Niamey, 27 juillet 2026 – Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ouvre une nouvelle étape dans le pilotage de son action. Depuis ce lundi matin, les responsables des structures centrales se réunissent pour quatre jours afin de dresser le bilan des six premiers mois de l’année et redéfinir les priorités qui guideront le secteur sanitaire jusqu’à la fin de 2026.
Cette revue semestrielle des Plans d’action annuels (PAA) intervient dans un contexte où les autorités souhaitent renforcer le suivi des politiques publiques de santé et améliorer l’efficacité des interventions menées sur l’ensemble du territoire. Pendant les travaux, les différentes directions techniques présenteront les résultats enregistrés, les difficultés rencontrées et les mesures envisagées pour accélérer l’exécution de leurs programmes.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Alhassane, qui a rappelé que cette rencontre constitue un instrument essentiel de gouvernance. Selon lui, l’exercice doit permettre d’apprécier avec objectivité les performances réalisées au cours du premier semestre, mais aussi de corriger les insuffisances afin d’améliorer les résultats attendus d’ici la fin de l’année.
Quatre jours de travaux pour dresser le bilan des Plans d’action annuels (PAA)
Durant les quatre journées de travaux, les participants examineront l’état d’avancement des activités inscrites dans les Plans d’action annuels 2026, en accordant une attention particulière aux actions découlant du Plan de Développement Sanitaire et Social (PDSS) 2022-2026. L’objectif consiste à mesurer le niveau réel d’exécution des programmes, tant sur le plan technique que financier, et à vérifier leur conformité avec les orientations stratégiques du ministère.
Les échanges porteront également sur la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la revue conjointe de 2025. Les responsables devront identifier les acquis enregistrés, relever les obstacles persistants et proposer des solutions susceptibles d’améliorer la gestion des projets sanitaires durant les prochains mois.
Suivi du PDSS 2022-2026 et mise en œuvre des recommandations de 2025
L’évaluation des principaux indicateurs retenus dans le dispositif de suivi du PDSS 2022-2026 figurera aussi parmi les points majeurs inscrits à l’ordre du jour. Cette analyse permettra aux décideurs de mesurer les progrès accomplis dans les différents domaines d’intervention et d’ajuster les actions lorsque les résultats demeurent en deçà des objectifs fixés.
S’adressant aux cadres du ministère et aux partenaires techniques présents, Abdoulaye Alhassane les a invités à conduire des échanges francs et constructifs. Il a insisté sur la nécessité d’identifier aussi bien les forces que les insuffisances des programmes en cours afin de dégager des recommandations concrètes et rapidement applicables.
Vers des services de santé plus performants et accessibles aux populations
À travers cette revue semestrielle, le ministère entend consolider une culture de gestion fondée sur l’évaluation des performances et la recherche de résultats mesurables. Les conclusions attendues de cette rencontre devraient permettre d’orienter les interventions du second semestre et de renforcer les actions engagées pour offrir aux populations des services de santé plus accessibles, plus efficaces et de meilleure qualité.
Agadez, 27 juillet 2026 – Les festivités marquant la Journée nationale de la souveraineté et du patriotisme, couplée au troisième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), ont pris dimanche une tournure sportive. Au stade régional Sidi Mohamed, Forces de défense et de sécurité (FDS) et civils se sont retrouvés sur le même terrain pour un match placé sous le signe de la cohésion sociale.
Le coup d’envoi donné sous le signe du vivre-ensemble par le Gouverneur
L’événement a mobilisé plusieurs autorités administratives, militaires et coutumières de la région. Le gouverneur d’Agadez, le Général de division Ibra Boulama Issa, a donné le coup d’envoi de la rencontre en présence de nombreuses personnalités. Avant le début du match, il a invité les deux formations à faire prévaloir l’esprit sportif, le respect mutuel et le vivre-ensemble, rappelant que cette confrontation devait avant tout symboliser l’unité entre les différentes composantes de la société.
L’Administrateur délégué de la Commune urbaine d’Agadez, le chef de bataillon Assarid Almoustapha, a également pris part à cette manifestation, inscrite parmi les principales activités organisées à l’occasion de cette commémoration nationale.
