Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 25 sur 307

Niger : Une table ronde à Niamey pour la cohésion sociale

À Niamey, la question n’est plus seulement de contenir les fractures provoquées par les crises, mais de savoir comment les réparer. C’est tout l’enjeu de la table ronde consacrée au renforcement de la cohésion sociale, ouverte ce mardi 11 août 2026 sous l’impulsion du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire.

Pendant longtemps, la réponse aux menaces pesant sur le Niger s’est principalement structurée autour de l’urgence sécuritaire. Mais les crises ont laissé derrière elles d’autres lignes de fracture : déplacements de populations, fragilités économiques, tensions communautaires, accès inégal aux services essentiels et affaiblissement du tissu social. C’est sur ce terrain, moins visible que celui des opérations militaires, que le gouvernement entend désormais agir.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur
Changer de logique : Sécurité, développement et cohésion au sein d’un même effort

La rencontre de Niamey traduit d’abord une inflexion dans la manière d’aborder la stabilité nationale. L’objectif n’est plus de dissocier sécurité, développement et cohésion sociale, mais de les traiter comme les différentes faces d’un même défi.

Dans cette perspective, les représentants de l’État, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile ainsi que les autorités coutumières et religieuses sont appelés à travailler ensemble. Cette convergence répond à un constat : aucun acteur, pris isolément, ne peut répondre à l’ensemble des conséquences des crises qui affectent les communautés.

La sécurité peut ramener le calme, mais elle ne suffit pas à restaurer la confiance. Le développement peut améliorer les conditions de vie, mais il ne règle pas nécessairement les différends communautaires. Quant au dialogue, il rapproche les positions sans disposer, à lui seul, des moyens de transformer les engagements en réalisations. Le véritable défi consiste donc à faire fonctionner ensemble ces différents leviers.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Le financement au cœur de la stratégie : Un fonds commun sous l’égide du PNUD

Derrière les discours sur la paix et le vivre-ensemble se pose une question très concrète : avec quels moyens ? Le gouvernement souhaite franchir un cap en envisageant la création d’un fonds commun multipartenaire consacré à la cohésion sociale, sous l’égide du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

L’idée est de sortir d’une succession d’interventions dispersées pour aller vers un dispositif capable de rassembler les ressources et d’harmoniser les projets. Un tel mécanisme permettrait d’éviter la multiplication de programmes concurrents, trop souvent portés par une pluralité d’acteurs aux méthodes de suivi divergentes.

Mutualiser les ressources suppose toutefois bien plus qu’un compte commun. Cela implique des priorités clairement définies, des mécanismes de contrôle, une répartition transparente des responsabilités et, surtout, la capacité de mesurer les résultats sur le terrain. Car la cohésion sociale ne se décrète pas dans une salle de conférence : elle se mesure dans les villages, les quartiers, les écoles et les marchés, là où les populations apprennent à revivre ensemble.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Ancrer la paix dans le quotidien et transformer les acquis sécuritaires

Le pari porté à Niamey repose sur une conception élargie de la paix. Il ne s’agit pas uniquement de faire taire les armes, mais de permettre aux personnes déplacées de retrouver des conditions de vie dignes, aux communautés fragilisées de renouer le dialogue et aux citoyens de refaire confiance aux institutions.

C’est ici que la cohésion sociale rejoint directement le développement. Une population qui accède de nouveau aux services publics, à des opportunités économiques et à des mécanismes crédibles de règlement des litiges dispose de plus de ressorts pour résister aux divisions. La stratégie évoquée à Niamey entend justement transformer les acquis sécuritaires en « dividendes » sociaux et économiques. La stabilité ne doit plus être une fin en soi, mais le socle de la reconstruction.

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Valoriser les mécanismes locaux : Chefs traditionnels, solidarité et parenté à plaisanterie

Le Niger ne part pas d’une page blanche. La stratégie s’appuie sur des pratiques sociales profondément enracinées : la solidarité, la parenté à plaisanterie et les mécanismes traditionnels de médiation.

Ces outils constituent un capital social précieux que les politiques publiques cherchent à mieux intégrer. L’enjeu sera de trouver le juste équilibre entre institutions modernes et systèmes traditionnels. Les chefs coutumiers et religieux peuvent jouer un rôle déterminant dans la prévention des tensions, à condition que leur action s’inscrive dans un cadre clair et articulé avec l’État.

Cette approche rapproche la politique de cohésion sociale des réalités du terrain. Car les fractures ne naissent pas dans les capitales : elles émergent au sein des communautés, alimentées par des conflits anciens, le manque de ressources ou les déplacements de populations.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
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Passer des discours aux actes : Le défi de l’évaluation sur le terrain

La table ronde de Niamey ouvre une nouvelle séquence et fixe une obligation : transformer les intentions en actions mesurables. Le Programme de la Refondation de la République 2025-2029 fournit le cadre politique de cette démarche ; la rencontre d’aujourd’hui doit lui donner sa traduction opérationnelle.

