Niamey donne le coup d’envoi de deux rendez‑vous majeurs consacrés à la jeunesse scolaire. La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, a officiellement lancé ce lundi 7 septembre 2026 la 2ᵉ édition du Festival scolaire et la 18ᵉ édition du Championnat national du sport scolaire. Ces manifestations réunissent des élèves venus des huit régions du Niger et servent également de cadre aux préparatifs de la 15ᵉ édition de la Journée de l’Excellence et du Mérite.
Le lancement de ces deux événements donne une dimension nationale aux activités scolaires de cette période. Des élèves issus des huit régions du pays prennent part aux différentes initiatives, aux côtés des représentants de la communauté éducative et des partenaires de l’école nigérienne.
La cérémonie a réuni notamment le gouverneur de la région de Niamey, l’administrateur délégué de la ville, les responsables des arrondissements communaux, les cadres du ministère, l’Union des Scolaires Nigériens (USN), les organisations syndicales et l’Association des Parents d’Élèves.
La présence de ces différents acteurs traduit la volonté des autorités de faire de l’école un espace où l’instruction, la citoyenneté, la discipline et la pratique sportive évoluent de manière complémentaire.
Les autorités nigériennes présentent ces activités comme un prolongement de la politique visant à valoriser les efforts et les performances des élèves. Lors de la cérémonie, le gouverneur de la région de Niamey a insisté sur la portée de la Journée de l’Excellence et du Mérite dans la transformation du système éducatif. Il a appelé à construire une école capable de former des citoyens compétents, responsables et conscients de leurs obligations envers la nation.
De son côté, le représentant de l’USN a invité les élèves à faire du travail, de la discipline et du mérite des principes de leur parcours scolaire. Le message adressé à la jeunesse ne se limite donc pas à la recherche de résultats académiques. Les autorités veulent également encourager des comportements et des valeurs considérés comme essentiels à la réussite individuelle et au développement collectif.
Élisabeth Shérif défend les réformes engagées
En ouvrant officiellement les activités, la ministre Élisabeth Shérif a dressé le bilan des principales réformes conduites au cours des trois dernières années. Elle a notamment cité la révision des programmes d’enseignement, l’instauration de la journée continue et l’adaptation du calendrier scolaire. Parmi les mesures évoquées figure également la décision de consacrer les 19 derniers jours du mois de Ramadan aux congés scolaires.
Selon la ministre, ces changements répondent à une même ambition : rapprocher davantage l’organisation du système éducatif des réalités sociales et culturelles du Niger, tout en recherchant une amélioration de la qualité de l’enseignement.
Le choix d’associer le Festival scolaire au Championnat national du sport scolaire traduit aussi une conception plus large de la formation des élèves. Le sport scolaire offre en effet un cadre où les jeunes peuvent développer l’esprit d’équipe, la discipline, le dépassement de soi et le respect des règles. Dans cette perspective, les compétitions nationales deviennent un outil complémentaire de l’enseignement en classe.
Pour le ministère, former un élève revient ainsi à combiner connaissances, compétences, comportement citoyen et aptitude à évoluer au sein d’un collectif.
Une mobilisation autour de la refondation du système éducatif
Dans son intervention, Élisabeth Shérif a également mis en avant les efforts du gouvernement en faveur de la refondation de l’éducation nationale. Elle a salué l’engagement des enseignants, des parents, des élèves, des partenaires sociaux et de l’ensemble de la communauté éducative.
La ministre a inscrit ces actions dans les orientations portées par les autorités nationales, en citant notamment le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine et le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie. Cette mobilisation vise à accompagner les transformations du système éducatif et à renforcer son adéquation avec les priorités nationales.
Avec le Festival scolaire et le Championnat national du sport scolaire, le ministère entend donner une visibilité accrue aux talents et aux efforts des élèves tout en créant un espace de rencontre entre les différentes régions du pays. Ces activités précèdent ainsi la 15ᵉ édition de la Journée de l’Excellence et du Mérite, qui doit prochainement mettre à l’honneur les meilleurs parcours et performances scolaires.
