Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 23 sur 262

Niger : Niamey valide sa stratégie numérique 2026-2035

À l’heure où les économies africaines cherchent à diversifier leurs moteurs de croissance, le Niger veut faire du numérique un pilier de sa transformation structurelle. À Niamey, les autorités ont franchi une nouvelle étape dans cette ambition en lançant l’atelier national de validation de la Politique nationale de développement du numérique (PNDN) 2026-2035, accompagné de son plan d’action sectoriel pour la période 2026-2030.

La rencontre, présidée par le ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie numérique Adji Ali Salatou, marque une phase décisive dans la définition de la stratégie digitale du pays pour la prochaine décennie.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Le numérique, nouveau levier de croissance pour le Niger

Dans un contexte où la transformation numérique redéfinit les équilibres économiques mondiaux, Niamey entend se positionner plus activement dans cette dynamique. La stratégie actuellement en cours de validation vise ainsi à rendre les technologies numériques accessibles à l’ensemble de la population et à en faire un moteur de développement économique et social à l’horizon 2035.

Pour le gouvernement nigérien, l’enjeu est double : stimuler la création d’emplois tout en renforçant la souveraineté économique du pays. Dans son intervention, le ministre Adji Ali Salatou a souligné que la digitalisation constitue désormais un facteur essentiel de modernisation des États et de compétitivité économique.

Cette orientation s’inscrit également dans la vision politique portée par le président Abdourahamane Tiani, à travers le Programme de la Refondation de la République, qui ambitionne de restructurer en profondeur l’économie nationale.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Trois axes stratégiques pour transformer l’écosystème numérique

La future politique numérique du Niger repose sur trois piliers majeurs destinés à structurer durablement le secteur.

Le premier concerne la gouvernance et la sécurité numérique. Les autorités souhaitent renforcer les cadres réglementaires afin d’encadrer le développement des technologies tout en protégeant les données et les systèmes d’information.

Le deuxième axe porte sur le développement des infrastructures et des services numériques. L’objectif est d’élargir l’accès à Internet, d’améliorer la connectivité sur l’ensemble du territoire et de favoriser l’émergence de nouveaux services numériques.

Enfin, la stratégie prévoit un investissement important dans les compétences et l’innovation. La formation des jeunes aux métiers du numérique et la promotion de l’entrepreneuriat technologique figurent parmi les priorités afin de bâtir un écosystème capable de soutenir l’économie de demain.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Des institutions clés mobilisées autour de la stratégie

La cérémonie d’ouverture a également réuni plusieurs acteurs institutionnels du secteur. Parmi eux figuraient Iro Adamou, président de la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel, et Moussa Zeinabou Seyni, directrice générale de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste.

Leur participation souligne l’importance accordée à la régulation, à la protection des données et à la gouvernance du numérique dans la future politique nationale.

Car au-delà des infrastructures, les autorités entendent créer un environnement numérique sécurisé et crédible, capable d’attirer les investissements et de stimuler l’innovation locale.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Une transformation numérique encore semée de défis

Si les ambitions sont élevées, la mise en œuvre de cette politique devra relever plusieurs défis structurels. L’accès à Internet demeure encore limité dans certaines zones rurales, tandis que les infrastructures technologiques nécessitent des investissements conséquents.

À cela s’ajoute la question de la formation et de l’accompagnement des jeunes talents, indispensables pour faire émerger un véritable tissu d’entreprises numériques.

Néanmoins, pour les autorités nigériennes, le pari du numérique représente une opportunité stratégique. En misant sur l’innovation, le pays espère renforcer sa résilience économique et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance.

Niger Télécom : le gouvernement prépare un plan de relance pour l’opérateur public

À l’heure où le Niger affiche son ambition de bâtir une économie plus numérique et plus souveraine, la situation de son opérateur public de télécommunications soulève des interrogations. En visite de travail au siège de Niger Télécom, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Adji Ali Salatou, a pris la mesure des difficultés qui freinent encore le développement de cette entreprise stratégique.

Cette immersion au cœur de la société publique, effectuée le 11 mars 2026 à Niamey, s’inscrit dans un contexte où le gouvernement cherche à accélérer la transformation numérique du pays. Mais pour atteindre cet objectif, l’opérateur national devra d’abord surmonter plusieurs défis structurels.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Une visite pour prendre le pouls de l’opérateur national

Accompagné de plusieurs collaborateurs, le ministre s’est rendu dans plusieurs services clés de l’entreprise, notamment au Complexe C et à la direction commerciale. Cette tournée interne lui a permis d’observer le fonctionnement des différentes unités et d’échanger avec les responsables opérationnels.

