À l’heure où les rumeurs se propagent en quelques secondes sur les réseaux sociaux, des dizaines de jeunes de Zinder ont choisi de s’armer… de l’esprit critique. Réunis dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, ils ont appris à reconnaître la désinformation, à vérifier les informations avant de les partager et à faire du numérique un outil de cohésion sociale plutôt qu’un facteur de division.
Une publication partagée sans vérification peut parfois produire des conséquences bien réelles. Conscients de cet enjeu, plusieurs jeunes, filles et garçons, de la région de Zinder ont participé aujourd’hui 13 juillet 2026 à une session consacrée à la lutte contre la désinformation. L’initiative, portée par le Lac Lac Network dans le cadre du projet LYPA, entend renforcer la résilience des communautés face aux manipulations de l’information.
Dans un contexte où les défis sécuritaires restent importants, les organisateurs misent sur la jeunesse pour faire reculer les discours trompeurs susceptibles d’alimenter les tensions.
Au cours de la rencontre, des professionnels des médias ont partagé leur expérience avec les participants. À travers des échanges interactifs et des exercices pratiques, ils ont expliqué comment identifier une source crédible, recouper une information, détecter les contenus manipulés et éviter de relayer des rumeurs sur les réseaux sociaux. L’objectif est de faire émerger une génération d’utilisateurs capables de distinguer les faits des intox, dans un environnement numérique où les contenus circulent à une vitesse inédite.
Quand la lutte contre les fausses informations devient un enjeu de paix
Pour les intervenants, la désinformation ne constitue pas seulement un problème médiatique. Dans les zones confrontées à des tensions sécuritaires, une simple rumeur peut provoquer la méfiance, alimenter les divisions ou exacerber des conflits communautaires.
C’est pourquoi les facilitateurs ont insisté sur la responsabilité individuelle de chaque internaute. Avant de partager une publication, chacun doit désormais se poser une question essentielle : l’information est-elle vérifiée ?
Par ailleurs, l’objectif de la formation est plus vaste : faire des jeunes des agents de paix. À l’issue des ateliers, les participants sont invités à diffuser les bonnes pratiques apprises auprès de leurs proches, dans leurs quartiers, leurs établissements scolaires et sur leurs plateformes numériques. Ils deviennent ainsi des relais capables de promouvoir une information fiable et de contribuer à préserver le vivre-ensemble.
Une initiative inscrite dans un engagement plus large
Cette activité s’inscrit dans la dynamique de « Connexion pour la Paix », soutenue par le GPPAC Niger, qui encourage les initiatives citoyennes favorisant la prévention des conflits et le dialogue communautaire. À Zinder, cette démarche illustre une conviction de plus en plus partagée : face à la montée de la désinformation, la meilleure réponse reste l’éducation aux médias, l’esprit critique et l’engagement des jeunes.
Dans un monde où chaque clic peut amplifier une rumeur ou diffuser une vérité, ces jeunes Nigériens repartent avec une responsabilité nouvelle : faire de leurs téléphones non plus des vecteurs de désinformation, mais des outils au service de la paix.
Grâce à une opération fondée sur le renseignement dans l’État de Kaduna, l’armée nigériane a déjoué un présumé trafic d’armes. Les militaires ont intercepté un véhicule suspect et y ont découvert sept armes à feu, dont plusieurs fusils d’assaut. Au cours de l’intervention, ils ont blessé un homme qui tentait de prendre la fuite. Les autorités poursuivent leurs investigations pour identifier les autres membres du réseau.
Une interception au petit matin
L’opération s’est déroulée aux premières heures de ce lundi 13 juillet 2026. Les troupes du Secteur 7 de l’Opération PAIX DURABLE, déployées dans l’État de Kaduna, sont intervenues après avoir reçu des renseignements faisant état d’un transfert d’armes illicites entre Jos, dans l’État du Plateau, et l’État du Niger.
Les militaires ont alors mis en place un dispositif de contrôle ciblé au poste de contrôle de Samaru, dans la zone de gouvernement local de Zangon Kataf. Quelques instants plus tard, ils ont intercepté une Mercedes‑Benz grise correspondant au signalement.