La réussite de cette politique se jugera à sa capacité à réduire concrètement les fractures sociales. Si le futur fonds commun voit le jour, son efficacité dépendra de la transparence de sa gouvernance et de la sélection rigoureuse des priorités.

À Niamey, le Niger tente ainsi de déplacer le centre de gravité de sa réponse aux crises : passer de la gestion de l’urgence à la reconstruction du lien social. C’est sur ce terrain silencieux, mais hautement stratégique, que se jouera la résilience du pays.

Niger : Ali Mahamane Lamine Zeine a reçu Haoliang Xu (PNUD)

Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine s’est entretenu, ce mardi 11 août 2026, avec une délégation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) menée par son administrateur associé, Haoliang Xu.

Si l’audience s’inscrit dans le cadre du suivi des projets de développement, de sécurité et d’économie, Niamey en a profité pour fixer ses conditions : l’accompagnement des partenaires internationaux devra désormais s’aligner strictement sur les priorités nationales définies par le gouvernement nigérien.

Le Niger veut garder la main sur son agenda de développement

Les discussions ont porté sur les progrès enregistrés, les résultats obtenus et les défis persistants dans les domaines économique, social et sécuritaire. Mais au-delà du bilan, c’est la question de l’orientation des appuis extérieurs qui donne à cette rencontre sa dimension stratégique.

Pour Niamey, les partenaires doivent désormais aligner leurs interventions sur les priorités nationales définies par le Programme de la Refondation de la République. Autrement dit, la coopération doit répondre directement aux besoins identifiés par le pays, plutôt que de suivre des logiques parallèles. Une exigence qui reconfigure d’ores et déjà les perspectives de financement, d’investissement et d’accompagnement technique.

Ali Mahamane Lamine ZEINE
© Ali Mahamane Lamine ZEINE
Coopérer sans renoncer aux choix nationaux : Un partenariat qui accompagne sans se substituer

Le message adressé au PNUD s’inscrit également dans une conception particulière de la coopération internationale. Le Premier ministre a salué la disponibilité renouvelée du système des Nations unies à accompagner le Niger, tout en insistant sur le respect de la souveraineté, des choix et des priorités nationales.

Le principe posé est celui d’un partenariat qui accompagne sans se substituer. Cette approche place l’autonomie au centre du dialogue avec les institutions internationales. Pour Niamey, l’enjeu n’est donc pas de réduire la coopération, mais de lui donner une orientation davantage compatible avec les objectifs fixés par les autorités nationales.

Ali Mahamane Lamine ZEINE
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De l’appui aux résultats : Vers une exigence d’impacts mesurables pour les populations

L’autre enseignement de cette rencontre concerne la manière d’évaluer les futurs partenariats. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur collaboration afin de transformer les engagements en actions concrètes et en résultats durables au bénéfice des populations. Cette exigence introduit une logique de résultat dans la relation entre le Niger et ses partenaires.

Les annonces devront désormais trouver leur traduction dans des projets, des investissements et des réalisations mesurables. Pour un pays confronté simultanément à des défis économiques, sociaux et sécuritaires, cette recherche d’efficacité est un enjeu central.

Ali Mahamane Lamine ZEINE
© Ali Mahamane Lamine ZEINE
Le développement au-delà des déclarations : Redéfinir les règles du jeu avec les bailleurs

La rencontre entre Ali Mahamane Lamine Zeine et Haoliang Xu intervient à un moment clé où le Niger cherche à consolider sa trajectoire de développement tout en redéfinissant les règles de ses partenariats extérieurs. Si le PNUD demeure un interlocuteur stratégique, le message de Niamey est limpide : l’efficacité de l’aide se mesurera désormais à sa capacité à soutenir concrètement les priorités nationales sur les terrains économique, social et sécuritaire.

La rencontre de cette journée aura ainsi posé un principe fondamental. La coopération internationale reste un levier précieux, à condition qu’elle s’inscrive dans la vision définie par le Niger et qu’elle produise des effets tangibles pour les populations. À Niamey, le dialogue se poursuit, mais l’équation est désormais posée : accompagner le Niger, oui ; définir son cap à sa place, non.

Niamey : ouverture du 3ᵉ YouthConnect Sahel Forum par Lamine Zeine

À Niamey, la jeunesse est désormais placée au centre du débat sur l’avenir du Sahel. Lundi 10 août 2026, près de 1 000 participants ont pris part à l’ouverture de la troisième édition du YouthConnekt Sahel Forum, présidée par le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine.