Auparavant, une séance de travail s’était tenue à la direction générale, où les discussions ont porté sur la situation actuelle de l’entreprise, ses contraintes et ses perspectives de redressement.

Pour les autorités, cette démarche vise à mieux comprendre les réalités auxquelles fait face l’opérateur public dans un secteur des télécommunications en pleine mutation.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Un potentiel reconnu mais encore sous-exploité

Selon le directeur général de la société, Abdourahamane Amadou, Niger Télécom possède les ressources nécessaires pour jouer un rôle central dans le développement du numérique au Niger. L’entreprise dispose en effet d’infrastructures et d’un positionnement stratégique qui pourraient lui permettre de devenir un acteur majeur de la transformation digitale du pays.

Pourtant, malgré ces atouts, les performances de l’opérateur restent en deçà des attentes. Les responsables de l’entreprise évoquent notamment des difficultés liées au recouvrement de certaines créances ainsi qu’au financement de projets structurants déjà identifiés.

Ces investissements, jugés essentiels pour moderniser le réseau et améliorer la qualité des services, nécessitent un soutien plus important des pouvoirs publics.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Des dysfonctionnements internes pointés par l’autorité de tutelle

Au cours des échanges, plusieurs faiblesses structurelles ont également été évoquées. Parmi elles figurent certains choix d’investissement jugés peu efficaces, un déséquilibre financier persistant et une appropriation insuffisante des objectifs stratégiques par une partie du personnel.

Autant de facteurs qui limitent la capacité de l’entreprise à s’imposer dans un marché des télécommunications de plus en plus concurrentiel.

Pour le ministre Adji Ali Salatou, ces difficultés doivent être abordées de manière lucide afin de poser les bases d’une véritable relance.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Vers un plan de redressement et une nouvelle gouvernance

Face à ces constats, l’autorité de tutelle a évoqué la nécessité de mettre en place un plan de redynamisation de l’entreprise. Ce programme devrait notamment inclure une révision de la gouvernance, une meilleure gestion des investissements et une stratégie plus claire pour renforcer la compétitivité de l’opérateur.

Selon le ministre, toute intervention de l’État devra s’accompagner d’une transformation interne capable de redonner confiance aux partenaires et aux usagers.

Car pour les autorités nigériennes, l’enjeu dépasse la seule survie de Niger Télécom : il s’agit aussi de consolider les bases de l’écosystème numérique national.

Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
© Ministère de Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information

Un opérateur clé pour l’avenir numérique du Niger

Dans un pays qui souhaite accélérer sa digitalisation, la relance de l’opérateur public apparaît comme un maillon essentiel de la stratégie nationale.

En renforçant ses capacités et sa gouvernance, Niger Télécom pourrait contribuer à améliorer l’accès aux services numériques, soutenir l’innovation locale et accompagner la transformation économique du pays.

Reste désormais à savoir si les réformes annoncées permettront de donner à l’entreprise le nouveau souffle évoqué par le ministre.

Niger : à Zinder, le gouverneur mobilise les communes autour du Fonds de solidarité

Dans un Niger confronté à des défis sécuritaires persistants et à une pression croissante sur ses ressources publiques, la mobilisation nationale prend de nouvelles formes. À Zinder, deuxième région la plus peuplée du pays, les autorités administratives cherchent désormais à transformer la solidarité citoyenne en véritable levier de résilience collective.

C’est dans ce contexte que le gouverneur de la région, le colonel Massalatchi Mahaman Sani, a réuni au gouvernorat les administrateurs délégués des communes, les représentants des Forces de défense et de sécurité ainsi que les responsables du Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP). avec pour objectif d’accélérer la mobilisation des contributions et de renforcer l’ancrage local de ce mécanisme national.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Un instrument financier au cœur de l’effort national

Créé pour soutenir les initiatives liées à la sécurité, à la stabilité et au développement, le FSSP s’inscrit dans une stratégie visant à associer les citoyens à l’effort national face aux crises.

