septembre 2026 - Page 2 sur 9 - Journal du Niger

Niger : un réseau de faux billets démantelé par la police à Zinder

ZINDER, 28 septembre 2026 — Dans les foires rurales de Zinder, Maradi et Tahoua, les éleveurs et agriculteurs échangent chaque jour leur bétail ainsi que leurs récoltes contre des liasses de billets. C’est précisément au cœur de cette économie locale que s’infiltrent des réseaux criminels organisés. À Zinder, la police judiciaire brise aujourd’hui la chaîne d’approvisionnement d’un syndicat de faussaires spécialisé dans l’injection de faux francs CFA sur les marchés de la région.

Un poison financier pour les producteurs ruraux

Le mode opératoire de cette organisation repose sur un engrenage méthodique. Le réseau s’approvisionne en papier-monnaie contrefait dans un pays voisin, puis sollicite des charlatans et de faux marabouts pour procéder au « lavage » des coupures. À l’aide de liquides chimiques et de rituels ésotériques, les faussaires modifient la texture de la monnaie pour lui donner une apparence authentique.

Une fois la marchandise préparée, les trafiquants ciblent prioritairement les zones rurales. Ils utilisent ces faux billets, principalement des coupures de 10 000 FCFA, pour acquérir des céréales et du bétail ou pour financer de petites activités commerciales. Cette stratégie leur permet de convertir du papier sans valeur en biens réels, spoliant directement les producteurs locaux et déstabilisant le commerce de proximité.

Police Nationale-Niger
© Police Nationale-Niger
Du contrôle routier au démantèlement du réseau

L’opération prend sa source lors d’un contrôle de routine au poste de police de la route de Tanout. Les agents arrêtent un individu en possession de 1 270 000 francs CFA en faux billets. Le transfert immédiat du suspect au Service interrégional de la police judiciaire (SIRPJ) de Zinder déclenche une enquête accélérée.

Les investigations des enquêteurs mènent rapidement à l’interpellation de deux complices de nationalité nigérienne, âgés de 25 et 34 ans. La perquisition des lieux de stockage confirme l’ampleur du trafic : la police saisit un total de 4 239 000 FCFA en fausse monnaie, comprenant des coupures de 10 000, 5 000 et 1 000 FCFA, ainsi que des feuilles de papier semi-transformées prêtes pour l’impression. Les forces de l’ordre mettent également sous scellés quatre téléphones intelligents, des coffrets d’entreposage et plusieurs flacons contenant des produits chimiques non identifiés servant au traitement des billets.

Une menace transfrontalière sous haute surveillance

Cette affaire révèle des ramifications transfrontalières complexes. car , le réseau associe des ressortissants nigériens et étrangers, et la traque continue pour localiser les autres membres de la bande actuellement en cavale.

Face à cette menace qui touche directement le pouvoir d’achat des ménages ruraux, le SIRPJ de Zinder appelle la population à une vigilance accrue lors des transactions financières. Dans une région où le commerce informel prédomine, la collaboration citoyenne et le signalement immédiat des coupures suspectes restent les meilleurs remparts contre la propagation de la fausse monnaie.

Science & Écologie : un colloque régional inédit s’ouvre à Niamey

Niamey accueille, ce lundi 28 septembre 2026, l’ouverture d’un colloque régional inédit qui place la science africaine au cœur des enjeux de souveraineté écologique. Quatre universités publiques — au Niger, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal — pilotent ensemble cette troisième édition placée sous le thème : « Biodiversité et ressources naturelles au service du développement durable et de la souveraineté en Afrique ».

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
Quatre pays, une même urgence écologique

L’Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger), l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa (Côte d’Ivoire) ainsi que l’Université Alioune Diop de Bambey (Sénégal) co-organisent cet événement scientifique majeur. Cette alliance universitaire illustre une dynamique régionale de coopération intellectuelle, où la recherche fondamentale devient un levier stratégique pour la gestion des écosystèmes et l’autonomie décisionnelle des États.

À cet égard, le recteur de l’Université Abdou Moumouni, le professeur Moussa Baragé, rappelle que « les écosystèmes africains abritent une diversité remarquable d’espèces animales, végétales et microbiennes et assurent des fonctions écologiques indispensables au maintien des équilibres naturels ainsi qu’au développement des activités humaines ».

La biodiversité, nouveau pilier de la souveraineté nationale au Niger

À l’ouverture officielle des travaux, le ministre nigérien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou, réaffirme l’engagement des autorités à valoriser la biodiversité comme pilier du Programme de Refondation de la République 2025-2028, mis en œuvre sous la direction du président de la République, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre, SEM Ali Mahaman Lamine Zeine.

