Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 17 sur 294

Pétrole au Niger : 170 milliards FCFA pour le contenu local

Longtemps mesurée en barils produits et en milliards investis, la richesse pétrolière nigérienne est désormais évaluée à une autre échelle : celle des emplois créés, des contrats remportés par les entreprises locales et des compétences développées dans le pays. À travers sa politique de contenu local, le gouvernement veut transformer l’industrie pétrolière en moteur de souveraineté économique.

Le Niger ne veut plus se contenter d’extraire son pétrole. Il entend désormais transformer cette ressource en levier de développement national. C’est le message porté par le secrétaire général du ministère du Pétrole, Abdoul Karim Mohamed Ali, lors de l’atelier consacré à l’opérationnalisation du contenu local dans le secteur pétrolier.

Au terme de cette rencontre réunissant opérateurs pétroliers, entreprises, banques, compagnies d’assurances et professions d’appui, le responsable a dressé une feuille de route claire : faire en sorte que les retombées économiques de l’industrie profitent davantage aux entreprises nigériennes et, à travers elles, aux populations.

Une industrie devenue un pilier de l’économie

Les chiffres illustrent l’importance prise par le pétrole dans l’économie nigérienne. Selon le ministère du Pétrole, le secteur représente aujourd’hui plus de 7 000 milliards de francs CFA d’investissements cumulés. Chaque année, il génère près de 2 000 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires et mobilise environ 700 milliards de francs CFA de commandes en biens, travaux et services. Derrière ces montants se cache un enjeu majeur : augmenter la part de ces marchés qui revient aux entreprises nationales.

170 milliards de FCFA accessibles aux entreprises nigériennes

La prochaine étape est déjà identifiée. Sur la période allant de 2026 à mars 2027, près de 170 milliards de francs CFA de marchés devraient être réservés aux entreprises nigériennes dans le cadre de la politique de contenu local. Mais le gouvernement insiste : cette ouverture ne constitue pas une distribution automatique de contrats.

Les entreprises devront démontrer leur capacité à répondre aux exigences du secteur pétrolier, tant sur le plan technique que financier. Elles sont également encouragées à constituer des consortiums ou à développer des partenariats stratégiques afin d’accéder à des marchés plus importants.

Une nouvelle vision de la souveraineté économique

Pour les autorités, la politique de contenu local dépasse largement le cadre de l’industrie pétrolière. Elle s’inscrit dans le Programme de Refondation de la République (PRR 2025-2029), qui fait de la valorisation des ressources nationales un instrument de création de richesse au bénéfice des Nigériens.

L’objectif consiste à retenir dans l’économie nationale une part croissante de la valeur créée par le pétrole, en développant les entreprises locales, en favorisant les recrutements nationaux et en renforçant durablement les compétences techniques.

Des réformes pour structurer le tissu entrepreneurial

Cette stratégie repose déjà sur plusieurs mesures concrètes. Depuis décembre 2025, le ministère du Pétrole, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Niger, mène une vaste opération d’identification des entreprises nationales.

À ce jour, le ministère du Pétrole, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Niger, a déjà identifié 535 entreprises opérant dans 16 secteurs de la chaîne de valeur pétrolière. Ce recensement permet de mieux évaluer les capacités nationales et de préparer les entreprises aux opportunités du secteur.

Le gouvernement a également franchi une nouvelle étape avec l’adoption, le 16 juillet 2026, de l’ordonnance sur le contenu local. Ce texte établit le cadre juridique de cette politique et prévoit plusieurs outils destinés à faciliter son application : un répertoire national des entreprises, une plateforme de mise en relation entre opérateurs et prestataires, un fonds d’appui ainsi que des mécanismes de suivi des engagements pris par les différents acteurs.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Des opportunités bien au-delà des compagnies pétrolières

Le contenu local ne concerne pas uniquement les entreprises spécialisées dans le forage. Les besoins du secteur couvrent un large éventail d’activités : construction d’infrastructures, maintenance industrielle, transport, sécurité, ingénierie, télécommunications, services bancaires, assurances, restauration, logistique ou encore prestations environnementales. Autant de marchés susceptibles de stimuler de nombreux secteurs de l’économie nationale.

La préférence nationale ne remplace pas la compétitivité.

Les autorités mettent toutefois en garde contre toute interprétation erronée de cette politique. L’inscription au répertoire national ne garantit pas l’obtention d’un marché. Elle permet d’accéder aux procédures de qualification et d’entrer en concurrence avec les autres entreprises.

Pour réussir, les opérateurs nigériens devront améliorer leur gouvernance, renforcer leurs capacités financières, investir dans la formation de leurs équipes et respecter les normes internationales en matière de qualité, de sécurité, de santé et de protection de l’environnement. Le message du secrétaire général est sans ambiguïté : la préférence nationale crée des opportunités, mais seule l’excellence permettra de les conserver durablement.