Lors de la rencontre, Brah Amadou, vice-président du comité de gestion du fonds, a conduit une mission de sensibilisation visant à expliquer les mécanismes de collecte et les objectifs de l’initiative. Selon lui, l’enjeu dépasse la simple mobilisation financière : il s’agit aussi de renforcer l’esprit de solidarité et d’engagement civique dans un contexte national marqué par l’insécurité et les défis socio-économiques.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Les communes, maillon clé de la mobilisation

Pour les autorités régionales, le succès du fonds repose largement sur l’implication des collectivités locales. Le gouverneur de Zinder a aussi insisté sur le rôle central des administrateurs délégués, considérés comme les relais directs entre l’État et les populations.

Ces responsables municipaux sont appelés à expliquer les objectifs du fonds aux citoyens, mais aussi à encourager leur participation active. Leur proximité avec les communautés doit permettre de créer un climat de confiance autour du dispositif et d’en garantir l’efficacité sur le terrain.

 

Des comités locaux pour structurer la collecte

Afin d’organiser la mobilisation à l’échelle des quartiers et des villages, un dispositif de collecte décentralisé a été mis en place.

Celui-ci repose sur la création de comités locaux regroupant plusieurs figures d’influence communautaire : chefs de quartiers ou de villages, responsables religieux, représentants des femmes, des jeunes et de la société civile.

Par ailleurs, ces structures auront pour mission de sensibiliser les populations, d’expliquer la finalité du fonds et de faciliter la collecte des contributions. Une approche qui vise à renforcer l’appropriation communautaire de l’initiative.

Gouvernorat de Zinder
© Gouvernorat de Zinder

Zinder veut jouer un rôle moteur.

La réunion a également permis d’évaluer l’état d’avancement de la mise en place de ces comités dans la région. Malgré les progrès enregistrés, les responsables du fonds estiment que la mobilisation doit encore s’intensifier.

L’ambition affichée est claire : faire de Zinder l’une des régions les plus engagées dans l’alimentation du fonds au niveau national.

Pour l’administrateur délégué de la ville de Zinder, ce mécanisme représente bien plus qu’un instrument financier. Il constitue également un outil de cohésion sociale, capable de rapprocher les citoyens autour d’un objectif commun : la défense et la stabilité du pays.

 

Entre solidarité nationale et stratégie de résilience

Au terme des échanges, le gouverneur a appelé les responsables communaux à multiplier les campagnes de sensibilisation et à accélérer la mise en place des structures de collecte dans les villages et les quartiers.

Dans un Niger confronté à de multiples défis sécuritaires, les autorités misent aussi sur cette dynamique de solidarité pour renforcer la capacité de résistance du pays.

Au-delà de la mobilisation financière, l’initiative traduit surtout une volonté politique : transformer l’engagement citoyen en pilier de la résilience nationale.

 

Niger – HCR : Niamey et l’ONU renforcent leur dialogue sur la protection des réfugiés

À Niamey, la question des réfugiés et des déplacements forcés reste au cœur des priorités humanitaires. Ce mercredi, le ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général Mohamed Toumba, a reçu Ruvendrini Menikdiwela, haut-commissaire assistante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) chargée de la protection.

En mission officielle au Niger, la responsable onusienne était accompagnée d’une délégation comprenant notamment Abdouraouf Gnonkondé, directeur du bureau Afrique de l’Ouest et du Centre du HCR. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un dialogue régulier entre les autorités nigériennes et les partenaires internationaux sur la gestion des migrations et la protection des personnes déplacées.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Le Niger, un acteur clé face aux déplacements forcés

Situé au carrefour de plusieurs zones de crise en Afrique de l’Ouest et au Sahel, le Niger joue un rôle central dans l’accueil et la gestion des populations déplacées. Réfugiés, demandeurs d’asile et personnes déplacées internes constituent aujourd’hui un défi majeur pour les autorités nationales.

Au cours de l’entretien, les deux parties ont examiné la situation actuelle ainsi que les difficultés rencontrées sur le terrain. L’objectif : mieux coordonner les actions afin de renforcer les mécanismes de protection des populations vulnérables.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Évaluer les efforts et envisager de nouvelles pistes

Les discussions ont également permis de faire le point sur les initiatives déjà engagées par le Niger pour répondre aux crises humanitaires liées aux déplacements de populations. Les responsables ont évoqué les pistes d’amélioration possibles pour adapter les dispositifs existants aux réalités du moment.

