Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 25 sur 294

Zinder célèbre les 15 ans du règne d’Aboubacar Oumarou Sanda

Ce 29 juin 2026, Zinder célèbre les 15 ans du second règne d’Alhaji Aboubacar Oumarou Sanda. Ce jubilé met en lumière le rôle crucial des chefferies traditionnelles africaines, véritables ancres de stabilité et de cohésion sociale au cœur des tourmentes contemporaines du Sahel.

ZINDER (Damagaram), 29 juin 2026 – Dans le tumulte du Sahel moderne, où les régimes passent et les institutions se réinventent, le palais de briques de Zinder demeure un repère immuable. Ce lundi, l’ancien royaume du Damagaram s’est paré de ses plus beaux apparats pour célébrer la « fête du Trône ». L’événement marque le 15ᵉ anniversaire du second avènement de Sa Majesté le Sultan Alhaji Aboubacar Oumarou Sanda, rétabli dans ses fonctions en 2011.

Pourtant, pour comprendre la ferveur qui s’est emparée des rues de la deuxième ville du Niger, il faut se pencher sur une arithmétique du pouvoir qui défie le temps. En cumulant un premier règne amorcé sous la guerre froide, en 1978, et cette seconde période, le souverain totalise 48 années de vie publique, dont 38 passées sur le trône. Un parcours exceptionnel qui fait de lui le gardien d’un héritage précolonial dont les racines plongent bien avant le XIXᵉ siècle, à l’époque où le puissant sultanat de Zinder dictait sa loi sur les routes caravanières transsahariennes.

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La chefferie traditionnelle, rempart contre l’incertitude

Dans le contexte nigérien actuel, cette commémoration illustre la résilience d’un modèle de gouvernance coutumière qui cohabite, parfois difficilement mais toujours de manière nécessaire, avec l’autorité de l’État. Là où l’administration publique peine parfois à s’imposer, le Sultan incarne une justice de proximité, une diplomatie de l’ombre et une autorité morale largement reconnue.

Par ailleurs, les notables locaux saluent le règne d’Aboubacar Oumarou Sanda, qu’ils présentent comme une période de paix et de prospérité pour la région. Dans un Sahel fragilisé par les crises sécuritaires et économiques, la cour du Sultan s’impose comme un lieu central de médiation intercommunautaire, contribuant à préserver un équilibre social menacé ailleurs.

L’hommage de la cour : fidélité et continuité

À cet égard, la dimension politique et symbolique de cette journée a été résumée par les dignitaires du royaume. S’exprimant au nom de la communauté et des gardiens du temple, le Magajin Garin Damagaram, Mansour Elh Amani, a tenu à réaffirmer le pacte de confiance qui unit le souverain à ses sujets.

« Bonne fête du Trône, Votre Majesté. » — Mansour Elh Amani, Magajin Garin Damagaram

En somme, dans un pays en quête de stabilité, la longévité du Sultan rappelle que les chefferies traditionnelles demeurent des acteurs incontournables de la gouvernance locale. Le jubilé du Damagaram met également en lumière le poids significatif de l’histoire et des traditions sur le futur du Niger.

Niger : La BOAD injecte 60 milliards de FCFA dans l’agriculture et l’énergie

Réunie à Lomé, la Banque ouest-africaine de développement renforce son soutien au Niger avec deux nouveaux financements destinés à accroître la production agricole et à améliorer l’approvisionnement en électricité. Ce soutien financier arrive à un moment charnière pour le pays, engagé dans la modernisation de ses infrastructures clés tout en naviguant dans un environnement macroéconomique et sécuritaire complexe.

Lomé, 29 juin 2026 – Malgré un environnement régional marqué par de multiples défis, le Niger continue de mobiliser des financements auprès des institutions régionales pour soutenir ses secteurs stratégiques. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vient d’approuver deux nouvelles opérations en faveur du pays, pour un montant global de 60,609 milliards de FCFA, ciblant la sécurité alimentaire et l’énergie.

Ces décisions ont été entérinées lors de la 151ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration de la BOAD, tenue cette semaine à Lomé sous la présidence de son directeur général, Serge Ekué.

Miser sur l’irrigation pour renforcer la production agricole

La première enveloppe, d’un montant de 30 milliards de FCFA, est destinée au renforcement des capacités d’intervention de l’Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA).

À travers ce financement, les autorités nigériennes ambitionnent d’étendre les superficies aménagées et d’accroître la production agricole irriguée. En effet, l’objectif est de réduire la dépendance aux pluies et de renforcer la résilience de ce secteur pilier, qui fait vivre une large partie de la population, tout en garantissant la sécurité alimentaire.

