Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 26 sur 282

Bamako et Kayes : deux marchés ravagés par les flammes en 24h

Bamako, Kayes 21 mai 2026 — Deux marchés emblématiques sont partis en fumée en moins de 24 heures : ce mercredi 20 mai, un violent incendie a ravagé le Grand Marché de Soukouba à Bamako aux environs de 19 heures. Dans la foulée, les flammes se sont également déclarées au Grand Marché de Kayes. Partout, sapeurs-pompiers et Forces de défense et de sécurité (FDS) se mobilisent pour contenir le désastre. Mais au-delà des images de cendres et des files d’habitants médusés, une lourde question demeure : assistons-nous à une série d’attaques visant, volontairement, à déstabiliser les approvisionnements et à fragiliser les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ?

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Témoignages choqués

« J’ai tout perdu : la boutique, les vivres, l’espoir », sanglote Aïssata, vendeuse de légumes installée depuis quinze ans à Soukouba. À Kayes, des commerçants racontent la même stupeur : des entrepôts qui brûlent, des factures non honorées et des familles désormais sans ressources. En effet, les marchés ne sont pas de simples lieux d’échange ; ils constituent le poumon alimentaire et social des villes. Leur destruction crée ainsi une onde de choc qui frappe d’abord les plus précaires : femmes marchandes, transporteurs et petits producteurs.

Indices troublants

Les circonstances des deux incendies soulèvent plusieurs zones d’ombre. Selon diverses sources locales, les départs de feu ont été rapides et multipoints, compliquant considérablement l’intervention des secours. Certains sapeurs-pompiers évoquent même des départs « d’origine suspecte ». D’autres signalent un manque criant de moyens : camions insuffisants, hydrants inopérants et délais d’intervention prolongés. Or, lorsque des marchés stratégiques s’embrasent successivement dans des régions différentes, la thèse de la simple coïncidence paraît de moins en moins crédible.

Un schéma inquiétant ?

Depuis plusieurs mois, incidents, blocages logistiques et violences ciblées perturbent les chaînes d’approvisionnement dans plusieurs pays de l’AES. Au Niger, des marchés ont déjà été la cible d’attaques ; au Mali, les autorités doivent désormais protéger les principales artères commerciales sous peine de subir une implosion économique de l’intérieur. Dès lors, certains acteurs politiques et observateurs évoquent une stratégie d’asphyxie visant à fragiliser l’accès à la nourriture afin de provoquer des tensions sociales et d’en tirer des gains politiques. Si ces accusations restent particulièrement graves, elles imposent néanmoins l’ouverture d’enquêtes rigoureuses.

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Appel à l’enquête et à la protection

Il est donc urgent que les autorités nationales et régionales n’écartent aucune piste : incendie accidentel, défaillance des infrastructures, négligence ou sabotage organisé. Des expertises techniques indépendantes doivent être mandatées immédiatement afin d’analyser l’origine des feux, l’état des dispositifs de sécurité ainsi que les éventuelles responsabilités.

Parallèlement, un plan d’urgence destiné à sécuriser les marchés encore opérationnels, à approvisionner les populations vulnérables et à soutenir les commerçants sinistrés apparaît indispensable.

La voix des citoyens

Derrière les bilans matériels, il y a surtout des vies brisées. Les comptoirs calcinés, les carnets de commandes partis en fumée et les larmes des vendeuses doivent désormais résonner dans les bureaux des décideurs. En effet, la réponse des États aujourd’hui déterminera si ces drames resteront de tragiques accidents ou s’ils constitueront les premiers signes d’une stratégie délibérée visant à affaiblir des nations entières.

La vigilance s’impose donc plus que jamais : des enquêtes approfondies, des sanctions en cas de culpabilité avérée et des mesures durables de protection des marchés doivent être engagées sans délai. Les habitants du Mali et des pays de l’AES méritent des réponses claires — ainsi que la garantie que personne ne joue avec leur assiette.

Niamey prépare Youth Connekt Sahel 2026

L’effervescence était palpable ce mercredi 20 mai 2026 à la Maison de la Presse de Niamey. En effet, le Conseil national de la jeunesse du Niger (CNJN) y a orchestré une importante rencontre d’échanges destinée à préparer le terrain pour le Youth Connekt Sahel, un rendez-vous sous-régional majeur prévu en août prochain sur le sol nigérien. L’objectif est d’informer et de mobiliser la jeunesse autour des formidables enjeux d’innovation, d’engagement et d’entrepreneuriat qui l’attendent.

