Le Niger franchit une nouvelle étape dans sa politique de reprise en main de ses ressources minières. À travers une convention conclue le 23 septembre 2026 avec la société Madaouela Mining Company (MAMICO), les autorités nigériennes porteront leur participation dans le projet d’uranium de Madaouela à 40 %, contre seulement 10 % dans l’ancien montage capitalistique.
Cette évolution traduit la volonté de l’État de capter une part plus importante des retombées économiques issues de l’exploitation de ses ressources stratégiques, dans un contexte où les questions de souveraineté minière occupent une place centrale dans les politiques publiques.
Malgré cette montée en puissance de l’État nigérien, l’opérateur privé conserve une position dominante dans le projet. La société australienne Atomic Eagle, maison mère de MAMICO, détiendra 60 % des parts et assurera le contrôle opérationnel de la future exploitation.
L’accord illustre ainsi un compromis entre l’objectif de préserver l’attractivité du secteur minier pour les investisseurs internationaux et la volonté des autorités de renforcer leur présence dans les projets jugés stratégiques pour l’économie nationale.
Pour Niamey, ce rééquilibrage pourrait permettre d’accroître les revenus directs liés à l’exploitation du gisement tout en conservant l’expertise technique et les capacités financières apportées par le partenaire privé.
Des retombées financières et sociales annoncées
Outre la nouvelle répartition du capital, la convention prévoit un versement de 10 millions de dollars au profit de l’État nigérien. Les promoteurs du projet annoncent également la création d’environ 1 000 emplois. Cette perspective est particulièrement attendue dans une région où le développement d’activités industrielles de grande envergure pourrait contribuer à dynamiser l’économie locale, notamment à travers les besoins en sous-traitance, en transport, en logistique et en services.
Si ces engagements se concrétisent, le projet pourrait devenir un moteur économique majeur pour la zone de Madaouela, située dans une région historiquement marquée par l’activité minière.
Cette nouvelle convention intervient après plusieurs années d’incertitudes autour du permis de Madaouela. En juillet 2024, les autorités nigériennes avaient retiré le projet à son précédent détenteur, GoviEx, ouvrant ainsi une période de contentieux et de négociations. À l’issue de ce processus, le permis Madaouela I est revenu dans le domaine public avant que le gouvernement n’approuve, en août 2026, sa réattribution à MAMICO.
La signature du nouvel accord vient donc clore une séquence marquée par des désaccords entre l’État et l’ancien opérateur, tout en ouvrant une nouvelle phase pour l’exploitation de l’un des gisements d’uranium les plus suivis du pays.
Une décision emblématique de la stratégie minière nigérienne
En obtenant 40 % du projet tout en maintenant un partenaire international à la tête des opérations, ainsi, le Niger affirme sa souveraineté économique en sécurisant les gains nationaux, tout en maintenant un climat favorable aux investissements internationaux.
Cette convention pourrait servir de référence pour les futurs partenariats conclus dans les secteurs extractifs, à mesure que le pays cherche à maximiser les bénéfices économiques tirés de ses importantes ressources naturelles.
OUAGADOUGOU, 23 septembre 2026 — Dans le quartier de Ouaga 2000, les installations historiques du Centre omnisports d’entraînement des Étalons (COMET) s’apprêtent à subir une métamorphose radicale. Mardi, le gouvernement burkinabè a scellé un pari audacieux : engager un chantier pharaonique de plus de 25 milliards de francs CFA pour doter le pays d’un véritable hub sportif de haute performance. Une ambitieuse décision , portée par les plus hautes autorités de la Transition, qui résonne comme une promesse d’avenir au cœur d’une période marquée par les sacrifices liés à l’effort de guerre.
L’objectif affiché est précis : en finir avec le bricolage infrastructurel et offrir aux athlètes nationaux, toutes disciplines confondues, des standards internationaux d’ici à la fin de l’année 2027.
Fini le simple centre de regroupement. Le nouveau plan d’aménagement, qui s’étendra sur plus de huit hectares, prévoit de transformer le site en une cité sportive intégrée. L’élément central de cette mue architecturale repose sur la construction de deux tours d’hébergement de six niveaux (R+5).
