D’un chantier de château d’eau à un marché à poisson encore inachevé, le ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le colonel Abdoulaye Maizama, a parcouru jeudi les principaux fronts de travaux qui doivent transformer l’accès à l’eau potable et la filière halieutique dans la région du lac Tchad.
Sur la piste qui mène au chantier du second château d’eau de Diffa, la poussière n’a pas encore fini de retomber que la délégation ministérielle est déjà à pied d’œuvre. Autour du colonel Abdoulaye Maizama se trouvaient le secrétaire général de la région, les autorités administratives et coutumières, des responsables des forces de défense et de sécurité, les services techniques déconcentrés ainsi que les équipes du Projet intégré de sécurité de l’eau au Niger (PISEN), maître d’ouvrage de la tournée du jour.
Premier arrêt : un réservoir de 1 200 mètres cubes
C’est ici, sur ce chantier confié à l’entreprise nigérienne DIDI Global Construction, que se joue une partie de l’avenir hydraulique de la ville. En effet, l’ouvrage financé par le PISEN doit renforcer le système d’alimentation en eau potable de Diffa. Les responsables du projet annoncent un taux d’exécution physique d’environ 78 %, pour un taux de décaissement estimé à 45 % du montant contractuel. La réception est attendue pour le mois de septembre.
Après avoir arpenté le site et écouté les explications techniques, le ministre s’est dit satisfait de la progression des travaux, relevant que les équipements nécessaires à l’achèvement du réservoir étaient déjà disponibles sur place et que le chantier se déroulait dans de bonnes conditions.
Le colonel Abdoulaye Maizama a salué ce chantier emblématique, qui renforcera la desserte en eau des populations de la région. Par ailleurs, il a rappelé l’attention particulière que les plus hautes autorités de l’État portent à ce projet, insistant auprès des équipes présentes sur la nécessité de tenir les délais contractuels et de respecter les normes de qualité, tout en soulignant sa confiance dans l’expertise de l’entreprise nigérienne chargée des travaux.
Deuxième arrêt : un marché à poisson encore en chantier
Changement de décor : la délégation gagne ensuite le nouveau marché à poisson de Diffa, dont les travaux entrent dans leur phase d’achèvement. Le ministre s’attarde devant certains bâtiments, boutiques et hangars encore inachevés, interroge les responsables sur place et réclame des explications précises. Dès lors, il promet de prendre les dispositions nécessaires pour que l’infrastructure soit rapidement finalisée et mise en service au profit des acteurs de la filière poisson.
Sur la route qui relie la Route nationale n°1 à ce marché, les travaux de bitumage financés par le Projet de relance et de développement de la région du lac Tchad au Niger (PROLAC‑Niger) affichent, eux, un niveau d’avancement jugé satisfaisant. Toutefois, le ministre a instruit les services techniques de veiller au respect des normes de qualité et de livrer l’ouvrage dans les délais contractuels, fixés à la fin du mois de juillet 2026.
Dernier arrêt : la mémoire vive de la filière poisson
La tournée s’achève là où la filière poisson vit déjà au quotidien : le marché à poisson actuellement fonctionnel de Diffa. Le ministre y inspecte les conteneurs frigorifiques et les thermos mis à disposition des acteurs de la filière par le Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP), des équipements destinés à soutenir la conservation, la commercialisation et la valorisation des produits halieutiques.
Face aux responsables associatifs présents, le ton se fait plus ferme : le ministre a exigé que les gestionnaires établissent et transmettent à ses services une situation claire, détaillée et précise de la gestion de ces équipements. Il a appelé à une gestion saine, transparente et responsable d’un matériel qu’il qualifie de patrimoine collectif, financé pour le bénéfice de l’ensemble des populations de la région et du pays.
Ainsi, à travers cette tournée, le ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement affiche sa volonté de tenir les deux bouts de la même chaîne : sécuriser l’accès à l’eau potable et donner à la filière poisson les moyens de se structurer, dans une région où l’un et l’autre pèsent directement sur la sécurité alimentaire et les revenus des populations.
À Niamey, le plaidoyer pour le « Consommer local » ne s’est pas limité aux discours. Ce jeudi 9 juillet 2026, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a choisi le terrain pour prendre le pouls de l’industrie nationale. Pendant plusieurs heures, il a parcouru des unités de production locales afin d’évaluer leur capacité à répondre aux besoins du marché, d’écouter les industriels et de réaffirmer l’ambition du gouvernement : faire de la production nigérienne un pilier de la souveraineté économique.
