À Ingall, les forces de sécurité nigériennes ont démantelé un réseau de trafic de médicaments, interceptant quatre suspects et une cargaison massive de pregabalin. L’opération, saluée par les autorités locales, illustre la vigilance croissante face aux flux illicites qui menacent la stabilité du Sahel.
Ingall, 28 octobre 2025 — Les forces de sécurité nigériennes ont démantelé ce week-end un réseau de trafic de médicaments dans la région d’Ingall. Ce mardi, une cérémonie à l’Escadron de la Garde Nationale a permis de présenter les résultats : quatre suspects interpellés, deux véhicules saisis et une importante quantité de substances psychoactives confisquée.
Cette action, coordonnée par les autorités départementales, témoigne de la volonté renforcée des services de sécurité de lutter contre les flux illicites qui fragilisent la stabilité du Sahel.
L’intervention remonte au dimanche 26 octobre, peu après 15 heures. Ce jour-là, une patrouille mixte, composée d’éléments des douanes et de la Garde Nationale, a intercepté un convoi suspect en provenance d’Amataltal, en route vers Ingall, avec pour objectif apparent de rejoindre Assamaka — un corridor connu pour les trafics transfrontaliers.
Quelques instants plus tard, les agents ont stoppé les suspects à Awalawal, un village isolé situé à une dizaine de kilomètres au sud-est d’Ingall dans le cadre d’un contrôle de routine. Or, ce contrôle s’est rapidement mué en saisie majeure : ils ont découvert, bien dissimulée à bord des motos, une cargaison impressionnante de pregabalin, un analgésique souvent détourné à des fins récréatives ou de revente illicite.
Une cargaison capable d’inonder le marché noir
Au total, les forces de l’ordre ont mis la main sur deux cartons contenant 1 000 plaquettes et 15 000 capsules de pregabalin dosées à 300 mg — une quantité suffisante pour alimenter un vaste réseau clandestin. Les deux motos impliquées, de marques Haoujue et Royal, ont été aussi saisies, tout comme cinq téléphones portables retrouvés sur les suspects : trois modèles Android et deux de marque Tecno. Ces appareils pourraient livrer des informations clés sur les ramifications du réseau, selon les enquêteurs.
Une cérémonie solennelle, un message clair à Ingall
Le Capitaine Toudou Abdoulaye, commandant de l’Escadron de la Garde Nationale, a présenté les détails de l’opération devant un parterre d’officiels et de riverains.
« Cette interception démontre l’efficacité de nos équipes sur le terrain », a-t-il affirmé, soulignant la vigilance accrue face aux routes désertiques propices aux trafics.
après l’intervention du commandant Le Préfet du département d’Ingall, l’Inspecteur de Douanes Hamed Alkassoum Aidor, a également pris la parole. Au nom du Président de la République, Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Chef suprême des Armées, il a salué les « exploits récents » des forces de défense et de sécurité (FDS), tout en appelant à une mobilisation collective.
« La population d’Ingall vous remercie pour ce combat quotidien en faveur de la protection des vies et des biens », a-t-il déclaré, avant de rappeler que la menace terroriste et les circuits de contrebande demeurent actifs.
« L’insécurité n’est pas une fatalité. Nous devons tous intensifier nos efforts », a-t-il martelé, appelant à une synergie renforcée entre militaires et civils.
D’ailleurs, cette saisie ne constitue pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, Ingall, situé dans le massif de l’Aïr, fait face à une recrudescence des trafics de stupéfiants, d’armes et de migrants, exacerbée par l’instabilité régionale. Les autorités estiment que ces flux alimentent parfois des groupes armés, rendant ainsi chaque opération comme celle-ci cruciale pour la souveraineté nationale.
En clôture de la cérémonie, le Préfet et le Capitaine ont lancé un appel vibrant à la population :
« Votre collaboration est notre meilleur bouclier. Signalez, informez, unissez-vous aux FDS pour éradiquer ces fléaux et bâtir un département serein. »
Une République en alerte
Tandis que les autorités transfèrent les suspects et les preuves pour approfondir l’enquête, cette affaire renforce le message d’une République en refondation : la sécurité n’est pas une option, mais un devoir partagé. À Ingall, comme dans d’autres régions du Niger, les forces de sécurité mènent une lutte constante contre les trafics, opération après opération.
Alassane Ouattara remporte un quatrième mandat présidentiel avec près de 90 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés par la CEI. Si la victoire du chef de l’État suscite des scènes de liesse dans les bastions du pouvoir, elle ravive aussi les tensions politiques, entre candidatures invalidées, abstention marquée et accusations de verrouillage institutionnel.