La première tour, conçue comme un écrin de haut standing, proposera 57 suites doubles exclusivement réservées à l’équipe nationale A. La seconde, plus capacitaire, offrira 300 chambres standards destinées aux sélections de jeunes et aux autres fédérations. Toutefois, l’ambition dépasse largement le cadre de l’hôtellerie.
Le futur COMET intégrera un pôle médical et paramédical de pointe, essentiel à la récupération et au suivi des athlètes. Sur le plan purement sportif, le cahier des charges annonce des pelouses naturelles et synthétiques répondant aux strictes normes d’homologation de la FIFA, des courts de tennis ainsi qu’un bassin olympique complété par des espaces de balnéothérapie. Signe de l’ancrage du projet dans le sport moderne, une salle dédiée à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sortira également de terre.
L’argent public placé sous l’œil vigilant
Cependant, le lancement de ce chantier colossal intervient dans un contexte économique national tendu. Le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, présent sur le site pour lancer les travaux, n’a pas manqué de le rappeler. Loin des discours protocolaires habituels, le chef du gouvernement a livré un message de fermeté à l’encontre des entreprises adjudicataires.
Rappelant que ces fonds colossaux proviennent de l’effort collectif des Burkinabè en pleine crise sécuritaire, il a également donné un ultimatum strict de quinze mois. L’injonction est claire : aucune tolérance ne sera accordée face aux malfaçons ou aux retards. L’exécutif promet d’ailleurs une inspection rigoureuse à l’échéance du contrat et exige des infrastructures capables de résister à l’épreuve du temps.
Ce lourd investissement, impulsé par la vision du président Ibrahim Traoré, ne se veut pourtant que la face visible de l’iceberg. Pour le gouvernement, couler du béton ne suffira pas à bâtir une « industrie du sport » pérenne.
Comme l’a souligné la ministre des Sports, Annick Pikbougoum/Zingue Ouattara, le COMET porte en lui une charge symbolique forte. Né dans le sillage de la Coupe d’Afrique des Nations 1998, une époque dorée pour le football burkinabè, le centre nécessitait urgemment cette cure de jouvence.
Cependant, les autorités préviennent que cette modernisation physique s’accompagnera bientôt d’un bouleversement institutionnel. Des réformes « profondes et courageuses » sont annoncées dans la gestion du sport au Burkina Faso. L’enjeu consiste à décentraliser la détection des talents vers les provinces et à structurer un écosystème où le sport ne sera plus seulement un loisir de passionnés, mais également un véritable vecteur de développement économique et d’unité nationale.
Six semaines après avoir sommé les compagnies de transport de voyageurs de resserrer leurs pratiques, le colonel-major Abdourahamane Amadou a réuni, ce mardi 22 septembre 2026, les distributeurs et transporteurs de gaz domestique. Même ton, même menace de sanctions : le ministre des Transports et de l’Aviation civile fait de la sécurité des filières à risque une priorité affichée de son action.
Un ultimatum ferme adressé aux distributeurs et transporteurs
Réunis au ministère des Transports et de l’Aviation civile, les responsables des sociétés de distribution, les représentants syndicaux ainsi que les transporteurs sont venus examiner la mise en œuvre du communiqué du 8 septembre 2026, qui fixe les conditions et les moyens techniques autorisés pour transporter le gaz domestique à travers le pays.
Le ministre n’a laissé planer aucune ambiguïté. Chaque acteur de la filière doit désormais se conformer aux normes en vigueur, a-t-il averti, et tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation.
Selon le Colonel-major Abdourahamane Amadou, ministre des Transports et de l’Aviation civile , la sécurité des populations demeure la priorité absolue qui doit guider l’action de chacun.
De leur côté, les acteurs présents ont assuré le ministre de leur détermination à mettre en œuvre cette décision.