« La problématique centrale de ce colloque figure en bonne place dans le Programme de Refondation de la République », précise le ministre, soulignant ainsi le lien direct entre préservation des ressources naturelles et souveraineté nationale.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
Trois jours de débats au cœur de la capitale nigérienne

Pendant trois jours, chercheurs et experts débattront autour de quatre axes thématiques structurants :

  • Diversité biologique et dynamiques des systèmes naturels africains ;
  • Modes d’exploitation des ressources naturelles et durabilité des systèmes de production en Afrique ;
  • Mutations environnementales et résilience des territoires africains ;
  • Cadres institutionnels, savoirs locaux et valorisation stratégique des ressources.

Plus précisément, vingt-sept communications principales rythment le programme, complétées par 156 autres présentations issues de travaux de recherche, en présentiel et en ligne. Ces contributions proviennent de chercheurs d’une dizaine de pays : Burkina Faso, Bénin, Congo, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Tchad.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
Transformer la réflexion académique en actes de gouvernance

Par ailleurs, les présidents d’université, les représentants institutionnels et le comité d’organisation ont insisté sur la portée opérationnelle des réflexions. Ils attendent de ce colloque des recommandations concrètes capables d’éclairer les politiques publiques, d’identifier des pistes d’action pour un développement durable et de renforcer l’autonomie des pays africains face aux défis environnementaux.

En définitive, ce rendez-vous scientifique s’inscrit dans une tendance de fond : la montée en puissance des universités ouest-africaines comme acteurs clés de la gouvernance écologique continentale.

Il reste désormais à transformer cette richesse académique en actes politiques concrets. L’enjeu, au terme de ces trois jours d’échanges, ne consistera à fournir aux décideurs ouest-africains la boussole scientifique indispensable pour bâtir des politiques publiques résilientes face à l’urgence climatique.

Niger : l’Université d’été des volontaires de l’AES s’ouvre à Niamey

NIAMEY, 28 septembre 2026 — La troisième édition de l’Université d’été des volontaires de la Confédération des États du Sahel s’est ouverte lundi au Palais des Congrès de Niamey. Pendant trois jours, les participants réfléchiront au rôle du volontariat dans la construction institutionnelle, la cohésion sociale et la mobilisation citoyenne au sein de l’espace AES.

La rencontre se tient sous le haut patronage du général d’armée Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger. Le général d’armée Salifou Mody, ministre d’État chargé de la Défense nationale, a présidé la cérémonie d’ouverture en qualité de représentant du ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de division Mohamed Toumba.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
© Conseil Consultatif de la Refondation CCR
Le CCR présent à la cérémonie

Le président du Conseil consultatif pour la refondation, Mamoudou Harouna Djingarey, a assisté à l’ouverture aux côtés de plusieurs membres de l’institution. Des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, des représentants du gouvernement et les présidents des institutions de la République figuraient également parmi les participants.

Le corps diplomatique, les autorités militaires et administratives ainsi que des représentants des chefferies traditionnelles et des communautés religieuses ont aussi pris part à la cérémonie.

Cette présence institutionnelle confère à l’événement une portée qui va au-delà du rassemblement de jeunes volontaires. Elle inscrit le volontariat dans les priorités affichées par les autorités nigériennes en matière de participation citoyenne et de consolidation de la Confédération.

Une plateforme pour les expériences sahéliennes

Les travaux portent sur le thème : « Volontariat, une force pour la construction des États de la Confédération AES ». En effet , les autorités  veulent créer un espace d’échange entre les volontaires des pays membres et faire émerger des initiatives adaptées aux réalités sociales ainsi que sécuritaires du Sahel.

Les discussions doivent notamment aborder :

  • la contribution des volontaires au développement local ;
  • le renforcement de la cohésion sociale ;
  • la participation des jeunes à la vie publique ;
  • le partage d’expériences entre les pays de l’AES ;
  • la promotion de valeurs communes au sein de la Confédération.

D’ailleurs, le ministère nigérien de l’Intérieur avait présenté cette édition comme un cadre de rassemblement autour de l’engagement patriotique, de la participation citoyenne et des valeurs communes aux États de l’AES.

Conseil Consultatif de la Refondation CCR
© Conseil Consultatif de la Refondation CCR
Le volontariat face aux défis de l’AES

Dans un espace confronté à de fortes pressions sécuritaires, économiques et sociales, les autorités veulent faire du volontariat un levier de mobilisation collective. Les participants peuvent ainsi être appelés à soutenir des actions de développement, de sensibilisation et de solidarité dans les communautés.

Cette orientation pose toutefois un défi : transformer les déclarations de principe en programmes concrets, dotés de moyens, d’objectifs mesurables et d’un accompagnement durable. Le volontariat ne peut produire des résultats solides que s’il repose sur la formation, la coordination des acteurs et la reconnaissance du travail accompli.

Niamey, centre des échanges confédéraux

Le choix de Niamey pour accueillir cette troisième édition confirme la place du Niger dans les initiatives de rapprochement entre les pays de l’AES. À travers cette université d’été, les autorités veulent donner un contenu social et citoyen au projet confédéral. Ainsi, les échanges de Niamey devront surtout déterminer comment les volontaires pourront participer concrètement aux politiques de développement, renforcer les liens entre les populations et accompagner la construction des institutions de l’AES.