Victoire symbolique 1-0 des FDS au stade Sidi Mohamed
Sur le plan sportif, les Forces de défense et de sécurité se sont imposées sur la plus petite des marges (1-0) face à la sélection civile. Au-delà du résultat, les organisateurs ont mis l’accent sur la portée symbolique de cette rencontre, destinée à rapprocher les populations et les forces engagées dans la préservation de la sécurité.
Le sport comme vecteur de solidarité entre citoyens et forces de sécurité
La partie s’est déroulée dans un climat de fair-play et sans le moindre incident. À l’issue de la rencontre, le gouverneur de la région a félicité les deux équipes pour leur comportement exemplaire, saluant l’esprit de fraternité qui a animé les joueurs tout au long du match.
En intégrant le sport aux célébrations de la Journée nationale de la souveraineté et du patriotisme, les autorités régionales entendent ainsi promouvoir les valeurs de solidarité, de dialogue et de cohésion sociale. À Agadez, le football a ainsi servi de trait d’union entre civils et militaires, illustrant la volonté de renforcer les liens entre les institutions et les citoyens.
Maradi prépare le lancement de la carte nationale d’identité biométrique avec une première vague de formation.
À quelques jours du démarrage officiel des opérations d’enrôlement de la Carte nationale d’identité biométrique (CNIB) à Maradi, les autorités accélèrent les préparatifs afin de garantir le bon déroulement de cette importante campagne administrative. Vingt-cinq agents participent depuis peu à une session de formation en bureautique, en prélude au lancement annoncé pour le 3 août 2026.
Formation des agents et préparation technique
Organisée sur une période de quatre jours, cette formation vise à familiariser les participants avec les outils informatiques indispensables à la gestion des opérations d’enrôlement. Les modules portent notamment sur les logiciels Microsoft Word, Excel et PowerPoint, appelés à faciliter le traitement des données administratives, la gestion des dossiers et le suivi des opérations sur le terrain.
Par ailleurs, cette initiative répond à une exigence de modernisation des services publics. En renforçant les capacités des agents qui interviendront dans les centres d’enrôlement, les autorités entendent améliorer la rapidité, la fiabilité et la qualité du dispositif qu’elles déploieront au profit des citoyens.
La Direction générale de la Police nationale, à travers la Direction de la Carte nationale d’identité biométrique, place ainsi la formation du personnel au cœur de la réussite de cette réforme administrative. L’objectif affiché est de disposer d’équipes pleinement opérationnelles, capables d’assurer un service conforme aux standards exigés pour la délivrance de la nouvelle pièce d’identité.
Le lancement officiel des opérations est fixé au 3 août 2026 et concernera, dans un premier temps, cinq sites d’enrôlement répartis à travers la ville de Maradi. Les citoyens pourront accomplir leurs démarches au Commissariat central de la ville, aux commissariats des 1ᵉʳ, 2ᵉ et 3ᵉ arrondissements, ainsi qu’au Commissariat du marché central.
Pièces à fournir et frais d’établissement (4 500 FCFA)
Les autorités ont également détaillé les modalités pratiques de l’opération. Les demandeurs doivent présenter un acte de naissance ou un jugement supplétif en tenant lieu, un certificat de nationalité, un certificat de résidence éventuellement, justificatif de profession lorsque la situation le requiert, ainsi que trois photographies d’identité récentes au format OACI sur fond blanc. Elles fixent les frais d’établissement de la carte à 4 500 FCFA, un montant que les citoyens paieront par mobile money avant de poursuivre la procédure.
Processus d’enrôlement et durée de validité de la CNIB
Le processus d’obtention de la CNIB s’articule autour de plusieurs étapes successives. Après la vérification des pièces fournies et le règlement des frais, les agents procéderont à l’enrôlement biométrique comprenant la saisie des données personnelles, la capture de la photographie, des empreintes digitales et de la signature du demandeur. Les informations seront ensuite enregistrées dans une base de données sécurisée avant la production de la carte, qui sera remise à son titulaire par le centre d’enrôlement.
Carte d’identité biométrique à Maradi : la Police nationale lance une campagne d’enrôlement de masse
Valable cinq ans et accessible dès 15 ans, la nouvelle Carte nationale d’identité biométrique renforce la sécurisation de l’identification des citoyens tout en modernisant les services administratifs. Les autorités la présentent comme un document plus fiable, mieux protégé contre la fraude et répondant aux exigences actuelles en matière d’identification.