Transformer les promesses en emplois

L’atelier s’est conclu sur un constat partagé : la réussite du contenu local dépendra de la mobilisation de l’ensemble des acteurs. Les compagnies pétrolières devront rendre leurs besoins plus lisibles, les banques adapter leurs mécanismes de financement, les assureurs développer des solutions appropriées, tandis que les entreprises nationales devront poursuivre leur professionnalisation.

Le succès de cette politique dépendra désormais de sa capacité à produire des résultats tangibles. Les entreprises nigériennes devront conquérir une part croissante des marchés pétroliers, créer des emplois, renforcer les compétences nationales et contribuer à l’émergence d’un tissu industriel solide. Pour Abdoul Karim Mohamed Ali, la préférence nationale constitue une opportunité, mais seules la qualité, la compétence et la transparence permettront aux entreprises de s’imposer durablement dans cette industrie stratégique.

Énergie au Niger : Pr Amadou Haoua face au CCR

Pour la première fois depuis l’ouverture de la session ordinaire 2026 du Conseil consultatif de la refondation, un membre du gouvernement s’est prêté à l’exercice inédit de redevabilité. Face à des dizaines d’interrogations, la ministre de l’Énergie, Pr Amadou Haoua, a défendu les réformes engagées dans son secteur considéré comme l’un des principaux moteurs du développement du Niger.

Désormais, l’électricité n’est plus seulement une question technique au Niger ; elle est devenue un enjeu politique, économique et social. C’est dans cette perspective que la ministre de l’Énergie, Pr Amadou Haoua, a inauguré les communications gouvernementales devant le Conseil consultatif de la refondation (CCR), réunissant les différentes composantes de cette instance autour des grands dossiers nationaux.

Première membre du gouvernement à se soumettre à cet exercice, elle a démontré, avec un grand sérieux, sa volonté de répondre aux attentes du peuple en plaçant au centre des échanges ce secteur dont dépend une large part des ambitions de développement du pays : l’énergie.

Ministère de l'Énergie
© Ministère de l'Énergie

Un secteur stratégique passé au crible

Durant sa présentation, la ministre a dressé un état des lieux de la politique énergétique nationale avant d’exposer les réformes engagées pour moderniser le secteur.

Ainsi, les discussions ont porté sur les orientations stratégiques du gouvernement, l’amélioration de la gouvernance énergétique, le développement de l’accès à l’électricité, la place des producteurs indépendants ainsi que les mécanismes de régulation appelés à accompagner la transformation du secteur.

La ministre est également revenue sur les défis qui continuent de peser sur la production, le transport et la distribution de l’électricité, tout en présentant les projets destinés à améliorer durablement la couverture énergétique du territoire.

Un exercice de transparence inédit

cependant , l’un des temps forts de cette séance a été la phase de questions‑réponses. À l’issue de la présentation, les membres du CCR ont adressé 53 questions à la ministre et à son équipe. Les échanges ont permis d’aborder de manière approfondie les difficultés rencontrées par le secteur, les réformes en cours et les perspectives envisagées pour répondre aux besoins énergétiques croissants du pays.

À travers cet exercice de redevabilité et de dialogue institutionnel, le gouvernement entend prouver son engagement envers le bien-être des Nigériens et son efficacité sur le dossier énergétique, en soumettant directement ses orientations aux préoccupations des membres du Conseil

Ministère de l'Énergie
© Ministère de l'Énergie

Le barrage de Kandadji au centre des échanges

Il est impossible d’évoquer l’avenir énergétique du Niger sans parler du barrage de Kandadji, projet emblématique dont la réalisation connaît de nombreux retards. Afin d’apporter des précisions sur ce dossier, le ministère de l’Énergie a associé aux travaux le président du Conseil d’administration de l’Agence du barrage de Kandadji.

Celui‑ci a présenté l’évolution du projet, expliqué les contraintes qui ont ralenti sa mise en œuvre au fil des années et exposé les perspectives retenues pour mener à son terme cette infrastructure stratégique, appelée à renforcer la production nationale d’électricité tout en soutenant l’irrigation et le développement économique.

Une mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur

La ministre n’a pas conduit cet exercice seule. Elle était entourée du secrétaire général du ministère ainsi que des responsables des principales structures intervenant dans le secteur énergétique, notamment la NIGELEC, l’ANPER, l’ANERSOL, la SONICHAR, la Société nationale de carbonisation du charbon (SNCC), CONTRELEC, la CMEN ainsi que l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE). Leur présence a permis d’apporter des réponses techniques aux nombreuses préoccupations exprimées au cours des débats.