Dans un contexte où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nigérienne et une source de revenus pour une large partie de la population, le Niger mise sur le développement des aménagements hydro-agricoles afin de renforcer la résilience de son secteur agricole face aux aléas climatiques.

Un nouvel appui pour sécuriser l’approvisionnement en électricité

La seconde opération, évaluée à 30,609 milliards de FCFA, financera le Projet de renforcement des capacités de production d’énergie électrique (PRECAP2E).

Ce programme prévoit un mix énergétique stratégique sur plusieurs sites clés :

  • Le déploiement de centrales diesel pour répondre à l’urgence et stabiliser le réseau.

  • L’installation de mini-centrales solaires photovoltaïques associées à des systèmes de stockage par batteries pour amorcer la transition énergétique.

À travers ce projet, le Niger cherche à améliorer la disponibilité de l’électricité, notamment dans les zones où l’accès à une alimentation énergétique stable demeure un défi pour les populations et les activités économiques.

Une priorité donnée aux infrastructures productives

En soutenant simultanément les secteurs agricole et énergétique, la BOAD confirme son orientation en faveur des infrastructures considérées comme déterminantes pour la croissance économique des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Par ailleurs, ces deux investissements visent à répondre à des besoins structurels : améliorer la productivité agricole, renforcer la sécurité alimentaire et accroître les capacités nationales de production d’électricité, deux conditions jugées indispensables pour soutenir le développement économique du Niger.

Plus de 344 milliards de FCFA approuvés pour l’Afrique de l’Ouest

Au cours de cette même session, le Conseil d’administration de la BOAD a validé 11 nouvelles opérations représentant un investissement global de 344,577 milliards de FCFA.

Depuis sa création en 1973, l’institution financière régionale a ainsi porté le montant cumulé de ses financements à 10 834,1 milliards de FCFA, confirmant son rôle de principal bailleur régional au service des projets de développement en Afrique de l’Ouest.

Pour le Niger, les nouveaux concours approuvés illustrent la volonté de poursuivre les investissements dans des secteurs jugés prioritaires afin de soutenir la transformation économique et de renforcer la résilience du pays face aux défis climatiques, énergétiques et alimentaires.

Niger : Coalition armée entre le MPLJ et le FPJ dans le Nord-Est

En officialisant une « Coalition stratégique » depuis les confins du nord-est nigérien, deux des principaux mouvements politico-militaires nés après le putsch de 2023 défient ouvertement Niamey. Pour les spécialistes, cette union sonne comme une alerte majeure qui pourrait contraindre le pouvoir  à revoir sa stratégie sécuritaire.

DIADO, 29 juin 2026 – C’est un document qui vient alourdir le climat sécuritaire régional déjà extrêmement complexe. Par le biais d’un communiqué conjoint, signé à Djado le 28 juin 2026, le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), dirigé par Moussa Kounai, et le Front patriotique pour la justice (FPJ), présidé par Mahamat Tori, ont annoncé la création officielle d’une coalition stratégique.

Nés au lendemain du coup d’État du 26 juillet 2023, ces deux mouvements armés, particulièrement actifs dans la zone hautement stratégique du nord-est du pays, basculent d’une logique de rébellion éparse vers une dynamique unitaire. Si les groupes mettent en avant des revendications politiques axées sur « l’instauration effective d’un État de droit » et « une justice équitable », cette alliance sur le terrain militaire fait peser le risque d’une dangereuse escalade de la violence.

Une convergence des forces dans le nord-est stratégique

Le choix du lieu de signature, Djado, n’a rien d’anodin. Cette zone désertique et frontalière, riche en ressources aurifères et carrefour historique des trafics transfrontaliers, échappe en grande partie au contrôle direct du pouvoir central. En décidant d’« unir leurs forces, leurs compétences et leurs militants », le MPLJ et le FPJ tentent de sanctuariser un front uni face aux Forces armées nigériennes (FAN).

Dans leur communiqué, les rebelles saluent également la libération récente de Mahamoud Sallah, le leader du Front patriotique de libération (FPL), un autre groupe armé de la région. Cette mention explicite confirme l’existence de passerelles de plus en plus poreuses entre les différentes factions rebelles du Nord, laissant craindre la formation d’un bloc insurrectionnel élargi.

Le dilemme de Niamey : négocier ou frapper vite et fort ?