À travers cette campagne, la Direction générale de la Police nationale entend créer les conditions d’un enrôlement de masse efficace et ordonné. Les préparatifs engagés à Maradi traduisent la volonté des autorités d’offrir un service public moderne, sécurisé et performant, tout en invitant la population à accomplir les démarches nécessaires dès l’ouverture officielle de l’opération.
Le succès d’un recensement ne repose pas uniquement sur les agents déployés sur le terrain. Au Niger, les autorités misent aussi sur l’influence des chefs traditionnels pour garantir un dénombrement exhaustif de la population. À quelques mois du lancement du 5ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), ces derniers suivent une formation destinée à faire d’eux les principaux relais de sensibilisation auprès des communautés.
Du 19 au 30 juillet 2026, l’Institut national de la statistique (INS) déploie, dans toutes les régions du pays, une vaste campagne de formation à l’intention des chefs traditionnels. L’objectif est de les préparer à jouer un rôle central dans le bon déroulement du cinquième Recensement général de la population et de l’habitat.
Cette initiative vise à donner aux autorités coutumières une parfaite maîtrise des enjeux du recensement. L’INS informe notamment les participants des objectifs du RGPH, de sa méthodologie, de son calendrier de mise en œuvre ainsi que des différentes étapes de l’opération. Les organisateurs mettent surtout l’accent sur leur implication concrète dans la réussite du processus.
Concrètement, les chefs traditionnels sensibiliseront les populations, faciliteront l’accès des agents recenseurs aux ménages, contribueront au règlement des éventuelles difficultés rencontrées sur le terrain et expliqueront, lorsque cela s’avère nécessaire, les principes de la cartographie censitaire et du zonage statistique.
Cette mobilisation nationale s’appuie sur un partenariat entre l’Institut national de la statistique et l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN). Selon les organisateurs, cette collaboration est née des enseignements tirés du 4ᵉ RGPH réalisé en 2012, au cours duquel l’implication des autorités traditionnelles avait largement facilité les opérations de collecte des données.
Fort de cette expérience, l’ACTN coordonne aujourd’hui la participation de l’ensemble des chefs traditionnels afin d’assurer une mobilisation harmonisée sur tout le territoire national.
Pour les autorités, le choix des chefs traditionnels ne relève pas du hasard. Dans de nombreuses localités, notamment en milieu rural, ils demeurent les premiers interlocuteurs des populations et bénéficient d’une forte crédibilité.
Leur implication doit permettre de rassurer les ménages, de lever les éventuelles réticences face au recensement et de créer un climat favorable au travail des équipes de terrain. Cette proximité avec les communautés constitue également un atout pour atteindre les zones les plus reculées et garantir une couverture complète du territoire.
À travers cette stratégie, l’Institut national de la statistique entend s’assurer qu’aucun habitant ne soit laissé de côté lors du recensement. Car au-delà des chiffres, le 5ᵉ RGPH représente un outil stratégique pour orienter les politiques publiques, planifier les infrastructures, améliorer les services sociaux et accompagner le développement du Niger sur la base de données fiables et actualisées.
En mobilisant les chefs traditionnels dès la phase préparatoire, les autorités veulent faire du prochain recensement une opération inclusive, crédible et représentative de l’ensemble de la population nigérienne.
Alors que des informations évoquent la possibilité de frappes américaines contre des groupes djihadistes dans le nord du Mali, Bamako affiche une position mesurée. Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, affirme qu’aucune démarche officielle n’a été engagée par Washington et rappelle que la lutte contre le terrorisme repose avant tout sur les capacités nationales du Mali.
Le gouvernement malien ne souhaite pas alimenter les spéculations. Interrogé sur une éventuelle intervention militaire des États-Unis contre les groupes djihadistes opérant dans le nord du pays, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que Bamako ne disposait d’aucune confirmation officielle de la part des autorités américaines.
« Nous n’avons aucune confirmation ou déclaration officielle américaine sur cette question. Nous attendons de voir la posture des autorités américaines », a-t-il déclaré, invitant à la prudence face aux informations circulant sur ce sujet.
Bamako réaffirme sa stratégie sécuritaire
Au-delà de cette mise au point, le chef de la diplomatie malienne a réaffirmé la doctrine sécuritaire défendue par les autorités de la transition. Selon lui, le Mali ne compte pas attendre une intervention étrangère pour faire face à la menace terroriste.
