mai 2026 - Page 5 sur 8 - Journal du Niger

Niger : un mouton vendu 345 000 FCFA au marché de Matamèye

 Ce vendredi 15 mai 2026, le marché hebdomadaire de Matamèye, véritable poumon économique de la région de Zinder, a vibré sous une effervescence des grands jours. Autour des enclos, la foule des acheteurs, vendeurs et simples curieux s’est bousculée, mais ce sont les étiquettes de prix qui ont véritablement enflammé toutes les conversations.

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Le « mouton à 345 000 FCFA » qui secoue le marché

Dans les allées, un événement a particulièrement captivé l’attention et suscité d’innombrables commentaires : la vente exceptionnelle d’un mouton adjugé à la somme astronomique de 345 000 FCFA. Une transaction record qui illustre la valeur presque sacrée accordée aux bêtes d’exception dans la région.

Pour le reste du foirail, la tendance générale reste orientée à la hausse, déclinée selon le tableau suivant :

Catégorie de Bétail Fourchette de Prix (FCFA)
Moutons moyens 50 000 à 70 000
Grands moutons 80 000 à plus de 100 000
Brebis 60 000 à 90 000 (plus pour les grandes tailles)
Chèvres 30 000 à 50 000
Cabris 20 000 à 35 000

Le gros bétail s’envole

Du côté des bovins, le constat est tout aussi impressionnant. Les prix des vaches s’envolent et font le grand écart. S’il faut débourser au minimum 200 000 FCFA pour les spécimens les plus modestes, les tarifs grimpent rapidement et dépassent la barre des 500 000 FCFA dès que l’animal s’avère imposant et bien nourri.

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Un hub commercial incontournable au Niger

Si certains acheteurs grimacent face à ces coûts jugés élevés, les éleveurs, eux, rappellent que ces tarifs ne font que refléter la qualité de l’élevage local, durement éprouvé par les réalités climatiques, ainsi que la valeur économique et symbolique de l’animal dans la société nigérienne.

Au-delà des chiffres, cette journée confirme le rôle central de Matamèye. Chaque vendredi, ce marché ne se contente pas de nourrir l’économie locale : il aimante des acteurs venus de toute la région et des zones frontalières, s’imposant comme le baromètre incontournable du commerce de bétail au Niger.

Niger : le Projet Villages Intelligents équipe le ministère de la Communication

Le vent de la transformation numérique souffle avec une intensité nouvelle sur l’administration nigérienne. En effet, ce vendredi 15 mai 2026, les couloirs du Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information ont été le théâtre d’un événement charnière : la réception d’un arsenal technologique de pointe offert par le Projet Villages Intelligents (PVI). Cet important lot de matériels informatiques servira à améliorer les conditions de travail des agents du ministère.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
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Un arsenal pour la performance

L’image est forte : des piles d’ordinateurs portables et de bureau, des tablettes tactiles, des imprimantes de dernière génération et des serveurs robustes occupent l’espace de cérémonie. Il ne s’agit pas d’une simple dotation matérielle, mais d’un véritable kit de modernisation pour une administration en pleine mutation numérique.

Le Coordonnateur du PVI, Abdou Kané, a personnellement remis les équipements au Secrétaire général du ministère, Mashoul Abdoul Nasser. Outre le matériel informatique, le lot comprend également des solutions antivirus et des onduleurs, un détail crucial pour garantir la sécurité des données et la continuité du service face aux aléas énergétiques.

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« Le bâtiment du futur se construit aujourd’hui »

Pour le Projet Villages Intelligents, l’enjeu est clair : l’inclusion numérique ne doit pas se limiter aux zones rurales ; elle doit aussi s’enraciner au cœur des institutions chargées de piloter la stratégie nationale.

Le Secrétaire général n’a pas caché son enthousiasme lors de la réception de ces équipements. Pour lui, cet appui constitue une réponse directe aux lourdeurs administratives et aux défis de la gestion moderne des données.