Une offensive réglementaire engagée depuis la crise du début d’année
Ce nouveau tour de vis ne sort pas de nulle part. Dès janvier 2026, les autorités nigériennes avaient déjà durci l’encadrement du marché du gaz de pétrole liquéfié, après des inspections ayant mis au jour des pratiques de spéculation, des pénuries artificielles et le détournement de bouteilles destinées à la distribution régulée, selon des informations rapportées début janvier par l’agence Ecofin. Des milliers de bouteilles avaient alors été saisies, dans un pays où le gaz domestique reste largement subventionné pour protéger le pouvoir d’achat des ménages.
Le communiqué du 8 septembre 2026, au cœur de la réunion de ce mardi, s’inscrit dans la continuité de cette offensive réglementaire : il ne s’agit plus seulement de contrôler les prix et les stocks, mais d’encadrer, cette fois, les conditions mêmes du transport du gaz jusqu’aux points de vente.
Ce n’est pas la première fois, cette année, que le colonel-major Abdourahamane Amadou convoque un secteur du transport pour lui imposer une remise à niveau sécuritaire. Le 11 août 2026, déjà à Niamey, il avait réuni les compagnies de transport de voyageurs après un accident survenu le 7 août dans la région de Maradi, qui avait fait 22 morts et 37 blessés, selon l’Agence nigérienne de presse.
D’un secteur à l’autre, la méthode se répète : réunion des professionnels concernés, rappel ferme des normes existantes, menace explicite de sanctions. Une approche qui traduit une priorité assumée du ministère : traiter la sécurité des transports, sous toutes ses formes, comme un chantier permanent plutôt que comme une réponse ponctuelle aux drames.
Reste, pour le gouvernement, un exercice d’équilibriste. D’autres concertations sont d’ores et déjà annoncées pour approfondir la réflexion, avec un double objectif : garantir un approvisionnement régulier des ménages en gaz domestique et sécuriser les conditions dans lesquelles ce gaz circule jusqu’à eux. Un enjeu d’autant plus sensible que le secteur reste marqué par les tensions observées depuis le début de l’année.
Le colonel Bilaly Elhadj Gambobo, jusque-là à la tête de l’agence nigérienne des aménagements hydro-agricoles, a officiellement succédé ce mardi au colonel Mahaman Elhadj Ousmane à la tête du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage. Une passation qui s’inscrit dans un remaniement plus large, engagé par le général Abdourahamane Tiani une semaine après une réorganisation du commandement militaire.
NIAMEY, 22 septembre 2026— Un bureau se vide, un autre se remplit : ce mardi 22 septembre, le colonel Bilaly Elhadj Gambobo a pris possession du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, cédé par le colonel Mahaman Elhadj Ousmane au terme d’un mandat entamé dès les premiers jours du pouvoir militaire, en août 2023. La cérémonie de passation, sobre et réglée comme le veut le protocole, n’a duré que quelques dizaines de minutes. Mais elle s’inscrit dans un mouvement bien plus vaste : celui d’un gouvernement recomposé pièce par pièce depuis une semaine, sur fond de réorganisation du commandement militaire.
Un technicien de l’eau et des sols à la tête de l’Agriculture
Contrairement à d’autres portefeuilles remaniés la même semaine, celui de l’Agriculture n’échoit pas à un inconnu du secteur. Jusqu’à sa nomination, le colonel Gambobo dirigeait l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA), l’agence publique chargée de superviser les programmes d’irrigation et d’aménagement des terres cultivables du pays. C’est donc un profil technique, rompu aux dossiers hydro-agricoles, qui hérite d’un ministère dont les priorités affichées — aménagements hydrauliques, soutien à la production, souveraineté alimentaire — recoupent directement son parcours professionnel.
Qu’est-ce que l’ONAHA ?
L’Office national des aménagements hydro-agricoles est l’agence nigérienne chargée de développer et d’entretenir les périmètres irrigués du pays, du fleuve Niger aux vallées du Sud. Dans un État sahélien où la pluviométrie reste irrégulière d’une saison à l’autre, la maîtrise de l’eau agricole conditionne directement les objectifs affichés de souveraineté alimentaire.
