricoles locales.

 

Une diplomatie de proximité et de transparence

 

Dans cette dynamique, l’Ambassadeur Patrick Egloff a salué le travail remarquable de son équipe et des ministères nigériens, tout en réaffirmant l’engagement de la Suisse à planifier rigoureusement ces programmes. Par ailleurs, il a insisté sur l’importance d’un dialogue continu avec les collectivités territoriales et les autorités déconcentrées, garantissant une coopération au plus près des bénéficiaires.

« Je me réjouis de la dynamique de partenariat entre le Niger et la Suisse, qui se concrétise aujourd’hui par le lancement officiel de ces trois programmes. Je souhaite à toutes et à tous plein succès dans leur engagement pour le développement du Niger », a-t-il conclu.

 

Niger – Suisse : une alliance qui inspire

 

À l’heure où les enjeux de développement exigent des réponses concrètes et concertées, cette signature incarne une diplomatie active, tournée vers les résultats et la transformation des territoires. Ainsi, le Niger et la Suisse démontrent qu’au-delà des discours, c’est par l’action ciblée et la confiance mutuelle que se construit un avenir partagé.

En définitive, ces 14 milliards de FCFA pourraient transformer des milliers de vies, des salles de classe aux champs irrigués. Dès lors, la question qui brûle les lèvres : ces projets seront-ils le tremplin d’un Niger plus fort et plus autonome ? À en croire la dynamique insufflée par ce partenariat, l’avenir s’annonce prometteur.

 

Le Niger et la Suisse scellent trois conventions majeures

Au Palais présidentiel de Niamey, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a reçu l’Ambassadeur de la Confédération Suisse, Son Excellence Patrick Egloff, pour une audience marquée par la signature de trois conventions majeures.

 

Niamey, 16 septembre 2025 – Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la coopération internationale du Niger. Ce mardi, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, a reçu l’Ambassadeur de la Confédération Suisse, Son Excellence Patrick Egloff, dans une rencontre aussi amicale qu’importante. D’ailleurs,  l’événement central de cette rencontre a été la conclusion de trois conventions importantes qui s’apprêtent à révolutionner l’éducation, la formation professionnelle et la sécurité alimentaire au Niger, consolidant par la même occasion les relations entre les deux pays.

Des accords pour un Niger plus fort

 

Dans un climat de convivialité, les pourparlers entre le Président Tiani et l’Ambassadeur Egloff ont visé à intensifier les liens bilatéraux entre le Niger et la Suisse. Suite à ces discussions productives, trois conventions de collaboration ont été officiellement ratifiées, visant des domaines cruciaux pour la progression du Niger. Ainsi, ils concernent :

  • L’éducation : pour offrir aux jeunes Nigériens un accès accru à un enseignement de qualité.
  • La formation professionnelle : pour doter la main-d’œuvre de compétences adaptées aux besoins du marché.
  • La sécurité alimentaire : pour garantir une résilience face aux défis climatiques et économiques qui touchent les communautés.

Ces initiatives, portées par la volonté commune des deux pays, s’inscrivent dans une vision à long terme : bâtir un Niger plus éduqué, plus qualifié et mieux nourri.

 

Une coopération sous le signe de la confiance

 

La cérémonie a eu lieu en présence de personnalités importantes du gouvernement nigérien, dont Son Excellence Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, ainsi que le Dr Soumana Boubacar, ministre et directeur de cabinet du Président, qui est également porte-parole du gouvernement. Le Niger attache une grande importance à ce partenariat avec la Suisse, un pays réputé pour son savoir-faire dans le domaine de l’éducation et du développement durable, comme le souligne leur présence.

« Ces accords sont un pont vers un avenir meilleur pour nos populations », a déclaré une source proche de la présidence, reflétant l’enthousiasme suscité par cette collaboration.