Pour le pouvoir , cette coalition stratégique représente un test de souveraineté crucial. Jusqu’à présent, le pouvoir central a privilégié une réponse militaire stricte face aux dissidences. Cependant, la structuration de cette alliance politico-rebelle change la donne :

  • Le risque d’asphyxie économique : le nord-est du Niger abrite des infrastructures pétrolières et des voies de transit vitales pour l’économie nationale.
  • Le spectre de la contagion : le communiqué lance un « appel solennel » à d’autres mouvements afin de rejoindre cette dynamique, ce qui pourrait embraser d’autres régions du pays.

Face à cette menace grandissante, plusieurs analystes militaires estiment que les autorités de transition se retrouvent face à une fenêtre de tir réduite. Pour éviter l’enracinement durable de cette coalition et l’intensification des attaques, la tentation de mener des opérations de contre-insurrection d’envergure — afin de frapper vite et fort avant que le dispositif rebelle ne se consolide — devient de plus en plus pressante. Reste à savoir si l’armée nigérienne dispose des ressources nécessaires pour ouvrir un nouveau front d’intensité supérieure dans le désert septentrional.

Niger : Bachir Lawali Maïga, recherché pour fraude au BEPC 2026

À Niamey, la traque d’un jeune universitaire de 21 ans, suspecté d’être le cerveau d’un réseau de vente d’épreuves corrigées du BEPC 2026, met en lumière la professionnalisation de la fraude aux examens nationaux.

NIAMEY, 29 juin 2026 – L’affaire secoue le milieu éducatif et sécuritaire de la capitale nigérienne en cette période d’examens à haute tension. La Direction de la Sécurité publique a diffusé un avis de recherche officiel afin de neutraliser ce que les enquêteurs qualifient de « réseau organisé » de fraude à la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Au centre des investigations figure un jeune homme de 21 ans, Bachir Lawali Maïga, plus connu sous le pseudonyme de « Cech ». Son profil, mêlant compétences académiques et accès à des outils de transaction financière, illustre la mutation progressive des méthodes de fraude scolaire et documentaire au Sahel.

Le profil du suspect : entre précarité étudiante et opportunisme

Originaire de Niamey, le suspect présente un profil qui interpelle les sociologues comme les forces de l’ordre. Célibataire, de niveau universitaire et résidant dans le quartier populaire de Lazaret, Bachir Lawali Maïga cumulait deux activités stratégiques : agent au sein de l’agence Amana Transfert d’Argent de Banizoumbou II et enseignant dispensant des cours particuliers à domicile.

Selon les premiers éléments de l’enquête, cette double activité aurait facilité la mise en place de son entreprise illicite. D’un côté, sa proximité avec les élèves, grâce aux cours de soutien, lui permettait d’identifier une clientèle potentielle ; de l’autre, son poste au sein d’une agence de transfert d’argent lui offrait un canal propice pour monnayer discrètement ses services.

Un système présumé de vente d’épreuves corrigées

La police accuse le jeune homme d’avoir orchestré un véritable commerce parallèle. Selon les enquêteurs, le mode opératoire présumé consistait à obtenir les épreuves du BEPC, à en élaborer rapidement les corrigés, puis à les vendre aux candidats avant ou pendant les épreuves.

Ainsi, loin de la triche artisanale d’autrefois, les autorités dénoncent une organisation structurée visant à monétiser le stress des familles et des élèves. Toutefois, après la découverte présumée du réseau par la Direction de la Sécurité publique, le suspect aurait pris la fuite. Les enquêteurs redoutent désormais qu’il tente de quitter la région de Niamey, voire le territoire national.

Alerte générale et mobilisation des forces de sécurité

Face à la gravité de la situation, notamment pour la crédibilité des diplômes nationaux, le dispositif de recherche mobilise l’ensemble des forces de sécurité intérieure. La Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Garde nationale ont reçu des consignes strictes afin de renforcer la surveillance des points de sortie de la capitale ainsi que des principaux axes routiers.

Par ailleurs, les autorités appellent à la vigilance citoyenne. Toute personne disposant d’informations susceptibles de permettre la localisation de Bachir Lawali Maïga est invitée à contacter sans délai le commissariat de Boukoki ou à joindre les services de sécurité au numéro communiqué par la police (89 26 25 27).

Au final, ce dossier relance la question de la sécurisation des examens officiels au Niger à l’ère des réseaux sociaux et des messageries chiffrées, où la diffusion d’un document confidentiel peut compromettre l’intégrité d’un examen et l’avenir de milliers de candidats en quelques clics.