Ministère de l'Énergie
© Ministère de l'Énergie

L’énergie comme levier d’autonomisation des femmes rurales

Par ailleurs, la ministre a élargi la réflexion au développement local. Elle a plaidé pour le renforcement des plateformes multifonctionnelles destinées aux femmes rurales, considérées comme des outils capables de stimuler les activités économiques, d’améliorer les conditions de vie et de favoriser l’autonomisation des communautés.

De plus, elle a appelé à développer des solutions fondées sur les ressources nationales, estimant que le Niger devait davantage miser sur ses propres capacités pour accélérer sa transformation énergétique, sans dépendre exclusivement des financements extérieurs.

Un signal politique pour la refondation

Enfin, cette première communication gouvernementale devant le Conseil consultatif de la refondation traduit une évolution dans la manière d’aborder les politiques publiques.

En plaçant le secteur de l’énergie au cœur d’un débat ouvert avec les membres du CCR, les autorités cherchent à faire de cette instance un espace d’échanges sur les grandes priorités nationales.

Pour un pays confronté à des besoins croissants en électricité, à des défis d’accès à l’énergie et à l’impératif de soutenir son développement économique, ce dialogue institutionnel pourrait contribuer à améliorer la compréhension des réformes engagées, à renforcer la transparence de l’action publique et à faire émerger des solutions mieux adaptées aux réalités du terrain.

Agadez : 2,56 milliards FCFA pour renforcer le drainage urbain

La deuxième phase des ouvrages de drainage a été lancée jeudi dans la capitale de l’Aïr. Au-delà des infrastructures, les autorités misent sur un aménagement urbain capable de réduire les risques liés aux pluies et d’accompagner la croissance de la ville.

À Agadez, la lutte contre les inondations entre dans une nouvelle phase. Le gouverneur de la région, le général de division Ibra Boulama Issa, a donné, jeudi 23 juillet, le coup d’envoi de la deuxième tranche des travaux de drainage de la commune urbaine. L’opération, inscrite dans le Projet intégré de développement urbain et de résilience multisectorielle (PIDUREM), représente un investissement de 2,56 milliards de francs CFA TTC et devrait s’étendre sur huit mois.

Dans une ville régulièrement confrontée aux effets des fortes pluies et à l’érosion des sols, ces aménagements répondent à un enjeu devenu central : adapter les infrastructures urbaines à des phénomènes climatiques de plus en plus marqués.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Réorganiser l’écoulement des eaux pour protéger la ville

Le programme prévoit la réalisation de plusieurs chaussées drainantes destinées à canaliser les eaux pluviales vers le kori Aghazarmadran, principal exutoire naturel de la ville.

Les travaux porteront notamment sur un axe de 2 770 mètres reliant le marché de Tekazamt au kori en passant par l’école primaire Abzine 1. Trois autres tronçons seront également aménagés : une liaison de 430 mètres entre le portail du cimetière et le kori, une chaussée drainante de 452 mètres le long du camp de la Garde nationale, dans le quartier Misrata, ainsi qu’un dernier tronçon de 510 mètres, complété par un caniveau de 515 mètres, reliant l’ancien hôpital Rotchi au même cours d’eau.

Ces infrastructures doivent permettre de mieux maîtriser les écoulements, souvent à l’origine d’importantes dégradations lors des épisodes pluvieux.

Un projet au-delà de la gestion des inondations

Pour les autorités nigériennes, ces travaux ne visent pas uniquement à limiter les dégâts causés par les intempéries.

Lors de la cérémonie de lancement, le gouverneur a souligné que ce chantier s’inscrivait dans la volonté des plus hautes autorités du pays, sous l’impulsion du président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, de renforcer la résilience des villes face aux aléas climatiques et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

La sécurisation des quartiers exposés devrait également favoriser une circulation plus fluide, protéger les habitations contre l’érosion et soutenir les activités économiques, notamment autour du marché de Tekazamt, l’un des principaux pôles commerciaux d’Agadez.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Le défi de l’exécution

Comme pour de nombreux projets d’infrastructures, l’enjeu résidera désormais dans la qualité de la réalisation. Le gouverneur a appelé l’entreprise chargée des travaux, le bureau de contrôle et l’ensemble des intervenants à respecter les normes techniques ainsi que les délais contractuels fixés à huit mois. Il a également invité les habitants à accompagner le projet afin de faciliter son exécution.

Pour Agadez, cette deuxième phase du PIDUREM constitue un test important. Si les ouvrages tiennent leurs promesses, ils pourraient contribuer à réduire durablement la vulnérabilité de la ville face aux inondations, tout en accompagnant son développement urbain dans un contexte où les effets du changement climatique imposent de repenser les infrastructures publiques.