Pendant trois jours, jeunes leaders, membres des gouvernements sahéliens, partenaires au développement et acteurs de l’innovation vont confronter leurs expériences autour d’une question devenue centrale : comment construire un Sahel capable de compter davantage sur ses propres forces ?

Le thème retenu pour cette édition résume cette ambition : « Jeunesse sahélienne au cœur de la Sécurité et de l’Innovation pour un Sahel souverain, résilient et prospère ».

Derrière les mots, un constat s’impose. Dans une région où la population est majoritairement jeune, aucune stratégie durable de souveraineté ne peut faire l’économie de cette génération.

YouthConnekt Africa
© YouthConnekt Africa

Le capital humain : Nouveau visage de la souveraineté au Sahel

Le débat sur la souveraineté est souvent associé aux questions politiques, militaires ou économiques. À Niamey, les organisateurs cherchent à lui donner une autre dimension : celle du capital humain.

Le Directeur exécutif du YouthConnekt Africa Hub l’a rappelé lors de la cérémonie d’ouverture : dans l’une des régions les plus jeunes du monde, la question de la souveraineté est intimement liée à celle de la jeunesse. Le raisonnement est simple : un pays qui veut maîtriser son avenir doit aussi pouvoir compter sur les compétences, l’imagination et l’engagement de sa propre population.

Cette approche place les jeunes au-delà du rôle traditionnel de bénéficiaires des politiques publiques. Elle les transforme en acteurs capables de proposer, d’entreprendre et de participer à la résolution des problèmes qui affectent leurs sociétés.

Pour les jeunes, par les jeunes, avec les jeunes » : Un engagement fort à Niamey

C’est peut-être l’un des messages les plus forts de cette troisième édition. Le Directeur exécutif du YouthConnekt Africa Hub a insisté sur la nécessité de préserver la vocation originelle du mouvement : « pour les jeunes, par les jeunes, avec les jeunes ».

La formule prend une résonance particulière dans un contexte sahélien marqué par des défis multiples. Car si les jeunes sont invités à participer aux discussions, la véritable question sera de savoir quelle place leur sera accordée dans les décisions et dans la mise en œuvre des solutions. Faire de la jeunesse un sujet de discours est une chose. Lui donner les moyens d’agir en est une autre.

YouthConnekt Africa
© YouthConnekt Africa
Entrepreneuriat, numérique et climat : Passer de l’idée aux projets concrets

À Niamey, les discussions doivent notamment porter sur l’innovation, l’entrepreneuriat et le numérique. Ces secteurs représentent des pistes concrètes pour transformer la démographie sahélienne en avantage stratégique.

Une jeunesse nombreuse sans perspectives peut devenir une source de frustration sociale. À l’inverse, une génération formée, connectée et capable d’entreprendre peut contribuer à créer de nouvelles activités économiques et à renforcer la résilience des communautés.

Le Forum s’intéresse également à la résilience climatique, autre défi majeur pour une région confrontée à des transformations environnementales qui affectent les conditions de vie et les activités économiques.

Faire de la démographie un atout économique et social

Le rendez-vous de Niamey ne manque donc pas d’ambition. Placé sous le haut patronage du président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le forum réunit des représentants des gouvernements des pays du Sahel, des jeunes et des partenaires techniques autour d’un même espace de réflexion.

Mais le véritable enjeu se situera au-delà des salles de conférence. Les débats devront trouver leur prolongement dans les territoires, les entreprises, les administrations, les écoles et les communautés.

Car les idées échangées à Niamey n’auront de portée que si elles débouchent sur des initiatives capables de répondre aux préoccupations concrètes des jeunes : formation, emploi, entrepreneuriat, accès au numérique et participation à la vie publique.

YouthConnekt Africa
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Sortir du discours : L’exigence de résultats concrets pour la jeunesse sahélienne

En ouvrant cette troisième édition, Ali Mahamane Lamine Zeine a lancé trois jours de dialogue sur l’avenir du Sahel. Mais le message qui se dégage de la rencontre dépasse le calendrier du forum. Le Sahel ne pourra construire sa souveraineté sans sa jeunesse, pas plus qu’il ne pourra également assurer sa résilience en laissant une génération entière à l’écart des décisions.

À Niamey, les jeunes doivent changer de statut : de simples bénéficiaires des politiques publiques, ils deviennent coproducteurs des solutions. C’est là que se trouve peut-être le véritable pari du YouthConnect Sahel Forum 2026 : transformer l’énergie d’une génération en force politique, économique et sociale au service d’un Sahel plus autonome, plus innovant et plus résilient.