La fouille du véhicule a réservé une découverte de taille. Les soldats ont mis au jour trois fusils AK-47 de fabrication locale ainsi que quatre mitraillettes, soigneusement cachés à l’intérieur de la voiture. Cette saisie porte un nouveau coup aux réseaux soupçonnés d’alimenter la circulation illégale d’armes dans plusieurs régions du Nigeria, où les groupes criminels exploitent ces filières pour mener des activités violentes.
L’intervention a également conduit à l’arrestation d’un suspect. Selon les informations communiquées par l’armée, l’homme a tenté d’échapper aux forces de sécurité lors de l’opération. Les militaires l’ont blessé par balle au cours de sa tentative de fuite avant de l’évacuer vers le centre médical du Secteur 7 à Kafanchan, où il reçoit actuellement des soins. Aucune autre arrestation n’a été annoncée à ce stade.
Une filière entre plusieurs États sous surveillance
Les premiers éléments de l’enquête orientent les investigations vers un réseau plus vaste. D’après les renseignements recueillis par les forces de sécurité, les passeurs ont reçu les armes de deux présumés trafiquants basés à Jos, avant de les acheminer vers un destinataire situé dans l’État du Niger.
Les autorités cherchent désormais à identifier les autres membres du réseau ainsi que les éventuels commanditaires de cette opération de transport d’armes.
L’armée promet de maintenir la pression
Pour l’armée nigériane, cette interception illustre l’importance du renseignement dans la lutte contre les réseaux criminels. Les responsables militaires réaffirment leur volonté de poursuivre les opérations conjointes avec les autres services de sécurité afin de freiner la prolifération des armes illicites, considérée comme l’un des principaux facteurs d’insécurité dans plusieurs régions du pays.
Ils appellent également les populations à continuer de transmettre des informations fiables et rapides aux forces de sécurité, estimant que la coopération des citoyens demeure un levier essentiel pour identifier les trafiquants, démanteler leurs réseaux et renforcer la sécurité des personnes et des biens.
À Agadez, les autorités régionales passent à la vitesse supérieure pour assainir le secteur de la distribution du carburant. Réunis autour du Gouverneur, les gérants des stations-service ont été rappelés à leurs obligations après plusieurs dérives constatées sur le terrain. Ventes nocturnes clandestines, spéculation, détournement des règles administratives : l’État annonce un renforcement des contrôles, tout en accordant un ultime délai aux opérateurs pour se conformer aux nouvelles exigences sécuritaires.
Le ton était ferme, sans pour autant annoncer de sanctions immédiates. Ce lundi 13 juillet 2026, le Gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a réuni les gérants des stations-service, les responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), les autorités administratives, les représentants de la SONIDEP ainsi que la chefferie traditionnelle pour dresser le bilan des mesures instaurées depuis avril afin de réguler la vente du carburant.
Dès l’ouverture des échanges, le Gouverneur a rappelé que les opérateurs ne remplissent pas uniquement une mission commerciale. « Vous participez également à une mission d’intérêt public. Si certains refusent d’assumer leurs responsabilités, l’État prendra les siennes », a-t-il averti. Un message qui traduit la volonté des autorités de reprendre le contrôle d’un secteur régulièrement confronté aux tensions d’approvisionnement et aux pratiques spéculatives.
L’évaluation menée par les autorités a mis en évidence plusieurs comportements jugés contraires aux décisions prises il y a trois mois. Certaines stations continuent notamment à autoriser le double remplissage des réservoirs malgré les restrictions en vigueur. D’autres privilégieraient des acheteurs prêts à payer davantage, au détriment des consommateurs ordinaires.
Plus préoccupant encore, plusieurs exploitants ouvriraient discrètement leurs stations entre 2 et 3 heures du matin afin d’effectuer des ventes hors de tout contrôle administratif. Les autorités ont également dénoncé la réutilisation frauduleuse d’autorisations officielles de distribution de carburant, une pratique considérée comme une infraction grave.
