août 2026 - Page 3 sur 8 - Journal du Niger

Illéla : L’OCRTIS saisit 4 000 comprimés de Tramadol

ILLÉLA, 20 août 2026 — Les agents spécialisés de la lutte antidrogue ont porté un nouveau coup aux réseaux de contrebande dans la région de Tahoua en interceptant 3 980 comprimés de Tramadol dissimulés à bord d’un bus de transport interurbain.

L’opération menée par l’antenne départementale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) résulte d’une vérification de routine. En fouillant le véhicule qui reliait la ville frontalière de Gaya à Tahoua, les policiers ont découvert les opioïdes de synthèse soigneusement cachés dans un sac de voyage.

À la suite de cette découverte, les forces de l’ordre ont immédiatement interpellé quatre suspects présents dans l’autobus : un ressortissant nigérien et trois citoyens étrangers. Tous font désormais l’objet d’investigations poussées visant à identifier les commanditaires et à cartographier le réseau d’approvisionnement.

Ainsi, cette saisie met en lumière l’exploitation systématique des lignes de transport de voyageurs par les trafiquants pour faire transiter des substances contrôlées depuis les zones frontalières vers l’intérieur du pays. Le Tramadol, détourné de son usage médical strict, alimente une dépendance croissante et finance des activités criminelles dans toute la région du Sahel.

Face à ces méthodes de dissimulation de plus en plus élaborées, l’OCRTIS renforce ses contrôles sur les axes routiers stratégiques. De son côté, la direction de la Police nationale rappelle que la vigilance citoyenne et la transmission rapide de renseignements aux Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent les leviers les plus efficaces pour paralyser ces flux illicites.

En somme, le message ne laisse aucune ambiguïté : la lutte antidrogue s’intensifie et les trafiquants ne pourront plus se cacher derrière l’anonymat des lignes interurbaines. En érigeant chaque contrôle routier en rempart stratégique, l’OCRTIS démontre que la vigilance républicaine demeure l’arme la plus efficace pour contenir les réseaux criminels qui fragilisent la stabilité du Sahel.

Tchintabaraden : lancement du 5ᵉ Forum COSVARTA pour la paix

TCHINTABARADEN, 20 août 2026 — La 5ᵉ édition du Forum régional de la Coordination des Structures des Vacances de la Région de Tahoua (COSVARTA) a ouvert ses travaux ce jeudi à Tchintabaraden. Pendant trois jours, étudiants, responsables scolaires, autorités locales et représentants de différentes structures de jeunesse vont débattre de la contribution des jeunes à la stabilité sociale et aux efforts de consolidation de la paix.

L’édition 2026 se tient du 20 au 22 août sous le parrainage d’Ali Bouzou, président national de Timidria. Les organisateurs ont retenu comme fil conducteur : « Contribution de l’Étudiant ressortissant de Tahoua dans la consolidation de la paix dans un contexte de Refondation et de Mobilisation Générale ».

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Faire de l’étudiant un acteur de la paix

Le forum cherche à dépasser le cadre d’une simple rencontre de vacances. Les participants doivent examiner les responsabilités que les étudiants peuvent assumer dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et économiques.

Les échanges porteront notamment sur la cohésion sociale, le dialogue entre communautés et la participation des jeunes aux initiatives destinées à renforcer la stabilité dans leurs localités.

Pour les organisateurs, l’enjeu consiste à faire de la jeunesse estudiantine un acteur capable de relayer les valeurs de tolérance, de responsabilité et de solidarité dans les communautés. Les étudiants originaires de Tahoua pourront également partager leurs expériences et formuler des propositions susceptibles d’accompagner les politiques publiques.

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Un enjeu qui concerne directement les communautés

L’importance de ce forum ne se limite pas aux étudiants. Dans les quartiers, les établissements scolaires et les villages, les jeunes occupent une place centrale dans les relations sociales. Leur capacité à prévenir les tensions, à favoriser le dialogue et à mobiliser leurs pairs peut donc avoir des effets concrets sur la cohésion des communautés.

En réunissant plusieurs catégories d’acteurs à Tchintabaraden, la COSVARTA veut aussi créer un espace où les préoccupations de la jeunesse rencontrent celles des autorités et des responsables éducatifs. Cette interaction peut permettre de faire remonter les attentes des jeunes et d’identifier des réponses adaptées aux réalités locales.