À travers cette initiative, les autorités nigériennes instaurent une approche éducative fondée sur l’équilibre entre savoirs, compétences, discipline, citoyenneté et excellence. Le défi consiste désormais à transformer ces principes en acquis durables pour l’ensemble du système scolaire national.
Le gouvernement nigérien veut accélérer la transformation du réseau national de transport. À Niamey, lundi 7 septembre 2026, le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel-Major Salissou Mahamane Salissou, a présenté l’état d’avancement des principaux projets de son département et les priorités retenues pour les prochains mois. Au centre de son intervention : le désenclavement du territoire, la modernisation du réseau routier et ferroviaire et une plus grande maîtrise nationale des infrastructures.
Un bilan routier marqué par plusieurs réalisations
Le ministre a d’abord dressé le bilan des ouvrages déjà achevés ou réceptionnés. Selon les données présentées lors du point de presse, environ 474,52 kilomètres de routes rurales ont été réceptionnés. À ces réalisations s’ajoutent plusieurs ouvrages d’art, notamment un pont à poutres de 45 mètres linéaires et un dalot-cadre implanté sur la RN1W, l’axe reliant Niamey à Tillabéri.
Pour le ministère, ces investissements répondent à un objectif central : améliorer la circulation des personnes et des marchandises tout en rapprochant les zones rurales des principaux centres économiques du pays.
Des chantiers routiers à plusieurs centaines de kilomètres
Le gouvernement mise parallèlement sur la poursuite des grands travaux routiers. Parmi les opérations citées figure la réhabilitation et le bitumage de la RN4 entre Farié et Téra, sur 112 kilomètres. Les travaux se poursuivent actuellement sur deux fronts. Autre chantier stratégique : la route Arlit-Assamaka, lot 2, longue de 100 kilomètres. Le ministère prévoit son achèvement en décembre 2026.
Le corridor transsaharien Agadez-Zinder, qui s’étend sur 425 kilomètres, figure également parmi les priorités. Le ministre a indiqué que 174 kilomètres sur les 225 kilomètres prévus dans la phase concernée ont déjà été livrés. D’autres projets de bitumage et de réhabilitation restent engagés dans plusieurs régions, avec l’ambition affichée de renforcer progressivement la continuité du réseau national.
Péages : le Niger veut mieux sécuriser ses recettes
La modernisation ne concerne pas uniquement les routes. Le ministère entend également améliorer la gestion financière du patrimoine routier à travers la transformation des postes de péage et de pesage.
Le programme du Fonds d’Entretien Routier concerne 79 postes à l’échelle nationale. Deux sites servent actuellement de pilotes : Sorey et Konni. Leur niveau d’exécution atteint 57 %, selon les chiffres communiqués par le ministre.
La digitalisation doit permettre de mieux contrôler les flux financiers issus du péage et de limiter les déperditions de recettes. Le gouvernement associe cette réforme à un objectif plus large : renforcer les ressources disponibles pour assurer l’entretien régulier du réseau routier.
Le ferroviaire revient au cœur des ambitions nationales
Le Niger entend également développer ses infrastructures ferroviaires. Plusieurs projets figurent ainsi dans la feuille de route présentée à Niamey. Le ministre a notamment cité la liaison ferroviaire avec le Nigeria, le projet In Guezzam-Agadez, long de 450 kilomètres, ainsi que la ligne Niamey-Dosso-Konni-Maradi, dont le tracé atteint 656,22 kilomètres.
La coopération avec le Nigeria occupe une place particulière dans ce dispositif. La première phase du projet, entièrement financée par le pays voisin, affiche 80 % d’avancement. Toutefois, les travaux n’ont pas encore commencé sur la partie située en territoire nigérien. Cette liaison doit, à terme, renforcer les échanges entre les deux pays et améliorer l’intégration des réseaux de transport régionaux.
Les États généraux des Travaux publics comme feuille de route
Au-delà des infrastructures déjà livrées ou en chantier, le ministre a replacé ces actions dans le cadre des recommandations issues des États généraux des Travaux publics, organisés à Niamey en mai 2026.
Le gouvernement veut notamment utiliser ces orientations pour accroître la capacité du Niger à concevoir, réaliser, contrôler et entretenir lui-même ses infrastructures.