Abidjan, 28 octobre 2025 – Le verdict est tombé, implacable : Alassane Ouattara, à la tête de la Côte d’Ivoire depuis quatorze ans, décroche un quatrième mandat présidentiel avec un score écrasant de 89,77 % des suffrages exprimés. Les résultats provisoires, annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI), confirment une domination sans partage lors du scrutin du 25 octobre. À 83 ans, le chef de l’État s’impose face à une opposition morcelée. Mais, derrière cette victoire écrasante, des voix s’élèvent, questionnant la légitimité d’un scrutin marqué par l’abstention, les exclusions et les tensions latentes.
Ouattara réélu : une victoire célébrée dans les bastions du pouvoir
Dans les rues d’Abidjan et de Yamoussoukro, les partisans du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) ont laissé éclater leur joie. Pour eux, ce « mandat de la maturité » est la promesse d’une « énergie renouvelée » pour la période 2025-2030. Le président sortant peut s’appuyer sur une croissance économique robuste – plus de 6 % de hausse du PIB ces dernières années – et des avancées notables en matière d’infrastructures, notamment les autoroutes reliant les grandes villes.
Une opposition affaiblie et fragmentée
Mais ce raz-de-marée électoral s’inscrit dans un contexte politique trouble. Le taux de participation, estimé à 54 %, est en net recul par rapport à 2020. Surtout, les figures majeures de l’opposition, Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo, ont été écartées de la course pour des raisons administratives et judiciaires. Le premier, Thiam, ex-PDG de Credit Suisse, est accusé d’avoir perdu sa nationalité ivoirienne. Le second, Gbagbo, malgré son acquittement par la CPI, reste condamné pour des faits liés à la crise post-électorale de 2011.
La Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), créée en mars dernier et regroupant 25 partis, n’a pas su s’unir autour d’un candidat unique. Résultat : seuls quatre challengers mineurs, dont Simone Ehivet Gbagbo, ont affronté Ouattara, dispersant ainsi les voix contestataires. Si Tidjane Thiam a dénoncé une « parodie d’élection », Simone Gbagbo a surpris en appelant personnellement le président réélu pour le féliciter, un geste interprété comme un appel à l’apaisement.
Les fractures politiques ivoiriennes ne datent pas d’hier. Elles plongent leurs racines dans les conflits de 2002 à 2011 et les violences post-électorales de 2010, qui ont fait près de 3 000 morts. L’invalidation des candidatures d’opposition a ravivé les accusations de « verrouillage institutionnel », avec des manifestations réprimées et des critiques croissantes sur l’indépendance de la CEI. À Yamoussoukro, certains bureaux de vote sont restés vides, transformant ainsi le scrutin en « élection fantôme » pour une partie de la population.
Des ONG comme Amnesty International ont dénoncé des restrictions aux libertés d’expression et d’association, évoquant des « violations des normes démocratiques ».
Un mandat à haut risque
Ce nouveau quinquennat s’ouvre sur fond de paradoxes. Si la Côte d’Ivoire reste un poids lourd économique en Afrique de l’Ouest – premier producteur mondial de cacao, avec 40 % du marché – les inégalités régionales persistent : seules 25 % des routes secondaires sont bitumées, isolant les zones rurales. Le chômage des jeunes, qui frôle les 20 % dans les grandes villes, alimente un malaise social latent.
Politiquement, la question de la succession devient pressante. À 83 ans, Ouattara devra désigner un héritier crédible pour éviter un vide institutionnel. Sur le plan diplomatique, il devra aussi jongler entre fermeté vis-à-vis des juntes sahéliennes et appels à diversifier les alliances, notamment vers la Russie ou la Chine.
Ouattara réélu : une alternance en suspens
Au-delà des chiffres, ce scrutin interroge la vitalité démocratique du pays. Si Ouattara reste, pour beaucoup, le garant de la stabilité, son maintien prolongé au pouvoir pourrait cristalliser les frustrations et retarder l’alternance politique. Par ailleurs, le Conseil constitutionnel, chargé de valider les résultats définitifs dans les prochains jours, sera scruté de près.
En attendant, la Côte d’Ivoire, locomotive régionale, se trouve à la croisée des chemins. Ce « coup KO » électoral devra se transformer en tremplin pour une réconciliation inclusive, sous peine de raviver les blessures du passé. Un équilibre fragile, pour un avenir encore incertain.
Dans le cadre de l’opération « Une Semaine, Une École », la Ministre de l’Éducation nationale, le Dr Élisabeth Shérif, a effectué une visite symbolique aux écoles primaires Talladjé Est 1 et Bassora 1, à Niamey.
Niamey, 27 octobre 2025 – Dans le cadre de la valorisation de l’éducation de base, la Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a marqué ce lundi la sixième étape de l’opération « Une Semaine, Une École » par une visite empreinte d’émotion aux écoles primaires Talladjé Est 1 et Bassora 1.