La jeunesse, fer de lance de la Refondation

L’événement a été rehaussé par la présence de M. Ali Ben Sala Hamouda, ministre de la Refondation et de la Promotion des valeurs sociales. Dans un discours mobilisateur, le ministre a posé un postulat clair : aucun développement pérenne n’est envisageable sans la participation active des jeunes, véritables moteurs de la refondation du pays. Il a ainsi exhorté l’auditoire à transcender les idéaux pour les muer en actions patriotiques concrètes.

Par ailleurs, pour illustrer sa vision d’une société bâtie sur des fondations éthiques solides, M. Ali Ben Sala Hamouda a puisé dans l’histoire religieuse. Évoquant la vie du Prophète Mohamed (PSL), il a mis en lumière l’exemple de Zayd ibn Haritha afin de rappeler l’importance capitale des vertus humaines telles que la justice, le respect et la noblesse de caractère.

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Un tremplin panafricain pour l’innovation nigérienne

De son côté, M. Ibrahim Idrissa, président du CNJN, a salué l’engouement des participants pour cette initiative coorganisée avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il a détaillé l’ADN de la future édition d’août 2026, qui s’articulera autour de plusieurs piliers stratégiques :

  • le numérique et l’innovation ;
  • l’entrepreneuriat ;
  • la refondation ;
  • l’engagement civique pour la sécurité et le développement.

M. Idrissa a souligné que cette rencontre de Niamey n’était qu’une étape préparatoire destinée à armer les jeunes face à un événement qui réunira les délégations de plus d’une dizaine de nations africaines. Il a également rappelé que le privilège d’accueillir ce sommet découle directement de la brillante prestation du Niger lors de l’édition précédente à N’Djamena, au Tchad, sous l’impulsion du ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Il a, par conséquent, lancé un vibrant appel aux talents locaux : le Youth Connekt 2026 sera un carrefour inestimable permettant aux jeunes porteurs de projets de croiser le fer avec des décideurs et des investisseurs venus de tout le continent.

Un partenariat historique aux retombées tangibles

La dimension internationale et l’impact économique du projet ont été appuyés par Mme Jane Yaboah, représentante du PNUD. Retracant la genèse du programme, elle a rappelé que le concept Youth Connekt a vu le jour en 2012 grâce à un partenariat avec le Rwanda, avant de s’étendre avec succès à la région du Sahel à partir de 2019.

Mme Yaboah a décrit cette plateforme comme un véritable pont entre les innovateurs, les mentors et les bailleurs de fonds. Insistant sur les effets catalyseurs du programme en matière de création d’emplois et de dynamisation de l’économie, elle a invité toutes les parties prenantes à une préparation minutieuse afin de faire de l’étape nigérienne un triomphe absolu.

Enfin, la rencontre s’est conclue dans une dynamique résolument participative, laissant place à des échanges riches et interactifs entre les jeunes issus d’une multitude de secteurs d’activités, tous tournés vers un seul horizon : le succès du mois d’août 2026.

Niger–Algérie : une alliance énergétique autour des hydrocarbures

La diplomatie énergétique tourne à plein régime entre le Niger et l’Algérie. En effet, le mardi 19 mai 2026, la capitale algérienne a été le théâtre d’une séance de travail décisive visant à consolider l’alliance entre les deux nations dans le secteur stratégique des hydrocarbures.

Au cœur des discussions figuraient le Secrétaire général du ministère nigérien du Pétrole, Abdoul Karim Mohamed Ali, et le ministre d’État algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab. Entourés du Directeur général de la Sonidep ainsi que d’un panel de hauts cadres des deux pays, ils ont tracé les contours d’une coopération technique et économique ambitieuse.

Par ailleurs, cette rencontre sectorielle s’inscrit dans un agenda diplomatique plus vaste, puisqu’elle intervient en marge du déplacement en Algérie d’une délégation ministérielle nigérienne de premier plan, conduite par le ministre d’État en charge de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire.

 

De la théorie à la pratique : immersion sur le terrain

Avant de s’asseoir à la table des négociations, la partie nigérienne a pu prendre la mesure de l’expertise algérienne sur le terrain. Les discussions ont d’ailleurs permis de dresser le bilan de la récente visite technique effectuée par la délégation nigérienne sur les sites névralgiques du géant Sonatrach, notamment à Boumerdès et à Hassi Messaoud.

Ainsi, cette immersion au cœur des infrastructures algériennes a offert aux responsables nigériens un aperçu grandeur nature des capacités opérationnelles du pays hôte en matière :

  • d’exploration et de production ;
  • de services pétroliers ;
  • de dispositifs de formation de pointe.