Dans ce contexte, la coopération avec le HCR reste essentielle pour soutenir les efforts du pays, notamment en matière d’assistance humanitaire, de protection juridique et d’accompagnement des communautés affectées.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Vers une coopération renforcée

Cette mission de haut niveau au Niger traduit la volonté du HCR de consolider son partenariat avec les autorités nationales. Pour Niamey, l’enjeu est double : poursuivre la gestion des flux migratoires tout en garantissant la protection des populations déplacées dans le respect des engagements internationaux.

Alors que les crises régionales continuent de provoquer des mouvements de populations, les discussions engagées lors de cette rencontre pourraient ouvrir la voie à une coopération plus étroite entre le Niger et ses partenaires humanitaires dans les mois à venir.

Niger : Tiani a reçu l’ambassadeur de Cuba au palais présidentiel

Ce mercredi 11 mars 2026, à Niamey, la coopération internationale s’est invitée au cœur de l’agenda présidentiel. Le président de la République du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a reçu en audience l’ambassadeur de Cuba, José Julián Cala Sagué, au palais de la présidence.

Cette rencontre diplomatique intervient dans un contexte international marqué par des tensions économiques affectant l’île caribéenne. À l’issue de l’entretien, le diplomate cubain a expliqué avoir souhaité informer le chef de l’État nigérien de la situation que traverse actuellement son pays.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE

Une situation économique difficile à Cuba

Selon l’ambassadeur, l’économie cubaine subit les conséquences d’un blocus pétrolier imposé par Washington, une mesure qui ralentit fortement plusieurs secteurs d’activité sur l’île. Cette contrainte énergétique, a-t-il souligné, pèse sur la vie quotidienne de nombreux citoyens cubains.

Face à cette conjoncture, la diplomatie cubaine multiplie les échanges avec ses partenaires internationaux afin de partager les réalités auxquelles le pays est confronté et de renforcer les relations de coopération avec les États amis.

 

Un message de solidarité envers le Niger

Au cours de cette audience, José Julián Cala Sagué a également tenu à transmettre un message de solidarité du peuple cubain envers le Niger. Le diplomate a salué la résilience des Nigériens face aux défis sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme.

Selon lui, l’engagement des autorités et des populations nigériennes dans cette bataille témoigne d’une détermination qui devrait, à terme, conduire à une stabilisation durable du pays.

Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE
© Ministère des Affaires Étrangères - Coopération - NE

Une audience entourée de responsables gouvernementaux

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement nigérien, dont le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, ainsi que le Dr Soumana Boubacar, ministre directeur de cabinet du président de la République et porte-parole du gouvernement.

Au-delà de la dimension protocolaire, cette audience illustre la volonté des deux pays de maintenir un dialogue diplomatique actif, dans un contexte international où les solidarités entre États du Sud prennent une importance croissante.

Niger : la RTN lance la Musabaka 2026, concours de lecture du Coran pendant le Ramadan

À Niamey, le mois de Ramadan s’accompagne une nouvelle fois d’un rendez-vous très attendu par de nombreux fidèles. Mardi 10 mars 2026, la Maison de la Télévision a servi de cadre au lancement officiel du concours national de lecture et de mémorisation du Saint-Coran, plus connu sous le nom de « Musabaka », une initiative portée depuis plusieurs décennies par la Radio Télévision du Niger (RTN).

C’est le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’information, Adji Ali Salatou, qui a ouvert cette nouvelle édition. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles le ministre de la Refondation, de la Culture et de la Promotion des valeurs sociales, Ali Ben Salah Hamouda, la conseillère technique en communication du président de la République Halima Mamane, ainsi que le directeur général de la RTN, des leaders religieux et plusieurs partenaires institutionnels.

Ministère de la Communication
© Ministère de la Communication

Une compétition spirituelle et éducative

Cette année, 164 candidats prennent part à la compétition, dont 38 filles, preuve d’une participation féminine de plus en plus visible dans ce rendez-vous religieux et éducatif. Les organisateurs ont réparti les participants en plusieurs catégories selon le niveau de mémorisation : la récitation de l’intégralité du Coran, la moitié ou encore le quart du texte sacré.

Pendant quatre jours, un jury rigoureux évaluera la qualité de la récitation des candidats, leur maîtrise de la mémorisation ainsi que le respect des règles traditionnelles de lecture coranique. Le concours constitue ainsi une plateforme d’expression pour de jeunes talents religieux venus de différentes localités du pays.