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Trois jours pour faire émerger des propositions

Jusqu’au 22 août, les participants poursuivront les discussions autour du rôle de l’étudiant dans la consolidation de la paix et dans l’accompagnement des dynamiques nationales de refondation.

À travers cette 5ᵉ édition, la COSVARTA mise ainsi sur le débat, la responsabilité citoyenne et la mobilisation de la jeunesse. L’objectif sera désormais de transformer les réflexions menées à Tchintabaraden en engagements et en actions susceptibles de produire des résultats dans les communautés de la région de Tahoua.

Université de Diffa : Vers la création du pôle d’innovation UNIPOD

DIFFA, 20 août 2026 — L’Université de Diffa a accueilli ce jeudi matin l’atelier consacré au diagnostic, à l’examen et à la validation du document de projet portant sur la construction et l’opérationnalisation de l’UNIPOD de Diffa. Cette étape vise à préparer la mise en place d’une infrastructure destinée à rapprocher la formation universitaire des besoins concrets du marché et des initiatives économiques portées par les jeunes.

Les participants ont travaillé autour du projet dans l’amphithéâtre de l’Université de Diffa, en présence de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, du ministère du Commerce et de l’Industrie, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Niger ainsi que de plusieurs autres acteurs.

Gouverneur Gomna
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Transformer les compétences en projets

L’UNIPOD doit créer un cadre où les étudiants, les jeunes entrepreneurs et les porteurs d’idées pourront développer leurs compétences, tester leurs solutions et structurer leurs projets. Le futur dispositif entend ainsi favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat tout en renforçant l’accès à des formations adaptées.

Pour la population de Diffa, l’enjeu dépasse donc la construction d’un nouveau cadre universitaire. Le projet peut contribuer à créer davantage de possibilités pour les jeunes qui cherchent une formation pratique, souhaitent lancer une activité ou veulent transformer une idée en projet viable.

Gouverneur Gomna
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Un outil pour l’économie locale

En associant l’Université, les services publics et les partenaires au développement, l’initiative cherche également à faire émerger des solutions répondant aux réalités du territoire. Les entreprises et les acteurs économiques pourraient, à terme, bénéficier de jeunes mieux préparés aux exigences professionnelles et de nouvelles initiatives entrepreneuriales.

Le projet pourrait aussi aider les jeunes à mieux accéder aux dispositifs d’accompagnement, aux compétences techniques et aux réseaux nécessaires au développement d’une activité. Dans une région où l’emploi et l’insertion des jeunes constituent des défis majeurs, cet aspect donne au futur UNIPOD une portée économique et sociale significative.

Gouverneur Gomna
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La validation avant le passage à l’action

L’atelier constitue surtout une phase de cadrage. Les participants examinent le document de projet afin d’en vérifier la cohérence, d’identifier les ajustements nécessaires et de valider les principales orientations avant les prochaines étapes de mise en œuvre.

La démarche doit ainsi permettre de poser des bases plus solides pour l’installation de l’UNIPOD de Diffa. À terme, l’ambition est d’en faire un espace capable de relier formation, innovation, entrepreneuriat et insertion professionnelle au bénéfice de la jeunesse et du développement économique local.

Zinder : lancement du 5ᵉ Camp Chantier des Scouts du Niger

ZINDER, 20 août 2026 — Arrivé à Zinder mercredi 19 août, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Sidi Mohamed Almahmoud, a procédé ce jeudi matin au lancement officiel de la 5ᵉ édition du Camp Chantier International de Solidarité. Organisée par l’Association des Scouts du Niger, la rencontre se poursuit jusqu’au 26 août dans la capitale du Damagaram.

À son arrivée mercredi, le ministre a été accueilli à l’aéroport par les autorités administratives de la région, les chefs coutumiers et religieux ainsi que de nombreux jeunes, notamment des membres des mouvements scouts.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
Plus de 500 jeunes mobilisés

Cette édition rassemble plus de 500 participants issus des huit régions du Niger et de plusieurs pays, notamment des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Par ailleurs, le camp entend créer un cadre d’échanges et d’actions autour de la solidarité, du volontariat et de l’engagement des jeunes. La présence de participants issus de plusieurs pays doit également favoriser les échanges d’expériences et renforcer les liens entre les organisations de jeunesse de l’espace sahélien.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
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Une représentation institutionnelle marquée

Pour ce déplacement, Sidi Mohamed Almahmoud a réuni autour de lui une délégation considérable. Elle comprend notamment la représentante résidente de l’UNICEF au Niger, la directrice du Bureau sous-régional de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) et plusieurs autres invités.