 

Toute la chaîne de valeur sur la table

L’objectif de cette alliance est de ne laisser aucun maillon de l’industrie de côté. À cet effet, les échanges ont balayé l’intégralité de la chaîne de valeur des hydrocarbures.

Parmi les chantiers prioritaires identifiés figurent notamment le forage, le raffinage et la pétrochimie. De plus, le développement des produits pétroliers sur le sol nigérien bénéficiera d’un coup d’accélérateur grâce à l’accompagnement de la société algérienne Naftal.

Au-delà des infrastructures proprement dites, les deux délégations ont également mis l’accent sur des enjeux de gouvernance modernes, notamment la valorisation du contenu local ainsi que le partage d’expertise pointue pour la gestion des données pétrolières et environnementales.

 

Formation et transfert de compétences : l’engagement d’Alger

Le ministre algérien, Mohamed Arkab, a tenu à rassurer ses partenaires sur la détermination de son pays. Il a ainsi réitéré fermement la volonté de l’Algérie — à travers Sonatrach et ses filiales — de soutenir la République du Niger dans la structuration de son secteur pétrolier.

Cet accompagnement se traduira notamment par un important transfert de savoir-faire ainsi qu’une montée en puissance des programmes de perfectionnement destinés aux techniciens et cadres nigériens. À cet égard, M. Arkab a mis en lumière le rôle central que joueront l’Institut algérien du pétrole et les instituts spécialisés de Sonatrach.

Vers un leadership énergétique panafricain

Séduite par la proposition, la délégation nigérienne n’a pas manqué d’exprimer sa grande satisfaction quant à l’excellence des relations bilatérales. Elle a, en outre, salué la richesse scientifique et technique du programme élaboré pour l’occasion, reconnaissant le poids et la vaste expérience de Sonatrach comme un véritable levier pour le développement des compétences énergétiques à l’échelle du continent.

À l’issue de cette journée dense, le communiqué final est sans équivoque : Alger et Niamey sont déterminés à renforcer leurs échanges scientifiques et techniques. Plus qu’un simple accord bilatéral, cette synergie vise à stimuler la croissance économique des deux pays et à ériger un modèle de coopération sud-sud renforcée au sein de l’industrie pétrolière et gazière africaine.

Zinder lance les examens du CQP 2026 : 1 799 candidats dont 983 femmes mobilisés

Zinder a lancé, ce mercredi 20 mai 2026, les examens du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) dans une ambiance à la fois solennelle et confiante. Au Centre de Formation aux Métiers, 1 799 candidats, dont 983 femmes, affrontent les épreuves dans six filières professionnelles.

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Zinder mise sur les compétences

Le gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahamane Sani, a donné le coup d’envoi officiel de cette session 2026, appelant les candidats à compter avant tout sur leur savoir-faire. Devant les participants, il a insisté sur l’importance de l’intégrité en les exhortant à éviter toute tentative de fraude.

Au-delà de l’examen, le message des autorités était clair : la formation professionnelle n’est pas seulement un passage obligé, mais également un levier stratégique pour le développement national. Dans un contexte où l’emploi des jeunes demeure un défi majeur, le CQP apparaît comme une porte d’entrée vers l’auto-emploi, l’artisanat qualifié et l’insertion socioprofessionnelle.

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Forte présence des femmes

L’un des faits marquants de cette session reste la forte participation féminine. Avec 983 candidates contre 816 hommes, les femmes occupent cette année une place de premier plan dans les filières techniques et artisanales de la région.

Pour le gouvernorat, cette dynamique constitue un signal encourageant. Elle traduit une évolution progressive des mentalités ainsi qu’une implication croissante des femmes dans des métiers longtemps considérés comme réservés aux hommes. À Zinder, cette présence féminine donne également un visage plus inclusif à la formation professionnelle.

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Une mobilisation collective

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, coutumières et académiques, venues accompagner les candidats et saluer les efforts de leurs encadreurs. L’atmosphère, selon les témoins, était calme, disciplinée et marquée par une réelle détermination des candidats.

Dans les rangs, beaucoup affichaient une confiance mesurée, conscients de l’importance de l’enjeu. Pour eux, ces épreuves ne représentent pas seulement une évaluation, mais aussi une opportunité concrète de valider leurs compétences et d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.

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Un examen tourné vers l’avenir

Avec 1 799 candidats mobilisés, le CQP 2026 confirme le rôle central de la formation professionnelle dans la région de Zinder. Les autorités veulent y voir un outil de transformation sociale et économique, capable de répondre aux besoins du marché local tout en renforçant l’employabilité des jeunes.