Le Président Tiani a reçu l’Ambassadeur suisse à Niamey pour sceller trois conventions clés dans l’éducation, la formation professionnelle
© Le Président Tiani a reçu l’Ambassadeur suisse à Niamey pour sceller trois conventions clés dans l’éducation, la formation professionnelle

Un signal fort pour la diplomatie nigérienne

 

Cette audience intervient à un moment où le Niger cherche à diversifier ses partenariats internationaux pour soutenir ses ambitions de refondation nationale. En s’associant à la Suisse, un acteur réputé pour son engagement humanitaire et son savoir-faire, le Niger ouvre la voie à des projets concrets qui toucheront directement la vie des citoyens, des salles de classe aux champs agricoles.

En somme, cette signature marque un tournant. Les Nigériens peuvent désormais regarder vers un avenir où l’éducation et la sécurité alimentaire ne sont plus des défis insurmontables, mais des opportunités à saisir.

Ces nouveaux rapports diplomatiques et économiques avec la Suisse préfigurent-ils une nouvelle phase pour la collaboration internationale du Niger ?

AES – Justice : les ministres reçoivent le soutien de Tiani

Dans le cadre du renforcement de la coopération judiciaire régionale, le Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a reçu ce jour une délégation de haut niveau des ministres de la Justice et des Droits de l’Homme des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Niamey, le 16 septembre 2025 – À Niamey, un vent de solidarité régionale souffle sur la Présidence de la République. Ce mardi, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président du Niger et Chef de l’État, a reçu une délégation de haut niveau des ministres de la Justice et des Droits de l’Homme de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il s’agissait d’une rencontre symbolique qui place le Niger au centre d’une ambition commune : bâtir une justice plus robuste et des droits humains mieux protégés à travers le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

 

Une rencontre au sommet pour la justice sahélienne

 

La délégation, composée de figures clés de l’AES, comprenait Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme du Burkina Faso, Mamadou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux du Mali, et Alio Daouda, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux du Niger. Leur présence à Niamey marque l’aboutissement d’intenses travaux d’échanges entre les trois pays, réunis au sein de la Confédération de l’AES, pour harmoniser leurs efforts en matière de justice et de droits humains.

Au cours de cette réunion, les ministres ont exposé au Président Tiani un compte-rendu détaillé sur la progression des projets conjoints. Ces projets, actuellement en phase de développement, ont pour objectif de consolider les systèmes juridiques, de favoriser la primauté du droit et d’assurer le respect des droits essentiels dans une région faisant face à d’importants défis en matière de sécurité et de société.

 

Un front uni pour la souveraineté juridique

 

Cette rencontre intervient dans un contexte où l’Alliance des États du Sahel s’affirme comme un acteur incontournable de la coopération régionale. En unissant leurs forces, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ambitionnent de construire des institutions judiciaires solides, capables de répondre aux attentes des citoyens et de relever les défis communs, tels que l’insécurité, la corruption ou les violations des droits humains. « L’unité est notre force », aurait déclaré l’un des ministres, selon des sources proches de la présidence.

La présence à l’audience du Dr Soumana Boubacar, ministre et directeur de cabinet du Président, ainsi que de Mahamane Lawali Roufai, secrétaire général du gouvernement, souligne l’importance accordée par le Niger à cette coopération trilatérale.

 

Le Sahel trace sa propre voie

 

Alors que le Sahel fait face à des crises multiples, cette audience envoie un message clair : l’AES est déterminée à poser les bases d’une région plus juste et plus équitable. En plaçant la justice et les droits humains au cœur de leur agenda, les trois pays tracent une voie ambitieuse pour l’avenir. Les projets discutés pourraient transformer le paysage judiciaire du Sahel, en renforçant la confiance des citoyens envers leurs institutions.

En somme, cette journée a incarné l’espoir d’un Sahel uni, où la justice et les droits humains sont des piliers inamovibles. Les regards se tournent désormais vers les prochaines étapes de cette collaboration.

Cette dynamique de consolidation de l’AES par le droit et la justice saura-t-elle répondre aux attentes des populations sahéliennes ?