Les représentants des institutions présentes apportent leur expertise aux échanges consacrés à la jeunesse. À travers ce camp, les participants abordent notamment l’emploi, la formation, le volontariat et l’engagement citoyen, tout en prenant part à des activités de terrain et à des échanges d’expériences.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
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Dans le prolongement de la Journée internationale de la jeunesse

La 5ᵉ édition du Camp Chantier International de Solidarité s’inscrit dans le sillage de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août. Son organisation quelques jours après cette date permet de prolonger sur le terrain les initiatives consacrées à l’engagement et à la participation des jeunes.

Jusqu’au 26 août, Zinder constitue ainsi le point de convergence de centaines de jeunes nigériens et étrangers. L’enjeu pour les organisateurs sera de transformer cette mobilisation en actions concrètes de solidarité et en échanges durables entre les différentes communautés participantes.

Dialogue citoyen à Agadez : L’exécutif régional soutient l’alliance JEPADE-GIZ

AGADEZ, 20 août 2026 — L’administration régionale d’Agadez consolide son appui aux initiatives de développement participatif. Ce, jeudi, le gouverneur de la région a officiellement endossé un projet de coopération public‑privé, porté conjointement par l’ONG Jeunesse Paix et Développement (JEPADE) et la coopération allemande.

Le Général de Division Ibra Boulama Issa a rencontré les dirigeants de l’initiative lors d’une session de travail axée sur le « Renforcement du Dialogue Constructif Citoyen ». Ce programme stratégique vise à fluidifier les relations et les échanges entre les décideurs gouvernementaux et les acteurs du secteur privé local. Par ailleurs, les discussions ont également permis d’aborder l’optimisation des structures d’accueil et d’orientation, thème central d’un atelier régional actuellement déployé dans la ville.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le coordonnateur national de JEPADE a dirigé la délégation. Samira Amadou Souley, représentante du programme GIZ/PAMO, ainsi que l’équipe technique locale l’accompagnaient. Ensemble, ils ont présenté un bilan d’étape opérationnel de leur mission et exposé la feuille de route du projet.

L’exécutif régional a accueilli ces avancées avec un optimisme catégorique. Déjà informé des premières retombées sur le terrain, le gouverneur a souligné la pertinence de l’approche thématique adoptée par les organisateurs. En conclusion, il a fermement encouragé le consortium JEPADE‑GIZ à intensifier ses efforts pour pérenniser ce modèle de collaboration au service de la stabilité et du développement de la région.

Cette coopération incarne une dynamique nouvelle : transformer le dialogue citoyen en levier concret de stabilité et de développement. En faisant de l’alliance public‑privé un socle durable, Agadez affirme ainsi que l’avenir régional se construira autant par la concertation que par l’action partagée.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Takieta et Dungass : lancement des chantiers des nouveaux hôpitaux

ZINDER, 19 août 2026 — Dans la région de Zinder, l’État nigérien engage deux nouveaux chantiers sanitaires destinés à modifier concrètement l’accès aux soins dans les départements de Takieta et de Dungass. Le gouverneur de la région, le colonel Mahamane Sani Massallatchi, a remis mardi 18 août 2026 les sites aux entreprises chargées de construire les futurs hôpitaux de district.

Financés par l’État à travers le projet LAFIA-IYALI, ces deux établissements doivent surtout répondre à une difficulté qui touche directement les habitants : la distance entre les zones rurales et les structures capables de prendre en charge les cas complexes.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
À Takieta, le temps devient un enjeu médical

À Takieta, les autorités locales ont réservé 12 hectares pour accueillir le nouvel hôpital. Le projet arrive dans une zone où les patients doivent encore se déplacer vers Zinder pour bénéficier de certains soins spécialisés.

Cette situation pèse particulièrement sur les urgences. Pour parcourir une cinquantaine de kilomètres jusqu’à Zinder, un trajet peut actuellement durer entre une heure et une heure trente. Pour un patient victime d’un accident, une personne en détresse respiratoire ou une femme sur le point d’accoucher, chaque minute compte.