La nomination du colonel Gambobo ne relève pas d’un mouvement isolé. Elle découle d’un décret signé le 15 septembre par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, qui a redistribué quatre portefeuilles en une seule fois. Abdourahamane Oumarou a hérité du ministère de la Refondation et de la Promotion des Valeurs sociales, chargé de porter la charte de refondation promulguée en mars 2025. Le lieutenant-colonel Seyni Alzouma a pris la tête de l’Énergie, tandis que Hamani Kargne devient ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information.
Un remaniement qui suit une semaine mouvementée pour l’armée
Le mouvement ministériel s’inscrit dans le prolongement d’une séquence sensible pour l’appareil sécuritaire nigérien. Quatre jours plus tôt, le 11 septembre, le général Tiani avait déjà procédé à quatre nominations au sommet de la hiérarchie militaire, plaçant le général Maman Sani Kiau au poste de chef d’état-major des armées, en remplacement du général Moussa Barmou. Ce mouvement intervenait environ deux semaines après une mutinerie survenue fin août à la base 101 de Niamey, un épisode qui avait fait trois morts parmi les éléments de la Garde présidentielle. Il n’y a aucun lien officiel établi entre ces deux séquences, mais leur succession rapprochée illustre l’ampleur de la réorganisation du pouvoir engagée depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.
« Le nouveau ministre entend faire de l’agriculture un levier de souveraineté alimentaire. » —Colonel Bilaly Elhadj Gambobo, ministre de l’Agriculture et de l’Élevage
Sur le fond, le colonel Gambobo a annoncé vouloir poursuivre la trajectoire fixée par son prédécesseur plutôt que d’en changer le cap. Trois priorités ont été mises en avant : le renforcement de la production agricole, le développement des aménagements hydro-agricoles — son domaine de prédilection — ainsi qu’un soutien qualifié de durable aux acteurs du monde rural. Ce triptyque s’inscrit dans la doctrine de la refondation, cadre politique que les autorités nigériennes érigent, depuis 2023, en fil conducteur de l’action publique, de l’agriculture à l’énergie en passant par l’éducation.
Reste à savoir si le changement d’homme à la tête de l’Agriculture se traduira par une inflexion des méthodes ou par une simple continuité de façade. En somme, le colonel Gambobo hérite en tout cas d’un ministère placé, comme l’ensemble de l’appareil d’État nigérien depuis 2023, sous l’exigence d’une souveraineté que le pouvoir entend démontrer autant dans les champs que dans les casernes.
Le ministère nigérien de l’Énergie ouvre une nouvelle séquence. Le lieutenant-colonel Alzouma Seyni a officiellement pris ses fonctions ce mardi 22 septembre 2026, à l’issue d’une cérémonie de passation de charges avec le ministre sortant, le professeur Amadou Haoua.
Organisée au siège du département, la cérémonie a consacré le transfert des responsabilités à la tête du ministère. Cette transition doit permettre à l’administration de poursuivre les actions engagées dans un secteur considéré comme stratégique pour le développement du Niger.
Le nouveau responsable hérite ainsi d’un département appelé à répondre à plusieurs attentes, notamment en matière de développement des capacités énergétiques et d’amélioration des services liés à l’électricité.
Dans son premier message après sa prise de fonctions, Alzouma Seyni a remercié les plus hautes autorités pour la confiance accordée à sa personne.
Le ministre entrant a surtout invité les cadres et les agents du département à travailler dans un même élan. Cohésion, engagement et esprit d’équipe devront, selon lui, guider l’action du ministère pour faire face aux défis du secteur.
Ce discours fixe ainsi une première orientation : maintenir la continuité administrative tout en renforçant la mobilisation des équipes autour des priorités énergétiques nationales.
Avec cette passation, le professeur Amadou Haoua quitte officiellement ses fonctions et cède la responsabilité du département au lieutenant-colonel Alzouma Seyni.
La nouvelle équipe devra désormais inscrire son action dans la durée et traduire les orientations du gouvernement en initiatives concrètes pour le secteur énergétique. La passation de charges constitue donc moins une rupture qu’un nouveau point de départ pour la conduite de cette politique publique.