Un rituel patriotique pour ancrer les valeurs citoyennes
Accompagnée d’une délégation composée de cadres ministériels, de représentants syndicaux, de délégués parentaux et d’élèves, la Ministre a pris part à un rituel matinal hautement symbolique : la levée des drapeaux du Niger et de l’Alliance des États du Sahel. En effet, ce moment solennel, rythmé par l’interprétation vibrante des hymnes patriotiques, dépasse le cadre protocolaire. Il incarne l’esprit même de cette campagne, pensée pour insuffler aux plus jeunes les valeurs de civisme, d’appartenance et de citoyenneté active.
À travers ces instants partagés, l’école se révèle comme un creuset fondamental, où se façonnent à la fois les savoirs académiques, et une identité collective forte, capable de relever les défis d’un pays en pleine refondation.
L’école, pilier de la communauté et levier de transformation
Prenant la parole devant un auditoire attentif composé d’enseignants, d’élèves et de collaborateurs, le Dr Shérif a réaffirmé le rôle central de l’école dans la construction du lien social :
« L’établissement scolaire est le berceau de la vie en communauté, où naissent à la fois les connaissances et le lien indéfectible avec la nation. »
Elle a aussi salué l’engagement des équipes pédagogiques et des élèves, les exhortant à cultiver l’excellence, la régularité et l’entraide.
« Votre dévouement est le socle de notre avenir », a-t-elle lancé dans un appel vibrant à la persévérance.
Au-delà de la portée symbolique, cette initiative constitue un véritable outil d’immersion pour les décideurs. Elle permet également à la Ministre et à son cabinet de prendre le pouls du terrain, de recueillir les témoignages des acteurs éducatifs et de renforcer les liens avec l’ensemble de l’écosystème scolaire.
Des échanges informels aux remontées structurées, chaque interaction nourrit la réflexion stratégique et affine les politiques publiques. Cette démarche s’inscrit dans la droite ligne de la feuille de route présidentielle, portée par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani : garantir à chaque enfant, sans distinction géographique, un cadre scolaire stimulant, performant et porteur de fierté nationale.
Une immersion au cœur des réalités scolaires
Par ailleurs, la visite s’est poursuivie par une immersion dans les salles de classe, où l’enthousiasme des enfants et leur soif d’apprendre ont illuminé les visages. Sensible à cette énergie, le Dr Shérif a multiplié les échanges : questions, encouragements, écoute des rêves. Elle a également insisté sur l’importance des espaces de détente, rappelant aux gestionnaires que le bien-être des élèves passe par des environnements ludiques et sécurisés.
« Un élève épanoui apprend mieux et grandit plus fort », a-t-elle souligné.
À l’issue de cette séquence, l’événement a laissé une empreinte durable : celle d’une proximité bienveillante entre les autorités éducatives et les fondations de l’école publique. Dans un contexte où l’instruction est un levier essentiel de cohésion sociale et de développement, « Une Semaine, Une École » s’impose comme un catalyseur. Elle transforme ainsi les établissements en laboratoires vivants de valeurs républicaines, où chaque lever de drapeau devient un acte fondateur pour une génération résiliente et unie.
Un message limpide : l’école nigérienne n’est pas seulement un lieu de savoir, elle est le cœur battant d’une nation en pleine renaissance.
Le gouvernement nigérien renforce sa gouvernance territoriale en nommant 55 receveurs municipaux à travers le pays. Objectif : restaurer la transparence, dynamiser les recettes communales et faire de la fiscalité locale un levier de développement inclusif, au cœur de la Refondation républicaine.
Niamey, 27 octobre 2025 –Dans le cadre du renforcement de la gouvernance décentralisée, le gouvernement nigérien a procédé ce lundi à la nomination de 55 nouveaux receveurs municipaux, désormais déployés sur l’ensemble du territoire national. Cette vague de désignations, entérinée par arrêté ministériel et signée par le Ministre d’État en charge de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration Territoriale, le Général de Division Mohamed Toumba, marque une étape décisive dans la modernisation des services fiscaux locaux.
55 receveurs municipaux : une réforme administrative aux ambitions claires
Cette annonce intervient dans le sillage de récentes restructurations au sein de l’appareil administratif, consécutives à des sanctions disciplinaires visant plusieurs responsables municipaux pour manquements graves. En toile de fond : une volonté affirmée de restaurer la transparence et l’efficacité dans la collecte des ressources fiscales communales, socle indispensable au financement des projets de proximité.
55 receveurs municipaux : une couverture territoriale sans précédent
Les nouveaux receveurs municipaux couvrent un spectre géographique étendu, allant des centres urbains dynamiques aux zones rurales les plus enclavées. De Niamey à Zinder, en passant par Dosso, Tahoua, Maradi, Agadez, Tillabéri et Diffa, cette réorganisation garantit une présence accrue de l’État dans les collectivités locales. Elle concerne aussi bien les communes urbaines, confrontées à des flux économiques soutenus, que les entités rurales, où la mobilisation des ressources locales demeure essentielle pour soutenir l’agriculture et les infrastructures de base.