Burkina Faso : Ouagadougou inaugure Raffinor-BF

OUAGADOUGOU, 28 septembre 2026 — Le Burkina Faso a franchi une nouvelle étape dans la transformation de ses ressources minières avec l’inauguration, lundi à Ouagadougou, de Raffinor-BF, sa première raffinerie nationale d’or. Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé la cérémonie organisée sur le site de Ouaga 2000.

L’infrastructure doit permettre au pays de traiter une partie de sa production aurifère sur son propre territoire, plutôt que d’exporter le métal sous une forme moins valorisée. Les autorités présentent ce projet comme un instrument de souveraineté économique et de contrôle accru de la chaîne minière.

Inauguration de Raffinor-BF : la première raffinerie d’or du Burkina Faso

Bâtie sur un site de cinq hectares, la raffinerie Raffinor-BF affiche une capacité de traitement de 400 kilogrammes d’or par jour, soit près de 150 tonnes par an, pour un métal raffiné d’une pureté de 99,99 % (24 carats). Cette capacité dépasse la production nationale de 2025, établie à 94 tonnes, et ouvre de nouvelles perspectives pour la transformation de l’or sur le territoire burkinabè.

Le complexe ne se limite pas à l’unité de raffinage. Il comprend également une fonderie, un laboratoire d’analyse, des espaces sécurisés de stockage et une unité de bijouterie. Ces installations doivent réunir, sur un même site, plusieurs étapes allant de la vérification de la qualité à la transformation du métal précieux.

Selon les informations disponibles, le projet a été financé sur fonds propres pour un coût annoncé de 11 milliards de francs CFA. Il devrait également favoriser la création d’emplois directs et soutenir des activités connexes dans la transformation et la commercialisation de l’or.

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 De la première pierre à la mise en service : la concrétisation d’un pari industriel

Le chantier avait commencé avec la pose de la première pierre, le 23 novembre 2023, dans le quartier de Ouaga 2000. À l’époque, les autorités avaient fixé à 150 tonnes par an la capacité prévue de l’installation, avec l’ambition de réduire la dépendance du pays à l’égard des raffineries étrangères.

La mise en service intervient alors que l’or occupe une place centrale dans l’économie burkinabè. En installant une capacité nationale d’analyse, de traitement et de stockage, le gouvernement entend mieux suivre les volumes produits et accroître la valeur captée localement.

Une seconde installation devrait, à terme, porter la capacité globale de raffinage à 515 tonnes par an, selon les informations communiquées autour du projet. Cette perspective reste toutefois liée à la réalisation effective de cette nouvelle unité et à la montée en puissance de l’appareil industriel.

Pourquoi la transformation locale de l’or est-elle stratégique pour le Burkina Faso ?

Jusqu’à présent, le Burkina Faso exportait principalement son or sous forme de métal non raffiné. Avec Raffinor-BF, une partie de la transformation s’effectuera désormais sur le territoire national.

Cette évolution peut permettre au pays de :

  • conserver localement une part plus substantielle de la valeur créée par l’or ;
  • développer des activités liées à l’analyse, à la fonderie, au stockage et à la bijouterie ;
  • réduire les coûts et la dépendance liés au recours à des raffineries étrangères ;
  • renforcer la traçabilité du métal avant son exportation.

L’enjeu est important. Les produits miniers représentaient 91,7 % de la valeur totale des exportations burkinabè à fin novembre 2025, tandis que la part des produits transformés restait limitée à 2,1 %.

Traçabilité et formalisation : un outil clé contre la contrebande

La raffinerie donnera à l’État un instrument supplémentaire pour vérifier la qualité, le poids et l’origine de l’or commercialisé. Son laboratoire et ses espaces sécurisés de stockage peuvent faciliter le suivi des transactions et réduire les risques de sous-déclaration.

Raffinor-BF pourrait également contribuer à lutter contre la contrebande, à condition que l’or produit par les exploitants artisanaux et les petits collecteurs entre dans un circuit formel. La réussite du dispositif dépendra donc de la capacité des autorités à proposer des procédures accessibles et suffisamment incitatives.

La formalisation du secteur constitue ainsi un enjeu majeur. Selon la Banque mondiale, la production d’or du Burkina Faso a atteint 94 tonnes en 2025, grâce à une meilleure formalisation de l’exploitation.

 Quel est l’impact économique et fiscal attendu du secteur aurifère burkinabè ?

Une transformation locale mieux contrôlée peut accroître les recettes fiscales et douanières. En 2025, le secteur aurifère aurait généré plus de 776 milliards de francs CFA de recettes budgétaires, ce qui confirme son poids central dans les finances publiques.

La raffinerie ne créera toutefois pas automatiquement de nouvelles recettes à hauteur de sa capacité théorique. Elle devra recevoir suffisamment d’or, garantir des contrôles crédibles et empêcher que les opérateurs déplacent leurs transactions vers des circuits clandestins.