Cette ambition s’inscrit dans l’Axe 3 du Programme de Refondation de la République (PRR), consacré au développement des bases de production nécessaires à la souveraineté économique. Les transports, l’énergie et les technologies de l’information et de la communication constituent les principaux secteurs ciblés par cette orientation.
Avec l’Algérie, la coopération technique se poursuit
Le Niger compte également sur ses partenariats techniques pour renforcer ses capacités dans le secteur des travaux publics. Le ministre a ainsi évoqué la coopération avec l’Algérie, notamment à travers les mémorandums signés le 24 mars 2026 entre les institutions techniques des deux pays.
Pour Niamey, ces accords doivent contribuer au transfert de compétences et au développement d’une expertise nationale capable d’accompagner durablement les grands projets d’infrastructures.
Désenclavement et souveraineté comme lignes directrices
À travers les chantiers routiers, la modernisation des péages, les projets ferroviaires et les partenariats techniques, le gouvernement présente les infrastructures comme un levier de développement économique et d’intégration régionale.
L’objectif affiché par le ministère de l’Équipement et des Infrastructures est désormais de transformer les investissements engagés en un réseau plus performant, mieux entretenu et davantage maîtrisé par le Niger. Le calendrier d’exécution des chantiers en cours sera donc déterminant pour mesurer la capacité du gouvernement à traduire cette ambition en résultats concrets.
Une tentative d’interpellation de routine a viré au drame mortel le dimanche 6 septembre 2026 à Maradi. Un agent de police a abattu Mijitapha, un gérant d’entrepôt de 26 ans, de trois balles à bout portant sur son lieu de travail. Alors que les autorités ont placé deux fonctionnaires en garde à vue, cette tragédie soulève de vives interrogations sur la proportionnalité de la force employée par les forces de l’ordre pour résoudre un simple différend civil.
Un usage de la force létale contesté
L’incident s’est déroulé vers 14 h 30 dans un dépôt de bois jouxtant la gare Azawad, face au marché central. Deux agents, porteurs d’une convocation officielle, se sont présentés pour appréhender le jeune commerçant. Pris de panique, ce dernier a tenté d’échapper à l’arrestation en s’enfuyant à travers l’entrepôt familial.
Une altercation physique a alors éclaté lorsque l’un des agents a tenté de le maîtriser. Bien que des proches présents sur les lieux soient parvenus à séparer les deux hommes, la situation a tragiquement dégénéré. En effet, le policier impliqué dans la lutte a arraché l’arme de service de son coéquipier avant de faire feu à bout portant. Atteint par trois projectiles, dont un dans l’abdomen, Mijitapha a succombé à ses blessures peu après son transfert à l’hôpital de référence de la ville.
De la dette commerciale à l’intervention armée
L’origine de cette expédition punitive interroge directement les protocoles d’intervention du commissariat du marché central. Selon les premiers éléments recueillis, le drame trouve sa source dans une violente dispute survenue la veille. En effet, le commerçant réclamait une créance supérieure à 100 000 francs CFA à l’un de ses clients habituels.
Suite à cette querelle, le débiteur a déposé plainte. Dès lors, l’institution policière doit expliquer pourquoi une banale affaire de recouvrement de dettes a justifié le déploiement immédiat de deux agents sur le lieu de travail du créancier, menant à une exécution extrajudiciaire présumée.
L’exigence de redevabilité
Face à ce qu’elle qualifie de meurtre, la famille de la victime exige une transparence totale. Au sortir d’une déposition, l’un des frères du défunt a fermement rappelé qu’un État de droit ne saurait tolérer des homicides commis en toute impunité par ceux censés appliquer la loi.
Par ailleurs, la hiérarchie policière a confirmé l’arrestation des deux agents présents lors des faits. Ainsi, l’enquête interne fraîchement ouverte devra déterminer les responsabilités exactes de chaque fonctionnaire et éclaircir les dysfonctionnements qui ont transformé une simple convocation administrative en une fusillade mortelle.
Une opération de contrôle menée lundi 7 septembre 2026 au marché de Dembé, dans le 6ᵉ arrondissement de N’Djamena, a conduit à la saisie de plusieurs lots de boissons frelatées. La Police municipale entend ainsi renforcer l’application des mesures visant à protéger les consommateurs contre les produits présentant des risques pour la santé.
