Niamey, le 2 juin 2026 – Après une première étape à Lagos, au Nigeria, ce lundi, le président Romuald Wadagni, fraîchement investi à la tête du Bénin, poursuit sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest. Ce mardi, il est attendu à Niamey, au Niger, avant de se rendre à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette série de déplacements, qui le mènera également au Togo et en Côte d’Ivoire, marque une volonté manifeste : renouer le dialogue et renforcer les liens régionaux.
Niamey : une visite historique après la crise diplomatique
La visite de Romuald Wadagni au Niger apparaît comme un symbole fort. En effet, depuis juillet 2023 et la crise diplomatique qui a opposé les deux pays, aucun chef d’État béninois n’avait foulé le sol nigérien. La capitale, Niamey, a d’ailleurs mis les petits plats dans les grands pour accueillir son hôte : décorations, protocole renforcé et population en attente de signes concrets.
Au-delà des gestes protocolaires, les citoyens des deux pays espèrent que cette rencontre ouvrira la voie à une détente durable entre Cotonou et Niamey. Parmi les enjeux les plus pressants figurent la réouverture de la frontière, fermée depuis des mois, et la relance des échanges, fortement affectés par cette situation. Cette fermeture pèse, en effet, lourdement sur les échanges commerciaux ainsi que sur les familles séparées par cette décision.
Ouagadougou : un message de stabilité dans un contexte régional tendu
La suite du voyage mènera le président Wadagni à Ouagadougou, où les défis sécuritaires et politiques seront sans doute au cœur des discussions. Le Burkina Faso, comme le Niger, traverse une période de transition politique et de tensions régionales. Dans ce contexte, la présence du nouveau dirigeant béninois pourrait également envoyer un signal d’apaisement et de coopération renforcée dans un Sahel en proie à l’instabilité.
Une tournée aux enjeux économiques et géopolitiques
Cette série de visites n’est pas anodine. Le Bénin, sous la présidence de Patrice Talon, avait parfois adopté une posture plus réservée vis-à-vis de ses voisins. Avec Romuald Wadagni, c’est une nouvelle dynamique qui semble se dessiner, celle d’un pays ouvert au dialogue et soucieux de son ancrage régional.
Par ailleurs, les observateurs soulignent que cette tournée pourrait également relancer des projets économiques communs, notamment dans les domaines du commerce transfrontalier, de l’énergie et des infrastructures. La réouverture des frontières avec le Niger, si elle se concrétise, constituerait un premier pas significatif dans cette dynamique.
Si les étapes de Niamey et de Ouagadougou sont les plus symboliques, les prochaines visites au Togo et en Côte d’Ivoire ne seront pas moins importantes. Ces deux pays, partenaires historiques du Bénin, pourraient aussi bénéficier d’une relance des échanges et d’une coordination accrue sur des dossiers tels que la sécurité régionale ou les grands projets d’intégration économique.
Un nouveau chapitre pour le Bénin en Afrique de l’Ouest ?
À peine une semaine après son investiture, Romuald Wadagni montre déjà sa volonté de placer le Bénin au cœur des dynamiques ouest-africaines. Reste à savoir si ces visites, aussi symboliques soient-elles, se traduiront par des avancées concrètes sur le terrain.
Une chose est sûre : l’Afrique de l’Ouest observe avec attention les premiers pas de ce nouveau dirigeant, dont la diplomatie pourrait, à terme, redessiner les équilibres régionaux.
Niamey, 1er juin 2026 — Dès les premières heures de la matinée, la cour du CEG Francophonie, dans l’arrondissement communal Niamey I, a pris des allures particulières. Alignés avec discipline sous le regard attentif de leurs enseignants, des centaines d’élèves ont participé à la traditionnelle montée des couleurs. Mais ce lundi n’était pas un jour ordinaire. L’établissement accueillait la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues, Dr Élisabeth Shérif, dans le cadre de l’initiative gouvernementale « Une semaine, une école ».
Au son de l’hymne national, L’Honneur de la Patrie, repris en chœur par les élèves, puis de celui de la Confédération de l’AES, l’émotion et le sentiment d’appartenance nationale étaient palpables. Dans une école où les résultats académiques figurent parmi les plus remarquables de la capitale, la visite ministérielle s’inscrivait dans une double démarche : encourager l’excellence scolaire et renforcer l’éducation citoyenne auprès des jeunes générations.
Le choix du CEG Francophonie n’a rien d’un hasard. L’établissement s’est distingué lors de la session 2025 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) en enregistrant un taux de réussite supérieur à 74 %, un résultat qui le place parmi les établissements les plus performants du pays.
Après la cérémonie des couleurs, la directrice de l’établissement a présenté les principales caractéristiques de son école, mettant en avant les performances réalisées malgré les défis quotidiens auxquels le système éducatif reste confronté.