Ministère de la Communication
© Ministère de la Communication

Un événement ancré dans la tradition nigérienne

Au fil des années, la « Musabaka » s’est imposée comme un moment fort du Ramadan au Niger. Au-delà de la compétition, l’événement vise à valoriser l’apprentissage du Coran, à encourager la jeunesse à s’engager dans l’étude religieuse et à renforcer les liens entre les communautés.

Pour les organisateurs, cette initiative contribue également à préserver des valeurs de solidarité, de respect et de cohésion sociale, dans un contexte où la transmission culturelle et spirituelle demeure un enjeu majeur.

La finale du concours est attendue dans les prochains jours et devrait révéler les lauréats de cette édition 2026, très suivie par les fidèles et téléspectateurs à travers le pays.

Niger : la HACP apporte un soutien aux femmes victimes de fistule obstétricale à Niamey

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un message de solidarité s’est exprimé à Niamey en direction de celles dont les souffrances restent souvent invisibles. La Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), par l’intermédiaire de sa cellule genre, a effectué une visite de soutien au Centre National de Référence de la Fistule Obstétricale (CNRFO) du Niger, accompagnée d’un don destiné aux patientes prises en charge dans l’établissement.

La délégation était conduite par la Secrétaire générale adjointe de la HACP, entourée de plusieurs membres de la cellule genre. Sur place, elle a souligné que cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’institution d’apporter un appui concret aux femmes confrontées à des situations de grande vulnérabilité.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix

Un geste symbolique mais porteur d’espoir

Devant les responsables du centre et les patientes présentes, la responsable de la délégation a expliqué que ce geste vise avant tout à apporter un peu de réconfort et à rappeler à ces femmes que la nation ne les oublie pas. Selon elle, l’action traduit l’engagement de la HACP en faveur de la solidarité et de la protection des personnes fragilisées par des difficultés sanitaires et sociales.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Administratrice déléguée de la Commune I de Niamey, qui a salué une initiative importante pour soutenir les femmes touchées par cette pathologie. Elle a encouragé d’autres institutions à multiplier ce type d’actions afin de renforcer la prise en charge et la sensibilisation autour de cette problématique.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix

Une réalité sanitaire encore préoccupante

La fistule obstétricale demeure une complication grave liée à un accouchement difficile, pouvant entraîner des séquelles physiques importantes et une marginalisation sociale des femmes qui en souffrent. Dans plusieurs régions du Niger, cette maladie reste un défi majeur pour les systèmes de santé et pour les communautés.

Dans ce contexte, les structures spécialisées comme le CNRFO jouent un rôle crucial en offrant des soins médicaux, mais aussi un accompagnement psychologique et social aux patientes.

Haute Autorité à la Consolidation de la Paix
© Haute Autorité à la Consolidation de la Paix

Soutenir celles qui reconstruisent leur vie

À l’issue de la rencontre, les membres de la cellule genre de la HACP ont exprimé leur gratitude au directeur du centre et à son personnel pour leur accueil et pour les efforts quotidiens déployés afin d’aider les femmes à retrouver dignité et espoir.

Au-delà de ce don ponctuel, cette visite rappelle que la lutte contre la fistule obstétricale passe aussi par la mobilisation collective, la prévention et le soutien constant aux patientes, afin de leur permettre de reconstruire leur vie dans la dignité.

Agadez : l’UNVP tient une assemblée générale autour de la mobilisation citoyenne

À Agadez, dans le nord du Niger, les acteurs communautaires se sont réunis pour réfléchir au rôle des citoyens dans la sécurité et le développement local. Mardi 10 mars 2026, la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Laya a accueilli la cérémonie d’ouverture de la première assemblée générale extraordinaire du bureau communal de l’UNVP pour l’année 2026.

L’événement a rassemblé un large éventail de participants : autorités administratives et traditionnelles, représentants de la commune, délégué du Sultan de l’Aïr, responsables nationaux et locaux de l’UNVP, chefs de quartiers et de villages, leaders communautaires, organisations de la société civile, ainsi que des associations de jeunes et de femmes. Cette mobilisation traduit l’importance accordée au rôle des structures citoyennes dans la dynamique actuelle de refondation et de sécurité nationale.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez

Une rencontre centrée sur la mobilisation collective

Placée sous le thème « Mobilisation générale : enjeux et perspectives », l’assemblée vise à ouvrir un cadre de réflexion sur la contribution des populations à la défense de la patrie et au développement local.