Niamey : STM et SONITRAV convoquées par le ministre des Transports

Niamey, 10 août 2026 —  Le drame de Maradi change de registre. Trois jours après l’accident qui a coûté la vie à 22 personnes et fait 37 blessés, le gouvernement nigérien a convoqué les deux compagnies de transport concernées pour leur demander des comptes. À Niamey, le temps des rappels à l’ordre semble désormais céder la place à celui des responsabilités.

Le vendredi 7 août, la route avait encore payé un lourd tribut. Un accident impliquant les sociétés STM et SONITRAV, dans la région de Maradi, a fait 22 morts et 37 blessés, en plus d’importants dégâts matériels.

Lundi 10 août, le dossier est arrivé sur la table du ministre des Transports et de l’Aviation civile. Le colonel-major Abdouramane Amadou a réuni les responsables des deux compagnies pour une séance de mise au point qui devait surtout permettre d’établir les responsabilités et d’identifier les manquements ayant pu contribuer au drame.

Ministère des Transports & Aviation Civile
© Ministère des Transports & Aviation Civile

Le facteur humain et la responsabilité patronale au cœur des débats

Face aux responsables des transporteurs, le ministre n’a pas masqué son exaspération. Pour lui, la répétition des accidents graves sur les routes nigériennes ne peut plus être considérée comme une fatalité. Il a notamment mis en cause les comportements humains, alors que les pouvoirs publics multiplient les campagnes de sensibilisation à la sécurité routière.

Mais la responsabilité ne s’arrête pas nécessairement au conducteur. Le regard du ministère se porte également sur les entreprises qui les emploient. La tolérance de certains employeurs face aux comportements dangereux de leurs chauffeurs constitue, selon le ministre, un problème auquel il faut désormais apporter une réponse.

La question devient alors plus large : qui doit répondre lorsque les règles de sécurité ne sont pas respectées ? Le conducteur qui prend le volant ou l’entreprise qui l’autorise à le faire ?

Ministère des Transports & Aviation Civile
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Une confrontation vidéo pour établir l’enchaînement des faits

Pour tenter d’éclaircir les circonstances de l’accident, les autorités ont projeté une vidéo devant les représentants des deux compagnies. Cette séquence a servi de support aux échanges sur les responsabilités respectives de STM et de SONITRAV. Le ministère entend ainsi confronter les éléments disponibles aux explications fournies par les deux sociétés avant de tirer les conséquences administratives qui s’imposent. Dans ce cadre, le ministre a donné des instructions fermes pour que les équipes corrigent les insuffisances relevées.

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De la sensibilisation aux sanctions : La menace du retrait définitif d’agrément

Le ton s’est surtout durci sur la question des sanctions. Les autorités appliqueront des sanctions bien plus sévères qu’un simple avertissement à l’entreprise responsable. Selon la gravité des manquements retenus, le ministère évoque une suspension, voire le retrait de l’agrément d’exploitation.

Ces mesures administratives ne fermeraient par ailleurs pas la voie judiciaire. Les autorités compétentes pourraient engager des poursuites, indépendamment des sanctions prévues par la réglementation applicable au transport de voyageurs. Le ministre adresse donc un message sans ambiguïté aux transporteurs : ils ne doivent plus reléguer la sécurité des passagers au second plan derrière leurs impératifs commerciaux.

Ministère des Transports & Aviation Civile
© Ministère des Transports & Aviation Civile
 ANISER et Gendarmerie mobilisées pour réformer le transport interurbain

La réunion de Niamey intervient alors que les familles des 22 victimes portent encore le poids du drame et que 37 blessés poursuivent leur prise en charge. Autour du ministre, les cadres centraux du département des Transports et de l’Aviation civile, les responsables de l’Agence nigérienne de sécurité routière (ANISER) et ceux de la Gendarmerie nationale ont pris part à la rencontre.

Le gouvernement veut désormais transformer l’émotion provoquée par l’accident de Maradi en mesures concrètes. Parce que les campagnes de sensibilisation ne suffiront pas si elles ne s’accompagnent pas d’un contrôle effectif des pratiques des transporteurs et d’une réponse ferme aux manquements constatés.

À Maradi, 22 vies ont été fauchées. À Niamey, trois jours plus tard, une autre bataille commence : celle de la responsabilité et de la prévention, avec la menace de sanctions qui pourrait redessiner les règles du transport interurbain au Niger.

Agadez : coup d’envoi de la 16ᵉ édition du Pentathlon militaire

À Agadez, le stade Sidi Mohamed a changé de visage ce lundi 10 août. Pendant quatre jours, l’enceinte sportive ne sera pas seulement le théâtre d’une compétition. Elle servira de terrain d’épreuve à près de 250 militaires venus de 24 délégations, réunis pour la 16ᵉ édition du Pentathlon militaire.