Pour les responsables du ministère, ce type de résultat démontre qu’avec une bonne organisation, l’engagement des enseignants et la détermination des élèves, l’excellence demeure accessible.
Accompagnée de l’Administratrice déléguée de l’arrondissement communal Niamey I, des cadres centraux et déconcentrés du ministère, ainsi que des représentants des syndicats et de l’Association nationale des parents d’élèves, la ministre a voulu aller au-delà des discours officiels.
L’objectif de l’initiative « Une semaine, une école » est précisément de rapprocher les décideurs du terrain afin d’évaluer directement les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
Prenant la parole devant les élèves et le personnel éducatif, l’Administratrice déléguée a salué cette démarche qu’elle considère comme un outil précieux pour mieux comprendre les réalités vécues dans les établissements scolaires. Elle a également rendu hommage aux efforts entrepris par le ministère pour améliorer les performances du système éducatif nigérien.
Dans son intervention, Dr Élisabeth Shérif a adressé des mots de reconnaissance aux autorités locales, aux enseignants et à l’administration du CEG Francophonie. Elle a particulièrement félicité la direction et le corps enseignant pour les résultats obtenus lors des derniers examens.
Mais au-delà des performances académiques, la ministre a insisté sur une autre mission essentielle de l’école : former des citoyens responsables.
Face aux élèves, elle a aussi rappelé l’importance du patriotisme, du civisme, de la discipline et du travail bien fait dans la construction du Niger de demain. Dans un contexte de refondation nationale, l’école apparaît plus que jamais comme le lieu où se forgent les valeurs qui guideront les futurs cadres du pays.
La visite s’est poursuivie dans plusieurs salles de classe où la ministre a échangé directement avec les apprenants. À travers conseils, encouragements et messages de motivation, elle a invité les élèves à persévérer dans leurs études et à croire en leur potentiel.
Cette immersion au cœur du quotidien scolaire s’est achevée dans une atmosphère de satisfaction générale. Pour les responsables du CEG Francophonie comme pour les élèves, cette visite constitue une reconnaissance du travail accompli et un encouragement à poursuivre sur la voie de l’excellence.
À travers l’initiative « Une semaine, une école », les autorités éducatives nigériennes cherchent ainsi à renforcer le dialogue avec les acteurs du terrain tout en réaffirmant une conviction forte : la refondation du Niger passe aussi par une école performante, citoyenne et tournée vers l’avenir.
Niamey, 1ᵉʳ juin 2026 – Au Niger, le lait ne se résume pas à un simple produit de consommation. Il représente un patrimoine culturel, un levier économique et un enjeu stratégique pour l’avenir du pays. C’est autour de cette conviction que les autorités nigériennes ont célébré, ce lundi 1ᵉʳ juin, la Journée mondiale du lait, une occasion saisie pour mettre en lumière les potentialités de la filière laitière locale et réaffirmer les ambitions nationales en matière de souveraineté alimentaire.
La cérémonie officielle a été présidée par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Mahaman Elh Ousmane, en présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment les ministres du Commerce et de l’Industrie, de la Population et de la Promotion de la Femme, la présidente du Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP), le gouverneur de la région de Niamey ainsi que de nombreux acteurs du secteur agro-pastoral.
Placée sous le thème « Lait local équitable, vecteur de changement », cette édition 2026 a servi de cadre de réflexion sur les défis et les perspectives d’une filière considérée comme l’une des plus prometteuses du monde rural nigérien.
Dans son intervention, le ministre Mahaman Elh Ousmane a souligné que cette journée dépasse largement le cadre d’une simple célébration internationale. Selon lui, elle constitue un moment privilégié pour sensibiliser l’opinion publique à l’importance du lait local, à ses qualités nutritionnelles ainsi qu’à sa contribution au développement économique national.
« Le lait n’est pas seulement un produit économique. Il est un symbole de paix, de confiance et de continuité. Il relie les générations, les territoires et les communautés », a déclaré le ministre devant une assistance composée de producteurs, de transformateurs, d’éleveurs et de partenaires techniques.
Faire du lait un pilier de la souveraineté alimentaire
Au-delà de son rôle social et culturel, la filière laitière est désormais perçue comme un secteur stratégique capable de soutenir la croissance économique et de créer des milliers d’emplois. Le ministre a ainsi réaffirmé la volonté du gouvernement de faire du lait un pilier de la souveraineté alimentaire du Niger.
Pour atteindre cet objectif, les autorités entendent renforcer les synergies entre les politiques d’élevage, la sécurité alimentaire, l’aménagement pastoral, l’industrialisation locale et l’entrepreneuriat rural. Une approche intégrée jugée indispensable pour valoriser pleinement le potentiel de la production nationale.