Le futur hôpital devrait donc produire un effet immédiat : réduire le temps nécessaire pour accéder à une prise en charge médicale adaptée. Pour les familles, cette proximité pourrait aussi limiter les dépenses liées aux transports et réduire la dépendance aux évacuations sanitaires vers la capitale régionale.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
Décongestionner Zinder grâce aux soins de proximité

L’ouverture d’établissements de district à Takieta et Dungass ne bénéficiera pas uniquement aux habitants de ces deux localités. Elle pourrait également alléger la charge qui pèse sur l’hôpital régional de Zinder.

Aujourd’hui, lorsque les structures périphériques ne disposent pas des capacités nécessaires, elles orientent leurs patients vers des centres plus importants. Ce système concentre les demandes sur les établissements de référence et augmente les coûts pour les familles.

En renforçant le niveau de soins à proximité des communautés, le Niger peut mieux répartir les patients et réserver les évacuations aux situations qui nécessitent réellement des soins de niveau supérieur.

Dix mois pour faire sortir l’infrastructure de terre

À Takieta, l’entreprise chargée du chantier dispose de 10 mois pour réaliser l’ouvrage. La livraison prévisionnelle est fixée à fin juin 2027. Le gouverneur a demandé à l’entreprise de respecter le calendrier contractuel et de signaler rapidement tout obstacle susceptible de provoquer un retard. Les services techniques effectueront un suivi régulier afin de mesurer l’avancement et d’intervenir en cas de difficulté.

Cette surveillance revêt une importance particulière pour les populations qui attendent depuis longtemps une amélioration de l’offre sanitaire locale. Chaque mois de retard repousserait également l’accès des habitants aux nouveaux services de santé.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
Dungass renforce à son tour le maillage sanitaire

À Dungass, les autorités ont également remis le terrain destiné au futur hôpital de district à l’entreprise retenue pour les travaux. L’objectif reste le même : rapprocher une structure de référence des populations du département et des localités voisines. Cette infrastructure doit permettre aux habitants de disposer d’une capacité de prise en charge plus proche de leur lieu de résidence.

Pour les zones rurales, l’enjeu est considérable. Une infrastructure sanitaire implantée à proximité peut réduire les abandons de soins provoqués par le coût du déplacement, l’état des routes ou l’éloignement des services médicaux.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder
Des infrastructures qui peuvent changer la vie quotidienne

Par ailleurs, l’intérêt de ces deux projets se mesure surtout à leurs effets attendus sur les familles. Un hôpital plus proche signifie potentiellement moins de kilomètres parcourus, moins de dépenses de transport, des prises en charge plus rapides et une meilleure capacité à traiter les urgences. Pour les femmes enceintes, les enfants et les personnes victimes d’accidents ou de maladies aiguës, cette proximité peut faire une différence décisive.

Ces infrastructures peuvent également créer un environnement favorable au renforcement des ressources humaines et des services de santé dans les départements concernés. Leur impact dépendra toutefois de leur capacité à fonctionner avec des équipements appropriés, du personnel qualifié et une disponibilité effective des médicaments et des soins.

Un investissement qui dépasse les deux départements

Avec Takieta et Dungass, le Niger ne construit pas seulement deux bâtiments supplémentaires. Il renforce un réseau de soins appelé à mieux couvrir les territoires éloignés des grands centres urbains. La réussite des deux projets dépendra désormais du respect des délais, de la qualité des travaux et surtout de la mise en service effective des établissements.

Pour les populations de Zinder, l’attente est très concrète : pouvoir se soigner plus près de chez elles et arriver plus rapidement à l’hôpital lorsque leur état l’exige. C’est sur cette capacité à réduire les distances médicales que ces deux infrastructures seront finalement jugées.

Accord Niger-PNUD pour former les diplomates

NIAMEY, 19 août 2026 — Le Niger veut renforcer sa capacité à défendre ses intérêts dans les négociations et les principales instances internationales. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur un levier souvent moins visible que les accords économiques ou sécuritaires : la formation de ses diplomates et la modernisation de l’administration chargée de conduire sa politique extérieure.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, Bakary Yaou Sangaré, et le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Niger, Mamadou N’Daw, ont signé mardi 18 août une lettre d’accord consacrée au renforcement des capacités du ministère.

L’objectif est précis : mieux préparer les cadres nigériens à représenter le pays dans un environnement international où les négociations reposent de plus en plus sur l’expertise technique, la maîtrise des dossiers et la capacité à construire des alliances.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE

Investir dans les compétences plutôt que dans la seule représentation

Le nouvel accord place la formation au centre du dispositif. Le PNUD apportera un appui au développement du capital humain et à l’amélioration des conditions de travail de l’administration diplomatique.