Un pilier de la Refondation républicaine
Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique de la Refondation de la République, qui prône une administration territoriale plus réactive, intègre et proche des citoyens. En plaçant des profils compétents à la tête des services de recettes municipales, le gouvernement entend ainsi assainir les pratiques, renforcer la redevabilité et accroître les recettes propres des collectivités.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants, une fiscalité locale performante apparaît comme un levier crucial pour impulser un développement inclusif et durable. Elle permettrait aussi aux communes de mieux répondre aux besoins quotidiens de leurs populations, tout en consolidant leur autonomie financière.
Une mission de confiance et de proximité
Les receveurs nouvellement nommés sont appelés à prendre fonction dans les plus brefs délais. Leur mission : conjuguer rigueur administrative et proximité citoyenne pour restaurer la confiance des contribuables. Un défi de taille, mais porteur d’espoir. Car si cette réforme atteint ses objectifs, elle pourrait bien transformer ces nominations en catalyseur d’une décentralisation réussie — au service d’un Niger plus uni, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir.
À Niamey, la sixième édition du Mois du Consommer Local s’ouvre dans un climat d’engagement national et régional. Entre mesures incitatives, mobilisation des acteurs économiques et volonté politique affirmée, le Niger fait du « Made in Niger » un pilier stratégique pour renforcer ses chaînes de valeur et affirmer son autonomie face aux importations.
Niamey, 27 octobre 2025 – Dans un élan de patriotisme économique, le Niger a lancé ce lundi la sixième édition du Mois du Consommer Local, une initiative portée par l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) pour promouvoir les produits nationaux et stimuler les chaînes de valeur régionales. En effet, placée sous le slogan évocateur « Consommer local, levier pour des chaînes de valeur régionales performantes et compétitives », cette campagne vise à transformer les habitudes de consommation en moteur de croissance durable.
Consommer Local : une mobilisation multisectorielle au cœur de Niamey
La cérémonie d’ouverture, organisée au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi, a rassemblé un large éventail d’acteurs : représentants du gouvernement, membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), entrepreneurs, agriculteurs, bailleurs de fonds et délégations de l’UEMOA. Tous ont convergé pour réaffirmer leur engagement en faveur d’une économie plus autonome et résiliente.
Le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, a donné le ton avec un discours enthousiaste, saluant les talents locaux en matière de production et de transformation artisanale.
« Nos autorités de la Refondation sont prêtes à tout pour propulser le Made in Niger et ancrer la culture du consommer local dans le quotidien des Nigériens », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris.
Une stratégie régionale alignée sur les ambitions nationales
Par ailleurs, le Représentant Résident de l’UEMOA au Niger a souligné les avancées du pays dans la valorisation du contenu local, en lien avec le Plan Stratégique 2025-2030 de l’Union. Il a salué les réformes engagées, les outils innovants mis en place pour dynamiser les filières locales, et la volonté affirmée de renforcer l’autosuffisance régionale.
Le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a clôturé les interventions officielles par un appel à l’action collective : « Choisir le local, c’est un geste stratégique pour notre économie et profondément patriotique. » Il a aussi relié le thème de l’édition à l’axe 3 de la Refondation de la République : le renforcement des fondations productives pour une souveraineté économique affirmée.
Le ministre a rappelé les décisions prises en Conseil des ministres le 22 octobre, notamment l’ordonnance imposant des quotas minimaux pour l’achat de produits nationaux et le décret rendant obligatoire l’acquisition de biens locaux par les administrations. Ces mesures, appuyées par les incitations fiscales du Code des investissements et l’ordonnance sur le contenu local adoptée en août 2024, traduisent une volonté politique forte.
« Zantchan Kassane, Labou Sanni No, Hala Leydi No » — ce cri de ralliement, repris par le ministre, incarne ainsi l’ambition d’une économie souveraine fondée sur la fierté nationale et l’autonomie productive.
Consommer Local : une vitrine du savoir-faire nigérien
La journée s’est achevée par une déambulation festive parmi les stands d’exposition, où les visiteurs ont pu découvrir la richesse des produits nigériens : tissus teints à la main, denrées agricoles transformées, innovations artisanales. Une démonstration vivante que consommer local n’est pas un simple slogan, mais une démarche concrète vers un avenir plus résilient.
Dans un contexte marqué par l’inflation et les perturbations logistiques mondiales, cette sixième édition du Mois du Consommer Local arrive à point nommé. Elle invite chaque Nigérien — et plus largement chaque citoyen de l’UEMOA — à faire de l’achat local un réflexe quotidien. Un geste simple, mais porteur d’un impact stratégique pour bâtir des chaînes de valeur compétitives et durables dans toute la sous-région.
Au Cameroun , face à une réélection jugée illégitime, des milliers de jeunes descendent dans la rue pour réclamer transparence électorale, alternance politique et respect de la volonté populaire. Entre répression et colère, la contestation s’organise, portée par une jeunesse qui refuse de voir son avenir confisqué.