Niamey, carrefour d’une justice sahélienne souveraine

Au cœur de Niamey, l’Alliance des États du Sahel (AES) franchit un cap stratégique. Réunis autour du Général Mohamed Toumba, les ministres de la Justice du Niger, du Mali et du Burkina Faso posent les jalons d’une architecture judiciaire commune, avec la création annoncée d’une Cour Pénale Sahélienne. Entre souveraineté juridique, poursuites diplomatiques et solidarité régionale, le Sahel redéfinit ses règles du jeu.

 

Niamey, 16 septembre 2025 — Tandis que les projecteurs internationaux scrutent les dynamiques géopolitiques du Sahel, une initiative judiciaire inédite vient de franchir un cap décisif.  En fait,  le lundi 15 septembre, le Général de Division Mohamed Toumba, Ministre d’État nigérien en charge de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, a présidé l’ouverture solennelle de la deuxième réunion des Ministres de la Justice des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), au Centre International des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey.

Vers une justice sahélienne autonome

 

Portée par une volonté politique affirmée, cette rencontre stratégique réunit les ministres et experts de la Justice et des Droits de l’Homme du Niger, du Mali et du Burkina Faso. L’objectif est d’évaluer les avancées de la feuille de route adoptée à Bamako en mai dernier, et de consolider les fondations d’une architecture judiciaire commune. En effet, parmi les mesures phares évoquées, la création de la Cour Pénale Sahélienne et des Droits de l’Homme (CPS-DH) et d’une prison de haute sécurité figure en tête de liste. Ces dispositifs visent à affranchir les États membres du recours aux juridictions internationales, tout en renforçant leur souveraineté juridique.

 

Une Confédération fondée sur la solidarité et la complémentarité

 

Rappelant les origines de l’AES, fondée le 16 septembre 2023, le Général Toumba a souligné l’importance du Traité de la Confédération signé à Niamey en juillet 2024. Ce traité incarne la volonté commune des trois nations de faire front ensemble face aux défis sécuritaires, existentiels et de développement. Dans un discours empreint de fraternité, le Ministre d’État a aussi transmis les salutations du Président nigérien Abdourahamane Tiani à ses homologues maliens et burkinabé, saluant ainsi « le vaillant peuple du Sahel » et appelant aussi  à une coopération renforcée.

Niamey a accueilli la deuxième réunion des ministres de la Justice de l’AES. Objectif : bâtir une justice sahélienne autonome et lancer des poursuites internationales pour renforcer la souveraineté régionale.
© Niamey a accueilli la deuxième réunion des ministres de la Justice de l’AES. Objectif : bâtir une justice sahélienne autonome et lancer des poursuites internationales pour renforcer la souveraineté régionale.

Des poursuites judiciaires, un tournant diplomatique

 

La réunion a également été marquée par des décisions importantes. Un autre point saillant est la volonté exprimée de saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ) contre la France et l’Ukraine pour « soutien et apologie du terrorisme ». En parallèle, les États membres ont également décidé d’engager des poursuites devant leurs juridictions nationales contre les médias France 24, RFI et TV5 Monde, accusés de tenir une ligne éditoriale favorable au terrorisme.

Le Ministre burkinabé de la Justice, M. Rodrigue Bayala Edasso, a salué l’accueil nigérien et affirmé que « la rencontre de Niamey restera dans les annales de l’histoire ». Son homologue malien, M. Mamoudou Kassogue, a quant à lui souligné la continuité stratégique entre les réunions de Bamako et Niamey, insistant sur le rôle central du droit dans l’édification de la Confédération.

 

Justice sahélienne : une dynamique régionale à suivre de près

 

En somme, à l’heure où les États du Sahel redéfinissent leur souveraineté, cette réunion marque une étape décisive dans la construction d’un espace juridique sahélien autonome, solidaire et résolument tourné vers l’avenir. La justice devient ainsi un levier stratégique de mobilisation, d’intégration et de résistance.

Cette offensive judiciaire et diplomatique de l’AES parviendra-t-elle à asseoir la légitimité de la Confédération sur la scène internationale ?