Cette tournée intervient dans un contexte où les autorités multiplient les réformes destinées à réduire la dépendance du pays aux importations et à renforcer le tissu industriel national.
Des ateliers aux chaînes de production : au cœur des unités industrielles de Niamey
La visite ministérielle a conduit la délégation dans plusieurs entreprises qui incarnent la diversité de l’industrie nigérienne. Première étape : Niger Elegant SARLU, spécialisée dans la fabrication de chaussures en plastique. Le ministre a ensuite visité Guangyao Plastique Limited SARLU, entreprise active dans la production d’articles ménagers en plastique.
Le parcours s’est poursuivi à la société REGAL, connue pour ses boissons gazeuses et ses produits laitiers, avant de s’achever à la Société nigérienne de cartonnerie, spécialisée dans la fabrication d’emballages en carton. Dans chacune de ces entreprises, Abdoulaye Seydou a échangé avec les dirigeants, les techniciens et les ouvriers afin de mieux comprendre les réalités de la production, les contraintes auxquelles ils font face et les perspectives de développement du secteur.
Derrière chaque usine, la préservation des emplois et l’ambition de la souveraineté
Au fil des visites, le ministre ne s’est pas contenté d’inspecter les équipements industriels. Il a également voulu mesurer les conditions de travail des employés et le niveau de productivité des différentes unités.
Cette immersion dans les ateliers traduit une volonté de rapprocher l’action publique des réalités vécues par les entreprises, alors que l’industrialisation figure parmi les priorités économiques du Niger. Parce que derrière les lignes de production, ce sont aussi des centaines d’emplois, des familles et un savoir-faire local que le gouvernement entend soutenir.
Quotas et achats publics : les nouvelles réformes ouvrent des portes aux industriels
Face aux médias, Abdoulaye Seydou a rappelé que cette tournée s’inscrivait dans la dynamique des réformes engagées pour promouvoir la production nationale. Il a notamment évoqué les nouvelles mesures relatives aux quotas d’importation ainsi que l’obligation faite à l’État, à ses démembrements et aux structures bénéficiant de financements publics de privilégier l’achat de produits fabriqués au Niger lorsqu’ils existent.
Selon le ministre, ces dispositions offrent une véritable opportunité aux industriels locaux, à condition que leurs produits répondent aux exigences de qualité, restent accessibles aux consommateurs et puissent satisfaire la demande nationale.
Qualité et visibilité : les défis pour conquérir le marché national
Au-delà de la production, Abdoulaye Seydou a insisté sur un autre défi : rendre les produits nigériens plus visibles. Il a invité les chefs d’entreprise à investir davantage dans la communication afin de mieux faire connaître leurs marques et à bâtir de solides réseaux de distribution grâce à des partenaires agréés présents sur l’ensemble du territoire national. Pour le ministre, cette stratégie permettra non seulement d’accroître la compétitivité des entreprises locales, mais aussi de créer de nombreux emplois indirects et de stimuler durablement l’économie nationale.
À travers cette tournée industrielle, le gouvernement affiche une conviction : l’indépendance économique ne se décrète pas. Elle se construit dans les ateliers, sur les chaînes de production, dans les commerces et, surtout, dans les choix quotidiens des consommateurs. Derrière chaque produit fabriqué au Niger, c’est une entreprise qui se développe, un emploi qui se consolide et une économie nationale qui gagne en résilience.
À Agadez, la bataille contre le paludisme et les carences nutritionnelles entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs semaines de mobilisation sur le terrain, les autorités sanitaires et administratives ont engagé, mercredi 8 juillet 2026, un examen approfondi des premières performances enregistrées lors des campagnes de Chimio‑prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) et des Journées Nationales des Micronutriments (JNM). L’objectif est de mesurer les acquis, identifier les faiblesses et préparer des interventions encore plus efficaces.
Présidant les travaux au Gouvernorat, le gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a rappelé que la prévention sanitaire demeure un levier majeur de la politique publique en matière de santé. Autour de lui avaient pris place le secrétaire général de la région, le Sultan de l’Aïr, les responsables des services de santé, les équipes de supervision de la campagne ainsi que plusieurs autorités administratives, civiles et militaires.
Par ailleurs, la rencontre a permis de dresser un premier bilan des opérations menées dans l’ensemble de la région. Les chiffres provisoires témoignent d’une forte mobilisation des équipes sanitaires et des communautés locales.