UFOA-B U20 : Le Mena du Niger met le cap sur la Côte d’Ivoire

Ce matin, la sélection nationale U20 a quitté Niamey à destination de la Côte d’Ivoire, avec la ferme ambition de briller au tournoi de la zone UFOA‑B et de décrocher une qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie.

C’est un voyage chargé de désirs qui débute pour les jeunes pépites du Niger. En s’envolant ce matin vers la capitale politique ivoirienne, le Mena U20 entame la dernière étape de sa préparation avant le coup d’envoi officiel de la compétition. Du 26 juillet au 9 août 2026, Yamoussoukro devient le théâtre de cette explication au sommet entre les meilleures nations d’Afrique de l’Ouest.

Fédération Nigérienne De Football
© Fédération Nigérienne De Football

Un choc d’entrée dans le Groupe A

Le Niger sait déjà à quoi s’attendre et la tâche s’annonce intense. Logé dans le Groupe A, le Mena national devra en découdre directement avec le pays hôte, la Côte d’Ivoire, portée par son public, ainsi qu’avec un voisin ambitieux, le Bénin. Deux confrontations cruciales où chaque détail comptera également pour espérer sortir des poules.

Parallèlement, le Groupe B prend des airs de véritable choc des titans en réunissant le Burkina Faso, le Nigeria, le Ghana et le Togo.

Fédération Nigérienne De Football
© Fédération Nigérienne De Football

Un théâtre prestigieux pour un enjeu continental

Pendant quinze jours, les rencontres se disputeront sur deux sites phares de la ville : le majestueux Stade Charles Konan Banny et le terrain du Lycée Scientifique. Les jeunes Nigériens auront l’occasion d’y exprimer tout leur talent et d’imposer leur rythme face à des adversaires de premier plan.

Ainsi, pour le Mena U20, l’heure des calculs est terminée. L’objectif est désormais de réussir son entrée en matière ce week‑end et de porter haut les couleurs nationales jusqu’à la phase finale.

Niger-Chine : Vers une coopération sécuritaire renforcée

Le partenariat entre le Niger et la Chine prend une nouvelle dimension. Lors d’une audience avec l’ambassadeur chinois, le ministre d’État chargé de l’Intérieur, le Général de Division Mohamed Toumba, a exprimé la volonté des deux nations de consolider leur coopération, en mettant l’accent sur la sécurité publique et la stabilisation des communautés. 

C’est une rencontre au sommet qui témoigne de l’excellence des relations bilatérales. Dans les locaux du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire, les salutations d’usage ont rapidement laissé place à des échanges de fond. Entourés de leurs plus proches collaborateurs, le Général de Division Mohamed Toumba et l’ambassadeur de Chine au Niger, S. E. M. Lyu Guijun, ont dressé un bilan particulièrement positif des efforts conjoints menés jusqu’ici. Mais, loin de se contenter des acquis, les deux personnalités ont tracé les contours d’un partenariat de nouvelle génération, voulu encore plus dynamique et mutuellement bénéfique.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

La sécurité publique au cœur des échanges

Le véritable enjeu de ce tête-à-tête s’est cristallisé autour des défis sécuritaires actuels. Dans un contexte où les enjeux de protection civile sont primordiaux, les deux délégations ont exploré de nouveaux mécanismes concrets. La ligne directrice est précise : renforcer la coopération sécuritaire entre Niamey et Pékin et agir de concert pour assurer la stabilisation durable des communautés. Cette synergie d’actions s’annonce aussi déterminante pour le maintien de la paix et le développement territorial.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Un forum international pour renforcer la coopération

Cette dynamique de renforcement sécuritaire trouvera d’ailleurs très prochainement un écho à l’échelle internationale. Profitant de cette audience de haut niveau, le diplomate chinois a porté à la connaissance du ministre d’État l’organisation d’un événement d’envergure inédite. Du 8 au 13 septembre 2026, la Chine accueillera, en effet, la toute première édition de son forum international dédié à la sécurité publique. Ce grand rendez-vous de Pékin s’annonce d’ores et déjà comme une plateforme incontournable pour redéfinir les stratégies de demain, confirmant ainsi la place centrale de la coopération sino-nigérienne dans ce domaine crucial.

SMAE 2026 à Zinder : Financer l’école par les ressources locales

Face au recul des financements internationaux, les acteurs de l’éducation réunis à Zinder défendent une nouvelle approche : faire des collectivités, des parents, de la diaspora et du secteur privé les premiers investisseurs de l’école nigérienne.

L’avenir de l’école nigérienne ne dépendra plus uniquement des bailleurs internationaux. À Zinder, ce message a résonné comme un appel à l’action lors du lancement de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation (SMAE 2026). Cette année, la campagne internationale met l’accent sur une question devenue centrale : comment financer durablement l’éducation en mobilisant d’abord les ressources locales ?