Ici, pas de place pour la seule performance sportive. Chaque foulée, chaque tir et chaque mouvement renvoient à une exigence plus vaste : celle de la préparation du soldat.

Le coup d’envoi officiel a été donné par le Général de Brigade Amirou Abdoul Karim, Chef d’État-Major des Armées Adjoint. Autour de lui, les autorités civiles et militaires d’Agadez ont assisté au lancement de cette nouvelle édition, parmi lesquelles le secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, l’administrateur délégué de la Commune Urbaine d’Agadez, ainsi que les responsables des Forces de Défense et de Sécurité.

Le Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, président de l’ACTN, était également présent.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Du tir de précision au parcours commando : Rigueur, force et agilité

Durant quatre jours, les participants devront franchir une succession d’épreuves qui sollicitent autant le corps que les réflexes.Le programme impose cinq disciplines : le cross-country commando, le tir de précision, le lancer de grenade, le saut en longueur et le lancer de poids.

À première vue, le rendez-vous ressemble à une compétition sportive. Pourtant, la combinaison des épreuves révèle une autre logique. Courir dans l’effort, viser avec précision, maîtriser son geste, développer sa puissance et conserver son agilité : autant de qualités recherchées dans la préparation militaire.

Le classement ne sera donc pas le seul enjeu. Derrière les chronomètres et les performances individuelles se joue aussi la capacité des militaires à maintenir leur efficacité dans des situations qui exigent endurance, maîtrise de soi et coordination.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une cérémonie sous le signe de l’unité avec les autorités civiles et militaires

C’est précisément cette dimension qui donne au Pentathlon militaire sa portée particulière. L’activité sportive devient ici un prolongement de l’entraînement. Elle permet de mesurer les aptitudes physiques, mais aussi de cultiver la discipline et l’esprit collectif.

La cérémonie d’ouverture, ponctuée par les interventions du Colonel Saminou Mani, Directeur de l’Information, des Relations publiques et des Sports, et du Colonel Samaila Tahirou, Commandant de la Zone de défense n°2, a ainsi précédé le moment attendu : le lancement officiel de la compétition par le Chef d’État-Major des Armées Adjoint.

À Agadez, le message dépasse donc les limites du terrain de sport. Une compétition militaire ne se gagne pas uniquement à la force des muscles. Elle se construit aussi dans la rigueur, la maîtrise du geste et la solidarité entre les hommes.

Gouvernorat d'Agadez
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250 soldats et 24 délégations au cœur d’une compétition de haut niveau

Avec 24 délégations engagées, cette 16ᵉ édition offre également un espace de confrontation et de rapprochement entre militaires. Pendant quatre jours, les participants vont se mesurer dans un esprit de compétition, mais aussi de cohésion. Les différences de délégation s’effacent progressivement derrière une même exigence : aller au bout de l’épreuve.

Cette dimension collective constitue l’un des enseignements majeurs de la manifestation. Car, au-delà des podiums, le Pentathlon militaire cherche à entretenir un sentiment d’appartenance commun au sein des Forces de Défense et de Sécurité.

À Agadez, le sport sert ainsi de langage commun. Une piste, cinq disciplines, 24 délégations et près de 250 athlètes : la 16ᵉ édition du Pentathlon militaire est désormais lancée. Pendant quatre jours, les performances parleront, mais derrière chaque résultat se jouera surtout une même ambition : renforcer l’endurance, la discipline et la cohésion au service du Niger.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Niamey : lancement de la 3ᵉ édition du Forum Youth Connekt Sahel

À la veille du sommet sous-régional, le pavillon d’honneur de l’Aéroport Diori Hamani a vu défiler les premiers émissaires des nations sœurs. La capitale nigérienne revêt ses habits de gala.

Le tarmac de l’aéroport international de Niamey a pris des airs de forum des peuples le dimanche 9 août 2026. Sous un ciel dégagé, les fanfares et les poignées de main chaleureuses ont salué le débarquement des premières délégations officielles venues des quatre coins de la sous-région. À la passerelle pour recevoir ces hôtes de marque, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Sidi Mohamed Almahmoud, a tenu à marquer de son empreinte la bienvenue de la Nation aux diplomates et délégués de cette jeunesse en marche.

Cet accueil protocolaire, mais ô combien fraternel, a donné le coup d’envoi symbolique de la troisième grande messe du Youth Connekt Sahel. Depuis ce matin, les portes du prestigieux Centre international de conférences Mahatma Gandhi ont ouvert pour accueillir ce symposium stratégique. Ainsi, dans les salons comme dans les couloirs du complexe, la fébrilité des grands jours est déjà palpable parmi les organisateurs.