La transparence sera donc déterminante. Les autorités devront notamment publier des informations sur les volumes traités, les entreprises fournisseuses, les recettes collectées et la destination de l’or raffiné.

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Un écosystème industriel pour créer 5 000 emplois indirects

Les promoteurs annoncent environ 100 emplois directs et près de 5 000 emplois indirects. Ces chiffres pourraient concerner les activités de transport sécurisé, de maintenance, de contrôle, de commerce, de bijouterie et de services spécialisés.

Au-delà des emplois directement liés à la raffinerie, l’effet le plus durable pourrait venir de la création d’un écosystème autour de l’usine. Des entreprises locales pourraient intervenir dans la logistique, la sécurité, les équipements industriels, l’emballage, la certification et la fabrication de bijoux.

Pour obtenir cet effet d’entraînement, le Burkina Faso devra cependant investir dans la formation technique et garantir aux entreprises nationales un accès réel aux marchés liés à la raffinerie.

Une souveraineté minière qui s’inscrit dans la dynamique de l’AES

L’entrée en service de Raffinor-BF intervient dans un contexte où les pays de l’Alliance des États du Sahel cherchent à renforcer la maîtrise de leurs ressources stratégiques. Le Mali dispose déjà d’une raffinerie d’or, tandis que le Burkina Faso veut désormais développer ses propres capacités de transformation.

Cette évolution pourrait rapprocher les politiques minières des pays de l’AES, mais elle ne suffira pas, à elle seule, à résoudre les défis du secteur. La traçabilité de l’or, la lutte contre la contrebande, la sécurité des sites miniers et la transparence des revenus resteront déterminantes pour mesurer l’impact réel de cette nouvelle infrastructure.

L’épreuve du terrain : faire de la capacité théorique une réalité

Raffinor-BF marque une nouvelle étape industrielle pour le Burkina Faso. L’usine peut contribuer à mieux valoriser l’or produit dans le pays, à renforcer le contrôle de la filière, à soutenir les recettes publiques et à développer des activités autour de la transformation locale.

Son impact économique réel ne se mesurera toutefois pas à la seule cérémonie d’inauguration ni à sa capacité nominale. Il dépendra des volumes effectivement traités, de la régularité de l’approvisionnement, de la confiance des opérateurs, de la lutte contre la fraude et de la publication de données vérifiables.

Raffinor-BF constitue ainsi un nouvel outil de maîtrise de la chaîne aurifère. Sa capacité à devenir un véritable moteur économique dépendra de son intégration dans une politique plus large associant industrialisation, transparence, formalisation de l’or artisanal et développement de la chaîne nationale de transformation.

Niger : La Conférence des recteurs s’ouvre à Niamey

Niamey, 25 septembre 2026 — À moins d’un mois de la rentrée académique 2026-2027, les huit recteurs des universités publiques du Niger, rejoints par leur homologue de l’Université numérique, ont ouvert, ce vendredi 25 septembre, leur conférence annuelle sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, le professeur Mamadou Saidou.

Réunie dans la salle du rectorat de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger (CRUPN) doit trancher, sur deux jours, deux dossiers particulièrement sensibles : l’harmonisation des statuts des universités publiques et la validation des retouches apportées au projet de « toge unique », symbole d’une identité académique commune.

Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
© Ministère Enseignement Supérieur/ Recherche
Un calendrier serré avant la rentrée

En effet, la tenue de cette session à quelques semaines du début des cours n’a rien d’anodin. Les décisions prises à cette occasion impacteront directement l’organisation de la prochaine année universitaire : de la répartition des compétences entre rectorats et ministère jusqu’au cadre juridique des établissements, en passant par l’uniformisation du costume académique lors des cérémonies officielles.

Pour le ministre Mamadou Saidou, l’enjeu dépasse d’ailleurs la mise à jour réglementaire. « Il s’agit de doter nos universités d’un socle commun, tout en préservant leurs spécificités, afin de renforcer la lisibilité et la crédibilité du système public », a-t-il déclaré lors de l’ouverture des travaux.

Harmoniser les statuts : vers un cadre juridique unifié

Jusqu’ici, chaque université publique nigérienne évoluait avec son propre statut, adopté par décret. Toutefois, cette diversité a parfois créé des disparités dans la gouvernance, la gestion des ressources humaines ou encore les prérogatives des conseils d’administration.

C’est pourquoi le projet d’harmonisation vise à instaurer un référentiel commun, tout en laissant une marge de manœuvre aux établissements pour adapter certaines dispositions à leur contexte local. À ce titre, les recteurs devront valider les grandes lignes de ce texte, qui sera ensuite soumis au Conseil des ministres.

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La « toge unique » : symbole ou uniformisation excessive ?

Autre point majeur à l’ordre du jour : la validation des retouches sur le modèle de toge académique unique, imaginé pour incarner l’unité du système universitaire public. Pour rappel, ce projet, présenté il y a plusieurs mois, avait suscité des débats quant à son coût, sa pertinence et son acceptation par les communautés universitaires.

