Helene Sourou, Author at Journal du Niger - Page 22 sur 282

Double champion de la C1 européenne : le PSG confirme son statut de meilleure dynastie du football avec 1xBet !

Le 30 mai, Budapest est devenue la capitale mondiale du football, accueillant l’un des plus grands événements sportifs de l’année 2026 – la finale de la Ligue des champions – dans la mythique Puskás Aréna. La victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal aux tirs au but a définitivement confirmé le statut du club français comme l’une des grandes puissances du football européen.

 

Le coup de sifflet final a immédiatement suscité une réaction du monde entier. Les médias sociaux et internationaux, ainsi que les plateformes de streaming, se sont enflammés de discussions autour de cet exploit historique. Un deuxième titre consécutif en LDC : ce succès a fait du PSG l’une des marques les plus influentes du football mondial et a marqué la naissance d’une nouvelle dynastie.

 

Sous les feux des projecteurs : le poids des attentes et le triomphe final

 

Tout au long de la saison, l’équipe de Luis Enrique a été scrutée de près par la communauté sportive internationale. Après le sacre du PSG en Ligue des champions l’année précédente, les attentes étaient à leur comble : chaque match des champions en titre faisait la une de l’actualité mondiale.

 

Le parcours jusqu’en finale à Budapest a démontré la mentalité de vainqueur du PSG. Les Parisiens ont fait preuve d’un talent exceptionnel, à la hauteur de leur statut de meilleure équipe d’Europe. Les 120 minutes de la finale ont été un véritable spectacle, tenant les supporters en haleine jusqu’au coup de sifflet final, et certains moments resteront à jamais gravés dans l’histoire de la compétition reine des clubs.

 

L’intérêt suscité par la finale a dépassé les frontières du stade de 67 000 places. Les plateformes numériques ont enregistré un engagement massif du public : la réussite du PSG n’était pas qu’un simple fait divers, elle est devenue un événement planétaire, rassemblant les passionnés de sport du monde entier.

 

La recette du succès : le partenariat PSG-1xBet

 

Des performances de cette envergure exigent bien plus que de simples prouesses sur le terrain. Le parcours victorieux du PSG pendant plusieurs saisons a été activement soutenu par son partenaire officiel, 1xBet. En tant qu’acteur majeur du marché de l’iGaming, la marque a collaboré étroitement avec le club, lui apportant un soutien indéfectible lors des moments clés.

 

Cette collaboration illustre parfaitement l’alliance de l’ambition et de la volonté d’excellence. Tandis que le PSG repoussait sans cesse les limites du possible dans les stades européens, 1xBet créait des expériences immersives uniques pour des millions de fans à travers le monde, faisant le lien entre l’action sur la pelouse et les émotions des supporters.

 

Une ère de nouvelles opportunités

 

Cet exploit historique transforme le paysage du sport business et du secteur de l’iGaming. Fort de son statut de roi d’Europe, l’équipe s’est imposée comme l’une des marques les plus rentables de l’histoire du sport.

 

Des victoires de cette ampleur ouvrent de nouveaux horizons au marketing sportif et à l’industrie de l’iGaming. C’est là que le programme d’affiliation 1xPartners joue un rôle essentiel. La plateforme aide les partenaires à atteindre des taux de conversion et d’engagement élevés à l’international, en leur offrant les meilleures conditions : jusqu’à 50 % de RevShare, un système de rémunération flexible et des analyses approfondies des campagnes publicitaires sur les marchés internationaux.

 

La victoire à Budapest a uni des millions de supporters autour du club français, et le triomphe en Ligue des champions a une fois de plus confirmé que le Paris Saint-Germain est l’un des clubs de football les plus influents de notre époque, qui continue de repousser les limites sur et en dehors du terrain. Et à en juger par l’ampleur de cet accomplissement, une nouvelle ère s’ouvre pour le PSG !

Niger : Le général Abdourahamane Tiani en visite officielle à Ankara

Niamey, 3 juin 2026Le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a quitté Niamey mercredi matin à destination d’Ankara pour une visite officielle qualifiée de « travail et d’amitié ». Ce déplacement intervient dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires, économiques et diplomatiques qui placent la Turquie au centre des partenariats stratégiques de plusieurs pays de la région.

CCPRN
© CCPRN

Une délégation à forte portée stratégique

Le chef de l’État se rend en République de Türkiye entouré d’une importante délégation ministérielle, signalant ainsi la dimension multiforme de la visite. Parmi les personnalités embarquées figurent le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody ; le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, médecin-colonel-major Garba Hakimi ; ainsi que le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, colonel-major Salissou Mahaman Salissou.