Les acteurs de la filière face aux défis de la transformation
La présidente de l’Interprofession lait, Mme Diori Maimouna Malè, a pour sa part mis en avant les nombreux atouts de la chaîne de valeur du lait local. Elle a toutefois insisté sur les défis persistants liés à la transformation, à la commercialisation, à l’accompagnement des producteurs et à la mobilisation des consommateurs en faveur des produits locaux.
La célébration a également permis aux invités de découvrir le dynamisme du secteur à travers une exposition de produits dérivés du lait, notamment des yaourts, des fromages et d’autres spécialités transformées localement. Cette visite des stands a illustré les efforts entrepris par les acteurs de la filière pour accroître la valeur ajoutée des productions nationales.
Plusieurs panels ont enfin rythmé cette journée de réflexion. Les échanges ont porté sur l’alimentation du bétail et la résilience de la production laitière face aux crises pastorales, ainsi que sur les politiques commerciales et fiscales susceptibles de renforcer la compétitivité de la chaîne de valeur du lait local.
À travers cette célébration, le Niger affiche clairement son ambition : transformer la filière laitière en un véritable moteur de développement économique, d’inclusion sociale et de résilience alimentaire au bénéfice des populations.
Casablanca, 1ᵉʳ juin 2026 — Les valises du Mena ont atterri sur le tarmac casablancais le dimanche matin, marquant le coup d’envoi d’un regroupement stratégique en vue de la fenêtre internationale FIFA de juin. Le sélectionneur Badu Zaki a choisi le Maroc pour parfaire la préparation de son groupe avant deux tests amicaux décisifs : la Mauritanie le 5 juin et le Botswana le 9 juin.
L’arrivée s’est faite par étapes. Ainsi, depuis Niamey, la délégation a pris son envol avec 13 joueurs, emmenés par le capitaine Youssouf Oumarou, dit « Balley ». Cinq autres cadres se trouvaient déjà sur place, dont le nouveau venu Samba O’Neil, symbole d’une sélection en renouvellement maîtrisé. Au total, 18 des 26 convoqués étaient présents pour la première séance prévue ce dimanche à 18 h 30, un chiffre qui illustre la volonté d’installer rapidement un climat de travail homogène.
Par ailleurs, le choix du Maroc n’est pas anodin. Casablanca offre des infrastructures de haut niveau, mais aussi un environnement propice à la concentration, loin des pressions médiatiques de Niamey. Pour Badu Zaki, il s’agit d’optimiser le temps de jeu collectif, d’affiner les automatismes tactiques et de tester des combinaisons offensives et défensives face à deux adversaires aux profils complémentaires. La Mauritanie, joueuse et compacte, permettra d’évaluer la solidité défensive et le pressing ; le Botswana offrira, quant à lui, un test de rapidité et de finition devant le but.
Le protocole d’arrivée reste toutefois souple. Quatre renforts ont rejoint le groupe le dimanche après-midi : Rahim Alassane Bonkano, Magid Boubacar, Yacouba Diori et Ibrahim Mahamane Sani, tandis qu’Omar Sako doit intégrer l’effectif ce 1er juin. L’attaquant ivoirien N’Dri Konan Ignace Jocelyn, appelé pour la première fois, clôturera le recrutement le 2 juin. Sa présence, attendue comme une bouffée d’options offensives nouvelles, signera l’arrivée au complet de l’effectif et le véritable lancement de la première phase du stage.
Sur le terrain, le staff technique multipliera les séances ciblées : travail physique le matin et ateliers tactiques l’après-midi, intégrant observations vidéo et simulations de match. L’objectif affiché dépasse la simple préparation des matchs amicaux. En effet, il s’agit de bâtir une cohésion durable en vue de la campagne éliminatoire de la CAN 2027. Les jours passés à Casablanca serviront surtout à consolider l’ossature de l’équipe et à jauger la concurrence interne, notamment aux postes de milieu récupérateur et d’attaquant, où les choix du sélectionneur pourraient sceller l’identité du Mena à moyen terme.
Enfin, pour le public nigérien, ce rassemblement est l’occasion d’espérer un collectif plus structuré et ambitieux. Si les matchs amicaux offriront des réponses partielles, la clé restera la capacité du staff à transformer l’essai, en convertissant routines et promesses en performances régulières. Le vrai examen commencera sur le terrain, mais à Casablanca, le Niger a déjà posé les jalons d’un travail sérieux et d’une ambition retrouvée.
Kao, lundi 1ᵉʳ juin 2026 — Sous un soleil implacable, l’Administrateur délégué de la commune rurale de Kao, l’officier de police Ayouba Ibrahim Abarchi, a pris la route pour écouter et remobiliser. Plus qu’une simple tournée protocolaire, sa visite dans les villages d’Abonkor Indamane, Imisili et Louba s’est imposée comme une opération de terrain visant à réveiller une participation citoyenne jugée essentielle à la « refondation nationale ».