« Je peux vous assurer que le Mali n’est pas assis en train d’attendre que d’autres viennent régler notre problème », a insisté le ministre.
Cette déclaration s’inscrit dans la ligne politique adoptée par Bamako ces dernières années, qui met l’accent sur le renforcement des capacités nationales et l’autonomie dans la conduite des opérations de sécurité.
Trois principes pour toute coopération
Abdoulaye Diop a également précisé les conditions que le Mali estime indispensables à toute coopération avec des partenaires étrangers. Selon lui, toute collaboration doit reposer sur trois principes : le respect du Mali, le respect de ses choix souverains et la prise en compte des intérêts des populations maliennes.
Pour les autorités maliennes, ces exigences constituent désormais le socle de toute relation de partenariat dans le domaine sécuritaire.
« Le Mali compte d’abord sur lui-même »
Le ministre a enfin souligné que le pays entend poursuivre ses efforts en s’appuyant avant tout sur ses propres ressources.
« Le Mali compte sur lui-même, sur son intelligence, sur ses ressources, ses forces de défense et de sécurité et ses propres moyens pour régler ses problèmes », a-t-il affirmé.
Il a ajouté que tout partenaire souhaitant accompagner le Mali devait, en premier lieu, s’enquérir des besoins exprimés par les autorités maliennes plutôt que de proposer un soutien sans concertation préalable.
Cette déclaration intervient dans un contexte où la question de la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme continue d’alimenter les débats au Sahel, alors que plusieurs pays de la région réaffirment leur volonté de conduire eux-mêmes leur stratégie sécuritaire.
Dans une région au carrefour de plusieurs frontières sensibles, les résultats obtenus ne doivent pas conduire à un relâchement. C’est le principal message adressé vendredi aux Forces de défense et de sécurité (FDS) par le gouverneur de Tahoua, le Colonel-major Souleymane Amadou Moussa, lors d’une rencontre consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire et à la reconnaissance des unités les plus méritantes.
À quelques jours de la célébration du troisième anniversaire de l’accession au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), les responsables militaires et sécuritaires de la région se sont retrouvés au 42ᵉ Bataillon Interarmes de la Zone de défense n°4 pour un rapport général présidé par le gouverneur.
L’objectif de cette réunion était double : dresser un état des lieux de la sécurité dans la région et rappeler les exigences opérationnelles imposées par un environnement marqué par des menaces persistantes.
Des avancées saluées, mais aucune place pour la routine
Face aux responsables des Forces de défense et de sécurité, le Colonel-major Souleymane Amadou Moussa a présenté un bilan qu’il a jugé encourageant. Il a mis en avant les efforts déployés par les différents corps engagés sur le terrain, estimant que leur professionnalisme et leur engagement ont permis de maintenir la maîtrise de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la région.
Le gouverneur a, à cette occasion, transmis les félicitations et les remerciements du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Chef de l’État et Chef suprême des armées, à l’ensemble des personnels mobilisés.
Mais ce satisfecit s’est accompagné d’un avertissement clair. Pour les autorités régionales, les résultats enregistrés ne doivent en aucun cas conduire à un relâchement des dispositifs de surveillance.
Une région stratégique sous pression permanente
Le gouverneur a rappelé que Tahoua occupe une position géographique particulièrement sensible. Située au croisement de plusieurs frontières, la région demeure exposée à des défis sécuritaires qui exigent une vigilance constante. Dans ce contexte, il a invité les Forces de défense et de sécurité à maintenir un haut niveau d’alerte, en s’inscrivant dans les orientations définies par les plus hautes autorités du pays.
Il a notamment évoqué les consignes formulées par le Président Abdourahamane Tiani lors de sa visite à Tahoua en novembre 2025, puis reprises par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, au cours d’une mission effectuée en mai 2026. Tous deux avaient insisté sur un principe devenu un mot d’ordre : la routine constitue le premier ennemi de la sécurité.
Les responsables militaires sont ainsi appelés à faire preuve d’une vigilance permanente, aussi bien dans l’exercice de leurs fonctions que dans leur vie quotidienne.
La cérémonie a également distingué plusieurs membres des Forces de défense et de sécurité en leur remettant des témoignages officiels de satisfaction pour leur engagement remarquable.