Illéla : 263 000 comprimés d’ecstasy saisis, 6 suspects interpellés

Illéla, 26 juin 2026 — Dans une opération menée avec une précision chirurgicale, les forces de l’ordre ont démantelé, dimanche 21 juin 2026, un réseau international de trafic de drogue opérant entre Illéla, Ingall et Agadez. Les autorités ont qualifié cette intervention de « coup de maître » et ont saisi 263 000 comprimés d’ecstasy dissimulés dans un véhicule touristique en provenance de Cotonou (Bénin).

Les agents de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) et de la Direction départementale de la Police nationale d’Illéla ont intercepté le véhicule au poste de contrôle de Badaguiri. À l’issue de la fouille, ils ont découvert un compartiment secret aménagé sous les sièges. Selon les premières investigations, les trafiquants prévoyaient de livrer la cargaison à « Mararabar Ingall », un point de rencontre stratégique dans la région.

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Une traque qui s’étend jusqu’à Agadez

Dans la foulée, face à l’ampleur du réseau, les autorités ont rapidement déployé une mission conjointe regroupant les antennes de l’OCRTIS d’Illéla, de Tahoua et d’Agadez, avec l’appui de la Direction départementale de la Police nationale d’Abalak. Les opérations ont permis d’interpeller six individus, dont quatre étrangers, et de saisir :

  •  1 103 000 FCFA en liquide ;
  •  28 000 dinars algériens ;
  •  20 000 nairas ;
  •  Sept téléphones portables ;
  •  Quatre bidons d’essence.

Par ailleurs, les enquêteurs ont placé les suspects en garde à vue pour trafic international de drogue à haut risque. Ils ont établi que le réseau organisait un troisième acheminement de stupéfiants en utilisant des véhicules touristiques expédiés depuis l’Europe, notamment la Belgique, vers le port de Cotonou, avant de les transférer par voie terrestre à travers le Niger en direction du Maghreb.

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Un réseau aux ramifications européennes

Les investigations préliminaires ont également révélé qu’un ressortissant français avait chargé le véhicule et la drogue depuis un port belge. Cette révélation confirme la dimension transnationale du trafic, avec des complicités en Europe et en Afrique de l’Ouest.

À cet égard, cette opération s’inscrit dans une série de succès pour l’OCRTIS, qui avait déjà saisi 800 000 comprimés d’ecstasy en février 2026. Face à la recrudescence du trafic dans l’espace sahélien, la Direction de l’OCRTIS a réaffirmé sa « détermination sans faille à éradiquer ces réseaux criminels ».

De son côté, la Direction régionale de la Police nationale de Tahoua a appelé les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité, soulignant que la lutte contre le trafic de drogue reste l’affaire de tous.

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Un enjeu sécuritaire majeur pour le Sahel

Ce démantèlement intervient dans un contexte marqué par l’intensification des activités criminelles dans la région, où le Niger sert de plaque tournante pour le trafic de drogue entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb. Dans ce contexte, les autorités craignent que ces réseaux financent également des groupes armés, aggravant ainsi l’instabilité régionale.

Selon des sources proches de l’enquête, « cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg » et d’autres interpellations sont attendues dans les prochains jours.

« Nous avons affaibli un réseau bien structuré, mais la menace persiste. Les trafiquants adaptent sans cesse leurs méthodes, et nous devons rester un coup d’avance », a déclaré, sous couvert d’anonymat, un haut responsable de l’OCRTIS.

Désormais, les autorités présenteront les suspects devant la justice dans les prochains jours et poursuivront les investigations afin d’identifier les commanditaires du réseau.

En ce 26 juin, Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, l’opération d’Illéla rappelle que chaque saisie, chaque arrestation et chaque mobilisation citoyenne s’inscrivent dans un combat global. Au-delà des frontières et des statistiques, c’est l’avenir des jeunes générations qui se joue. En définitive, préserver cet avenir exige une vigilance permanente et une responsabilité partagée, car la drogue tue silencieusement là où l’indifférence s’installe.

Kao (Tahoua) : première campagne locale contre la drogue

Pour la première fois de son histoire, la commune de Kao, dans la région de Tahoua, a organisé jeudi une grande campagne de sensibilisation contre la drogue. Une initiative locale portée par un officier de police administrateur délégué, à l’heure où le corridor sahélien concentre des flux de trafic sans précédent.