Les agents municipaux ont effectué une descente sur le marché de Dembé pour vérifier la conformité des boissons proposées aux consommateurs. Au terme de l’intervention, plusieurs produits de différentes marques ont été saisis puis retirés du circuit de vente.
Cette opération s’inscrit dans l’application de la réglementation en vigueur dans la capitale tchadienne. Celle-ci interdit notamment la circulation, la détention, la commercialisation et la consommation de boissons frelatées.
En intervenant directement sur les lieux de vente, les autorités municipales cherchent surtout à empêcher que ces produits atteignent les consommateurs.
Les autorités justifient ces contrôles par les risques sanitaires liés aux boissons dont la fabrication et la composition ne respectent pas les normes exigées. Ces produits échappent souvent aux inspections habituelles et l’absence de traçabilité sur leur origine, leurs ingrédients ou leurs conditions de production expose les consommateurs à des intoxications et à d’autres complications sanitaires.
Le problème dépasse ainsi le seul respect des règles commerciales. Pour les autorités municipales, la surveillance de ces marchandises relève avant tout d’un impératif de santé publique.
La mairie maintient la pression
La saisie opérée à Dembé illustre la volonté de la Commune de N’Djamena de poursuivre les contrôles dans les différents espaces commerciaux de la capitale. L’objectif est de limiter la présence de produits jugés dangereux sur les marchés et de faire respecter les interdictions prévues par la réglementation.
Cette intervention constitue également un avertissement adressé aux commerçants qui continueraient à proposer ce type de marchandises. La municipalité affirme qu’elle maintiendra ses opérations afin de réduire la circulation des boissons frelatées et de renforcer la protection des populations.
La saisie de ces produits constitue une étape dans le dispositif de contrôle, mais la prévention reste déterminante. De leur côté, les consommateurs doivent privilégier les produits dont ils peuvent vérifier l’origine, la composition et les conditions de commercialisation. »
À N’Djamena, la municipalité affirme ainsi vouloir conjuguer contrôle du commerce et protection sanitaire, alors que la circulation de produits non conformes demeure un enjeu pour la sécurité des consommateurs.
Six élèves de la région de Tahoua, dont quatre jeunes filles et deux garçons, affrontent depuis ce vendredi 4 septembre les épreuves ultra-sélectives du concours d’entrée au Lycée scientifique de Niamey. Le Gouverneur de la région a officiellement lancé cette session 2026, rappelant aux candidats l’exigence de cette compétition qui conditionne l’accès à l’une des filières académiques les plus prestigieuses du pays.
L’administration déploie un protocole strict pour garantir l’intégrité de ce concours national. Les organisateurs exigent une identification formelle de chaque participant, imposant la présentation d’une carte d’identité nationale, d’un passeport valide ou d’une carte scolaire de l’année 2025-2026.
Par ailleurs, pour prévenir toute tentative de fraude, les surveillants appliquent une tolérance zéro concernant le matériel électronique : téléphones portables, montres connectées et calculatrices programmables restent catégoriquement bannis des salles d’examen.
Le format de l’évaluation soumet les candidats à une forte pression chronométrique. La première journée concentre le cœur des matières fondamentales. Les étudiants enchaînent deux heures et demie de mathématiques, suivies de deux heures de composition française, pour clôturer l’après-midi par l’épreuve de physique-chimie. Enfin, ce marathon intellectuel s’achèvera samedi matin avec une évaluation de deux heures dédiée aux Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).
D’ailleurs, ce concours ne se limite pas à une simple admission en classe de Seconde. Il constitue une sélection nationale destinée à identifier les élèves présentant les meilleures aptitudes en matière de raisonnement et d’analyse. Le Lycée scientifique de Niamey offre un environnement de formation intensif, conçu pour forger les futurs cadres techniques et ingénieurs du pays.
La composition de la cohorte de Tahoua, majoritairement féminine, reflète également une dynamique moderne dans l’accession aux filières STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques).Pour ces six candidats, décrocher une place dans cet établissement représente une opportunité majeure de transformer leur parcours éducatif et de s’intégrer à l’élite scientifique nationale.