Par ailleurs , le Gouverneur a insisté sur les questions de sécurité. Les inspections ont révélé que plusieurs gérants s’absentent régulièrement de leurs stations, laissant les pompistes gérer seuls les opérations quotidiennes.
Pour les autorités, cette situation n’est plus acceptable. Les responsables des stations devront désormais assurer une présence effective sur leurs sites afin de garantir le respect des mesures administratives, la sécurité des installations et le bon déroulement des ventes.
Caméras, stocks obligatoires et permanence de nuit
Si plusieurs insuffisances persistent, les autorités saluent toutefois les progrès enregistrés dans l’installation des caméras de vidéosurveillance. De nombreuses stations ont déjà équipé leurs installations conformément aux nouvelles exigences. Les retardataires disposent désormais d’un ultime délai d’un mois pour se mettre en conformité. Le Gouverneur a également confirmé le maintien du stock de sécurité obligatoire de 2 000 litres dans chaque station afin de répondre aux situations d’urgence.
Autre nouveauté : les ventes nocturnes seront désormais encadrées par un système de stations-service de permanence. Selon un calendrier établi par les autorités, certaines stations resteront ouvertes la nuit afin d’assurer la continuité du service tout en évitant les opérations clandestines.
La réunion a également débouché sur une nouvelle organisation de l’approvisionnement des tricycles. En collaboration avec la Commune urbaine d’Agadez, les autorités établiront une liste des tricycles régulièrement immatriculés. Après vérification de leur situation administrative, ces véhicules seront répartis par secteurs et rattachés à des stations-service précises. L’objectif est de mieux contrôler la distribution du carburant et de limiter les détournements.
Un appel à la responsabilité collective
En clôturant la rencontre, le Gouverneur a invité la société civile à accompagner les efforts engagés pour restaurer l’ordre dans le secteur pétrolier. Pour les autorités régionales, garantir un approvisionnement régulier en carburant ne dépend pas uniquement des services de l’État. Cette mission exige aussi l’implication des exploitants, des forces de sécurité, des collectivités locales et des citoyens.
À travers cette nouvelle évaluation, Agadez affiche ainsi sa volonté de conjuguer fermeté, dialogue et contrôle afin de préserver un accès équitable aux produits pétroliers et de protéger les intérêts des populations.
Nouvelle alerte contre les arnaques en ligne au Niger. La ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Aghaichata Guichene ATTA, dénonce l’apparition de faux comptes utilisant son identité sur les réseaux sociaux. Face au risque d’escroquerie, elle appelle les internautes à la plus grande vigilance et les invite à signaler ces profils frauduleux.
Le nom et l’image de la ministre utilisés à des fins frauduleuses
Les usurpations d’identité continuent de gagner du terrain sur les réseaux sociaux. Cette fois, c’est la ministre nigérienne de l’Artisanat et du Tourisme, Aghaichata Guichene ATTA, qui tire la sonnette d’alarme. Dans un message adressé à l’opinion publique, elle affirme que des individus ont créé plusieurs faux comptes et profils sur Facebook et TikToken utilisant son nom, sa photo et son identité pour tromper des internautes.
Selon la ministre, ces faux profils serviraient à approcher des citoyens dans le but de les escroquer.
Une seule page est officielle.
Pour éviter toute confusion, Aghaichata Guichene ATTA rappelle qu’elle ne possède qu’une seule page Facebook officielle, déjà certifiée. Elle précise que tout autre compte, profil ou page utilisant son identité est frauduleux et ne bénéficie d’aucune reconnaissance officielle.
Cette mise au point vise à empêcher les internautes de tomber dans le piège de personnes malveillantes qui exploitent l’image de personnalités publiques pour inspirer confiance à leurs victimes.
Face à cette situation, la membre du gouvernement invite les utilisateurs des réseaux sociaux à redoubler de prudence. Elle recommande de ne jamais envoyer d’argent, de ne communiquer aucune donnée personnelle ou bancaire et de se méfier de toute demande provenant de comptes non officiels portant son nom.
La ministre encourage également les internautes à signaler systématiquement ces faux profils auprès de Facebook et TikTok afin d’accélérer leur suppression et de limiter le nombre de victimes.