Raison pour laquelle les recteurs devront approuver en dernier ressort les modifications apportées au modèle initial. Une fois le texte validé, chaque université publique adoptera progressivement ce costume lors des cérémonies de remise de diplômes et des événements officiels.

Une conférence sous haute surveillance

La CRPN réunit, outre les recteurs, le secrétaire général et le secrétaire général adjoint du ministère, le directeur général de l’Enseignement supérieur, ainsi que le secrétaire général de l’Université Abdou Moumouni, dont le recteur assure actuellement la présidence tournante.

Pour les observateurs du secteur, cette session permettra ainsi de tester la capacité des universités publiques à se coordonner, dans un contexte fortement marqué par des défis budgétaires, des attentes croissantes en matière de qualité et une pression sociale vive concernant l’employabilité des diplômés.

Attendu pour ce samedi 26 septembre, le communiqué final de la CRUPN devrait rapidement lever le voile sur ces arbitrages stratégiques, offrant ainsi aux rectorats une feuille de route claire pour aborder l’année académique 2026-2027 en toute sérénité.

Enseignement supérieur au Niger : 9 formations accréditées par l’ANAQ-SUP

Niamey, 25 septembre 2026 — Neuf formations universitaires viennent d’obtenir le label de qualité de l’État nigérien. Sur 42 offres évaluées en 2025 par l’Agence nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-SUP), seuls trois masters et six licences ont décroché une accréditation, ont annoncé les autorités lors de la deuxième Journée de communication sur l’enseignement supérieur, tenue le 24 septembre 2026 à Niamey.

En effet, l’ANAQ-SUP du Niger combine exigence normative et accompagnement : les établissements et programmes sont jugés sur des critères objectifs, mesurables et alignés sur les bonnes pratiques internationales, avec des seuils clairs (80 % / 65 %) qui déterminent la durée et le statut de la reconnaissance.

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Un taux de réussite exigeant qui met au défi les établissements

Ainsi, le bilan 2025 dessine un paysage contrasté. Sur 12 masters présentés à l’évaluation, trois ont été accrédités. Pour les licences, le taux de réussite atteint 20 % : six programmes retenus sur 30 soumis. Toutefois, les formations non accréditées ne disparaissent pas pour autant : elles entreront dans un dispositif de suivi fondé sur un plan de remédiation, avec l’obligation de corriger les écarts constatés avant une nouvelle expertise.

Pour le professeur Amadou Boureima, directeur général de l’ANAQ-SUP, ces chiffres traduisent à la fois la rigueur du processus et la marge de progression du système. « L’accréditation n’est pas une fin en soi, mais un levier d’amélioration continue », a-t-il souligné devant les recteurs, responsables d’établissements et représentants des écoles privées.

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Un processus d’évaluation aligné sur les standards africains

À cet effet, l’agence, placée sous la tutelle technique du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation technologique, évalue établissements et programmes selon des référentiels nationaux alignés sur les lignes directrices africaines. Le processus comprend trois étapes : l’auto-évaluation de l’offre, l’expertise externe par des pairs indépendants, puis la décision finale du Conseil scientifique de l’ANAQ-SUP.

En pratique, les critères portent sur la cohérence pédagogique, l’adéquation avec les besoins socio-économiques, la qualification des enseignants, les infrastructures, ainsi que les dispositifs d’assurance qualité interne. Une accréditation pleine dure cinq ans pour les programmes ayant obtenu 80 % ou plus ; ceux situés entre 65 % et 79 % reçoivent une accréditation de trois ans, assortie de recommandations contraignantes.

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Adapter les diplômes aux besoins du marché de l’emploi

Dans son discours, le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Mamadou Saidou, a insisté sur la nécessité d’adapter les cursus aux mutations du marché du travail. « Il s’agit d’améliorer la qualité des offres de formation, de développer des programmes qui répondent aux défis socio-économiques du Niger », a-t-il déclaré, rappelant que cette dynamique s’inscrit dans la lettre de mission que lui a confiée le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani.

Parallèlement, l’ANAQ-SUP a déjà engagé plusieurs chantiers structurels : l’harmonisation des domaines de formation en sciences agronomiques et en sciences économiques et de gestion, la stabilisation des calendriers académiques, la mise en conformité des textes réglementaires et la systématisation des évaluations institutionnelles.

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Reconnaissance nationale : treize établissements distingués

En outre, cette journée a servi à remettre les attestations d’accréditation et d’habilitation aux établissements ayant réussi leurs évaluations en 2025. Treize institutions, réparties dans six régions du pays, ont reçu leurs certificats, témoignant d’une couverture géographique élargie du dispositif.

De leur côté, par la voix de leur porte-parole, le professeur Yamba Boubacar, les récipiendaires ont salué la transparence du processus et la disponibilité des équipes de l’ANAQ-SUP. « Cette reconnaissance valorise nos efforts et renforce la crédibilité de nos diplômes », a-t-il noté.