Il n’y a pas, dans les annales récentes de la commune rurale de Kao, de précédent à ce qui s’est déroulé ce vendredi 26 juin 2026 dans ses murs. Pour marquer la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues — instituée en 1987 par l’Assemblée générale des Nations Unies —, les autorités communales ont pour la toute première fois rassemblé sous un même toit policiers, leaders religieux et coutumiers, responsables environnementaux et, surtout, une foule de jeunes venus écouter, poser des questions, prendre conscience. Un geste qui, pour modeste qu’il paraisse depuis les capitales, traduit un déplacement significatif de la vigilance institutionnelle vers la périphérie sahélienne.

C’est l’Officier de Police Ayouba Ibrahim Abarchi, Administrateur Délégué de la commune, qui a porté l’initiative. Sa double casquette — autorité administrative et homme de terrain — lui confère une lecture précise du risque. La réunion a rassemblé le Commissaire de Police de Kao, le Chef d’antenne de la lutte contre la drogue, ainsi que les figures d’autorité morale et coutumière du territoire. Ensemble, ils ont dressé, pour un public en majorité juvénile, un tableau lucide de ce que signifie, au quotidien, la présence des stupéfiants dans une communauté rurale.

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Un discours sans détour sur les effets et les filières

Devant les participants, les responsables des services de sécurité ont exposé avec précision les différentes formes de drogues en circulation dans la sous-région — cannabis, tramadol, benzodiazépines détournées, substances de synthèse de plus en plus présentes — ainsi que leurs effets dévastateurs sur la santé physique et mentale des consommateurs. Mais la séance ne s’est pas limitée à une leçon de pharmacologie. Elle a abordé frontalement les liens structurels entre trafic de stupéfiants, criminalité organisée et insécurité : une réalité que les forces de sécurité de la région de Tahoua connaissent intimement.

« Chaque kilogramme intercepté est un message clair envoyé aux trafiquants : la route du Nord n’est plus une passoire. » – Autorités sécuritaires de la région de Tahoua, décembre 2025

Car Kao n’existe pas dans un vide géographique. La commune se trouve insérée dans un espace sahélien où, selon les services spécialisés et les rapports de l’ONUDC, les flux de cocaïne, de cannabis et de médicaments détournés empruntent des corridors terrestres en direction de la Libye et de la Méditerranée. La région de Tahoua en est l’un des points nodaux les plus documentés : rien qu’en 2024, la région totalisait à elle seule l’intégralité des saisies nationales de certaines drogues de synthèse, et les opérations de démantèlement s’y sont multipliées ces derniers mois, jusqu’à une prise record de 800 000 comprimés d’ecstasy en février 2026.

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La jeunesse au cœur de la stratégie de prévention

C’est précisément parce que la géographie expose que la prévention s’impose. Les intervenants ont insisté auprès des jeunes présents sur leur rôle actif dans la lutte contre le fléau : rapporter les activités suspectes aux autorités compétentes, résister à la pression sociale susceptible de les introduire dans les circuits de consommation ou de trafic, et préserver ainsi leur avenir dans une région où les perspectives de développement, déjà fragiles, sont d’autant plus menacées par l’économie criminelle.

La dimension sécuritaire plus large de la commune a également été abordée lors des échanges. Les participants ont souligné la nécessité d’une vigilance permanente et d’une collaboration étroite entre les populations civiles et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) — une coopération que les autorités de Tahoua ont régulièrement présentée comme déterminante dans les succès opérationnels récents contre les réseaux transnationaux.

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Les autorités morales, piliers irremplaçables

Leaders religieux et chefs coutumiers ont pris une part active aux échanges. Leur engagement n’est pas symbolique : dans des communes rurales où la présence administrative reste intermittente et les ressources limitées, ce sont eux qui incarnent l’autorité du quotidien, qui accompagnent les familles en difficulté, qui peuvent détecter — bien avant toute institution — les signes d’une dérive chez un jeune. Leur disponibilité réaffirmée à « accompagner les autorités administratives dans la lutte contre la drogue et toutes les formes de délinquance » représente un capital de prévention que nulle dotation budgétaire ne saurait créer à elle seule.

La campagne de Kao s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large de décentralisation de la vigilance, que les Autorités de la Transition nigériennes encouragent au titre de la « refondation nationale ». Elle illustre la conviction croissante que la sécurité, au Sahel, ne se gagne pas uniquement lors des grandes opérations de saisie spectaculaires, mais aussi — et peut-être surtout — dans les gestes discrets de la prévention ordinaire, au plus près des communautés.

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Le Niger réinvestit dans le joyau touristique d’Agadez

La ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Aghaichata Guichene Atta, a mené une visite d’inspection stratégique dans la « porte du désert ». Entre la renaissance de l’emblématique Hôtel de l’Aïr et l’essor d’une nouvelle tannerie, Niamey réaffirme sa volonté de faire du patrimoine un levier de souveraineté économique.