Les usurpations d’identité, un phénomène en expansion
L’affaire rappelle une réalité de plus en plus préoccupante : les escrocs utilisent désormais les réseaux sociaux pour se faire passer pour des responsables politiques, des autorités administratives ou des personnalités publiques afin de soutirer de l’argent ou des informations sensibles. Ces pratiques reposent souvent sur la création de faux profils très convaincants, capables d’induire les internautes en erreur.
En lançant cette alerte, la ministre Aghaichata Guichene ATTA cherche non seulement à protéger son image, mais aussi à prévenir de nouvelles tentatives d’escroquerie qui pourraient viser les citoyens nigériens.
C’est un saut hors du temps que le département de Dogondoutchi a vécu le dimanche 12 juillet 2026. Dans le village légendaire de Lougou, au cœur de la région de Dosso, les tambours sacrés ont résonné pour clore un deuil et ouvrir une nouvelle ère. En effet, quarante‑huit heures après le décès de la respectée reine Kambari Kahiya, le peuple Azna s’est rassemblé pour le rite du Tarkama, une cérémonie de succession unique au monde où la mort elle‑même dicte sa volonté aux vivants. Bienvenue dans l’univers secret de la 18ᵉ Sarraounia du Niger.
Le « Tarkama » : quand le mystère dicte la succession
À Lougou, le choix de la plus haute autorité spirituelle et animiste ne souffre aucune campagne politique ni tractation de palais. Au contraire, tout repose sur le rituel du Tarkama. Le corps de la défunte reine, enveloppé et posé sur un lit fait de tiges de mil, est porté à bout de bras par les cousins de la lignée des Lougawa.
Sous le regard tendu des notables et des initiés, les porteurs avancent au rythme de questions rituelles. Ainsi, c’est le mouvement du corps lui‑même, à travers des balancements et des impulsions mystiques interprétés par les sages, qui désigne la direction de sa sépulture, mais surtout l’identité de celle qui doit lui succéder. Au terme de cette consultation d’outre‑tombe, la sentence des ancêtres est tombée : le corps s’est arrêté devant Intaya Kahiya.
La nouvelle souveraine des Aznas succède à sa grande sœur dans des circonstances qui marquent déjà l’histoire de la dynastie. À 70 ans, Intaya Kahiya incarne une continuité familiale puisqu’elle est la petite sœur directe de la défunte reine Kambari Kahiya. Toutefois, un fait inédit distingue son accession au trône : elle n’a pas d’enfants. Cette configuration, totalement nouvelle dans les annales de la succession des reines de Lougou, ouvre une page blanche dans la transmission de ce patrimoine immatériel.
Devant le préfet du département, le Capitaine Yaou Ada, venu présenter les condoléances de l’État, les notables ont fait bloc autour de la nouvelle souveraine, soulignant que la force de cette institution réside dans sa capacité de résilience culturelle.
Le trône des Aznas : un bastion de résistance et de mémoire
Pour comprendre l’importance d’une telle journée, il faut rappeler que le titre de Sarraounia (qui signifie « reine » ou « cheffe » en langue haoussa) dépasse de loin le folklore local. En réalité, cette lignée est le symbole vivant de la résistance africaine.
En 1899, c’est une Sarraounia, la mythique reine magicienne Mangou, qui s’éleva fièrement contre la sanglante colonne coloniale française Voulet‑Chanoine, gravant ainsi à jamais le nom de Lougou dans l’histoire universelle des luttes de libération.
Aujourd’hui, si le pouvoir de la reine est essentiellement culturel, spirituel et judiciaire pour les affaires locales, elle reste la gardienne d’une cohésion sociale indispensable dans un Sahel en quête de repères traditionnels et de paix. Ainsi, Intaya Kahiya monte sur le trône et le fil de l’histoire, lui, ne s’est pas brisé.
Le vent de la justice a soufflé fort dans le nord‑ouest du Nigeria. Les forces de sécurité, engagées dans une lutte sans merci contre le grand banditisme, viennent de porter un coup de massue historique aux réseaux criminels qui endeuillent la région. En effet, Katchalla Sani Yellow, figure de proue de la terreur locale et cible prioritaire de l’armée, a été définitivement neutralisé lors d’une embuscade stratégique menée avec précision par les unités d’élite nigérianes.