La campagne de chimio‑prévention a ainsi permis de protéger 28 435 enfants âgés de 3 à 59 mois, dépassant légèrement la cible initiale fixée à 27 588 enfants, soit une couverture provisoire de 100 %.
Dans le même temps, les équipes de terrain ont détruit 3 218 gîtes larvaires domestiques sur 3 315 recensés, portant le taux d’intervention à 97 %, une opération essentielle pour limiter la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme.
Les actions nutritionnelles affichent également des résultats encourageants. Les agents de santé ont administré de la vitamine A à 240 400 enfants sur une cible de 249 000, correspondant à un taux de couverture de 97,7 %. Par ailleurs, 188 569 enfants ont reçu un traitement de déparasitage à l’Albendazole, soit 79,8 % des bénéficiaires attendus.
Consolider les acquis avant les prochains passages
Pour le gouverneur, ces performances constituent un signal positif, mais elles ne doivent pas occulter les défis qui subsistent. Il a invité les participants à analyser avec rigueur les données collectées afin d’identifier les insuffisances observées sur le terrain et d’apporter les ajustements nécessaires avant les prochaines campagnes. Selon lui, cette démarche permettra non seulement d’améliorer la qualité des interventions, mais aussi d’accroître leur impact sur les populations les plus exposées.
Profitant de cette rencontre, le Général de Division Ibra Boulama Issa a salué l’engagement des distributeurs communautaires, des superviseurs, des agents de santé, des autorités administratives et coutumières, des leaders religieux ainsi que des partenaires techniques et financiers. Il a souligné que les résultats enregistrés n’auraient pas été possibles sans leur mobilisation, souvent dans des conditions climatiques et géographiques particulièrement contraignantes.
À travers cette réunion d’évaluation, la région d’Agadez entend désormais transformer les enseignements du premier passage en leviers d’amélioration. Car, face au paludisme et à la malnutrition infantile, les autorités misent sur une stratégie où l’évaluation devient un outil de performance au service de la santé publique et de la protection des enfants.
À Arlit, les délestages électriques ne perturbent plus seulement le quotidien des ménages. Ils fragilisent désormais le fonctionnement des services de santé, obligeant les autorités administratives à intervenir en urgence pour éviter une dégradation de la prise en charge des patients.
Confronté à cette situation préoccupante, le préfet du département d’Arlit, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, s’est rendu mercredi 8 juillet au District sanitaire de la ville afin d’évaluer, sur le terrain, les conséquences des coupures répétées d’électricité et d’identifier les réponses les plus adaptées.
Cette mission intervient alors que la région subit les effets d’une panne technique enregistrée au niveau des installations de SONICHAR à Tchirozérine, perturbation qui affecte durablement l’alimentation électrique d’Arlit et met à rude épreuve plusieurs services essentiels.
Accompagné des principaux responsables administratifs, sécuritaires, techniques ainsi que des représentants de la société civile et des autorités coutumières, le préfet a parcouru les différents services du District sanitaire, installé dans les locaux de l’ancien hôpital de la COMINAK, désormais propriété de l’État.
Très vite, la visite a mis en évidence la dépendance presque totale de l’établissement à son groupe électrogène. Celui-ci constitue aujourd’hui la principale garantie de continuité des soins lors des longues périodes de délestage. Mais, cette solution d’urgence montre progressivement ses limites.
Lors de la réunion de travail organisée à l’issue de la visite, le médecin-chef du District sanitaire a dressé un tableau sans détour des difficultés auxquelles les équipes médicales sont confrontées. Selon lui, les coupures répétitives ralentissent les activités médicales, compliquent la prise en charge des malades et augmentent la pression sur les équipements de secours. À cela s’ajoutent des réserves de carburant insuffisantes pour alimenter durablement le groupe électrogène.
Les responsables du District sanitaire dénoncent également l’absence de traitement prioritaire de leur établissement dans les programmes de délestage de la NIGELEC. Cette situation contraint parfois les équipes médicales à transférer certains patients vers l’hôpital de Téloua, ancien site hospitalier de la SOMAÏR, dès que les coupures d’électricité ne permettent plus d’assurer leur prise en charge dans des conditions satisfaisantes.
Face à ces contraintes, les responsables sanitaires plaident pour plusieurs mesures : un approvisionnement régulier en gasoil, un statut prioritaire lors des coupures programmées ainsi que la mise en place d’une alimentation solaire capable d’assurer une véritable autonomie énergétique.