La mission comprend également le ministre des Mines, commissaire-colonel Ousmane Abarchi ; le chef de la diplomatie, Bakary Yaou Sangaré ; le directeur de cabinet et porte-parole du gouvernement, Dr Soumana Boubacar ; ainsi que plusieurs autres ministres en charge de l’Économie, de l’Agriculture, de l’Énergie et du Commerce. L’ambassadrice du Niger en Turquie, Salou Adama Gazibo, accompagne également la délégation.

Ankara, partenaire clé pour Niamey

La composition du cortège témoigne de l’ambition affichée : aborder des sujets allant de la coopération sécuritaire et militaire aux partenariats économiques, en passant par la santé publique, les infrastructures et les échanges commerciaux. Ankara, qui multiplie les initiatives diplomatiques et les accords économiques en Afrique ces dernières années, apparaît désormais comme un interlocuteur privilégié pour Niamey, en quête de soutiens techniques, financiers et logistiques pour faire face aux défis internes et régionaux.

CCPRN
© CCPRN

Sécurité, infrastructures et investissements au menu des discussions

Les autorités n’ont pas, à ce stade, rendu public l’agenda détaillé des entretiens. Toutefois, les discussions devraient porter sur la coopération en matière de sécurité — notamment le contre-terrorisme, l’équipement militaire et la formation — ainsi que sur des projets d’infrastructures, des partenariats industriels et des programmes de santé ou d’énergie susceptibles d’attirer des investissements turcs.

Par ailleurs, la présence conjointe des ministres de la Défense, des Mines, des Infrastructures et de l’Économie laisse présager l’examen de dossiers relatifs aux échanges commerciaux, à l’exploitation minière et aux projets d’aménagement.

CCPRN
© CCPRN

Un rapprochement diplomatique en pleine consolidation

Sur le plan diplomatique, cette visite permettra au Niger de consolider ses relations bilatérales avec Ankara et d’inscrire ses priorités nationales dans un cadre de coopération associant acteurs publics, entreprises et opérateurs privés. De son côté, la Turquie y voit l’opportunité de renforcer son influence et d’étendre davantage ses partenariats en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel, des régions où elle multiplie les investissements, les formations et les projets d’infrastructures.

Au‑delà des symboles diplomatiques, Niamey attend de cette visite des engagements concrets capables de se traduire rapidement en projets structurants. Les autorités nigériennes misent sur Ankara pour obtenir des investissements ciblés dans l’énergie, les infrastructures et les secteurs productifs, avec l’objectif de renforcer la résilience économique et de répondre aux urgences sociales.

Une coopération appelée à s’élargir

Pour la Turquie, cette séquence s’inscrit dans une stratégie plus large de présence en Afrique de l’Ouest et au Sahel. En multipliant les accords et les initiatives, Ankara cherche à consolider son rôle de partenaire incontournable. Reste à savoir si cette dynamique pourra se traduire par des réalisations tangibles et durables, capables de redessiner les équilibres régionaux et d’ancrer le Niger dans un réseau de coopération plus diversifié, tout en apportant des bénéfices concrets aux populations.

Niamey — Dialogue fiscal et tourisme : la DGI ouvre un canal avec la FOPATH‑Niger

Niamey, 3 juin 2026 — Dans un contexte de reprise et d’adaptation aux nouvelles règles fiscales, le Directeur général des impôts (DGI), Ali Gazibo Moussa, a reçu, mardi 2 juin, les responsables de la Fédération des Organisations Patronales du Tourisme et de l’Hôtellerie du Niger (FOPATH-Niger). L’audience, tenue au siège de l’administration fiscale, visait à consolider un mécanisme de concertation entre l’État et un secteur jugé stratégique pour la relance économique et l’emploi.

L’entrevue a débuté par des félicitations et des marques de soutien des représentants de la fédération à la nomination récente de M. Gazibo à la tête de la DGI. Les patrons du tourisme et de l’hôtellerie ont, par ailleurs, affiché leur volonté de collaborer au renforcement du civisme fiscal et au développement d’un cadre propice à la relance du secteur, durement affecté ces dernières années par les crises sanitaires et sécuritaires régionales.

DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS - DGI NIGER
© DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS - DGI NIGER

Des préoccupations fiscales au cœur des échanges

Au cœur des échanges, plusieurs demandes concrètes ont été formulées. La FOPATH-Niger a notamment demandé le maintien d’un sursis relatif aux contrôles fiscaux, obtenu en 2025, afin de permettre aux établissements de poursuivre leur redressement. Elle a également sollicité une clarification du taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux agences de location de véhicules, source d’incertitudes comptables pour de nombreux opérateurs. Enfin, la fédération a plaidé pour la création d’une équipe dédiée à la formation des personnels du secteur sur les nouvelles mesures fiscales et les réformes en cours.

En réponse, le Directeur général des impôts a salué l’attitude « constructive » de ses interlocuteurs et réaffirmé la volonté de la DGI d’instaurer un dialogue permanent avec les acteurs économiques. Selon lui, un examen attentif des doléances sera conduit « dans le respect des textes en vigueur et des intérêts de l’État ». M. Gazibo a, en outre, marqué son ouverture à des mesures d’accompagnement adaptées, tout en rappelant la nécessité d’équilibrer le soutien au secteur et la préservation des recettes publiques.

DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS - DGI NIGER
© DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS - DGI NIGER

Vers un cadre de concertation plus structuré

Cette rencontre s’inscrit dans une logique de partenariat que la DGI entend développer à l’échelle nationale. Elle illustre ainsi une préoccupation partagée : concilier les exigences budgétaires et le soutien à des filières créatrices d’emplois. Pour les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie, l’enjeu est désormais de transformer ces échanges en décisions opérationnelles — notamment à travers un cadre fiscal clair et des actions de formation — susceptibles de lever les freins à l’investissement et à la reprise.

La mise en place d’un groupe technique, associant des représentants de la DGI et de la FOPATH-Niger, pourrait constituer la prochaine étape. Une telle initiative permettrait d’aborder, de façon pragmatique, les questions relatives au calendrier des contrôles, au taux de TVA et aux programmes de renforcement des capacités, avant toute prise de décision formelle. Les acteurs attendent désormais des engagements chiffrés ainsi que des échéances précises afin de mesurer la portée réelle de cette ouverture au dialogue.

Axe Niamey-Alger : le général Tiani reçoit le PM Sifi Ghrieb

La coopération entre le Niger et l’Algérie poursuit sa montée en puissance. En effet, quelques heures après l’inauguration à Niamey d’une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a reçu, mercredi 3 juin, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, pour une séance de travail consacrée à l’avenir des relations bilatérales entre les deux pays.

Cette audience, tenue au palais présidentiel, intervient dans un contexte marqué par le renforcement des partenariats stratégiques entre les deux voisins sahéliens. Elle a ainsi permis aux responsables nigériens et algériens d’évaluer les progrès réalisés dans plusieurs domaines de coopération et de définir de nouvelles perspectives de collaboration.

Quelques instants auparavant, le chef du gouvernement algérien avait participé, aux côtés de son homologue nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, à la mise en service officielle d’une centrale électrique de 40 mégawatts destinée à renforcer les capacités de production énergétique du Niger. L’Algérie et le Niger ont mené à bien la réalisation de cette infrastructure en un temps record, moins de trois mois après la pose de sa première pierre, le 24 mars dernier, témoignant ainsi de leur volonté commune d’accélérer l’exécution des projets prioritaires.

CCPRN
© CCPRN

Une coopération qui s’étend à plusieurs secteurs stratégiques

Au cours des échanges avec le chef de l’État nigérien, les discussions ont porté sur plusieurs secteurs considérés comme essentiels pour le développement économique des deux pays. L’énergie et les hydrocarbures ont naturellement occupé une place centrale. Toutefois, les questions relatives aux infrastructures, à la santé, à la numérisation et aux transports ont également été abordées.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider le partenariat impulsé par les présidents Abdourahamane Tiani et Abdelmadjid Tebboune. L’objectif affiché est de porter la coopération nigéro-algérienne à un niveau supérieur, en privilégiant des projets concrets susceptibles de produire des retombées directes sur les économies nationales et les conditions de vie des populations.

Pour Niamey, cette dynamique représente une opportunité de diversifier ses partenariats stratégiques et de renforcer ses capacités dans des secteurs structurants. Quant à Alger, elle s’inscrit dans une politique plus large visant à accroître son influence économique et diplomatique dans l’espace sahélien.

CCPRN
© CCPRN

Une convergence de vues sur les défis du Sahel

Les deux délégations ont également évoqué la situation sécuritaire et politique de la région. Face aux multiples défis auxquels le Sahel demeure confronté, les responsables nigériens et algériens ont souligné la nécessité de maintenir une concertation étroite en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement. Cette convergence de vues traduit, par ailleurs, le rapprochement progressif entre Niamey et Alger, deux capitales qui cherchent à renforcer leur coordination dans un environnement régional en pleine recomposition.

La rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables nigériens, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, le ministre de l’Énergie, Pr Amadou Haoua, le directeur de cabinet du président de la République et porte-parole du gouvernement, Dr Soumana Boubacar, ainsi que des responsables du secteur énergétique, dont la directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi.

En renforçant leur partenariat, Niamey et Alger ne se contentent plus de multiplier les projets bilatéraux : ils cherchent à inscrire leur coopération dans une dynamique régionale, capable d’influencer les équilibres énergétiques et sécuritaires du Sahel. Reste à savoir si cette volonté affichée se traduira, dans les prochains mois, par des avancées tangibles pour les populations et par une voix commune plus audible sur la scène internationale.

 

CCPRN
© CCPRN

Niger-Algérie : Coopération pétrolière autour du bloc de Kafra

La coopération énergétique entre le Niger et l’Algérie franchit une nouvelle étape. Arrivée depuis le 2 juin 2026 pour une mission de travail à Alger, le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a multiplié les séances de travail avec le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, dans le cadre du renforcement du partenariat entre les deux pays dans le secteur pétrolier.

Au cœur des échanges figurait la volonté commune d’approfondir la coopération technique et industrielle entre Niamey et Alger. Les deux responsables ont notamment exploré les pistes de collaboration portant sur le partage d’expériences, le transfert de compétences et l’accompagnement du Niger dans le développement de ses capacités nationales en matière d’exploration, de production et de gestion des ressources pétrolières.

DR
© DR

Le bloc de Kafra au centre des discussions

Cette rencontre intervient dans un contexte où le Niger cherche à valoriser davantage son potentiel énergétique afin de soutenir sa croissance économique et de renforcer sa souveraineté dans le secteur des hydrocarbures. Pour l’Algérie, il s’agit également de consolider son positionnement comme partenaire énergétique majeur dans l’espace sahélien, en s’appuyant sur l’expertise reconnue de son groupe national des hydrocarbures, Sonatrach.

L’un des principaux dossiers abordés lors des discussions concerne l’exploitation prochaine du bloc pétrolier de Kafra, situé dans la zone frontalière entre le Niger et l’Algérie. Considéré comme un projet stratégique pour les deux pays, ce gisement pourrait contribuer à dynamiser les investissements énergétiques dans cette région tout en renforçant l’intégration économique entre les deux voisins.

DR
© DR

Sonatrach en appui aux ambitions pétrolières du Niger

Grâce à l’expérience accumulée par Sonatrach dans l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, Alger entend accompagner le développement du secteur pétrolier nigérien à travers une coopération technique renforcée. Cette assistance devrait notamment profiter à la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP), qui nourrit l’ambition de devenir, à moyen terme, un acteur producteur d’hydrocarbures et non plus seulement une structure dédiée à la distribution des produits pétroliers.

Cette dynamique traduit également la volonté des autorités nigériennes et algériennes de bâtir un partenariat énergétique durable, fondé sur des intérêts mutuels et des projets structurants. Dans un contexte régional marqué par la recherche d’une plus grande autonomie économique, les deux pays misent sur leurs ressources naturelles et leurs complémentarités pour accélérer leur développement et renforcer leur influence dans le secteur énergétique sahélo-saharien.

À travers ce partenariat en pleine expansion, le Niger et l’Algérie affichent leur volonté de transformer leur proximité géographique en opportunités concrètes de développement et de croissance.

Axe Alger-Niamey : l’Algérie offre une centrale de 40 MW au Niger

En visite officielle au Niger ce mercredi 3 juin 2026, le Premier ministre algérien, Sami Grieb, a inauguré, aux côtés de son homologue nigérien, une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger. 

 

Le ballet diplomatique s’accélère entre Alger et Niamey. En effet, pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois seulement, le Premier ministre algérien, Sami Grieb, a atterri ce mercredi 3 juin 2026 dans la capitale nigérienne pour une visite de travail. Accueilli au bas de la passerelle par le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, le chef du gouvernement algérien a effectué ce déplacement avec, au cœur de son agenda, l’inauguration d’une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger.

Dès son arrivée à Niamey, le Premier ministre algérien a procédé à l’inauguration de cette centrale, d’une capacité de 40 mégawatts (MW). Intégralement offerte par la République algérienne démocratique et populaire au Niger, elle est conçue pour injecter une énergie cruciale dans un réseau électrique nigérien structurellement déficitaire.

