Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 24 sur 262

Niger : attaque déjouée contre la base aérienne de Tahoua, cinq suspects arrêtés

Dans la nuit du 8 au 9 mars 2026, la ville de Tahoua a brutalement quitté sa quiétude habituelle. Vers trois heures du matin, des tirs nourris ont déchiré le silence aux abords de l’aéroport, où se trouve la base aérienne 401 de l’armée nigérienne. Selon les premières informations sécuritaires, un groupe armé circulant à moto a tenté de s’infiltrer dans l’enceinte militaire, mais les Forces de défense et de sécurité (FDS) l’ont repoussé après de violents échanges de tirs.

Cet assaut, finalement neutralisé, marque une nouvelle étape dans la pression qui s’intensifie sur le Niger, particulièrement dans la bande sahélienne où les groupes armés multiplient les tentatives de déstabilisation.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Une attaque ciblée contre un site stratégique

Selon les autorités locales, l’attaque s’est produite aux environs de 3 h 05. Les assaillants, arrivés à moto, ont réussi à atteindre certaines installations de la base et à endommager des hangars abritant des drones militaires avant que la riposte de l’armée ne les contraigne à battre en retraite.

Le bilan fait état de plusieurs assaillants neutralisés et de cinq suspects interpellés grâce à l’appui de la population. Du côté des Forces de défense et de sécurité (FDS), on ne déplore que des blessés légers. Lors de l’opération, les militaires ont également saisi une quantité importante de dispositifs et de matériels.

Dès le matin, le gouverneur de la région, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa, s’est rendu sur les lieux afin d’évaluer les dégâts et de saluer la réaction rapide des forces engagées. Les autorités ont par ailleurs assuré que l’aéroport de Tahoua reste opérationnel et que les activités civiles n’ont pas été interrompues.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Une ville longtemps épargnée mais stratégiquement exposée

Chef-lieu de la région du même nom, Tahoua occupe une position centrale dans le dispositif sécuritaire du Niger. Située entre les frontières malienne et nigériane, la ville abrite une base aérienne ainsi que plusieurs unités militaires chargées de surveiller un vaste territoire sahélien.

Pendant longtemps, les attaques directes ont épargné la capitale régionale. Toutefois, plusieurs départements de la région vivent depuis des années sous état d’urgence, en raison des incursions régulières de groupes armés actifs dans la zone sahélienne.

Des localités comme Tillia ou Tassara ont déjà fait face à des attaques visant des positions militaires ou des populations civiles.

 

 

Une stratégie d’attaques contre les infrastructures militaires

L’assaut de Tahoua intervient dans un contexte où les infrastructures stratégiques du Niger sont de plus en plus ciblées. Fin janvier 2026, une attaque d’envergure avait déjà visé la base aérienne 101 située sur le site de l’aéroport international de Niamey, provoquant d’importants dégâts et faisant plusieurs victimes parmi les assaillants.

Pour les autorités nigériennes, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à fragiliser l’appareil sécuritaire et à tester la capacité de réaction de l’armée. L’objectif serait notamment de perturber les moyens de surveillance aérienne et les dispositifs militaires utilisés dans la lutte contre les groupes armés.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Une riposte sécuritaire renforcée

Face à cette menace persistante, les autorités de Niamey ont annoncé un renforcement du dispositif militaire dans plusieurs régions sensibles, notamment à Tahoua, Tillabéri et Diffa.

Ces dernières années, l’armée nigérienne a également intensifié ses opérations de ratissage et de contrôle territorial, tout en renforçant les capacités de renseignement et de surveillance aérienne. L’utilisation de drones militaires constitue d’ailleurs un élément clé de cette stratégie, ce qui explique probablement l’intérêt des assaillants pour les installations visées à Tahoua.

Par ailleurs, la coopération avec les populations locales s’affirme comme un levier essentiel. L’arrestation de plusieurs suspects à Tahoua, rendue possible grâce aux signalements des habitants, illustre l’importance du renseignement communautaire dans la lutte contre les infiltrations.

Le Sahel face à un tournant sécuritaire

Au-delà de l’épisode de Tahoua, cet événement reflète la transformation progressive du paysage sécuritaire sahélien. Les groupes armés adoptent des tactiques plus mobiles, reposant sur des commandos légers à moto capables de frapper rapidement avant de se disperser dans des zones difficiles d’accès.