Prenant acte des préoccupations soulevées, le préfet a annoncé avoir déjà échangé avec le chef du secteur de la NIGELEC à Arlit afin que l’entreprise accorde désormais un traitement prioritaire au District sanitaire lors des opérations de délestage. Il a également appelé les responsables du centre de santé à renforcer leur communication avec l’administration départementale afin de lui transmettre rapidement les besoins urgents et de faciliter une intervention efficace.
Dans l’immédiat, une première réponse concrète a été apportée grâce à l’appui du Comité de gestion de Guidan Daka, qui a mis à disposition 1 132 litres de gasoil destinés à maintenir le fonctionnement du groupe électrogène.
Au-delà des solutions d’urgence, les autorités départementales souhaitent inscrire leur action dans une logique plus durable. Le préfet a ainsi annoncé son intention de solliciter l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin d’examiner les possibilités d’un accompagnement technique et financier en faveur de l’installation d’un système d’énergie solaire. Cette option apparaît comme l’une des réponses les plus crédibles pour réduire la dépendance du District sanitaire aux carburants et aux aléas du réseau électrique.
À Arlit, où les difficultés d’approvisionnement en électricité mettent régulièrement sous tension les services publics, cette visite traduit la volonté des autorités de préserver la continuité des soins. Car chaque coupure de courant fragilise bien plus que le réseau électrique : elle met directement à l’épreuve la capacité du système de santé à répondre aux urgences et à protéger les populations.
Certains noms changent à jamais leur discipline, et Conor McGregor en fait partie. 1xBet annonce un partenariat avec le premier combattant de l’histoire de l’UFC à avoir détenu simultanément des ceintures dans deux catégories de poids, une superstar mondiale du sport et l’homme qui a profondément marqué l’univers des arts martiaux mixtes.
Le charisme de Conor McGregor, sa personnalité flamboyante et son style de combat spectaculaire ont contribué à propulser l’UFC au premier plan des sports de combat. Les affrontements de l’Irlandais face à José Aldo, Nate Diaz et Khabib Nurmagomedov ont prouvé que le spectacle ne se limitait pas aux cinq reprises disputés dans l’Octogone. L’intensité monte dès l’annonce du combat, se poursuit lors de la pesée, des face-à-face et des conférences de presse, puis atteint son sommet au moment où le résultat est annoncé.
Conor McGregor a transformé un combat de 25 minutes en un spectacle capable de tenir le public en haleine pendant des semaines. Ses apparitions ont attiré des millions de vues et continué à faire parler de lui bien après la fin de ses combats. Ses entrées dans l’Octogone sont devenues virales, tandis que son célèbre coup de pied retourné s’est imposé comme l’un des gestes les plus emblématiques de l’histoire de l’UFC. Au total, les combats de l’Irlandais ont généré plus de 13,5 millions de ventes en pay-per-view, un record absolu dans l’industrie des sports de combat.
La carrière de « The Notorious » ne s’est pas limitée à la conquête des ceintures de l’UFC. Il a également fait ses débuts en boxe face à l’invaincu Floyd Mayweather. Une nouvelle preuve que Conor McGregor n’a jamais reculé devant les défis et qu’il est prêt à repousser ses limites pour affronter les meilleurs athlètes de la planète.
Le partenariat entre 1xBet et le combattant irlandais prend une dimension particulière à l’approche de l’UFC 329, prévu le 11 juillet. Le combat principal opposera Conor McGregor à Max Holloway, treize ans après leur premier affrontement. Cette revanche est déjà annoncée comme l’un des rendez-vous les plus attendus de ces dernières années dans le monde du MMA.
Après une courte pause, Conor McGregor s’apprête donc à retrouver le devant de la scène. Il a encore beaucoup à montrer à ses fans et certainement de quoi surprendre ses adversaires dans l’Octogone. Ce nouveau partenariat souligne toute l’importance de son retour.
Tous les contenus consacrés au partenariat entre Conor McGregor et 1xBet Global sont réservés aux personnes âgées de 18 ans et plus, conformément aux règles applicables au visionnage des compétitions d’arts martiaux mixtes.
Trois jours pour lever les verrous d’un chantier vieux de plusieurs décennies. Sous l’impulsion du président de la République Abdourahamane Tiani, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a ouvert ce mercredi 8 juillet 2026 les États généraux de Kandadji. Un sommet politique et technique crucial où le mot d’ordre est clair : rompre avec l’enlisement.