Pour le Niger, l’intérêt est stratégique. Une diplomatie bien formée peut défendre plus efficacement les positions nationales, négocier de meilleurs partenariats et mieux anticiper les évolutions qui touchent directement les intérêts économiques, sécuritaires et politiques du pays.

Cette montée en compétence intervient alors que le Niger cherche à consolider sa souveraineté et à diversifier ses partenariats internationaux. Dans ce contexte, la qualité des équipes chargées de négocier et de représenter le pays devient un facteur déterminant.

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L’INEDS au cœur de la réforme

L’Institut national des études diplomatiques et stratégiques (INEDS), dont le lancement est en cours, constitue l’une des principales infrastructures destinées à porter cette ambition. Le PNUD contribuera à améliorer son environnement de formation et à renforcer ses moyens techniques. L’institut doit notamment recevoir des équipements informatiques, audiovisuels et de visioconférence capables de soutenir des cours, des conférences et des échanges avec des interlocuteurs situés au Niger comme à l’étranger.

Cette modernisation pourrait surtout permettre au Niger de réduire certaines contraintes liées à la formation spécialisée. Grâce aux outils numériques, l’INEDS pourra organiser des sessions à distance avec des experts et des institutions partenaires sans dépendre systématiquement de déplacements internationaux.

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Une école appelée à préparer la prochaine génération diplomatique

L’INEDS est issu d’une coopération entre le Niger et le Maroc, à travers l’Institut marocain de formation, de recherche et des études diplomatiques. Ses infrastructures comprennent déjà trois salles de réunion pouvant accueillir respectivement 100, 60 et 20 personnes. Le futur équipement technologique doit aller plus loin. Les étudiants pourront notamment disposer de postes de travail individuels et de solutions de traduction modulables en trois langues.

Ces capacités ont une importance concrète pour la formation diplomatique, car elles rapprochent l’enseignement des conditions réelles de travail d’une administration appelée à négocier avec des partenaires multilingues et à participer à des conférences internationales. En attendant la finalisation de toutes les infrastructures prévues, l’Auditorium Sani Bako du ministère pourra servir de salle polyvalente après sa rénovation. Il pourra accueillir environ 200 personnes.

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Un avantage pour la diplomatie économique et politique du Niger

L’accord ne se limite donc pas à améliorer un institut de formation. Il peut avoir des effets sur la manière dont le Niger conduit ses relations extérieures. Des diplomates mieux préparés peuvent contribuer à mieux défendre les intérêts du pays dans les discussions sur le commerce, l’énergie, les infrastructures, le financement du développement, la sécurité ou encore la coopération régionale. Ils peuvent également renforcer le suivi des engagements pris par les partenaires du Niger.

L’enjeu pour Niamey consiste ainsi à transformer la compétence diplomatique en capacité de négociation. Dans les enceintes internationales, la maîtrise des règles, des procédures et des dossiers peut peser sur la capacité d’un État à obtenir des financements, à défendre ses positions ou à préserver ses marges de manœuvre.

Le dispositif peut également contribuer à une meilleure continuité de l’État. En formant durablement des cadres spécialisés, le Niger se donne les moyens de constituer une expertise institutionnelle qui ne dépend pas uniquement des responsables en fonction.

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Un investissement dans la souveraineté

À terme, le bénéfice attendu dépasse les murs de l’INEDS. Le Niger cherche à construire une administration diplomatique capable de produire sa propre expertise, de maîtriser les négociations complexes et de défendre ses intérêts avec davantage d’autonomie. L’appui du PNUD intervient ainsi sur un terrain directement lié à la souveraineté : celui des compétences.

Pour le Niger, renforcer la diplomatie signifie désormais disposer de femmes et d’hommes suffisamment formés pour transformer ces représentations en véritables instruments de négociation, de coopération et de défense des intérêts nationaux.

BTS d’État 2026 à Agadez : 84 candidats pour 6 filières

AGADEZ, 19 août 2026 — À Agadez, le BTS d’État 2026 a commencé mercredi avec 84 candidats appelés à démontrer leurs compétences dans six filières de formation. Le lancement des épreuves écrites, organisé à l’EMAÏR, marque une nouvelle étape dans le parcours de ces jeunes qui cherchent à transformer leur formation professionnelle en qualification reconnue et, à terme, en insertion dans le marché du travail.