Dans ce contexte, le Niger, engagé aux côtés du Mali et du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), cherche à redéfinir sa stratégie de défense pour répondre à ces menaces hybrides.

La tentative d’attaque déjouée à Tahoua rappelle cependant une réalité : malgré les pressions sécuritaires, les forces nigériennes continuent de renforcer leur capacité de réaction et de coordination.

Gouvernorat de Tahoua
© Gouvernorat de Tahoua

Entre vigilance et résilience

À Tahoua, la vie a repris son cours quelques heures seulement après les tirs qui ont semé l’inquiétude dans la nuit. Mais l’épisode rappelle aux habitants que la stabilité du Sahel reste fragile.

Pour les autorités nigériennes, le défi consiste désormais à consolider la sécurité des grandes villes tout en poursuivant les opérations dans les zones rurales où se replient les groupes armés.

Car au-delà des attaques ponctuelles, l’enjeu est stratégique : préserver les infrastructures militaires et civiles qui constituent les piliers de la souveraineté et du développement du pays.

Zinder : L’explosion d’un camion de gaz détruit deux classes à Charé 7

L’explosion d’un véhicule de transport de gaz le vendredi 6 mars 2026 devant l’école Charé 7 vient douloureusement rappeler la fragilité de la sécurité urbaine à Zinder. Au-delà du sinistre matériel, c’est toute la problématique de la logistique énergétique en zone dense qui est aujourd’hui sur la sellette.

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Une onde de choc au cœur du quartier

Il était 15 heures le vendredi 6 mars 2026 lorsque le calme du quartier Charé 7 vole en éclats. Le souffle, brutal, ne provient pas d’un acte de malveillance, mais d’une « bombe roulante » : un véhicule chargé de bouteilles de gaz, surnommées localement « dogon barreau », qui a détonné pour des raisons encore floues.

Le bilan est lourd pour les infrastructures éducatives : deux salles de classe ne sont plus que des amas de gravats. Par miracle, le calendrier scolaire a sans doute évité un carnage humain, mais le traumatisme, lui, est bien réel pour les riverains.

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La répétition d’un scénario connu

Ce n’est pas une première pour la cité des Damagaram. Il y a quelques mois déjà, le secteur de la Gendarmerie Mai Kilago avait connu un effroi similaire. Cette récidive interroge directement sur la rigueur des contrôles techniques et les conditions de circulation de ces marchandises hautement inflammables.

Sur les lieux, l’administrateur délégué de la ville, Elh Issoufou Mamane, accompagné des autorités locales, n’a pu que constater les dégâts. Si la réaction des sapeurs-pompiers et des forces de sécurité a été exemplaire pour circonscrire l’incendie, le sentiment d’une « catastrophe annoncée » prédomine.

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Demain, vers une zone d’exclusion pour les matières dangereuses ?

Cet événement marque sans doute un tournant : l’avenir de l’urbanisme à Zinder devra impérativement intégrer de nouvelles normes de sécurité.

La régulation du transport pose désormais la question de l’interdiction du transit de gaz à haute pression devant les établissements scolaires et les marchés, tandis que la modernisation du parc pourrait passer par un durcissement des inspections des équipements de stockage, souvent vétustes.

Un audit de sécurité et un plan d’urgence pour protéger les abords des écoles apparaissent comme une priorité absolue afin d’éviter qu’un prochain incident ne se transforme en drame national.

Pour Zinder, le défi de demain ne sera pas seulement de reconstruire deux classes, mais de garantir qu’aucun écolier n’ait plus à étudier à quelques mètres d’un danger invisible et mal maîtrisé.

Zinder : 43 écoles pilotes lancent le programme Football for School

À Zinder, le sport entre dans les écoles. En effet, le jeudi 5 février 2026, le gouverneur de la région, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a réceptionné un important lot de ballons destinés à 43 écoles pilotes de la ville. Cette dotation s’inscrit dans le cadre du programme « Football for School », fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

 

Un ballon pour apprendre et grandir

L’objectif affiché est de promouvoir la pratique du football au sein des établissements scolaires, tout en inculquant aux élèves des valeurs fondamentales comme la discipline, le respect et la citoyenneté. Ainsi, chaque école bénéficiaire reçoit un carton contenant vingt ballons, remis officiellement par le président de la ligue régionale de football de Zinder au gouverneur, avant d’être distribués aux directions des établissements.