Niamey, le 8 juillet 2026 — La grande salle de conférence, sous son dôme, vibre d’une effervescence particulière ce mercredi matin. Autour de la table, membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), responsables institutionnels, représentants du corps diplomatique et ingénieurs et financiers du développement marquent la solennité de l’ouverture des États généraux du Programme du barrage de Kandadji.
En lançant ces assises, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a voulu donner un nouveau souffle à un projet longtemps embourbé. Sur instruction du président de la transition, le général d’armée Abdourahamane Tiani, ces trois jours visent, selon le gouvernement, à faire le point et à débloquer les verrous qui freinent l’avancement du chantier. « Ces assises doivent être un moment de vérité, de responsabilité et d’engagement collectif », a déclaré le chef du gouvernement lors de son discours d’ouverture.
Le programme de Kandadji traîne depuis plusieurs décennies. Entre crises politiques, suspensions de financements extérieurs et difficultés logistiques, les travaux ont connu de nombreuses interruptions. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’un audit précis de l’état des infrastructures et d’un calendrier applicatif permettant de transformer les engagements en réalisations tangibles.
« Il ne s’agit plus de lister des promesses », a martelé le Premier ministre, appelant à lever « les obstacles qui freinent la réalisation de cet ouvrage ». Pour l’exécutif, la relance du chantier est aussi une question de souveraineté nationale — sur les plans énergétique, alimentaire et économique.
Kandadji, priorité stratégique — mais quelles garanties ?
Le gouvernement présente Kandadji comme un pilier de la « doctrine de résilience » nigérienne. Selon Niamey, le barrage doit réduire la dépendance électrique vis‑à‑vis des voisins, permettre le développement d’une agriculture irriguée à grande échelle face au dérèglement climatique, et assurer une gestion durable des ressources du fleuve Niger afin d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines.
Ces objectifs sont formulés comme des priorités politiques. Mais plusieurs acteurs extérieurs — experts en ressources hydrauliques, ONG environnementales et analystes économiques — appellent à la prudence. Ils pointent également des risques non négligeables : coûts budgétaires élevés, impacts environnementaux et sociaux liés aux zones inondées, et dépendance possible aux partenaires techniques et financiers. Sans calendrier chiffré ni plan de financement ferme, ces ambitions restent pour l’heure des promesses.
Les quatre dossiers chauds sur la table
Les travaux des trois jours se concentrent sur quatre axes opérationnels. D’abord l’état des infrastructures : il faudra établir un diagnostic précis de ce qui a été réalisé et des chantiers prioritaires à relancer. Ensuite, la question financière : la sécurisation des fonds et la restructuration éventuelle des budgets sont présentées comme indispensables pour accélérer les travaux.
Troisièmement, la question sociale : la réinstallation des populations affectées par la montée des eaux exige des mécanismes de compensation et des garanties de relogement digne. Enfin, le mode de pilotage : plusieurs intervenants ont mis en avant la nécessité de repenser le cadre institutionnel chargé du projet pour lui donner davantage d’agilité et de responsabilités claires.
En promouvant la « transparence technique », le pouvoir espère montrer que Kandadji est une affaire d’État et non seulement un dossier ministériel. Par ailleurs, la réussite du chantier revêt une importance capitale, faisant de ce projet un enjeu politique majeur pour la transition.
Reste que la détermination affichée ne suffit pas : la véritable mesure du succès des États généraux sera concrète. Les indicateurs à suivre sont clairs : adoption d’un calendrier précis, engagement de financements confirmés, formulation d’un plan de réinstallation pour les populations concernées, et mise en place d’un pilotage opérationnel doté de responsabilités et de moyens. Sans ces jalons, la reprise des travaux sur le terrain risque de rester lente.
Le peuple attend l’eau et la lumière
Au terme des débats, les dirigeants nigériens devront transformer les paroles en actes. Pour les populations qui espèrent une amélioration rapide des conditions de vie, l’enjeu est immédiat : Kandadji n’est pas seulement un chantier d’ingénierie, c’est une promesse tangible d’accès à l’eau et à l’électricité. Mais, pour respecter cette promesse, les responsables politiques doivent assortir leurs engagements de garanties financières, environnementales et sociales, et les soumettre au suivi d’observateurs indépendants.
La Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie resserrent leurs liens. Réunis à Niamey pour la deuxième session de leurs consultations ministérielles, les chefs de la diplomatie du Niger, du Burkina Faso, du Mali et de la Fédération de Russie ont réaffirmé leur volonté de renforcer un partenariat qui dépasse désormais le seul cadre militaire pour s’étendre aux domaines économique, diplomatique et du développement.