Le Niger et l’Algérie cherchent à donner un nouvel élan à leur coopération dans les hydrocarbures. Reçu mardi 22 septembre 2026 au palais de la présidence à Niamey, le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présenté au général Abdourahamane Tiani un message du président Abdelmadjid Tebboune et fait le point sur plusieurs projets stratégiques.
La rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail de deux jours consacrée aux partenariats énergétiques entre les deux pays. Le gazoduc transsaharien, l’exploration pétrolière et la commercialisation du brut nigérien figuraient au centre des discussions.
Le gazoduc transsaharien constitue le dossier le plus ambitieux examiné par les deux délégations. Le projet doit relier les ressources gazières du Nigeria aux infrastructures algériennes, avec un passage par le territoire nigérien, avant une éventuelle ouverture vers les marchés européens.
Les échanges de Niamey ont porté sur les prochaines étapes du tronçon nigérien, notamment le lancement d’une campagne de levés topographiques et la réalisation des études nécessaires. Ces opérations doivent préciser le tracé, les contraintes techniques et les conditions de construction de l’ouvrage sur le territoire du Niger.
Le projet, long de 4 128 kilomètres selon les données communiquées par les parties prenantes, doit transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Le tronçon nigérien représente environ 841 kilomètres et reste déterminant pour la continuité de l’ensemble du corridor énergétique.
Extension des activités de Sonatrach : Du bloc de Kafra vers la prospective de Bilma
Les discussions ont également concerné les activités de Sonatrach au Niger. Le groupe algérien mène des opérations d’exploration sur le périmètre de Kafra, dans le nord du pays, en partenariat avec les autorités nigériennes.
Les deux parties envisagent de poursuivre cette coopération et d’examiner son extension à d’autres blocs. Le bloc de Bilma figure notamment parmi les perspectives évoquées dans le cadre de la visite de la délégation algérienne.
Pour Niamey, l’enjeu ne se limite pas à attirer des investissements dans l’exploration. Le gouvernement souhaite aussi renforcer les compétences nationales, accroître la maîtrise de la chaîne pétrolière et obtenir un accompagnement technique dans les domaines de la recherche, du développement et de la production.
Le Niger veut également s’appuyer sur l’expérience de Sonatrach pour consolider les activités de la Société nigérienne des produits pétroliers. Les échanges portent sur l’expertise technique, la commercialisation du pétrole brut et la négociation de contrats.
Cette coopération doit aider la Sonidep à mieux valoriser la production nationale et à renforcer sa position dans les opérations de vente. Elle pourrait aussi favoriser un partage d’expérience dans la gestion des marchés pétroliers et dans le suivi des opérations avec les partenaires internationaux.
Les autorités algériennes ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner le Niger dans le développement et la valorisation de ses ressources énergétiques.
Une stratégie bilatérale axée sur l’indépendance énergétique et le développement local
Au cours de l’audience, le président Abdourahamane Tiani a fixé les priorités nigériennes en matière de valorisation des ressources et de renforcement des capacités nationales. Le chef de l’État veut inscrire les projets énergétiques dans une logique de souveraineté et de développement de la filière locale.
Cette orientation donne une portée plus large aux discussions. Le Niger ne cherche pas seulement à accroître sa production, mais aussi à mieux contrôler les différentes étapes qui vont de l’exploration à la commercialisation.
L’Algérie, de son côté, entend consolider un partenariat fondé sur la solidarité, la complémentarité et les intérêts communs. Les discussions consacrées au TSGP et aux projets de Sonatrach montrent que les deux pays veulent en effet transformer leurs relations politiques en réalisations industrielles concrètes.
La réunion s’est tenue en présence de plusieurs responsables nigériens, parmi lesquels le ministre, directeur de cabinet du président de la République, Dr Soumana Boubacar, le ministre du Pétrole, Hamadou Tinni, le directeur de cabinet adjoint, Salim Mahamadou Gado, le secrétaire général du gouvernement, Mahamane Roufai Laouali, et le directeur général de la Sonidep, le colonel Ali Seydou.