Yaoundé, 27 octobre 2025 –À peine la Cour constitutionnelle a-t-elle officialisé la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat que les rues du Cameroun se sont embrasées. Avec 53,66 % des suffrages exprimés, le président sortant — doyen mondial des chefs d’État en exercice — prolonge son règne entamé il y a 42 ans. Mais cette annonce, attendue comme un couperet, a déclenché une vague de colère : manifestations violemment réprimées sur toute l’étendue du territoire camerounais et des accusations de fraude qui résonnent jusqu’aux chancelleries internationales.
Cameroun : une victoire contestée, une opposition en ébullition
L’annonce est tombée ce lundi matin, dans l’enceinte feutrée du Palais des Congrès de Yaoundé, contrastant avec la tension qui secoue le pays. Paul Biya, absent de la campagne pour raisons de santé, l’emporte devant Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre et principal challenger, crédité de 35,19 % des voix. D’ailleurs, ce dernier dénonce une « mascarade électorale » et affirme détenir des preuves d’un décompte qui lui aurait donné 54,8 % des suffrages. Ses recours, déposés auprès de la Cour suprême, ont été rejetés en bloc, attisant davantage la colère populaire.
Sur les réseaux sociaux, les images affluent : gaz lacrymogènes dans les rues de Douala, affrontements à Garoua, barricades improvisées, pneus en feu. Le bilan provisoire fait état de quatre civils tués par balles, selon des sources hospitalières et des ONG locales. Des dizaines d’arrestations ont été recensées.
« Nous ne tolérerons pas ce hold-up sur la volonté populaire« , martèle un porte-parole de la coalition d’opposition. Maurice Kamto, leader du MRC, appelle à une « grève générale illimitée ».
Un scrutin sous tension, dans un pays fracturé
Cette élection, la septième sous l’ère Biya, s’est déroulée dans un climat délétère. La crise anglophone, toujours active depuis 2016, a empêché des millions d’électeurs de voter librement. Par ailleurs, l’opposition, fragmentée en 14 candidatures, a vu plusieurs figures pro-démocratie interdites de se présenter. Les observateurs internationaux ont relevé de nombreux dysfonctionnements : bureaux de vote fermés prématurément, listes électorales gonflées, participation officielle de 52 % jugée peu crédible.
Les manifestations, latentes depuis le 13 octobre, ont explosé après l’annonce de la victoire de Biya. À Douala, des jeunes ont brandi des pancartes « Biya dehors ! » et « Démocratie ou rien », avant d’être dispersés par des canons à eau et des grenades assourdissantes. Sur X (ex-Twitter), des vidéos amateurs montrent aussi des charges policières brutales.
« À 92 ans, il ne peut plus gouverner ; c’est un régime fantôme qui nous étouffe« , témoigne une manifestante jointe par téléphone, la voix tremblante.
Réactions internationales et inquiétudes régionales
La communauté internationale réagit avec prudence. L’Union africaine salue « le bon déroulement global » tout en appelant au dialogue. L’Union européenne et les États-Unis dénoncent des « irrégularités substantielles » et exigent une enquête indépendante. Paris, allié historique de Yaoundé, se contente d’un communiqué laconique : « La France respecte le choix du peuple camerounais. »
Mais sur le terrain, les tensions pourraient s’étendre. La crise anglophone, déjà responsable de plus de 6 000 morts, menace de s’embraser si les troubles gagnent également les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le régime, lui, durcit le ton : censure des médias, ralentissement d’internet dans les zones sensibles, et discours officiel minimisant les violences.
Cameroun : un pays à bout de souffle
Ce bras de fer post-électoral dépasse la simple querelle de chiffres. Il cristallise des décennies de frustrations : pauvreté persistante, corruption endémique, et un président perçu comme un vestige de la guerre froide. Biya, au pouvoir depuis 1982, incarne une longévité politique hors norme, mais interroge la vitalité d’une nation de 28 millions d’habitants.
Alors que les fumées se dissipent à Douala, une question demeure : cette étincelle allumera-t-elle un incendie généralisé, ou le Cameroun retombera-t-il dans un silence résigné ? Les prochains jours diront si le « Lion indomptable » peut encore rugir face à une jeunesse qui refuse la cage. Pour l’heure, le pays retient son souffle — entre espoir de changement et spectre de la répression.
À 92 ans, Paul Biya décroche un huitième mandat dans un scrutin contesté, validé sans surprise par une Cour constitutionnelle fidèle au pouvoir. Une réélection qui illustre les dérives institutionnelles d’une démocratie verrouillée.