Au-delà des chiffres, c’est donc toute une génération qui tente, par la compétence, de se construire un avenir plus stable. À Zinder, le CQP s’impose une fois de plus comme un rendez-vous décisif entre ambition individuelle et développement collectif.

Agadez : lancement des épreuves pratiques du CQP 2026

Ce mercredi 20 mai 2026, au Centre de Formation aux Métiers (CFM) d’Agadez, le coup d’envoi des épreuves pratiques du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP, session 2026) a été donné. Entre l’espoir affiché par les autorités d’atteindre un taux de réussite de 100 % et les préoccupations liées à l’employabilité, 361 candidats — dont 116 jeunes femmes — s’affrontent dans huit filières techniques, signe d’une stratégie régionale visant à transformer les compétences en emplois durables.

Ce matin, la cour du Centre de Formation aux Métiers bourdonnait d’activité : candidats et jurys s’affairaient à transformer la théorie en savoir-faire. Le Secrétaire général adjoint de la Région d’Agadez, Monsieur Diallo Saidou Hamidou, accompagné du Directeur régional de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnelles, Issoufou Ballé Ousseini, a officiellement lancé les épreuves pratiques du CQP, session 2026.

« Nous souhaitons que la Région d’Agadez obtienne un taux de réussite de 100 % », a déclaré M. Diallo après une visite rapide de quelques ateliers. Son message, à la fois porteur d’encouragement et d’ambition politique, résonne dans une région où les autorités présentent la formation professionnelle comme un levier essentiel de lutte contre le chômage et l’exode rural.

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Une mobilisation institutionnelle visible

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités civiles et militaires — l’Administrateur délégué de la Commune urbaine d’Agadez, le représentant du Sultan de l’Aïr, ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité — témoignant d’une large mobilisation institutionnelle autour d’un enjeu perçu comme vital : l’intégration socio-économique des jeunes. Le Directeur régional, M. Issoufou Ballé Ousseini, a pour sa part salué l’engagement des plus hautes autorités, qui ont « mis tout à disposition des différents centres pour le bon déroulement des examens ».

Sur le terrain, cet appui se traduit concrètement par la mise à disposition de matériel pédagogique et de « matière d’œuvre », fournie afin que les travaux pratiques se déroulent « de façon concrète », ainsi que par la présence des jurys et la prise en charge des frais y afférents, selon le Directeur régional. Ces garanties logistiques visent à professionnaliser la formation et à renforcer la crédibilité des certificats délivrés.

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Des chiffres qui parlent : diversité et parité en chantier

Pour cette session, la région présente 361 candidats répartis dans 12 centres, dont 116 filles, soit près d’un tiers des effectifs. Ils concourent dans huit filières techniques : mécanique rurale, mécanique réparation automobile, plomberie, agro-sylvo-pastoralisme, électricité bâtiment, menuiserie bois, construction métallique et couture. Cet éventail traduit une volonté d’adapter les compétences aux besoins locaux — agriculture, artisanat et maintenance — plutôt qu’à des métiers urbains éloignés des réalités de l’Aïr.

La présence féminine, bien que notable, demeure un point d’attention. Avec 32 % de représentation, les candidates restent principalement présentes dans des filières comme la couture ou l’agro-sylvo-pastoralisme, tandis que la mécanique et la construction demeurent majoritairement masculines. Les autorités locales ont ainsi souligné l’importance de renforcer l’accès des femmes aux filières techniques afin d’élargir leurs opportunités économiques.

Un enjeu économique et social

À Agadez, où l’économie repose sur des secteurs tels que l’élevage, l’artisanat et le petit commerce, les décideurs présentent la valorisation des métiers comme une stratégie de résilience : permettre aux jeunes de créer leur propre emploi, réduire la dépendance aux migrations risquées et ancrer les compétences localement. Les responsables régionaux considèrent ainsi la formation professionnelle comme un vecteur direct de développement socio-économique.

Mais derrière les discours officiels, plusieurs défis persistent : l’insertion effective des diplômés sur le marché du travail, l’accès au crédit pour lancer une activité et la continuité des formations adaptées aux évolutions technologiques. Les observateurs locaux appellent donc à des partenariats renforcés entre l’État, les collectivités, les entreprises et les ONG afin de transformer les certificats en emplois durables.