Dans son allocution d’ouverture, le président communal de l’UNVP d’Agadez, Rhissa Feltou, a salué la présence des autorités et partenaires tout en rappelant l’importance du respect des textes régissant les associations de développement au Niger. Selon lui, cette rencontre statutaire doit permettre de renforcer la cohésion interne et d’adapter l’action de l’organisation aux défis actuels.

Il a également insisté sur le rôle des citoyens dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires majeurs. Dans cette perspective, il a évoqué l’ordonnance nᵒ 2025-42 du 26 décembre 2025 relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie, appelant les populations à rester engagées et solidaires face aux défis auxquels le pays est confronté.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez

Des communications pour mieux comprendre les enjeux

Plusieurs interventions ont rythmé cette première journée. Des responsables nationaux de l’UNVP ont salué l’engagement de l’antenne d’Agadez, notamment dans les activités de sensibilisation et d’appui à la défense civile.

Par ailleurs, des communications ont été présentées pour expliquer les mécanismes et les objectifs de la mobilisation générale. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une meilleure information des citoyens, tout en mettant en garde contre la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux.

De son côté, le secrétaire général adjoint de l’antenne communale a exposé les principales dispositions du statut et du règlement intérieur de l’organisation, avant de présenter le bilan des activités menées au cours de l’année écoulée.

Officiel Mairie d'Agadez
© Officiel Mairie d'Agadez

Débats et recommandations pour l’avenir

Les participants ont ensuite pris part à des échanges ouverts, marqués par de nombreuses contributions. Parmi les pistes évoquées figurent le renforcement des campagnes de sensibilisation dans les quartiers et villages, l’amélioration du partage d’informations entre les acteurs locaux et la collaboration avec d’autres organisations engagées dans des objectifs similaires.

L’assemblée a formulé plusieurs recommandations afin de renforcer l’efficacité des actions communautaires et de consolider la participation citoyenne dans la préservation de la sécurité et du développement local.

La rencontre a également permis de rendre hommage à plusieurs membres disparus de l’organisation ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité tombées dans l’exercice de leurs fonctions, saluant leur sacrifice au service de la nation.

À Agadez, cette assemblée générale marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté des acteurs locaux de renforcer l’engagement citoyen au service de la stabilité et du progrès du Niger.

Niger : le gouvernement veut renforcer le contenu local dans le secteur pétrolier

À Niamey, la stratégie économique autour du pétrole prend un nouveau tournant. Mardi 10 mars 2026, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a rencontré les opérateurs économiques nigériens à la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Niger. Au cœur des discussions : la politique de contenu local et la création prochaine d’une plateforme nationale destinée aux entreprises du pays.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue entre l’État et le secteur privé afin de mieux intégrer les acteurs nationaux dans l’exploitation des ressources pétrolières du Niger.

 

Faire du pétrole un levier de croissance nationale

Devant les représentants du monde économique, le ministre a rappelé la vision des autorités nigériennes : les richesses issues du pétrole doivent contribuer directement à la transformation de l’économie nationale. Autrement dit, l’exploitation de l’or noir doit générer des retombées concrètes pour les entreprises locales et l’emploi.

Dans cette perspective, la politique de contenu local vise à garantir une participation accrue des sociétés nigériennes dans les activités liées au secteur pétrolier, qu’il s’agisse de prestations de services, de sous-traitance ou d’approvisionnement.

 

Une plateforme pour connecter entreprises et marchés

Pour concrétiser cette ambition, les autorités envisagent la création d’une plateforme nationale des acteurs et des marchés du contenu local. Cet outil numérique devrait permettre d’identifier et de référencer les entreprises nigériennes capables d’intervenir dans la chaîne de valeur pétrolière.

Concrètement, la plateforme servira de registre officiel des sociétés nationales qualifiées, facilitera leur visibilité auprès des compagnies pétrolières et favorisera les mises en relation avec les donneurs d’ordre et les sous-traitants internationaux.

Dans un secteur très concurrentiel, la question de la visibilité des entreprises devient cruciale. L’inscription sur cette plateforme permettra ainsi aux acteurs locaux d’être identifiés et de mieux accéder aux opportunités économiques générées par l’industrie pétrolière.