Yaoundé, 27 octobre 2025 –En Afrique francophone, la démocratie semble avoir adopté le principe des prolongations illimitées. Les présidents y défient les urnes, les calendriers… et parfois même la biologie. Dernier épisode en date : la Cour constitutionnelle camerounaise a validé, sans surprise, la réélection de Paul Biya pour un huitième mandat. À 92 ans, le « pharaon d’Étoudi » ne détonne plus : il incarne une forme de résilience institutionnalisée, où l’État prend des allures d’hospice géré par un conseil d’administration éternel.
Paul Biya : une victoire sans suspense
Le scénario est désormais bien rodé. Le 12 octobre, Paul Biya récolte 53,66 % des suffrages. Face à lui, une opposition fragmentée, menée par l’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, qui obtient 35,19 % — un score qui, dans un autre contexte, aurait pu ressembler à une percée. Mais ici, il tient lieu de lot de consolation. La Cour constitutionnelle, fidèle à sa réputation, balaie d’un revers de main les recours pour fraude, les pétitions sur l’inéligibilité liée à l’âge, et les soupçons d’irrégularités qui ont enflammé Douala et Garoua. Résultat : Biya, inchangé, inaltérable, réinvesti. La science politique camerounaise, une fois encore, défie les lois de la gravité démocratique.
Élections au Cameroun : une mécanique électorale sans surprise
Derrière l’ironie, une mécanique bien huilée. Les élections de 2025 ne sont qu’un remake des précédentes : bureaux de vote fantômes, bulletins préremplis, opposants tolérés pour la forme, puis relégués au rang de figurants. Maurice Kamto, Cabral Libii… les noms changent, le scénario reste. À la baguette, Clément Atangana, président de la Cour constitutionnelle, dont la proximité avec le pouvoir n’est plus un secret. Arbitre ? Non. Chef d’orchestre d’une symphonie où toute dissonance est soigneusement étouffée.
Paul Biya : Quand la longévité politique défie la démocratie
À 92 ans, Paul Biya pourrait prétendre au panthéon de la longévité politique, aux côtés de Fidel Castro ou de la reine Elizabeth. Mais là où d’autres démocraties fixent des limites, le Cameroun les efface. Une requête pour inéligibilité liée à l’âge ? Rejetée en août, comme un importun au bal des anciens. Le président gouverne désormais par inertie, dans un pays miné par une crise anglophone persistante, une économie en panne et une jeunesse en quête d’exil. La Constitution, devenue parchemin malléable, cède à toutes les torsions. La démocratie, elle, flirte avec le vaudeville.
Un syndrome francophone bien rodé
Le Cameroun n’est pas une exception, mais un maillon d’un système plus vaste. La Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, le Congo-Brazzaville de Denis Sassou-Nguesso, le Togo de Faure Gnassingbé… Partout, les cours constitutionnelles ne jugent pas : elles entérinent. La fraude électorale n’est plus un scandale, mais un rituel. Une chorégraphie bien huilée où les urnes servent de décor à des successions dynastiques.
Une crédibilité en lambeaux
Cette répétition du même schéma mine la crédibilité du continent sur la scène internationale. L’Occident, prompt à prêcher les « valeurs démocratiques », détourne le regard tant que les contrats miniers tiennent et les bases militaires restent ouvertes. Résultat : l’Afrique se caricature elle-même, continent de promesses étouffées par des élites qui confondent État et patrimoine personnel. La validation de Biya n’est pas qu’un fait divers politique : c’est un message adressé à toute une génération de réformateurs. « Patience, votre tour viendra… en 2060, peut-être. »
Paul Biya : la normalisation de l’absurde
La Cour camerounaise n’a pas déclaré Biya « non aberrant » : elle a simplement confirmé que, dans certaines républiques, l’aberration est devenue la norme. Tant que les institutions judiciaires danseront au rythme des présidents à vie, l’Afrique francophone continuera d’offrir au monde des sketches dignes d’un Monty Python tropical. Reste à savoir si une nouvelle génération, lassée du spectacle, saura enfin réécrire le scénario. Sinon, rendez-vous en 2030. Ou en l’an 3000. Le monde, lui, retient son souffle… d’ennui.
Port-Louis, 24 octobre 2025 – Un séisme judiciaire ébranle l’océan Indien. L’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga, figure centrale de l’économie de l’île rouge et proche des cercles du pouvoir, a été interpellé jeudi sur le territoire mauricien. Transféré manu militari d’une clinique privée à Phoenix par les enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC), il est désormais visé par de lourds soupçons de blanchiment d’argent à grande échelle, impliquant des flux financiers massifs en roupies.
Ravatomanga : une arrestation sous haute tension
L’opération, menée avec une discrétion chirurgicale, a surpris l’octogénaire en pleine convalescence. À peine remis d’une intervention, Ravatomanga s’est vu notifier son placement en détention provisoire. Dans le même temps, les autorités mauriciennes ont gelé ses avoirs bancaires et lancé une perquisition musclée à son domicile. Si certains membres de sa famille ont pu quitter l’île en urgence, son épouse par contre reste interdite de voyage par décision judiciaire.