« Ce geste permettra aux jeunes de s’entraîner correctement, d’affiner leurs talents et, à terme, de former la relève sportive de notre région », a souligné le président de la ligue régionale. Une déclaration qui traduit aussi l’ambition de transformer le football en véritable levier d’éducation et d’épanouissement pour les jeunes Nigériens.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Une dynamique locale saluée par les autorités

Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, accompagné du Directeur Régional Adjoint de l’Éducation Nationale, a exprimé sa gratitude envers la FIFA et le ministère de l’Éducation nationale pour ce soutien concret. Les autorités ont également salué l’engagement des acteurs locaux, qui mettent en place des activités sportives structurées, vecteurs de cohésion sociale et d’esprit citoyen.

 

Vers une jeunesse formée et citoyenne

Au-delà de la simple distribution de ballons, le programme « Football for School » vise à créer une dynamique durable. Les autorités locales espèrent que cette première vague d’équipements incitera d’autres écoles à s’investir dans le sport scolaire. À long terme, ce dispositif pourrait devenir un véritable moteur de formation, en développant non seulement les talents sportifs, mais aussi les compétences sociales et citoyennes des élèves.

Pour Zinder, et le Niger en général, ce programme ouvre la voie à une nouvelle génération de jeunes leaders, à la fois sur le terrain et dans la société. L’éducation et le sport, deux piliers indissociables pour construire un avenir prometteur.

Son coup : les histoires de femmes qui changent le jeu — par 1xBet

Comment les femmes du Niger ouvrent de nouveaux horizons — pour elles-mêmes et pour les autres — à travers le sport, la détermination et la force de caractère

 

À l’aube à Niamey, le stade résonne déjà de bruits de pas — un léger échauffement, des respirations profondes avant le départ. Ce n’est pas seulement un entraînement. C’est un moment où les femmes refusent la peur de franchir la prochaine étape et apprennent à croire en elles-mêmes. Cet esprit se manifeste avec une intensité particulière au Niger — pays du Sahel, où chaque femme porte non seulement le poids des responsabilités familiales, mais aussi en elle la force d’aspirer à de nouveaux sommets.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, 1xBet lance la promo Woman Hero — une campagne nationale dédiée à la reconnaissance des femmes dont les actions concrètes ont eu un impact réel et mesurable. L’initiative met en lumière des histoires personnelles et les porte à la reconnaissance publique et au dialogue à l’échelle nationale.

 

Aminatou Seyni — courir vers de nouvelles limites

 

L’une des sportives les plus remarquables du Niger ces dernières années est Aminatou Seyni — sprinteuse connue pour ses records sur 200 m et 400 m. Elle bat des records nationaux et a représenté son pays aux Jeux olympiques et aux championnats du monde.

Aminatou a participé aux compétitions olympiques et s’est illustrée lors des championnats du monde, où ses performances lui ont valu le respect et l’admiration de la communauté sportive — c’est l’exemple même où la persévérance et la discipline deviennent la clé pour atteindre les sommets.

Sur ses réseaux sociaux apparaissent régulièrement des images d’entraînements et de courtes notes de motivation, dans lesquelles elle rappelle que la confiance en soi se trouve parfois dans chaque pas :

« Chaque mètre est un pas vers soi-même » — cette pensée transparaît dans ses publications, inspirant les autres à voir le sport comme un moyen de se connaître et de gagner en assurance.

 

Le haut niveau du football féminin au Niger

 

Le championnat féminin du Niger, la Championnat féminin du Niger, est devenu une plateforme importante pour les sportives qui pratiquent le football au niveau national. C’est la première division pour les équipes féminines, et lors de la saison 2025, elles ont affiché des résultats remarquables. Leur participation au championnat n’est pas seulement synonyme de performances sportives — c’est aussi la preuve que chaque femme peut être l’héroïne de son propre parcours.

 

Des histoires de la force qui changent les règles du jeu

 

Au-delà des accomplissements sportifs, le Niger compte des exemples de femmes dont la force réside dans le dépassement d’obstacles personnels.