Niamey s’est imposée, ce mercredi 8 juillet, comme le centre des échanges diplomatiques entre la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie. À l’occasion de la deuxième session des consultations ministérielles, les quatre chefs de la diplomatie ont dressé un bilan jugé positif de leur coopération et esquissé les contours d’un partenariat appelé à se renforcer dans les prochaines années.
Au cœur des discussions figurait la consolidation de la coopération sécuritaire, dans un contexte où les trois États sahéliens continuent de faire face à la menace des groupes armés terroristes. Mais les échanges ont également porté sur l’intégration régionale, le développement économique, la valorisation des ressources naturelles et le renforcement de la souveraineté des États membres de l’AES.
Ouvrant les travaux, le ministre nigérien des Affaires étrangères et de la Coopération, Yaou Sangaré, a présenté cette rencontre comme une nouvelle étape dans la consolidation du partenariat stratégique entre les deux parties.
Selon lui, cette session offre l’occasion d’évaluer les décisions prises lors des premières consultations et de définir de nouvelles priorités communes.
Le chef de la diplomatie nigérienne a souligné que plusieurs avancées avaient déjà été enregistrées, notamment dans le domaine militaire avec la signature de nouveaux accords, le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité, la réalisation de projets sociaux ainsi que l’intensification des visites officielles entre les partenaires.
Il a également insisté sur les prochaines orientations de cette coopération, qui devraient porter sur l’autonomisation progressive des armées sahéliennes, l’amélioration de la surveillance des frontières et la valorisation des ressources naturelles des pays membres de la Confédération.
Les ministres du Burkina Faso et du Mali ont, à leur tour, mis en avant la convergence des positions diplomatiques entre l’AES et Moscou.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a estimé que les instruments de coopération examinés à Niamey permettront de structurer davantage l’action diplomatique commune dans plusieurs secteurs jugés stratégiques.
Son homologue malien, Abdoulaye Diop, a salué l’attitude de la Russie, qu’il considère comme un partenaire ayant maintenu une approche « pragmatique » des réalités sahéliennes malgré les critiques formulées sur la scène internationale.
Selon lui, les échanges entre les deux parties ne se limitent plus au domaine sécuritaire mais couvrent désormais les secteurs économique, commercial et diplomatique.
Présent à Niamey, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la volonté de Moscou d’accompagner les pays de l’AES dans leurs efforts de consolidation de la sécurité et de l’intégration régionale.
Le chef de la diplomatie russe a également plaidé pour un renforcement des relations bilatérales et multilatérales, tout en défendant l’émergence d’un ordre international multipolaire fondé, selon lui, sur le respect de la souveraineté des États. Pour Moscou, cette coopération doit contribuer à donner une nouvelle impulsion aux relations entre la Russie et les trois pays sahéliens.
Depuis la création de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, les consultations régulières avec la Russie sont devenues l’un des principaux cadres de dialogue entre les deux partenaires.
Au fil des rencontres, cette coopération prend une dimension de plus en plus structurée. Si la lutte contre le terrorisme demeure son pilier central, les discussions intègrent désormais des questions liées au développement, aux investissements, à l’intégration économique et à la gouvernance régionale.
La réunion de Niamey traduit une double ambition : consolider la souveraineté et la stabilité des États sahéliens, tout en donnant une dimension concrète aux partenariats internationaux au bénéfice des populations. En élargissant la coopération au‑delà du militaire, l’AES entend faire de ces alliances un moteur de développement et un gage d’avenir pour le Sahel.
Les autorités sud‑africaines ont porté un nouveau coup aux réseaux d’exploitation minière illégale. Une opération conjointe des forces de sécurité et d’entreprises du secteur minier a conduit à l’arrestation de 137 personnes, parmi lesquelles plusieurs ressortissants étrangers en situation irrégulière. Des armes, des munitions et du matériel d’extraction artisanale ont également été saisis.
L’Afrique du Sud poursuit son offensive contre l’exploitation minière illégale, un phénomène qui continue d’alimenter les réseaux criminels et d’exposer les anciennes exploitations minières à de sérieux risques sécuritaires.
Lors d’une opération coordonnée, le South African Police Service (SAPS), les Forces de défense nationale sud‑africaines (SANDF) ainsi que les sociétés de sécurité Sibanye et Fidelity ont interpellé 137 personnes soupçonnées de participer à des activités minières clandestines.