La région d’Agadez entend transformer sa récente suprématie académique en une présence durable au sein des élites scientifiques du Niger. Avec 18 candidats triés sur le volet pour le concours d’entrée au Lycée scientifique de Niamey au CES Maï Manga Oumara, les autorités locales affichent des ambitions maximalistes, portées par une représentation féminine sans précédent.
La composition de la cohorte d’Agadez reflète une mutation profonde du paysage éducatif régional : 15 jeunes filles constituent l’écrasante majorité de ce contingent de 18 élèves, reléguant les garçons à trois uniques représentants. Cette prédominance féminine, par conséquent, démontre l’efficacité des politiques d’orientation des jeunes filles vers les disciplines techniques et scientifiques. Issus de la sélection la plus rigoureuse du premier cycle, ces candidats portent la responsabilité de maintenir le rang de leur région face aux exigences du plus haut niveau secondaire du pays.
De plus, pour le commandement régional, ce concours dépasse l’ordinaire évaluation individuelle et s’apparente à un test de confirmation institutionnelle. Fort de sa première place nationale obtenue aux épreuves du BEPC 2026, l’exécutif local, par la voix du Secrétaire général adjoint de région Diallo Saidou Hamidou, exige désormais un taux d’admission de 100 % à ce concours d’élite.
Afin d’y parvenir, l’administration a déployé un protocole d’examen strict sous le contrôle d’une supervision nationale pour garantir l’équité des épreuves. Cette obligation de performance place Agadez face à un défi majeur : consolider son statut de pôle d’excellence éducative et garantir à sa jeunesse une place de choix dans la future élite technologique nationale.
Cette dynamique révèle une ambition collective : offrir à la jeunesse d’Agadez, portée par une parité exemplaire, les moyens de s’imposer au sommet de la sphère scientifique. La région entend ainsi convertir son leadership scolaire en un véritable moteur pour façonner durablement l’élite technologique du Niger.
Le gouvernement durcit son offensive contre la spéculation sur les matériaux de construction. À la suite d’une tournée d’inspection impromptue conduite par le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, l’État impose un arsenal réglementaire strict sur l’opération spéciale d’approvisionnement en ciment à Niamey. En injectant plus de 20 000 tonnes sur le marché local du 3 au 9 septembre 2026, les autorités entendent neutraliser les circuits informels et garantir un accès direct aux consommateurs finaux.
Ainsi, pour empêcher l’accaparement des stocks par les grossistes et les intermédiaires véreux, l’exécutif conditionne désormais chaque transaction à un contrôle documentaire rigoureux. Tout acquéreur doit présenter une pièce d’identité valide jumelée à un titre de propriété, un acte de cession ou un permis de construire. De plus, l’administration limite strictement les achats à un quota de cinq tonnes par ménage, interdit toute transaction avec des mineurs et supprime les listes de réservation informelles. Même le maillon logistique subit cet encadrement : les camionnettes et tricycles doivent détenir un laissez‑passer officiel, tandis que le coût du transport urbain reste plafonné entre 3 000 et 5 000 FCFA selon la distance.
Par ailleurs, cette stratégie de régulation repose sur un dispositif d’inspection multidisciplinaire. Sur le terrain, des équipes composées d’agents du ministère, de représentants municipaux, de membres de la société civile et de forces de sécurité supervisent directement la distribution. L’évaluation ministérielle a toutefois mis en lumière des failles opérationnelles : si cinq des sept sites agréés tournent à plein régime, les deux points de vente confiés aux Établissements Charfo sont restés inactifs. Pour pallier ces dysfonctionnements et traquer la rétention de marchandises, le gouvernement sollicite la vigilance citoyenne via la ligne gratuite 808.
Enfin, cette intervention sur les prix — fixés à 60 000 FCFA la tonne pour le ciment 32.5 et 87 500 FCFA pour le grade 42.5 — concrétise l’orientation économique du Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Le ministère avertit que toute tentative de manipulation des cours entraînera des sanctions pénales immédiates. En encadrant l’ensemble de la chaîne commerciale, de l’usine jusqu’au chantier individuel, le gouvernement transforme ainsi l’effort de distribution en un levier d’assainissement du marché immobilier nigérien.