Au sein de la Police nationale, trois agents ont été honorés. Parmi eux figure un policier de la Direction départementale de la Police nationale d’Illéla, distingué après deux importantes saisies portant notamment sur de l’ecstasy et une importante quantité de mercure blanc. Un agent de la Compagnie mobile de contrôle des frontières (CMCF 2) de Konni ainsi qu’un policier de la Direction départementale de la Police nationale d’Abalak ont également reçu cette reconnaissance, sur proposition de leurs responsables hiérarchiques.
Un hommage aux soldats tombés au champ d’honneur
La rencontre s’est achevée dans un climat de recueillement. Les participants ont observé une récitation de la Fatiha en mémoire des militaires et agents des Forces de défense et de sécurité tombés dans l’accomplissement de leur mission.
Au-delà du bilan présenté, cette réunion traduit la volonté des autorités nigériennes de maintenir la mobilisation des forces engagées dans la sécurisation de Tahoua, une région considérée comme stratégique dans le dispositif national de défense.
Les 28 et 29 juillet 2026, Niamey deviendra le point de convergence des Nigériens de l’extérieur à l’occasion de la deuxième édition du Forum de la Diaspora Nigérienne. Organisée par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, cette rencontre ambitionne de faire de la diaspora un acteur majeur du développement économique et social du pays.
Placé sous le haut patronage du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ce rendez-vous s’inscrit dans la dynamique de la Refondation engagée par les autorités nigériennes.
Une diaspora au cœur de la stratégie de développement
Cette édition 2026 se déroulera au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey autour du thème : « Contribution de la diaspora nigérienne au développement économique et social du pays dans le contexte de la Refondation ».
À travers ce forum, les autorités entendent créer un cadre de dialogue entre les Nigériens établis à l’étranger, les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du secteur privé. L’objectif est de valoriser les compétences, les expertises et les ressources de la diaspora afin d’accélérer le développement national.
Au-delà des échanges, la rencontre vise également à identifier des mécanismes concrets susceptibles de favoriser les investissements productifs, les transferts de savoir-faire et une participation accrue des Nigériens de l’extérieur aux grands projets de transformation du pays.
Deux jours de concertation à Niamey
Pendant deux jours, les participants débattront des opportunités et des défis liés à l’implication de la diaspora dans la construction du Niger. Les discussions porteront notamment sur les leviers permettant de renforcer les liens entre les compétences établies à l’étranger et les besoins de développement du pays.
Ce forum constitue ainsi une plateforme privilégiée pour favoriser les partenariats entre les pouvoirs publics, les investisseurs, les entrepreneurs et les membres de la diaspora, dans une logique de coopération durable.
Mobiliser les talents pour la Refondation
À travers cette initiative, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de la diaspora un partenaire stratégique de la Refondation. Les autorités misent sur l’expérience, les compétences professionnelles et les capacités d’investissement des Nigériens vivant à l’étranger pour accompagner les ambitions économiques et sociales du pays.
Prévu pour commencer à partir du 28 juillet au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey, le Forum de la Diaspora Nigérienne entend ainsi renforcer les passerelles entre le Niger et ses ressortissants établis hors du territoire, avec l’objectif de transformer leur engagement en un levier durable de développement.
L’appât du gain facile a viré au cauchemar pour une jeune femme du quartier Makèpè. Attirée dans une chambre d’hôtel par les fausses promesses d’une amie, elle affirme avoir été victime d’une agression physique et occulte glaçante.
C’est une histoire qui suscite autant l’effroi que l’indignation. En fait, une jeune habitante de Makèpè, quartier populaire, traverse actuellement une épreuve traumatisante après avoir croisé le chemin d’un homme présenté comme un riche bienfaiteur. Par ailleurs, ce drame met, une nouvelle fois, en lumière les dangers des rencontres arrangées et des promesses d’argent facile.
Le piège de « l’amie » entremetteuse
Tout commence par l’intervention d’une copine de la victime. Cette dernière la met en contact avec un homme, lui dressant le portrait d’une personne « importante et très généreuse », capable d’offrir d’importantes sommes d’argent sans la moindre discussion. Convaincue par ces belles paroles, la jeune femme accepte de se rendre à un rendez-vous dans un hôtel.
N’ayant pas les moyens de payer son transport, l’homme s’en charge à distance en lui commandant un véhicule via l’application Yango. Un détail logistique qui aura son importance dans la suite de l’affaire.