Le Secrétaire général de la région d’Agadez, Souleymane Seidou Boulhassan, a officiellement donné le coup d’envoi de la session en présence de plusieurs responsables régionaux. Sur les 84 candidats inscrits, 37 sont des filles et 47 des garçons.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Des techniciens pour construire le Niger

La session intervient dans un contexte où le Niger doit renforcer ses ressources humaines qualifiées pour soutenir son développement économique. Le BTS représente, à ce titre, une étape importante pour des jeunes qui se destinent à des emplois techniques et intermédiaires dans différents secteurs de l’économie. Lors du lancement, le Secrétaire général a appelé les candidats à miser sur le travail et la rigueur. Il a notamment insisté sur la nécessité de former des professionnels capables de répondre aux besoins du pays.

« Dans le contexte actuel de notre pays, nous avons véritablement besoin de cadres sérieux et compétents, capables d’apporter leur contribution à la construction et au développement du Niger », a-t-il déclaré.

Cette orientation donne à l’examen une portée qui dépasse les salles de composition. Pour les autorités, chaque réussite doit contribuer à renforcer le nombre de jeunes disposant de compétences directement mobilisables dans l’administration, les entreprises et les activités productives.

Gouvernorat d'Agadez
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Six filières, 84 parcours à valider

Les candidats affrontent les épreuves dans six filières de formation. Cette diversité reflète la volonté de préparer des profils adaptés à plusieurs segments du marché de l’emploi. Pour beaucoup d’entre eux, l’enjeu immédiat reste toutefois de décrocher le diplôme. Au-delà du résultat académique, le BTS peut constituer un passeport vers la poursuite d’études, l’emploi ou l’entrepreneuriat, selon les secteurs concernés et les opportunités disponibles.

La présence de 37 filles parmi les candidats constitue également un indicateur de la participation féminine à ces formations professionnelles. Leur réussite pourrait contribuer à accroître la représentation des femmes dans des domaines techniques où elles restent souvent moins nombreuses.

Gouvernorat d'Agadez
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Une organisation placée sous surveillance

Les autorités régionales ont également mis l’accent sur les conditions matérielles et sécuritaires de la session. L’OBECS a fourni au jury les moyens nécessaires au déroulement des examens, tandis que les services régionaux ont pris les dispositions requises pour assurer la sécurité autour du dispositif.

Le président du jury pour la région d’Agadez, le professeur Soumana Boubacar, a supervisé le démarrage des épreuves et veillé au respect des conditions prévues pour la session. Cette organisation vise surtout à garantir l’égalité entre les candidats et la crédibilité du processus d’évaluation. La valeur du diplôme dépend en effet autant des compétences démontrées que de la confiance accordée à l’examen.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez
Agadez attend désormais les résultats

Une fois les compositions terminées, l’attention se déplacera vers les résultats. Le taux de réussite permettra de mesurer, à l’échelle régionale, les performances des candidats engagés dans cette session 2026. Mais derrière les statistiques, les enjeux restent très concrets. Chaque diplôme obtenu représente pour un jeune une possibilité supplémentaire d’accéder à un emploi, de poursuivre sa formation ou de créer une activité.

Pour Agadez comme pour l’ensemble du Niger, la question centrale reste donc celle de la transformation des qualifications en compétences utiles à l’économie. Former davantage de jeunes ne suffit pas : le défi consiste aussi à créer les conditions qui leur permettront de mettre leurs savoir-faire au service du développement national.

Les 84 candidats engagés dans la session 2026 disposent désormais de leur première réponse à apporter : réussir l’examen. La seconde dépendra de leur capacité à convertir cette qualification en expérience et en contribution effective à la vie économique du pays.

Bourses CNPC-Niger 2026 : 10 formations en Chine dans le pétrole

NIAMEY, 19 août 2026 — Le Niger veut accélérer la formation de sa jeunesse dans les métiers liés aux hydrocarbures. Dans cette perspective, la CNPC NP SA met à la disposition de l’État nigérien dix bourses d’études supérieures destinées à de jeunes bacheliers de la session 2026. L’Agence nigérienne des allocations et des bourses (ANAB) a annoncé cette opportunité dans un communiqué publié le 12 août 2026.