DR
© DR

La « diplomatie du mégawatt » contre la crise énergétique

Pour le Niger, confronté à d’importants défis d’approvisionnement énergétique et en pleine phase de refondation industrielle, ce don algérien représente bien plus qu’une simple aide au développement. Il s’agit, en effet, d’une bouffée d’oxygène pour l’économie locale et pour le quotidien des populations de la région de Niamey, souvent éprouvées par les délestages.

En choisissant le terrain de l’énergie, l’Algérie déploie ainsi une stratégie pragmatique. Ce partenariat technique direct permet, par ailleurs, d’acter sur le terrain la volonté commune des deux États de consolider leurs relations bilatérales, en dehors des circuits multilatéraux traditionnels de la région.

« Cette infrastructure témoigne de la solidité des liens fraternels et de la volonté de nos deux nations de bâtir un partenariat stratégique fondé sur des réalisations concrètes », a souligné une source proche des délégations lors de la coupure du ruban symbolique.

DR
© DR

Alger et l’Alliance des États du Sahel : le choix du bilatéralisme

Par ailleurs, cette seconde visite de Sami Grieb en l’espace de peu de temps illustre le dynamisme retrouvé de l’axe Alger-Niamey. Alors que le Niger a profondément réorganisé ses alliances régionales au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), Alger maintient et approfondit ses canaux de communication directs avec les autorités de transition nigériennes.

De plus, en investissant dans les secteurs clés du développement et des hydrocarbures, l’Algérie réaffirme son ambition de conserver un rôle central dans les équilibres géopolitiques du Sahel. À travers ce partenariat renforcé avec le Niger, Alger démontre sa capacité à préserver ses relais d’influence dans la sous-région malgré les turbulences diplomatiques qui affectent certains de ses voisins.

DR
© DR

Pour Niamey, cette coopération diversifiée offre ainsi de nouveaux leviers de souveraineté économique, consolidant ses infrastructures de base au moment où le pays redessine sa carte diplomatique et commerciale en Afrique de l’Ouest.

Au final, cette visite témoigne du rapprochement croissant entre l’Algérie et le Niger, deux pays qui misent sur une coopération pragmatique pour relever ensemble les défis économiques et énergétiques de la région.

Agadez : l’hôpital régional alerte sur l’explosion des troubles psychiatriques liés à la drogue

Agadez, 2 juin 2026 – À l’Hôpital régional d’Agadez, les chiffres inquiètent les professionnels de santé mentale. Chaque semaine, le service de psychiatrie accueille une quinzaine de nouveaux patients âgés de 18 à 30 ans souffrant de troubles liés à la consommation de substances psychoactives. Une tendance préoccupante qui met en lumière l’ampleur croissante d’un phénomène touchant particulièrement la jeunesse de cette région stratégique du nord du Niger.

Pour les spécialistes, il ne s’agit plus de cas isolés mais d’une véritable problématique de santé publique dont les conséquences se font sentir sur les familles, les communautés et l’avenir socio-économique de la région.

Une hausse constante des admissions psychiatriques

Au sein du service de psychiatrie de l’Hôpital régional d’Agadez, les équipes médicales font face à un afflux régulier de jeunes patients présentant des troubles comportementaux, psychologiques et psychiatriques directement liés à la consommation de drogues et d’autres substances psychoactives.

« Chaque semaine, nous recevons une quinzaine de jeunes présentant des troubles liés à la consommation de substances psychoactives. Malheureusement, ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur », alerte Moctar Sidikou Boucar, technicien supérieur en santé mentale.

Selon les professionnels du secteur, cette progression constante des cas constitue un signal d’alarme qui nécessite une mobilisation rapide des autorités sanitaires, des familles et des acteurs communautaires.

Les sites d’orpaillage particulièrement concernés

D’après les observations du personnel médical, la majorité des patients pris en charge sont de jeunes travailleurs évoluant dans le secteur de l’orpaillage artisanal, une activité qui attire chaque année des milliers de personnes dans la région d’Agadez.

Soumis à des conditions de travail éprouvantes, à la précarité et à diverses pressions sociales, certains jeunes se tournent vers des substances psychoactives dans l’espoir d’améliorer leurs performances physiques ou d’échapper aux difficultés du quotidien. Une pratique qui, selon les spécialistes, entraîne souvent une dépendance progressive et des conséquences graves sur la santé mentale.