Une agression présumée aux circonstances troublantes
Une fois arrivée à l’hôtel, le rendez-vous bascule dans l’horreur. La jeune femme affirme avoir subi des violences d’une nature particulièrement choquante, qu’elle assimile à des pratiques occultes. Selon son récit, son agresseur aurait introduit un serpent à l’intérieur de son corps. Des allégations effroyables qui témoignent du profond traumatisme physique et psychologique qu’elle traverse actuellement.
Fuite et dénégations : la question des complices
Aujourd’hui, la victime cherche des réponses et des responsables.
L’amie présumée complice : celle qui a orchestré la rencontre a pris la fuite et demeure introuvable.
Le chauffeur VTC : la jeune femme l’accuse de complicité, persuadée qu’il connaît l’agresseur puisqu’il l’a conduite jusqu’au lieu du drame. Cependant , le chauffeur, lui, nie fermement toute implication et affirme qu’il ne s’agissait que d’une course commandée via l’application, sans lien personnel avec le commanditaire.
Face à un tel drame, la priorité absolue reste la prise en charge médicale urgente de la victime, accompagnée d’un suivi psychologique indispensable pour l’aider à surmonter ce traumatisme. Parallèlement, les autorités policières doivent traiter cette affaire avec le plus grand sérieux. Identifier l’agresseur et traduire les responsables en justice constitue une étape essentielle pour prévenir de tels drames à l’avenir.
Renoncer au gain facile et bâtir son autonomie
Ce fait divers tragique remet également en lumière un phénomène récurrent dans notre société : les pièges tendus autour de l’illusion de l’argent facile.
Face à ce drame, la rédaction de notre média lance un appel solennel à la prise de conscience et à la vigilance de la jeunesse : méfiez-vous des mirages. Un homme prétendu « important et généreux » qui distribue de l’argent sans contrepartie n’existe pas. En réalité, derrière ces promesses mirobolantes d’entremetteuses se cachent trop souvent des réseaux d’exploitation, des prédateurs ou des pratiques occultes destructrices.
Construire son propre avenir
Pour éviter ce type de situations, les autorités travaillent d’arrache-pied et élaborent des programmes destinés à renforcer l’autonomie des femmes. Par ailleurs , elles appellent les femmes et jeunes filles à miser sur la formation et l’apprentissage afin d’acquérir des compétences professionnelles et de garantir leur indépendance financière. Elles les encouragent également à entreprendre, même à petite échelle, pour bâtir une autonomie durable. La réussite, rappellent-elles, se construit par l’effort et la patience, loin des raccourcis dangereux.
Enfin, ce drame rappelle une vérité incontournable : aucune promesse d’argent facile ne vaut la perte de sa dignité ou de sa vie. La jeunesse doit rompre avec la culture de la facilité et bâtir son avenir par l’effort, la formation et l’autonomie.
La transition numérique et sécuritaire s’accélère au Niger. Dans le sillage du Président de la République, le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, s’est officiellement fait enrôler Le jeudi 23 juillet 2026 pour obtenir le tout nouveau passeport biométrique de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une démarche qui marque un tournant dans la modernisation des documents d’identité du pays.
En effet, la machine est lancée. Porté par le ministère de l’Intérieur et ses partenaires, le vaste projet de production de la nouvelle carte nationale d’identité et du passeport biométrique entre dans sa phase active. Ainsi, en se soumettant à cet exercice d’enrôlement auprès des services compétents, le chef du gouvernement nigérien a tenu à montrer l’exemple et à souligner l’importance de ce document stratégique, conçu pour les trois pays membres de l’AES.
À cette occasion, le Premier ministre a pu découvrir en détail les caractéristiques techniques de ce document de nouvelle génération. Le Directeur de la Surveillance du Territoire, le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Mamane Mijinyawa, a présenté les spécificités d’un passeport décrit comme résolument moderne et « ultra-sécurisé ».
Concrètement, l’objectif affiché par les autorités est clair : offrir aux Nigériens un document de voyage inviolable, facilitant la mobilité tout en luttant efficacement contre la fraude à l’échelle de la sous-région.
Cinq déclinaisons pour répondre à tous les besoins
Pour répondre aux différents statuts et motifs de déplacement, ce nouveau document biométrique se décline en cinq catégories : le passeport ordinaire, le passeport diplomatique, le passeport de service, le passeport spécial Hadj et le passeport pour réfugiés.