Cette opération traduit une volonté de protéger les ménages nigériens contre la spéculation et de garantir un accès équitable à un matériau vital pour la construction. En sécurisant l’approvisionnement, l’État place l’accessibilité au logement au cœur de sa politique économique et sociale, offrant aux familles une perspective concrète de stabilité et de dignité.
L’Algérie et le Niger ont franchi une étape décisive dans la consolidation de leur axe stratégique en scellant un partenariat approfondi dans le secteur des travaux publics. Réunis à Alger le jeudi 3 septembre, le secrétaire général du ministère nigérien de l’Équipement, Abdallah Ouma Ahmet, et le ministre algérien des Infrastructures de base, Abdelkader Djelouaï, ont immédiatement amorcé la mise en œuvre d’un plan d’action conjoint axé sur le transfert d’ingénierie et la formation technique.
Loin des banales déclarations d’intention diplomatiques, cet accord opérationnel vise une montée en charge rapide des compétences techniques nigériennes. En formalisant cet échange d’expertises, Niamey entend moderniser l’encadrement de ses gigantesques chantiers nationaux en s’appuyant sur le savoir‑faire algérien dans la construction et la gestion des grands ouvrages. Ainsi, cette feuille de route commune matérialise une volonté partagée de substituer un partenariat technique pérenne et africain aux schémas traditionnels de dépendance extérieure.
Par ailleurs, cette alliance infrastructurelle répond à des impératifs économiques majeurs pour le Niger, dont le développement repose sur la modernisation de son réseau marchand. Pour Alger, la consolidation des capacités logistiques nigériennes s’inscrit dans la continuité de l’intégration continentale, indispensable au fonctionnement optimal des grands corridors transsahariens. En accélérant la réalisation d’infrastructures durables au Sahel, les deux gouvernements convertissent ainsi leur proximité géographique en un véritable instrument de souveraineté économique et de croissance partagée.
Ce partenariat se également traduit par des bénéfices directs pour les Nigériens : amélioration des routes, désenclavement des zones rurales, accès facilité aux marchés et création d’emplois qualifiés. En scellant cette coopération, Alger et Niamey offrent aux populations du Niger une perspective tangible de mobilité, de croissance et de mieux‑être au quotidien.
NIAMEY, 3 septembre 2026 — Niamey érige la santé des armées en garant direct de la souveraineté nationale. En lançant la deuxième édition des Journées médico‑chirurgicales, couplée au congrès du Réseau sahélien de médecine militaire, le gouvernement nigérien et ses partenaires transforment la prise en charge des blessés de guerre en enjeu géopolitique majeur. Ainsi, les assises réunissent des experts de huit nations — dont la Russie, l’Algérie, l’Italie, le Burkina Faso et le Mali — afin de concevoir une doctrine médicale adaptée aux guerres de nouvelle génération.
Face à l’intensification des attaques asymétriques et au mercenariat transfrontalier, les services de santé des armées abandonnent leur fonction secondaire pour devenir le socle de la résilience opérationnelle. Le ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody, affirme cette ambition : sauver un combattant sur le théâtre d’opérations constitue une victoire tactique égale aux succès remportés sur les lignes de front. De ce fait, l’Alliance des États du Sahel vise désormais une autonomie complète dans la formation de ses chirurgiens et la gestion de ses urgences sanitaires.
Pour soutenir cette vision, l’exécutif nigérien déploie un programme de restructuration globale de ses capacités sanitaires sous l’impulsion du chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani. Les autorités finalisent actuellement la construction d’un hôpital militaire de référence à portée régionale, tout en convertissant les centres de santé de l’intérieur du pays en hôpitaux de Niveau 2. Parallèlement, l’effort porte sur la modernisation des plateaux techniques, le renforcement des effectifs en anesthésistes‑réanimateurs et le perfectionnement des chaînes d’évacuation médicale depuis les zones de combat.