Kadidjatou Amadou Salifou est une militante, une entrepreneuse et une para-athlète, née avec la poliomyélite, qui a non seulement surmonté ses difficultés personnelles, mais a également participé à des compétitions internationales — dont les Jeux paralympiques, devenant la première femme de son pays à prendre part à ces prestigieuses épreuves.

Son parcours va bien au-delà du sport : après ses propres dépassements, elle a aidé d’autres personnes en situation de handicap, leur a enseigné un métier, a créé un atelier et est devenue la voix de sa communauté.

L’histoire de Kadidjatou nous rappelle que chaque femme peut être une héroïne — non pas par ses victoires, mais par sa volonté de vivre, d’aider et d’être un exemple.

Stratégie, confiance et vie au-delà du terrain

Au Niger, les femmes assument chaque jour d’immenses responsabilités envers leurs familles, leurs communautés et l’avenir. C’est souvent le sport, le mouvement et les défis personnels qui deviennent un moyen de trouver un espace pour soi, de sortir du quotidien et de croire que son coup compte, lui aussi.

Les jeux, les entraînements, les compétitions — ce n’est pas seulement une question de résultat, c’est aussi une scène où chaque erreur se transforme en leçon et chaque nouveau pas en opportunité de grandir.

Quand une jeune femme court quelques mètres de plus à l’entraînement ou entre sur le terrain, elle apprend la stratégie, la patience, l’endurance et la concentration — des compétences utiles non seulement dans le sport, mais aussi dans la vie.

Ce sont précisément ces histoires qui nous rappellent que chaque femme est une héroïne. Certaines deviennent championnes, d’autres encouragent leur entourage, d’autres encore inspirent par leur exemple, et certaines savent simplement écouter et encourager au moment où l’on a peur de franchir la prochaine étape.

Chez 1xBet, nous croyons que chaque pas est un mouvement en avant, une occasion de croire en soi, de se déconnecter du quotidien et de se permettre d’être soi-même. Encourager les histoires et les initiatives féminines, c’est reconnaître la force des femmes qui n’ont pas peur de faire leur coup. Parfois, un seul pas suffit à lancer une nouvelle partie dans laquelle il n’existe pas de défaite — seulement l’expérience et le mouvement en avant.

 

Niger : la ministre Élisabeth Shérif accélère la réforme des programmes scolaires et des manuels de mathématiques

Au Niger, la réforme du système éducatif poursuit sa trajectoire. Ce vendredi matin, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, s’est rendue dans deux institutions clés du secteur afin de suivre de près les travaux engagés pour moderniser les programmes d’enseignement et renforcer les outils pédagogiques destinés aux élèves.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

Une visite au cœur de la refonte des programmes

Première étape de cette tournée : l’Institut de Formation et d’Appui à l’Éducation Non Formelle (IFAENF), où se déroule une importante réflexion sur l’évolution des contenus pédagogiques. Sur place, la ministre a rencontré les experts et techniciens mobilisés au sein du comité chargé de repenser les programmes d’enseignement.

Le dispositif repose sur trois groupes de travail distincts : l’un dédié au préscolaire et au primaire, un autre au secondaire, et un troisième consacré à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle. Chaque équipe avance selon un calendrier précis, établi à partir d’une feuille de route commune visant à adapter l’enseignement aux défis éducatifs actuels du pays.

Au fil des échanges, la ministre a tenu à saluer l’engagement des spécialistes mobilisés pour cette mission stratégique. Elle a également encouragé les différents sous-comités à maintenir le rythme afin de proposer des programmes plus cohérents avec les réalités sociales et pédagogiques du Niger.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
© Ministère de l’Education Nationale Officiel

L’éducation non formelle, un levier stratégique

Parmi les chantiers prioritaires évoqués lors de la visite, celui de l’éducation non formelle a retenu une attention particulière. Ce dispositif concerne notamment les enfants qui, pour diverses raisons, se retrouvent en dehors du circuit scolaire classique.

Pour Dr Élisabeth Shérif, l’enjeu est désormais d’imaginer des mécanismes plus efficaces pour permettre à ces apprenants de rejoindre plus facilement le système éducatif traditionnel. Autrement dit, renforcer les passerelles entre les structures d’apprentissage alternatives et l’école formelle.