« Ce matériel va transformer le quotidien de nos agents. Nous allons optimiser le traitement de l’information, sécuriser nos archives et, surtout, accélérer cette transformation digitale que nous appelons de nos vœux », a martelé Mashoul Abdoul Nasser.

À travers cet appui, le Projet Villages Intelligents entend accompagner les efforts de digitalisation engagés par les autorités nigériennes, dans un contexte où la transformation numérique devient un levier stratégique pour améliorer l’efficacité des services publics.

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Le Niger, futur hub numérique ?

Au-delà du simple renouvellement du parc informatique, cette initiative répond à plusieurs défis auxquels les administrations publiques sont confrontées, notamment la rapidité du traitement des données, la sécurisation des informations administratives et l’adaptation aux nouveaux outils numériques.

Dans de nombreux services publics africains, la modernisation des équipements informatiques apparaît aujourd’hui comme une nécessité pour renforcer la performance administrative et améliorer la qualité des prestations offertes aux usagers. Le Niger, engagé depuis plusieurs années dans des projets de numérisation, multiplie ainsi les initiatives visant à moderniser ses infrastructures technologiques.

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Le défi de la durabilité

Le Secrétaire général du ministère a appelé les bénéficiaires à un usage responsable et professionnel des équipements afin d’en garantir la durabilité. À travers cette dotation, le PVI confirme son rôle dans l’accompagnement des politiques publiques liées à l’inclusion numérique et à la modernisation des services administratifs.

Finalement, en renforçant les capacités du Ministère de la Communication, le pays se dote d’une véritable colonne vertébrale technologique, capable de porter les ambitions de croissance et d’inclusion numérique. Plus qu’une remise de matériel, c’est une promesse d’efficacité faite aux usagers du service public nigérien.

Sahel : pourquoi les ONG taisent-elles les crimes terroristes ?

Dans les chancelleries occidentales et les bureaux climatisés des grandes organisations internationales telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, le Sahel est devenu un laboratoire de sémantique. Depuis une décennie, une pluie de rapports s’abat sur la région. Leur cible est presque systématiquement les armées nationales et leurs alliés. Si la documentation des bavures militaires est une nécessité démocratique, le silence assourdissant — ou, au mieux, la pudeur statistique — concernant l’atrocité systématique des groupes terroristes pose une question fondamentale : à qui profite cette asymétrie de l’indignation ?

 

La comptabilité macabre de l’hémiplégie morale

Le constat est flagrant pour quiconque observe les chiffres avec froideur. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les Groupes Armés Terroristes (GAT) sont responsables de la majorité écrasante des décès civils. Massacres de villages entiers, minages des routes, sièges de localités affamant des milliers d’âmes et exécutions sommaires de leaders communautaires : pourtant, dans le volume de publications des organismes de défense des droits de l’homme, le ratio est inversé.

Pour un rapport documentant une opération militaire qui aurait « dérapé », combien d’enquêtes approfondies sur le calvaire quotidien des populations sous le joug djihadiste ? La réponse est cruelle : presque aucune ne bénéficie du même écho médiatique mondial. Cette approche crée une illusion d’optique où l’État, censé protéger, devient le principal agresseur, tandis que le terroriste, par l’absence de documentation de ses crimes contre l’humanité, devient un simple « acteur non étatique » aux contours flous.

 

Le confort du « coupable identifiable »

Pourquoi ce déséquilibre ? La raison relève d’un cynisme bureaucratique déconcertant. Il est facile de documenter l’action d’une armée régulière, paraît-il. Il existe une chaîne de commandement, des garnisons fixes, un État signataire de traités internationaux et des responsables que l’on peut pointer du doigt dans les rapports annuels. L’armée devient ainsi une cible institutionnelle « facile » et « rentable » pour des ONG en quête de visibilité.

À l’inverse, documenter les crimes du terrorisme exige un courage physique et une logistique que peu d’organisations sont prêtes à déployer. Aller enquêter dans les zones grises où règnent l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ou le JNIM, c’est risquer l’enlèvement ou la mort — telle est leur excuse. Pourtant, lorsqu’il y a des attaques, ces mêmes groupes terroristes disposent de porte-parole qui interviennent sur des chaînes françaises : paradoxe saisissant. Il arrive même que des bulletins spéciaux diffusent des images claires et nettes fournies par ces terroristes eux-mêmes.