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Encadré — Femmes en formation : des progrès réels, mais une marge de manœuvre importante

Les chiffres révèlent une réalité contrastée : 116 femmes sur 361 candidats, soit environ 32 %, participent aux épreuves, principalement dans les filières de couture et d’agro-sylvo-pastoralisme, tandis que la mécanique et la construction restent majoritairement masculines. L’enjeu consiste donc à élargir l’accès des femmes aux filières techniques non traditionnelles et à soutenir leur entrepreneuriat à travers des dispositifs tels que les microcrédits et le mentorat.

En définitive, le lancement des épreuves pratiques du CQP illustre une volonté régionale forte de faire de la formation professionnelle un moteur d’insertion et de développement. Toutefois, si l’ambition affichée — atteindre un taux de réussite idéal de 100 % — constitue un signal politique clair, la réussite dépendra surtout de la capacité des acteurs à transformer ces acquis en emplois stables et en dynamiques économiques locales.

Niger : L’OCOD tient sa première session pour accélérer les opérations douanières

Niamey, le 20 mai 2026 – Le processus de modernisation des échanges commerciaux au Niger franchit une étape décisive. En effet, la salle Idi Ango Ibrahim de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN) a abrité ce mercredi la toute première réunion de l’Observatoire pour la Célérité des Opérations Douanières (OCOD).

Créé par arrêté ministériel le 14 août 2025, cet organe paritaire se positionne désormais comme un levier stratégique pour l’économie nigérienne, visant à fluidifier le commerce et à réduire les délais de traitement aux frontières.

Direction Générale des Douanes Nigériennes
© Direction Générale des Douanes Nigériennes

Un ordre du jour hautement stratégique

 

Pour cette session inaugurale, les participants se sont penchés sur les fondations juridiques et opérationnelles de la structure. À cet effet, trois grands points étaient inscrits à l’ordre du jour :

  • L’adoption de la décision fixant les modalités de financement du budget ;
  • L’adoption du règlement intérieur ;
  • La mise en place officielle du Bureau.

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Une alliance paritaire entre public et privé

L’une des grandes forces de l’OCOD réside dans son modèle de gouvernance collaborative. En effet, selon les précisions du Directeur général des Douanes, qui assure la présidence de l’Observatoire, la structure compte 20 membres répartis à parts égales : 10 représentants de l’Administration douanière et 10 représentants du secteur privé.

Ainsi, ce collectif paritaire a reçu pour mission immédiate, au cours de cette session, de valider les textes réglementaires de fonctionnement et d’installer le tout premier Bureau de l’histoire de l’organisation.

« Les résultats attendus au sortir de cette session sont cruciaux pour l’avenir de nos échanges commerciaux. »

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Par ailleurs, en ouvrant les travaux, le Président de la CCIN — qui occupe la vice-présidence de l’OCOD — a tenu à retracer l’historique et le processus rigoureux ayant conduit à la création de cet observatoire. Il a également insisté sur les objectifs de performance assignés à l’OCOD, tout en fixant le cap sur les résultats concrets attendus dès la clôture de cette rencontre.

Dès lors, avec le lancement officiel de ses activités, l’OCOD s’apprête à devenir un véritable chef d’orchestre de la facilitation du commerce au Niger, en unissant les forces de la douane et des opérateurs économiques au service d’une efficacité accrue.

Zinder : la Police judiciaire démantèle un réseau féminin de vol et de recel

À l’issue d’une enquête menée conjointement avec le Poste de Police du Marché Dolé, les services d’investigation ont démantelé un réseau présumé de malfaitrices spécialisé dans les vols en réunion, le recel et l’association de malfaiteurs. Cette nouvelle opération du Service interrégional de la Police judiciaire de Zinder porte un coup sévère à la criminalité urbaine dans la région.

L’affaire trouve son origine dans une plainte relative au vol de quinze mètres de bazin dans une boutique du marché. Alertés, les éléments du Poste de Police du Marché Dolé ont rapidement exploité les images issues du système de vidéosurveillance du commerce en question. Les enregistrements ont permis d’identifier puis d’interpeller deux principales suspectes.

 

Six femmes interpellées, cinq en fuite

Placées en garde à vue avant leur transfert au SIRPJ le 13 mai 2026, les mises en cause ont fait l’objet d’interrogatoires approfondis menés par les officiers de police judiciaire. Les auditions, confrontations et actes d’enquête ont progressivement permis aux enquêteurs de remonter toute la chaîne présumée du réseau criminel.

Au total, six femmes de nationalité nigérienne, âgées de 23 à 40 ans, ont été interpellées dans le cadre de cette procédure judiciaire. Cinq autres suspectes restent activement recherchées par les services compétents.