Ainsi, avec le déploiement opérationnel de ce document de pointe, le Niger et ses partenaires de l’AES démontrent leur volonté de mutualiser leurs efforts. En outre, il s’agit d’offrir à leurs populations des outils souverains, fiables et parfaitement conformes aux standards internationaux les plus exigeants.
Un symbole fort d’intégration et de souveraineté pour l’AES
Par ailleurs, la création de ce passeport unique revêt une importance géopolitique majeure pour l’Alliance des États du Sahel (AES). En uniformisant leurs documents de voyage, le Niger, le Burkina Faso et le Mali franchissent une étape décisive dans leur processus d’intégration.
Désormais, ce document commun a pour vocation de fluidifier la libre circulation des citoyens au sein de cet espace partagé, effaçant ainsi les barrières administratives entre les trois nations. Plus qu’un simple titre de voyage, ce passeport unique forge une véritable identité sahélienne commune. Enfin, il illustre la volonté des États de l’AES de mutualiser leurs efforts afin d’affirmer leur souveraineté pleine et entière sur la scène internationale, à travers des outils fiables, indépendants et ultra-sécurisés.
Le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou s’est rendu ce jeudi à Konni pour évaluer l’avancement des travaux de construction de postes de pesage et de péage modernes, un chantier présenté comme un maillon supplémentaire de la stratégie nationale de préservation du réseau routier.
C’est en effet sous un ciel de saison des pluies que le ministre de l’Équipement et des Infrastructures a foulé, ce jeudi 23 juillet 2026, le sol du chantier de Konni. Accompagné de ses collaborateurs, il y a inspecté l’état d’avancement des travaux de construction des futurs postes de pesage et de péage, avant d’échanger longuement avec les équipes techniques mobilisées sur le site.
Le ministre appelle à accélérer l’exécution des travaux
Devant les responsables du chantier, le ministre a d’abord rappelé l’enjeu que représentent ces infrastructures : préserver le patrimoine routier national, réguler la circulation des poids lourds et renforcer les ressources destinées à l’entretien des routes. En effet, les postes de pesage permettent de contrôler la charge des camions et de limiter la dégradation prématurée des chaussées, tandis que les postes de péage modernisés visent à sécuriser la collecte des recettes destinées au Fonds d’Entretien Routier.
À cette occasion, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, ministre de l’Équipement et des Infrastructures, a également exhorté l’entreprise en charge du chantier à maintenir la cadence afin d’assurer une livraison rapide et de qualité.
Une pièce du dispositif national de protection des routes
Plus largement, la modernisation des postes de pesage et de péage s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement du contrôle sur les axes routiers nigériens. À cet effet, le ministère a, ces dernières semaines, multiplié les déplacements auprès des structures placées sous sa tutelle — Agence de maîtrise d’ouvrage déléguée de l’entretien routier, Fonds d’Entretien Routier, centres de formation aux travaux publics — dans une logique de mobilisation et de suivi rapproché des équipes.
Concrètement, un poste de pesage vérifie la charge à l’essieu des poids lourds afin d’éviter la surcharge, principale cause de dégradation accélérée des chaussées. De son côté, un poste de péage moderne, équipé de systèmes automatisés, sécurise la collecte des recettes reversées à l’entretien routier, tout en réduisant les risques de fraude ou de pertes de recettes constatés sur les installations plus anciennes.
Konni, étape d’une stratégie nationale pour des infrastructures durables
Le déplacement à Konni s’inscrit dans le prolongement de la feuille de route confiée au ministre par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, sous la coordination du Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine. En outre, cette feuille de route place les infrastructures routières parmi les priorités du Programme de la Refondation, avec pour objectif de doter le pays d’équipements modernes et durables, au service à la fois de la protection du réseau routier national et du développement économique.
Un chantier suivi de près pour les usagers de Konni
Au terme de sa visite, le ministre a de nouveau encouragé l’entreprise en charge des travaux à maintenir le rythme d’exécution, dans la perspective d’une livraison rapide et de qualité. Il a, par ailleurs, souligné que ces nouvelles infrastructures bénéficieront directement aux usagers de la route ainsi qu’aux opérateurs économiques de Konni et de ses environs, appelés à profiter d’un trafic mieux régulé et d’axes routiers mieux préservés.