La délégation algérienne a effectué cette visite avec des responsables de Sonatrach chargés notamment de l’exploration, de la production, du raffinage et de la pétrochimie. Cette composition souligne l’importance accordée au suivi technique et opérationnel des projets.
La poursuite du TSGP dépendra désormais de l’avancement des études et de la préparation du tracé nigérien. Les résultats des levés topographiques devront fournir les bases techniques nécessaires à la planification des prochaines étapes. En parallèle, les travaux sur Kafra, l’examen de nouveaux blocs et l’accompagnement de la Sonidep doivent préciser la place que Sonatrach occupera dans la filière nigérienne.
À Niamey, l’Algérie et le Niger ont donc posé les bases d’un agenda énergétique commun. La prochaine étape consistera à convertir les engagements politiques en calendriers de travail, en études achevées et en projets capables de produire des retombées durables pour les deux pays.
La région de Zinder entre dans la phase de modernisation de l’identification des citoyens. Les autorités ont lancé, ce mardi 22 septembre, l’opération d’enrôlement destinée à établir la carte nationale d’identité biométrique, dans l’enceinte du commissariat central.
Le secrétaire général de la région, Abou Idrissa, a présidé le lancement et a appelé les habitants à participer massivement à l’opération. Car, l’enregistrement doit permettre aux citoyens d’obtenir un document d’identité plus sécurisé et mieux adapté à la numérisation progressive des services publics.
Les commissariats de police mobilisés pour un service de proximité
Cependant, les citoyens peuvent effectuer les démarches dans les commissariats de police. Ce choix facilite l’accès à l’enrôlement et évite aux demandeurs de longs déplacements vers un site unique.
La procédure comprend l’enregistrement des données biométriques et la vérification des pièces fournies par le demandeur. Les autorités invitent les habitants à préparer leur dossier avant de se rendre dans le commissariat de leur choix.
Pour constituer une demande, l’usager doit fournir :
un extrait d’acte de naissance ;
un certificat de nationalité ;
trois photographies d’identité.
Les demandeurs doivent veiller à la conformité et à la lisibilité de leurs documents afin de limiter les retards dans le traitement des dossiers. Dans les dispositifs d’identification biométrique déployés au Niger, les autorités peuvent également exiger, selon les cas, des pièces complémentaires comme un justificatif de résidence ou une preuve de profession.
Le service prévoit deux formules. La procédure normale coûte 4 500 francs CFA. Les citoyens qui souhaitent accélérer la délivrance peuvent choisir la formule express, fixée à 9 000 francs CFA.
Selon les informations communiquées lors du lancement, la procédure express doit permettre d’obtenir la carte dans un délai annoncé de 72 heures. Des modalités comparables ont été communiquées lors du déploiement de la carte biométrique dans d’autres régions du Niger.
Les demandeurs ont intérêt à se renseigner directement auprès du commissariat avant le dépôt de leur dossier afin de connaître les modalités de paiement et les éventuelles exigences propres à leur situation.
Un outil stratégique de lutte contre la fraude et la falsification
La nouvelle carte vise à renforcer la fiabilité de l’identification. L’intégration de données biométriques doit compliquer la falsification des documents, la fraude et l’usurpation d’identité.
L’objectif va toutefois au-delà de la seule sécurisation des pièces administratives. Une identité mieux établie peut faciliter l’accès aux services publics, l’accès au crédit bancaire, les démarches administratives et les dispositifs nécessitant une vérification fiable de l’identité du citoyen.
La carte biométrique s’inscrit ainsi dans un mouvement majeur de numérisation de l’administration. Elle doit aussi contribuer à constituer des données plus fiables et à améliorer le traitement des formalités.
Abou Idrissa a exhorté les populations de Zinder à ne pas attendre les dernières échéances pour se faire enrôler. La réussite de l’opération dépendra notamment de la capacité des citoyens à se présenter avec un dossier complet et des services à organiser un accueil fluide.
Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à maintenir un dispositif accessible dans les commissariats et à informer clairement les usagers sur les pièces, les frais et les délais. De leur côté, les habitants gagneraient à vérifier leur dossier avant de se rendre sur le site d’enrôlement afin d’éviter les pertes de temps inutiles.
Le lancement à Zinder ouvre ainsi une nouvelle étape dans la généralisation de la carte nationale d’identité biométrique au Niger. Déjà lancée dans plusieurs localités, l’opération permettra, d’ici la fin de l’année, à la majorité des Nigériens de disposer de pièces d’identité conformes aux nouvelles normes internationales.
NIAMEY, 21 septembre 2026 — Le gouvernement nigérien entame une nouvelle phase de sa réorganisation institutionnelle. Ce lundi, le ministère de la Refondation et de la Promotion des Valeurs sociales a accueilli son nouveau titulaire, Abdourahamane Oumarou, lors d’une cérémonie officielle de passation de charges supervisée par l’Inspection d’État à Niamey.
Le nouveau ministre succède à Ali Ben Salah Hamouda à la tête d’un département considéré comme stratégique dans la mise en œuvre de la feuille de route politique de la transition.
Cette nomination marque l’entrée au gouvernement d’une figure présentée comme proche des mouvements citoyens apparus après juillet 2023. Engagé dans les mobilisations en faveur de la souveraineté nationale et de la justice sociale, Abdourahamane Oumarou passe ainsi du militantisme panafricaniste à la conduite de politiques publiques.
L’arrivée de ce profil issu du terrain traduit la volonté des autorités de renforcer la promotion des valeurs citoyennes et d’ancrer les réformes institutionnelles dans la société.
Lors de son premier discours officiel, le ministre entrant a exprimé sa gratitude au chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, pour la confiance placée en lui. Il a également réaffirmé son engagement à mettre en œuvre la vision présidentielle et à consacrer son énergie à la réalisation des objectifs de la refondation.
« Je prends l’engagement de servir avec honneur et loyauté pour répondre aux attentes du peuple et faire triompher les objectifs de la Refondation », a déclaré Abdourahamane Oumarou devant les cadres du ministère et les corps de contrôle.
De son côté, le ministre sortant, Ali Ben Salah Hamouda, a salué le travail accompli par les équipes administratives. Il a ensuite transmis la gestion du personnel à son successeur et lui a adressé ses vœux de réussite.
Le nouveau ministre prend les rênes d’un département à fort enjeu symbolique et politique. Outre la consolidation de la cohésion nationale, son administration devra répondre aux attentes de la population en matière de transformation sociale, de promotion des valeurs citoyennes et de gouvernance.
Les agents du ministère ont accueilli la nouvelle direction avec la volonté d’assurer la continuité du service public, tout en accompagnant les priorités portées par le nouveau ministre.
En somme, le nouveau ministre devra désormais prendre en charge les dossiers du département et assurer la continuité des activités engagées par son prédécesseur. Son action devrait notamment porter sur la cohésion nationale, la promotion des valeurs citoyennes et la mise en œuvre des orientations définies par les autorités de la transition.
DOSSO, 21 septembre 2026 — La démobilisation des insurgés constitue désormais un axe stratégique de la relance économique locale. Réunis ce lundi au gouvernorat de Dosso, les responsables régionaux, les forces de sécurité et les représentants de la société civile ont ouvert un atelier de travail consacré à la transformation du processus de reddition des combattants issus des groupes armés en un levier d’investissement et de cohésion sociale pour la région.
Pour les autorités régionales, la réinsertion productive des repentis conditionne directement la reprise des activités commerciales et agricoles dans les zones touchées par l’insécurité. La réintégration réussie d’un ancien combattant permettrait de réduire la pression sur les budgets de défense, tout en réinjectant de la main-d’œuvre dans le tissu économique local.
« La reddition volontaire offre une opportunité concrète pour faire baisser la violence et reconstruire le tissu communautaire. Cette dynamique exige toutefois l’engagement sans faille de tous nos acteurs économiques, des leaders d’opinion, des femmes et de la jeunesse », a déclaré le colonel-major Bana Alhassane, gouverneur de la région de Dosso, lors de son discours d’ouverture.