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Prix de la Paix : l’Université de Diffa mise à l’honneur

En marge des travaux, le recteur de l’Université de Diffa a remis au ministre le Trophée 2026 de la Paix, décerné à son institution lors d’une cérémonie à Abuja (Nigeria). Ce prix distingue l’engagement de l’université en faveur du dialogue, de la cohésion sociale et de la prévention des conflits dans une zone frontalière sensible.

Dès lors, pour les observateurs du secteur, ces résultats confirment une inflexion majeure : le Niger passe d’une logique de quantité à une logique de qualité certifiée. Les prochaines étapes incluront le renforcement des capacités des équipes pédagogiques, l’appui à la mise en place de cellules internes d’assurance qualité et l’extension des évaluations à de nouvelles filières stratégiques.

Ainsi, avec un taux d’accréditation encore modeste mais un cadre désormais opérationnel, l’ANAQ-SUP place la barre haut : faire du label « accrédité » un gage de confiance pour les étudiants, les employeurs et les partenaires internationaux.

Privilèges parlementaires : faut-il supprimer le régime de retraite des députés ?

Dans un contexte économique marqué par la pression sur le pouvoir d’achat des ménages, la question du train de vie des institutions publiques revient au cœur des débats citoyens. L’attention se focalise aujourd’hui sur les mécanismes de financement des retraites des anciens parlementaires et la gestion des fonds d’État qui y sont alloués.

Un système d’abondement au rendement exceptionnel

À l’origine de la controverse figure le fonctionnement de la Caisse Autonome de Retraite Parlementaire (CARPA), régie par la loi nᵒ 2003-062 du 17 décembre 2003. Ce dispositif offrait aux élus une rentabilité financière inédite : une contribution de 30 000 FCFA par mois sur cinq ans — soit un total de 1,8 million de FCFA — garantissait au député, dès l’âge de 50 ans, une pension mensuelle viagère de 200 000 FCFA, réversible sur ses ayants droit.

Or, l’État a puisé pendant plus de deux décennies dans les caisses publiques pour combler l’écart abyssal entre cotisations et pensions.

La contestation des versements post-dissolution

La polémique a franchi un nouveau seuil à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale. Malgré la fin effective du mandat parlementaire, les structures de gestion du Palais de la Démocratie ont continué d’ordonner des décaissements au profit du fonds de retraite, pour un montant global dépassant 3 milliards de FCFA.

Dès lors, cette continuité des paiements en faveur d’une institution dissoute a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique et des observateurs de la gouvernance financière, qui y voient des opérations dépourvues de base juridique.

Réforme administrative ou simple transfert de gestion ?

Pour enrayer les fuites financières, le Conseil des Ministres du 21 août 2026 a acté la dissolution de la CARPA et confié la reprise en main du dossier au ministère des Finances. Si l’exécutif met en avant une volonté de rationalisation et de transparence administrative, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une mesure en demi-teinte.

En réalité, les critiques soulignent que confier la tutelle de ce régime au ministère des Finances ne remet pas en cause le principe même de ces pensions. Plutôt qu’une simple réorganisation technique du circuit de paiement, une partie de la société civile exige désormais la suppression pure et simple, avec effet rétroactif, de ces rentes spéciales afin de réaffecter les ressources de l’État vers les priorités économiques et sociales.

À la lumière de cette affaire, selon vous, l’État devrait-il simplement réformer la gestion de ces retraites parlementaires ou les supprimer purement et simplement pour réaffecter ces fonds aux priorités sociales et économiques ?

BRVM : Bridge Bank Group Côte d’Ivoire entre en Bourse après une IPO de 67,5 milliards FCFA

Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) a effectué sa première cotation à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ce jeudi 24 septembre 2026, sous le symbole BBGC. L’introduction en Bourse, portant sur 10 millions d’actions à 6 750 FCFA, soit 67,5 milliards FCFA, avait été intégralement souscrite en moins de vingt-quatre heures.

 

La cloche a sonné ce jeudi 24 septembre au siège de la BRVM, à Abidjan, pour marquer l’entrée officielle de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire sur le marché boursier régional. Cotée sur le compartiment principal du marché des actions sous le symbole BBGC, la banque devient la 48e société admise à la cote de la BRVM.

Une IPO de 67,5 milliards FCFA souscrite en moins de 24 heures

L’opération porte sur 10 millions d’actions proposées à 6 750 FCFA chacune, représentant un montant total de 67,5 milliards FCFA. Mais c’est surtout la rapidité de la souscription qui distingue l’opération : l’intégralité de l’offre a été souscrite en moins de vingt-quatre heures. L’opération a été menée sous la responsabilité de Bridge Securities et a reçu le visa de l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Cette souscription rapide constitue un signal de confiance du marché régional à l’égard de la trajectoire de BBGCI.