À Agadez, ville mythique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, le ballet des officiels témoigne d’une urgence : celle de redonner sa superbe à l’économie locale. Ainsi, hier, jeudi 25 juin 2026, une délégation ministérielle de premier plan a arpenté les ruelles de la cité ocre. À sa tête, Mme Aghaichata Guichene Atta, ministre de l’Artisanat et du Tourisme, accompagnée, pour l’occasion, du ministre de la Refondation et de la Promotion des Valeurs sociales.

Cette présence conjointe, entourée du gouverneur de la région d’Agadez, du Sultan de l’Aïr et de l’administrateur délégué de la ville, marque la solennité d’une démarche aux enjeux bien plus larges qu’une visite de routine. Au-delà de l’aspect protocolaire, il s’agit également d’un signal politique fort envoyé aux artisans et aux acteurs du tourisme, durement éprouvés par les mutations géopolitiques de la région.

Mme Aghaichata Guichene ATTA
© Mme Aghaichata Guichene ATTA

L’Hôtel de l’Aïr : la renaissance d’un symbole

Premier temps fort de cette inspection, l’Hôtel de l’Aïr. Véritable institution pour les voyageurs de passage et figure de proue de l’architecture locale, l’établissement subit actuellement une cure de jouvence complète.

  1. Un financement 100 % étatique : Contrairement aux décennies précédentes, souvent dépendantes des fonds extérieurs, c’est l’État nigérien qui finance directement cette réhabilitation.

  2. L’objectif : redonner à ce joyau sa capacité d’accueil aux standards internationaux afin d’anticiper le retour des circuits touristiques sahariens.

Pour la ministre, cette rénovation symbolise la volonté du Niger de redonner un nouvel élan à son secteur touristique en investissant dans ses propres infrastructures.

Mme Aghaichata Guichene ATTA
© Mme Aghaichata Guichene ATTA

La nouvelle tannerie : l’or de la maroquinerie d’Agadez

Dans le prolongement de cette visite, le secteur de l’artisanat, second poumon économique de la région, n’a pas été en reste. En effet, la délégation s’est rendue sur le site de la toute nouvelle tannerie d’Agadez.

L’art du cuir dans l’Aïr est ancestral, reconnu bien au-delà des frontières du pays pour sa finesse et ses teintes caractéristiques. À travers cette nouvelle infrastructure, les autorités entendent aussi moderniser l’outil de production et poursuivent plusieurs objectifs stratégiques :

  • D’abord, valoriser la chaîne de valeur : permettre aux artisans de traiter le cuir sur place dans de meilleures conditions techniques et environnementales.

  • Ensuite, développer les exportations : assurer une régularité et une qualité de cuir capables de séduire les marchés régionaux et internationaux.

  • Enfin, créer de l’emploi : fixer la jeunesse locale en structurant un secteur traditionnellement informel.

Mme Aghaichata Guichene ATTA
© Mme Aghaichata Guichene ATTA

Une vision politique globale

Au terme de cette séquence, Mme Aghaichata Guichene Atta a rappelé que ces deux infrastructures, loin d’être isolées, « illustrent l’engagement des plus hautes autorités en faveur du développement du tourisme et de la valorisation de l’artisanat ».

À travers cette démarche, Niamey associe explicitement la relance économique à la fierté culturelle et à la promotion des valeurs sociales nigériennes en impliquant le ministère de la Refondation.

Désormais, reste à transformer ces investissements physiques en flux touristiques et commerciaux tangibles. Dans les travées de la nouvelle tannerie comme sous les échafaudages de l’Hôtel de l’Aïr, Agadez veut croire que son avenir s’écrira de nouveau en lettres d’or.

Mme Aghaichata Guichene ATTA
© Mme Aghaichata Guichene ATTA

BEPC 2026 à Tillabéri : La ministre Élisabeth Shérif lance les épreuves

C’est depuis la région stratégique de Tillabéri que la ministre de l’Éducation nationale, Dr Élisabeth Shérif, a lancé ce jeudi 25 juin les épreuves du brevet. Entre souverainisme affirmé et percée spectaculaire des candidates, décryptage d’un examen pas comme les autres.

Il est 7 heures 45 ce jeudi matin au Complexe d’enseignement secondaire (CES) de Tillabéri, et l’atmosphère y est singulière. Avant que le premier coup de stylo ne soit donné, les visages des officiels et des candidats se figent. Deux hymnes retentissent successivement dans la cour de l’établissement : La Nigérienne, l’hymne national, immédiatement suivi par celui de la Confédération des États du Sahel (AES). Le ton est donné. Dans un Niger en pleine mutation politique, l’école publique n’est plus seulement le lieu du savoir ; elle est devenue le miroir de la souveraineté retrouvée.