Le Réseau sahélien de médecine militaire impulse une coopération technique directe entre les forces armées membres et leurs alliés d’Afrique de l’Ouest et d’Europe. En outre, cette plateforme favorise le transfert d’innovations scientifiques pour traiter les traumatismes complexes liés aux engagements armés. En associant chercheurs et praticiens de terrain, les États membres entendent apporter une réponse médico‑chirurgicale unifiée, capable de gérer tant les urgences du front que les conséquences sanitaires des déplacements massifs de populations dans le Sahel.
NIAMEY, 3 septembre 2026 — L’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN) demande à la population de privilégier la stabilité et la cohésion nationale après les événements survenus dans la nuit du 28 au 29 août au sein de la base 101 de Niamey. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 3 septembre à son siège, l’organisation a condamné les agitations et appelé les Nigériens à maintenir ce qu’elle qualifie de « résilience patriotique absolue ».
La déclaration, lue par le secrétaire général de l’ACTN, Amirou Mohamed Sidikou, place ces événements dans le contexte plus large de la refondation institutionnelle engagée par le Niger. L’organisation estime que toute déstabilisation intérieure risque de compromettre la trajectoire politique actuellement défendue par les autorités.
L’association des chefs traditionnels a d’abord exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs proches. Elle a adressé ses condoléances au peuple nigérien ainsi qu’aux familles endeuillées par les événements des 28 et 29 août.
Au-delà de cette compassion, l’ACTN a adopté une position ferme sur les troubles. Elle considère que ces agitations menacent la cohésion du pays et peuvent créer un environnement favorable à de nouvelles tensions internes. Pour l’organisation, le maintien de l’ordre et de la stabilité constitue désormais un enjeu central dans un pays qui affirme vouloir renforcer son autonomie politique et institutionnelle.
Les chefs traditionnels relient les troubles à la refondation
Dans son analyse, l’ACTN ne présente pas les événements comme un épisode isolé. Elle estime qu’ils traduisent les résistances d’un ancien système face à la volonté de transformation portée par les autorités nigériennes.
Amirou Mohamed Sidikou soutient ainsi que les troubles peuvent être exploités par des acteurs opposés à l’émancipation du pays. L’association dénonce ce qu’elle décrit comme des tentatives visant à maintenir le Niger dans une relation de dépendance politique et institutionnelle. Cette lecture conduit les chefs traditionnels à établir un lien direct entre la stabilité intérieure et le projet de souveraineté nationale.
L’ACTN s’appuie également sur la Charte de la Refondation du 26 mars 2025, dont elle rappelle les orientations. L’association estime que la transformation de l’État doit davantage tenir compte des réalités sociales, culturelles et historiques du Niger.
Selon son secrétaire général, compromettre la stabilité du pays à ce stade reviendrait à affaiblir cette dynamique. L’organisation défend ainsi une refondation fondée sur les réalités nationales plutôt que sur la reproduction de modèles institutionnels extérieurs. Dans cette perspective, l’ACTN présente la contestation violente et la surenchère comme des facteurs susceptibles de ralentir les réformes engagées.
Un appel à la retenue et à la cohésion
Face à cette situation, les chefs traditionnels invitent les Nigériens à ne pas céder aux appels au désordre. Ils demandent aux populations de préserver la paix sociale et de soutenir la stabilité des institutions.
L’ACTN considère que cette stabilité doit permettre au Niger de consolider son contrôle sur son territoire et ses ressources, deux éléments qu’elle place au centre de la souveraineté nationale. L’appel de l’organisation intervient ainsi dans un contexte où la question de la cohésion interne devient, selon elle, aussi importante que celle de la défense des intérêts nationaux.
En conclusion de sa déclaration, le chef du canton de Kouré, au nom du bureau de l’ACTN, a appelé à intensifier les prières collectives. L’organisation souhaite notamment un hivernage favorable, mais aussi un Niger stable, pacifique et solidaire. Par cette démarche, les autorités coutumières entendent contribuer, à leur niveau, au maintien de la cohésion sociale après les événements survenus à la base 101.
Pour l’ACTN, la réponse aux tensions passe donc à la fois par la condamnation des agitations, la préservation de la stabilité et la mobilisation de la société autour des enjeux de souveraineté et de refondation.