S’ils sont si dangereux, pourquoi les médias français leur offrent-ils une tribune, alors que, lorsqu’il s’agit de documenter leurs exactions, les ONG préfèrent se réfugier dans les zones étatiques ? Ce choix revient à ne rapporter qu’une fraction de la réalité. On finit par filmer l’incendie à travers une serrure, en oubliant que, derrière la porte, c’est tout un pays qui brûle sous les ordres de chefs terroristes invisibles. À qui profite réellement ce silence ?

 

L’inversion de la responsabilité : un crime contre la vérité

En focalisant l’attention mondiale uniquement sur les manquements des armées nationales, ces organismes participent — consciemment ou non — à une entreprise de démoralisation des troupes. Dans une guerre asymétrique, l’image est un champ de bataille à part entière. En effet, quand chaque victoire militaire est aussitôt noyée sous un communiqué de suspicion, et chaque exaction terroriste recouverte d’un silence assourdissant, on installe un climat de défiance entre le peuple et ses défenseurs.

Plus grave encore, cette asymétrie confère une caution morale implicite aux terroristes. En refusant de nommer leurs actes pour ce qu’ils sont — des crimes contre l’humanité —, on les banalise. Le massacre de civils par un groupe djihadiste devient un simple « incident sécuritaire » dans le jargon humanitaire, tandis que la moindre bavure d’un drone national est immédiatement brandie comme un « crime de guerre potentiel ». Cette distorsion n’est pas seulement une erreur d’appréciation : c’est une insulte directe aux milliers de victimes civiles, qui ne tombent pas sous les balles des soldats, mais sous les couteaux de fanatiques dont la cruauté reste trop souvent passée sous silence.

 

La complicité par l’omission

Il faut avoir l’honnêteté de le dire : l’industrie de la documentation des droits de l’homme a besoin de coupables solvables. Montrer les armées du Sahel comme responsables des pires atrocités est plus « avantageux » sur le plan diplomatique. Critiquer un État souverain permet d’activer des leviers politiques, de couper des aides, de peser sur les chancelleries et d’exister sur l’échiquier international. C’est une guerre d’image autant qu’une guerre de terrain.

À l’inverse, pointer du doigt un chef de guerre terroriste caché dans le Gourma n’apporte aucun dividende diplomatique. Les alliés coloniaux absents, les armes circulant entre de nouveaux partenaires et les massacres volontaires commis par ces groupes ne génèrent ni sanctions, ni pressions, ni couverture médiatique durable. La logique est cynique : il est plus rentable de dénoncer un État que de documenter la barbarie des fanatiques.

C’est ici que le bât blesse. Si la mission de ces organismes est réellement la protection de l’humain, pourquoi le sang versé par un terroriste semble-t-il peser moins lourd que celui versé lors d’une bavure étatique ? En refusant de mettre la même intensité dans la traque des crimes djihadistes, ces organisations deviennent les comptables d’une tragédie tronquée. Elles privent aussi les populations sahéliennes de leur droit à une justice intégrale et offrent, par leur silence, une caution implicite aux bourreaux.

 

Pour une documentation intégrale

La souveraineté des États sahéliens ne doit pas servir de paravent à l’impunité, c’est une évidence. Mais l’indignation sélective des organismes internationaux ne peut plus être tolérée comme boussole morale. Il est temps d’exiger une documentation totale, sans filtre ni calcul diplomatique. Le crime contre l’humanité n’a pas de couleur d’uniforme, il a seulement des victimes.

Tant que les massacres de masse perpétrés par les groupes terroristes ne feront pas l’objet de la même rigueur d’enquête, de la même médiatisation et de la même condamnation internationale que les actions des armées régulières, le travail de ces organismes restera marqué du sceau de la partialité. Le Sahel ne réclame pas de complaisance, il exige de l’honnêteté. Les projecteurs doivent enfin se braquer sur les véritables bourreaux du peuple sahélien : ces fanatiques qui, dans l’ombre, tuent par milliers sans jamais rendre de comptes aux greffiers de la morale internationale.