À 8 heures précises, respectant un rituel immuable, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, le Dr Élisabeth Shérif, brise le sceau de cire rouge de la première enveloppe. Sous les yeux des surveillants, la ministre dévoile l’épreuve de rédaction. Les autorités lancent ainsi officiellement la session 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Le triomphe silencieux des filles

Derrière la solennité du protocole, les dynamiques démographiques de cette session interpellent les observateurs. Au niveau national, ils sont 119 865 candidats à plancher dans 383 centres. Parmi eux, une statistique majeure : 64 895 sont des filles, soit plus de 54 % des effectifs. Le constat est encore plus frappant dans la région d’accueil, à Tillabéri, où les filles représentent 6 694 des 11 546 candidats répartis dans 40 centres.

Dans cette zone en proie à des défis sécuritaires et géographiques persistants, voir une telle majorité de jeunes filles s’asseoir sur les bancs des examens constitue une victoire silencieuse mais éclatante contre l’abandon scolaire. Le ministère a également mis un point d’honneur à l’inclusion, en intégrant 42 candidats en situation de handicap à l’échelle nationale.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

L’éloge du mérite contre la triche

Pour le Dr Élisabeth Shérif, pas question de transiger avec le niveau. Lors de sa tournée, qui l’a menée du CES de Tillabéri au CES Franco-Arabe, puis dans les localités de Sansané-Haoussa et de Gothèye, le message délivré aux élèves a été d’une fermeté toute maternelle.

« Comptez sur vos propres efforts. Seul le mérite permettra de bâtir une école nigérienne digne de la refondation », a martelé la ministre devant les candidats concentrés.

Cette rhétorique du mérite et de la rigueur s’inscrit en droite ligne de la politique de rupture portée par les plus hautes autorités de la transition. La ministre a d’ailleurs profité de ses étapes pour rendre un hommage appuyé au chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ainsi qu’au Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, pour avoir sanctuarisé l’année budgétaire et logistique de l’école malgré un contexte régional complexe.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Une tournée d’inspection sur le terrain

Accompagnée du gouverneur de la région, le Colonel Maïna Boukar, et d’un large aréopage de chefs coutumiers, de leaders religieux et de représentants syndicaux, la ministre a également voulu tâter le pouls du terrain. À Sansané-Haoussa comme à Gothèye, elle s’est personnellement enquise des conditions de travail des surveillants et de la sécurité des centres.

La journée s’est achevée par une visite hautement symbolique au jury de correction du Centre de formation et de perfectionnement pédagogique (CFEPD) de Gothèye. En allant à la rencontre des correcteurs, le Dr Élisabeth Shérif a voulu verrouiller la dernière étape de la chaîne : celle d’une évaluation qu’elle exige « rigoureuse, transparente et crédible ».Les autorités de Niamey considèrent que, même si les examens ne font que commencer, elles ont déjà gagné à moitié le défi de l’organisation.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

BEPC 2026 à Agadez : plus de 5 200 candidats à l’épreuve

Le coup d’envoi du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session 2026, a été officiellement donné ce jeudi 25 juin dans la région d’Agadez. Depuis le CES Tégama, le Gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a procédé au lancement des épreuves en présence des autorités administratives, civiles et militaires ainsi que des acteurs du système éducatif.

Pour les milliers de candidats engagés dans cette étape décisive de leur parcours scolaire, l’heure est désormais à la concentration et à la mobilisation des connaissances acquises tout au long de l’année académique.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Une forte mobilisation autour de l’école

La cérémonie officielle s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de solennité. Aux côtés du Gouverneur, des responsables de l’éducation, des encadreurs pédagogiques et des représentants des autorités locales ont tenu à témoigner leur soutien aux candidats appelés à composer dans les différents centres de la région.

Cette année, la région d’Agadez enregistre 5 256 candidats, dont 3 300 filles, répartis dans 20 centres d’examen. Des chiffres qui traduisent les progrès enregistrés en matière de scolarisation et de maintien des élèves dans le système éducatif, notamment chez les jeunes filles.

À travers cette participation féminine particulièrement élevée, les autorités voient également les résultats des efforts consentis ces dernières années pour favoriser l’accès des filles à l’éducation et lutter contre les abandons scolaires.