Dans un pays confronté à des défis importants en matière de scolarisation et d’alphabétisation, cette orientation apparaît comme un levier essentiel pour élargir l’accès à l’éducation.

Ministère de l’Education Nationale Officiel
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Cap sur l’amélioration des outils pédagogiques

La seconde étape de la visite ministérielle s’est déroulée à l’Institut national de documentation, de recherche et d’animation pédagogique (INDRAP). Cette institution abrite actuellement les travaux d’un comité chargé de concevoir de nouveaux manuels de mathématiques destinés aux élèves des classes de cours d’initiation et de cours préparatoire.

Entourée de plusieurs cadres de son ministère, la ministre a assisté à une présentation détaillée de l’état d’avancement du projet. Les membres du comité ont également remis officiellement le rapport de leurs travaux, étape importante dans le processus d’élaboration de ces supports pédagogiques.

Ces futurs manuels doivent permettre d’améliorer l’apprentissage des bases mathématiques dès les premières années de scolarité, un objectif crucial pour renforcer les compétences fondamentales des élèves.

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Une réforme inscrite dans une vision nationale

Cette série de visites s’inscrit dans la feuille de route confiée à la ministre par les autorités nigériennes. L’ambition affichée est claire : renforcer la qualité de l’éducation tout en adaptant les programmes et les méthodes d’enseignement aux besoins du pays.

À moyen et long terme, les autorités espèrent que ces réformes contribueront à améliorer les performances scolaires et à réduire les inégalités d’accès au savoir.

Dans un contexte où l’éducation est de plus en plus considérée comme un pilier du développement, la réussite de ces chantiers de réforme pourrait jouer un rôle déterminant dans la formation des générations futures et dans la transformation du système éducatif nigérien.

Niger : la mosquée de Hawandawaki équipée de tapis de prière grâce à un don

Dans le département de Tessaoua, au sud du Niger, un geste discret mais lourd de sens vient rappeler la force de la solidarité locale. À Hawandawaki, petite localité rurale, la mosquée de vendredi – lieu central de rassemblement spirituel – vient d’être dotée de nouveaux tapis de prière, grâce à une contribution privée qui marque une étape symbolique dans la rénovation de l’édifice.

 

Une mobilisation communautaire qui porte ses fruits

L’histoire remonte à l’année dernière. À l’époque, le comité chargé du suivi des travaux de réhabilitation de la mosquée avait lancé un appel à la générosité des fidèles et des bienfaiteurs afin d’équiper l’édifice en tapis de prière. L’objectif était simple : offrir aux croyants un cadre digne pour accomplir la prière collective du vendredi, moment clé de la vie religieuse musulmane.

Plusieurs mois plus tard, cet appel a finalement trouvé un écho. En ce mois de Ramadan, période de spiritualité intense et de générosité accrue dans le monde musulman, un donateur a répondu présent. Le bienfaiteur, connu sous le nom d’Aghali Gaddo, alias Babanguida, a pris l’initiative de fournir les tapis nécessaires à l’équipement de la mosquée.

Un geste salué par la communauté locale, qui y voit l’aboutissement d’un effort collectif engagé depuis plusieurs mois.

 

Un symbole fort en plein mois de Ramadan

Le timing de cette contribution n’est pas anodin. Le mois de Ramadan est traditionnellement associé aux œuvres caritatives et aux initiatives de solidarité. Pour les habitants de Hawandawaki, l’arrivée des tapis de prière à cette période renforce la dimension spirituelle de l’événement.

Au-delà du simple équipement matériel, cette initiative témoigne aussi d’un attachement profond à la préservation des lieux de culte et à la transmission des valeurs religieuses et communautaires.

 

Au-delà d’un don, une dynamique locale à consolider

Dans de nombreuses localités rurales du Niger, l’entretien et la modernisation des infrastructures religieuses reposent largement sur les contributions volontaires des fidèles et de la diaspora. La situation de Hawandawaki illustre cette réalité : sans mobilisation locale, ces projets avancent rarement.

Pour les responsables communautaires, ce geste pourrait ainsi servir de déclencheur pour d’autres initiatives. L’espoir est désormais de poursuivre les efforts afin d’améliorer davantage les infrastructures du village et de renforcer la cohésion sociale autour des projets collectifs.