BBGC devient la 48e valeur admise à la cote de la BRVM

Le cours de référence de l’action BBGC a été fixé à 6 750 FCFA pour cette première cotation. La cérémonie organisée à Abidjan a réuni les Directeurs Généraux de la BRVM, de Bridge Securities et de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. La matinée a notamment été marquée par la sonnerie de la cloche, l’annonce des résultats de première cotation et la remise des plaques commémoratives. Avec cette admission, BBGCI rejoint désormais les entreprises cotées sur le marché financier régional et entre dans une nouvelle phase de son développement.

Une nouvelle étape pour Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

Pour la banque, cette entrée à la BRVM dépasse le symbole de la première cotation. Elle ouvre une nouvelle phase de développement et s’accompagne d’exigences renforcées en matière de gouvernance, de transparence et de dialogue avec le marché.

Pour Ehouman Kassi, Directeur Général de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette admission constitue à la fois l’aboutissement d’une trajectoire et le début de nouvelles responsabilités :

Cette admission constitue à la fois une reconnaissance du travail accompli et une responsabilité nouvelle. Elle nous engage à renforcer davantage nos standards de gouvernance, notre exigence de transparence et la qualité du dialogue que nous entretenons avec l’ensemble de nos actionnaires et investisseurs. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

La cotation ouvre également une nouvelle relation entre BBGCI, ses actionnaires et le marché. La banque devra désormais inscrire son développement dans un cadre renforcé de transparence, de discipline et de communication financière régulière.

Dans son discours, Ehouman Kassi a notamment insisté sur quatre engagements qui accompagneront cette nouvelle étape : la transparence, la discipline, la performance durable et le dialogue avec les actionnaires.

Il a également rappelé que la confiance du marché ne pouvait être considérée comme acquise, mais devait se construire dans la durée, à travers la qualité de l’exécution, la constance des résultats et le respect des engagements pris envers les parties prenantes.

BBGCI, une banque fondée en 2006

Fondée en 2006, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire accompagne une clientèle composée de particuliers, de PME et PMI, de grandes entreprises, d’institutions et d’investisseurs, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Depuis sa création, la banque a progressivement développé ses activités et renforcé sa présence sur le marché ivoirien, avec l’ambition de contribuer durablement au financement de l’économie.

Avec son admission à la BRVM sous le symbole BBGC, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire franchit désormais une nouvelle étape de son développement. Cette cotation place la gouvernance, la transparence et la création de valeur durable au cœur de la relation que la banque entend construire avec ses nouveaux actionnaires et l’ensemble du marché financier régional.

« La confiance se mérite chaque jour. Et la création de valeur se démontre dans le temps. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

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© bbgci

Maradi a ses 455 tonnes de fournitures ; reste à les faire parvenir jusqu’au dernier village

Huit jours avant la rentrée du 1er octobre, la région se déclare couverte. Le gouverneur mise désormais sur la vigilance des préfets pour que cahiers et crayons atteignent les écoles les plus éloignées.

 

MARADI, 23 septembre 2026— La région dispose désormais de 455 tonnes de fournitures scolaires, un volume que son gouverneur juge suffisant pour couvrir l’ensemble des besoins de l’année 2026-2027. Le Contrôleur général de police Issoufou Mamane a réceptionné officiellement, mercredi, 360 tonnes livrées par le ministère de l’Éducation nationale ; 95 tonnes conservées de l’an dernier complètent le stock.

 

La cérémonie s’est tenue à la Direction régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues (DREN). Autour du gouverneur se tenaient le secrétaire général de la région, AbdoulKarim Mahamadou, son adjoint Maman Lawan Mamane, le directeur régional Amadou Harouna, les cadres du système scolaire et les responsables des forces de défense et de sécurité.

Gouvernorat de Maradi
© Gouvernorat de Maradi

Une équation qui tourne à l’avantage de la région

Les chiffres avancés par le gouverneur permettent de reconstituer le bilan. Les 360 tonnes reçues correspondent à 85 % des besoins que Maradi avait chiffrés et transmis au ministère. Le manque à combler pesait donc une soixantaine de tonnes ; la réserve de 95 tonnes le dépasse d’une trentaine.

 

Le calcul, pas à pas

360 t ÷ 0,85 ≈ 424 t de besoins exprimés

360 t + 95 t = 455 t disponibles, soit environ 31 t de marge.

Estimation de la rédaction, établie à partir des pourcentages et volumes donnés par le gouverneur.

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Fournitures scolaires : un lot complet pour démarrer l’année

Le ministère a répondu à la demande formulée par la région. Le lot se compose surtout de cahiers, d’ensembles géométriques, de stylos à bille, de crayons et de correcteur liquide, autrement dit le nécessaire d’un élève comme d’un enseignant pour bien démarrer.

Une réserve héritée de l’an dernier

Les 95 tonnes en stock racontent l’histoire d’une première dotation qui avait dépassé la consommation. Selon le gouverneur, l’an dernier, la région avait couvert toute l’année scolaire et mis de côté cet excédent. Il rappelle que l’État nigérien accompagne le monde scolaire depuis 2023 pour alléger la charge des familles et du corps enseignant.