Les troubles observés vont de l’anxiété sévère aux épisodes psychotiques, en passant par des comportements agressifs, des hallucinations et des pertes de repères pouvant compromettre durablement l’insertion sociale et professionnelle des personnes concernées.

Un défi majeur pour la santé publique

Au-delà des conséquences individuelles, cette situation préoccupe les acteurs de la santé publique qui redoutent une aggravation du phénomène si des mesures fortes ne sont pas prises.

Les professionnels de santé soulignent que la consommation de substances psychoactives affecte non seulement les jeunes eux-mêmes, mais également leurs familles et leurs communautés. Elle favorise la déscolarisation, la marginalisation sociale, les conflits familiaux et, dans certains cas, la délinquance.

Face à cette réalité, les spécialistes plaident pour un renforcement des campagnes de sensibilisation, une meilleure prise en charge des personnes dépendantes ainsi qu’une intensification de la lutte contre la circulation des drogues dans la région.

Préserver la jeunesse d’Agadez

Pour les responsables sanitaires, la réponse doit être à la fois préventive, éducative et sécuritaire. Ils appellent à une implication accrue des autorités administratives, des leaders communautaires, des organisations de jeunesse et des familles afin de protéger les jeunes contre les dangers liés à la consommation de substances psychoactives.

Alors que les admissions continuent d’augmenter au service de psychiatrie de l’Hôpital régional d’Agadez, les professionnels de santé lancent un avertissement : sans une mobilisation collective et durable, cette crise silencieuse risque de compromettre l’avenir de toute une génération dans une région déjà confrontée à de nombreux défis économiques et sociaux.

Niger : Arlit sous les eaux

Arlit, 2 juin 2026 – Les premières grandes pluies de l’hivernage 2026 ont déjà laissé des traces visibles dans la ville d’Arlit. Inondations d’écoles, salles de classe impraticables, maisons envahies par les eaux et infrastructures menacées d’effondrement : la cité minière du nord du Niger fait face à une situation préoccupante qui a conduit les autorités administratives à réagir sans attendre.

Face à l’ampleur des dégâts provoqués par les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours, le préfet du département d’Arlit, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane, a effectué les 1ᵉʳ et 2 juin une vaste tournée de terrain dans les zones les plus touchées. Accompagné des autorités municipales ainsi que des responsables de la Protection civile, il s’est rendu dans plusieurs établissements scolaires et quartiers affectés afin d’évaluer les conséquences des intempéries et de définir les mesures d’urgence à mettre en œuvre.

DR
© DR

Écoles inondées et calendrier scolaire menacé

La délégation préfectorale a notamment visité plusieurs établissements d’enseignement, parmi lesquels des écoles primaires, le CEG 3 et le CES Sanda Maigari. Sur place, le constat est alarmant. Dans plusieurs écoles, les eaux de ruissellement ont envahi les cours et certaines salles de classe, compliquant considérablement l’accès aux infrastructures éducatives.

À quelques semaines seulement des examens de fin d’année, cette situation suscite une vive inquiétude parmi les responsables éducatifs et les parents d’élèves. Dans certains établissements, des mares d’eau stagnante entourent les bâtiments scolaires. Ces accumulations sont notamment liées à l’absence de remblayage sur certains sites ayant récemment bénéficié de travaux de construction de salles de classe. Pour les autorités, l’enjeu est désormais d’éviter toute perturbation du calendrier scolaire.

« L’objectif principal demeure la création des meilleures conditions possibles pour permettre aux élèves de poursuivre normalement leurs études et de composer dans un environnement sécurisé », a insisté le préfet lors de ses échanges avec les responsables locaux.

DR
© DR

Plusieurs quartiers durement touchés

Au-delà des établissements scolaires, plusieurs secteurs de la ville subissent également les conséquences directes des intempéries. Les fortes pluies ont provoqué une importante accumulation des eaux dans certains quartiers, rendant la circulation difficile et exposant de nombreuses habitations à des risques majeurs.

Selon les constats effectués sur le terrain, les fortes pluies ont déjà inondé plusieurs maisons, tandis qu’elles ont fragilisé d’autres habitations qui présentent désormais des signes inquiétants de dégradation structurelle. Par ailleurs, les eaux de ruissellement et l’érosion des sols menacent directement certaines infrastructures d’effondrement.

Pour de nombreuses familles, ces premières pluies de la saison constituent déjà une épreuve alors que l’hivernage ne fait que commencer.