 

Une inspiration pour d’autres communautés

À Hawandawaki, l’équipement de la mosquée dépasse donc le cadre d’un simple don matériel. Il s’inscrit dans une dynamique de solidarité et de responsabilité communautaire.

À l’avenir, ce type d’initiative pourrait inspirer d’autres villages de la région de Tessaoua, où les besoins restent nombreux, tant pour les infrastructures religieuses que pour les équipements sociaux. Dans un contexte où les ressources publiques demeurent limitées, la mobilisation citoyenne apparaît de plus en plus comme un levier essentiel de développement local.

 

Niamey prépare son futur cimetière waqf à Bourbourkabé

À Niamey, la question des infrastructures funéraires devient un enjeu urbain majeur. Face à la croissance démographique rapide de la capitale nigérienne et à la saturation progressive de certains sites d’inhumation, les autorités misent désormais sur une approche structurée et durable.

C’est dans cette perspective que la Haute Autorité du Waqf a organisé, ce jeudi 5 mars 2026, une visite officielle du site destiné à accueillir le futur cimetière Waqf de Bourbourkabé. Cette mission a réuni plusieurs responsables gouvernementaux, dont le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Abdoul Kadri Amadou Daouda, ainsi que le ministre et porte-parole du gouvernement Soumana Boubacar.

Au-delà de la dimension symbolique, cette visite marque une étape importante dans la concrétisation d’un projet présenté comme stratégique pour l’organisation future de la capitale.

Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat NE
© Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat NE

Désengorger les cimetières existants

Depuis plusieurs années, le principal cimetière musulman de Yantala fait face à une pression croissante liée à l’augmentation de la population urbaine. Les autorités cherchent donc des solutions pour anticiper les besoins des prochaines décennies.

Le projet de cimetière Waqf de Bourbourkabé, qui s’étend sur plus de 52 hectares, vise précisément à répondre à cette problématique. L’espace devrait offrir un cadre d’inhumation plus vaste, mieux organisé et conforme aux normes d’aménagement modernes, tout en respectant les prescriptions religieuses.

Selon les responsables du projet, cette infrastructure permettra non seulement de désengorger les sites existants, mais aussi d’offrir aux familles un lieu digne et structuré pour les sépultures.

Un modèle inspiré du waqf islamique

Le projet repose sur le principe du waqf, un mécanisme de bienfaisance dans la tradition islamique consistant à consacrer un bien au service de la communauté. Ce modèle est régulièrement utilisé dans plusieurs pays musulmans pour financer des projets sociaux, éducatifs ou religieux.

Au Niger, la Haute Autorité du Waqf, dirigée par Mahamadou Bello Waziri, assurera la gestion du futur cimetière. L’institution entend garantir un fonctionnement conforme aux principes de la charia, tout en intégrant les exigences modernes d’aménagement urbain.

 

Fait notable : le terrain destiné à accueillir l’infrastructure a été offert gracieusement par un bienfaiteur. Un geste présenté par les autorités comme un acte de solidarité qui illustre l’esprit même du waqf.

Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat NE
© Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat NE

Urbanisme et spiritualité : un enjeu pour la capitale

La présence du ministre de l’Urbanisme lors de la visite traduit l’importance accordée par l’État à la planification de nouvelles infrastructures publiques, y compris celles liées aux rites funéraires.

Dans une capitale en pleine expansion, la question de l’organisation des espaces — logements, routes, équipements publics et lieux d’inhumation — devient centrale. Le futur cimetière de Bourbourkabé s’inscrit ainsi dans une vision plus large de structuration urbaine.

Les autorités ont également insisté sur la nécessité de sensibiliser la population afin d’encourager les contributions communautaires à ce projet, qui se veut à la fois social, spirituel et urbain.

Une initiative portée par les autorités de la transition

Ce projet s’inscrit dans la dynamique de transformation engagée par les autorités nigériennes depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdourahamane Tiani. L’objectif affiché est de développer des infrastructures capables d’accompagner la croissance du pays tout en répondant aux besoins quotidiens des citoyens.

À Niamey, où la pression démographique ne cesse d’augmenter, l’aménagement d’un cimetière moderne apparaît désormais comme une priorité autant sociale qu’urbanistique.

Finalement, si le projet aboutit comme prévu, le cimetière Waqf de Bourbourkabé deviendra un modèle d’infrastructure communautaire combinant solidarité, foi et planification urbaine.