« C’est en scellant l’alliance des savoirs et des volontés juvéniles que notre sous-région bâtira les remparts de son indépendance économique et culturelle. »

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture

Youth Connekt Sahel : innovation, intégration et leadership au cœur du programme

Pendant plusieurs jours, la jeunesse des pays membres et invités entend faire entendre sa voix sur les enjeux cruciaux de l’heure : l’essor de l’innovation locale, l’affirmation d’un leadership autonome et l’approfondissement de l’intégration continentale. Alors que les défis économiques imposent une solidarité accrue entre nos États, cette rencontre internationale s’affirme comme une tribune de premier ordre pour concrétiser les aspirations de la nouvelle génération.

Dans la cité du fleuve, le rassemblement bat désormais son plein. Les autorités de la capitale ont veillé au grain pour garantir le parfait déroulement des assises, qui entendent une fois de plus faire du Niger une terre d’accueil et de dialogue sur la scène africaine.

Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture
© Le Ministère de la jeunesse des sports et de la culture

À Niamey, la jeunesse pelle en main pour bâtir la nation

Mobilisés par dizaines ce dimanche, les bras valides des « Sentinelles de la Patrie » ont troqué la théorie pour les chantiers de la capitale. Entre moulage de béton et reforestation, le patriotisme s’écrit à la sueur du front.

Niamey, 10 août 2026 — Sous un soleil de plomb, mais dans un élan collectif remarquable, les artères de Niamey ont résonné hier au rythme de l’effort populaire. Répondant à l’appel à l’engagement civique soutenu par les édiles municipaux, les militants de l’association « Sentinelles de la Patrie » ont consacré leur journée du dimanche 9 août à une série de travaux d’intérêt public. Loin des longs discours de prétoire, c’est l’action concrète qui a servi de mot d’ordre à cette jeunesse déterminée à prendre en charge son propre avenir.

Dès l’aube, le point de ralliement était fixé dans l’enceinte du Garage municipal. Aux côtés des brigades de l’Action citoyenne pour la reconstruction du Niger (ACRN), les volontaires ont retroussé leurs manches pour confectionner des blocs de pavés destinés aux voies de la cité. Chantiers de gâchage, moules métalliques ainsi que  manutention lourde : le paysage urbain s’est transformé, le temps d’une matinée, en une ruche artisanale où s’est forgé le sentiment d’appartenance nationale.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Aménagement et reboisement autour de la Grande Mosquée de Niamey

L’après-midi a vu les équipes se déployer vers le parvis de la Grande Mosquée de Niamey. Dans ce lieu hautement symbolique, les jeunes patriotes ont procédé à la pose des matériaux fabriqués quelques heures plus tôt, assurant ainsi l’aménagement des voies d’accès au sanctuaire. Dans la foulée, les jeunes ont mis en terre plusieurs dizaines de Plantules afin d’apporter un peu d’ombre et d’oxygène aux fidèles et aux riverains.

« Le patriotisme ne se mesure pas aux mots, mais aux mètres carrés de routes stabilisées et aux arbres que l’on lègue aux générations futures. »

La journée s’est achevée par une vaste opération de salubrité publique le long du tracé de la Ceinture verte. Râteaux et balais en main, les participants ont nettoyé cet espace vital contre l’avancée du désert, rappelant ainsi que la protection de notre environnement constitue le premier rempart du développement. Par cette démonstration de discipline et de travail communautaire, la jeunesse niaméenne prouve que l’édification du pays reste, avant tout, une affaire de bras et de volonté.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Zinder : Un enfant de 11 ans tué par électrocution à Kara Kara

ZINDER, 10 août 2026 — Le drame a frappé une famille de Kara Kara en pleine soirée. À peine âgé de 11 ans, Abdoul Raouf Abdoul Rahim a trouvé la mort après avoir été électrocuté dans le secteur de Garin Malan, à la limite du quartier Kara Kara, dans le 2ᵉ arrondissement de Zinder. Un accident brutal qui laisse une famille dans la douleur et remet au premier plan la question des installations électriques précaires dans les quartiers encore privés du réseau officiel.

La pluie venait de s’abattre sur la ville. L’orage avait grondé au-dessus de Zinder lorsque l’enfant s’est retrouvé au voisinage d’un poteau supportant une ligne destinée à la connexion Wifi. C’est là que le drame s’est produit.

En quelques instants, la vie du garçon a basculé. L’électricité l’a frappé mortellement, ne lui laissant aucune chance. La nouvelle s’est rapidement répandue dans le voisinage, plongeant les habitants de Garin Malan et de Kara Kara dans la consternation.

Les circonstances d’un drame survenu au secteur Garin Malan

Au-delà de la douleur, l’accident met en lumière une situation connue des habitants de cette partie de Zinder. Dans le secteur de Garin Malan, le réseau électrique officiel ne dessert pas encore l’ensemble des habitations. Pour disposer malgré tout de courant, des habitants ont recours à des installations artisanales et à des branchements réalisés en dehors des normes de sécurité.