Un mode opératoire bien rodé et un circuit parallèle de recel

Les premiers éléments de l’enquête, les prévenues opéraient selon un mode opératoire bien rodé. Toujours vêtues de grands hijabs afin de dissimuler leurs mouvements, elles ciblaient principalement les boutiques, les étalages commerciaux ainsi que les vendeurs ambulants dans les marchés et sur la voie publique.

Les suspectes simulaient des achats afin de détourner l’attention des commerçants. Pendant qu’une des membres engageait le vendeur dans des discussions, les autres profitaient d’un moment d’inattention pour soustraire discrètement des marchandises qu’elles cachaient sous leurs vêtements avant de quitter rapidement les lieux.

 

Des saisies et des preuves accablantes

Les investigations ont révélé l’existence présumée d’un circuit parallèle de recel. Les suspectes écoulaient les produits volés — tissus de valeur, chaussures, voiles, hijabs, bijoux et divers articles ménagers — à des prix dérisoires auprès de complices installées dans certains quartiers de la ville.

Dans le cadre de la procédure, les enquêteurs ont mené plusieurs perquisitions et saisi plusieurs pièces à conviction, dont une abaya, un pagne, un tissu de type “lèche” ainsi qu’un complet de Bazin déjà cousu.

 

Un préjudice estimé à 1,5 million CFA

Les policiers ont saisi une somme de 150 000 francs CFA. Selon les éléments recueillis, les suspectes ont proposé cet argent pour tenter un règlement amiable avec la victime avant l’intervention des forces de l’ordre. À ce stade de l’enquête préliminaire, les enquêteurs ont identifié cinq victimes et évalué le préjudice provisoire à un million cinq cent mille francs CFA. À travers cette opération, la Police judiciaire intensifie la lutte contre les réseaux organisés de vol et de recel qui perturbent les activités commerciales dans les marchés de la région.

Appel à la vigilance des populations

Le Service Inter-Régional de la Police Judiciaire de Zinder appelle par ailleurs les populations à davantage de vigilance et encourage les citoyens à signaler tout comportement suspect susceptible de relever d’activités délictuelles ou criminelles.

Les investigations se poursuivent afin de retrouver les complices toujours en fuite et d’établir l’étendue exacte des faits susceptibles d’être retenus contre les différentes mises en cause.

CAN 2027 : Le Mena du Niger dans le Groupe de la mort

Le tirage au sort de la 36e édition de la Coupe d’Afrique des Nations a tracé la route vers l’Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Ouganda). Ce mardi 19 mai 2026, au Caire, la Confédération africaine de football a livré son verdict. Ainsi, pour le Mena du Niger, le chemin vers “Pamoja 2027” s’annonce dantesque : la sélection nationale devra réaliser l’exploit face au Maroc et au Gabon.

Les boules de la CAF ont parlé au siège de la Fédération égyptienne de football. Sous les yeux d’anciennes gloires du continent — Trésor Mputu, Essam El Hadary, Max-Alain Gradel et William Troost-Ekong —, les 48 nations en lice connaissent désormais leur feuille de route pour les qualifications qui débuteront en septembre prochain.

Si certaines grandes puissances respirent, le sort s’est montré particulièrement cruel envers le Niger. Le Mena national se retrouve projeté dans le Groupe A, une véritable poule d’acier. Pour décrocher l’un des deux tickets qualificatifs, les Nigériens devront faire tomber l’ogre marocain, le Maroc (chapeau 1), et dompter les Panthères du Gabon (chapeau 2). Le Lesotho complète ce qu’il convient déjà d’appeler le groupe de la mort pour le Niger.

Groupe A : l’Everest marocain et le piège gabonais

Pour le Niger, la marche s’annonce haute. Les Lions de l’Atlas du Maroc, demi-finalistes de la Coupe du monde et habitués aux sommets africains, font figure d’épouvantail absolu dans cette poule. L’autre défi majeur viendra du Gabon, une sélection menée par des individualités de classe mondiale, habituée aux joutes de la CAN.

Le Mena devra se montrer intraitable à domicile et réaliser des hold-up à l’extérieur pour bousculer la hiérarchie. Le Lesotho, bien que supposé inférieur, jouera les arbitres et ne devra surtout pas être sous-estimé par les hommes du technicien nigérien, sous peine de désillusion immédiate.