Le piège parfait des forces armées
L’opération s’est déroulée dans une discrétion totale, fruit d’un travail de renseignement militaire minutieux. C’est lors d’un déplacement du groupe criminel que le piège s’est refermé. Surpris par la puissance de feu et la coordination des forces de sécurité, le chef de gang n’a eu aucune chance de s’échapper. Ainsi, l’annonce officielle de sa mort marque un tournant psychologique majeur pour les troupes sur le terrain, souvent confrontées à la guerre asymétrique de ces groupes armés insaisissables.
Clap de fin pour un règne de terreur
Pour les populations locales, le nom de Katchalla Sani Yellow était devenu le synonyme d’un cauchemar permanent. Ce chef de gang gérait un véritable empire de la violence. Les autorités nigérianes l’accusaient d’avoir planifié et exécuté des vagues d’attaques meurtrières contre des villages isolés, des enlèvements de masse avec demande de rançon, ainsi que des opérations de vol de bétail à grande échelle qui ont totalement ruiné l’économie rurale de l’État de Zamfara. De fait, sa neutralisation met un terme à des années de terreur.
Un avertissement clair aux réseaux criminels
Cette victoire militaire envoie un message sans équivoque à la nébuleuse de bandits qui fragilise le pays. En éliminant un chef de cette envergure, l’armée démontre qu’aucun sanctuaire en brousse n’est désormais imprenable. Même si la vigilance reste maximale face au risque de réorganisation du gang ou de représailles, la neutralisation de Sani Yellow offre un immense soulagement aux civils. En somme, elle insuffle une nouvelle dynamique positive aux opérations de sécurisation dans tout le Nord‑Ouest.
Maradi accueille, les 9 et 10 juillet 2026, la 12ᵉ édition de la Journée des communes du Niger. Organisée sous le thème « Décentralisation au cœur des enjeux sécuritaires », cette rencontre nationale dépasse le cadre d’un rendez-vous institutionnel banal. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et les ambitions de refondation de l’État, les autorités nigériennes veulent faire des collectivités territoriales des acteurs de premier plan dans la mobilisation citoyenne, la gouvernance locale et le développement.
Après Dosso en 2024 puis Zinder en 2025, c’est désormais Maradi, capitale économique du Niger, qui accueille pendant deux jours les élus locaux, administrateurs délégués, responsables communaux et partenaires de la décentralisation venus de l’ensemble du pays.
Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Général de Division Mohamed Toumba a présidé cette 12ᵉ édition placée sous le haut patronage du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Le rôle crucial des communes dans la stratégie nationale de défense
En ouvrant officiellement les travaux, le ministre d’État a replacé la décentralisation dans une perspective plus large que la seule gestion des collectivités. Selon lui, les communes constituent aujourd’hui des maillons essentiels de la stratégie nationale de développement, mais également de la mobilisation générale décrétée par les autorités pour la défense de la patrie.
« La mobilisation générale commence dans nos foyers, se renforce dans nos quartiers et s’affirme dans nos communes », a déclaré le Général Mohamed Toumba devant les représentants des collectivités territoriales.
À travers cette déclaration, le gouvernement affirme sa volonté d’associer davantage les autorités locales aux réponses apportées aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.
Sécurité et décentralisation : Les collectivités locales en première ligne
Face aux responsables communaux, le ministre a lancé un appel à l’Association des Municipalités du Niger (AMN), qui regroupe 255 communes et 15 arrondissements communaux, afin qu’elle joue pleinement son rôle dans la dynamique nationale de souveraineté.
L’objectif affiché est clair : faire des collectivités territoriales des relais de proximité capables de mobiliser les citoyens, de renforcer la cohésion sociale et d’accompagner les politiques publiques jusque dans les localités les plus éloignées.