 

L’État en garant de l’équité

Lors de cet échange, le ministre du Pétrole a également insisté sur le rôle que l’État entend jouer dans ce processus. Les autorités promettent un cadre réglementaire clair, une meilleure transparence dans l’attribution des marchés et un dialogue renforcé entre les compagnies internationales et les entreprises nationales.

Ainsi, l’État veut renforcer les compétences du secteur privé nigérien et s’assurer que la politique de contenu local repose sur un partenariat équilibré avec les opérateurs économiques.

À terme, cette démarche pourrait contribuer à transformer le secteur pétrolier en véritable moteur de développement pour l’économie nigérienne, en permettant aussi aux entreprises locales de prendre une place plus importante dans les projets énergétiques du pays.

Niger – Royaume-Uni : Niamey et Londres discutent sécurité, résilience et droits humains

Le Niger et le Royaume-Uni veulent redynamiser leurs relations dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et humanitaires. À Niamey, la rencontre entre le ministre nigérien de l’Intérieur et l’ambassadrice britannique ouvre un nouveau chapitre de coopération, centré sur la gestion des crises, la résilience des communautés et la protection des droits humains.

 

Une rencontre diplomatique au cœur des enjeux sécuritaires

Lundi 9 mars 2026, le ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de division Mohamed Toumba, a reçu à son cabinet l’ambassadrice du Royaume-Uni au Niger, Catherine Inglehearn.

Cette audience, inscrite dans le cadre des relations bilatérales entre Niamey et Londres, a permis aux deux responsables d’échanger sur plusieurs axes de collaboration jugés prioritaires pour les deux pays.

Au centre des discussions figurait notamment le renforcement du partenariat dans les domaines de la sécurité intérieure et de la gouvernance territoriale, des questions particulièrement sensibles dans un contexte sahélien marqué par l’instabilité.

Gestion des crises et résilience des populations au programme

Au-delà de la dimension diplomatique, cette rencontre a surtout été l’occasion d’aborder des enjeux concrets qui concernent directement les populations nigériennes.

Les deux parties ont évoqué des pistes de coopération autour de la prévention et de la gestion des conflits locaux, un défi majeur dans plusieurs régions du pays où les tensions communautaires peuvent parfois se superposer aux menaces sécuritaires.

Par ailleurs, les discussions ont également porté sur le renforcement de la résilience communautaire. Autrement dit, la capacité des populations à faire face aux crises — qu’elles soient sécuritaires, climatiques ou économiques — et à s’en relever durablement.

Ministère Nigérien de l'Intérieur
© Ministère Nigérien de l'Intérieur

Les droits humains, un pilier du partenariat

Autre thème central de l’entretien : la promotion et la protection des droits humains.

Dans un contexte régional souvent marqué par des opérations sécuritaires complexes, la question de l’équilibre entre sécurité et respect des libertés fondamentales reste un enjeu important pour les partenaires internationaux du Niger.

Selon plusieurs observateurs diplomatiques, ce volet pourrait se traduire par des programmes de formation, de renforcement institutionnel ou encore d’accompagnement des acteurs locaux impliqués dans la gouvernance et la médiation sociale.

Un dialogue qui s’inscrit dans une dynamique régionale

Cette rencontre intervient à un moment où le Niger redéfinit progressivement ses partenariats internationaux, notamment dans les domaines sécuritaires et institutionnels.

Pour Londres, maintenir un dialogue actif avec Niamey permet également de rester engagé dans les enjeux sahéliens, une région stratégique où les défis liés au terrorisme, aux migrations et au développement restent étroitement liés.

Dans ce contexte, les discussions engagées entre les autorités nigériennes et la diplomatie britannique pourraient ouvrir la voie à de nouvelles initiatives de coopération dans les mois à venir.

Vers un partenariat renouvelé

En outre, cette rencontre témoigne d’une volonté commune de consolider les relations entre les deux pays.

Entre dialogue politique, coopération sécuritaire et appui au développement communautaire, Niamey et Londres semblent chercher un équilibre pragmatique capable de répondre aux réalités du terrain.

Pour le Niger, confronté à des défis multiples, la diversification et le renforcement des partenariats internationaux demeurent en effet un levier essentiel pour soutenir la stabilité et le développement du pays.