À chaque halte, la scène se répète : autorités coutumières rassemblées sous un hangar de fortune , jeunes aux regards curieux, femmes en petits groupes. Très vite, les discussions s’engagent, franches et concrètes. L’objet du dialogue n’est pas théorique : il porte sur des gestes quotidiens, notamment la vigilance communautaire, le respect mutuel et la collaboration avec les forces de sécurité. « La sécurité est l’affaire de tous », martèle l’Administrateur. Mais derrière cette injonction résonne une promesse plus large : sans paix locale, il ne peut y avoir de développement durable.
Une démarche fondée sur l’écoute et la concertation
Par ailleurs, l’angle choisi par Abarchi est stratégique. Plutôt que d’imposer des directives, il joue la carte de la co-construction à travers le recueil des préoccupations, la sensibilisation et l’invitation à l’appropriation des projets. Dans les échanges, les jeunes évoquent le manque d’activités structurées ; les autorités traditionnelles réclament davantage de concertation pour prévenir les tensions intercommunautaires ; tandis que les femmes s’inquiètent des conséquences du changement climatique sur les cultures. Ces paroles, notées et prises au sérieux, dessinent une feuille de route collective plus que l’ébauche d’un discours administratif.
La dernière étape, Louba, cristallise la logique de ce périple avec la visite du seuil d’épandage réalisé grâce au Projet de Planification et de Financement de l’Adaptation aux Changements Climatiques au Niger (PFAN). Cette infrastructure, modeste en apparence, devient ainsi le symbole d’un espoir tangible. À cette occasion, Abarchi a encouragé le déboisement maîtrisé et l’aménagement du site afin de développer des activités agro-pastorales. « Ce n’est pas seulement construire un ouvrage », précise-t-il. « C’est offrir aux communautés un levier d’autonomie face aux aléas climatiques. »
Paix, résilience et développement local : un même combat
Au final, l’équation posée par cette tournée est simple, mais ambitieuse : paix + cohésion + gestion durable des ressources = résilience locale. Les habitants, accueillant favorablement le message, s’engagent publiquement à protéger le seuil, à coopérer avec l’administration et à renforcer la solidarité entre les différents groupes. Pour beaucoup, cette démarche ravive la conviction que le changement commence au niveau local, à travers des actions concrètes et partagées.
Toutefois, transformer la bonne volonté en actions pérennes exige des moyens, un calendrier précis et un suivi régulier. En choisissant de parler avec les citoyens plutôt que pour eux, l’Administrateur délégué mise sur la participation comme moteur de la refondation nationale. À Kao, la paix se joue désormais sur les sentiers des villages, dans les chantiers collectifs et autour des réunions où l’on apprend à se faire confiance.
Kao, 1ᵉʳ juin 2026 — Le dimanche, la cour de la mairie de Kao a vibré au rythme d’une génération décidée à peser sur l’avenir de sa commune. Sous l’impulsion de l’Administrateur délégué, l’officier de police Ayouba Ibrahim Abarchi, les représentants des Scouts, du Conseil communal de la jeunesse (CCJ), du Comité de soutien au CNSP et de plusieurs associations locales se sont réunis pour une journée d’échanges dont l’enjeu dépasse la simple concertation : faire de la jeunesse l’architecte d’une refondation nationale ancrée dans le territoire.
Une jeunesse lucide face aux défis de son territoire
D’emblée, l’ambiance mêlait urgence et espoir. Les visages jeunes, concentrés, prenaient la parole tour à tour pour dresser un constat sans fard. Manque de moyens pour organiser des activités structurées, difficultés de mobilisation, faiblesse de la gouvernance associative et rareté des opportunités économiques : les obstacles égrenés témoignent d’un espace civique en quête d’oxygène.
Toutefois, les débats ont vite pris une tournure pragmatique. Les participants ont proposé la création d’un centre polyvalent de jeunesse, le renforcement des capacités en leadership et en gestion associative, la mise en place d’ateliers d’entrepreneuriat agro‑pastoral et la formalisation d’un cadre de partenariat avec l’administration communale. Autant de pistes concrètes qui traduisent la volonté d’ancrer l’engagement des jeunes dans des actions durables et structurantes.
Un appel à la responsabilité et à l’engagement citoyen
Dans ce contexte, l’Administrateur délégué a adopté un ton à la fois exhortatif et pragmatique. Il a rappelé que les jeunes ne sont pas de simples bénéficiaires de l’action publique, mais des acteurs appelés à co-construire les politiques locales. « Discipline, civisme et engagement », a-t-il insisté, « sont les clés pour transformer les aspirations en projets viables. » Son discours a oscillé entre responsabilisation — appelant à l’autonomie des structures de jeunesse — et promesse d’accompagnement administratif pour faciliter l’accès aux financements et aux formations.