Gouvernorat d'Agadez
© Gouvernorat d'Agadez

Un appel à la sérénité et au mérite

Avant l’ouverture de la première enveloppe contenant l’épreuve de français, le Général de Division Ibra Boulama Issa s’est adressé aux candidats. Le Gouverneur les a exhortés à aborder les examens avec calme, confiance et discipline.

Il les a notamment invités à éviter toute précipitation afin de valoriser pleinement les connaissances acquises durant leur formation. Un message centré sur le mérite et la rigueur, dans un contexte où les examens nationaux constituent une étape déterminante pour l’orientation des élèves vers le cycle secondaire supérieur.

Par ailleurs, le Gouverneur a rendu hommage aux enseignants, aux encadreurs pédagogiques, aux parents d’élèves ainsi qu’à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la préparation de cette session 2026.

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L’éducation au cœur des priorités régionales

À travers ce lancement officiel, les autorités régionales réaffirment leur engagement en faveur d’une éducation de qualité et de la réussite scolaire des jeunes. Dans une région confrontée à de nombreux défis géographiques et sécuritaires, l’école demeure un levier essentiel de développement et de cohésion sociale.

Pour les 5 256 candidats d’Agadez, les prochaines heures seront consacrées aux différentes épreuves. Tous nourrissent désormais le même objectif : décrocher le précieux BEPC et franchir une nouvelle étape de leur parcours académique. La région tout entière retient son souffle et espère voir cette session 2026 se conclure par un taux de réussite à la hauteur des efforts consentis par les élèves, les enseignants et les familles.

BEPC 2026 à Bilma : plus de 70 % des candidats sont des filles

Dans cette oasis isolée du nord du Niger, le coup d’envoi du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été donné ce jeudi 25 juin. Un cru 2026 marqué par un chiffre hautement symbolique : plus de 70 % des candidats sont des filles.

C’est sous un soleil déjà lourd que les portes des salles d’examen se sont ouvertes ce jeudi matin à Bilma, chef-lieu du département éponyme situé dans la région d’Agadez. Pour ces dizaines d’adolescents, l’enjeu est de taille : décrocher le précieux Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), sésame indispensable pour ouvrir les portes du lycée.

Pour marquer l’importance républicaine de l’événement dans cette enclave saharienne, c’est le préfet du département, le capitaine Lamine Ahmed, qui a personnellement procédé au lancement officiel des épreuves.

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Une mobilisation institutionnelle au grand complet

Le déploiement des autorités locales traduisait à lui seul la solennité de la journée. Autour du préfet, une tribune unie pour la cause éducative : l’Administrateur délégué de la commune, l’Honorable Chef de Canton – garant de l’autorité traditionnelle –, ainsi que les inspecteurs de l’Éducation nationale et de l’Enseignement secondaire. La présence remarquée des hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) est, en outre, venue rappeler que, dans cette zone transfrontalière, la sécurisation des examens reste une priorité absolue pour l’État.

« Garantir le bon déroulement de cet examen, c’est affirmer la présence de l’État et l’avenir de notre jeunesse, même dans les territoires les plus reculés », confie un acteur éducatif local.

Les filles en première ligne

Au total, ils sont 205 candidats à composer cette année au sein du jury spécial de Bilma. Mais au-delà du chiffre global, c’est la sociologie de cette cohorte qui retient l’attention : 144 filles pour seulement 61 garçons.

Dans une région traditionnellement marquée par le mariage précoce et l’abandon scolaire des jeunes filles, cette écrasante majorité (près de 70 %) résonne comme une victoire pour les politiques d’accès à l’éducation en milieu rural. Elle témoigne, en effet, d’un changement progressif des mentalités au sein des communautés d’un département immense, où les candidats sont répartis sur trois centres d’examen stratégiques : Bilma, Dirkou et Fachi.

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Des encouragements à la hauteur de l’effort

Avant la distribution des premières enveloppes scellées contenant les sujets, le capitaine Lamine Ahmed et sa délégation ont tenu à faire le tour des tables. Mots d’encouragement et conseils pour surmonter le stress : les officiels ont exhorté les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Les autorités n’ont pas manqué de saluer la résilience du corps enseignant, des parents d’élèves et des personnels administratifs qui, malgré les conditions climatiques et logistiques parfois rudes du désert, ont permis au calendrier scolaire de s’accomplir.

Les candidats lèvent désormais leurs stylos. Pour les 205 prétendants au diplôme de Bilma, le compte à rebours vers les résultats commence. Une chose est sûre : le Grand Nord nigérien regarde sa jeunesse avec fierté.