Cette arrestation est l’aboutissement d’une traque transnationale. Le 16 octobre, Antananarivo avait émis un mandat d’arrêt international à son encontre, l’accusant de corruption endémique, de détournement de fonds publics, d’évasion fiscale et de montage de circuits occultes pour légitimer des gains illicites. Dès le lendemain, Maurice, hub financier régional, avait gelé des comptes estimés à plusieurs centaines de millions de dollars.
De l’ascension fulgurante à la chute brutale
Surnommé « le tsar d’Antananarivo », Ravatomanga a longtemps régné sur l’économie malgache via son conglomérat Sodiat, actif dans les secteurs stratégiques : distribution de carburants, grands travaux, logistique, hôtellerie de luxe et médias. En effet , son ascension s’est construite sur une alliance étroite avec l’ex-président Andry Rajoelina, dont il fut à la fois le bailleur discret et le stratège de l’ombre. En échange de soutiens financiers, il aurait également bénéficié d’une série d’appels d’offres lucratifs, érigeant un empire sur des bases fragiles.
Mais la chute de Rajoelina a précipité la sienne. Dans la nuit du 11 au 12 octobre, Ravatomanga a quitté Antananarivo à bord de son jet privé, accompagné de l’ancien Premier ministre Christian Ntsay. Leur périple – refus d’escale à La Réunion, atterrissage forcé à Maurice – a des allures de thriller géopolitique. À l’arrivée, une garde policière l’attendait déjà, transformant ainsi son exil en détention surveillée.
Ravatomanga : enquêtes en cascade et empire fragilisé
L’homme qui dictait autrefois les flux de carburant, les chantiers et les gros titres se retrouve aujourd’hui déchu. En plus, les nouvelles autorités malgaches réclament le rapatriement des fonds présumés détournés. Plusieurs enquêtes refont surface : trafic de bois de rose, implication dans les Panama Papers, falsification de contrats publics. Des ramifications internationales se dessinent également , avec des demandes d’assistance judiciaire en cours.
Pour certains, cette chute incarne une purge nécessaire d’un système clientéliste qui a saigné les ressources nationales. « Il a bâti sur du sable, et la marée est montée », glisse un analyste économique. Pour d’autres, il s’agit d’une vendetta politique : les successeurs de Rajoelina utiliseraient ce dossier pour liquider les vestiges de l’ancien régime. Depuis sa cellule, Ravatomanga clame aussi son innocence et dénonce une persécution orchestrée.
Une onde de choc régionale
À Maurice, plaque tournante des flux financiers africains, cette affaire met à l’épreuve les mécanismes de coopération judiciaire dans l’espace indo-océanique. Tandis que les négociations d’extradition se poursuivent en coulisses, le sort de Ravatomanga pourrait redéfinir les équilibres politiques à Antananarivo. Son empire, déjà fragilisé, risque la saisie. Ses concurrents guettent, prêts à récupérer les actifs.
En somme, dans un Madagascar en quête de renouveau, cette arrestation résonne comme un signal fort : les puissants d’hier ne sont plus intouchables. L’île attend, entre espoir de justice et soupçons de règlement de comptes.
Niamey, 24 octobre 2025 – Un souffle de solidarité a parcouru les couloirs de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGT/CP) ce vendredi matin. Les agents de l’institution ont officiellement remis une contribution de 16 632 500 francs CFA au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), traduisant ainsi leur adhésion pleine et entière à l’élan patriotique lancé par le président de la République, le général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Trésor public : une mobilisation exemplaire en réponse à l’appel national
La cérémonie, organisée dans les locaux de la DGT/CP, s’est déroulée sous la présidence de Mme Seydou Zeinabou Douka, directrice générale de l’institution. Aux côtés des agents du Trésor, Mme Réki Moussa Hassane Djermakoye, présidente du comité de gestion du FSSP, a reçu le chèque symbolique dans une ambiance empreinte de gravité et de cohésion.
Par ailleurs, ce geste s’inscrit dans le prolongement du discours présidentiel prononcé à Tillabéri, appelant chaque citoyen, sans distinction de rang ni de ressources, à contribuer à l’effort national de défense et de relance économique.
« Dans les heures sombres que traverse notre pays, entre menaces sécuritaires et pressions budgétaires, cet élan nous rappelle que nous sommes tous en première ligne », a souligné Mme Douka, saluant une mobilisation qui dépasse les murs de l’administration centrale pour toucher les trésoreries régionales et départementales.
Le Trésor public, pilier de la solidarité nationale
Au-delà du montant versé, c’est la dynamique collective qui marque les esprits. Fruit d’une cotisation volontaire des agents, cette contribution illustre aussi un engagement durable. Mme Douka a annoncé que cette initiative ne serait pas ponctuelle, mais inscrite dans la durée, avec des versements réguliers à venir.