Le silence sur les crimes terroristes n’est pas une simple omission : c’est une complicité qui ne dit pas son nom. Rompre ce pacte d’ombre est une urgence morale. La vérité, toute la vérité, doit être vulgarisée — ou alors, cessons de parler de droits de l’homme.

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Niamey : Journée nationale de la femme nigérienne placée sous le signe de l’engagement patriotique et du développement durable

À Niamey, la célébration de la Journée nationale de la femme nigérienne a pris cette année une résonance particulière. Entre hommages, distinctions et appels à l’engagement patriotique, les autorités nigériennes ont placé les femmes au cœur des enjeux de sécurité, de cohésion sociale et de développement durable.

Dans une ambiance mêlant solennité républicaine et ferveur populaire, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a officiellement lancé ce mercredi 13 mai 2026 les activités de cette journée historique. Organisée autour du thème « Mobilisation des femmes nigériennes pour la défense nationale et le développement durable », la cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives, des représentants du système des Nations unies ainsi qu’une importante mobilisation féminine venue de divers horizons du pays.

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Une célébration placée sous le signe de l’engagement national

Sous les lustres de la salle officielle où se tenait la cérémonie, les tenues colorées des participantes tranchaient avec la gravité du contexte évoqué dans les discours. À travers cette édition 2026, les autorités nigériennes ont voulu rappeler que les femmes occupent une place stratégique dans la stabilité et l’avenir du pays.

Prenant la parole devant un parterre d’invités, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a souligné la portée historique de cette journée célébrée depuis 1991 pour « magnifier la femme nigérienne ».

« Dans tous les secteurs de notre économie, vous trouvez la femme », a rappelé le chef du gouvernement, évoquant leur présence essentielle dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le commerce, l’industrie ainsi que dans les efforts de préservation de l’environnement. Mais cette année, le message des autorités allait bien au-delà de l’hommage symbolique.

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Sécurité nationale : les femmes au cœur de la mobilisation

Dans un contexte régional marqué par des menaces sécuritaires persistantes et des défis climatiques croissants, le thème retenu pour cette édition revêt une dimension hautement stratégique. Pour le Premier ministre, cette mobilisation répond directement aux orientations données par les plus hautes autorités du pays dans le cadre de l’effort national de défense.

« Il s’agit d’amener les Nigériennes et les Nigériens à redoubler de vigilance pour une meilleure sécurisation de notre territoire », a-t-il déclaré, appelant les populations à devenir « des remparts de protection et de préservation de la paix ».

Le chef du gouvernement a également encouragé les femmes nigériennes à renforcer les passerelles avec leurs homologues des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), afin de bâtir un mouvement féminin régional capable de promouvoir la paix, l’intégration et le développement économique dans l’espace sahélien.

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Hommage aux femmes rurales et aux femmes en uniforme

Au cours de son intervention, Ali Mahaman Lamine Zeine a tenu à saluer particulièrement les femmes vivant en milieu rural, qu’il a décrites comme des symboles de résilience face aux difficultés économiques et climatiques.

Le Premier ministre a également adressé un hommage apprécié aux femmes servant sous le drapeau national, notamment au sein des Forces armées nigériennes, de la Garde nationale, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. Un hommage accueilli par de longs applaudissements dans la salle, où plusieurs femmes en uniforme avaient pris place parmi les invitées officielles.

 

« Les femmes sont les piliers de notre société. »

De son côté, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, la professeure Sidikou Ramatou Seyni Djermakoye, a insisté sur la portée politique et sociale du thème choisi cette année. Selon elle, cette thématique constitue « une reconnaissance claire et sans ambiguïté du rôle fondamental que jouent les femmes nigériennes dans la construction, la protection et le rayonnement du pays ».