Réunis dans la salle de l’ancien Conseil régional, responsables administratifs, autorités coutumières, acteurs de l’éducation, représentants des collectivités locales et organisations de la société civile ont partagé une même conviction : la pérennité du système éducatif nigérien passe désormais par une implication plus forte des communautés.

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L’école face à un nouveau défi financier

La réflexion intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales. Les conflits armés, les effets du changement climatique, la diminution progressive de l’aide extérieure et les risques de privatisation de certains services publics fragilisent les systèmes éducatifs dans plusieurs pays.

Pour les participants, ces mutations imposent un changement de paradigme. Il devient indispensable de développer des mécanismes de financement capables de résister aux aléas de la conjoncture internationale.

Le président de la Coalition ASO-EPT Niger, Illiass Alhousseini, a rappelé que l’Objectif de développement durable n°4, qui vise une éducation inclusive et de qualité pour tous à l’horizon 2030, restera hors de portée sans une mobilisation rapide des ressources nationales et locales.

Il a également salué l’orientation des autorités nigériennes, qui privilégient désormais un financement accru de l’éducation sur les ressources propres de l’État dans le cadre de la politique de refondation.

Zinder veut transformer ses bons résultats en modèle durable

Si la conférence a insisté sur les défis financiers, elle s’est également appuyée sur des résultats jugés encourageants. Lors des derniers examens scolaires, la région de Zinder a enregistré 73,42 % de réussite au CFEPD et 56 % au BEPC. Pour les responsables éducatifs, ces performances démontrent qu’une coopération efficace entre l’État, les collectivités territoriales, les communautés et les établissements scolaires peut produire des résultats concrets. L’enjeu consiste désormais à préserver cette dynamique en consolidant les mécanismes locaux de financement.

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Les communes appelées à devenir les premiers partenaires de l’école

Au cœur des échanges figuraient les Fédérations communales des Comités de gestion décentralisés des établissements scolaires (FCC-CGDES). Ces structures de proximité sont appelées à jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation des ressources destinées aux écoles.

Les participants ont notamment plaidé pour une implication accrue des communes dans les investissements éducatifs, un recours plus systématique aux budgets participatifs, ainsi qu’un accompagnement renforcé des élus locaux afin que les questions éducatives occupent une place prioritaire dans les politiques communales.

Diaspora, entreprises et parents : un nouveau pacte de financement

Au-delà des financements publics, la conférence a dessiné les contours d’un modèle plus participatif. Les organisateurs souhaitent encourager la création de partenariats entre les établissements scolaires, les entreprises locales, les associations, les ressortissants vivant à l’étranger et les communautés elles-mêmes.

Parmi les pistes évoquées figurent les contributions volontaires de la diaspora, l’appui du secteur privé, les initiatives communautaires de solidarité ainsi qu’une implication plus active des parents d’élèves dans la vie financière des écoles.

L’objectif est également de renforcer le contrôle citoyen sur la mobilisation et l’utilisation des ressources afin d’améliorer la transparence dans la gestion des budgets scolaires.

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Faire de chaque citoyen un acteur de l’éducation

À travers cette 24ᵉ édition de la Semaine mondiale d’action pour l’éducation, ASO-EPT Niger entend aller au-delà d’une simple campagne de sensibilisation.

Les participants sont appelés à maîtriser les mécanismes d’élaboration des budgets scolaires prévus par la législation nigérienne, mais surtout à devenir des relais dans leurs communes pour promouvoir un financement plus participatif de l’éducation.

Soutenue par le Partenariat mondial pour l’éducation, Oxfam et Save the Children International, l’initiative ambitionne de faire émerger une culture de responsabilité partagée autour de l’école.

À Zinder, le message est désormais clair : l’avenir de l’éducation ne se construira pas uniquement dans les ministères ou grâce aux partenaires extérieurs. Il dépendra aussi de la capacité des collectivités, des familles, des entreprises et des citoyens à faire de l’école une priorité commune.

Forum régional : la jeunesse du Damagaram se mobilise pour la paix

Réunis en forum régional, des centaines de jeunes ont fait de la paix, du leadership et de l’engagement citoyen les piliers d’un nouveau pacte pour le Damagaram. Entre interpellation des autorités et appels à l’action, la jeunesse entend désormais peser sur l’avenir de sa région.

À Zinder, le débat ne se limite pas aux discours de circonstance. Depuis ce mercredi 22 juillet et jusqu’à demain 23 juillet 2026, des centaines de jeunes venus des différents départements de la région ont choisi de mettre sur la table les défis qui freinent leur avenir, mais aussi les solutions qu’ils souhaitent porter. Organisé par le Mouvement des Jeunes pour la Paix et le Développement (MOJEPAD) en collaboration avec la Direction régionale de la Population, le Forum régional de la jeunesse du Damagaram a placé les jeunes au centre d’une réflexion ambitieuse sur la paix, la cohésion sociale et le développement.