Au cours de cette opération, les forces engagées ont saisi plusieurs équipements utilisés pour l’extraction artisanale, notamment des concasseurs artisanaux appelés « phendukas », ainsi que des stocks de nourriture et d’alcool destinés à alimenter les sites clandestins.
Les agents ont également découvert un arsenal composé d’un pistolet de calibre 9 mm, de deux chargeurs et de 118 munitions de type AK‑47, illustrant les risques sécuritaires associés à ces exploitations illégales.
Ces saisies renforcent les inquiétudes des autorités face à la présence d’armes dans les réseaux opérant autour des anciennes mines.
Des ressortissants étrangers parmi les personnes arrêtées
Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, plusieurs des personnes interpellées sont des immigrants en situation irrégulière originaires du Mozambique, du Zimbabwe et du Lesotho.
Par ailleurs, deux suspects font l’objet de poursuites spécifiques pour détention illégale de munitions et aide à l’immigration clandestine, en plus des investigations liées aux activités minières illicites.
Une lutte devenue une priorité nationale
L’exploitation minière illégale demeure l’un des principaux défis sécuritaires auxquels fait face l’Afrique du Sud. Souvent installés dans des puits abandonnés ou désaffectés, les réseaux clandestins exploitent illégalement les ressources minières en échappant à tout contrôle administratif et fiscal.
Ces activités alimentent régulièrement des trafics d’armes, favorisent l’immigration irrégulière et provoquent des affrontements violents entre groupes rivaux, ce qui pousse les autorités à renforcer les opérations conjointes entre forces de sécurité et entreprises minières.
Avec cette nouvelle vague d’interpellations, Pretoria réaffirme sa volonté de démanteler les réseaux qui alimentent l’exploitation minière clandestine et de reprendre le contrôle de sites devenus des foyers d’insécurité.
Présenté comme l’un des plus ambitieux projets ferroviaires du nord du Nigeria, le chemin de fer à écartement standard Kano-Maradi franchit une nouvelle étape. En visite sur le chantier, une délégation de la présidence nigériane a constaté l’avancement des travaux, alors que les autorités affichent leur ambition de livrer l’infrastructure avant la fin de l’année. Au-delà du transport, le projet est appelé à redessiner les flux commerciaux entre le Nigeria et le Niger.
Le vaste chantier du chemin de fer Kano-Maradi entre progressivement dans sa phase décisive. À l’occasion d’une tournée consacrée aux grands projets fédéraux dans le nord du Nigeria, l’équipe Gani Ya Kori Ji Tour, conduite par le conseiller spécial principal du président nigérian chargé des médias et de la communication publique, Mallam Abdulaziz Abdulaziz, s’est rendue sur le site afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux.
Sur place, les responsables du projet ont présenté les dernières évolutions du chantier. Selon le directeur du site, les travaux progressent conformément au calendrier établi et l’objectif d’une mise en service avant la fin de l’année reste atteignable, sous réserve du maintien du rythme actuel des opérations.
Une liaison stratégique entre le Nigeria et le Niger
Pensée comme un corridor économique régional, la ligne ferroviaire reliera la métropole commerciale de Kano à la ville nigérienne de Maradi, l’un des principaux centres économiques du sud du Niger.
La ligne principale s’étend sur près de 285 kilomètres, auxquels s’ajoute un embranchement d’environ 108 kilomètres reliant Kano à Dutse, dans l’État de Jigawa. Au total, le réseau représentera près de 393 kilomètres de voies ferrées modernes, faisant de ce projet l’un des plus importants investissements ferroviaires réalisés dans le nord du Nigeria ces dernières années.
Par ailleurs, l’ambition est d’offrir une alternative rapide et moins coûteuse au transport routier, tout en renforçant les échanges entre les deux pays voisins.
Au-delà de l’infrastructure elle-même, les autorités fédérales misent sur un véritable effet d’entraînement économique.
Une fois opérationnelle, la nouvelle ligne devrait sensiblement réduire les coûts de transport des marchandises et des voyageurs, désengorger les principaux axes routiers et fluidifier le commerce entre le Nigeria et le Niger. Les États de Kano, Jigawa et Katsina, ainsi que les régions frontalières nigériennes, devraient être parmi les premiers bénéficiaires de cette nouvelle connectivité.
Le projet devrait également favoriser l’essor des entreprises de logistique, du commerce et des services, tout en facilitant l’acheminement des productions agricoles vers les principaux marchés urbains.