DR
© DR

Des mesures d’urgence immédiatement déclenchées

À l’issue de l’évaluation de la situation, le lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane a donné des instructions fermes aux services compétents afin d’engager des interventions rapides.

La Protection civile a ainsi lancé sans délai des opérations de drainage et d’assainissement dans les établissements scolaires touchés. De son côté, la mairie d’Arlit renforce son intervention à travers l’aménagement provisoire des zones les plus exposées et la mise en place de solutions destinées à faciliter l’évacuation des eaux.

Grâce à cette mobilisation, les autorités entendent limiter les dégâts, protéger les populations et préserver la continuité des services publics essentiels.

DR
© DR

Une vigilance renforcée pour le reste de l’hivernage

Après sa tournée de terrain, le préfet a réaffirmé la détermination de l’administration départementale à suivre de près l’évolution de la situation météorologique et à coordonner les réponses avec l’ensemble des acteurs concernés.

Cette visite illustre la volonté des autorités administratives et municipales d’apporter une réponse rapide aux préoccupations des citoyens. Elle témoigne également de la nécessité de renforcer les infrastructures de drainage et les dispositifs de prévention dans une région régulièrement confrontée aux défis liés aux fortes pluies.

Alors que la saison des pluies s’installe progressivement dans le nord du Niger, les regards restent désormais tournés vers l’évolution des conditions météorologiques. À Arlit, l’urgence est claire : protéger les populations, sécuriser les infrastructures et garantir la poursuite normale des activités scolaires malgré les caprices de l’hivernage.

Niger : le ministre nigérien du Pétrole en mission à Alger

Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a entamé ce mardi une visite de travail à Alger. Au menu des discussions avec son homologue Mohamed Arkab : la relance du méga-projet TSGP vers l’Europe et le déploiement de la Sonatrach au Sahel.

Alger, 2 juin 2026 – C’est un ballet diplomatique aux forts relents d’or noir et de gaz naturel qui se joue à Alger. Ce mardi 2 juin, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a atterri à l’aéroport international Houari-Boumediene à la tête d’une importante délégation composée de cadres de son ministère et de la Société nigérienne du pétrole (Sonidep). Accueilli par le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, ce déplacement officiel marque une nouvelle étape dans le rapprochement énergétique entre les deux voisins, sous l’impulsion des chefs d’État Abdelmadjid Tebboune et Abdourahamane Tiani.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Le TSGP au cœur des discussions entre Alger et Niamey

Le cœur politique de ce voyage réside dans la participation de la délégation nigérienne à la 5ᵉ réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (Trans-Saharan Gas Pipeline, TSGP). Ce serpent de mer de l’intégration énergétique africaine, long de plus de 4 100 kilomètres, ambitionne de relier les gisements du Nigeria à la côte algérienne via le territoire nigérien, avec pour objectif final d’approvisionner le marché européen d’ici à 2027.

Après des années de stagnation et de doutes sécuritaires, les premiers coups de pioche du tronçon nigérien, annoncés en début d’année, trouvent ainsi une accélération protocolaire décisive.Signé une première fois à Alger le 28 juillet 2022, relancé par un accord tripartite en février 2025, puis confirmé en février 2026 par les présidents Abdelmadjid Tebboune et Abdourahamane Tiani, ce projet de 13 milliards de dollars vise à transporter près de 30 milliards de m³ de gaz par an vers l’Europe.

Ministère du Pétrole
© Ministère du Pétrole

Le retour en force de la Sonatrach au Sahel

Au-delà de la dimension régionale du gazoduc, les discussions bilatérales entre MM. Tini et Arkab se concentreront sur des intérêts industriels immédiats, au premier rang desquels figurent les activités de la compagnie nationale algérienne Sonatrach au Niger. D’ailleurs, le géant algérien des hydrocarbures, qui avait dû mettre en sommeil certains de ses projets sahéliens en raison de l’instabilité politique, a concrétisé ces derniers mois son retour sur le bloc pétrolier de Kafra, situé dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne.

« Pour Niamey, l’expertise technique d’Alger est une ressource inestimable pour maximiser sa production nationale. Pour Alger, stabiliser sa présence pétrolière au Niger est un impératif géostratégique face à la concurrence internationale », décrypte un expert des flux énergétiques africains.