Loin d’un simple rassemblement institutionnel, cette rencontre s’est imposée comme un espace de dialogue où les préoccupations liées à l’emploi, à l’éducation, aux violences sociales et à la gouvernance ont occupé le devant de la scène.

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Faire de la jeunesse le premier rempart contre les crises

Dans une région marquée par sa diversité culturelle et sa position stratégique, les organisateurs ont voulu rappeler que la stabilité ne relève pas uniquement de l’action des pouvoirs publics.

Représentant le gouverneur de Zinder, le secrétaire général adjoint de la région, Mourtala Ibrahim, a insisté sur la responsabilité qui incombe aux jeunes dans la préservation de la paix.

Selon lui, la cohésion sociale se construit quotidiennement grâce à l’engagement des citoyens, particulièrement celui de la jeunesse, appelée à devenir un acteur majeur de la prévention des conflits et de la consolidation du vivre-ensemble.

Il a également rappelé les priorités défendues par les autorités nigériennes en faveur des jeunes, notamment le développement de la formation professionnelle, le soutien aux activités génératrices de revenus, l’accompagnement des start-up ainsi que la lutte contre les fléaux qui fragilisent la jeunesse, parmi lesquels la consommation de drogues, la déscolarisation et les violences basées sur le genre.

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Les partenaires alertent sur les urgences sociales

Les partenaires techniques présents ont, eux aussi, recentré les échanges sur les réalités auxquelles fait face la région.

Le représentant de CARE Niger a estimé qu’aucune politique de paix durable ne pouvait réussir sans une implication active des jeunes. Il a réaffirmé la disponibilité de son organisation à soutenir les initiatives favorisant la justice sociale, le dialogue et le respect des droits humains.

Du côté de Save the Children, le message s’est voulu plus alarmant. L’organisation a rappelé que Zinder demeure l’une des régions les plus exposées aux mariages précoces et à la traite des enfants. Les jeunes participants ont ainsi été invités à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés afin de lutter contre ces pratiques qui compromettent l’avenir de milliers d’enfants.

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Le MOJEPAD veut une jeunesse qui influence les décisions

Les responsables du MOJEPAD ont profité du forum pour défendre une vision plus ambitieuse du rôle de la jeunesse dans la société nigérienne.

Pour eux, les jeunes ne doivent plus être considérés comme de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais comme des partenaires capables de proposer des solutions et d’accompagner les transformations du pays.

Ils ont insisté sur l’importance de la formation, du leadership et de l’engagement citoyen, estimant qu’une jeunesse bien préparée constitue un puissant moteur de développement économique et social.

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Un plaidoyer pour plus d’équité dans l’accès aux emplois publics

Au-delà des questions de paix et de cohésion sociale, le forum a également servi de tribune pour porter plusieurs revendications.

Le président national du MOJEPAD a notamment appelé les autorités à renforcer la transparence dans l’organisation des concours de la fonction publique, particulièrement dans les secteurs des Finances et du Pétrole.

À travers cette demande, le mouvement plaide pour une sélection fondée exclusivement sur les compétences et le mérite, estimant que la confiance des jeunes envers les institutions passe aussi par l’équité des procédures de recrutement.

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Transformer les engagements en actions

L’administrateur délégué du quatrième arrondissement communal de Zinder, Mai Boukar Abdoubacar, a rappelé que la jeunesse représente un levier essentiel pour construire un développement durable.

À l’issue des deux jours de travaux qui s’achèveront demain 23 juillet, les discussions du forum devraient déboucher sur une série de recommandations destinées aux autorités publiques et aux partenaires de développement. Parmi les priorités figurent le renforcement des centres d’écoute, l’intensification des campagnes de sensibilisation ainsi que la multiplication des cadres de dialogue entre les différentes communautés.

En plaçant les jeunes au cœur de ces engagements, le Forum régional de la jeunesse du Damagaram affiche une ambition de faire de Zinder un laboratoire de paix, de solidarité et de leadership citoyen, où la jeunesse ne subit plus les défis de son époque, mais participe pleinement à leur résolution.

RN29 Tsernaoua–Tahoua : lancement officiel des travaux

C’est le début d’une nouvelle ère pour la région de l’Ader et tout le nord du Niger. Ce mercredi 22 juillet 2026, le Ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou, a donné le coup d’envoi officiel des travaux de réhabilitation de la Route nationale n° 29(RN29). Longtemps détérioré, cet axe vital de 115 kilomètres s’apprête à faire peau neuve pour dynamiser l’économie locale.