Face aux participantes, elle a décrit les femmes nigériennes comme « les gardiennes des valeurs, les architectes des familles et les piliers de l’économie ». Pour traduire cette formule en actes, la ministre a rappelé l’engagement ferme du gouvernement à travers des programmes nationaux axés sur l’autonomisation financière des femmes, notamment par un meilleur accès à la terre, aux crédits et aux marchés.

Elle a également rendu un vibrant hommage à toutes celles qui, « dans l’ombre ou dans la lumière », ont contribué à faire avancer la cause des femmes au Niger malgré les préjugés et les obstacles.

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Une cérémonie entre reconnaissance et engagement

Au-delà des discours officiels, cette célébration a aussi été marquée par des moments d’émotion et de reconnaissance. Plusieurs femmes leaders ont reçu des distinctions honorifiques sous les applaudissements de l’assistance, avant qu’une photo de famille ne vienne clôturer la cérémonie.

À travers cette journée, les autorités ont voulu envoyer un message fort : dans un Niger confronté à de multiples défis, les femmes apparaissent plus que jamais comme des actrices incontournables de la résilience nationale, de la paix et du développement durable.

Dosso : quatre ans de prison pour diffamation contre la Gendarmerie

Le Tribunal correctionnel de Dosso a frappé un grand coup le mardi 12 mai 2026. Dans une salle d’audience où la tension était palpable, le juge a condamné le citoyen Ibro Saïdou à une peine particulièrement lourde : quatre ans de prison ferme, sans sursis, et un million de francs CFA d’amende pour diffamation envers la Gendarmerie nationale.

Les dérives des réseaux sociaux sur le banc des accusés

Dès l’ouverture des débats, le tribunal a transformé ce procès en un rappel à l’ordre collectif sur l’usage de la parole publique. Au cœur des échanges : des propos jugés offensants et diffusés par le prévenu sur les réseaux sociaux. Pour les magistrats, l’argument de la liberté d’expression a ses limites. Ils ont fermement martelé que chaque publication engage la responsabilité de son auteur, rappelant ainsi que la propagation de fausses informations menace directement l’ordre public et fragilise les institutions républicaines.

Un signal fort pour protéger l’honneur en uniforme

Ce verdict sans concession sonne comme un avertissement national. Les autorités judiciaires affichent désormais une tolérance zéro face aux attaques verbales visant les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Cette fermeté fait directement écho à la stratégie du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale. En effet, sous l’impulsion du Colonel-major Kimba Tahirou, l’institution s’est engagée dans un vaste chantier visant à restaurer la confiance avec les populations, tout en renforçant la discipline interne.

D’ailleurs, la présence sur le banc des parties civiles de l’Adjudant-chef Boureima Amadou, commandant de la Brigade Mixte N°1 de Dosso, est venue rappeler le poids symbolique que l’institution accorde à la défense de son honneur.

Pour les citoyens de Dosso, ce procès fera date : il fixe désormais une ligne rouge très claire entre le débat d’idées et la dérive diffamatoire.

Niger : l’INS remet un rapport sur l’accès des ménages aux TIC

Sous les dorures ministérielles à Niamey, ce mercredi 13 mai 2026, une simple remise de document a pris les accents d’un tournant stratégique pour l’avenir du pays. L’Institut National de la Statistique (INS) a officiellement dévoilé sa grande enquête sur l’accès des ménages aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Si les chiffres témoignent d’une fulgurante appropriation du mobile, ils mettent aussi en lumière les profonds défis d’une transition numérique à deux vitesses.

 

Les flashs des photographes crépitent dans la salle de réunion du ministère. Sur la table, un document volumineux concentre tous les regards : le rapport d’analyse des données sur l’accès des ménages et des individus aux TIC. C’est M. Moussa Mamane Hassan, Directeur Général de l’INS, qui le remet en main propre, ce mercredi, à M. Adji Ali Salatou, ministre en charge de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.

Derrière le protocole, l’enjeu est immense. Pour l’INS, cette démarche va bien au-delà de la simple rigueur administrative. C’est l’affirmation d’un engagement constant à accompagner l’État dans l’élaboration et l’évaluation de ses politiques publiques. À l’heure où les décisions de développement exigent une précision chirurgicale, l’institut rappelle qu’aucune ambition nationale ne peut se passer de statistiques officielles fiables, pertinentes et conformes aux standards internationaux.