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Le dernier kilomètre, vrai test de la rentrée

Le gouverneur a chargé la direction régionale d’acheminer ces fournitures conformément aux instructions des plus hautes autorités. Son message tient en une idée : chaque cahier doit arriver chez « les vrais destinataires ». Il a annoncé qu’il alerterait les préfets et les administrateurs de villes pour que chacun tienne son rôle, jusque dans les villages les plus reculés.

« Rien de ce stock ne doit se retrouver sur les étals des marchés, prévient le gouverneur. » — Issoufou Mamane, gouverneur de Maradi

La région, a-t-il promis, veillera à ce que ces fournitures, acquises à grands frais, ne fassent pas l’objet d’une revente. Il a aussi remercié le Président de la République, le Premier ministre, les membres du CNSP et le gouvernement pour l’effort consenti.

Gouvernorat de Maradi
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La formation technique dans la tournée

Le gouverneur a poursuivi sa journée à la Direction régionale de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels (DREFTP), où le directeur, Mahamane Manou Mahamane Rabiou, lui a présenté le dispositif mis en place. Passer de l’une à l’autre direction, a-t-il expliqué, montre que l’État n’oublie aucun de ses enfants. Il s’attend à ce que les matières d’œuvre suivent, comme l’an dernier, afin que les apprenants reçoivent une formation adaptée aux besoins du marché.

Matières d’œuvre : de quoi parle-t-on ?

Ce sont les matériaux consommés pendant les travaux pratiques des filières techniques et professionnelles. Leur arrivée conditionne les cours d’atelier.

La rentrée des classes

Les classes rouvrent le 1er octobre. D’ici là, la direction régionale doit organiser la répartition, et les préfets relayer la consigne sur le terrain. Le gouverneur a souhaité à toute la communauté scolaire une bonne année et de meilleurs résultats.

Tillabéri : la jeunesse au cœur du dialogue pour la paix et le développement

TILLABÉRI, 23 septembre 2026 — À Tillabéri, les autorités régionales misent sur la jeunesse pour nourrir la réflexion sur l’avenir de la région. Un dialogue intergénérationnel s’est ouvert hier, mardi, à la Tribune officielle de Tillabéri, réunissant responsables publics, chefs coutumiers, forces de défense et de sécurité, acteurs de la société civile et représentants de la jeunesse autour des défis qui touchent le territoire.

Organisée par le Conseil régional de la jeunesse de Tillabéri (CRJ), la rencontre se déroule jusqu’au 24 septembre. Elle porte sur un enjeu central : renforcer la contribution des jeunes aux efforts en faveur de la paix, de la sécurité et du développement.

Gouvernorat de Tillabéri
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Faire de la jeunesse un acteur de la réponse régionale

Le thème retenu, « Jeunesse de Tillabéri : agir pour la restauration de la sécurité, la paix et le développement inclusif », traduit la volonté d’ouvrir un espace de discussion entre générations et entre les différentes composantes de la société régionale.

Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’identifier les difficultés auxquelles la population est confrontée, mais aussi de faire émerger des solutions susceptibles d’améliorer la cohésion sociale, l’éducation, la participation citoyenne et le développement local.

La diversité des participants doit favoriser la confrontation des expériences de terrain et des attentes des jeunes avec les priorités des autorités ainsi que celles des acteurs engagés dans la vie économique, sociale et sécuritaire de la région.

Une mobilisation à l’échelle des 13 départements

Avec la participation de délégués issus des 13 départements et des 45 communes de Tillabéri, ainsi que de représentants de la diaspora, la rencontre a pris une dimension régionale exceptionnelle. Cette forte mobilisation vise ainsi à faire remonter des réalités locales souvent différentes d’un territoire à l’autre. Les discussions doivent notamment identifier les leviers susceptibles de renforcer l’implication des jeunes dans la construction de la paix et le développement de leurs communautés.

Le dialogue associe également le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, les autorités administratives et coutumières, les responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que les organisations de la société civile.

Gouvernorat de Tillabéri
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Des propositions attendues au terme des échanges

L’ouverture des travaux a été présidée par le gouverneur de Tillabéri, le colonel Maïna Boukar. Sa présence témoigne de l’intérêt accordé par les autorités régionales à une initiative visant à rapprocher les différentes générations autour de préoccupations communes.

Durant trois jours, les participants disposent ainsi d’un cadre pour examiner les défis liés à la sécurité, à la paix, à l’éducation et au développement inclusif. Les échanges doivent déboucher sur des propositions destinées à renforcer la participation des jeunes à la vie de la région.

En somme, l’enjeu sera désormais de traduire les recommandations en actions concrètes. Dans une région où les questions de sécurité et de développement restent étroitement liées, l’implication des jeunes constitue l’un des axes mis en avant par les organisateurs pour renforcer la cohésion sociale et favoriser une dynamique collective autour de l’avenir de Tillabéri.