Les retombées attendues dépassent largement le secteur des transports. Le chantier mobilise déjà des ingénieurs, techniciens, artisans et ouvriers. À terme, l’exploitation de la ligne devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects dans les domaines du transport ferroviaire, de la maintenance, de la logistique, du commerce et des activités industrielles associées.
Les autorités estiment également que cette nouvelle infrastructure renforcera l’attractivité économique de Kano, appelée à consolider son rôle de plateforme commerciale majeure pour le nord du Nigeria et l’Afrique de l’Ouest.
Un projet au cœur de la stratégie économique de Tinubu
Pour le gouvernement du président Bola Ahmed Tinubu, le chemin de fer Kano-Maradi s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures nationales et d’intégration économique régionale.
En reliant directement le Nigeria au Niger par une infrastructure ferroviaire moderne, Abuja entend renforcer les chaînes d’approvisionnement, attirer davantage d’investissements et stimuler une croissance plus inclusive dans les régions du nord.
Si le calendrier annoncé est respecté, l’ouverture de cette ligne pourrait marquer une étape majeure dans la transformation des échanges commerciaux entre les deux pays, à un moment où les infrastructures régionales sont appelées à jouer un rôle déterminant dans le développement économique de l’Afrique de l’Ouest.
À l’approche du pic de la saison des pluies, la Direction générale des services techniques municipaux poursuit les opérations de curage dans plusieurs quartiers de la capitale. La municipalité rappelle que l’efficacité de ces ouvrages dépend aussi du comportement des habitants.
La Ville de Niamey poursuit son programme permanent d’assainissement et de prévention des inondations. Portées par la Direction générale des services techniques municipaux, les opérations de curage des caniveaux se déroulent actuellement dans plusieurs points stratégiques de la capitale, à l’approche des mois les plus pluvieux de l’année.
Ces interventions visent à rétablir le bon écoulement des eaux pluviales, à prévenir les risques d’inondation, à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver durablement les infrastructures d’assainissement de la ville. Elles s’inscrivent dans un dispositif que les autorités municipales présentent comme permanent, et non limité aux seules semaines précédant les pluies.
Ce rappel intervient dans un contexte où les prévisions saisonnières annoncent des pluies normales à tendance excédentaire au Niger en 2026, avec une probabilité élevée d’inondations et des écoulements importants attendus au niveau du fleuve Niger. Les autorités concernées ont recommandé, entre autres mesures, le renforcement du drainage et du curage des caniveaux afin de limiter les stagnations d’eau.
Sur le terrain, les services de la Ville avaient déjà procédé, début juillet, à des visites de constat dans plusieurs arrondissements communaux, où l’état de certains ouvrages d’évacuation à ciel ouvert continue de nécessiter une attention particulière, notamment dans les quartiers les plus exposés aux fortes précipitations.
Le réseau d’assainissement de Niamey
La capitale nigérienne dispose d’un réseau de caniveaux dont l’entretien est réparti entre les services de la ville et les cinq communes qui la composent. Les zones situées en contrebas, à proximité du fleuve Niger, restent parmi les plus vulnérables lors des épisodes de fortes pluies.
Le curage, réalisé en principe avant et après la saison des pluies, permet de dégager les boues et les déchets qui s’accumulent dans les ouvrages d’évacuation et d’en restaurer la capacité d’écoulement.
La Ville de Niamey rappelle que l’efficacité de ces ouvrages dépend également du comportement de chacun. Elle invite les populations à faire preuve de civisme en s’abstenant de jeter des déchets ménagers, des gravats, des sachets plastiques ou tout autre objet dans les caniveaux, au risque d’obstruer les réseaux d’évacuation et de compromettre les efforts déployés par les services municipaux.
La municipalité rappelle que la réussite de ce programme repose sur une responsabilité partagée entre les services techniques et les habitants, invités à ne plus déposer de déchets dans les caniveaux.
Ce type d’appel n’est pas isolé : dans plusieurs autres capitales de la sous-région confrontées aux mêmes défis d’assainissement, les autorités locales dénoncent régulièrement le manque de civisme comme l’un des principaux obstacles à l’efficacité des campagnes de curage. Les habitants remettent des déchets dans les ouvrages après leur nettoyage, ce qui annule une partie du travail réalisé.
Enfin , la DGSTM indique poursuivre ses interventions dans les points jugés prioritaires de la capitale, dans le cadre d’un programme présenté comme permanent et destiné à limiter, à terme, les risques d’inondation qui affectent chaque année certains quartiers de Niamey.