Niamey : Le pari de la solidarité pour stabiliser le panier de la ménagère

À l’arrondissement communal 5, le coup d’envoi d’une opération d’envergure a été donné ce matin. Entre impératifs de cohésion sociale et de lutte contre l’inflation, les autorités municipales de Niamey déploient les grands moyens pour soulager le quotidien des populations.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Une réponse concrète face à la vie chère

Dans un contexte où les marchés subissent les contraintes de la conjoncture internationale, la capitale nigérienne choisit l’offensive sociale. Sous l’impulsion des orientations nationales, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, a supervisé personnellement le lancement d’une distribution stratégique de denrées de base.

Il ne s’agit pas d’une simple transaction commerciale, mais d’un mécanisme de régulation. En proposant des céréales et du sucre à des tarifs préférentiels, l’administration urbaine poursuit un double objectif : garantir la sécurité alimentaire des foyers les plus fragiles et freiner la spéculation sauvage qui pénalise souvent les consommateurs en milieu.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

La résilience comme boussole politique

Au-delà de l’aspect logistique, cette initiative porte une charge symbolique forte. Alors que le Niger traverse une phase de transition exigeante, la stabilité sociale repose en grande partie sur l’accès à l’alimentation. Le Colonel Garanké, lors de son intervention, a souligné que cette opération s’inscrit dans une vision de « résilience collective ».

« Cette action reflète la volonté des plus hautes autorités de rester au plus près des préoccupations citoyennes », glisse un observateur de la vie municipale.

En effet, pour le pouvoir en place, le maintien du pouvoir d’achat est devenu un levier indispensable pour consolider le pacte de confiance avec les administrés. En facilitant l’accès aux produits de première nécessité, la Ville de Niamey transforme la solidarité en un acte de gouvernance quotidienne.

Ville de Niamey
© Ville de Niamey

Un dispositif sous surveillance

Pour que l’impact soit réel, la distribution devra relever un défi de taille : la transparence. Afin d’éviter les détournements de stocks vers les circuits marchands classiques, l’Arrondissement 5 et les autres points de vente mettront en place un suivi rigoureux.

En somme, cette campagne de vente à prix modéré n’est pas qu’une mesure d’urgence ; elle est le reflet d’une stratégie de défense sociale visant à protéger les Nigériens des soubresauts de l’économie mondiale.

Niger : la police alerte sur une nouvelle escroquerie en ligne liée à de fausses offres d’emploi

Les autorités nigériennes tirent la sonnette d’alarme face à une recrudescence d’arnaques numériques visant les internautes. La Police nationale du Niger, par l’intermédiaire de sa Direction de la Police Judiciaire et de la Division chargée de la lutte contre la cybercriminalité, alerte sur un système frauduleux de plus en plus répandu sur les réseaux sociaux.

Selon les services de sécurité, ces escroqueries reposent sur la diffusion de faux liens promettant des opportunités d’emploi ou des gains rapides. Une stratégie bien rodée qui vise principalement les utilisateurs de plateformes populaires telles que Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok ou encore Telegram.

Des fausses offres d’emploi pour attirer les victimes

D’après la police judiciaire, les fraudeurs attirent d’abord leurs cibles avec des annonces d’activités simples et rémunérées, comme le visionnage de vidéos ou l’exécution de petites tâches en ligne. Les internautes sont alors invités à cliquer sur un lien qui les redirige vers des groupes privés, souvent hébergés sur des messageries instantanées.

Ces plateformes frauduleuses utilisent différentes appellations pour paraître crédibles. Parmi les noms signalés figurent notamment GREEN MENTOR, X-PLEX CORPORATION, CRYPTO GLOBAL, CENTER CORPORATION, SIX SWISS EXCHANGE LTD, SHEIN, SE, TCD ou encore TBWA.

Une stratégie de manipulation progressive

Le mécanisme repose sur une technique classique d’escroquerie : instaurer d’abord la confiance. Les fraudeurs encouragent les victimes à investir de petites sommes dans des opérations prétendument rentables.

Dans certains cas, les premiers montants sont effectivement remboursés, accompagnés de faux bénéfices. Ce procédé vise à convaincre les victimes de poursuivre l’expérience et d’engager des sommes plus importantes.