« Nous, qui gérons les deniers de l’État au quotidien, ne pouvions rester en retrait face à cet appel à l’unité », a-t-elle déclaré, insistant sur le rôle moral et symbolique de cette démarche.
Émue, Mme Djermakoye a salué ce geste comme une « injection de cœur et d’espérance dans notre combat commun », remerciant les agents du Trésor pour leur exemplarité. Elle a aussi rappelé que le FSSP, destiné à renforcer les capacités des forces armées et à soutenir les populations affectées, puise sa légitimité dans ces contributions citoyennes, devenues le baromètre de la cohésion nationale.
Cette remise intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants. Face à l’adversité, le Niger mise sur la mobilisation interne pour consolider ses défenses. D’autres institutions publiques ont déjà emboîté le pas, tissant un réseau de soutien qui transcende les frontières administratives.
D’ailleurs, cette initiative illustre la vitalité d’un peuple qui choisit la générosité comme réponse à la crise. À l’heure où les besoins en équipements et en aide humanitaire se multiplient, ce versement de plus de 16 millions CFA vient renforcer un fonds en pleine expansion.
La question demeure : combien d’autres contributions verront le jour d’ici la fin de l’année ? À Niamey, l’espoir est grand. Car dans la tourmente, c’est l’union qui fait la force – et la résilience budgétaire.
Agadez, 24 octobre 2025 – Dans une atmosphère empreinte de recueillement et de solidarité, les épouses des membres des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), accompagnées de femmes engagées dans les rangs militaires, ont organisé ce jeudi 23 octobre une lecture intégrale du Coran au sein de la Zone de Défense nᵒ 2. Cette initiative spirituelle, portée par une ferveur collective, s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par le président de la République, le général d’Armée Abdourahmane Tiani, en faveur du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).
Lecture du Coran : une journée de piété et de cohésion au cœur d’Agadez
Sous les arcades ombragées de la Zone de Défense 2, l’événement a rassemblé une mosaïque de participantes vêtues de tenues traditionnelles, incarnant une communauté unie face aux défis sécuritaires du Sahel. La récitation du texte sacré, portée par des voix harmonieuses, a résonné comme un appel à la paix intérieure et à la cohésion nationale.
Parmi les participantes figuraient des épouses de soldats et d’officiers, ainsi que des FDS féminines, toutes animées par une détermination palpable. Ce moment de spiritualité s’est transformé en un acte de fraternité, renforçant les liens entre civils et militaires. La cérémonie a également accueilli des hommes et femmes en uniforme, dont la présence a conféré à la veillée une dimension inclusive, rappelant que la défense de la patrie transcende les genres et les fonctions.
Lecture du Coran : des figures régionales pour une mobilisation exemplaire
La solennité de l’événement a été rehaussée par la présence de personnalités influentes de la région. L’épouse du gouverneur d’Agadez a ouvert la cérémonie par un message d’encouragement, saluant l’engagement des femmes comme « le pilier invisible de notre résilience collective ». À ses côtés, l’épouse du Sultan de l’Aïr, gardienne des traditions touarègues, et celle du secrétaire général régional ont également incarné un pont entre modernité sécuritaire et héritage culturel.
Les conjointes des hauts responsables des FDS ont également marqué leur soutien, illustrant l’unité des élites locales autour d’une cause commune. Dans une région encore exposée aux menaces jihadistes, cette mobilisation féminine témoigne d’une volonté partagée de résister par la foi, la solidarité et l’action.
Au-delà de la dimension spirituelle, la rencontre a pris une tournure concrète et patriotique. En réponse à l’appel du chef de l’État, invitant chaque citoyen à contribuer au FSSP, les épouses des FDS ont procédé à une collecte symbolique. Chacune a versé une contribution de 100 francs CFA, modeste mais porteuse de sens.
« C’est peu, mais multiplié par nos cœurs, cela forge une forteresse pour le Niger », a confié une participante, émue.
Ce don collectif, rapidement remis aux autorités compétentes, illustre l’adhésion populaire au FSSP, destiné à soutenir l’équipement et le bien-être des troupes. Il confirme que la solidarité nationale ne se décrète pas : elle se vit au quotidien.
Une dynamique citoyenne au cœur du Grand Nord
À Agadez, oasis fortifiée au milieu des dunes sahéliennes, cette cérémonie s’inscrit dans une série d’initiatives citoyennes qui irriguent le Nord nigérien. Face à l’instabilité persistante, ces mobilisations féminines rappellent que la paix se construit autant dans les cœurs que sur les fronts.
Alors que les derniers versets du Coran s’estompent dans l’air sec, l’écho de cette journée demeure : un appel à l’unité, à la générosité, et à une patrie défendue par tous. Pour les FDS d’Agadez, c’est un baume moral précieux. Et pour le Niger tout entier, un rappel que la force d’une nation repose sur ses femmes – gardiennes du foyer, soutiens des guerriers, et artisanes de l’avenir.