Cette initiative s’inscrit dans les échanges engagés entre le ministre nigérien du Pétrole et les responsables de la compagnie chinoise. Le gouvernement cherche ainsi à faire de la formation des jeunes Nigériens un levier durable de développement du secteur pétrolier, alors que le pays entend renforcer la maîtrise nationale de ses ressources.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole
Former avant de produire davantage

L’enjeu dépasse le financement de quelques parcours universitaires. Pour le Niger, ces bourses peuvent contribuer à constituer progressivement un vivier d’ingénieurs et de techniciens capables d’intervenir dans les différentes étapes de la chaîne des hydrocarbures.

Le dispositif prévoit deux parcours distincts pour l’année académique 2026-2027 : le programme « 2+2 », destiné aux étudiants déjà engagés dans des études supérieures en électricité, et le programme « 1+4 », réservé aux nouveaux bacheliers issus des séries scientifiques.

Le premier programme concerne dix étudiants qui poursuivront leur formation à la China University of Petroleum (CUP), à Qingdao, dans la province chinoise du Shandong.

Ministère du Pétrole
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Du Niger à la Chine, un parcours spécialisé

Le programme « 2+2 » s’adresse à des étudiants ayant déjà validé deux années d’études supérieures en électricité. Ils effectueront deux années supplémentaires en Chine, ce qui explique l’appellation du programme.

L’Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM) et l’École des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG) ont chacune présenté dix candidats. Un test en ligne portant sur les mathématiques et la physique, supervisé directement par la CUP, a ensuite permis de sélectionner les dix bénéficiaires.

Les étudiants retenus suivent actuellement six semaines de formation intensive en anglais au Centre culturel américain. Leur départ pour la Chine est prévu au début du mois de septembre 2026. La CNPC NP SA prendra en charge l’ensemble des dépenses liées à leur séjour académique, notamment la scolarité, l’hébergement, la restauration, les billets d’avion et les allocations de bourse.

Ministère du Pétrole
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Dix autres places ouvertes aux nouveaux bacheliers

Le second dispositif, baptisé « 1+4 », cible directement les nouveaux bacheliers scientifiques de la session 2026. Il prévoit cinq années de formation, dont une année consacrée à l’apprentissage de la langue. Cette deuxième campagne constitue l’objet du communiqué de l’ANAB publié en août. Les candidats intéressés doivent déposer leur dossier au plus tard le 21 août 2026, conformément aux modalités fixées par l’agence.

Pour ces jeunes, l’opportunité représente surtout un accès à une formation spécialisée dans un secteur stratégique pour l’économie nigérienne. Elle peut également ouvrir la voie à une nouvelle génération de cadres formés aux standards techniques internationaux.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole
Un investissement dans la souveraineté des ressources

Pour le Niger, la portée de ces programmes se mesure moins au nombre de bénéficiaires qu’à leurs effets potentiels sur le long terme. Le pays dispose de ressources pétrolières dont l’exploitation exige des compétences dans des domaines aussi variés que l’électricité industrielle, l’ingénierie, la production, la maintenance, la transformation et la gestion des infrastructures énergétiques. Or, sans ressources humaines suffisamment qualifiées, la valorisation de ces ressources risque de rester fortement dépendante de l’expertise extérieure.

C’est précisément sur ce point que ces bourses prennent une dimension stratégique. En formant des Nigériens dans des établissements spécialisés, le dispositif peut favoriser le transfert de connaissances et de technologies vers le pays.

À leur retour, les bénéficiaires pourront intégrer les entreprises et structures publiques ou privées intervenant dans le secteur énergétique. Ils pourront également contribuer à la transmission de leurs connaissances à d’autres jeunes professionnels.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole
Transformer la formation en capacité nationale

Le véritable enjeu sera donc de maintenir le lien entre ces formations à l’étranger et les besoins du marché nigérien. Pour produire un effet durable, les compétences acquises devront trouver des débouchés dans les projets pétroliers, les infrastructures énergétiques et les activités industrielles du pays.

Le programme constitue ainsi un investissement dans le capital humain. Pour les familles nigériennes, ces bourses réduisent aussi le coût d’accès à des formations internationales qui resteraient autrement hors de portée de nombreux jeunes. À terme, la réussite de cette politique dépendra de la capacité du Niger à intégrer ces diplômés dans son économie et à transformer leur expertise en compétences opérationnelles locales.