Par ailleurs, le fil rouge de la rencontre était la synergie. Les représentants ont reconnu la nécessité d’unir leurs forces pour multiplier l’impact des initiatives. Ainsi, une feuille de route collective a émergé : cartographier les compétences locales, mutualiser les moyens logistiques, organiser des campagnes de sensibilisation sur la paix et la cohésion sociale, et créer des microprojets générateurs de revenus pour retenir les talents sur place. Ce principe de mutualisation sonne comme une réponse pragmatique aux limites budgétaires et à la dispersion des efforts.
Des solutions locales pour relever les défis de demain
En outre, l’événement a aussi servi de diagnostic social. Les échanges ont révélé une jeunesse consciente des défis climatiques et économiques qui pèsent sur Kao, prête à s’investir dans des solutions adaptées à son milieu : agriculture durable, élevage amélioré et projets de reboisement. Cette orientation territoriale traduit un pragmatisme notable : l’innovation dont ont besoin ces jeunes est souvent à portée de main, à condition que l’accompagnement technique et financier suive.
Cependant, si l’enthousiasme est palpable, la mise en œuvre constituera le vrai test. Les participants appellent désormais à un calendrier d’actions et à des engagements mesurables de la part des autorités. L’enjeu est double : transformer l’énergie collective en résultats tangibles et démontrer que la participation juvénile peut stabiliser et dynamiser la commune.
En définitive, à Kao, la jeunesse ne réclame plus seulement sa place ; elle se propose comme boussole pour orienter la refondation vers des solutions locales, inclusives et durables. Reste à transformer cette parole en chantier et à montrer que, lorsqu’on mise sur les jeunes, on investit dans la résilience d’un territoire.
Ce vendredi 29 mai 2026, l’histoire politique africaine s’écrit au présent. Me Abdoulaye Wade, troisième président de la République du Sénégal (2000-2012), célèbre ses 100 ans. Un cap mythique qui fait de lui le doyen incontesté des anciens chefs d’État du continent. Avocat brillant, opposant historique acharné puis bâtisseur controversé, retour sur le destin hors norme de celui qui a enseigné au Sénégal le goût de l’alternance.
C’est un événement d’une rareté absolue. Si, dans le monde, quelques anciens dirigeants ont déjà franchi le cap du centenaire — à l’image de l’Américain Jimmy Carter, du Mexicain Luis Echeverría ou encore du Japonais Yasuhiro Nakasone —, Abdoulaye Wade réalise un exploit inédit en Afrique. Il surclasse les records de longévité de figures historiques telles que le Béninois Émile Derlin Zinsou (98 ans), le Zambien Kenneth Kaunda (97 ans) ou encore son illustre prédécesseur Léopold Sédar Senghor (95 ans). Ce centenaire officiellement célébré ancre définitivement le « Gorgui » (« le vieux » en wolof) dans la légende.
L’intellectuel devenu figure de l’opposition sénégalaise
Né le 29 mai 1926 à Saint-Louis, bien que ses racines soient profondément ancrées à Kébémer, Abdoulaye Wade est d’abord un homme de lettres et de chiffres. Titulaire d’un doctorat en droit et en économie obtenu en France, notamment à Besançon et à Paris, il s’illustre d’abord dans les prétoires et les amphithéâtres.
Mais, son véritable destin se dessine en 1974. Alors que l’Afrique post-coloniale est dominée par les partis uniques, il fonde le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et ose défier le poète-président Léopold Sédar Senghor. Commence alors une longue traversée du désert de 26 ans. Arrestations, emprisonnements, exils… Rien n’arrête celui qui sillonne les routes poussiéreuses du pays pour prêcher un mot d’ordre devenu culte : « Sopi » (« le changement »). Infatigable, il forge une conscience politique chez les jeunes et les classes populaires, devenant ainsi l’incarnation même de la résilience démocratique.
2000 : l’alternance historique et le temps des vastes chantiers
L’histoire bascule en mars 2000. Le Sénégal retient son souffle et, dans une passation de pouvoir exemplaire saluée par le monde entier, Abdou Diouf reconnaît sa défaite. À 74 ans, Abdoulaye Wade devient président de la République.
Dès son arrivée au Palais de l’Avenue Roume, il adopte une posture de bâtisseur pressé. Convaincu que l’Afrique devait accélérer sa modernisation par les infrastructures, il transforme le pays en un vaste chantier.
Parmi les réalisations emblématiques de son magistère figurent l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, qui désenclave la capitale, le lancement de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), pensé comme un hub régional majeur, ainsi que le Monument de la Renaissance africaine qui, malgré les polémiques, s’impose durablement dans le paysage dakarois.