Cette orientation intervient quelques semaines après la création de l’Union des Collectivités Territoriales de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui entend renforcer la coopération entre les collectivités du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Au fil des échanges, les participants sont appelés à réfléchir aux nouvelles missions confiées aux collectivités territoriales.
outre les questions de gestion locale, les débats portent notamment sur la coopération décentralisée, la coopération transfrontalière, la résilience des territoires ainsi que la contribution des communes aux politiques de sécurité et de développement.
Pour les autorités, les collectivités ne doivent plus seulement administrer leurs territoires ; elles doivent également participer activement à la consolidation de la stabilité nationale.
Vers une gouvernance de performance et de redevabilité sous l’ère Tiani
Le ministre d’État a également relayé les orientations fixées par le Président de la République en matière de gouvernance locale. Selon lui, le Général Abdourahamane Tiani attend des responsables communaux une gestion plus rigoureuse des ressources publiques, une amélioration continue des services rendus aux citoyens et une culture renforcée de la performance.
Il a insisté sur la nécessité d’ancrer l’action publique locale dans les principes de transparence, de bonne gouvernance, de participation citoyenne et de redevabilité. Pour les autorités, ces exigences constituent désormais les fondements indispensables d’une administration communale capable de répondre efficacement aux attentes des populations.
Maradi 2026 : Le laboratoire de la refondation territoriale du Niger
En accueillant cette édition 2026, Maradi devient, le temps de deux journées, le laboratoire des nouvelles orientations de la décentralisation nigérienne. Au-delà des discours officiels, cette rencontre vise à repositionner les communes comme des acteurs stratégiques du développement local, de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale.
Dans un Niger confronté à de multiples défis, les collectivités territoriales apparaissent désormais comme l’un des leviers privilégiés de l’État pour rapprocher l’action publique des citoyens et construire une gouvernance locale plus efficace, plus responsable et davantage tournée vers les réalités du terrain.
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Mayahi confirme sa place parmi les collectivités les plus performantes du Niger. Classée 25ᵉ sur les 266 communes du pays lors de l’évaluation nationale de la gouvernance locale, la commune urbaine de Mayahi voit dans ce résultat bien plus qu’une distinction honorifique. Pour son administrateur délégué, Oumarou Nayoussa, cette reconnaissance est avant tout le reflet d’un engagement collectif qu’il entend désormais consolider au service des populations.
L’annonce du classement a été accueillie avec satisfaction dans cette commune de la région de Maradi. Alors que plusieurs collectivités ont été évaluées sur la base de critères liés au fonctionnement institutionnel et au respect des dispositions du Code général des collectivités territoriales, Mayahi s’est hissée à la 25ᵉ place nationale, une performance qui la situe parmi les communes les mieux notées du Niger.
Au‑delà du rang obtenu, ce résultat traduit, selon les autorités communales, les efforts déployés depuis plusieurs mois pour améliorer la gouvernance locale et renforcer le fonctionnement des organes de la commune.
Une distinction attribuée à tout un collectif
Dans un message adressé à la population, l’administrateur délégué Oumarou Nayoussa a tenu à partager cette reconnaissance avec l’ensemble des acteurs ayant contribué à cette performance. Il a notamment salué l’engagement des membres de la commission consultative, des agents de la mairie, des services techniques ainsi que de l’ensemble des habitants de la commune.
Pour lui, cette 25ᵉ place est « le fruit d’un travail collectif », rendu possible grâce à la mobilisation, aux conseils, à l’implication quotidienne et à l’esprit de collaboration de tous les partenaires de la collectivité.
Une reconnaissance qui appelle à aller plus loin
Loin de considérer ce classement comme une finalité, le premier responsable communal y voit une nouvelle responsabilité. Selon lui, cette distinction doit servir de levier pour poursuivre les réformes engagées, améliorer davantage la qualité de la gouvernance locale et renforcer les actions de développement au profit des populations.
Pour le responsable communal, ces résultats prouvent également qu’une commune peut accomplir des progrès significatifs lorsque ses acteurs privilégient l’unité, la solidarité et le sens du devoir, malgré les nombreux défis auxquels les collectivités territoriales font face.
Le classement des communes, un indicateur de gouvernance
Le classement national des communes repose principalement sur l’évaluation des performances administratives et du respect des obligations légales qui encadrent la gestion des collectivités territoriales.