Les dix bourses annoncées pour 2026-2027 ne représentent donc qu’un nombre limité de parcours. Leur importance réside surtout dans l’objectif qu’elles poursuivent : faire émerger une expertise nigérienne capable de participer directement à la gestion, au développement et à la valorisation des ressources nationales.

Niger : Le projet ProPAF s’étend à Agadez

Le lancement régional du ProPAF, projet porté par la GIZ pour le compte de la coopération germano‑nigérienne, étend désormais à Agadez un dispositif déjà actif à Tahoua et Maradi en faveur des femmes réfugiées, déplacées internes et vulnérables.  

 

Agadez rejoint officiellement le dispositif national. Réunis mardi 18 août 2026 dans la salle de conférence du Gouvernorat, représentants de l’État, autorités coutumières, forces de sécurité et partenaires humanitaires ont assisté au lancement régional du Projet de renforcement de l’autonomisation économique et sociale des femmes dans les contextes de déplacement au Niger, connu sous son acronyme ProPAF. La cérémonie, présidée par le secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, marque ainsi l’entrée d’Agadez dans un programme déjà déployé plus au sud du pays.  

 

Porté par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le ProPAF s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre Niamey et Berlin. Son objectif affiché: consolider l’autonomie économique et sociale des femmes réfugiées, des personnes déplacées internes et des habitantes vulnérables des communautés qui les accueillent.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un dispositif déjà éprouvé à Tahoua et Maradi

Le projet n’est pas une initiative isolée. Lancé au niveau national en janvier 2026, il a d’abord pris racine dans les régions de Tahoua et Maradi, deux zones frontalières durement affectées par les incursions armées venues du Nigeria et du Mali, ainsi que par les déplacements forcés qui en résultent. L’extension à Agadez répond à une même logique : accompagner des femmes confrontées à la pauvreté, à l’exclusion et à un accès restreint aux revenus et à la prise de décision.  

 

Dans la région d’Agadez, l’intervention ciblera la commune urbaine, avec pour points d’ancrage le centre humanitaire des réfugiés ainsi que les villages d’Itrakat et de Maï Adoua. La ville d’Agadez elle‑même figure également parmi les zones d’intervention retenues.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le ProPAF en bref

Le ProPAF combine deux volets :  

– un appui aux revenus, via la formation de coopératives et de groupes d’épargne ainsi que le soutien à des microentreprises à fort potentiel ;  

– un renforcement des services sociaux, avec un accompagnement psychosocial et un travail sur la cohésion entre populations déplacées et communautés d’accueil.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un appel à la coordination entre acteurs

 

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général de la région a insisté sur la nécessité d’associer étroitement l’ensemble des parties prenantes afin que le projet reste conforme aux politiques nationales et produise des résultats tangibles pour les populations visées.  

 

Souleymane Seidou Boulhassan a ainsi appelé à bâtir des synergies entre services de l’État, autorités coutumières, organisations humanitaires et partenaires techniques pour démultiplier l’impact des actions en faveur des femmes.  

 

Cet appel à la coordination trouve un écho direct dans la composition de l’assistance réunie pour la cérémonie. Aux côtés de la coordinatrice du ProPAF figuraient le préfet du département de Tchirozérine, l’administrateur délégué de la commune urbaine d’Agadez, des responsables des forces de défense et de sécurité, un représentant du Sultan de l’Aïr, ainsi que des délégués d’organisations humanitaires et des services techniques déconcentrés de l’État. Cette présence conjointe des pouvoirs administratif, coutumier et sécuritaire illustre la volonté affichée d’ancrer le projet dans le tissu institutionnel local, dans une région où l’autorité du Sultanat de l’Aïr conserve un poids social important.  

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une région sous tension, mais résiliente

L’arrivée du ProPAF à Agadez intervient dans une région qui joue depuis plusieurs années un rôle de zone d’accueil pour des populations fuyant l’insécurité dans le bassin du lac Tchad et au Sahel. Les femmes et les filles déplacées y restent particulièrement exposées à la précarité, aux violences basées sur le genre et à un accès limité à l’éducation et à l’emploi. Ce sont précisément ces vulnérabilités que le projet entend adresser en articulant appui économique et accompagnement social.  

 

À travers cette extension, les porteurs du ProPAF‑GIZ affichent l’ambition de renforcer, dans la durée, la résilience et la participation sociale des femmes d’Agadez, tout en consolidant les liens entre populations déplacées et communautés hôtes.