Des fils sont ainsi tirés d’un point à un autre, parfois à proximité des habitations et des lieux de passage. Lorsque la pluie s’en mêle, ces installations deviennent particulièrement préoccupantes. C’est dans cet environnement que l’enfant a perdu la vie. Le drame rappelle alors une évidence trop souvent oubliée : un câble mal installé, un branchement improvisé ou une installation laissée sans protection peuvent devenir, à tout moment, un piège mortel.

 Le piège mortel des branchements électriques artisanaux

Dans le quartier, l’émotion est vive. Le jeune Abdoul Raouf ne reviendra pas auprès des siens. À la douleur de la disparition s’ajoute désormais une question qui revient sur toutes les lèvres : fallait-il attendre qu’un enfant meure pour mesurer le danger de ces installations ?

Selon les témoignages recueillis après l’accident, l’électrocution serait survenue après le violent orage qui s’était abattu sur Zinder. Les circonstances précises du drame devront toutefois être établies.

Pour les proches de la victime, le constat reste terrible. Un enfant de 11 ans a perdu la vie dans un environnement où l’accès à l’électricité demeure difficile et où les solutions de fortune exposent quotidiennement les populations.

Réseau électrique à Zinder : Le cri d’alarme et la colère des habitants

La mort d’Abdoul Raouf relance donc la question de l’électrification des zones périphériques de Zinder. Les habitants souhaitent l’extension du réseau officiel afin de réduire le recours aux branchements clandestins et de sécuriser les foyers. Ils appellent notamment les autorités compétentes et la Société nigérienne d’électricité (Nigelec) à examiner la situation de ces quartiers et à apporter une réponse durable. Parce que  derrière la demande d’électricité, il y a désormais une autre exigence : celle de la sécurité.

À Kara Kara, le deuil est lourd. Dans la famille d’Abdoul Raouf, comme dans le voisinage, les paroles peinent à couvrir le silence laissé par la disparition du garçon. À 11 ans, il est parti trop tôt, victime d’un danger que les habitants disent avoir signalé depuis longtemps. Son décès vient rappeler, avec une brutalité particulière, que l’absence d’un réseau sûr peut aussi avoir un coût humain.

Zinder : Élisabeth Shérif visite l’école Birni Garçon

Zinder, 6 août 2026 — Certaines écoles ne se résument pas à des salles de classe. Elles racontent une époque, portent la mémoire d’un pays et rappellent les premiers pas d’un système éducatif national. L’École primaire Birni Garçon appartient à cette catégorie d’établissements dont les murs ont vu défiler des milliers d’élèves devenus, au fil des décennies, enseignants, administrateurs, magistrats ou responsables publics.

C’est dans ce lieu chargé d’histoire que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue mercredi lors de son déplacement dans la région de Zinder. Accompagnée du gouverneur de la région, des responsables du ministère ainsi que  des représentants des Forces de défense et de sécurité, elle a voulu mesurer de près les besoins d’un établissement considéré comme l’un des symboles du patrimoine scolaire nigérien.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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Birni Garçon : Témoin d’un siècle d’histoire de l’école nigérienne

Créée en 1910, l’École primaire Birni Garçon figure parmi les plus anciens établissements du pays. Bien avant les grandes réformes éducatives, elle accueillait déjà des élèves appelés à participer à la construction de l’administration et des institutions nationales.

Aujourd’hui, ce patrimoine historique montre les marques du temps. Les bâtiments, longtemps sollicités, nécessitent désormais des travaux afin de continuer à remplir leur mission dans des conditions compatibles avec les exigences de l’enseignement moderne. La visite ministérielle avait précisément pour objectif d’évaluer l’état des infrastructures et d’identifier les interventions prioritaires avant la prochaine rentrée scolaire.

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Évaluer l’état des infrastructures en vue de la réhabilitation

Par ailleurs, les échanges avec les responsables de l’école et le personnel enseignant ont permis de dresser un tableau des difficultés auxquelles l’établissement reste confronté.

Ainsi, les questions relatives à la réhabilitation des bâtiments, à l’amélioration du cadre de travail et aux besoins pédagogiques ont occupé une place centrale dans les discussions. Pour les autorités, restaurer une école de cette importance revient autant à préserver un héritage national qu’à offrir aux élèves des conditions d’apprentissage adaptées aux exigences actuelles.

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Hommage et soutien au corps enseignant mobilisé sur le terrain

Face au corps enseignant, la ministre a rendu hommage à celles et ceux qui assurent quotidiennement la transmission des savoirs malgré les contraintes rencontrées sur le terrain.