Sa diplomatie se veut tout aussi offensive. Il participe notamment à l’initiative du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique) et se positionne comme l’un des avocats d’une Afrique décomplexée face aux puissances occidentales.
De la contestation politique à l’héritage du patriarche
Mais le pouvoir use. Ses tentatives de modification constitutionnelle ainsi que les soupçons de dévolution monarchique au profit de son fils Karim provoquent de vastes mouvements de contestation, notamment le célèbre M23 en juin 2011. En mars 2012, les urnes tranchent finalement : il est battu par son ancien Premier ministre, Macky Sall.
Grand seigneur, il concède immédiatement sa défaite. Un geste qui préserve l’exception démocratique sénégalaise et évite au pays une crise majeure. Retiré des affaires courantes, Me Wade n’a pourtant jamais vraiment quitté le cœur des Sénégalais. Depuis sa résidence de Fann, il continue de recevoir les acteurs politiques de tous bords, devenant peu à peu le patriarche silencieux, la mémoire vivante et la boussole politique d’une nation.
« On n’écrit pas l’histoire du Sénégal démocratique sans consacrer ses plus grands chapitres à Abdoulaye Wade. Il n’a pas seulement dirigé un pays, il a façonné une mentalité. »
Repères pour comprendre l’héritage politique de Wade
Au-delà de son parcours présidentiel, Abdoulaye Wade a également laissé une importante production intellectuelle et politique qui continue d’alimenter les analyses sur l’évolution démocratique du Sénégal et du continent africain. Dans Un destin pour l’Afrique (1989, Michel Lafon), l’ancien chef de l’État développe sa vision économique et politique pour une Afrique plus indépendante et tournée vers le développement. Bien avant son accession au pouvoir, il s’était déjà illustré dans le milieu universitaire avec Mathématiques économiques (1964), reflet de son profil d’économiste et d’enseignant.
L’itinéraire du « Pape du Sopi » a également inspiré de nombreux auteurs et analystes politiques. Dans Abdoulaye Wade, l’alternance et le Sopi, Fadel Dia revient sur la longue marche de l’opposant vers le pouvoir, tandis que l’ouvrage collectif dirigé par Momar-Coumba Diop, Le Sénégal sous Abdoulaye Wade. Le Sopi à l’épreuve du pouvoir (2013, Karthala) dresse une lecture critique de ses douze années à la tête du Sénégal. Plusieurs documentaires et archives audiovisuelles produits par la RTS, RFI, France 24 ou encore TV5 Monde ont également retracé les grandes étapes de son ascension politique, de l’alternance historique de 2000 à son départ du pouvoir en 2012.
Avec ses 100 ans officiellement célébrés ce 29 mai 2026, Abdoulaye Wade devient ainsi le premier ancien chef d’État africain à atteindre un âge aussi symbolique de manière formellement documentée. Une longévité exceptionnelle qui renforce davantage son statut de figure historique majeure du continent. Si plusieurs anciens dirigeants dans le monde ont déjà franchi le cap du centenaire, à l’image de Jimmy Carter aux États-Unis ou encore de Yasuhiro Nakasone au Japon, le « Gorgui » s’impose désormais comme le doyen incontesté des anciens chefs d’État africains.
La capitale russe est devenue cette semaine l’épicentre des réflexions sur la stabilité mondiale. Depuis le mardi 26 mai 2026, le Général de Division Mohamed Toumba, Ministre d’État nigérien de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire, participe activement à l’International Security Forum (ISF 2026). Un déplacement stratégique destiné à faire entendre la voix de Niamey dans la redéfinition des équilibres sécuritaires planétaires.
En effet, l’ordre mondial mute, et le Niger entend bien peser dans la balance. Ainsi, en marge des grandes plénières de l’ISF 2026, le Général Mohamed Toumba a pris part aux travaux très fermés de la 14ᵉ réunion internationale des hauts responsables en charge des questions de sécurité.
Convoqué par le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, ce conclave rassemble les premiers décideurs sécuritaires du globe autour d’une thématique qui résonne particulièrement avec l’actualité géopolitique : « Défis et menaces pour la sécurité internationale dans le contexte de l’émergence d’un monde multipolaire ».
Loin des simples visites de courtoisie, cette rencontre vise une efficacité redoutable. Face à la complexité des crises actuelles, les hauts responsables présents à Moscou ont pour mission de consolider une nouvelle architecture de sécurité internationale.
A cet effet, les délégations croisent leurs analyses sur les menaces globales contemporaines afin de concevoir des parades coordonnées. L’objectif partagé consiste ainsi à adapter les réponses sécuritaires à une réalité incontournable : l’avènement d’un monde multipolaire où la gestion des conflits exige de nouveaux cadres de coopération.