Attendu depuis des années par les transporteurs, les commerçants et les riverains, le chantier de la RN29 est désormais une réalité. En procédant au lancement officiel des travaux à Tsernaoua, le gouvernement concrétise un engagement majeur pris au plus haut sommet de l’État pour désenclaver les régions de l’intérieur.

Cet axe reliant Tsernaoua à Tahoua souffrait d’une dégradation avancée qui freinait considérablement les échanges commerciaux et compliquait les déplacements quotidiens. Avec le démarrage effectif des travaux, la promesse faite par le chef de l’État aux populations locales se transforme désormais en actes concrets.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Une chaussée moderne et un fort impact communautaire

Le projet va bien au-delà d’un simple colmatage. Il s’agit d’une modernisation complète de la voie : la future route sera dotée d’une chaussée neuve en béton bitumineux sur une plateforme de 10 mètres de large, garantissant ainsi la sécurité, la fluidité et la durabilité du trafic.

Par ailleurs, le projet intègre un important volet social, conçu pour transformer le quotidien des villages riverains. Tout au long du tracé, des investissements connexes seront déployés, notamment :

  • le forage de nouveaux points d’eau potable ;
  • la construction et la rénovation d’écoles ;
  • l’aménagement de centres de santé et de latrines publiques ;
  • le traitement de pistes rurales afin de relier les hameaux isolés.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Patriotisme, emploi local et préservation du patrimoine public

Porteur du message du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, le Ministre de l’Équipement a tenu à féliciter les populations de Tahoua pour leur résilience et leur patriotisme.

Dans son discours, le Colonel-Major Salissou Mahaman Salissou a insisté sur deux points cruciaux pour la réussite du chantier. D’une part, il a invité les entreprises exécutantes à recruter massivement de la main-d’œuvre locale afin que les jeunes du terroir profitent directement des retombées économiques des travaux. D’autre part, il a appelé les citoyens à faire preuve de civisme en protégeant cette infrastructure stratégique contre toute dégradation.

Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
© Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

Un levier majeur pour la prospérité de l’Ader

En redonnant son éclat à la RN29, le Niger franchit une étape déterminante dans la modernisation de son réseau routier national. Cette infrastructure rénovée constituera un véritable poumon économique pour la région de l’Ader, en facilitant le transport des marchandises, l’accès aux services sociaux de base et le désenclavement durable de tout le nord du pays.

Finalement cette réhabilitation de la RN29 ne se limite pas à un chantier routier : elle incarne la volonté du Niger de faire de ses infrastructures un moteur de développement et de cohésion nationale.

CAN 2032 : La CAF valide la candidature du Burkina, Mali et Niger

La Confédération africaine de football a validé la déclaration d’intérêt conjointe du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour organiser la Coupe d’Afrique des nations 2032. Une première étape symbolique pour les trois pays de l’AES, qui devront désormais convaincre sur le terrain des infrastructures et de la sécurité.

C’est à New York, loin des stades sahéliens, que s’est jouée, le samedi 18 juillet, une partie de l’avenir footballistique du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Réunis avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, les présidents des trois fédérations — le colonel Oumarou Sawadogo, Mahamadou Cissé et Issaka Adamou — ont obtenu la confirmation que leur déclaration d’intérêt commune pour l’organisation de la CAN 2032 était désormais enregistrée. L’information a été rendue publique le 20 juillet par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), avant d’être reprise dans toute la région.

Une formalité, pas encore une victoire

Sur le plan réglementaire, l’étape franchie reste limitée. Conformément à l’article 7.3 du règlement des candidatures de la CAF, les fédérations membres des trois pays de l’Alliance des États du Sahel sont désormais considérées comme ayant satisfait à l’exigence du dépôt d’une déclaration d’intérêt, un préalable administratif qui leur permet de rester dans la course, sans préjuger de l’attribution finale. Selon la Fédération nigérienne de football, cette validation permet simplement au dossier de poursuivre le processus officiel d’attribution des droits d’organisation.

Pourquoi la CAF a-t-elle ouvert trois éditions d’un coup ?

Début juillet 2026, la CAF a lancé simultanément l’appel à candidatures pour les CAN 2028, 2032 et 2036, invitant ses 54 associations membres à se positionner. Par cette démarche, l’instance continentale souhaite planifier à long terme sa compétition phare et laisser aux fédérations le temps de bâtir des dossiers solides.

Toutefois, si la CAF n’a pas encore fixé de date pour la décision finale concernant l’édition 2032, elle devra encore examiner la faisabilité technique du projet sahélien. Cette évaluation portera notamment sur l’état des infrastructures sportives, hôtelières et de transport des trois pays candidats.