Ministère des TIC
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Le mobile roi, Internet s’impose : la révolution silencieuse des ménages nigériens

Lorsque le Directeur Général de l’INS prend la parole pour détailler les conclusions de l’enquête, l’audience retient son souffle. Les données récoltées dessinent le portrait d’un Niger résolument connecté, où le téléphone portable est devenu le prolongement naturel du quotidien.

« Les résultats issus de cette enquête mettent en évidence des avancées significatives », se félicite M. Moussa Mamane Hassan.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, implacables : 84,2 % des ménages nigériens utilisent désormais un téléphone mobile. Plus impressionnant encore, 64,9 % d’entre eux disposent d’un accès à Internet. En zoomant sur la population des adultes et des jeunes de 15 ans et plus, le constat se précise : près de 39,5 % d’entre eux ont navigué sur la Toile au cours des trois derniers mois, et les deux tiers utilisent le téléphone mobile au quotidien.

Pour le patron de l’INS, cette dynamique ne laisse place à aucun doute : elle « confirme la place désormais centrale des TIC dans la vie économique et sociale de nos populations ». En quelques années, le numérique est passé du statut de luxe à celui d’outil de subsistance, de commerce et de lien social.

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Le spectre de la fracture numérique : de l’opulence de Niamey à l’isolement de Diffa

Cependant, le journalisme se nourrit autant des nuances que des grands succès. Et le rapport de l’INS n’occulte rien des zones d’ombre du paysage technologique nigérien. Derrière les moyennes nationales flatteuses se cachent de profondes disparités géographiques et économiques.

Le visage grave, M. Moussa Mamane Hassan invite l’assistance à regarder la réalité en face : « Ces progrès ne doivent pas occulter les défis encore persistants. Le rapport met en lumière des disparités importantes, notamment entre les régions et les milieux de résidence. »

Le grand écart est saisissant. Prenez l’usage d’Internet : il culmine à 63,5 % dans le confort urbain de la capitale, Niamey. Mais à l’autre bout du pays, dans la région de Diffa, ce taux s’effondre à un maigre 17,9 %. Une déconnexion qui isole des pans entiers de la population des opportunités économiques du web.

À cela s’ajoutent le coût et l’accès aux équipements lourds. Au plan national, la possession d’un ordinateur reste un fait marginal, pour ne pas dire exceptionnel : seuls 5,0 % des ménages en sont dotés. Une statistique qui illustre l’ampleur de la fracture numérique que le pays doit, collectivement, s’employer à réduire.

Cap sur la TNT et la Refondation : l’outil pragmatique du gouvernement

En réceptionnant le précieux document, le ministre Adji Ali Salatou n’a pas caché sa satisfaction. Après avoir chaleureusement félicité les équipes techniques pour la qualité de ce travail de haute volée, le pragmatisme a repris le dessus. Pour le gouvernement, ces statistiques ne vont pas dormir dans des tiroirs ; elles constituent le carburant de l’action publique.

« L’avantage de ce rapport, a expliqué le ministre, est qu’il conforte les dispositions ou prédispositions prises dans le cadre du programme de la refondation de la République, sous l’excellence du Président de la République. »

Mais le ministre est allé plus loin, ancrant les données de l’INS dans les préoccupations très concrètes des foyers nigériens. L’enquête a en effet intégré une attente majeure des populations : la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Grâce à ces données chiffrées, les autorités savent désormais avec précision combien de ménages disposent de postes téléviseurs et, surtout, combien possèdent des appareils compatibles avec le basculement technologique imminent vers la TNT.

Pour M. Adji Ali Salatou, l’heure n’est plus aux approximations théoriques. Ce rapport permettra d’ajuster la trajectoire, d’affiner la Politique Nationale du Numérique 2021-2030 et de répondre rigoureusement aux indicateurs des Objectifs de Développement Durable (ODD).