Au-delà des aspects techniques, la réussite du programme repose sur une ressource intangible, mais indispensable : la confiance. Sans la certitude que l’État tiendra ses engagements en matière d’accompagnement socioprofessionnel et sans l’adhésion des communautés d’accueil, le risque de récidive ou de retour à l’économie criminelle demeure élevé.
Malam Goni Ibrahim, coordonnateur national des programmes de stabilisation, a transmis les orientations du gouvernement en soulignant que la crédibilité des institutions constitue la pierre angulaire de toute politique de pacification.
Les échanges de la journée ont convergé vers une vision renouvelée des programmes de désarmement. Les participants souhaitent dépasser la seule logique sécuritaire pour adopter un modèle structuré de reconversion socio-économique.
Ainsi, en transformant d’anciens éléments perturbateurs en acteurs de production intégrés aux marchés locaux, la région de Dosso entend mettre en place un cadre de stabilisation durable, garant de la sécurité nécessaire à l’attractivité économique du pays.
En somme, les travaux engagés à Dosso portent sur les conditions du désarmement, de la réinsertion socio-économique et de l’accompagnement des anciens combattants. Les participants doivent également examiner les mécanismes susceptibles de faciliter leur retour au sein des communautés et leur participation aux activités économiques locales.
NIAMEY, 21 septembre 2026 — Face aux multiples défis sécuritaires et économiques qui traversent la région, la capitale nigérienne a choisi la voie du rassemblement populaire. En effet, ce lundi, les travées et l’esplanade du Stade Général Seyni Kountché ont servi de cadre au coup d’envoi d’une semaine d’engagement citoyen marquant la Journée internationale de la paix.
Sous le slogan « Investir dans la paix, pour tous, partout, chaque jour », la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix et les agences des Nations Unies pilotent conjointement cette initiative, avec l’appui de structures institutionnelles locales telles que le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP).
Pour amorcer cette série de rencontres, les organisateurs ont privilégié l’action sportive et inclusive dès les premières heures de la journée. Un cross de masse a réuni des centaines de participants sur des parcours adaptés de 4 et 8 kilomètres, tandis qu’une épreuve dédiée en tricycles a mis à l’honneur des personnes en situation de handicap. En fait, cette approche opérationnelle a transformé une célébration protocolaire en un événement communautaire vivant, capable de rapprocher des populations issues d’horizons divers.
Par ailleurs, le volet institutionnel de la journée a été marqué par une distinction majeure : l’attribution du Prix national de la Paix au Conseil national de la jeunesse du Niger (CNJN) par le Ministre de la jeunesse des sports et de la culture, Sidi Mohamed Almahmoud. Cette récompense vient saluer la contribution proactive des organisations de jeunesse au maintien du dialogue social et à la prévention des tensions intercommunautaires.
Parallèlement aux cérémonies d’ouverture et à l’exposition des partenaires techniques, un panel d’experts et de dirigeants a ouvert les débats sur les voies et moyens de pérenniser la stabilité dans les zones vulnérables.
La programmation ne se limite pas aux événements du 21 septembre. Les acteurs publics, les diplomates et la société civile prévoient une suite de débats thématiques, d’ateliers interactifs et de campagnes de terrain tout au long de la semaine. Ainsi, l’objectif affiché par les autorités administratives est de dépasser la commémoration symbolique pour doter les communautés de leviers durables favorisant la tolérance, le dialogue intergénérationnel et le développement humain.
En somme, la célébration de la Journée internationale de la paix se poursuit jusqu’au 25 septembre à Niamey. La réussite de cette semaine d’engagement se mesurera à sa capacité à transformer l’élan collectif en actions concrètes au quotidien. En impliquant directement la jeunesse ainsi que les communautés vulnérables dès les premières étapes, Niamey entend poser les bases d’une cohésion sociale durable, capable de résister aux tensions régionales et d’inspirer de nouvelles dynamiques de développement sur l’ensemble du territoire.