Ailleurs sur le continent : choc des titans et groupes homogènes

En dehors des maux de tête promis au Niger, le tirage a accouché d’un immense choc ouest-africain dans la poule C, où la Côte d’Ivoire et le Ghana devront batailler ensemble. Un groupe explosif complété par la Gambie — surprise de la CAN 2021 — et la Somalie, rescapée des tours préliminaires.

Le Groupe F (Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, Centrafrique) s’impose comme le plus homogène de ces éliminatoires, même si les Étalons du Burkina, désormais sous les ordres d’Amir Abdou, partiront favoris. À noter également un alléchant Algérie – Zambie dans le Groupe I, qui s’annonce déterminant pour la première place.

Le piège réglementaire de l’Afrique de l’Est

Heureusement pour le Niger, le Groupe A répond à la règle classique : les deux premières équipes du classement final se qualifieront directement pour la phase finale. Une chance que n’auront pas les sélections logées dans les poules des pays hôtes (Kenya, Ouganda, Tanzanie), où un seul ticket direct sera distribué si l’organisateur ne termine pas premier.

Ce point de règlement cruel fait déjà de grandes victimes : dans le Groupe D, l’Afrique du Sud et la Guinée se retrouvent piégées avec le Kenya. L’un de ces deux géants manquera obligatoirement le tournoi. Idem dans le Groupe H pour la Tunisie face à l’Ouganda, ou dans le Groupe L où le Nigeria défiera la Tanzanie.

Le calendrier : un marathon automnal pour le Mena

Le Niger devra entrer dans l’arène pied au plancher. Les journées 1 et 2 s’ouvriront du 21 septembre au 6 octobre 2026, une entame cruciale pour emmagasiner des points. Le marathon se poursuivra avec les journées 3 et 4 du 9 au 17 novembre 2026, avant le dénouement final prévu lors de la trêve printanière, du 22 au 30 mars 2027.

Répartition officielle des poules pour la CAN 2027

Groupes Équipe (Chapeau 1) Équipe (Chapeau 2) Équipe (Chapeau 3) Équipe (Chapeau 4)
Groupe A Maroc  Gabon Niger  Lesotho
Groupe B  Égypte Angola Malawi Soudan du Sud
Groupe C  Côte d’Ivoire Ghana Gambie Somalie
Groupe D  Afrique du Sud Guinée Kenya Érythrée
Groupe E  RD Congo Guinée Équatoriale Sierra Leone  Zimbabwe
Groupe F Burkina Faso Bénin  Mauritanie Centrafrique
Groupe G Cameroun Comores Namibie Congo
Groupe H Tunisie Ouganda Libye  Botswana
Groupe I  Algérie Zambie Togo  Burundi
Groupe J  Sénégal  Mozambique Soudan  Éthiopie
Groupe K  Mali Cap-Vert  Rwanda  Liberia
Groupe L Nigeria  Madagascar Tanzanie Guinée-Bissau

Note : Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie sont les pays coorganisateurs de cette édition et sont donc automatiquement qualifiés pour la phase finale.

Maradi : l’Armée de Terre lance son championnat inter‑zones

Le stade régional de Maradi a vibré, le lundi 18 mai 2026, au rythme des pas cadencés des militaires venus des différentes zones de défense du Niger. Dans une atmosphère mêlant discipline, fraternité et esprit de compétition, l’Armée de Terre nigérienne a officiellement lancé le Championnat inter-zones de défense de Cross-country et de Ballon Militaire, une grande rencontre sportive réunissant plus de 300 athlètes militaires.

Organisée par la Zone de Défense Nᵒ 6, cette compétition rassemble les différentes Zones de Défense du pays ainsi que la Circonscription Militaire de Niamey autour d’un objectif commun : renforcer les capacités physiques des soldats tout en consolidant les liens de cohésion entre les unités engagées dans la défense du territoire national.

Cabinet de Communication de Formation et d'information
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Ouverture officielle du championnat

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités administratives, militaires et coutumières. Aux côtés du Gouverneur de la région figuraient notamment le Chef d’État-Major de l’Armée de Terre ainsi que Son Altesse le Sultan du Katsina, Dan Baskoré Ahmed Ali Zaki, sans oublier plusieurs responsables des Forces de Défense et de Sécurité.

Dès les premières heures de l’événement, les différentes délégations militaires ont affiché leur détermination dans une ambiance marquée par le fair-play et la solidarité entre frères d’armes. Pour les autorités militaires, ce championnat dépasse largement le cadre du simple sport. Il se veut avant tout un instrument de renforcement moral, physique et stratégique pour les soldats engagés sur plusieurs fronts sécuritaires.