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Les chantiers de l’avenir : inclure les jeunes et les femmes

La cérémonie s’est achevée sur une feuille de route claire, dictée par les conclusions mêmes de l’INS. Pour transformer l’essai de la transition numérique, le Niger va devoir accélérer le pas sur plusieurs fronts.

Le diagnostic final appelle à poursuivre et à intensifier les efforts. Les priorités sont désormais clairement identifiées :

  • Renforcer d’urgence les infrastructures numériques là où le réseau fait défaut ;
  • Améliorer l’accessibilité financière aux services de communication ;
  • Promouvoir activement l’équipement des ménages, notamment en terminaux et ordinateurs ;
  • Développer massivement les compétences numériques, avec une attention ciblée sur les jeunes, les femmes et les populations des zones rurales les moins bien desservies.

À Niamey, ce mercredi 13 mai, la science statistique a jeté une lumière crue sur le Niger d’aujourd’hui. Il appartient désormais aux décideurs politiques de s’en servir pour bâtir le Niger connecté de demain, plus inclusif, moderne et résilient.

Niamey : la Police Judiciaire interpelle un spécialiste des vols dans les banques

La capitale nigérienne vient de connaître un nouvel épisode dans la lutte contre la criminalité urbaine. La Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a interpellé un individu de 56 ans, de nationalité nigérienne, déjà connu de la justice, soupçonné d’avoir commis une série de vols dans plusieurs agences et sièges de banques à Niamey.

Un mode opératoire bien rodé

Selon les enquêteurs, le suspect se présentait dans les établissements bancaires vêtu avec élégance — veste ou boubou — afin d’inspirer confiance et ne pas éveiller de soupçons. Une fois installé dans le hall, il simulait un appel téléphonique et observait discrètement les mouvements des agents. Dès qu’un bureau était laissé ouvert, il s’y introduisait pour dérober sacs, pochettes, téléphones portables et sommes d’argent. Après son forfait, il quittait les lieux en continuant sa mise en scène, avant de disparaître en taxi.

Des vols en série filmés par les caméras

Pour écouler les téléphones volés, l’homme se présentait chez des revendeurs avec une facture en main, justifiant un besoin pressant et expliquant le bradage des appareils. Plusieurs caméras de surveillance ont capté ses agissements, confirmant son implication. Au total, le mis en cause a visité deux sièges, dix agences bancaires et une clinique médicale.

La police lance un appel à la vigilance citoyenne

La DPJ souligne que cette arrestation illustre la détermination des forces de l’ordre à protéger les citoyens et leurs biens. Elle appelle la population à redoubler de vigilance et à collaborer activement en signalant tout comportement suspect. La Police Nationale rappelle ainsi sa mission fondamentale : assurer votre sécurité et celle de vos biens.                                          Numéros verts : 17 / 8383

Niger–Türkiye : nouvel ambassadeur à Niamey

Le mardi 12 mai 2026, le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, S.E. Bakary Yaou Sangaré, a reçu dans son cabinet les copies figurées des lettres de créance de Monsieur Özgür Arslan, nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Türkiye auprès du Niger.

Cette cérémonie protocolaire, empreinte de solennité, marque une étape importante dans le raffermissement des relations bilatérales entre Niamey et Ankara. En effet , les deux pays entendent donner un nouvel élan à leur partenariat, fondé sur le respect mutuel et animé par une volonté commune de renforcer les échanges diplomatiques et économiques.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE

Au cours de l’audience, le ministre et le diplomate turc ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une coopération fructueuse et mutuellement bénéfique. Plusieurs domaines d’intérêt commun ont été évoqués, notamment le commerce, l’investissement, l’éducation, la culture et la sécurité. Ainsi, les deux parties ont souligné l’importance d’une collaboration renforcée pour répondre aux défis régionaux et contribuer à la stabilité du Sahel.