DR
© DR

Alger-Niamey : le pari d’un leadership énergétique africain

Par ailleurs, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, entend mener à bien ce projet afin de générer des débouchés concrets pour le Niger, avec des emplois et des retombées économiques directement profitables aux Nigériens, dans le strict respect de la souveraineté du pays. Ces revenus sont d’ailleurs jugés vitaux pour financer le programme de refondation nationale du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

En consolidant cet axe Alger-Niamey, les deux nations tentent ainsi d’imposer un leadership énergétique endogène au cœur d’une sous-région en pleine reconfiguration politique. De plus, cette coopération renforcée pourrait également contribuer à accélérer l’intégration énergétique régionale tout en consolidant la souveraineté économique des États concernés.

Romuald Wadagni à Niamey : le Bénin relance le dialogue avec le Niger après deux ans de crise

Niamey, 2 juin 2026 – Après une première étape à Lagos auprès du géant nigérian, le nouveau président béninois Romuald Wadagni a été accueilli ce mardi par le général Tiani. Une offensive diplomatique de haut vol pour rompre deux ans de blocus et de contentieux frontaliers.

C’est une séquence que les chancelleries de la sous-région n’auraient pas osé imaginer il y a encore quelques mois. Ce mardi 2 juin, sous un soleil de plomb, les grands axes de Niamey s’étaient parés des drapeaux vert, jaune et rouge du Bénin pour saluer le passage d’un cortège historique. Sur le tarmac de l’aéroport international Diori-Hamani, le président béninois fraîchement investi, Romuald Wadagni, a été accueilli avec les honneurs militaires par le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, devant des centaines de ressortissants béninois massés pour l’occasion.

Entré en fonction le 24 mai dernier, le successeur de Patrice Talon a choisi la vitesse pour imprimer sa marque. Après avoir négocié un premier pivot stratégique, ce lundi, à Lagos avec les autorités nigérianes, Romuald Wadagni consacre son deuxième déplacement au Niger. Il s’agit d’ailleurs de la toute première fois qu’un chef d’État béninois foule le sol nigérien depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.

DR
© DR

Le dégel après l’asphyxie

Les prémices de cette décrispation s’étaient déjà dessinées lors de l’investiture de Romuald Wadagni à Cotonou, où le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, avait fait le déplacement. Lundi soir, la télévision publique RTN a d’ailleurs diffusé des reportages insistant sur « les relations séculaires » entre deux « peuples frères », signifiant ainsi que le temps de l’affrontement était révolu.

La rupture s’était brutalement matérialisée au lendemain du putsch contre le président Mohamed Bazoum. En appliquant à la lettre l’embargo initial imposé par la Cedeao et en agitant la menace d’une intervention armée, l’administration Talon était devenue la bête noire du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Si Cotonou avait rouvert sa frontière dès février 2024, le Niger avait, quant à lui, obstinément maintenu son blocus, invoquant des « raisons de sécurité » et accusant le Bénin d’abriter des installations militaires françaises destinées à le déstabiliser – des allégations toujours rejetées en bloc par les autorités béninoises.

DR
© DR

L’impératif de l’or noir et du parc W

Derrière les sourires protocolaires de Niamey, le pragmatisme économique et le réalisme sécuritaire dictent ce rapprochement. En effet, le nœud gordien des discussions repose sur le fonctionnement du pipeline géant acheminant le brut nigérien d’Agadem jusqu’au port béninois de Sèmè-Kpodji. Les blocages à répétition et les tensions politiques avaient grippé ce corridor d’exportation vital : le Niger a un besoin impérieux de recouvrer ses revenus pétroliers, tandis que le Bénin dépend des droits de transit pour alimenter ses caisses publiques.

Le second volet, indissociable du premier, concerne la sécurité. Le nord du Bénin subit de plein fouet les incursions meurtrières de groupes djihadistes armés venus du Sahel. Les échanges entre le général Tiani, figure de proue de l’Alliance des États du Sahel (AES), et le président Wadagni visent donc à jeter les bases d’une coopération militaire le long de leur frontière commune, en particulier dans la zone du parc W, un sanctuaire écologique devenu progressivement une zone de non-droit.

L’offensive diplomatique de Romuald Wadagni ne s’arrêtera pas là. Dès la fin de ses entretiens à Niamey, il s’envolera pour Ouagadougou afin d’y rencontrer le capitaine Ibrahim Traoré, avant de poursuivre sa route vers Lomé, Abidjan et Accra. En choisissant le dialogue direct plutôt que la politique de la chaise vide, le nouveau dirigeant béninois tente ainsi de redessiner les équilibres régionaux. Reste à savoir si cette diplomatie des premiers jours se traduira rapidement par l’acte le plus attendu par les populations : la réouverture effective de la frontière terrestre aux marchandises.