L’expérience nigérienne sur la scène internationale
Au milieu de ses homologues venus des quatre coins du monde, le Général de Division Mohamed Toumba ne fait pas de la figuration. Bien au contraire, le Ministre d’État porte la voix du Niger à cette tribune d’envergure.
Au cœur d’une région sahélienne confrontée à des défis sécuritaires asymétriques majeurs, Niamey dispose d’une expertise de terrain cruciale. Dès lors, en participant à ces échanges de haut niveau, le Niger réaffirme sa volonté de contribuer activement à la recherche de solutions globales pour endiguer l’insécurité et apaiser les tensions mondiales. Une diplomatie sécuritaire assumée, en phase avec la dynamique de diversification des partenariats stratégiques visant à consolider la protection de l’État et de ses citoyens.
Le gratin financier et politique du continent se réunit cette semaine au Centre de conférences Kintélé de Brazzaville pour les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD). Mais derrière les discours officiels et les promesses de financement massif, une voix discordante s’élève : l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) dénonce une stratégie qui, sous couvert de moderniser l’agriculture, marginalise les petits exploitants au profit des géants de l’agro‑industrie. Une critique qui interroge sur le véritable bénéficiaire des milliards investis dans le sol africain.
Le thème officiel, affiché en lettres d’or à Brazzaville, se veut rassembleur : « Mobiliser à grande échelle le financement du développement de l’Afrique ». Mais derrière les sourires de façade et les annonces de portefeuilles d’investissements colossaux, la véritable inquiétude dans la salle de conférence prend la forme d’une question vertigineuse posée par la société civile : ces milliards nourrissent‑ils l’Afrique ou engraissent‑ils les multinationales de l’agroalimentaire ?
À la lumière de trois études récentes et exhaustives, l’AFSA dresse un réquisitoire sans appel contre l’orientation stratégique de l’institution financière panafricaine. Le constat est amer : la BAD, devenue le premier bailleur de fonds du secteur agricole sur le continent, semble avoir choisi son camp.
Le mirage des « terres inexploitées » : un écho au passé colonial
L’attaque la plus forte vient de la remise en cause du narratif justifiant le méga‑programme Dakar 2 « Nourrir l’Afrique ». Pour légitimer l’implantation de vastes zones agro‑industrielles, l’argumentaire institutionnel s’appuie fréquemment sur l’idée que le continent regorgerait de terres « disponibles » ou « sous‑utilisées ».
C’est une hérésie scientifique et historique, rétorque l’Institut d’études sur la pauvreté, la terre et l’agriculture (PLAAS) de l’Université du Cap‑Occidental. Dans une étude d’une précision chirurgicale, les chercheurs qualifient ce postulat de résurgence idéologique des mythes de la « terre vide » jadis brandis par les colons.
La réalité de terrain est tout autre. Les espaces prétendument vacants sont le théâtre d’une activité humaine, écologique et économique intense : pâturage nomade, cueillette, agriculture sur brûlis, sans oublier leur rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes. Ainsi, ignorer cette complexité — et les droits fonciers coutumiers qui l’encadrent — ouvre la voie à un accaparement des terres qui menace directement les petits paysans. Or, ces derniers gèrent près de 80 % des surfaces agricoles et assurent la production de 80 % des denrées consommées en Afrique subsaharienne.
Le « greenwashing » de la monoculture
L’analyse du portefeuille de la BAD sur la période 2019‑2025 révèle une autre dichotomie inquiétante. L’institution dirige l’essentiel de ses financements vers des chaînes de valeur mondialisées et de grandes entreprises. En face, les systèmes agricoles diversifiés, résilients et pilotés par les populations locales ne récoltent que des miettes.
Plus alarmant encore, l’AFSA pointe du doigt une dérive sémantique dangereuse : la finance prétendument « climato‑intelligente ». Sous ce vernis écologique, les fonds continuent de perfuser un modèle industriel intensif, gourmand en intrants chimiques et fondé sur la monoculture. Une stratégie qui, non seulement détruit la biodiversité, mais rend les sols et les agriculteurs plus vulnérables aux chocs climatiques, à l’exact opposé de la résilience recherchée.
AFSA donne un ultimatum pour un changement de paradigme
Face à ce rouleau compresseur agro‑industriel et au manque de transparence entourant les bénéficiaires réels des sous‑prêts, l’Alliance ne se contente pas de critiquer. Elle a posé sur la table des gouverneurs de la BAD, réunis à Brazzaville, une feuille de route en quatre axes pour rectifier le tir :
Financer la transition agroécologique : créer un fonds spécifique au sein du programme Feed Africa dédié aux systèmes agricoles à faibles intrants, à la régénération des sols et à la valorisation des semences traditionnelles.