Ensuite, les escrocs invitent les internautes à rejoindre un supposé « groupe VIP », où ils doivent réaliser plusieurs tâches et investir davantage pour accéder à des gains plus élevés.

Mais une fois les montants conséquents versés, le scénario change. Les escrocs invoquent alors un prétendu système technique ou un blocage informatique empêchant le remboursement des fonds. Pour récupérer leur argent, les escrocs poussent les victimes à effectuer un nouveau paiement censé débloquer la situation.

Des fonds blanchis via les cryptomonnaies

Les services spécialisés ont mené des investigations qui ont indiqué que les escrocs convertissent rapidement l’argent détourné en cryptomonnaies, notamment via des plateformes électroniques ou des services financiers non reconnus par les autorités.

Cette technique complique le suivi des transactions et facilite le blanchiment des fonds.

Autre élément préoccupant : certains réseaux recrutent à distance des Nigériens pour acheter des cartes SIM. Ils utilisent ensuite ces numéros pour créer de faux comptes sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de transfert d’argent, afin de réceptionner les fonds frauduleux ou de rassurer les victimes.

Un appel à la vigilance des internautes

Face à cette situation, la Direction générale de la Police nationale rappelle que toute participation au blanchiment d’argent provenant d’escroqueries constitue une infraction punie par la loi nigérienne.

Les autorités invitent donc les internautes à faire preuve d’une vigilance accrue, notamment face aux offres d’emploi ou d’investissement diffusées sur internet.

Les autorités encouragent également les citoyens à signaler systématiquement les pages, comptes ou individus impliqués dans ces pratiques frauduleuses.

En cas de doute ou pour toute alerte, la police recommande de contacter ses services via les numéros verts 17 ou 8383.

Niger : Le pointage biométrique entre en vigueur à la Fonction Publique

Le Niger franchit une étape décisive dans la modernisation de son appareil étatique. En effet, depuis le mercredi 4 mars 2026, le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi a lancé une vaste opération de collecte de données biométriques pour ses agents. Derrière cette mesure technique se cache une volonté politique de fer : instaurer une culture de la performance et de la présence.

Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi
© Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi

La fin de l’absentéisme ?

C’est un secret de polichinelle dans les couloirs des administrations africaines : la gestion du temps de travail reste un défi majeur. À Niamey, le ministre de tutelle semble avoir décidé de prendre le taureau par les cornes. Ainsi à travers une note d’information officielle, le ministre a informé le personnel du démarrage effectif de l’enrôlement des empreintes numériques.

Ce système de pointage biométrique, qui concerne l’intégralité des agents sans exception, vise à automatiser le contrôle des présences. En effet, en remplaçant les registres manuels — souvent sujets à prudence — par la technologie numérique, l’État nigérien cherche à optimiser son capital humain.

Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi
© Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi

Un calendrier serré pour une mutation profonde

Par ailleurs, l’opération, débutée en milieu de semaine, monte en puissance dès ce jeudi 5 mars 2026. Dès 08 h 00, les directions centrales et les unités rattachées mobilisent tous leurs services. L’administration ne se contente pas de suggérer ; elle exige aussi une mise en conformité rapide.

« Il s’agit d’une exigence à laquelle chaque agent doit se plier dans les plus brefs délais », précise-t-on au sein du ministère.

L’accent est mis sur trois piliers fondamentaux :

  1. La disponibilité des cadres pour la collecte des données.
  2. La ponctualité, désormais scrutée par l’œil incorruptible du capteur biométrique.
  3. La transparence, pour assurer une équité de traitement entre les agents.

Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi
© Ministère de La Fonction Publique, du Travail Et de L'Emploi

Les enjeux d’une réforme à double tranchant

Si cette mesure est appréciée par ceux qui prônent une administration plus rigoureuse, elle ne manquera pas également de susciter des interrogations dans les rangs des syndicats et des fonctionnaires. Néanmoins, pour les partenaires au développement et les observateurs de la vie publique nigérienne, ce dispositif est un gage de crédibilité.

En automatisant le suivi, le ministère espère non seulement réduire les pertes de productivité, mais aussi, à terme, assainir le fichier de la solde. Une étape indispensable pour un Niger qui aspire à une gouvernance exemplaire au cœur du Sahel.