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Un rendez-vous porteur de valeurs

Dans son allocution de bienvenue, le Colonel commandant la Zone de Défense N°6 a insisté sur la portée symbolique de cette rencontre militaire. Il a salué la mobilisation des délégations venues des différentes régions du pays et rappelé que ces compétitions incarnent plusieurs valeurs fondamentales du métier des armes : le courage, l’endurance, la persévérance, le sens du sacrifice et surtout la cohésion entre combattants.

À travers les épreuves de cross-country et les confrontations de ballon militaire, l’Armée de Terre entend également cultiver l’esprit d’équipe et la résistance physique, deux qualités jugées essentielles pour les soldats confrontés aux défis sécuritaires actuels.

Mais derrière les performances sportives et l’ambiance de compétition, l’événement portait aussi une forte dimension mémorielle. Cette édition du championnat a servi d’hommage aux victimes civiles et militaires tombées dans les attaques terroristes qui frappent le pays depuis plusieurs années.

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Un championnat au service de la cohésion nationale

Les autorités ont également tenu à saluer l’engagement quotidien des Forces de Défense et de Sécurité déployées sur le terrain pour assurer la protection des populations et préserver l’intégrité territoriale du Niger.

Dans les gradins comme sur la piste, le message était clair : au-delà des différences d’unités ou de régions, l’armée nigérienne veut afficher un front uni, soudé par la fraternité d’armes et la volonté commune de défendre la souveraineté nationale.

À travers ce championnat militaire, les autorités espèrent non seulement maintenir un haut niveau de préparation physique des troupes, mais aussi renforcer l’esprit de corps au sein des forces engagées dans la lutte pour la stabilité et la sécurité du pays.

Gaya : 461 bâtons de dynamite saisis grâce à la population

Grâce à un coup de filet spectaculaire mené le lundi 18 mai 2026 à la gare routière de Gaya, les forces de l’ordre ont mis la main sur un arsenal d’explosifs dissimulé dans des sacs de Garis. Un suspect a été interpellé au cœur de cet axe transfrontalier hautement surveillé.

 

La vigilance a payé à la frontière sud du pays. En effet, la police départementale de Gaya a neutralisé une grave menace sécuritaire en réalisant une saisie d’envergure dans l’enceinte de la gare routière de la commune. Lors d’une opération de surveillance ciblée, les forces de sécurité ont intercepté une cargaison suspecte qui s’apprêtait à prendre la route de la capitale.

Sous une apparente banalité, les contrebandiers ont misé sur le camouflage : ils ont officiellement enregistré et présenté le chargement, composé de cinq sacs distincts, comme un lot de denrées alimentaires. Toutefois, l’inspection minutieuse des agents a rapidement fait voler la supercherie en éclats.

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461 bâtons de dynamite prêts à l’emploi

À l’intérieur des colis de « Garis », les enquêteurs ont découvert un véritable arsenal d’ingénierie explosive, comprenant précisément :

  • 461 bâtons de dynamite à haut potentiel destructeur ;
  • 201 câbles de détonateurs, indispensables pour déclencher les charges.

Les forces de sécurité ont immédiatement appréhendé le convoyeur de ce matériel de guerre, un ressortissant nigérien.

 

L’axe Malanville-Niamey au cœur des interrogatoires

Soumis au feu des premières questions des enquêteurs, le suspect est passé aux aveux sur la trajectoire de la cargaison. Selon ses déclarations, la marchandise prohibée lui aurait été remise par un commanditaire opérant depuis la ville frontalière de Malanville, située juste en face, sur la rive béninoise. Ainsi, la destination finale de cette livraison explosive était claire et centralisée : Niamey.

Les investigations se poursuivent désormais pour identifier les ramifications exactes de cette filière, déterminer le profil du donneur d’ordre au Bénin ainsi que celui du réceptionnaire attendu dans la capitale nigérienne.

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L’alliance sacrée entre la police et la population du Dendi

Cette réussite opérationnelle met en lumière l’importance capitale du renseignement humain dans la lutte contre les trafics illicites et l’insécurité transfrontalière. Par ailleurs, le directeur départemental de la police a tenu à saluer publiquement le réflexe patriotique et la vigilance aiguë des populations du Dendi.

Selon l’autorité policière, la coopération étroite et spontanée des habitants de cette région frontalière a été le pivot essentiel de la réussite de ce coup de filet. Il a profité de cette tribune pour exhorter l’ensemble des citoyens à maintenir, voire à intensifier, cette dynamique de collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité afin de consolider durablement la protection du territoire national.