Sortir de l’illusion climatique : arrêter immédiatement le financement des monocultures intensives sous le label « climato‑intelligent », au profit d’indicateurs de performance écologique stricts et prouvés.
Imposer une transparence totale : publier les bénéficiaires finaux, garantir le respect des droits fonciers coutumiers et appliquer le consentement libre, préalable et éclairé des communautés locales avant tout décaissement.
Sanctuariser les marchés locaux : protéger les systèmes semenciers paysans, garants de l’autonomie alimentaire africaine, face à la privatisation du vivant.
Alors que les travaux se poursuivent au Centre Kintélé, la pression est à son comble. La Banque africaine de développement se trouve à la croisée des chemins : s’entêter dans un modèle importé qui risque de déposséder les Africains de leur propre terre, ou écouter la voix de ceux qui nourrissent véritablement le continent au quotidien. Les conclusions de ces Assemblées annuelles 2026 diront si le « développement à grande échelle » inclut enfin les paysans, ou s’il se fera définitivement sans eux.
Brazzaville (Congo), 28 mai 2026 — Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, et le ministre nigérien de l’Économie et des Finances, Dr Maman Laouali Abdou Rafa, ont signé mardi à Brazzaville un accord‑cadre visant à mettre en œuvre un programme national d’appui à l’entrepreneuriat agricole des jeunes. La cérémonie, qui s’est tenue en marge d’une réunion régionale de la BAD, marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat stratégique entre Niamey et l’institution financière panafricaine.
Baptisé « Programme intégré de développement de l’agri‑entrepreneuriat des jeunes et d’innovation technologique et financière », ce dispositif bénéficiera d’un financement de 172 millions de dollars accordé par le Groupe de la BAD. Ainsi, le programme entend favoriser la création d’entreprises agricoles dirigées par des jeunes, améliorer l’accès aux intrants et aux technologies, et développer des solutions de financement adaptées aux spécificités du secteur rural nigérien.
Les objectifs du programme
Concrètement, le programme vise à renforcer les capacités des jeunes agripreneurs à travers une formation technique et entrepreneuriale, un accompagnement à la gestion d’entreprises et au montage de projets. Il prévoit également de faciliter l’accès aux technologies adaptées, telles que l’irrigation économe, les semences améliorées ou la mécanisation légère, tout en soutenant l’adoption de pratiques climato‑intelligentes.
Par ailleurs, l’inclusion financière constitue un axe majeur, avec la mise en place de mécanismes d’épargne et de crédit dédiés, de solutions d’assurance agricole et d’innovations numériques. Enfin, le programme entend appuyer les chaînes de valeur locales, en favorisant la transformation, le stockage et la commercialisation afin d’augmenter la valeur ajoutée des productions.
Un partenariat stratégique consolidé
Le financement de 172 millions de dollars s’inscrit dans la continuité d’un partenariat soutenu entre le Niger et la BAD. En effet, selon les responsables nigériens, le Groupe de la BAD est aujourd’hui un partenaire stratégique qui soutient 21 projets au Niger représentant plus d’un milliard de dollars d’engagements. Cet appui multiforme couvre des secteurs prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et la gouvernance économique.
Réactions et enjeux
Pour le ministre Maman Laouali Abdou Rafa, le programme répond à un double défi : lutter contre le chômage des jeunes et renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte de vulnérabilité climatique croissante. « Investir dans l’agri‑entrepreneuriat des jeunes, c’est à la fois créer des emplois durables et assurer des chaînes alimentaires résilientes », a‑t‑il déclaré lors de la signature.
De son côté, Dr Sidi Ould Tah a souligné l’importance d’aligner l’investissement sur les priorités nationales et de promouvoir l’innovation technologique et financière comme levier de transformation rurale. Il a également appelé à une mise en œuvre rigoureuse et à un suivi régulier des résultats pour garantir l’impact à long terme.
Cependant, les défis restent nombreux : sécurisation foncière, accès à l’eau, infrastructures de transport insuffisantes et risques climatiques accentués. Ainsi, la réussite du programme dépendra de la capacité des autorités nigériennes et des partenaires à coordonner les actions, à mobiliser les acteurs privés et à assurer un accompagnement adapté aux jeunes entrepreneurs.
Perspectives pour le Niger et la sous‑région
Le lancement officiel des premières composantes opérationnelles est attendu dans les prochains mois. À cet effet, les autorités nigériennes ont annoncé la tenue de consultations nationales pour affiner les modalités d’éligibilité et d’intervention, en impliquant les collectivités locales, les organisations de jeunes et le secteur privé.
Enfin, si le programme atteint ses objectifs, il pourrait servir de modèle pour d’autres pays sahéliens confrontés aux mêmes défis : promouvoir l’emploi des jeunes, renforcer la résilience agricole et encourager l’innovation financière au service du développement rural.