La Türkiye, déjà présente dans divers projets de développement au Niger, ambitionne de consolider son rôle de partenaire stratégique. Pour Niamey, cette coopération s’inscrit dans une vision plus large de diversification des partenariats internationaux et de recherche de solutions durables aux enjeux économiques et sécuritaires.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE

En accueillant le nouvel ambassadeur, le Niger confirme sa volonté d’approfondir ses relations avec la Türkiye, dans un contexte où la diplomatie économique et la solidarité internationale apparaissent comme des leviers essentiels de développement. Cette rencontre ouvre ainsi une nouvelle phase de dialogue et de coopération, porteuse d’opportunités pour les deux nations et leurs peuples.

Zinder : l’ONC mobilise les médias pour la paix et la cohésion sociale

À Zinder, autorités administratives, professionnels des médias, forces de sécurité et acteurs du numérique se sont réunis autour d’un même objectif : promouvoir une communication responsable capable de préserver la paix et de renforcer la cohésion sociale dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et informationnels.

La salle de réunion Kalla Moutari de Zinder a servi de cadre, ce mercredi 13 mai 2026, à une Rencontre d’Échanges Multi-Acteurs initiée par l’Observatoire National de la Communication (ONC). Placée sous la présidence d’Ibrahim Manzo Diallo, cette rencontre a rassemblé plusieurs composantes de la société autour du rôle des médias dans la consolidation de la stabilité sociale et de l’unité nationale.

 

 Zinder : un espace de dialogue autour de la paix sociale

Autorités administratives et coutumières, Forces de Défense et de Sécurité, journalistes, web-activistes, créateurs de contenus et représentants de la jeunesse ont pris part à cette rencontre d’échanges organisée dans la capitale du Damagaram.

L’objectif affiché était de favoriser un dialogue inclusif entre les différents acteurs afin de réfléchir collectivement aux moyens de préserver la paix sociale à travers une communication responsable et citoyenne.

Dans son allocution d’ouverture, le président de l’ONC, Ibrahim Manzo Diallo, a salué la forte mobilisation des participants. Il a rappelé que cette initiative vise avant tout à créer « un espace de réflexion et de partage d’expériences autour de la responsabilité des médias dans la préservation de la quiétude sociale ».

 

Des défis sécuritaires et informationnels croissants

Cette rencontre intervient dans un contexte régional particulièrement sensible. Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le Niger, restent confrontés à des défis sécuritaires majeurs, mais également à la montée des campagnes de désinformation et des discours de haine sur les plateformes numériques.

Les participants ont notamment échangé sur les risques liés à la propagation des fausses informations, aux manipulations médiatiques et à la fragilisation du tissu social dans un environnement marqué par une circulation rapide et parfois incontrôlée des contenus numériques.

Pour plusieurs intervenants, les médias et les acteurs du web occupent désormais une position stratégique dans la préservation de la stabilité sociale et dans la lutte contre les tensions communautaires.

 

L’ONC appelle à une information responsable

Face à ces enjeux, Ibrahim Manzo Diallo a insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias et les créateurs de contenus de privilégier une information crédible, équilibrée et vérifiée.

« Votre mobilisation témoigne de l’engagement collectif en faveur de la paix et de la stabilité de notre pays », a déclaré le président de l’ONC, invitant les participants à promouvoir des contenus respectueux des valeurs républicaines et de la cohésion nationale.

Au-delà des échanges, cette rencontre a également permis de renforcer le dialogue entre institutions publiques, médias traditionnels et nouveaux acteurs du numérique autour des responsabilités partagées dans la gestion de l’information.

 

Une dynamique pour consolider la cohésion nationale

À travers cette initiative, l’Observatoire National de la Communication entend encourager une culture médiatique fondée sur l’éthique, la responsabilité et le vivre-ensemble.

Dans un contexte régional marqué par les tensions sécuritaires et les défis de gouvernance informationnelle, cette journée d’échanges apparaît comme une étape importante dans la construction d’une communication citoyenne au service de la paix, de la stabilité et de la cohésion sociale au Niger.

Cette initiative s’inscrit également dans les efforts africains plus larges de gouvernance concertée et de consolidation de la paix, au‑delà des frontières du Niger, affirmant la place du pays comme acteur engagé dans la stabilité régionale et continentale.