Elle les a encouragés à poursuivre leur mission avec le même sens du devoir, en faisant de la rigueur, du mérite et du service de la Nation les principes directeurs de leur action. Ces valeurs, a-t-elle rappelé, demeurent essentielles pour former des citoyens capables d’accompagner les transformations du pays.

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Sauvegarder le patrimoine scolaire pour bâtir l’avenir de la jeunesse

La visite de Birni Garçon dépasse le cadre d’un simple déplacement administratif. Elle traduit également une volonté de replacer les établissements historiques au cœur des politiques publiques, tout en accélérant leur adaptation aux réalités contemporaines.

Dans un contexte où le Niger cherche à renforcer son système éducatif, la sauvegarde de ces écoles emblématiques apparaît comme un enjeu à la fois culturel et stratégique. Préserver leur héritage, les réhabiliter et leur redonner les moyens de remplir pleinement leur mission, c’est assurer aussi la continuité d’une histoire tout en préparant les générations futures.

À Zinder, l’École primaire Birni Garçon demeure ainsi bien davantage qu’un établissement scolaire : elle reste un repère de la mémoire nationale et un symbole de la permanence de l’idéal éducatif nigérien.

Tahoua : Élisabeth Shérif inspecte le Collège Scientifique

Tahoua, 6 août 2026 — Derrière les murs encore inachevés du futur Collège scientifique de Tahoua se joue une partie importante de la politique éducative nigérienne. En se rendant sur le chantier, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif, n’est pas venue pour une simple visite protocolaire. Son déplacement traduit une volonté de suivre, sur le terrain, la concrétisation d’un investissement appelé à former une nouvelle génération d’élèves dans les filières d’excellence.

Dans une région où les besoins en infrastructures scolaires demeurent importants, ce projet est présenté comme l’un des équipements éducatifs les plus structurants. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’ériger des bâtiments, mais de créer un environnement capable d’accueillir des enseignements scientifiques dans des conditions modernes.

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Une inspection ministérielle au plus près des réalités du terrain

Accompagnée des autorités régionales, la ministre a parcouru les différents espaces en construction afin d’apprécier l’évolution effective des travaux. L’objectif était double : mesurer l’état d’avancement des réalisations et vérifier que les ouvrages répondent aux exigences techniques ainsi qu’au calendrier prévu.

L’exercice a également permis de confronter les rapports administratifs à la réalité du terrain. Cette démarche de contrôle s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à assurer un suivi permanent des investissements publics consacrés au secteur de l’éducation.

Au fil de la visite, les responsables techniques ont présenté les différentes phases déjà réalisées ainsi que celles restant à exécuter. Les entreprises mobilisées ont, de leur côté, exposé les défis rencontrés dans la conduite des travaux.

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Une réunion d’arbitrage avec le Gouverneur et les entreprises du BTP

La tournée sur le chantier s’est prolongée par une séance de travail réunissant la ministre, le gouverneur de la région de Tahoua et les responsables des entreprises chargées de l’exécution du projet.

Loin d’un simple échange de courtoisie, la rencontre a servi à dresser un état précis de l’opération. Les discussions ont porté sur les contraintes techniques susceptibles de ralentir le chantier, mais aussi sur les moyens d’y apporter des réponses rapides afin d’éviter tout retard dans la livraison de l’établissement.

La ministre a reconnu les progrès déjà enregistrés et salué le rythme d’exécution observé. Elle a toutefois rappelé que la qualité des ouvrages ne devait en aucun cas être sacrifiée au profit de la rapidité, tout en insistant sur le respect strict des engagements contractuels.

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Le Collège scientifique, futur levier d’excellence pour la jeunesse du Niger

Le futur Collège scientifique de Tahoua occupera une place particulière dans le paysage éducatif national. Il ambitionne d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage adapté aux disciplines scientifiques et de contribuer également à la formation des compétences dont le pays aura besoin dans les années à venir.

À travers ce projet, les autorités entendent renforcer l’offre éducative spécialisée et améliorer les conditions d’enseignement dans une région en pleine évolution démographique.

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Respect des délais : l’engagement renouvelé des entreprises

À l’issue des échanges, les entreprises chargées des travaux ont assuré qu’elles poursuivraient le chantier avec la même mobilisation. Elles se sont engagées à respecter les normes de construction ainsi que les délais arrêtés, tout en poursuivant la collaboration avec les services techniques de l’État.

Cette visite ministérielle confirme que les grands projets éducatifs font désormais l’objet d’un suivi rapproché. Pour les pouvoirs publics, chaque infrastructure livrée dans les délais représente un investissement durable en faveur de la jeunesse et un jalon supplémentaire dans la modernisation du système éducatif nigérien.