Un précédent est-africain qui rassure

La formule d’une coorganisation à trois n’est pas une nouveauté pour la CAF : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie doivent déjà accueillir conjointement l’édition 2027, un précédent qui pourrait servir de référence lors de l’examen du dossier sahélien. Ce format tripartite permettrait au trio Burkina Faso–Mali–Niger de mutualiser les infrastructures existantes plutôt que de supporter seul le poids d’une organisation répondant aux standards internationaux.

Le président de la CAF a salué une initiative fondée sur une vision de coopération régionale, tout en rappelant les procédures à respecter, selon un communiqué de la FENIFOOT publié le 20 juillet 2026.

Le football, autre terrain de la diplomatie de l’AES

La démarche s’inscrit dans un contexte plus large. Depuis leur rupture avec la CEDEAO, les trois régimes militaires au pouvoir à Ouagadougou, Bamako et Niamey multiplient les initiatives communes pour affirmer l’existence d’un bloc sahélien autonome, de la monnaie à la diplomatie. Une candidature sportive conjointe, si elle aboutissait, offrirait à l’Alliance des États du Sahel une vitrine internationale rare, à un moment où la région reste marquée par une insécurité persistante. L’Union africaine a d’ailleurs condamné, cette semaine, de nouvelles attaques meurtrières au Niger et au Mali, survenues les 17 et 18 juillet.

C’est précisément sur le terrain de la sécurité, mais aussi sur celui des infrastructures sportives, des capacités d’hébergement et des réseaux de transport, que la CAF jugera, dans les prochains mois, la solidité du dossier sahélien.

Ce qu’il faut en retenir

En obtenant ce feu vert le 18 juillet, les candidats n’ont franchi qu’une étape préliminaire : la validation d’une déclaration d’intérêt, premier pas administratif d’un processus encore long dont le calendrier 2032 reste à définir. » Elle ne préjuge ni de la faisabilité technique du dossier — infrastructures, hébergement et sécurité —, ni de son issue face à d’éventuels autres candidats.

Les fédérations du Burkina Faso, du Mali et du Niger affirment vouloir poursuivre, en lien avec leurs gouvernements respectifs, la préparation d’un dossier technique conforme au cahier des charges de la CAF. La suite se jouera moins à New York que sur la capacité concrète des trois pays à répondre, dans la durée, aux exigences d’infrastructures, d’organisation et de sécurité qu’impose l’accueil d’une compétition continentale.

La CAN 2032 pourrait devenir bien plus qu’un tournoi : un révélateur de la capacité du Sahel à transformer son unité politique en une vitrine internationale.

Niger–Afrique du Sud : vers coopération sécuritaire renforcée

 Ce jour, le Ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire a accordé une audience de haut niveau à une importante délégation sud-africaine. Au menu des échanges : l’élargissement d’une coopération bilatérale prometteuse.

Niamey, 22 juillet 2026 —La diplomatie sécuritaire bat son plein dans la capitale nigérienne. Le ministre d’État a reçu une délégation venue du pays de Nelson Mandela, conduite par un poids lourd de l’appareil sécuritaire sud‑africain : Kubyane Jeffrey Thokoane, patron de l’Agence de la sécurité d’État.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Une visite de courtoisie aux enjeux stratégiques

Si la présence de cette délégation à Niamey s’inscrivait d’abord dans le cadre d’une visite de travail et de la présentation des civilités d’usage au Ministre d’État, les discussions ont rapidement pris une dimension hautement stratégique. Loin d’être une simple rencontre protocolaire, ce tête-à-tête a ainsi servi de tremplin pour explorer de nouvelles perspectives de partenariat.

Les deux parties ont, en effet, mis à profit cette audience pour étudier les voies et moyens d’élargir la coopération entre le Niger et l’Afrique du Sud. Dans un contexte sous-régional et continental où les défis sécuritaires exigent des réponses mutualisées, ce rapprochement entre Niamey et Pretoria résonne comme une volonté d’affirmer un axe de coopération Sud-Sud solide et décomplexé.

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Vers une alliance renforcée

L’arrivée du premier responsable du renseignement sud-africain dans les locaux du ministère de l’Intérieur nigérien n’a rien d’anodin. Elle illustre la dynamique d’ouverture du Niger vers des partenaires africains influents, capables d’accompagner le pays dans la consolidation de sa souveraineté sécuritaire et institutionnelle.

Cette rencontre pose ainsi les jalons d’une collaboration qui pourrait s’étendre au-delà des échanges d’informations institutionnelles, ouvrant la voie à une nouvelle ère de coopération entre les deux nations.

en somme, ce rapprochement sécuritaire entre le Niger et l’Afrique du Sud envoie un signal fort : l’Afrique choisit de bâtir ses propres réponses face aux menaces régionales.

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