Cette évaluation accorde une place centrale au respect de l’obligation d’organiser les quatre sessions ordinaires prévues par le Code général des collectivités territoriales. Les évaluateurs écartent automatiquement toute commune qui ne satisfait pas à cette exigence.
Dans ce contexte, la place obtenue par Mayahi témoigne de la régularité de son fonctionnement institutionnel et des efforts consentis pour respecter les exigences de la gouvernance locale.
Maintenir la dynamique
En conclusion de son message, Oumarou Nayoussa a renouvelé ses remerciements à l’ensemble des acteurs de la commune, tout en les invitant à maintenir cette dynamique. L’objectif affiché est désormais clair : poursuivre les efforts entrepris afin d’améliorer encore les performances de la Commune urbaine de Mayahi et renforcer les actions de développement au bénéfice des citoyens.
Au‑delà de la satisfaction suscitée par ce classement, cette distinction rappelle qu’une gouvernance locale efficace repose avant tout sur la mobilisation des élus, des agents communaux, des services techniques et des populations autour d’une même ambition : faire progresser durablement leur territoire.
La commune rurale de Guidan Amoumoune, située dans le département de Mayahi, région de Maradi, arrive en tête du classement national des communes du Niger avec un taux de pondération de 93,5 %. Mais que signifie réellement cette première place ? S’agit-il de la commune la plus riche ou la plus développée ? Pas exactement. Derrière ce classement se cache avant tout une évaluation de la qualité de la gouvernance locale.
Un classement basé sur la gouvernance des communes
Le classement national des communes ne mesure ni la superficie d’une localité, ni le nombre de ses habitants, encore moins son niveau de richesse. Il évalue essentiellement le fonctionnement administratif et institutionnel des collectivités territoriales.
Pour l’édition portant sur l’année 2025, un critère était incontournable : chaque commune devait avoir organisé les quatre sessions ordinaires prévues par le Code général des collectivités territoriales (CGCT), conformément à son article 170. Cette exigence constitue la première condition d’éligibilité. Les communes qui ne l’ont pas respectée ont été automatiquement écartées de l’évaluation.
Pourquoi certaines grandes communes sont-elles absentes du classement ?
L’absence de certaines collectivités, notamment la ville de Maradi, a suscité des interrogations. La raison est simple : le non-respect de l’obligation d’organiser les quatre sessions ordinaires en 2025 entraîne une exclusion automatique de l’analyse, indépendamment de la taille ou de l’importance de la commune. Autrement dit, ce classement récompense avant tout le respect des règles de gouvernance locale.
La commune de Guidan Amoumoune a été récompensée pour sa gestion exemplaire.
Avec un taux de pondération de 93,5 %, la commune de Guidan Amoumoune se hisse à la première place parmi les 266 communes du Niger. Cette performance met en lumière le travail réalisé par l’Administrateur délégué Nachama Chaibou et ses équipes dans la gestion des affaires communales.
Au-delà du chiffre, cette distinction traduit une bonne application des procédures administratives, une meilleure organisation des instances communales et le respect des obligations légales.
Un outil pour promouvoir la gouvernance exemplaire
Ce type d’évaluation poursuit un objectif plus large : encourager les communes à améliorer leur gouvernance, leur transparence et leur efficacité administrative.
En valorisant les collectivités les plus performantes, l’État cherche à promouvoir une culture de responsabilité et à inciter l’ensemble des communes à respecter les exigences du Code général des collectivités territoriales. Le classement constitue ainsi un indicateur de performance administrative plutôt qu’un palmarès du niveau de développement économique.
Une reconnaissance pour les communes les plus rigoureuses
La première place de Guidan Amoumoune illustre qu’une commune, quelle que soit sa taille, peut se distinguer par la qualité de son administration et le respect des textes en vigueur.
Au-delà des félicitations adressées à ses responsables, ce classement rappelle que la gouvernance locale demeure un levier essentiel pour renforcer la confiance des citoyens et améliorer la gestion des collectivités territoriales à travers tout le Niger.